Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

30 juil. 2006

187. Francopholie

Alors voilà, j’ai un nouveau mot favori. Et ce mot n’est ni oui, ni non ni peut-être. Mais vous le trouverez quand même dans le dictionnaire. Mon nouveau mot favori est ‘néanmoins’.
Pourquoi ‘néanmoins’ me direz-vous ? Eh bien parce que ce mot est plein de ressources. Quel que soit le sujet de discussion, un ‘néanmoins’ proprement balancé signifie :
« Je vous entends bien. Votre argument est cohérent, intelligent et politiquement correct. Votre logique est sans faille. Mais franchement, je n’en ai rien à foutre de ce que vous pouvez bien me sortir pour essayer de me prouver que j’ai tort. »
C’est spectaculaire. Inarrêtable. [celui là n’est pas dans le Dico]. C’est l’équivalent en un seul mot de « Cause toujours, tu m’intéresses ! » du Médef, ou de « Parle à mon cul, ma tête est malade » de Patrick Sébastien ou du célèbre « Nanananananana ! » de cette pétasse de Florence Stirbois. Et utilisé à bon escient, c’est le dernier mot d’un argument. Mais permettez moi de vous le démontrer.

Disons que vous êtes délégué syndical et que vous ayez une suggestion à faire à votre patron afin d’améliorer les conditions de travail et le moral au bureau. Mais une fois de plus celui-ci vous envoie sur les roses, et pas de la façon comique à laquelle vous vous attendiez. Imaginons la conversation :
Vous : Mais qu’y a-t-il de mal à ce que nos secrétaires nous fassent des massages relaxants en milieu de semaine ? Dîtes moi une seule raison qui s’y oppose ?
Votre patron : Ecoutez, ce serait sexiste. Et de fort mauvais goût. Les féministes nous boycotteraient. Puis il y a l’aspect juridique. Nos secrétaires ne sont ni formées ni expertes. Et… si je lis bien vos propositions… en particulier celles faisant allusion aux parties de vos anatomies plus spécifiquement tripotées lors de ces massages, [ou massées lors de ces tripotages ?], tout cela me parait loin, très très loin d’être hygiénique. Et très possiblement illégal…
Vous : Néanmoins ?

Ou encore : Disons par exemple que vous faites partie de la ligue des Droits de l’homme et que vous ayez une suggestion à faire au Président de la République de votre pays pour boycotter tout ce qui vient ou tout ce qui est en partance pour Israël, l’état Sioniste et raciste installé en Palestine entrain en ce moment même de massacrer des populations civiles dans le sud Liban. - Putain, mais c'est à croire que les soldats de Tsahal sont côtés en bourse ou quoi, je croyais que la loi du Talion c'était œil pour œil et dent pour dent??? Là c'est plus de 25 dentiers par ratiche si je suis bien... - Mais celui ci se montre un peu tiède sur ce sujet épineux pour lequel il conserve un silence assourdissant et essaie de vous faire perdre vos moyens. Imaginons la conversation lors d’un talk-show télévisé :
Vous : Mais qu’y a-t-il de mal à exercer ce genre de pressions sur la Knesset, on l’a bien fait pour pour le régime d’Aparheid en Afrique du sud ?
Votre président : Hem, eh bien, réfléchissez, mon cher concitoyen ! Haïfa est un lieu de villégiature fort apprécié de nombre de nos compatriotes, tout comme l’est Bethléem pour de nombreux chrétiens surtout à l’époque, comme vous ne l’ignorez pas, de la Nativité. Les gens voulant s’y rendre déserteraient à leur détriment professionnel et économique nos compagnies aériennes ainsi que nos aéroports nationaux en faveur de compagnies et aéroports étrangers disons, heu… plus conciliants.
Vous : Néanmoins ! Mais qu’y aurait-t-il de préjudiciable à boycotter les oranges de Jaffa et autres produits importés de ce pays ? Ou encore à boycotter la présence d’Israël aux JO de 2008. Donnez moi une bonne raison de ne pas le faire ?
Votre président : Argh, hem… aucune assurément. Toutefois, hem… ce pourrait être considéré comme, euh… un acte hostile par une partie non négligeable d'une certaine communauté et de certaines institutions présentes sur notre sol et vous n’êtes pas sans ignorer l’impact important que…euh,… hem, ces dernières peuvent avoir sur le, hem… résultat des élections à venir…
Vous : Patate hyper chaude, si je comprends bien, hein prézident? Néanmoins ?

Vous voyez ? C’est tout ce que vous avez à dire. On ne peut rien rétorquer à un ‘néanmoins’ bien placé. Que pourrait-on d’ailleurs y opposer de pire que le déroulement des élections à venir ? C’est comme un accusé de réception à tout ce qui vient d’être dit tout en le renvoyant au point de départ. C’est génial.

Encore un peu sceptiques ? Je vais vous montrer comment j’ai utilisé mon nouveau jouet avec ma femme - Eh, espèces de pervers, je parle de ‘néanmoins’ dans ce post, pas de sexe à pile. Alors virez moi ces regard lubriques de vos faces baveuses, espèces de dépravés! - pas plus tard qu’il y a deux mois un soir qu'elle rentrait du boulot après s'être tapé deux heures supplémentaires à cause d'une erreur de caisse - c'est que ça rigole pas à la Poste!

Marylou : C’est pas vrai ! Dis moi pas que t’es encore resté vautré dans le canapé à fumer la moquette toute la journée ?
M56 : Euh… hein ? euh si, mmmf, woao, je crois bien…
Marylou : T’es vraiment lamentable. Fainéant! T’as donc rien d’autre à foutre? Je me demande vraiment comment t’as réussi à me convaincre de me marier avec toi.
M56 : Moi non plus ...néanmoins !
Marylou : RhoooO mon chat, embrasse moi, je t’adore !

Et voilà le travail. Un tout petit mot et vous sauvez votre mariage. C’est gratuit, les mecs. N’hésitez pas à l’utiliser. C’est aussi bon pour vous les filles, d’ailleurs. Vous aurez toujours le dernier mot. C’est super. C’est génial. Plus même, c’est inoui. Mais ça va, vous me remercierez plus tard.

Une façon encore meilleure d’utiliser le mot ‘néanmoins’ pour clore une dispute ou un conflit, c’est de l’utiliser judicieusement et en coupant sans parcimonie votre opposant encore dans le processus d’étayer ses arguments. Là, ça devient tout simplement jouissif. Imaginez vous l’utiliser …disons au tribunal. Peut-être même durant votre propre procès.
Le juge: Monsieur, vous avez exposé sur internet un tas d’ordures sublimes à l’origine de troubles psycho-socio-émotionnels dans une frange non négligeable de la population. Une tendance très claire à un manque flagrant de respect envers le consensus établi …
Vous : Néanmoins !
Le juge : …euh… et je ne vois que trop, hem… aucune raison de ne pas vous inculper dans cette affaire…
Vous : Néanmoins ?
Le juge : …hem…, euh… et de vous condamner à la peine maximale prévue par la loi compte tenu du mépris dont vous avez fait preuve envers nos représentants élus et notre système de cast..., de crass…, de c…
Vous : Néanmoins ?
Le juge : Je… euh, eh merde ! Hors de ma vue, monsieur! Affaire suivante !

Vous voyez ? Gardez toujours quelques petits ‘néanmoins’ dans votre porte monnaie et vous ne serez plus jamais pris en défaut. On pourra vous dédaigner, on pourra vous poursuivre en justice, vous pourrez passer une nuit ou deux en garde à vue. Mais on ne prouvera plus jamais que vous ayez pu avoir tort.
Quoi ? Encore sceptiques ? Néanmoins!
Ouais, enfoirés. C’est bien ce que je pensais.

26 juil. 2006

186.Sanitaire associal


Vous est-il déjà arrivé de vous viander la tronche en prenant votre douche matinale? Non ? 
Heureux veinards que vous êtes!

Ben moi si, figurez vous. Si vous êtes un adepte de ce blog, vous aurez deviné depuis longtemps – ou lu – que je suis capitaine de marine marchande et que de ce fait, je passe pour ainsi dire un peu plus de la moitié de ma chienne de vie à bord de navires en maraudes.

Eh bien savez vous que les déviants qui ont construit le nouveau navire au nom d’emplumé sur lequel je navigue aujourd’hui (un Salvage Tug construit par les Cantiere Navale Ferrari de La Spezia en Italie) n’ont pas trouvé mieux que d’installer une véritable baignoire au lieu d’un carré de douche dans la salle de bain de ma cabine. Baignoire au fond arrondi pour le plus grand confort des postérieurs successifs des commandatore précédents – à l’origine probablement italiens (quoique je les suppose plutôt italiennes) - de ce navire.

L’inconvénient , c’est qu’en principe un navire c’est conçu pour tanguer mais aussi pour rouler, si bien qu’en plus de l’équivalent d’un mini-tsunami déferlant dans votre salle de bain dû au clapot dans votre baignoire, vous avez droit en prime à un massage revigorifiant du fondement. Bref, je prends pas de bains dans mon rafiot mais des douches, les pieds en position instable sur le fond incurvé de cette chienne de faïence.

Et ce qui devait arriver m’arriva, sur un coup de roulis imprévu par mes micro-processeurs, j’ai fait la culbute par-dessus le parapet émaillé en arrachant au passage le rideau de bain et c’est tel un cadavre recouvert d’un suaire polyuréthane que je me suis rattrapé de tout mon poids et in extremis sur mes deux mains au beau milieu du carrelage de ma salle de bain juste avant que votre disque dur préféré ne s’en aille caresser de plein fouet le bidet posé à côté des chiottes, évitant de peu la perte par fragmentation de six à sept cents grammes de neurones des plus précieux de ce côté-ci du méridien de Greenwich et de l'équateur.

Pourquoi un bidet dans la cabine commandant d’un Salvage Tug, je le saurai jamais. Maintenant j’ai une bosse sur le front mais plus grave, j’ai une douleur lancinante dans l’épaule droite car en atterrissant sur mes deux mains, la tête supérieure de l’humérus de mon bras droit a agi comme un piston pour venir me buriner l’intérieur de la clavicule et j’arrive plus à trouver le sommeil vu que c’est mon côté de prédilection quand je rêve du bas ventre de ma louve ou des seins de Dame Cristalle (Cristalle B36 pour ses fans).

Même l’aspirine me fait mal, c’est vous dire. C’est à se demander si c’est pas dangereux de bouffer des cachetons inventés par de parfaits inconnus notoirement connus pour avoir voulu soigner des maux dont ils ne soupçonnaient même pas l’origine. - Et voyez où ça me mène quand je me mets à me barrer en couilles comme un Rital (en diagonale je veux dire).

Putain, je vais avoir l’air malin quand je vais présenter la note pour ma radio de l’épaule accompagnée du rapport d’accident à mon armateur… Mais tout bien réfléchi, je ferais peut-être mieux de lui demander une soubrette et/ou une infirmière vu que ma salle de bain flottante est équipée et qu’une main droite en état de marche ne serait pas de trop pour m’aider à retrouver le sommeil des justes.


15 juil. 2006

185. La raison de mes déraisons

D'abord, j'voudrais m'excuser sur la longueur de mes absences depuis quelques semaines: ceci est dû au fait que je suis en ce moment sur un navire baptisé d'un nom d'emplumé dont je vous tairai le nom pour l'instant, eut égard à certains camoristes qui sont en ce moment même à mes trousses pour me faire la peau. Ceci étant dit et mes excuses acceptées à l'unanimité - c'est Pierrot la Pleine Lune qui me l'a dit - passons tout de suite au sujet qui vous préoccupe tous.

Nombre de mes relations me demandent où se trouve mon intérêt à entretenir un Blog. La vérité, c’est que c’est une véritable vocation chez un mec comme moi. Mais pour vraiment apprécier toute la logique et prendre toute la mesure de ce que je viens de vous dévoiler, vous devez d’abord savoir à quel type de mec vous avez à faire.

Alors réjouissez vous, tas de curieux impatients car je vais vous affranchir de ce pas:

Je suis un mec compliqué, doté de toutes les qualités requises pour cracher son venin en ligne.
Mais approfondissons un peu - je suis pas miraud et je vois bien que ma petite explication n'a pas soulevé vos palpitants.

Pour commencer, je dois donc vous parler de mon incommensurable fainéantise. Et même si ce type particulier de fainéantise peut s’avérer nuisible - ou même débilitant – dans de nombreux corps de métier en dehors de la fonction publique, il n’empêche pas de s’exprimer. Je ne suis qu’un débutant là-dedans, mais d’après ma courte expérience, un bon écrivain peut passer 90% de son temps à ne rien écrire.

C’est super quand vous y pensez bien.

Est-ce qu’un politicien pourrait passer 90% de son temps sans nous prendre pour des cons ? Est-ce qu’un chauffeur de bus marseillais pourrait passer 90% de son temps ailleurs qu’au piquet de grève ?


Le fait est que dans la plupart des corps de métier, vous devez vraiment faire quelque chose au moins sept heures par jour pour faire chier le monde. Mais pas pour écrire. Une nuit fiévreuse à écrire des stupidités de temps en temps peut vous laisser tout le temps libre que vous méritez pour quelques semaines et même des mois. Et sans pression extérieure.
L’écriture offre aussi une myriade d’opportunités pour accoucher de vos atermoiements. Et sans avoir à respecter de délais. C’est pourquoi les aiguilleurs du ciel et les chauffeurs d’ambulance ne se recrutent pas chez les blogueurs.

Une autre qualité non nécessairement requise chez les blogueurs, c’est la qualité des détails. Encore un plus pour moi - la plupart du temps, je serais incapable de vous dire si j’ai enfilé mon string léopard à l’endroit ou à l’envers. Le pointage des i et le barrage des t ne sont pas mes points forts. Et pourquoi le seraient-ils ? Mon traitement de texte le fait tout seul. De plus, c’est pas vraiment la cata si un blogueur omet certains détails. Si un architecte oublie une poutre ici ou une arche là, son bâtiment peut s’écrouler ou un viaduc s’effondrer sur Millau. Une faute d’inattention du chirurgien et vous rentrez à la maison avec un forceps dans la cavité abdominale. Mais si un blogueur fait une faute de frappe ou mé-positionne une virgule, c’est pas la mer à boire. Puis comme je l'ai déjà dit plus haut, il y a les vérificateurs d’orthographe de votre traitement de texte, non ? Puis enfin quoi, on retape pas le code pénal dans son Blog, enfin pas dans ma nébuleuse…

Finalement, je crois pas que j’écrive pour exercer mon imagination. Non, l’imagination ne rentre en jeu que lorsque je me pose le genre de questions suivantes : Me ferai-je un jour de l’argent à écrire toutes ces conneries ? Combien de poursuites judiciaires vais-je me prendre sur la gueule pour intox, désinformation et/ou diffamation, informations et vérités ? Et d’où viennent les trémas ? Voici toutes les questions auxquelles j’aimerais pouvoir répondre un jour ; alors pour le moment, je me contente de bloguer. Et de rêver.


2 juil. 2006

184.Coup de cafard... et ça n'a rien a voir avec Sar.. berk..ko...

Code ISPS (International Ships & Ports Security System) : Halte aux clandestins!
Je m’étais endormi sur ma feuille d’impôts et m’étais laissé entraîner au pays des songes :

Il faisait au moins la taille de mon gros orteil.

J’étais sur ce navire depuis près d’un an et demi. Deux mois à bord, deux mois de congés. Et je n’en avais encore jamais vus. Enfin pas sur ce bateau là. Pas une seule fois mon beau navire que je chouchoutais tant n’avait été sali par la présence de ces sales bâtards rampants. Je suis assez fanatique en ce qui concerne l’hygiène sur mon navire et je ne regarde pas sur les factures que je présente à mes armateurs pour lutter contre leurs intrusions. Posez leur la question, vous verrez.

Et pourtant, il était là.

Il était là, à quelques centimètres d’une cloison de ma cabine, attendant patiemment qu’on lui prête attention. Il n’essayait pas de se cacher, l’animal, il n’a pas essayé de s’enfuir à mon approche et il n’avait sûrement pas l’air d’avoir peur de moi. En fait, si j’en croyai bien mes yeux et son attitude, il était appuyé contre la cloison et il fumait une clope en lisant un minuscule bouquin de cul.

D’habitude, quand on rentre dans une pièce sombre et qu’on allume la lumière, tous ces petits enculés se précipitent dans les coins sombres comme une bande de crèves la faim sur des sacs de riz en Somalie. Mais pas CET enculé. Il abaissa tout simplement son magazine, avala une taffe de sa clope et me fit signe d’aller me faire mettre d'un doigt tendu.

J’étais choqué. Pétrifié !

« Eh ! », je lui dis, « Vous êtes pas supposés avoir peur de moi ? »
« Va te faire mettre. »
« Quoi ???? »
« J’ai dit, ‘Va te faire mettre’, connard. T’as des problèmes d’audition ? »
« Putain, j’y crois pas. Un cafard qui parle ! »
« Crois-y, hombre. Maintenant écrase et écoute moi, parce que je vais le dire qu’une fois. J’ai la dalle. J’ai fait au moins vingt fois le tour de ce putain de rafiot depuis quatre heures et j’ai rien trouvé à bouffer. Je suis sûr qu’il doit y avoir de la bouffe dans le coin et c’est toi qui vas me la donner. Sinon… »

Le dernier mots prononcés avec une voix me rappelant étrangement celle de Charles Pasqua, un soupçon de menace dans l’intonation.

« Sinon, quoi ? »
« Sinon moi et mes gars viendront te rendre visite. La nuit. Toutes les nuits. Dans ton lit. »
« Est-ce que vous me menacez ? »
« Essaie de pas prendre ça comme une menace. Vois plutôt ça comme une gentille persuasion. »
« Persuasion ? Eh, mais vous vous exprimez comme la Caffora ! »
« Caffora ? Caffora ? Qui a parlé de Caffora ? Est-ce que j’ai dit ça? M’as tu entendu mentionner une organisation fictive de cafards ayant le pouvoir et la capacité d’obtenir ce qu’ils veulent par la force, la peur ou la coercition? M’as-tu entendu prononcer ce mot là ? »
« Euh… »
« Eh ! Regarde moi bien. Je t’ai posé une question. Est-ce que tu m’as entendu parler de Caffora ? »
« Euh, non. Non m’sieur. Vous avez jamais parlé de Caffora. »
« Tout à fait exact. Je l’ai jamais fait. Et tu ferais bien de jamais plus re-prononcer ce mot en ma présence, t’as bien saisi? »
« Oui, m’sieur. »
« Bien. Maintenant, il est où, ce caviar que t’a mis de côté pour moi ? »

Cogitant rapidement, je balayai ma cabine du regard aussi attentivement et discrètement que faire se peut et je réalisai qu’il n’y avait pas d’autres cafards en évidence. Ce bâtard agissait seul. J’avais jamais eu de cafards avant celui-ci – enfin pas de si gros et pas sur ce navire – et je me doutais que mon armateur allait pas me garder vu les factures que je lui présentais pour enrayer la propagation de cette engeance de merde. D'ici quinze jours, je serais plus là. Qui saurait jamais ce qui s’était vraiment passé ? Et d’ici à ce que le reste de la bande à c’t’affranchi comprenne le scénario, je serais en sécurité sur un nouveau rafiot de l’autre côté de la grande mare. Ils me retrouveraient jamais.

« Euh, t'as faim, msieur ? »
« T’as tout compris, ducon. Mon caviar, et fissa. »
« C’est votre jour de chance, monsieur. Il se trouve que j’en ai du bon, ici même, du pur Béluga. De Novossibirsk. »
« Où ? »
« Là, monsieur, sous ma godasse. »
« Vraiment ? Eh bien qu’est ce que t’attend, connard, approche et fais voir que je le renifle ! »
« Tout de suite, msieur. »

Plus tard, tandis que je nettoyais ses tripes de cafard de mon parquet, je me jouai et je me rejouai dans la tête le bruit que ça avait fait quand je l’avais écrabouillé à mort. Pour une raison qui m’échappe, j’adore vraiment le bruit que font les cafards quand on les écrabouille entre deux surfaces dures. C’est comme… tiens, vous vous êtes jamais amusés à crever les bulles sur ces plastiques d’emballage ? Si ? Ben c’est exactement le bruit que ça a fait quand j’ai écrasé cette pourriture avec mes pompes de sécu de 40 et que j’ai étalé ses fluides et ses viscères sur le parquet de ma cabine.

Putain, j’adore le papier à bulles. Pas vous ?

13 juin 2006

183.Situation collante: Faut que j'décolle!

Je traverse l’enfer des post-it!

Post-it sur la télé : « J’enregistre un DVD pour ma copine de jogging. Change pas de chaîne. Marylou. »
Post-it sur le lit : « J’ai fait le lit pour la visite d’Etiennette et son mari. Te vautre PAS dessus. Marylou. »
Post-it sur le frigo : « Pas touche au foie gras ni à l’omelette norvégienne, c’est pour la venue de mes cousins. Marylou.
Post-it sur le bar : « Le whisky et le martini sont pour l’apéritif avec les voisins samedi soir. Vide PAS les bouteilles. Marylou »
Post-it dans la salle de bain : « J’ai nettoyé la salle de bain pour la visite de mes parents. Dégueulasse pas tout et laisse pas de poils de barbe dans le lavabo. Marylou. »
Post-it dans les toilettes : « Philippe, mets du spray et ouvre la fenêtre après avoir tiré la chasse, merci pour mes narines. Marylou. »
Post-it sur la machine à laver : « Mets le linge à sécher quand la machine sera terminée, mon chat machine, sinon ce soir tu pourras dormir dans le canapé avec ton ours en peluche. Ta louve. »

Alors voilà. Je peux plus ni regarder la télé, ni boire, ni me laver dans ma propre bicoque. Okay, Dieu merci, j’ai quand même le droit de m’occuper de la lessive ! Oh, mais ma vie ne vaudrait décidément pas le coup si je ne pouvais m’occuper du linge et de ce fait plaire à mon autre Moi ! Que puis-je faire d’autre pour vous être utile, votre Seigneurie ? Devrais-je vous lécher les pieds, ma Reine ? Peut-être aimeriez vous que je me penche en avant et que je vous tende ma croupe ? Désireriez vous que j’oigne votre divin peton d’huile d’amande douce, d’huile d’olive ou le préfériez vous sans lubrifiant avant de me l’envoyer dans le cul ?

Hé, mais c’est quoi ce truc ??? Hmmm, j’avais pas vu ce post-it sur mon PC….

Post-it sur l'écran de mon PC : « Souviens-toi que je lis souvent ton Blog à la con, coco. Amuse-toi à poster ça et t’accèderas pas à ma foufoune pendant au moins trois semaines. Ta divine… »
Maieuuuuh !

Mais bon, puisque c’est comme ça, c’est décidé, je fais mes valoches et je taille en mer. Tu me reverras dans deux-trois mois, princesse.
… et profite de ton temps libre pour m’décoller tout ça ! Jitem.

11 juin 2006

182. J'ai besoin d'nouvelles baskets

Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce à l'appui financier de "NIKE"

Les baskets que je porte aujourd’hui sont tellement fatiguées et usées jusqu’à la corde que les clodos suintant de vermine du bon quartier de Saint Paterne m’arrêtent souvent dans la rue du même nom pour me proposer des pompes de rechange sorties tout droit du secours catholique. Les lacets sont tellement distendus à force de les relacer qu’ils traînent sur le sol quand je me balade, même quand je fais des nœuds gordiens. Et les semelles sont tellement usées que je laisse les empreintes de mes orteils dans le sable humide quand nous marchons sur la plage pour cueillir des palourdes, Marylou et moi.

J’ai acheté ces baskets il y a prés de deux ans au Texas. Maintenant elles sont vieilles et ont atteint l’age de la retraite. Si elles avaient investi avec plus de discernement quand elles étaient neuves, elles auraient pu prendre leur retraite beaucoup plus tôt avec une belle pension. Mais l’ont-elles fait ? Non.
Comme la plupart des baskets, elles n’ont jamais réellement pensé à l’avenir et maintenant elles en payent le prix.



Mais voyez vous, j’ai désormais les yeux sur une paire de baskets toutes neuves. Elles sont trop de la balle. Elles sont chatoyantes, brillantes et sexy, elles tentent de me séduire chaque fois que je passe devant la vitrine de la boutique où elles sont exposées. Avec leurs semelles épaisses, couleurs vives et coques de cuir pimpantes et rutilantes, elles se moquent de ma vieille – mais confortable - paire de Converses ravagées. J’en arrive à haïr mes vieilles amies juste à cause de leur vue. J’en arrive à les haïr et je les blâme pour toutes les gamelles que je me suis prises ou que j’ai failli me prendre à cause de leurs lacets qui traînent et des bleus que je me fais aux orteils chaque fois que je me cogne sur un objet contondant au niveau du sol. Il m’arrive même parfois de les injurier en public, c’est vous dire. Je les accuse même chaque fois que de belles pétasses aux jeans à ras la foufoune se foutent de ma dégaine en me montrant du doigts à leurs copines.


Alors maintenant, je veux absolument ces nouvelles pompes sexy. Et oui, je tiens pas à arriver sur mon nouveau navire vêtu comme un clodo.
« Change z’en ! » me dit mon moi profond. « Tu mérites mieux que ça. C’est sûr, ces vieilles connes ont fait l’affaire dans le temps, elles ont eu du rebond, du style, et même du panache. Mais qu’est ce qu’elles ont fait pour toi dernièrement, hein ? Elles t’ont fait te viander lamentablement la gueule quand t’étais sur le point de frimer la parfumeuse de la rue Bichon pendant que ta louve se lamentait dans son bureau de poste en rêvant au cadeau que t’allais lui faire pour la fête des mère. Tu crois pas que tu mérites mieux que ça ? »


Oui. C’est vrai. Je mérite mieux que ça et je vais le prouver en me payant ces nouvelles Sneakers. C’est peut-être pas grand-chose, mais peut-être que l’achat de ces nouvelles pompes changera ma vie. Peut-être vais-je enfin trouver mon style perso. Peut-être que tout ce dont j’ai besoin pour balourder cette vieille image glauque que j’ai de moi, devenir une rock star et gagner le prix Nobel, c’est de cette nouvelle paire de pompes. Avec ces nouvelles grolles, je pourrai devenir fameux, riche et beau. Ou, plus vraisemblablement, je serai rien qu’un cousin de plus avec une paire de Nike horrible faite en Asie du Sud Est par des gamins sous-payés et exploités mais au prix sur gonflé parce qu’y aura marqué Nike dessus.

6 juin 2006

181.Si vis pacem, para bellum

Quelle que soit la question, « Belligérance » sera toujours la réponse. Je viens d’apprendre que parfois, c’est ce que vous ne dîtes pas qui compte.
Concrètement, je me suis rendu compte que toute phrase se terminant par « et qu'est ce que tu/vous essaies/essayez de me dire. » ne peut que vous foutre dans la merde. Avec un ‘M’ majuscule et un ‘e’ en italique. J’ai eu longtemps pour habitude récurrente de le faire et ça me semblait une bonne idée - jusqu’à maintenant je veux dire- en guise de frappe préventive envers toutes les choses négatives que les gens pouvaient penser sur moi. Ce qui semblait arriver souvent, je dois l’avouer. Ainsi tenais-je ce genre de conversations :

Le directeur technique de mon ex-armement: Dîtes, avez vous enfin terminé la liste de dry dock que je vous ai demandée depuis le mois de septembre?
M56: Eh bien, j’en ai pas fait des boulettes pour manger avec mes spaghetti si c’est ce que vous essayez de me dire.
Mon ex-directeur technique: Hem..., bien, dans ce cas...

Ou celle là:
Le copain (au téléphone): Mec, j’ai deux billets pour le concert de Willie Deville à Lorient. Tu veux venir?
M56: Bien, je dis pas que je préfère rester chez moi à fabriquer une poupée vaudou avec de la patte à modeler et des cheveux que j’ai ramassés dans le drain de ta douche pour te poignarder parce que t’as osé proposer ça à ton beauf avant moi si c’est ce que t’essaies de me dire.
Le copain: Euh…ça veut dire ‘non’?
M56: Sûr! Passe me prendre à 7heures et demie!

Ou encore:
Marylou: Mon chat, tu vas pas finir ta tarte à l’oignon?
M56: Ben je vais pas la benner dans mon bermuda et sortir dans la rue pour compter combien de frelons vont me filer le train si c’est ce que t’essaies de me dire…
Marylou: Euh... non, c’est pas vraiment ce que j’essayais de te dire.
M56: Bon, dans ce cas je crois que je la finirai demain matin. J’adore le miel dans la tarte à l’oignon.

Mais voyez-vous, tout ce que ça a toujours fait a toujours été de me foutre dans la merde. J’ai réalisé que je ne faisais pas qu’étouffer ces pensées ridicules dans l’œuf mais qu’en fait, je les plantais dans la tête des gens. Quel con j’étais de croire que les gens pussent être aussi fêlés que moi ! Alors maintenant, j’ai un nouveau plan pour garder les gens sur la défensive, - juste en cas, vous voyez ? – je réponds à chaque question avec la phrase suivante et d’un ton acerbe :
« Et qu’est ce que vous entendez par là ? ».
C’est vrai que ça rend parfois les choses un peu cocasses, comme par exemple au restaurant :
Le garçon: Puis-je prendre votre commande, Monsieur?
M56: Qu'entendez vous par là, je vous prie?
Le garçon: Rien. Rien monsieur. Je demandais juste si vous étiez disposés à passer votre commande. Pas de problème. Mais peut-être souhaitez vous que je repasse plus tard ?
M56: Et qu’est ce que vous entendez par là?
Le garçon: Hum… eh bien, euh… seulement que vous avez peut-être besoin de quelques minutes supplémentaires pour vous décider, monsieur. Mais je peux prendre votre commande maintenant si vous êtes prêts. Avez-vous fini par décider de ce que vous vouliez ?
M56: Non mais qu’est ce que vous entendez par là exactement?
Le garçon: Regardez, monsieur, tout cela devient extrêmement fatigant. Soit vous me passez votre commande maintenant, soit je repasse dans quelques minutes. Sinon, je me verrai dans l’obligation d’appeler le directeur. Ce n’est pas ce que vous souhaitez, n’est-ce pas?
M56: Hé ho bouffon, mais qu’est ce vous entendez par là très exactement?
Le garçon: Alors là, ça suffit! J’appelle le directeur. Le personnel n’a pas à supporter ce genre de comportement, monsieur!
M56 (à Marylou): Quel loufiat susceptible! Et dire qu’on m’avait dit qu’on trouvait ici un service diplomatique et soigné. Tss.
Marylou: Arrête de faire l’idiot, mon chat. Et sors ce bout de tarte à l’oignon de ton bermuda…

Vous voyez, le système n’est pas encore parfait. Mais quand même mieux que l’ancien. Peut-être qu’un jour, j’évoluerai vers « C’est à moi que vous causez ? » ou le plus classique mais pourtant très efficace et très menaçant « Quuuuuoooooiiiii ? »
En attendant, je fais de mon mieux. Et ça semble fonctionner – les gens me posent moins de questions qu’avant. Ce qui est exactement ce que je souhaitais en fait. Mais n’est ce pas notre but à tous ? Qu’on nous foute la paix de temps en temps ?
Maintenant, qu’est-ce donc exactement que j’entendais par là ?

3 juin 2006

180.L'éducation est le pilier de la civilisation.

Cours de formation continue que j’aimerais suivre si j’avais le temps ou les moyens:

Introduction au jargon moderne
Dans ce module préliminaire, les étudiants apprendront à utiliser un large éventail de jargon moderne utilisé par les jeunes d’aujourd’hui dans la rue et les sous-sols de nos cités. Les modules Techniques de camouflage dans le Ghetto et Techniques de survie dans la tournante sont fortement conseillés avant cette formation. Il est aussi conseillé aux futurs stagiaires de posséder un certificat de premiers secours.
(Niveau requis : Cours moyen 2)

Stage de perfectionnement en Droit Fiscal
Les étudiants y découvriront les méthodes les plus efficaces pour échapper au Fisc. Depuis la création de sociétés fictives dans les paradis fiscaux de leur choix jusqu’à la délocalisation de leurs biens à l’étranger, ce module leur permettra d’acquérir les fondamentaux, non seulement pour conserver et faire fructifier leur patrimoine, mais pour le faire d’une manière parfaitement légale et intraçable. Basée sur les préceptes et expériences de Don Charlie Pascualini et Don Giacomo Chiraconi ainsi que d’un panel choisi de parlementaires et hommes politiques, les étudiants seront appelés à effectuer de nombreux déplacements en région Paca ainsi qu’en Corse et devront accepter de voyager incognito à l’étranger pour des modules pratiques in situ. Cette formation sera un atout supplémentaire à tout postulant au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration.)
(Niveau requis : Baccalauréat)
D’autres suggestions ? N’hésitez pas à les glisser dans les commentaires ci-dessous.

31 mai 2006

179.Bruits de coursives

C’est quoi que je devrais faire ?
J’aimerais poster plus souvent des trucs sérieux, mais tous les jours il se passe un nouveau truc qui divertit mon attention alors je dois remettre à plus tard ce que je voulais dire. C’est comme une conspiration. Une attaque gouvernementale massive contrecarrant toutes mes tentatives pour corrompre les esprits les plus éclairés de ce monde à l’aide de mes conneries étonnement pathétiques et débiles.
Je peux juste imaginer ce qui se dit lors de ces rencontres gouvernementales hyper secrètes.

- Ah, Niko, merci d’être venu si vite.
- A ton service, Jako. Et comment ça va ce matin ?
- Eh bien mon bon Niko, il semblerait que l’autre taré du Blog Fondant essaie encore d’écrire un nouveau post cynique et désobligeant et nous ne souhaitons que ça cesse. Sécurité nationale et tout le toutim.
- Pourquoi donc ? Il me parait assez inoffensif. Il est même pas drôle.
- Non, il ne l’est pas. Mais il n’est pas inoffensif non plus. Il essaie de le cacher, mais nous savons qu’en réalité, il est membre de la section d’élite du Bureau National des Services Hyper Super Top Secrets Néo-Périgourdins. Sinon, comment aurait-il pu savoir que j’utilisais la Star Ac’ et Patrick Bruel ainsi que mon fidèle ami Drucker pour contrecarrer ses manigances ?
- Je vois. Et que veux tu que je fasse, Ô grand Jako ? Tu veux qu’il disparaisse? Un petit coup de karsher ?
- Rien de tel, mon bon Niko. Tiens le bien occupé, si occupé qu’il n’aura plus le temps de rien écrire. Et surtout qu'il aille pas déblatérer sur mon ami Guy Drut.
- Okay, j’en déduis que tu voudrais qu’un de nos gens des Transports lui trouve un commandement dans le fin fond de l’Amazonie, un truc dans ces eaux là ?
- Oui, ça pourrait le faire. Et puis aussi, tu devrais t’assurer que sa femme, celle qu’il appelle affectueusement Matuvu Mégaloquelque chose …
- Marylou Mégalovitchkaïanovna, pauvre tache...
- Marylou? T’es sûr ? Kasher ?
- Oui. Marylou.- Et où ce qu’il a été chercher un nom à la con pareil ?
- Pas pire que Bernadette.
- Je serais toi, je jugerais pas si vite, Niko…
- Ecoute, ducon…
- Peu importe. Assure toi seulement que cette femme en chie un max dans son bureau de poste. Faut la crisper, comme la mienne quand ses anglaises débarquent. Comme ça, il sera frustré, ça l’empêchera de pianoter sur son clavier.
- Okay, c’est noté. C’est tout ?
- Non, Niko, c’est pas tout. Je pense qu’il faudrait aussi que tu me dégotes quelqu’un pour écrire mes nouveaux discours à ma place. M’en faudrait un qui puisse me coucher un truc ou deux pour calmer les amis de nos enfoirés de Sénégalo-congolicains et sans papiers qui font chier tous mes vieux fidèles dans cette bonne ville et un autre destiné à la loge P4 des Grands Sucriers de France concernant notre attachement inaliénable à la PAC mode de chez nous.
- Ouais, t’as raison, Jako. Comme si les gens t’écoutaient encore, toi et tes discours merdiques. Ta vieille bigote de Soubirous est hémophile de la foufoune ou quoi ?
- C’est assez, Niko. Je suis Prézident des Gaules et tu ferais bien de montrer un peu de respect sinon ça va chier.
- Je te respecterai quand tu sauras prononcer ‘Président’ sans téléprompteur, pauvre tache.
- Tu te crois malin, hein Niko ? Essaie donc de lire le fond de ma pensée pour voir, face de rat venue des Carpathes.
- Parce que tu penses, toi, Ô fils unique du grand Charlot à face de singe ?
- Parle pas comme ça de mon père !
- Sinon quoi ? Tu vas l’appeler en chialant, femmelette ?
- Pas besoin de mon vieux pour des pin’s de ton espèce, Niko.
(Jako fout une baffe à Niko.)
- C’est pas ton papou qui va te sauver cette fois, vieux schnock !
(Niko refile une taloche à Jako.)
- Fais gaffe ou j’appelle Vil Lapin de Niquetamère !
- Je lui défoncerai le cul aussi !
(S’en suit un ballet de pinces à gogo)

Doux saigneur, qu’est ce qui m’arrive ? Je promets que mon prochain post sera plus divertissant que de vous verser un seau de crabes vivants dans le slip comme je viens de le faire.
Mais qui n’aime pas danser avec des étrilles frétillantes plein le calbute, hein, qui ?

30 mai 2006

178. L'orthographe en ligne a changé ma vie


J’avais remarqué que souvent je n’arrivais pas à lire les mails de mes lecteurs, donc encore moins à leur répondre. J’avais aussi remarqué que souvent je me retrouvais isolé dans des salons de discussion car ne comprenant rien à ce qui s’y disait. Mais aujourd’hui, tout cela a changé. Oui, aujourd’hui, ma vie est transformée car j’ai découvert la faune éthique en ligne. Et mes amis, je vous l’assure : R1 nvo la fonétik online !

1 gran mersi a tou lé jan 2 ché fonetik online, grassa euh, g appri a ekrir treb1 . Apré just 3 semène, g amilioré mon criture si b1 ke g + bzoin d’utilisé lkorecteur dortograf 2microsof word ! Jsuis si fier 2 moi davoir appri a icrire b1 ke g dcidé dan parlé atou lmonde isi mm su mon blog. Et pour la prém foi 2ma vie, jvé pas utilizé le dico.
Ha ! Jsui sur k’vouzavé mm po vula diferenss !
Jvoudré dire 1 gran marsi atou léjan ki on randu cejour possib. 1 gran merssi a kelig monfiss ki ma foutu l’pié don javé bzoin danl’cu pou’k’jadmète anf1 mon problem é m1scrive anf1 o program 2 fonetik online. A Anna ma fille, pour mavoir appri ke dan lavi, yapa 2’bouton rissett. Et b1 sur, a ma tandr é merveyeuz Marilou. L fu mon 1spirassi1, mon étoale dubergé hémon roché. Sanzel amécoté, joré jamé terminé l’program pour 2vnir le spl1did ecriv1 ke jsuis tojourdui.
Marilou, jtm !

1si, gsper cmé post avnir serviron d’ex1ple avoutouss ki avé ptet l’mm problm que javé av1. Néyé papeur 2vou l’vé édadmet’ k’vouzavé 1 problm. Céjamé trotar pour aprenda épelé! Et 1 jour, 3semen apré l’deb du program, vouzossi vous sré fier 2pouvoir dir:

« La Fonétik online a ch1g mavi ! »

27 mai 2006

177.No hay banda: Todo es ilusión: Mulholland Drive


Je sais pas si j’ai été conçu pour comprendre ce film pourtant c’est la quatrième fois que je le regarde et je crois que j’y reviendrai encore puisque je viens de l'enregistrer sur Canal. Il débute sur une histoire qui pourrait paraître réelle, sinon banale – un accident de bagnole grâce auquel une nana échappe à un assassinat . Tout va donc pour le mieux dans le meilleur de son monde, sauf pour la bagnole et les blessés. Puis surgit la boîte de Pandore et je me retrouve largué en route. On frise pas l'onirisme, on nage en plein dedans mais on le sait pas encore.

C’est tout de même une expérience, certainement, sauf que j’en vois pas le sens. J’arrive même pas à discerner laquelle des deux femmes est dans le rêve de l’autre. On dirait que la première partie est le rêve de la deuxième et versi-versa.
Mais ce n'est qu’une impression. J’espère pas trouver de réponse avant le 99ème visionnage, et encore. C’est hors limite de mon entendement. Le penchant à tirer des conclusions ou pire, à prédire ce qui va se passer dans la scène suivante, s’applique pas dans le monde de Lynch.

Mais ce que je trouve admirable chez lui, c’est qu’il arrive à nous montrer un truc auquel je n’ai rien compris mais que j’ai adoré quand même.
C’est plus une invitation à participer au mystère qu’à le résoudre ou le décoder en fait, et de ce point de vu là, le Da Vinci code n’est qu’un gros tas de merde.
Le passage au théatre avec cette scène sans orchestre – no hay banda, no hay orchestra, todo es ilusion résume le film à lu tout seul, cherchez pas de fil conducteur. La mexicaine mimant llorando , la scène d’amour entre Camilla et Diane, le rendez vous avec le cowboy à Ok corral.
Je suis pas certain que Lynch ait voulu faire passer un message à travers ce film, ou plutôt si, mais à vous de le rédiger.

En tous cas, c’est vraiment surprenant de voir comment une opinion peut changer une fois que le détenteur de cette opinion [ma pomme] arrive à une meilleure incompréhension de ce qu’était son opinion avant le dernier visionnage. Euh pardon..., pouvez pas répéter, j'suis pas sûr d'avoir suivi, là...


26 mai 2006

176.Marylou, Sisyphe et mon dentiste nazi: Même combat!


On est tous dotés de qualités négatives. Et nous passons une partie significative de notre vie à les combattre. Une partie du combat est engagée par le Moi, l’autre est conduite par notre entourage.
Moi par exemple, chaque jour, je me brosse les dents. Dans ce cas, c’est ma pomme qui décide de mener une lutte sans merci contre les forces de la carie, de l’entartrage et de la putréfaction des ratiches. D’autres fois, comme lorsque j’étais minot, c’était mes parents qui me demandaient de nettoyer le râtelier après usage, une force extérieure s’exerçait sur ma conscience.
Ces batailles de « maintenance » prennent de nombreuses formes. Nombreux sont ceux qui étudient pour restés aiguisés et/ou informés. D’autres font de la musculation ou du footing pour garder la forme et faire de vieux os. D’autres encore s’en font pour leur spiritualité et essaient chaque jour de devenir « meilleurs » en se rendant dans des séminaires ou sur le Café Philo.
Mais le pire, c'est que d’autres encore s’en font pour nos propres combats, famille et conjoints nous le font savoir quand nous ne vivons pas en accord ou en conformité avec leurs propres standards.
Mais en fait, ces batailles que nous livrons ne sont pas réellement des batailles d’entretien mais plutôt la recherche d’un équilibre instable et lent de la putréfaction. On espère s’entretenir, se maintenir en forme, mais c’est peine perdue. Tôt ou tard, nos dents pourriront, nous arrêterons la gym rythmique et nous en aurons marre de nous prendre la tête sur notre caractère jusqu’à l’extinction des feux. Sisyphe nous aura battu avec le même entrain qu’il a toujours eu à faire rouler sa boule jusqu’en haut de la montagne pour l’éternité.
Mais le pourquoi de notre engagement dans de telles batailles n’est pas surprenant. On aime combattre l’inévitable. C’est ce qui fait de nous des humains.
À la mode Don Quichottesque : C’est très noble et c’est moral. Et ce serait même romantique si j’ose m’exprimer ainsi. Ironiquement, c’est cette folle quête qui nous rend sains et qui nous donne un but. Ce qui est moins compréhensible, c’est pourquoi les autres se croient-ils autorisés à livrer ces batailles en notre nom?
Comme mon enfoiré de dentiste nazi par exemple - (ou Khmer vu que ce tortionnaire s’appelle Nguyen). C’est compréhensible de la part de parents livrant ces batailles pour leurs enfants. Pousser un gosse à faire un peu de maintenance dans l’espoir que le gamin le fasse lui-même un jour tout seul. Éventuellement, tous les gamins se brosseront les dents un jour ou l’autre, comme ils feront leurs devoirs d’écoliers.

L’action temporaire, peut, à l’occasion, conduire à l’action permanente. Plus tard dans la vie, on a moins envie de changer. Pourtant, nos conjoints ou autres personnages significatifs tentent continuellement de nous pousser vers des actes de maintenance.
Curieusement, même lorsque ces combats n’ont que très peu de chance d’être livrés par un individu, des forces extérieures nous y poussent. Comme Marylou ou le pote à Pol Pot cité plus haut. Certains poussent leurs bonnes femmes boulottes ou boulimiques à essayer le sauna ou à tenter les liposuccions, d’autres pousseront leurs maris dépressifs à consulter un psy ou à visiter de le musée de l’Homme. Certains même tenteront de conserver de vieux légumes, comme on l’a fait pour Jean Paul 2 y a pas si longtemps que ça.
Le Tsunami n’a pas frappé cette nuit – putain, si on peut plus faire confiance aux extra-terrestre maintenant, à qui doit-on se fier ? Mon dentiste n’a pas été emporté dans un monde meilleur éloigné du mien comme j'aurais pu le souhaiter. Et il en a profité, l’animal. Maintenant, j’ai le maxillaire inférieur droit en compote, j’suis sous sédatif et j’peux plus rien bouffer que du yaourt pendant 2 jours. Tout ça parce que ma brune veut que j’ai de toutes belles dents synthétiques, même si elles vont coûter la peau du cul de l’ours.
Et je suis abonné - merci encore Marylou - pour au moins trois ans dans la chambre aux délices, vu mes absences prolongées en mer.
Et ouais, amigos, on nous y pousse tout le temps. Les uns croient qu’en incitant les autres à livrer ce genre de batailles pendant une période temporaire, ils livreront une bataille éternelle personnelle. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que cette incitation est elle-même une bataille sans fin.
Les gens ne perpétuent que rarement des actes par eux même sauf si ces actes sont naturels chez eux ou s’ils leurs ont été inculqués dès leur plus jeune âge, c’est à dire l’âge tendre.
C’est une idée présomptueuse que de vouloir que les gens fassent continuellement quelque chose pour le restant de leur vie, surtout quand on sait que la bataille sera perdue à la fin. Gardez ça à l’esprit avant de vous marier, les amis, ne l'oubliez jamais!

25 mai 2006

175. Après s'être élevé au ciel, Jésus va t'il nous bombarder de caillasses?


À l’image de tous les incroyants, lunatiques et autres futurs noyés qui se foutirent ou qui se fouturent de la gueule à Noë, on est tous entrain de se marrer en lisant les prédictions d’Eric Julien concernant la chute dans l’océan atlantique d’un fragment de la comète 73-P aux alentours de 16h00 locale (GMT+2, heure d’été).
Soit, je vous signale, cet après midi même en plein milieu de l’intrigue amoureuse de la Princesse de Brooklyn sur France 2 – putain, elle oserait pas nous faire ça quand même ???? – engendrant l’éruption de volcans sous-marins et un tsunami d’environ 200 mètres de haut qui atteindra les côtes bretonnes environ 12 heures plus tard soit vers 4h du mat’, ce qui est généralement le moment où je suis entrain - discrètement - d'essayer de remettre le couvert avec ma brune sans la réveiller (Je sais qu’elle rêve beaucoup de Brad Pitt ces derniers temps, je voudrais pas lui gâcher son rêve, mais en même temps, qu’est-ce qu’elle doit être bonne dans les bras de Brad Pitt !)

Bien sûr, je vous rassure tout de suite, ça n’arrivera pas – la comète, je veux dire. Ouais, c’est juste un truc pour nous faire marrer, non ? Après tout, un mec qui clâme avoir vu des Ovnis (comme Ezéchiel) et qui reçoit des messages télépathiques d’un autre monde – comme bien des personnages bibliques ont clâmé en avoir reçu de Dieu – ne peut être qu’un fêlé du ciboulot, hein ? Et lui faire confiance sur ses prédictions ferait de nous aussi des fêlés de première, hein ouais ? dîtes "Amen" si vous plaît ?

Puis tiens, puisqu’on en est aux superstitions…
Jeudi 25 mai, le Jour de la Comète, se trouve justement coïncider avec le jour de l’Ascension des chrétiens, en souvenir d’un mec (un faux-prêtre ou un homme qui voulait être Roi) qui fut mis à mort sur une croix (ou un arbre) et qui ressuscita miraculeusement 3 jours plus tard (si on admet qu’il se passe bien 3 jours entre un vendredi soir et un dimanche matin), et qui pour finir, s’éleva physiquement vers le ciel. Un macchabée sortant de sa tombe, tel un zombie, se baladant pendant 37 jours, enfin c’est ce qu’on nous raconte, puis s’envolant tel Superman pour ne jamais être revu ici-bas sauf dans nos cœurs et à notre mort.

Selon certaines superstitions locales bien de chez moi, ça porte malheur de bosser le jour de l’ascension.
Ceux qui souffrent d’un goitre doivent mordre l’écorce d’un pêcher ce jour là afin de transférer le mal dans le tronc innocent de l’arbre et être ainsi guéris.
L’eau de pluie collectée ce même jour fait des miracles chez ceux qui souffrent de maladies de l’œil.
Alors si le Gros Caillou galactique tombe vraiment dans la grande mare cet après midi, je suis sûr qu’on va en inventer une nouvelle : ça portera malheur de se baquer sur la plage de Tréflaouénan le jour de l’ascension.

24 mai 2006

174.Gravité: Je te hais!


Ce fait divers ne vous est pas gracieusement raconté grâce au soutien financier de "Reebok".

Y en a qui me disent que je suis trop sérieux parfois, que certains de mes posts manquent d’humour. Bon ben pisque c'est comme ça que vous le prenez, je vais vous prouver le contraire.

De ce pas.

Je me suis viandé par terre hier après-midi, ramassé la gueule, en pleine rue, devant tout le monde. Je peux pas dire que je suis tombé en faisant du skateboard, ou en essayant de faire des loopings avec le BMX de mon fils. Je peux pas dire non plus que je me suis rétamé en courant après le criminel le plus recherché de la planète ou en tentant d’échapper à toutes les hystériques de mon fan-club. Ou que je me suis vautré au 25ème kilomètre de mon marathon hebdomadaire. Ni que j’ai perdu l’équilibre en tentant un Mawashi-geri sur la gueule à Sarko malgré tous ses gardes du corps.

Je peux pas dire que je me suis cassé la gueule en faisant quelque chose d'extraordinaire. Non. Je suis juste tombé en marchant normalement, en matant nonchalamment, avec toute la désinvolture et l'œil aiguisé du prédateur, le cul des gonzesses comme n'importe quel mec normal. Et je marchais tout à fait normalement, exactement comme ces putains de voyeurs, pas plus au pas de l’oie que sur un fil tendu entre deux lampadaires. Je peux pas dire que j’étais plus pressé que d’habitude. Non. Je marchais juste normalement dans mes putains de Reebok made in China qu'ont dérapé comme toutes ces pompes chinetoques de merde le font dans toutes les merdes de clébards . Et boum. À plat ventre sur l’asphalte, les narines à 2 millimètres d'une deuxième crotte de clebs encore fumante. Je pense que vous avez là la preuve que je peux être cool tout en étant normal. Maintenant j’ai mal aux mains plus aussi à l'ensemble de la peau de mes dix doigts.
Et bordel, où ce que j’ai mis le baume du Tigre, main'nant?

23 mai 2006

173.Immobilier intergalactique


Re: Projet de parc immobilier sur la planète Terre.

Cher Dr. Zxanthrax, voici ma réponse à votre requête concernant le calendrier à respecter en vue du développement d'habitations mono-familiales que nous comptons construire sur cette planète.

L'atmosphère de la Terre n'est pas encore assez riche en toxines et en gaz à effet de serre pour supporter la vie de notre espèce. Il nous faudra attendre encore 50 à 100 années terrestres avant que ces niveaux ne soient adaptés à nos clients.

Je déconseille pourtant tout investissement supplémentaire visant à accélérer ce processus. Les habitants de cette planète dominent parfaitement leur environnement, et je peux vous assurer qu'ils atteindront les niveaux requis sans interférence aucune de notre part.

Cela prendra environ 50 années terrestres avant que nos premiers pionniers n'entament la colonisation de cette planète, alors mon conseil est le suivant: Économisons nos ressources en laissant les humains faire le travail à notre place.
Nous éviterons aussi toutes dépenses liées au nettoyage de ces pestilences puisque les humains se seront eux même éliminés de l'équation de leur écosystème à l'arrivée sur orbite de nos premiers colons. En clair, les projections de bénéfices de notre projet immobilier sur Terre sont mirobolantes.

Meilleures salutations, 

Krutzlxu.

22 mai 2006

172. L'amour ne serait-il qu'une protéine ?


Si vous avez bien appris vos fables à l'école primaire, vous savez qu’il existe des rats des villes (dans les égouts) et des rats des champs . Les rats des champs sont monogames – ils forment un couple pour la vie et lorsque des ratons s’en viennent bénir cette sainte union, le mâle les nourrit, les protège et se préoccupe du confort de sa douce et tendre rate.
Les rats des villes sont de mœurs beaucoup plus légères – le mâle se désintéresse royalement de sa progéniture et dès qu’il a fini d'honorer sa conquête d’une petite secousse, il quitte la femelle fécondée à la recherche de la suivante sur son carnet de rendez-vous.
Des chercheurs universitaires ont réussi à trouver le moyen de transformer ces machos des villes aux mœurs légères en chevaleresques et loyaux mâles des champs. Et ils ont réussi ce satanique exploit en leur injectant un virus.
Ce virus a été développé génétiquement dans un labo et on a ajouté quelque chose à son ADN : un gène de rat des champs qui manquait à celui de la City : Une solution contenant des virus à l’ADN ainsi modifié fut injectée dans le cerveau des rats casanovistes. Le virus infecta les cellules cérébrales, en pénétra l’intérieur, introduisant avec lui le gène du rat loyal afin qu’il s’agrège à l’ADN du libertin.
Résultat : Le rat des villes est devenu un bon et honnête père de famille. Cet abruti est devenu monogame.
De quel gène spécifique était porteur ce virus ? Il portait un gène qui codifie une protéine nommée Récepteur de Vasopressine. Cette protéine agit sur le Pallidum Ventral, une région du cerveau qui régit la sensation de prix et de conquête et est en relation directe avec la mémoire.
Par exemple, le Pallidum Ventral s’active (chez l’homme) lorsqu’on permet à un joueur compulsif de parier, ou quand un junkie en manque sait qu’il va recevoir sa dose tant attendue. Mais il fonctionne aussi dans un vaste spectre animal – il s’agit du centre qui contrôle la sensation de conquête et éveille les souvenirs d’expériences agréables.
Les rats monogames possèdent des récepteurs de Vasopressine en grande quantité dans leurs cerveaux, c’est pour ça qu’ils sont capables de se souvenir de la conquête de vous mesdemoiselles et mesdames, et d’associer à ce souvenir de bien agréables moments. Leurs confrères des villes manquent au contraire de ces récepteurs, c’est pour ça que la fusion entre leur mémoire de la conquête et celle du plaisir ressenti à ce moment là ne se concrétise jamais.

Ne bâtissez donc pas de faux espoirs, les filles ! Les chercheurs disent qu’ils sont loin de la production industrielle du vaccin de la fidélité. Jusqu’à maintenant, le seul truc qui a fonctionné a été l’introduction directe du gène dans le cerveau de ces rongeurs - ils ont encore rien tenté sur moi ni sur Paris Hilton.