LES RUINES DE YHWH
Ô mon Dieu, toi qui fuis l’élan de ta grandeur,
Laissant là s'effacer ta sainte indifférence,
La porte ouverte aux fous, aux âmes en laideur,
Trafiquants, assassins, meurtriers à outrance.
Quand tu tais tes appels aux portes des enfers,
Délivrant les esprits que la tristesse ronge,
Ces démons à kippas, quittant leurs cieux amers,
Viennent hanter ce lieu où nul ne te prolonge.
Dans ce panthéon vaste où ton nom s’évanouit,
Tu marches au cœur de l’ombre et des os entassés,
Chaque fosse à Gaza où l’humain se réduit,
Et vois que l’amour manque en ces restes glacés.
Que font donc ces Khazars, convertis d’un vieux temps,
Sur terre d’Israël, volant l’espoir promis ?
Vois leurs pas s’enliser dans la cendre et le vent,
Sous un ciel où ton nom n’est plus qu'écho terni.
Ce n’est point le jugement, ni l’éclat du pardon,
Mais l’odeur de la mort, tenace, qui s’élève.
Ici, tout n’est que cendres, sans espoir ni raison,
Un monde où la lumière en silence s’achève.
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et à très bientôt !