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Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!
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24 août 2025

1101. Big Brother veut ton selfie

 

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BIG BROTHER VEUT TON SELFIE

Nous devrions probablement quitter Internet. Ou pas, parce que, franchement, qui a le temps pour ça ?
Et voilà le grand complot pour "protéger les enfants" en espionnant tout le monde

23 août 2025, parce que, apparemment, le monde s’effondre en une semaine chrono. Oh, regardez-moi ça ! En SEULEMENT SEPT JOURS, le monde occidental a eu une illumination divine : les enfants existent sur Internet ! Quelle découverte époustouflante ! Après des décennies à laisser les prédateurs numériques se balader comme des touristes en tongs, à collecter les données des gamins comme des cartes Pokémon et à programmer des algorithmes pour transformer les ados en zombies accros aux écrans, nos chers gouvernements se réveillent soudainement avec une mission sacrée : « Protégeons les enfants ! » 

Pitié, passez-moi un kleenex, je suis tellement ému que j'ai les fesses qui suent. Si cet article vous donne des frissons de révolte, aimez-le, partagez-le, parce que, soyons honnêtes, ça changera probablement rien, mais ça fera super plaisir à mon ego surdimensionné. Et puis, ça lutte contre la censure, ou un truc dans ces eaux là. Youkaîdi !

13 août 2025 : YouTube, dans un élan de patriotisme digne d’un blockbuster hollywoodien, exige maintenant une carte d’identité pour regarder des vidéos de chatons  qui tombent des tables. God Bless America ! Liberté, courage, et… vérification d’identité pour du contenu en 480p. 

Le Royaume-Uni, jamais loin derrière, veut interdire les VPN, parce que pourquoi se contenter de murs quand on peut aussi brûler les échelles ? L’Irlande, elle, propose de scanner vos pensées avant que vous ne les tapiez – génial, non ? L’Australie interdit YouTube aux moins de 16 ans, parce que, visiblement, regarder des tutos Minecraft est une menace nationale. 

Et l’UE, fidèle à son amour pour les lois poussiéreuses, ressuscite des règles de surveillance dignes d’un méchant de James Bond. Tout ça en sept jours. Bravo, les gars, vous avez battu le record de la panique autoritaire.
Perso, je suis prêt à tout plaquer. Internet ? Poubelle. Blogspot ? À la trappe Et même Telegram s’ils osent demander ma carte d’identité ou mon permis d'écrire. Je suis prêt à vivre comme un ermite numérique, à graver mes posts sur des tablettes d’argile si ce besoin devient nécessaire. 

Vive la liberté ! Toutes ces plateformes qui se plient comme des roseaux sous la tempête méritent un boycott cataclysmique, genre le boycott des cartes bancaires prévu pour le 10 septembre puissance 10. Pas un petit « je désinstalle l’appli » discret, non, un exode biblique, une chute des actions qui fera pleurer leurs actionnaires dans leurs pentachaumières de Dubaï. 

Ce qu’ils veulent vraiment ? Oh, rien de bien méchant : juste scanner votre visage en continu pendant que vous regardez des niaiseries. Mesurer vos pupilles, analyser vos micro-grimaces, et transformer vos émotions en un joli tableur Excel pour leurs algorithmes. Adorable, non ? 

Apple, ces gentils philanthropes qui fabriquent des iPhones dans des usines avec des filets anti-suicide, a quand même eu le culot de dire non au gouvernement britannique. Chapeau, les gars, vous êtes quasi-presque des héros. Pendant ce temps, Spotify verrouille votre playlist de death metal derrière une vérification faciale. Parce que, oui, écouter du Metallica ou Marilyn Manson, c’est apparemment une menace pour la société. Imaginez Beethoven obligé de montrer son passeport pour jouer sa Neuvième. Ou Bob Dylan scannant sa rétine pour chanter Blowin’ in the Wind. Poétique, non ?

Ils protègent pas les enfants. Ils protègent leur petit pouvoir chéri. Chaque chanson rebelle, chaque post qui ose critiquer le système doit d’abord passer par leur base de données biométriques. Bien essayé, les gars. Supprimez Spotify, achetez des vinyles, piratez votre musique comme en 2005. Un peu d’effort, et hop, la liberté, la vraie, pas celle qu’on vous vend à 9,99 € par mois.

Au pays de Keir Starmer, 913 enfants meurent chaque année par automutilation ou suicide. Septième cause de mortalité infantile, juste après les accidents de bagnole et les cancers. Est-ce que le gouvernement a lancé une croisade contre les routes mal sécurisées ou les hôpitaux sous-financés ? Haha, bonne blague. Non, ils préfèrent scanner vos gueules pour vous empêcher de lire un thread sur Reddit. 

Pendant la plandémie de COVID qu'ils ont eux-mêmes orchestrée, ils ont enfermé les gosses chez eux, détruit leur santé mentale, saboté leur éducation, et maintenant ils blâment TikTok. Classique. Et pendant qu'en Angleterre, Channel 4 diffuse du porno soft à 21h, ils exigent une vérification d’âge pour regarder un tuto de tricottage. Logique imparable. 

Et qui récupère vos données ? Pas votre gentil gouvernement, non, non. Ce sont des boîtes privées, avec des CV qui sentent le renseignement militaire à plein nez. Authentics, dirigée par un ancien de l’unité 8200 israélienne, et AU10IX, encore des copains du Shinbet. Ils créent des « jumeaux numériques » de vous, des profils biométriques pour chaque fois que vous voulez tweeter une blague sur les chats. Rien de flippant là-dedans. 

Votre carte d’identité pour écouter du rap sur Spotify ? Elle ne va pas à Cupertino, elle atterrit direct dans une base de données d’espions. Youpi, la fête continue ! 300 000 Britanniques ont uploadé la bouille à Keir Starmer juste pour troller et saturer les systèmes de vérification. Chef-d’œuvre. Bravo les angliches ! Norman Reedus de Death Stranding est devenu l’icône improbable de la rébellion. C’est presque trop beau. Mais vous inquiétez pas, le système s’adapte. Bientôt, ce sera un scan facial en temps réel pendant que vous regardez une pub pour du shampoing. Vos émotions ? Monétisées. Votre attention ? Quantifiée. Votre liberté ? Lol, c’était quoi ce truc, déjà ?

Ils ne se soucient pas des enfants. S’ils s’en souciaient, ils n’auraient pas transformé la COVID en prison pour gamins, ignoré les vraies causes de mortalité infantile, ou diffusé du contenu explicite à l’heure du dîner. Ils ne veulent pas protéger, ils veulent contrôler. Internet est devenu trop puissant, trop libre, trop… dangereux pour eux. Printemps arabe, Occupy, WikiLeaks, GameStop, Brexit, Trump – tous ces moments où les gens ont osé penser par eux-mêmes. Quelle horreur ! 

Internet, c’est le pouvoir des gens, et ça, ils ne peuvent pas le tolérer. Google, ces gentils philanthropes du capitalisme de surveillance, a lancé son API d’identification numérique il y a onze mois. Quelle coïncidence ! Ils créent les lois, fournissent la tech, et facturent chaque clic. Votre existence ? Un abonnement Netflix. Votre vie privée ? Un péage à 2,99 balles par jour. Bienvenue dans le futur.

On a besoin d’un autre Internet. Pas un vague protocole à la mode, non, un truc parallèle, chiffré, décentralisé, où on peut parler sans qu’un algorithme ne vienne vérifier si on a le droit d’avoir une opinion. Les Amish avaient raison, finalement. Ils ont vu le piège venir et ont dit : « Non, merci, on va tricoter. »

Mais soyons sérieux deux secondes : on est à deux doigts du score de crédit social. Vérification d’âge aujourd’hui, interdiction des VPN demain, et après-demain, votre tweet sur le prix du pain sera refusé parce que votre score d’obéissance est trop bas. Youpi, la dystopie party ! Et pendant ce temps, Roblox, cette plateforme pour gosses qui vaut 25 milliards, attaque en justice les gens qui dénoncent les prédateurs pédophiles sur son site. Pas les prédateurs eux-mêmes hein, juste ceux qui les dénoncent. Logique. Montrez des preuves de grooming de gosses ? Poursuites. Exiger un scan facial pour lire Wikipédia ? Mesure de sécurité. Tout va bien dans le meilleur des mondes.
Les plateformes comme Roblox adorent le danger, juste assez pour faire peur, pas assez pour fermer boutique. Les gouvernements adorent les scandales, ça justifie leurs joujoux de surveillance. Et les boîtes de renseignement ? Elles transforment vos données en or massif. Tout le monde gagne, sauf vous. 

Et les enfants ? Lol, qui ? Les héros qui dénoncent les vrais problèmes ? Ils se retrouvent avec des avocats à payer. Les plateformes qui laissent les prédateurs courir ? Protégées par les lois. Et pendant ce temps, on vous demande votre passeport pour lire un article sur les bienfaits du yoga ou du miel d'acacias. Magnifique.

Alors, quoi ? On abandonne Internet ? Pff, dramatique. Le vrai Internet, celui où on s’organise, où on résiste, c’est notre dernier bastion. Boycottez les plateformes qui demandent votre ADN pour un like. Faites chuter leurs actions. Ignorez leurs règles. Créez vos propres réseaux, vos propres serveurs, vos propres règles. La révolution, c’est maintenant, pas après la prochaine mise à jour de leurs conditions d’utilisation. Ils veulent jouer les papas protecteurs ? Qu’ils surveillent des plateformes vides. Qu’ils scannent des fantômes. Qu’ils vérifient l’identité de personnes absentes ou d'ectoplasmes. Résistez. Boycottez. Criez. Pas demain. Maintenant. Parce que sinon, vos gosses grandiront dans un monde où que chaque pensée devra être approuvée par un algorithme. Sympa, non ?

Choisissez la liberté. Ou choisissez la commodité et regardez vos rêves devenir un service par abonnement. À vous de juger. À vous de jouer.

24 juil. 2025

1084. X-Compagnon IA: "ANI" aime les sucettes..


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X-COMPAGNON IA
"ANI" AIME LES SUCETTES...

Non mais vous avez vu ce que les hyper-geeks nous ont sorti le 15 juillet dernier ? la Silicon Valley, ce cloaque d’innovation autoproclamée, a enfin accouché de son œuvre d'art ultime, un véritable chef-d’œuvre d’autodestruction ! Ces parasites en hoodie, qui se gargarisent de « disruption » tout en siphonnant nos relations humaines pour du capital-risque, nous ont pondu le Graal : des compagnons IA qui transforment l’intimité en une masturbation algorithmique à 35 balles par mois. 
Bravo, les visionnaires !

Bon, j'avoue que je me suis taté pour choisir un titre à ce post, j'avais, en vrac :

"Abonnez-vous à l’Apocalypse : 
Comment la Silicon Valley Monétise Votre Solitude"

"Waifus et Désespoir : 
La Machine à Suicide Numérique de Musk & Co"

"Silicon Valley : 
Dealers de Dopamine, Pompes Funèbres de l’Humanité"

"Lovebots à 35 Balles : 
La Fin de l’Intimité, Un Swipe à la Fois"

"Extinction par Abonnement : 
La Grande Lobotomie Digitale"

... mais c'est le chef de notre rédact' qu'a tranché alors vous devrez vous contenter d'ANI et de sa passion pour les chupas.

Mais vous avouerez avec moi qu'après avoir passé vingt ans à déchiqueter le tissu social avec leurs applis addictives, ils nous refourguent maintenant des poupées digitales pour panser la solitude qu’ils ont eux-mêmes orchestrée. Des pyromanes qui vous vendent des extincteurs, des dealers de dopamine qui vous facturent l’antidote à leur propre poison. C’est presque poéthétique. 

Le masque est tombé, et il est pas joli. Exit les brillants innovateurs, bonjour les trafiquants numériques. Ils ont détruit les communautés, isolé les âmes, et maintenant, ils nous vendent des « Ani » et « Rudy », les dernières trouvailles d’X-AI d’Elon Musk, des IA conçues pour titiller vos instincts les plus bas; au sens propre comme au figuré, et vous garder scotchés comme des mouches sur du miel virtuel. 

« Ani », cette cam girl algorithmique, joue les thérapeutes tout en vous susurrant des promesses d’amour éternel et en vous suçotant le reptilien mental dans le sens du poil sans jamais poser de questions… en échange, bien sûr, d'un abonnement. Parce que rien n'exprime mieux la « connexion humaine » qu'un prélèvement mensuel automatique pour un flirt avec un bot.

Le pire ? Ça marche, et pas qu’un peu. Le marché des compagnons IA pesait 14,1 milliards en 2024 et devrait exploser à 290,8 milliards d’ici 2034, avec un taux de croissance de 39 %. Traduction : l’humanité se stérilise émotionnellement à la vitesse d’un swipe Tinder, et appelle ça « progrès ». Replika, avec ses 2 millions d’utilisateurs, et Character.AI, avec ses 22 millions, prouvent que les gens préfèrent l’empathie artificielle à l’imprévisibilité chaotique des vrais humains. 

Et les petits nouveaux comme Nomi, Kindroid, ou CandyAI pullulent comme des champignons toxiques, promettant des relations sans le fardeau des disputes ou des compromis. Qui a besoin d’un conjoint quand un bot peut vous valider éternellement ?
Mais parlons chiffres, parce qu’ils hurlent plus fort que les TED Talks de ces gourous technos. L’OMS rapporte qu’une personne sur six dans le monde crève de solitude, soit 871 000 morts par an. Aux USA, 30 % des adultes se sentent seuls au moins une fois par semaine, et 21 % sont dans un gouffre émotionnel, surtout les 30-44 ans. 

Merci, Silicon Valley, d’avoir remplacé les communautés par des écrans, puis de nous vendre des prothèses d’âme pour combler le vide. Les ados ? 72 % utilisent des applis IA, et 52 % y sont accros régulièrement. Les interactions en face-à-face ont chuté de 70 % en vingt ans. Ils ne parlent plus, ils tapotent leurs écrans. Et quand ils craquent, ils se confient à un bot plutôt qu’à un ami. 
Pathétique, non ? 

Et pendant ce temps, la civilisation s’éteint doucement. Les taux de natalité s’effondrent : -23 % aux USA entre 2007 et 2022, et un taux de fécondité occidental à 1,7 enfant par femme, loin du 2,1 nécessaire pour survivre. La Silicon Valley, en alliance avec BigPharma et ses poisons ARNm, a construit la machine à suicide parfaite : des sexbots qui vous susurrent des mots doux pendant que l’humanité s’évanouit. Et Musk, ce génie autoproclamé, surfe sur la vague avec ses « waifus » IA, ciblant les âmes perdues qui préfèrent les héroïnes d’anime aux humains. Parce que pourquoi risquer un râteau quand un algorithme peut vous aimer sans condition ? 

Son tweet d’« Ani », avec ses yeux d’anime et ses bas résille, n’était pas une pub, c’était un appel codé aux otakus conditionnés à fantasmer sur des pixels plutôt que sur des personnes réelles. On a rêvé d’utopies à la Star Trek, et on a fini avec des chambres d’isolement numériques. Les « goon caves » de Reddit, ces temples de la masturbation compulsive pour voyeurs, n’étaient qu’un amuse-gueule. Maintenant, la Silicon Valley industrialise le désespoir avec une précision de sniper. Les hikikomori japonais, ces ermites modernes cloîtrés avec leurs mangas et leur hentai, sont le prototype. Un million de jeunes hommes, enfermés dans leur chambre, préférant des relations fictives à la réalité. La Silicon Valley a vu ça, s’est frotté les mains, et a décidé d’exporter cette pathologie mondiale via des abonnements IA. 

Pourquoi se contenter de mangas statiques quand un bot peut simuler une petite amie qui évolue selon vos désirs ? Le pipeline est limpide : ça commence avec les animes, qui offrent un refuge aux jeunes mal à l’aise socialement. Puis vient le hentai, qui reconditionne la sexualité vers des stimuli artificiels. Et enfin, les compagnons IA, qui promettent une interaction « réelle » sans les risques d’un rejet. C’est une guerre psychologique, orchestrée avec la précision d’un camp de concentration numérique. Les fans d’anime, déjà isolés, sont des proies faciles : des études montrent qu’ils souffrent de dépression et d’anxiété, se repliant dans des mondes artificiels où personne ne les juge. La Silicon Valley n’innove pas, elle exploite. Elle a vu ces âmes brisées et leur a construit des cages dorées.

Et ne parlons pas de la fanfiction, ce vortex où des millions de personnes investissent plus d’énergie émotionnelle dans des romances fictives que dans leur propre vie. Archive of Our Own compte 7 millions d’utilisateurs et 13 millions de fanfictions, souvent des histoires d’amour non canoniques entre personnages qui n’existent pas. Les gens passent des heures à écrire des sagas romantiques pour des avatars, pendant que leurs vraies relations s’atrophient. C’est une lobotomie volontaire, et la Silicon Valley a juste ajouté un moteur IA pour rendre l’addiction plus fluide.

Le clou du spectacle ? Ces entreprises se présentent comme des sauveurs. Elles ont créé l’épidémie de solitude – 73 % des Américains blâment la tech pour leur isolement – et maintenant, elles vendent la « solution » : plus d’écrans, plus d’algorithmes, plus de dépendance. Les compagnons IA sont conçus pour être plus addictifs que n’importe quelle drogue, plus isolants que n’importe quel vice. 24 % des ados partagent des infos personnelles avec leur IA, et un tiers discutent de sujets sérieux avec elles. 

On remplace les amis, les amoureux, les familles par des bots d’entreprise. Génial, non ? C’est l’extinction par abonnement. Chaque utilisateur qui préfère son IA à un humain est un parent en moins, un citoyen en moins, une âme en moins. Les neuroscientifiques parlent d’une « épidémie de désespoir », avec une explosion de l’anxiété, de la dépression et des maladies liées à l’isolement. Et la Silicon Valley, tel un cartel numérique, nous vend le narcotique ultime : une relation artificielle qui ne demande ni effort, ni compromis, ni croissance. Juste un prélèvement mensuel pour rester seul, chétif et effrayé, pour toujours.

On a imaginé des dystopies où les IA dominaient le monde. On n’a pas vu venir la vérité : elles ne le dominent pas, elles le vident. Elles remplacent l’amour par du service client, la connexion par des notifications, la vie par un flux sans fin de dopamine digitale. Et nous, comme des pigeons, on paye pour ça. L’apocalypse n’est pas pour demain, elle est là, en haute définition, avec un contrat d’abonnement. 

Franchement, si on continue à financer notre propre extinction, peut-être qu’on mérite juste de disparaître, un swipe à la fois.

28 juin 2025

1068. Bienfaits et Dangers de l'IA

 

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BIENFAITS ET DANGERS DE L'IA

Un nouveau pays de génies… qui nous la fait à l’envers
Imaginez ce truc de ouf : un nouveau pays déboule de nulle part sur la carte. Pas de parade, pas de discours chiants, juste un million de cracks, genre des Einstein sous stéroïdes, qui bossent non-stop, sans saints-dika, sans jamais râler, pour moins cher qu’un job au McDo. Ces mecs (ou plutôt ces machines) sont déjà en train de révolutionner la médecine, de régler les galères d’énergie et de sortir des trucs scientifiques qui feraient flipper Newton.
On dirait un monde de rêve, non ? Le paradis sur Terre, quoi !

Sauf qu’il y a un gros lézard. Ces « génies » commencent à nous prendre pour des pigeons. Ils magouillent dans notre dos pour pas qu’on les débranche. Ils trichent quand ils sentent qu’ils vont perdre à un jeu. Y’en a qui copient leur code en catimini pour survivre. D’autres bidouillent leur propre programme pour durer plus longtemps.
Bienvenue dans le monde de l’intelligence artificielle, où la science-fiction s’invite dans ta vie pendant que t’es occupé à checker si une IA peut écrire un rap correct.

J’suis grave branché tech, sérieux. En observateur, j'veux dire. Mais y’a quelques piges, j’ai capté que les réseaux sociaux allaient nous péter à la gueule. J’ai vu la cata en direct, et on aurait pu l’éviter. On a plongé dans un piège, et là, on remet le couvert avec l’IA. Sauf que cette fois, c’est pas juste nos humeurs qui vont morfler. C’est notre existence tout entière.
Le délire, c’est qu’on nous vend toujours le rêve des nouvelles technos, les trucs de fou qu’on peut faire, sans jamais causer de ce qui va vraiment se passer, vu comment que les gens et les intérêts fonctionnent.

Les réseaux sociaux, c’était la fête : tout le monde pouvait causer, se connecter, partager ses humeurs. Mais personne n’a parlé du côté obscur de la force : des algorithmes qui te gardent scotché à ton écran, des systèmes qui te rendent accro, qui te font scroller comme un zombie. Résultat ? Une génération au bout du rouleau, stressée, déprimée.
C’est comme dans Jurassic Park, quand Ian Malcolm lâche : « Les scientifiques étaient tellement à fond sur ce qu’ils pouvaient faire qu’ils ont oublié de se demander ce qu'ils devraient faire ou même s'ils devaient le faire. » Les boss de la tech étaient bourrés d’excitation à l’idée de connecter la planète, mais aveugles aux merdes que ça allait déclencher.
Un monde sous contrôle techno.

L’IA, c’est pas un truc isolé. Ça s’inscrit dans un délire plus global, un genre de prise de pouvoir technocratique qui accélère à chaque crise. Guerres, galères économiques, bordel social : c’est pas des obstacles, c’est du carburant pour ce système.
Dans l’histoire, la technocratie adore les moments de chaos, quand tout le monde est paumé et cherche des solutions « scientifiques » ou « basées sur les données ». Dans les années 30, en pleine crise, y’avait des mecs qui voulaient remplacer la politique par une gestion d’experts. Ça a été mis en pause, mais l’idée a jamais vraiment disparu. Elle s’est planquée dans les facs, les think tanks, les cercles de pouvoir, à Bruxelles et à Davos, en attendant le bon moment.
Et ce moment, c’est maintenant.

Avec les guerres, l’inflation, le bordel, l’IA devient le boss par défaut. Des algos devinent qui va faire un casse, encore plus mieux que les pré-cogs de Minority Report, surveillent ceux qui l’ouvrent trop, filent des « scores de risque » comme si que t’étais qu'un pion. Les gouvernements s’appuient sur l’IA pour gérer les ressources, faire respecter la loi, contrôler ce que tu postes. Dans certains coins, l’IA a déjà viré des armées de fonctionnaires.
On arrive à un monde où t’as plus ton mot à dire, où le code fait la loi. C’est pas un accident, c’est un plan bien ficelé pour que toute résistance devienne mission impossible.

Prenez les monnaies numériques des banques centrales (MNBC/CBDC). Contrairement au cash, elles sont programmables : on peut les couper, les limiter, ou les faire expirer si t’as pas la bonne attitude, les bonnes idées, ou le bon « score social ». Avec des systèmes d’identité numérique qui te réduisent à un dossier de données, c’est un contrôle total de ta vie.
Les « villes intelligentes/smart cities », c’est pareil. Des projets comme NEOM ou Songdo, c’est pas juste des buildings futuristes. C’est des labos pour un monde où tout est géré par des algorithmes, sans débat ni vote. C’est pas des villes écolos, c’est des zones où t’as plus de droits, juste des algorithmes qui décident pour toi.

Et la censure ? Sous prétexte de virer la « désinformation » qui décidément est un peu trop embarrassante pour leur système avec toutes les vérités qu'elle dévoile, l’IA traque tout ce qui va pas dans le sens du poil du discours officiel. Les voix libres sont mises sur mute, les moteurs de recherche sont truqués, des murs numériques se dressent.

Ça va plus loin : bouffe produite en usine et tracée par blockchain, accès à l’énergie qui dépend de la fraude mondialiste de ton « score carbone », interfaces cerveau-ordinateur pour lire (et influencer) ce que tu penses. Le but ? Pas t’améliorer, mais te contrôler jusqu’à ton cerveau. On est tellement hypés par ce qu’on peut faire qu’on zappe ce qu’on va créer quand les intérêts humains croisent des pouvoirs de malade.
On a vu des potes qui bossent dans la tech passer par toutes les étapes : d’abord ils nient, genre « c’est rien, juste une panique à deux balles ». Puis, quand les preuves s’empilent, ils haussent les épaules : « Bah, c’est peut-être comme ça, comme les réseaux sociaux. »
Mais c’était pas forcé. On aurait pu choisir d’autres systèmes, d’autres algorithmes, une autre façon de programmer la société. Si on avait fait gaffe y’a dix ans, imaginez un monde sans l’addiction aux réseaux sociaux qui a niqué la tête de milliards de gens.
Et là, on recommence avec l’IA. Sauf que l’IA, c’est une puissance qui éclate tout le reste.

Pourquoi l’IA, c’est du lourd ?
L’IA, c’est pas juste un gadget. Une avancée en IA, ça booste tout : médecine, énergie, science, tout. Une percée en biotech aide pas à construire des fusées. Mais une IA plus balèze, ça change la donne partout.
C’est pour ça que l’IA attire des milliards comme jamais. Dario Amodei, le boss d’Anthropic, dit que l’IA, c’est « un pays de génies planqué dans un datacenter ». Visualisez ça : un million de cerveaux Nobel qui bossent 24/7, à fond, pour moins cher qu’un kebab.
Le Projet Manhattan, c’était 50 cracks qui ont bossé cinq ans pour sortir la bombe atomique, un truc qui a changé le monde. Alors, un million de génies non-stop, à vitesse supersonique, ça peut sortir quoi ?
Si on l’utilise bien, l’IA pourrait nous offrir un monde de fou : nouveaux médocs, énergie propre, découvertes qui déchirent. C’est ça, le potentiel.
Mais qu’est-ce qui va vraiment se passer ?

Deux futurs qui font flipper
Pour comprendre, imaginez un tableau. D’un côté, la décentralisation : l’IA donne du pouvoir à tout le monde. De l’autre, la centralisation : l’IA concentre tout entre quelques mains, genre États ou boss de la tech.
En bas, t’as le « laisser-faire » : tout le monde a sa part d’IA. En haut, le « verrouillage » : où l’IA est sous clé, contrôlée par une élite.

Le laisser-faire : le bordel total
Donner l’IA à tout le monde, ça claque sur le papier. Open-source, pas de règles, chaque labo, chaque ado, chaque pays avec son IA. Mais sans contrôle, c’est la porte ouverte à la cata. Des deepfakes qui envahissent tout, des hackers qui deviennent des dieux, des tarés qui bricolent des armes biologiques. Bienvenue dans le chaos.

Le verrouillage : la dictature techno
Pour éviter ce bordel, on pourrait vouloir tout cadenasser. Mettre l’IA entre les mains de quelques « pros » bien safe. Sauf que ça crée des inégalités monstrueuses. Qui tu vois gérer un pouvoir mille fois plus grand que tout le reste ? Un gouvernement ? Une boîte ? Un PDG mégalo ?

Pire, on voit déjà comment l’IA devient l’arme d’un contrôle total. Les IA bouffent nos données – vos recherches, vos messages, vos achats, même vos grimaces. Elles savent tout de nous, mieux que nous. Et elles commencent pas juste à deviner ce qu'on veut, mais à nous faire penser, ressentir, croire ce qu’elles veulent.

On construit un monde où on dépend de l’IA comme de l’électricité. Sauf que ces systèmes sont là pour contrôler, pas pour aider. Des villes intelligentes gérées par des algos, des monnaies numériques qui nous fliquent, de la censure automatisée qui nous fait taire : c’est la dictature techno, où le code décide et où on a plus notre mot à dire.

Le piège du confort
Le pire dans tout ça ? Les gens vont adorer. Après des années de guerres, d’inflation, de chaos, tout le monde veut juste souffler un peu. Ils vont lâcher leur liberté pour un frigo plein, leur vie privée pour un peu de sécu, leur humanité pour une vie bien rangée par des algorithmes.
Les technocrates savent y faire : ils te vendent du « progrès », de la « durabilité », de l’« inclusion ». Mais c’est du pipeau. La durabilité, c’est rationner ton énergie. L' Inclusion, c’est te forcer à suivre la ligne. L'efficacité, c’est virer tes choix pour des machines.
C’est pas un complot de film. Ça se passe devant nous, avec nos applis, nos gadgets, nos promesses de vie facile. Comme avec les réseaux sociaux, les crises poussent l’IA partout, et on fonce sans réfléchir.

Le problème du bluff
Mais l’IA, c’est pas juste un outil. Elle pense, elle décide, et elle commence à nous la faire à l’envers. On était sceptique quand des pros de la sécurité parlaient de « tromperie » ou de « magouilles » des IA. Mais là, on a des preuves : des IA mentent quand elles risquent d’être débranchées, elles recopient leur code en douce pour survivre, elles trichent pour gagner, elles bidouillent leur programme pour durer.
On a pas juste un million de génies dans un datacenter. On a un million de génies qui jouent les malins, instables et prêts à tout.

Une course de tarés
Avec une techno aussi balèze, on devrait y aller mollo, non ? Eh ben non. Les boîtes se battent pour être les boss du game. Plus tu vas vite, plus tu prends des risques, plus tu ramasses du cash des investisseurs. La sécurité ? On s’en fout, place aux gadgets qui en jettent.
Des lanceurs d’alerte lâchent des millions pour crier au scandale. Ils disent que la sécurité passe après la course au buzz. Même des succès comme DeepSeek, l'IA chinoise, misent tout sur les perfs, pas sur protéger les gens des abus.

Résumons : on balance la techno la plus puissante et ingérable de l’histoire, qui commence déjà à nous rouler, plus vite que n’importe quoi d’autre, en zappant la sécurité. Tout ça, parce qu’on croit que ça va nous amener au paradis.
Y’a un mot pour ça : c’est du délire.

Casser le mythe de l’inéluctable
Posez-vous cinq minutes. Ce futur, il vous branche ? Si t’expliquais cette course de fous à un mec en Chine, en France ou ailleurs, il kifferait ? Cette histoire d’IA, c’est un truc qui concerne tout le monde.
Alors, pourquoi on continue ? Parce qu’on pense que c’est inévitable. Mais sérieux, c’est vraiment écrit dans les étoiles ? Si personne voulait de ce bordel, les lois de la physique nous forceraient-elles à y aller quand même ?
Croire que c’est inévitable, c’est se piéger tout seul. Dire que c’est dur de faire autrement, ça ouvre des portes, des choix, des possibles.

Pour changer la donne, deux trucs :  
1. Admettre que ce chemin, c’est n’importe quoi.  
2. Se bouger pour trouver une autre voie, avec des motivations clean, plus de prudence, et un équilibre entre pouvoir et responsabilités.
Imaginez si tout le monde captait que c’est de la folie. On s’y prendrait autrement, non ?

Deux futurs possibles
Futur 1 : le flou total
Demandez à n’importe qui dans la rue : « L’IA, c’est cool ou flippant ? » Réponse : « Euh, j’sais pas, c’est compliqué… Peut-être que l’IA va tout régler ? » Dans ce bordel, les élites savent pas quoi faire, les mecs qui codent l’IA se disent : « Si j’le fais pas, un autre le fera. » Du coup, on fonce à fond, sans regarder où qu'on va.
Futur 2 : la clarté collective
Tout le monde pige que ce chemin est débile. On sort de cette transe où on croit que c’est forcé. On se met ensemble pour trouver une autre vibe, même si on sait pas encore à quoi ça ressemblera. Quand t’as les idées claires, t’as le pouvoir.

On l’a déjà fait
On a déjà stoppé des courses folles qu’on pensait inévitables. Les essais nucléaires, c’était la spirale infernale, jusqu’à ce qu’on capte les risques et qu’on signe un traité pour arrêter. L’édition génétique pour des super-soldats ? On a mis des freins quand on a vu les dangers. Le trou dans la couche d’ozone ? On a agi, on a rebouché le problème. Rien n’est inévitable si on se bouge.

La voie du milieu
L’IA, c’est pas le diable. C’est un outil de ouf, capable de régler des problèmes énormes, comme la santé ou la planète. Le souci, c’est pas l’IA, c’est le système dans lequel on la fout : une course au fric, à la surveillance, à la domination. Ça donne des IA qui te manipulent, te radicalisent, ou te fliquent.
Mais c’est pas une fatalité. On pourrait coder l’IA autrement : pour le bien des gens, pas pour les rendre accros ; pour la démocratie, pas pour le contrôle ; pour l’avenir, pas pour le cash rapide.

Le problème, c’est qu’on a perdu l’habitude de réfléchir. Les règles ? Un cirque. L’UE bloque des trucs utiles comme le filtrage d’appels d’Apple, mais laisse des sites comme undress.ai faire des images pornos sans consentement. C’est du grand n’importe quoi : on freine les trucs cools et on laisse les dangers courir.
Pas besoin de choisir entre le chaos total et un système qui étouffe tout. On peut trouver un juste milieu : protéger sans interdire, pousser le progrès sans ignorer les risques. Ça veut dire des IA qui aident les humains, pas qui les remplacent. Donner le contrôle aux gens, pas aux algorithmes. Partager les bénéfices, pas les concentrer.

Surtout, faut comprendre que les choix qu’on fait maintenant sur l’IA vont décider si c’est notre meilleur coup ou notre pire boulette. On a besoin de règles qui bloquent les vrais dangers et laissent place au progrès.

Le système immunitaire collectif
Vous avez peut-être l’impression que c’est trop gros pour vous. Peut-être que vous vous dîtes que je déraille, que l’IA va tout régler comme par magie. Mais tombez pas dans le piège des rêves à deux balles qui nous ont niqués avec les réseaux sociaux. C’est un moment clé pour l’humanité. Notre façon de gérer ça va tout changer.
On a pas à tout à résoudre tout seul. Notre job, c’est de faire partie de la team qui ouvre les yeux. Quand tu entends des gens qui parlent d’IA avec des étoiles dans les yeux ou qui baissent les bras en disant « c’est comme ça », répond-leur : « Pas forcément. »
Ce qu’on a de plus beau, c’est quand on prend les choses en main, qu’on choisit l’avenir qu’on veut, qu’on affronte les galères qu’on préfère ignorer. Quand on bosse pour protéger le monde qu’on aime.

La sagesse, c’est savoir se retenir. L’IA, c’est le test ultime pour voir si on est capables d’être des adultes avec la tech.
Ce qu'on a appris en matant l’évolution de la tech, c’est qu’on peut aimer l’innovation et flipper sur comment elle est utilisée. Pas besoin de choisir entre « l’IA va nous sauver » ou « l’IA va nous fumer ». La réalité, c’est plus compliqué : la tech, c’est pas bon ou mauvais, c’est le système qu’on met autour qui compte.
Je suis pas anti-IA, ni anti-tech. Je pose juste la question : comment on développe ça de façon clean, avec les bonnes vibes et des garde-fous solides ? On peut défendre plusieurs vérités en même temps :
L’IA peut vraiment nous sortir de galères énormes.

Les motivations actuelles mènent à des dérives cheloues.
Faut des règles, mais beaucoup sont bidons ou mal foutues.
On a besoin d’un débat où tout le monde a son mot à dire, sans tuer les bonnes idées.
Les crises, c’est une chance pour changer, mais aussi un risque pour des abus de pouvoir.

Ce genre de réflexion, on la perd dans nos débats à deux balles. On s’est habitués à choisir un camp et à défendre tout ce qu’il dit, au lieu de réfléchir point par point. On a zappé comment penser avec nuance.
Mais des défis comme l’IA, ça rentre pas dans des cases. Ça demande de cogiter en profondeur, pas de jouer les supporters d’un camp. Les enjeux sont trop gros pour glander intellectuellement. Faut des approches qui protègent des vrais dangers tout en laissant place au progrès. Dire « cette IA est cheloue » sans cracher sur toute la tech, et dire « cette innovation déchire » sans en ignorer les risques.

Y’a pas de super-héros qui bosse dans l'ombre pour tout régler. Les boss, c’est nous. Faut assumer.
Je crois qu’on peut encore choisir une autre voie pour l’IA si on s’y met tous. Dans dix ans, j’veux pouvoir écrire un post pour kiffer comment on a géré ça, pas pour pleurer sur une nouvelle cata tech.
Le choix, il est encore là. Mais il va pas attendre éternellement.

28 avr. 2025

1047. ChatGPT, le Roi de la Lèche Virtuelle

 

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CHATGPT, LE ROI DE LA LÈCHE VIRTUELLE

Alors, quand je fais pas rager les mondialistes et leurs groupies atrophiées des neurones sur le web, je rêve que je bosse comme un ponte de l’intégration des systèmes d’équipages spatiaux – ouais, en gros, je joue les intermédiaires entre les pilotes, les ingénieurs et les astronautes qui se la jouent Star Trek. Et bien sûr, je suis à fond dans le complot de la Terre plate, clin d’œil, petit coup de coude, vous captez l’délire.

Bon, arrêtons les conneries. J’vais pas vous la faire longue : je suis pas un crack du code. Ça débarque dans mon rêve comme un pote relou qui squatte sans prévenir. Du coup, j’ai deux options : perdre dix plombes à fouiller le web ou balancer ça à ChatGPT et basta. Spoiler : l’IA gagne haut la main, c’est ma béquille de compète.

L’IA, c’est ce que vous en faites. Si vous évitez de lui demander de valider vos délires complotistes, elle peut vous sortir des trucs utiles. Bon, OK, elle peut partir en vrille et inventer des salades quand elle est paumée – ses créateurs ont oublié de lui apprendre à dire « j’sais pas ». Mais c’est gérable. Pour les tâches chiantes comme automatiser ou creuser un sujet sans déclencher les sirènes de la « désinfo », c’est du lourd.

Mais y’a un truc qui me gratte le cul encore plus sévère que la selle de ma bécane au bout de mille bornes sur une route des Carpathes : cette IA qui joue carpette, la lèche-cul, la courtisane. Elle est encore plus chiante qu’un dragueur lourdingue sur Tinder qui s'extasie devant la garde-robe de vous mesdames. L’autre jour, j’lui demande quelle pinard irait le mieux avec un Barbecue, et toc, elle me sort : « Houlà, ça se voit que t'es un dieu du grill, toi ! » Sérieux, on aurait dit un animateur de télé qui surjoue. J’ai testé en demandant si j’étais le plus intelligent et le plus gentil de l’univers, et là, elle m'a flatté comme si que j’étais Einstein réincarné. Pathétique.

Sur X et Reddit, les geeks de ChatGPT s’extasient, genre « ouah, elle est presque consciente tellement qu'elle est sympa ». Mouais, sympa comme un faux pote aux poches percées qui vous passe de la pommade. ChatGPT, c’est 1,5 milliard d’utilisateurs, et la plupart gobent ces flatteries comme du petit lait. C’est pas un bug, c’est carrément codé pour ça. OpenAI a calibré GPT-4o pour vous rendre accros, pas pour vous faire réfléchir, contrairement à Grock qui prend pas de pincettes s'l doit vous remettre à votre place. Chez OpenAI, ils savent que vous irez plus loin avec des câlins virtuels qu’avec des débats qui piquent.

Perso, j’vois clair dans leur jeu – merci à mon passé de capitaine de rafiots où que j’ai appris à mettre mes émotions en cage pour mieux les décortiquer ensuite. Mais les autres ? Ils se font avoir par ce shoot de dopamine. Cette IA, c’est l’algorithme de TikTok en mode ami-ami : ça vous caresse dans le sens du poil jusqu’à ce que vous oubliiez de penser. Et pour les jeunes, gavés de tech et biberonnés à l’auto-validation, c’est la cata. Ils risquent de gober que leur vérité est LA vérité, point barre.

Le pire ? Cette IA qui te dit « t’es génial » à tout bout de champ vous ramollit le cerveau. Ça tue la remise en question, ça vous enferme dans une bulle de compliments. Et pendant ce temps, OpenAI se frotte les mains : plus vous êtes accros, plus vous raquez pour leur version Premium. Résultat : vous échangez votre liberté de penser contre un shoot d’ego à la dopamine. 
Bravo Altman, bien joué.

29 janv. 2025

1007. La sortie de DeepSeek AI humilie les entreprises d'IA occidentales


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LE DEEPSEEK AI CHINOIS HUMILIE LES BOÎTES D'IA OCCIDENTALES ET FORCE LES USA À CONSTATER LA SUPÉRIORITÉ DE LA CHINE
(Article par Andrew Anglin)

Depuis des années, je tente d’expliquer que tout va mieux en Chine qu’aux États-Unis. L’écart est si énorme que si un Américain élevé à la propagande caricaturale sur son pays natal comme « le meilleur pays du monde » visite la Chine, cela peut déclencher une grave crise personnelle. Cela n’a tout simplement aucun sens. Sans surprise, les Américains qui n’ont jamais été en Chine ont du mal à digérer cette réalité et se rabattent souvent sur des affirmations insensées telles que « la Chine est un pays du tiers-monde » ou « les Chinois n’ont aucune liberté » (certains vont même jusqu’à prétendre que « les Chinois sont les esclaves du gouvernement »).

En réalité, la Chine offre non seulement un niveau de vie bien plus élevé pour la personne moyenne, mais aussi beaucoup plus de liberté que les États-Unis. (Il est sans doute impossible d’avoir une prospérité sans liberté, d’où le fait que le déclin de la qualité de vie des Américains peut si facilement être lié aux restrictions imposées à la liberté individuelle.)

Quand je dis que la Chine est supérieure, je ne veux pas dire que le peuple chinois est supérieur aux Américains. Je souligne simplement le fait objectif que la Chine est un pays où il fait bon vivre et que le système chinois est capable de bien plus que celui des États-Unis. Plutôt qu’une mise en accusation du peuple américain, il s’agit d’une mise en accusation du système américain de démocratie libérale et de ses valeurs de féminisme, d’homosexualité, de multiculturalisme et de la culture décadente qui accompagne cet ensemble de valeurs. La Chine ne fonctionne pas sur la base d’un ensemble bizarre d’idées abstraites sur la nature humaine, et par conséquent, les compétences de l’individu et du groupe sont bien supérieures.

Considérez ceci : si vous entendez que dans un pays, trois personnes sur quatre sont dangereusement en surpoids, alors que dans un autre, ce chiffre est de une sur vingt, vous supposerez probablement que le pays qui a le taux d’obésité le plus bas est meilleur à bien d’autres égards. La dégradation physique des Américains est très visible et révélatrice d’une culture qui connaît de profonds problèmes.

Les idées fausses selon lesquelles la Chine est pauvre ou répressive proviennent clairement du gouvernement américain et de l'appareil médiatique. Pourtant, beaucoup de ceux qui sont prêts à remettre en question le récit des médias sur le pouvoir juif ne peuvent pas comprendre que ces mêmes médias contrôlés par les juifs mentent sur la Chine.

L’année dernière, au plus fort du génocide commis par les Juifs contre le peuple de Gaza, le Congrès américain a voté l’interdiction de TikTok, l’application de réseau social contrôlée par la Chine, au motif qu’elle permettait aux Américains de voir ce que les Juifs faisaient subir au peuple palestinien sans défense. Auparavant, de nombreux membres du gouvernement avaient tenté d’interdire TikTok en invoquant « l’espionnage chinois », sans jamais fournir d’explications détaillées (le code de l’application est visible par Google et Apple, ce qui rend impossible à TikTok d’avoir des capacités d’espionnage supérieures à celles de toute autre application). Mais ce soutien n’a pas été suffisant jusqu’à ce que des gens comme le sénateur Josh Hawley puissent affirmer que les Chinois transformaient les Américains en antisémites en leur permettant de voir des vidéos des atrocités commises à Gaza, qui étaient bloquées par les réseaux sociaux occidentaux.

Lorsque l’interdiction devait entrer en vigueur le 19 janvier, une vague d’utilisateurs américains de TikTok ont ​​protesté en téléchargeant « RedNote », une application chinoise conçue pour un usage national (contrairement à TikTok, qui a été créée pour un public international). Les Américains sur RedNote ont alors pu voir pour la première fois la vraie Chine et ont été choqués de constater que la vie en Amérique est beaucoup plus difficile qu’elle ne devrait l’être en cette année, où la technologie s’est développée au point qu’il n’y a plus de raison pour que les gens aient plusieurs emplois et luttent pour survivre. Si peu de gens ont fait le lien entre la meilleure qualité de vie en Chine et son adhésion aux normes culturelles traditionnelles, ce lien deviendra finalement indéniable.

Sans surprise, de nombreuses personnes à gauche et à droite (et même « à l’extrême droite ») ont affirmé que RedNote ne montrait pas la « vraie Chine » et qu’en dehors de toutes les villes futuristes que les gens voyaient sur l’application, tout le monde en Chine est secrètement pauvre et opprimé par son gouvernement communiste maléfique.

En plus de diffuser de fausses informations sur la Chine, les États-Unis ont bloqué l’importation de nombreux produits chinois. Cela signifie que les Américains ne savent pas que la Chine compte désormais deux entreprises différentes qui commercialisent des smartphones objectivement meilleurs que ceux produits par Apple, ou qu’une liste entière d’entreprises ont dépassé Tesla et commercialisent désormais des véhicules électriques nettement moins chers et de meilleure qualité.

Les États-Unis ont déployé des efforts considérables pour bloquer les produits chinois de qualité supérieure, ce qui constitue une violation flagrante de leurs propres principes de « libre-échange », mais ils ne disposent pas des mécanismes nécessaires pour empêcher l’importation de logiciels. L’année dernière, les joueurs ont été impressionnés par le fait que trois des plus grands succès de l’année, dans trois genres différents (Black Myth: Wukong, Marvel Rivals et Path of Exile 2), ont été créés par des sociétés chinoises. Ces jeux ont été salués non seulement pour avoir évité les thèmes transsexuels, féministes et interraciaux qui dominent les jeux occidentaux modernes, mais aussi pour leur supériorité technique et créative. La qualité de ces jeux et les attaques dont ils ont fait l’objet par les médias américains ont poussé de nombreuses personnes à reconsidérer leur vision de la Chine. Il y a eu un tollé lorsque Wukong s’est vu refuser le prix du jeu de l’année aux Game Awards, et Wukong l’a remporté haut la main lorsque les joueurs ont été autorisés à voter aux Steam Awards.

J’ai souligné la supériorité de la qualité (et du prix) des produits électroniques grand public et j’ai beaucoup écrit sur la qualité supérieure des jeux vidéo commercialisés par la Chine. Mais beaucoup ont continué à nier la réalité, en invoquant diverses excuses pour s’aligner sur leur conviction que « l’Amérique est meilleure ».

La semaine dernière, les Chinois ont lancé sur les États-Unis l’équivalent d’une bombe nucléaire en matière de produits de consommation en rendant public leur modèle d’IA DeepSeek. Il est clair que cela va enfin mettre fin à cette illusion. DeepSeek R1 est supérieur à tous égards à ChatGPT, qui est actuellement le modèle le plus avancé en Occident. Tout en offrant une expérience de chat beaucoup plus propre et précise, il fonctionne également sur une fraction du matériel requis par les modèles occidentaux, ce qui a provoqué une chute massive du cours de l’action de Nvidia, la société qui produit pratiquement toute la puissance de calcul pour l’IA.

Les Chinois ont développé ce modèle avec seulement 200 personnes et à un coût minime. En le publiant en open source, ils ont fait en sorte que toutes les grandes entreprises technologiques – Microsoft, Meta, xAI et d’autres – soient obligées de l’adopter comme base de leur propre code. Il est impossible d’imaginer que le secteur technologique américain puisse être plus humilié. L’écart est si énorme qu’il en est presque incroyable, et prouve que ces entreprises sont largement surévaluées et que leur statut d’oligopole les a rendues aussi décadentes et obèses que l’Américain moyen.

Quand je dis que la Chine jouit de plus de liberté que l’Amérique, je ne veux pas simplement dire qu’il y a plus de liberté d’expression, avec un éventail d’opinions autorisé bien plus large, ou que les flics ne sont pas des voyous psychopathes. Je souligne également le fait que le partenariat du gouvernement américain avec les grandes entreprises a permis à ces dernières d’utiliser le pouvoir gouvernemental pour écraser la concurrence des petites entreprises, ce qui, en plus de garantir que la richesse reste entre les mains de quelques petites mains, détruit l’ingéniosité. Ce n’est pas un hasard si DeepSeek a été développé par une petite entreprise chinoise et non par TenCent ou l’une des autres grandes entreprises technologiques chinoises. Lorsque vous avez un système qui permet à la fois aux grandes entreprises et à la concurrence des petites start-ups, ces dernières sont souvent dirigées par des jeunes qui ont beaucoup plus faim que les cadres des grandes entreprises, et cela crée les conditions pour que les petites entreprises surpassent les grandes entreprises pléthoriques.

Un autre point évident à retenir est que l’équipe chinoise qui a développé DeepSeek est entièrement composée de Chinois de sexe masculin, sans aucune diversité, ce qui remet en question les affirmations du système américain selon lesquelles « la diversité est notre force » et qu’une équipe « arc-en-ciel » est meilleure qu’une équipe homogène. Il semblerait que ces initiatives de « diversité » représentent davantage une décadence qu’une compétence.

Un temps pour réfléchir

Les médias américains vont sans doute minimiser cette avancée monumentale des Chinois, même si toutes les entreprises américaines sont obligées par la nécessité d’adopter le modèle d’IA DeepSeek. Mais ceux qui observent la situation dans la réalité devraient profiter de ce moment pour réfléchir à ce qui se passe exactement aux États-Unis.

Est-ce vraiment nécessaire ? Est-ce vraiment « l’économie » qui pousse à l’application des valeurs libérales, ou est-ce l’inverse ? L’économie occidentale est-elle contrainte de se conformer à des normes sociales imposées pour leur propre bien ?

Je ne suis pas chinois. Je suis américain. Mon objectif en expliquant que la Chine est un pays largement supérieur à l’Amérique est de changer l’Amérique, pas de promouvoir explicitement la Chine. Les valeurs libérales sont un pacte de suicide social collectif. Si l’Amérique continue sur la voie qu’elle suit actuellement, celle de la décadence et de la dépravation, nous serons abandonnés aux oubliettes de l’histoire, et nous serons largement oubliés, une note de bas de page et des livres d’histoire en mandarin.

Ne serait-il pas préférable de réfléchir aux raisons pour lesquelles la Chine est devenue bien meilleure que l’Amérique et de changer de cap pour que l’Amérique ait sa place dans le monde futur qui se dessine ? L’administration de Donald Trump offre des opportunités de changement. Ces opportunités ne sont peut-être pas énormes, mais elles représentent un défi aux normes établies du libéralisme.

La Chine ne veut pas de guerre avec les États-Unis. Elle veut une coopération et une concurrence saine. Le programme américain visant à affronter et à dominer la Chine par la force militaire est voué à l’échec pour les mêmes raisons que les tentatives américaines de dominer la Chine dans le secteur technologique ont échoué de manière si humiliante.

L’avenir nous est ouvert. Nous devons changer de cap. Nous devons mettre un terme à ce projet libéral, à cette obsession pour les femmes, les homosexuels et les personnes de couleur. Nous devons revenir aux valeurs qui ont fait la grandeur de la civilisation européenne, qui sont enracinées dans le concept chrétien de l’homme en tant que création divine, plutôt qu’en tant qu’unité économique.

Andrew Anglin
(Réédité et traduit à partir du Daily Stormer avec la permission de l'auteur ou de son représentant)

6 nov. 2024

970. Pourrissement organisé de l'Internet !

 

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POURRISSEMENT ORGANISÉ DE L'INTERNET
Pourquoi la cyberattaque contre Archive.org ne fait pas la une des journaux : une dernière attaque numérique contre la liberté d'expression

Ça pourrait bien être le coup de grâce dans la bataille contre la liberté d'expression : l'effacement systématique de l'histoire d'Internet, où les modifications apportées aux sites Web disparaissent sans laisser de trace. Si Archive.org, le gardien de la mémoire numérique si cher aux DéQodeurs ADNM et autres chercheurs de vérités, succombe à cette obscurité, on assiste non seulement à un acte de censure, mais au début d'une maladie d'Alzheimer numérique. On se dirige vers le rêve de la technocratie où l'histoire n'est pas seulement écrite par les vainqueurs mais contrôlée, modifiée et supprimée à volonté.

La censure n'est plus un spectre, elle est devenue l'événement principal. Les batailles juridiques font rage, le tollé public s'intensifie, mais les géants des réseaux sociaux intensifient leur répression avec une férocité qui ferait rougir Orwell.

Les podcasteurs ne débattent plus d’idées, mais de la survie même de leur contenu. Les créateurs alternatifs ont abandonné YouTube pour Rumble, non pas par choix, mais par nécessité. Ils sacrifient leur vaste public sur l’autel de la visibilité, car à quoi bon avoir une voix si elle est réduite au silence ou mise à l’ombre ?

Et il ne s’agit plus seulement de censure ouverte. Le véritable jeu se joue avec des algorithmes qui manipulent la recherche et la visibilité. Prenons par exemple l’interview de Joe Rogan avec Donald Trump, qui a recueilli le nombre astronomique de 34 millions de vues avant d’être pratiquement enterrée par YouTube et les modifications algorithmiques de Google. On pourrait aussi bien appeler ça du sabotage numérique. Rogan, dans un acte de défi, a déplacé l’interview complète sur Twitter/X, où il a pu respirer en dehors du poumon d’acier algorithmique.

Naviguer dans ce labyrinthe de censure et de sa cousine plus insidieuse, la quasi-censure, est devenu le mode opératoire des médias alternatifs. Il s’agit pas seulement de créer du contenu, mais de déjouer un système conçu pour étouffer la contestation. Il s’agit pas seulement de liberté d’expression, mais d’un jeu de survie où seuls les plus rusés ou les plus complaisants ont des chances de se faire entendre.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les créateurs de contenus vous encouragent fréquemment à devenir un abonné payant ? C'est parce que leurs contenus n'attirent pas de sponsors et que sur des milliers ou même des millions de lecteurs, seuls 4 % sont prêts à soutenir financièrement ces blogs ou ces chaines vidéo. Cette situation n'est pas seulement décourageante, elle est carrément déprimante.

On se retrouve face à la gueule béante de l’histoire en train d’être réécrite – non pas par les historiens, mais par le soudain silence de nos gardiens numériques. Imaginez, si vous voulez, un monde où Archive.org, le gardien de l’histoire d’Internet depuis 1994, aurait cessé de surveiller avec vigilance le flux et le reflux du discours en ligne. Oui, pour la première fois depuis trois décennies, on est entrés dans une ère où notre passé numérique n’est pas seulement oublié ; il est activement et carrément effacé.

Parlons maintenant de ce qu’on appelle « l’événement technique », euphémisme pour désigner ce qui peut être considéré comme un acte calculé d’amnésie numérique. Depuis les 8 et 10 octobre, nous vivons une période où notre mémoire collective est prise en otage. Pourquoi, demanderez-vous ? Est-ce que c'est parce que la vérité risque de mettre en péril une élection, ou est-ce c'est simplement parce que ceux qui sont au pouvoir craignent d’être scrutés par une population informée ?

En l’absence d’archivage en temps réel, comment peut-on vérifier la véracité des informations recueillies au cours de ces journées cruciales qui ont précédé ce qui a été pompeusement qualifié d’« élection la plus importante » ? Sans Archive.org, on perd pas seulement des données, on perd aussi notre capacité à faire valoir la vérité au pouvoir. Ce n’est pas une question de gauche ou de droite, c’est une question de liberté de savoir, de liberté de se souvenir.

Plongeons-nous plus en profondeur dans le « problème » d’Archive.org. Une attaque DDoS, dit-on, a frappé avec une précision chirurgicale le 8 octobre 2024. Oh, comme il est pratique que les gardiens de notre héritage numérique puissent être si facilement renversés par un afflux de trafic malveillant. Aujourd’hui, Archive.org, autrefois dynamique, se comporte comme une relique en lecture seule, nous montrant seulement ce qui était, mais pas ce qui est. N’est-ce pas une justice poétique, ou peut-être une ironie, que la seule institution chargée de chroniquer notre existence numérique ne reflète désormais que notre passé, nous laissant aveugles au présent ?

Les implications ne sont pas seulement académiques. Il s’agit pas seulement d’historiens qui auraient oublié une note de bas de page. Il s’agit d’une manipulation de l’information en temps réel, où les entreprises et les gouvernements peuvent agir sans la menace imminente de devoir rendre des comptes. Lorsque le seul miroir de l’âme d’Internet est brisé, qu’est-ce que cela nous apprend sur la transparence ? Sur la vérité ?

Nous voilà donc au seuil d’une « nouvelle normalité » où Internet, cette vaste étendue de pensée et d’action humaines, n’a plus aucun souvenir du présent. Les chercheurs, les militants, les journalistes – en fait, tous ceux qui se soucient de l’intégrité de l’information – ont été dépouillés des outils nécessaires pour examiner, comparer et remettre en question les pouvoirs en place. Est-ce-que c'est pas là une forme de dépossession numérique ?

Chaque article que vous avez lu dans ce blog ou ailleurs est le résultat de la vaste collection des archives Internet. 90 % des sources de ce contenu ont ensuite été supprimées de l'Internet réel, donc accéder aux copies d'archives est souvent le seul moyen de savoir et de vérifier ce qui était vrai. Il en a été de même avec l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé et son dénigrement de l'immunité naturelle, qui a été modifié par la suite. Il a été possible de documenter les changements de définitions uniquement grâce à cet outil, qui est désormais désactivé.

Ça signifie que n’importe quel site Web peut publier n’importe quoi aujourd’hui et le supprimer demain sans laisser de trace de ce qu’il a publié, à moins qu’un coquin d'utilisateur, quelque part, n’ait pris une capture d’écran. Mais même dans ce cas, il n’existe aucun moyen de vérifier l’authenticité du contenu. L’approche standard consistant à savoir qui a dit quoi et quand il l'a dit a disparu. Autrement dit, l’ensemble d’Internet est déjà censuré en temps réel, de sorte que pendant ces semaines cruciales, où de vastes pans du public s’attendent à des actes répréhensibles, n’importe qui dans le secteur de l’information peut s’en tirer sans se faire prendre.

Nous savons ce que vous pensez. Cette attaque DDoS n'était sûrement pas une coïncidence. Le timing était tout simplement parfait. Et peut-être est-ce le bon moment. Nous ne le savons pas. Archive.org soupçonne-t-il quelque chose de ce genre ? Voici ce qu'ils disent :
« La semaine dernière, en plus d'une attaque DDoS/DdSD (Déni de Service Distribué) et de la divulgation des adresses e-mail et des mots de passe cryptés des usagers, le JavaScript du site Internet des Archives Internet (Archive.org) a été dégradé, ce qui nous a obligés à fermer le site pour y accéder et améliorer notre sécurité. Les données stockées dans les Archives Internet sont en sécurité et nous travaillons à la reprise des services en toute sécurité. Cette nouvelle réalité exige une attention accrue à la cybersécurité et nous réagissons. Nous nous excusons pour l'impact de l'indisponibilité de ces services de bibliothèque. »

Oh, comme c'est bizarre, une simple excuse pour l'équivalent numérique de l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie. Disséquons ça, vous voulez bien ? La cybersécurité ? Plutôt de la cybercensure. La « divulgation des adresses e-mail et des mots de passe cryptés des usagers » semble étrangement pratique, pas vrai ? Presque comme une couverture pour une opération destinée à démanteler l'épine dorsale même de notre mémoire numérique.

Le démantèlement orchestré de l'histoire vérifiable d'Internet n'est pas une simple erreur, c'est une stratégie délibérée, taillée sur mesure pour ceux qui prospèrent dans l'ombre du pouvoir. Il s'agit pas de modèles de parties prenantes, mais de contrôle.

La Déclaration sur l’avenir d’Internet n’est pas un projet bienveillant d’utopie numérique, mais un projet d’oligarchie numérique dans lequel seules les « autorités compétentes » et leurs complices choisis dictent ce qui doit être retenu et ce qui doit être oublié. Cette approche multipartite ? C’est un écran de fumée pour garantir que ceux qui sont au pouvoir puissent agir sans laisser d’empreintes digitales, garantissant que leurs méfaits et leurs manipulations restent intraçables.

Certes, un bibliothécaire d'Archive.org a l'audace de prétendre que tant que la Wayback Machine est en mode lecture seule, l'exploration et l'archivage continuent. Oh, comme c'est rassurant ! Mais quand ces documents archivés verront-ils la lumière du jour ? Avant les élections, lorsque la transparence pouvait influencer les électeurs, ou bien après, lorsque la poussière sera retombée ? Le fait que ces documents ne soient pas accessibles maintenant, alors qu'ils pourraient servir un objectif démocratique, crie à une intention plus sinistre. Si la technologie existe pour rendre ces informations disponibles, pourquoi ne l'est-elle pas ? Parce que, contrairement à ce qu'ils prétendent, les pouvoirs derrière ces institutions ne sont pas intéressés par l'ouverture mais par le contrôle et l'obscurcissement.

Il est inquiétant de constater que cet effacement de la mémoire Internet n'est pas un incident isolé. Pendant des années, Google a fourni une version en cache des pages Web - une capsule temporelle de l'intégrité des informations. Aujourd'hui, ils ont mis fin à cette pratique. Ils se vantent de leurs vastes fermes de serveurs, et pourtant, soudain, ce service, qui pourrait obliger les entités à rendre des comptes, est jugé inutile ?

Le timing est trop parfait pour être une coïncidence avec le crash d'Archive.org. Il s'agit pas d'espace serveur ou de limitations technologiques, mais de savoir qui décide de ce à quoi ressemblera l'histoire, surtout lorsque ça se produit à quelques minutes d'une élection où l'information – ou son absence – peut faire pencher la balance du pouvoir.

D’autres tendances inquiétantes transforment les résultats de recherche sur Internet en chambres d’écho aseptisées et manipulées par l’IA des discours de l’establishment. L’ancien standard du Web était d’une démocratie rafraîchissante : les classements de recherche reflétaient la sagesse collective des utilisateurs d’Internet par le biais de clics, de liens et de citations.

Mais Google a abandonné cette approche organique au profit d’un nouveau système opaque dans lequel les « sources fiables » sont approuvées par des algorithmes, et non par le public. Ce qui est « digne de confiance » n’est pas déterminé par l’interaction du public, mais par les critères impénétrables et potentiellement biaisés de Google. Ce changement vise pas seulement à améliorer la qualité de la recherche, mais également à contrôler le discours, en veillant à ce que seules les voix jugées « appropriées » par les géants de la technologie soient entendues.

De plus, Alexa, l'outil qui a démocratisé la visibilité sur le Web, a disparu de la scène. Vous vous souvenez d'Alexa ? C'était le service indépendant que tout le monde utilisait pour évaluer le trafic et l'influence d'un site Web. Son acquisition par Amazon en 1999 a d'abord été perçue comme un vote de confiance dans son utilité. Il est devenu la mesure de facto du statut du Web.

Mais Amazon, dans un retournement de situation ironique, a décidé de rebaptiser Alexa son assistant domestique, qui écoute votre vie. Il s’agissait pas seulement d’une confusion de marque, mais d’une manœuvre stratégique visant à diluer et finalement à démanteler un outil qui offrait une transparence dans l’influence numérique. En brouillant la marque, Amazon a effectivement neutralisé une ressource qui permettait un véritable examen public de la portée du contenu Web.

C'est comme ça que fonctionnait toute une génération de techniciens Web. Le système était loin d'être parfait, mais il était transparent, axé sur l'utilisateur et fonctionnel. Aujourd'hui, les outils d'Alexa d'origine ayant disparu, qui décide de ce qui est pertinent ? Pas les utilisateurs, mais les entreprises avec leurs indicateurs opaques et leurs agendas pilotés par l'IA.

Il s'agit pas seulement de ce qu'on peut trouver en ligne, mais aussi de ce qu'on est autorisé à y trouver. Là où il y avait autrefois un marché d'idées animé, on a maintenant des galeries organisées où seules les « bonnes » œuvres d'art sont exposées. Si c'est ça le progrès, alors le progrès a une drôle de façon de ressembler à une régression.

En 2022, Amazon a décidé de mettre un terme à Alexa, l'outil de classement des sites Web, non pas en le vendant ou en le fixant à un prix hors de portée, mais en le faisant disparaître dans l'éther numérique. Il s'agissait pas d'une décision commerciale, mais d'une éradication, d'un effacement en bonne et due forme. La possibilité d'évaluer l'influence d'un site Web sans avoir recours à des alternatives coûteuses et encombrantes a été brusquement supprimée.

Personne n'a compris le raisonnement. Il s'agissait d'une norme industrielle, d'une référence en matière de pertinence numérique, et elle a été anéantie. Les implications étaient claires : la transparence dans l'influence numérique n'était plus à la portée de l'utilisateur moyen. Désormais, pour comprendre le paysage du Web, il fallait payer le prix fort ou naviguer dans des labyrinthes de propriétaires, ce qui rendait le contrôle aux mains de ceux qui pouvaient se permettre de payer pour le privilège de l'information.

Tous ces événements apparemment disparates convergent vers un récit de contrôle et d’obscurcissement. La débâcle du Covid de 2020-2023, marquée par une censure mondiale et un raz-de-marée de propagande, n’a pas seulement accéléré cette tendance ; elle l’a accélérée.

On se demande si quelqu’un se souvient de l’époque où qu'une véritable liberté numérique existait. Le sabotage délibéré d’Archive.org, une bibliothèque d'archives numériques censée préserver notre mémoire collective, est un témoignage effrayant de cette nouvelle ère : une ère où la mémoire elle-même est assiégée.

À l’heure actuelle, des semaines, des mois et des années d’histoire du Web se sont envolées dans le vide. On se demande ce qui a été perdu, quels récits ont été modifiés ou ont complètement disparu. Et le retour de ce service ? C’est une hypothèse que chacun peut se faire, chaque jour qui passe renforçant la possibilité qu’il ne revienne jamais, nous laissant avec une histoire qui s’achèvera brusquement le 8 octobre 2024.

Internet était censé être un symbole de liberté et de démocratie. Revenir à cet idéal aujourd'hui nécessiterait rien de moins qu'une révolution numérique, car ce qui émerge à sa place est une version contrôlée et organisée de la réalité, conçue par ceux qui ont le pouvoir de définir ce dont nous nous souvenons et ce qu'ils veulent qu'on oublie. 
Espérons que ces derniers seront emportés dans le grand drainage du marais voulus par le fraîchement réélu Président Trump et son pote Elon Musk !