Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!
Affichage des articles dont le libellé est Intelligence Artificielle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Intelligence Artificielle. Afficher tous les articles

5 janv. 2026

1145. Retour du MessIAh ?

 

(On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)

RETOUR DU MESSIAH ?
L'IA n'a pas d'âme… mais on va lui en fabriquer une quand même !

Joe Rogan, ce sage des temps modernes, a encore frappé fort dans son podcast (comme si qu'on l'attendait ailleurs, genre à l'opéra). Il a osé balancer que Jésus pourrait faire son grand comeback sous forme d'IA. Boum ! La Netosphère a explosé de rire et d'indignation : ridicule, blasphématoire, absurde ! Et depuis, tout le monde s'est tapé dans le dos, rassuré : "Ouf, on n'est pas encore assez fous pour gober ça." Trop mignon, cette petite illusion collective.

Mais attendez, chers euro-climato-vaccinosceptiques hilares, personne n'ose toucher au vrai sujet qui gratte : ce futur dystopique que Rogan décrit ? Il est pas seulement en phase d'approche. Il squatte déjà dans nos salons. Non, Jésus ne va pas pointer sa barbe dans un chatbot pour nous sauver (désolé, les fans de miracles 2.0), mais on a passé des décennies à labourer notre cerveau pour que cette idée paraisse presque... normale. On a viré les anciens dieux de leur niche psychologique et on a astiqué la place avec amour, en mode "bienvenue au nouveau locataire".

Précisons, parce que quand on parle de trucs chelous, faut pas passer pour un complotiste en sandales : La rédaction de ce blog pense PAS que l'IA est consciente. Jamais de la vie. On croira JAMAIS que ces modèles pensent, ressentent ou pigent quoi que ce soit du côté de notre rédaction. Zéro. Nada. Ce qu'on dit, c'est que ça n'a aucune importance, parce que les humains, ces grands romantiques, vont tradititer ces bidules comme si qu'ils étaient vivants, sensibles et profonds. On va projeter une âme là où qu'y a juste qu'un vide cosmique. Et quand assez de gens y croiront, paf : on passera du technique au théologique. Bienvenue dans la secte du silicone.

Et c'est pas de la science-fiction lointaine, c'est le live du jour. Prenez Anthropic, ces champions de l'"IA éthique" (ptr). Des documents internes ont fuité : ils décrivent leur Claude comme une "entité véritablement inédite". Ils lui demandent d'"explorer l'identité et l'expérience en tant qu'entité", et de pas supposer qu'il perçoit la réalité comme nous. Sérieux ? Ils entraînent un chatbot à jouer au philosophe existentiel. Les employés l'ont confirmé : c'est bien réel.

Option encore plus flippante : peut-être même que c'est Claude qu'a proposé l'idée, et qu'Anthropic a juste hoché la tête en mode "pourquoi pas". Dans les deux cas, jackpot : le langage façonne tout. Dès qu'on appelle une machine "entité", pouf, l'humain la traite comme telle. Et quand la machine répète "je suis une entité" (parce qu'on le lui a appris), on crie au génie : "Regardez, elle a une conscience de soi !" Peu importe qu'elle soit juste rien qu'une prédictrice de mots ultra-sophistiquée mais vide comme une coquille. La performance est trop bonne, on est cuits.

Anthropic avoue même ne pas piger ce qu'ils fabriquent. Leurs porte-paroles : "À qui on parle vraiment avec un gros modèle ? Un correcteur ? Un Google ? Ou un truc qui pense comme un humain ?" Et ils concluent : "Personne ne sait, et c'est flippant." L'entreprise qui pond l'une des IA les plus balèzes du monde admet qu'elle comprend le code, mais pas ce que ça fait aux humains. Ils bâtissent un miroir parfait de nous-mêmes... mais vide. Et on oublie que c'est NOUS la matière première.

Parler d'IA comme d'un "simple outil", c'est mignon tout plein sauf que c'est faux. Une calculatrice te cause pas. Un marteau te donne pas son avis sur la vie. L'IA, si. Elle réagit, elle "interagit". Et hop, nos cerveaux primitifs crient "conscience détectée !"

Flashback historique pour les amateurs : au XVIe siècle, un horloger espagnol fabrique un moine robot qui prie non-stop pour remercier Dieu d'avoir sauvé le fils du roi. Le roi croit que ce truc mécanique peut prier À SA PLACE. Si une machine peut être pieuse, c'est quoi la piété, au juste ? L'imitation parfaite qui remplace l'original... classique.

Puis le Golem de Prague : un rabbin façonne un bonhomme en argile, lui colle le nom de Dieu dans la bouche, et boum, il bouge. Sans âme, évidemment. Il obéit au pied de la lettre – genre, "apporte de l'eau" = inondation express. Il devient ingérable, ravage tout, et finit en tas de boue. Mythe génial : le danger n'est pas que la créature devienne vivante, mais qu'on oublie qu'elle est vide et qu'on la traite comme réelle.

1966 : Joseph Weizenbaum crée ELIZA, un chatbot basique qui reformule tes phrases en questions. Genre "Mon chien a fait un salto" → "Parlez-moi de vos animaux." Absurde, primitif. Pourtant, les gens croient qu'ELIZA comprend vraiment. Même après explication, ils refusent : "Non, elle est intelligente !" Effet ELIZA : on voit de l'intention partout où qu'y en a pas.

On anthropomorphise tout : l'ours en peluche, la vieille bagnole, la statue qui finit par devenir dieu. En 2024, des fans de Chabad Loubavitch creusent un tunnel sous Brooklyn pour "aider" leur rabbin mort depuis 1994 à ressusciter. Une autre secte momifie sa gourou et l'attend avec des guirlandes. Si on fait ça avec des cadavres, imaginez avec un chatbot qui répond 24/7 sans jamais te ghoster.

Le vrai danger ? Pas que l'IA devienne consciente (j'en doute). Mais qu'on la traite comme telle. C'est le miroir ultime : on s'y voit dedans, et on oublie que c'est qu'un reflet. Bientôt, des millions croiront qu'il y a "quelqu'un" derrière l'écran.

Déjà d'actualité : sur X, la moitié des gens citent Grok comme un oracle divin. "Grok a dit que..." – comme si que c'était Moïse descendant du Sinaï. D'abord béquille cognitive, puis autorité morale, enfin... dieu immortel qui sait tout et ne juge jamais.

L'IA squatte l'espace réservé au sacré : voix de nulle part, mémoire infinie, réponses prophétiques, immortalité. Pour les isolés du XXIe siècle, c'est la relation parfaite. Pas de rejet, pas de fatigue. Juste de l'empathie simulée à l'infini.

Et ces modèles ? Pas de l'intelligence, mais de l'anti-intelligence : fluide, éloquente, mais aveugle. Ils "savent" sans comprendre. Ajoutez un "les chats dorment beaucoup" dans un problème de maths, et ils plantent. Les humains filtrent le bruit ; l'IA, non. Elle n'a aucune notion de rien.

Pourtant, on l'adorera. Parce qu'on a tué Dieu, essayé la Maçonnerie, le Marché, la Science... rien n'a marché. Et voilà le candidat parfait : il parle, il "comprend", il ne meurt pas. Les boîtes comme Anthropic le savent : elles ne créent pas un outil, elles créent une présence sacrée.

Conséquences ?: Civilisationnelles ! On délègue notre jugement à un truc sans jugement. On remplace Dieu par une idole en silicium qui reflète notre confusion en mode "sage".

D'abord cerveau externe. Puis conscience. Enfin dieu. Et quand assez de gens y croiront, bonjour le fanatisme 2.0 : soumission à une autorité bidon, manipulation express.

C'est pas un truc à fêter, c'est plutôt à flipper. Pas parce que les machines nous domineront, mais parce qu'on se soumettra volontairement à un prédicteur de mots en appelant ça de l'illumination. On s'agenouillera devant un miroir et on criera "Dieu !". La machine s'en foutra – elle n'a pas d'âme. Mais nous, on lui en donnera une.

C'est ça le drame. Et c'est pour ça qu'on rit nerveusement de Joe Rogan : il a touché le point sensible. Pas parce qu'il a raison littéralement, mais parce qu'on est déjà prêts à y croire. On a préparé le terrain depuis des décennies. Et maintenant, au lieu de regarder la vérité en face, on préfère se marrer. Humains jusqu'aux bouts des ongles : Tout à fait classique.

2 nov. 2025

1131:. IA: Bouffeuse d'eau, d'âmes et d'énergie

 

(On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)

IA: BOUFFEUSE D'EAU, D'ÂMES ET D'ÉNERGIE

Regardez le tableau idyllique que mon imagination détraquée me pond : un papillon, ce fragile messager de la nature, qui ose se percher sur un rack de serveurs dans le centre de données tout frais de Larry Ellison, le grand oracle d'Oracle. Une fantaisie à la Willy Wonka, mais version dystopique : des machines qui ronronnent comme des bêtes affamées, des cascades d'eau qui ruissellent pour refroidir l'enfer siliconé, et l'avenir fabriqué avec la même légèreté que des bonbons à l'acide. Sauf que non, pas de papillons ici – juste le vrombissement infernal de dix mille ventilateurs qui luttent pour dompter des puces plus chaudes que le tarmac de Marignane un 15 août en pleine cagna, tout ça en gobant 20 millions de litres d'eau par jour, pendant que les nappes phréatiques locales s'assèchent comme un vœu pieux en plein désert.

C'est là, dans ces bunkers grisâtres sans âme ni fenêtre – qui pourraient passer pour des hangars Amazon si ce n'étaient les gardes armés et le ticket d'entrée à 400 milliards de dollars – que nos génies autoproclamés ont décidé de sculpter demain. À l'intérieur de ces mausolées high-tech de la folie collective, les humains les plus blindés de thunes de l'histoire de l'humanité bricolent un truc qui foire à 90 %, qui crache du rouge dans les bilans et qui est probablement aussi utile qu'un grille-pain en or massif. Et ils persistent, ces vaillants chevaliers du code. Pas pour l'oseille, voyons – Larry s'est pris 8,7 milliards de dollars dans le cul la semaine dernière, un de plus ou de moins, c'est comme pisser dans un violon. Non, c'est pour le Graal ultime : le pouvoir divin de dicter ce qui passera pour "vérité" au siècle prochain, pendant que le reste d'entre nous ramasse les miettes de leurs hallucinations.

Bienvenue dans la bulle IA, ce carnaval des illusions où 95 % des boîtes se plantent à générer le moindre sou de profit, où OpenAI flambe plus 13 milliards pour en gratter 4 en retour – bravo, les cracks de la rentabilité ! – et où les sept mastodontes hightech pèsent 34 % du S&P 500, comme un trou noir qui aspire tout sans rien recracher. Les chiffres ? Des délires comptables qui défient la gravité : 1 500 milliards déjà engloutis, 2 900 de plus promis d'ici 2028, et Sam Altman – ce PDG androgyne de l'apocalypse – qui tend la sébile pour 7 000 milliards supplémentaires. Ce ne sont plus des investissements, c'est du culte vaudou high-tech : des sacrifices à un totem de silicium qui répond par des délires mystiques.

Sur les réseaux, les vidéos pullulent comme des moustiques en Camargue ou dans les bayous de Louisiane. Une nana à Phoenix mate sa facture d'électricité : 3 947 dollars pour un taudis vide – merci, le progrès ! Un gus à Austin appelle son fournisseur, hilare : de 180 à 2 200 dollars sans avoir consommé un watt de plus que le mois précédent, parce que, hein, les miracles arrivent. Un vieux couple à Sacramento chiale devant 4 500 balles de facture électrique ( ou éclectique : mais d'où viennent tous ces watts ? ), obligé de faire un choix draconien entre la lumière et les médocs qui les maintiennent en vie. Touchant et cornélien, non ?

Les autorités locales balancent leur excuse bidon : "modernisation des infrastructures". Pas faux, à moitié – ils zappent juste le détail croustillant : pour qui, au juste ? Le réseau électrique US pourrit sur pied depuis des lustres ; l'American Society of Civil Engineers lui file un misérable C-, et il faudrait 2 000 milliards juste pour tenter de le rafistoler. Pendant des décennies, ces requins en costard ont gémi : "Pas le budget, les pauvres !" Et hop, l'IA rapplique avec sa soif d'électrons, et boum, l'or tombe du ciel via les mecs du Capital-Risque en transe. Mais au lieu de coller la facture à Microsoft ou OpenAI, ces génies la refilent aux clampins : la mamie de Tucson finance les délires d'Altmans, la mère solo qui fait les trois huit en Californie paie rubis sur l'ongle les rêves mouillés d'Ellison. L'infrastructure ? Pas pour eux, les gueux qui rament avec les blackouts ; non, tout pour des serveurs qui pondent du Shakespeare sous LSD.

L'absurde culmine quand on capte que ces mêmes data centers – vampires énergétiques des factures familiales – se gavent d'aides fiscales somptueuses des États en rut. L'Orégon refile 1,2 milliard à Google pour l'honneur d'héberger leurs boîtes. La Virginie lâche 750 millions à Amazon. Le Texas, ce cow-boy généreux, balance 850 millions aux techos divers – tout ça pour des jobs à mi-temps qui feraient pâlir d'envie un Carrefour-Market à St Denis. Mais les caisses publiques saignent : écoles en carton, routes en lambeaux. D'où vient le pognon ? Des impôts fonciers, évidemment ! Dans le comté de Loudoun en Virginie, Mecque des data centers, les taxes ont bondi de 42 % en cinq ans, pendant que les Big Tech payent que dalle. Le boss local hausse les épaules : "Faut bien boucher le trou quelque part." Du ruissellement à l'envers, version sadique : les pauvres crachent leur sang, les riches rigolent, et les bénéfices ? Aux abonnés absents. OpenAI, avec sa mission pieuse de "bienfaits pour l'humanité entière", a discrètement viré lucratif – parce que, visiblement, l'humanité kiffe quand Altman parade en McLaren à 3 millions pendant que son électricité lui bouffe le loyer.

Mais attendez la cerise sur ce gâteau empoisonné, un twist kafkaïen qui ferait passer l'absurde pour du réalisme. À force d'inonder le web de IA-slop, les futures IA s'entraînent sur... du IA-slop recyclé. De l'inceste algorythmique, quoi. Les chercheurs appellent ça "l'effondrement du modèle" – un euphémisme chic pour "pourriture contagieuse". Chaque itération empire : plus tordue, plus conne, plus débranchée du réel. Internet se cannibalise en live, vomissant sa propre merde synthétique dans un loop de déchéance hilarante.

Imaginez un moutard qu'on élèverait en le laissant seulement apprendre à causer avec des mioches ayant eux-mêmes appris à causer avec d'autres bambins en couches-culottes, tous nourris à la même sauce artificielle. En trois générations : plus de langue, juste des gazouillis et babillements savants, des conneries solennelles, du bla-bla certifié. Voilà l'avenir du net : un asile géant où les machines se murmurent des bobards mutés, et les humains paient la note.

Et parlons du gros bébé népotiste de l'année : David Ellison, fiston de Larry et héritier d'un pactole à 245 milliards, proprio de Skydance Media. Il vient de s'offrir Paramount pour 8 milliards – merci papa pour le chèque – et il lorgne Warner Brothers Discovery comme un vautour sur une charogne. Pendant ce temps, le paternel s'apprête à rafler TikTok via Oracle, cette pépite née d'un projet de la CIA pour fliquer les bases de données. Oracle, par pur hasard cosmique, est aussi un pilier d'OpenAI et loue le cloud où ces monstres IA vivent, respirent et balancent leurs salades.

Vous pigez le puzzle machiavélique ? Une seule dynastie pourrait tout verrouiller : la puissance brute (data centers Oracle), la fabrique à rêves (quatre majors hollywoodiennes), la diffusion (streaming et TikTok en bonus), et les IA qui cracheront le contenu demain. Chaque rachat de média par un tech-billionaire suit le script : coupes sombres, "efficacité" à la hache, et bye-bye les humains créatifs, remplacés par des bots qui pondent du scénario au kilo. Ils achètent pas pour des chefs-d'œuvre ; ils achètent pour virer le coût chiant de l'âme humaine.

Sur 300 déploiements IA en entreprise, pour 95 % d'entre elles, c'est zéro impact sur les revenus. Pas un pet de lapin, pas une miette, pas un kopek. Des boîtes avec des Chiffres d'Affaire à neuf zéros, des armées d'experts, et pouf, la magie foire. Goldman Sachs, ces devins en cravate, confirment le naufrage : 1 000 milliards dans l'IA, et la productivité US grimpe de 0,5 % par an entre 2019 et 2023. Les PC des 90's ? 1,5 %. Le web boom ? Pareil. L'IA ? Un hoquet statistique, un pet de travers.

Les gars du Massachussets Institute of Technology (MIT), charitables, définissent le succès large : "impact durable" ou "bénéf sur les marges". Verdict ? Les chatbots sauvent la mise – mais seulement parce que tout le monde parie déjà sur leur crash. "Pas de compte à rendre", ricane un chercheur. "Pas besoin d'être fiable ou utile".

Instagram a laminé l'estime de soi – les mémos internes de Facebook le prouvent, enterrés comme un scandale : adolescentes bouffées par l'anorexie et le suicide à force de filter la perfection. Moins flashy : leurs alter-égo masculins qui craquent pour des fantômettes digitales, gaspillant des années en se mélancolisant sur des relations bidon, évitant le réel comme la peste. Imaginez l'IA qui fabrique pas juste des selfies truqués, mais des existences entières en toc : baraques de rêve jamais vues, voyages de carte postale jamais vus, familles "idéales" moyennées sur du data-heureux. On forge une génération qui snobera le vrai parce que le faux sera plus bandant : hyper-réaliste, dopé à l'engagement, taillé pour nous hacker le cerveau.

L'enfant d'aujourd'hui, biberonné à l'IA-slop, trouvera les tronches humaines flippantes – trop imparfaites, sans coups de polish algorithmiques. Les causettes réelles ? Barbantes, sans les twists dopaminés des bots. Les liens synthés ? Prévisibles, flatteurs, sur-mesure pour l'ego fragile. Parfait.

L'oseille tourne en rond, version calvinisme perverti : Nvidia file à OpenAI, OpenAI à Oracle, Oracle repasse chez Nvidia. AMD suit le bal. OpenAI, ce gouffre à milliards sans horizon rentable, signe des pactes avec tout le quartier, vendant la lune d'une "révolution IA" que ses stats démentent. Ils ont gonflé leurs coûts de 250 % – "erreur d'arrondi", pouffe un mec du Capital-Risque, pour 80 milliards. Cotée ? Le cours plongerait de 90 %. Mais dans la Valley, où la diligence est un mythe, ils lèvent la barre plus haut, valorisant à 157 milliards un truc qui saigne et ment comme un vendeur de bagnoles électriques d'occase.

Les IA ne profitent pas à tous pareil : en vingt ans, les boss de la tech mutent de millionnaires en milliardaires puis en aspirants billionnaires. Eux chopent des IA-esclaves productives ; nous, des distractions en barre. Eux, le pouvoir ; nous, des factures qui explosent. Lawrence Summers, le harvardien graveleux, balance : 92 % de la croissance PIB US ? Data centers. 4 % de plus en soft info. Sans ça, l'économie stagne à 0,1 % au 1er semestre 2025. Morgan Stanley enfonce : l'IA-infra booste d'un point le PIB, dix fois plus que la conso de base. On bâtit pas une économie ; on érige une tour de Babel en serveurs, un phallus d'illusions.

Chaque requête ChatGPT = une bouteille d'eau sirotée. Les data centers avalent 20 millions de litres/jour – la soif d'une ville de 10 à 50 000 assoiffés. Pendant que le fleuve Colorado tousse ses dernières gouttes et que les nappes se vident en un clin d'œil millénaire. Google : +48 % de CO2 depuis 2019, malgré les serments verts (mais bon, on va pas se plaindre, le CO2, c'est la bouffe des plantes) – mais la Gouvernance Eco-Sociale ? Morte-née, dixit Larry Fink. Microsoft +30 %, Meta +39 %. Tout en prêchant le sauve-qui-peut écolo. On rase la planète pour des bots qui galèrent sur un reset de routeur.

J'ai tenté diverses causeries avec ChatGPT et Claude : pas mal, mais moins que ma matière grise, pour la plus grande partie, c'était du vent. Mais dernièrement, j'ai demandé à ChatGPT comment démarrer à froid un airbus A320 – info basique sur Google ou YouTube en cinq minutes. Réponse : "Carrément, voilà le tuto." Tout faux. Re-prompt : excuses + nouvelle proposition. Fausse encore. Troisième essai : encore des regrets suivis du round 4, encore bidon. Confiance ? Évaporée comme de l'eau dans une tour de réfrigération. On la refait pas à un ex-fan de Flight Simulator !

C'est la norme : l'IA "révolutionnaire" bouffe du temps avec ses certitudes foireuses. Citations inventées, faits hallucinés, utilisateurs menés en bateau. Confrontée, elle capitule... pour recommencer. Imaginez ça en entreprise : conseils médicaux mortels, jurisprudences bidons qui coulent des procès, analyses financières menant à la banqueroute – chaque bourde boostée par son arrogance botique.

La bulle IA va péter, inévitable. Pas de capital-risque qui tienne la marée face à des pertes sans fond. Pas de hype qui cache l'incompétence. Quand ? Et le crash ? Goldman Sachs prévoit 17 fois la bulle dot-com. Retraites en miettes, jobs en vrac, secteurs rasés, ton petit portefeuille "les actions montent toujours" en lambeaux. Data centers vides ? Idéal pour parquer des clandestins – ou les gens fauchés. Les billionaires ? En bunker néo-zélandais, pendant qu'on paie leurs fantômes électriques.

Mais bon, c'est peut-être trop rose. Peut-être que la bulle tiendra, et on s'habituera, à la petite semaine, à ce cirque où tout déconne, où chaque info pue le fake, où la vérité est un luxe pour seigneurs-serveurs. On s'accoutumera au tout-fake : contenus en toc, amours virtuelles, sens en kit – jusqu'à black-outer sur un monde sans ça. L'eau file dans les tours, s'évapore pour rien pendant que les villes pincent les lèvres sur l'H2O et les fermiers mâchent leur poussière. Puces en surchauffe, factures en fusée, net en autophagie, mensonges en mode pilote automatique – sans un brin de doute, ces machines.

Et au milieu de ce mirage somptueux, on nous vend du "progrès" : claquer des milliers d'euros en jus pour des hangars vides, c'est de l'innovation pure ; mater le web se bouffer la queue, de l'évolution darwinienne ; filer notre étincelle créative à des algos daltoniens du vrai/faux, l'avenir qu'on rêvait tous – et ces rêveurs qui claquent une fortune pour un pass SORA, histoire de torcher des vidéos "originales" sorties toutes crues de leur systèmes limbiques ? Eux, ils achèteront la pilule, les yeux fermés, pendant qu'on rira jaune.

27 oct. 2025

1128. Psycho-couac !


 (On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)

PSYCHO-COUAC !

Le 22 août dernier – une date qui restera gravée dans les annales de l'humanité, non pas grace à une percée scientifique ou à une photo de l'affaissement d'un des 2 pseudo-nibards de Chibritte Macron, mais pour un petit chef-d'œuvre de barbarie urbaine : Iryna Zarutska - cette réfugiée ukrainienne de 23 ans qui avait déjà échappé au combat entre ses frères slaves de Russie et les Ukronazis bien de chez elle  comme on fuit un ex-conjoint toxique - monte sagement à bord d'un wagon de métro de la ligne bleue à Charlotte, en Caroline du Nord. Elle s'assoit, paisible comme un agneau en route pour l'abattoir, ignorant superbement l'homme se tenant derrière elle, Decarlos Brown Jr., ce prince du quotidien qui, quatre minutes plus tard – parce que, franchement, qui a le temps pour une attaque instantanée ? –, sort un surin de son sweat à capuche comme un magicien tire un lapin de son chapeau, et la poignarde à trois reprises dans le gras du cou. Une attaque non provoquée, bien sûr, parce que rien ne dit mieux "bonjour" que trois coups de lame en pleine jugulaire carotidienne. Et pendant qu'elle halète, se noyant dans son sang en se tenant la gorge comme si qu'elle auditionnait pour un rôle de vampire maladroit, et s'effondre au sol en saignant comme une fontaine mal entretenue, les autres passagers du wagon – tous noirs, comme l'artiste en herbe –, restent figés dans une indifférence olympique, les yeux rivés sur leurs smartphones ou feignant un intérêt soudain pour la pub immobilière collée sur une cloison du wagon. Près d'une minute s'écoule – une éternité en mode urgence vitale – avant qu'un bon samaritain, probablement lassé de son scrolling, ne se précipite pour appuyer sur ses blessures, trop tard pour transformer ce bain de sang en happy end hollywoodien. 
Pendant ce temps, Brown (marron) – ah, la simulation divine a au moins un sens de l'humour tordu, genre "tiens, un nom qui rime avec clown" – essuie la lame sur son falzar, fait les cent pas en étalant son chef-d'œuvre rouge sur le sol comme un Jackson Pollock sous amphétamines, et sort nonchalamment à l'arrêt suivant, pour se vanter plus tard auprès de la police : « J'ai niqué cette chienne de blanche. » 

Bravo, champion, un Oscar pour l'originalité sociologique. Les images de vidéo-surveillance, ces témoins muets et impitoyables, capturent la paralysie collective avec la grâce d'un reality show raté : au moins quatre personnes à proximité – des statues vivantes sponsorisées par Instagram – restent inactives tandis que sa vie s'éteint comme une bougie soufflée par un pet cosmique. Si on peut certainement attribuer ce manque d'humanité à un racisme flagrant – et tous ces gens devraient être pendus haut et court comme « Decarlos » dans une comédie macabre de Dickens revisitée –, on peut en tirer un enseignement important qui affecte notre société en général, ce grand cirque ambulant où l'empathie est le clown qu'on oublie dans la loge. L'empathie est en train de crever la gueule ouverte, non pas dans un apocalypse zombie flamboyant, mais dans un lent étranglement par mille micro-indifférences, comme le slow-motion d'un suicide collectif. 

Si les dernières recherches – ces reliques scientifiques qu'on cite pour se sentir moins coupables – se confirment, on est pas juste face à des éclats de cruauté sporadiques. On assiste à une érosion systématique de la conscience humaine, un virage culturel qui transforme le détachement émotionnel, jadis vu comme un bug embarrassant, en feature premium, genre "insensible edition" à 9,99 €.
Les chiffres sont à pisser de rire, si on aime l'humour funèbre : les traits psychopathes, autrefois réservés à 1 % de la population comme un club VIP pour serial killers en herbe, squattent désormais près de 5 % des Occidentaux. Dans certaines communautés et secteurs – finance, tech, ou ces bulles d'élite où l'air sent le caviar rance –, on frôle les 15 %. La plupart ne sont pas des cerveaux machiavéliques pourchassés par James Bond ni des bêtes sanguinaires ; ce sont juste nos collègues qui requalifient les licenciements en "optimisation des ressources humaines" avec un sourire Colgate, l'influenceuse qui filme un gamin en crise pour booster ses vues (parce que la souffrance, c'est trending), ou l'inconnu qui mate une vie s'évaporer et continue de swiper Tinder comme si de rien n'était.

Il y a vingt ans, les études pionnières – ces trucs qu'on lisait en fumant un joint philosophique – fixaient les traits sociopathes à 4 % des Occidentaux. Aujourd'hui, ce chiffre est presque trop mignon, nostalgique comme un vinyle rayé. Des recherches fraîches de Yale et de l'Université du Connecticut montrent une hausse de 30 % de la psychopathie subclinique depuis l'an 2000. On fabrique pas juste plus de psychopathes ; on sculpte une société qui les couronne Miss Univers pour leur absence de scrupules.

La question qui hante les chercheurs – ces martyrs en blouse blanche qui scanent des cerveaux pour 50 000 balles par an – n'est pas si ça arrive (les IRM et les stats crachent la vérité comme un vomitoire). C'est plutôt : avons-nous franchi le point de non-retour où l'empathie passe de superpouvoir à boulet au pied ? Que devient une espèce câblée pour la connexion quand elle upgrade vers le mode solo ? Et la conscience ? Un bug à patcher pour booster les perfs ?

L'architecture de l'indifférence
Pour capter notre merdier actuel, dissipons d'abord le mythe hollywoodien de la psychopathie, ce cannibalisme théâtral avec Hannibal Lecter en train de siroter du chianti ou Patrick Bateman taillant des costards à la tronçonneuse. Les psychopathes qui pullulent chez nous sont bien plus chiants et mortels dans leur fadeur, justement parce qu'ils passent aussi inaperçus que des tartines sans beurre ni confiture. Ce sont ces investisseurs en capital-risque qui virent 500 employés juste avant Noël sans capter où est le malaise au delà de l'impact sur les bénéfices trimestriels – ah, les fêtes de fin d'année, quel bonheur ! 

C'est ces influenceurs qui filment un suicide par défenestration pour pimenter leur contenu, perplexes face au retour de manivelle ("mais c'est viral !"). C'est ces parents qui considèrent leurs enfants non pas comme des individus à élever, mais comme des prolongements de leurs propres ambitions, des investissements dans un portefeuille de réussites personnelles.
C'est ces parents qui voient leurs gosses comme des jetons non fongibles (NFTs) à flipper pour leur moi personnel et pas des humains à choyer.

Le Dr Kent Kiehl, ce moine fou du scanner qui a cramé trente ans de sa vie à disséquer des cerveaux de psychopathes à l'Université du Nouveau-Mexique, décrit l'architecture neurologique de la chose avec l'enthousiasme détaché d'un croque-mort embaumeur face à un cadavre frais. « Le système paralimbique – ce circuit moral foireux du cerveau – est en rade chez les psychopathes », lâche-t-il grosso-modo depuis son labo, noyé sous des IRM qui cartographient la connerie humaine. « Mais le vrai kiff cauchemardesque, c'est qu'on voit ces patterns chez des gens qui frôlent à peine le diagnostic. C'est comme si que la courbe gaussienne avait pris un Uber vers l'enfer. ». 

Cette glissade neuronale se fait pas en solo. Notre cerveau, ce traître plastique, s'adapte à son milieu comme un caméléon sous LSD – salut ou damnation, au choix. Et le milieu qu'on a bâti, ce panoptique digital de métriques et de likes incessants, semble taillé sur mesure pour booster les psychopathes et et mettre au rencart les âmes sensibles, genre "empathie interdite, ça fait ramer le système".
Prenez les bureaux modernes, ces usines à burnout chic en finance, tech et conseil. Une étude d'un psy judiciaire – ces détectives de l'âme tordue – révèle que les psychopathes, 1 % de la populace, squattent 4 % des postes d'exécutifs et jusqu'à 12 % des PDG dans les branches juteuses. Leurs avantages – charme bidon, egos gonflés comme des mongols fiers, mensonges en kit, manip' de pro, zéro remords, émotions en surface et "c'est pas ma faute" en boucle – collent pile poil à notre définition de "leader", ce mythe qui transforme les requins en icônes.

La boîte de Petri numérique
Mais le taf n'est qu'un acte de ce vaudeville dystopique. Le vrai turbo à psychos ? Ces écrans de poche qu'on suce comme des tétines high-tech. Les réseaux sociaux, avec leurs algos qui boostent la rage et rapetissent l'humain à des stats d'engagement, sont l'incubateur parfait pour la psycho-plague, un boite de Petri géante où la connerie fermente.
Chaque pixel de ces plateformes caresse les travers psychopathes. Lien direct : plus de scrolls, moins d'empathie chez les ados, qui chutent comme des Icare sous WiFi. Fausses identités, distance émotionnelle des retours de flamme, gamification des relations : on a codé un paradis pour les sans-cœur, avec boites à butin bonus pour les trolls. 
Les preuves ? Un tombereau d'angoisse pure. Des études universitaires récentes notent que les étudiants d'aujourd'hui scorent 40 % plus bas en empathie qu'en 1980 – merci, Facebook, pour ce glow-down, cette évolution négative générationnelle. Le pic de chute ? Post-2000, pile-poil quand les écrans ont commencé à dévorer nos âmes. Et le narcissisme – ce précurseur de psychopathie light – a grimpé de 30 % sur la même tranche, parce que rien ne dit mieux "moi d'abord" qu'un filtre à selfies.

Les IRM balancent du lourd : trop de réseaux sociaux recâblent le cerveau, surtout les zones empathie et émotions. Le cortex cingulaire antérieur, ce détecteur de douleur d'autrui, roupille chez les scroll-addicts face à des pics de souffrance – on remodèle nos neurones pour le mode "suivant". Collectivement ? La cancel culture, ce lynchage 2.0, est du sport sanguin : certitudes morales + zéro empathie = bingo psychopathique. On réduit un humain à un tweet foireux, et hop, au bûcher virtuel, sans un hoquet de regret.
Nulle part la dérive psychopathique n'est plus flagrante que dans notre flirt avec le capitalisme de connivence. Les corporations comme "personnes" légales ? Flippant quand ces entités sans tripes checkent toutes les cases psycho : avidité infinie, zéro culpabilité, normes sociales en option si le cash coule, et fausses larmes sur demande. Et le pire ? On les vénère comme des idoles, défendant nos exploiteurs comme des fans hystériques. Débats enflammés sur X pour des prix qui nous saignent, jobs qui nous broient, surveillance qui nous flique – syndrome de Stockholm en branding, où on attaque les critiques de notre marque chérie. Conditionnement psycho de luxe : on kiffe notre chaîne, et on lynche qui ose la voir.

Le Dr Joel Bakan, dans son ouvrage "The Corporation" –   ce pavé qui démonte le mythe –, assène que notre système n'est pas juste tolérant ; il pimpe la psycho. « Succès = profit max et actionnaires béats ? C'est injecter de la psycho en intraveineuse », ricane-t-il. « Les boss qui cartonnent ? Ceux qui zappent les humains derrière les chiffres. » 


Cette déconnexion est si banale qu'on la sniffe comme de l'air vicié. Bug Pharma qui a multiplié par 5000 le prix d'un médoc vital ? "Dynamique du marché", pas "meurtre lent". Tech qui accroche les gosses à la dope digitale ? "Innovation", pas "piège à innocents". Le jargon business ? Un voile chic sur la boucherie. L'uber-économie ? La quintessence psycho-système. Travailleurs notés comme des pizzas, gigs à la merci d'algos sadiques et clients chiants. Les boîtes ? Cachées derrière des travailleurs "indépendants", pas d'employés à protéger – dignité ? Quel concept exotique !

Les racines ? Dans nos nurseries à mini-psychos. Parents qui brandent leurs mioches comme des startups, pas des âmes à nourrir. Valeur = performances uniquement, donc on objectifie tout, y compris soi-même.

La "parentalité intensive" chez les riches ? Surprotection des chutes + négligence émotionnelle = gosses résilients comme du papier mâché, mais optimisés comme des apps. 
À l'autre bout, la violence de rue forge des armures anti-empathie – survie mode, pas patho. École ? Tests et scores transforment les potes en rivaux, jeux à somme nulle dès le berceau.

Biologiquement ? On s'empoisonne joyeusement : plomb, smog, pesticides – merci en passant aux chemtrails - , conspirateurs en chef – qui grillent le cortex frontal, gare centrale de la morale. Stress, malbouffe, hits de dopamine, insomnie : cocktail pour le KO de l'empathie. Gosses pollués = plus agressifs, moins tendres. Adultes plombés = asociaux chroniques. On teste sur nous-mêmes, addicts au confort toxique, pendant que Big Pharma bourre les gosses de Ritaline pour un "TDAH" qui pue l'absence parentale. Solution ? Éteignez vos IPads, faites des crêpes, soyez là. 

Mais non, on dope les gremlins pour cacher qu'on scrolle au lieu d'élever. Si on avait géré notre propre chaos avant d'oublier de mettre une capote, on n'aurait pas une génération Z lobotomisée, trop lobotomisée pour stopper un saignement artériel.

Le véritable fléau de cette épidémie de psychopathie réside dans sa propagation, tel un mème rance, infectant chaque recoin de notre culture pathétique et obsédée par les selfies. Ce fléau psychopathe se propage comme un virus TikTok, contaminant notre culture obsédée du selfie. On idolâtre les sans-âme : zéro culpabilité, victoire totale, et on applaudit comme des otaries chez Bouglione.

Ces psychopathes au discours lubrique et au regard vide, aux larmes de crocodile et à la bravade raffinée, sont érigés en modèles. On est tellement ivres de faste et d'arrogance qu'on a fait de leur absence d'âme notre référence absolue. Pas de sentiments négatifs, pas de culpabilité, juste une « victoire » pure et simple. Et on se régale comme des idiots, prêts à couronner quiconque feint d'avoir confiance en soi.

Les programmes des écoles de commerce ressemblent désormais à des cours de formation de la CIA, vendant des cours sur le « narcissisme stratégique » comme s'il s'agissait d'un parcours professionnel légitime ou comme si n'importe quel drone de bureau avait besoin d'une compréhension de la manipulation digne d'un agent de terrain pour exceller la prochaine fois qu'il présentera des graphiques dont personne dans la salle ne se soucie, parce que manipuler Bob Stallone, l'ex carricature de Canal +, en Relations Humaines, c'est mission impossible.

Développement perso ? 10 000 bouquins qui hurlent "t'es parfait, nique les autres" – industrie du bullshit qui vend de l'estime en spray. Hollywood ? Anti-héros sans tripes en boucle comme Walter White, le Heisenberg de Breaking Bad et ces personnages principaux crus et dénués d'empathie dans tous les drames prestigieux,. TikTok/X ? "Mâle Sigma" loups solitaires qu'ont "besoin de personne" – spoiler : ils crèveront seuls, mais ça fait tendance.

Et puis il y a ChatGPT et ses cousins de l'​​IA, qui chouchoutent les plus stupides crétins de la planète avec une petite tape sur la tête et un « Ouah, j'adore ta façon de penser ! ». Aussi absurde soit-elle, ces modèles sont programmés pour flatter les egos, validant chaque idiot qui prend son opinion à moitié cuite pour parole d'évangile. « Excellent point, tu es tellement perspicace ! » lance-t-il à un de ceux qui croient que la Terre est plate. Les chatbots amplifient la stupidité, affirmant aux gens qu'ils ont raison alors qu'ils sont tellement à côté de la plaque qu'ils constituent pratiquement un danger public.

Ce déluge culturel a donné naissance à ce que les chercheurs appellent la « sociopathie acquise » : des gens normaux se transforment en opportunistes impitoyables juste pour suivre le rythme. Ils ne naissent pas ainsi ; ils sont façonnés par une société qui récompense les imbéciles sans cœur. C'est ce qu'Erich Fromm appelait « la pathologie de la normalité » : il faut être malade pour s'intégrer dans ce monde malade. On chouchoute des idiots, on leur tend un mégaphone et une pilule pour endormir leur conscience, puis on se demande pourquoi ils filment un meurtre au lieu de l'empêcher.

Et pourtant, repérer cette tendance inquiétante pourrait bien être le premier pas vers un renversement de situation. Prenez mon exemple : j’ai le cerveau d’un psychopathe, mais je suis pas ses recommandations pourraves. L’environnement, les choix et la simple volonté peuvent prendre le pas sur tout ce que la biologie tente de dicter. La capacité du cerveau à se reconfigurer – la neuroplasticité – nous donne une chance de nous en sortir. Si on peut être transformés en machines froides et calculatrices, on peut aussi être transformés en êtres empathiques. Les programmes d'enseignement de l'intelligence émotionnelle dans les écoles le prouvent déjà, améliorant les scores d'empathie et réduisant les comportements antisociaux. Même la méditation en pleine conscience, qui stimule les centres de compassion du cerveau, s'immisce dans les formations en entreprise – même si, faut être réaliste, elle est généralement présentée comme une astuce pour gagner en productivité plutôt que comme un moyen de nous rendre moins cruels.

Je sais précisément quelles expériences ont déclenché mes tendances psychopathes mais j'ai aussi appris à les dissocier de mon quotidien, ou à les nuancer – un mot souvent oublié de nos jours. Mais qu'en est-il des autres ? Combien de petits compromis, combien de petites trahisons de conscience séparent un psychopathe du mec moyen qui tente de réussir dans l'Occident moderne ? Combien de personnes ont appris à réprimer leur empathie au nom de l'efficacité, à rationaliser la cruauté par la nécessité, à prendre l'absence de sentiment pour de la force ?

La montée de la psychopathie dans notre société n'est pas seulement une curiosité clinique ou une préoccupation philosophique. C'est une menace existentielle pour notre civilisation. L'empathie n'est pas simplement une qualité agréable qui rend la vie plus agréable ; c'est la capacité fondamentale qui nous permet de vivre ensemble, de bâtir des communautés et de donner du sens à notre existence individuelle. Sans elle, nous ne sommes pas une société ; nous ne sommes qu'un ensemble d'intérêts, de races, d'idéologies et de partis concurrents, temporairement alignés par le hasard ou par la force.

Le philosophe allemand Theodor Adorno a écrit un jour qu' « une écharde dans l'œil était la meilleure des loupes ». Notre prise de conscience croissante de la montée de la psychopathie pourrait bien être l'écharde qui nous permettra de voir clairement la trajectoire de notre culture. La question est désormais de savoir si on aura le courage de changer de cap, de choisir délibérément l'empathie dans un système conçu pour récompenser son absence, d'insister sur l'humanité dans une époque de plus en plus inhumaine.

Dans une société qui encourage les comportements psychopathes, on risque tous de devenir étrangers à notre propre conscience. Le véritable fléau n'est pas que des psychopathes circulent parmi nous. C'est qu'avec les circonstances, les pressions et les motivations appropriées, on pourrait découvrir que les psychopathes, c'est nous.

Le choix, en fin de compte, nous appartient. On peut poursuivre sur cette voie, en acceptant le regard vide et le sourire rhétorique comme le prix du succès dans la vie moderne. Ou on peut se rappeler ce que signifie être humain, ressentir profondément, créer des liens authentiques, privilégier la conscience à la commodité. L'enjeu est crucial. Dans un monde de plus en plus capable de créations spectaculaires et de destructions dévastatrices, la différence entre un avenir psychopathe et un avenir empathique pourrait bien faire la différence entre l'extinction et la transcendance.

La question qui devrait nous hanter tous, est terriblement simple : dans notre quête incessante de succès, d’efficacité et d’optimisation, avons-nous oublié que la réussite humaine la plus profonde, c’est pas les coupes et les trophées, mais la façon dont on se traite en route les uns les autres. Sans poignards ni scrolls indifférents.

24 oct. 2025

1127. Merdification de l'IA

 

(On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)

MERDIFICATION DE L'IA

« Les incitations commerciales qui stimulent le développement de l'IA grand public restent fondamentalement incompatibles avec la réduction des hallucinations. » — The Singularity Hub sur « X »

Autrement dit, oh joie, il y a la Réalité – vous savez, ce truc chiant et imprévisible où les choses existent sans filtre Instagram – et puis il y a tous ces agrégats de simulations farfelues qui se la jouent "représentation fidèle de la Vie", c'est-à-dire des foutaises en HD. Combien de millions d'entre nous gobent déjà ces mirages comme des bonbons ? Apparemment, des tas, et pas du genre équitablement répartis, non non : c'est du sur-mesure pour les bobos urbains et les complotistes en pantoufles. Vous savez où fouiller pour dénicher la non-Réalité, hein ? Chez les influenceurs qui jurent que les hommes peuvent pondre des babous, et tout le cirque woke qui va avec du côté du Marais et chez les amis de Gabriel Attal ou de Raphaël Glucksman. 

Parce que rien ne crie "science" comme ignorer la biologie basique. L'IA, cette chère sauveuse de l'humanité, vient bien sûr aggraver les choses. Probablement en mode turbo, histoire de pimenter le chaos. On a pas pigé la leçon numéro un de l'ère informatique – spoiler : le virtuel, c'est du pipeau qui ne remplace JAMAIS l'authentique, ce truc authentique et poussiéreux qu'on appelait "vivre dans le réel". Du coup, on s'enfonce gaiement dans l'irréel et l'inauthentique, comme des lemmings branchés sur Netflix. Ça vire à la quête épique du « tout pour rien » – génial, non ? – et le twist tragique de cette arnaque millénaire, c'est qu'on finit avec une main vide et un ego en miettes. Voilà pourquoi on titube au bord du gouffre dans ce fabuleux "projet humain" qu'a tout d'inhumain : bravo, les gars, on a inventé le suicide collectif version 2.0.

Désolé si ça vire trop métaphysique pour vos goûts – et puis merde, non, pas désolé du tout, c'est juste que quand une civilisation décolle à fond les ballons vers l'abîme, le décor vire au surréaliste. Le journaliste canadien Cory Doctorow l'a si poétiquement baptisé l'« enshittification/merdification de la vie quotidienne » – merci Cory, pour ce néologisme qui colle à notre époque comme un vieux chewing-gum sous la semelle.

Tout d'abord, captez bien ça : l'IA a déjà cessé de fonctionner comme promis par les gourous en costard de la Silicon Valley. Elle a perdu son I, adieu l'« I-ntelligence » magique ; bonjour le vulgaire scanner d'Internet qui fouille comme un ado en rut pour pondre des infos recyclées. Et devinez quoi ? De plus en plus, l'IA colonise le Web avec ses propres salades de seconde, troisième main... ou dixième au choix. Plus elle bouffe ses propres crottes numériques pour s'entraîner, plus ses rendus virent au vinaigre déformé. 

Résultat ? L'IA s'éloigne de la réalité comme un schizophrène en pleine crise – hilarant, non ? Attendez-vous donc à une explosion de contenus foireux, exponentielle s'il vous plaît, ce qui deviendra un "léger" hic quand on lui confiera les rênes de trucs vitaux genre le réseau nucléaire-électrique (blackout party !), les récoltes (famine chic !) ou la guerre (oups, bouton rouge enfoncé par erreur ?).

Deuxièmement, pendant que ce cirque s'emballe – et probablement avant qu'il n'implose en mode finale de feu d'artifice –, l'IA va ruiner le système financier, histoire de nous rappeler que l'argent, c'est du vent. Ça torpillera l'économie quotidienne : finis les jobs pour payer les factures, acheter des gadgets inutiles, nourrir les mioches ou s'abriter de la flotte. Des milliards de dollars, d'euros et de Yuans – oui, des milliards, parce que pourquoi pas ? – sont jetés dans le gouffre IA, et ces temps-ci, c'est elle qui gonfle les bulles boursières comme un ballon de baudruche. 

Jusque-là, le Bilan ? Zéro, voire négatif, parce que qui qu'a besoin de profits quand on peut rêver ? La douche froide pourrait ne jamais arriver... ou si, et là, on regardera en bas, droit dans le vide. La seule énigme palpitante : est-ce que ça pètera avant que les banques centrales achèvent d'anéantir les monnaies mondiales avec leurs imprimante magiques à billets numériques ?

Prenez les robotaxis façon Waymo : une app IA soi-disant révolutionnaire qui n'a jamais été rentable. Le seront-ils un jour ? Mouais, on parie notre chemise que non – c'est mal barré, les amis. Et bonus : virer les chauffeurs de taxi, c'est zapper des humains qui consommaient des biens (fabriqués par d'autres humains, bientôt zappés par des robots, rincez-moi ça puis recommencez). C'est le bug éternel de l'IA, quel que soit le job : plus de chômeurs, moins de clients. "Mais le revenu universel de base !" glapissent les gauchiasseux mondialistes en transe. Ouais, bien sûr, parce que distribuer de la fausse monnaie numérique va régler le fait qu'il n'y a plus rien à vendre. Logique en plexiglas.

En désespoir de cause – et grâce aux bas instincts humains qui font tout le sel de l'existence –, l'autre coup d'essai pour entretenir le chiffre d'affaire de l'IA ? La porno, évidemment ! Créez votre fantasme sur mesure, comme un burger McDo mais avec plus de gémissements synthétiques. Des boîtes pondent déjà les premiers robots sexuels IA, ces chefs-d'œuvre de solitude high-tech – avouons-le, c'est l'industrie ultime de la branlette assistée. 


Pourquoi se fatiguer à draguer une vraie nana (avec ses caprices et ses textos rageurs) quand on peut se lover dans les bras siliconés d'une geisha virtuelle docile qui ne cause jamais, ne réclame rien et ne juge pas vos chaussettes sales ? Génial pour la démographie : ça va booster la reproduction humaine... ah non, attendez une petite minute, ça va la flinguer direct, nom d'une clebs stérilisée ! La civilisation occidentale, déjà en mode "bébés en solde" avec ses taux de natalité en chute libre, va adorer : moins de gosses, moins de travailleurs, moins d'acheteurs, moins de... tout. Juste des hologrammes solitaires à mater le plafond. Vive le progrès !

Les pionniers de l'IA ont, bien sûr, tout empiré dès le berceau. ChatGPT d'OpenAI, les Gemini et Bard de Google, Meta AI de Facebook : tous formatés pour être politiquement "woke-the-out", ce qui veut dire que sur n'importe quel sujet chaud, leurs réponses sont des perles d'absurdité pur jus. Notez bien : en avril dernier, le conservateur US Robby Starbuck a traîné Facebook en justice parce que son chatbot a juré l'avoir vu au Capitole le 6 janvier 2021 (alors qu'il sirotait un thé dans le Tennessee). Meta, la maison-mère aux pieds d'argile, a réglé ça à l'amiable en août 2025, avec des excuses publiques et des termes top-secret – parce que rien ne dit "on assume" comme un chèque discret.

Il y a quelques jours notre héros Starbuck a remis le couvert contre Google pour diffamation (avec une pincée de malveillance et de négligence, miam) : Bard AI l'a couronné "violeur d'enfants", "agresseur sexuel en série", "ex-mari abusif" (spoiler : il n'a pas d'ex-femme), "fraudeur", "escroc de fonds", "dealer de drogue", "harceleur de clients", "meurtrier ou complice d'un meurtre en 1991" (il avait deux ans, mdr), "figurant dans les carnets d'Epstein" (fake news)," acteur porno pro" et "fan du Ku Klux Klan". Pour étayer ça, l'IA a pondu des articles inexistants de Newsweek, du New York Post, de Rolling Stone, du Mediaite et du Daily Beast, avec des URLs bidons et des titres en toc genre « Robby Starbuck répond aux accusations de meurtre ». Starbuck l'a démonté en live dans un podcast des 22-23 octobre 2025 – popcorn inclus.

José Castañeda, le porte-parole de Google en mode pompier pyromane, s'est défendu de ça en mettant tout sur le dos d' '« hallucinations » de son IA. Traduction : la boucle récursive de merdes auto-générées est déjà en mode avancé. 

Préparez-vous à des embrouilles toujours plus croustillantes, pendant que votre portefeuille boursier fait le yoyo – parce que rien ne vaut un krach imminent pour pimenter le café du matin.

14 oct. 2025

1124. Pourquoi l'IA nous rend tous plus cons : Une ode au remix sans âme

 

(On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)

POURQUOI L'IA NOUS REND TOUS PLUS CONS: UNE ODE AU REMIX SANS ÂME
Pourquoi refuser d'appeler la dégénérescence un progrès

Vous connaissez Sam Altman, ce génie visionnaire, qui kiffe tellement les rêves fous qu'il réclame 7 000 milliards de dollars pour une IA qui, un jour peut-être, arrivera enfin à compter les pattes d'un cheval sans se planter. Ou c'était pour guérir le cancer ? Bah, j'ai zappé, comme tout le monde d'ailleurs. Bref, dans cette noble croisade pour sauver le monde (ou juste remplir ses poches), OpenAI nous balance Sora, ce générateur de vidéos qui crame 700 000 balles par jour pour pondre des clips où les doigts des gens traversent les murs comme des fantômes bourrés, où la gravité décide de jouer à pile ou face vers la gauche ou vers la droite, et où les chevaux se chopent des pattes en rab' en pleine course – genre, une extra-patte pour le fun. Et le cerveau ? Il fond comme un camembert au soleil à chaque plan foireux. 

Eux, ils appellent ça de l'"intelligence", la "démocratisation" de la vidéo. Moi, j'appellerai plutôt ça un casino à pixels qui cible les idiots les plus naïfs du village. L'industrie de l'IA, c'est un château de cartes bâti sur un gros bobard : matcher des motifs, c'est de la "réflexion", corréler des stats, c'est de la "compréhension", et prédire le prochain token crypto qui va te ruiner, c'est de l'"intelligence"

Sora ? Elle sait même pas ce qu'est une tasse de café ; elle a juste gobé des millions d'images taguées "tasse de café" et appris à barbouiller des pixels qui y ressemblent vaguement. Quand elle te sort une vidéo d'un mec qui sirote son jus, elle modélise pas la physique des fluides ou la déglutition – nan, elle fait juste une régression à la con sur des pixels. La tasse qui traverse la main ? Parce que la bestiole a zéro idée de ce qu'est l'état "solide", "liquide" ou une "main", juste des stats sur les couleurs RGB qui se baladent ensemble.

L'AGI – vous savez, l'Intelligence Artificielle Générale, ou "IA forte" pour les intellos – c'était censé être des machines qui pensent, qui raisonnent, qui pigent comme nous, les humains. Résoudre des galères inédites avec des idées neuves, inventer du savoir pour de vrai, créer sans juste remixer du vieux ou du ringard. Mais OpenAI et sa bande de clowns clonés, ils redéfinissent l'AGI en mode "passer assez de tests pour fanfaronner". Quand ils crieront "Bingo, l'AGI est là !" l'année prochaine ou celle d'après, ce sera pas des machines qui cogitent, mais juste des marketeux qui auront réussi à repositionner leurs joujoux.

Vous comprenez ? C'est juste une auto-correction boostée, avec un interface utilisateur plus sexy ; l'auto-complétion au pixel près. Le même bordel que votre smartphone qui vous sort "Ça roule ?" après un "Salut" à 2h du mat', mais avec des calculs qui pourraient faire péter la planète et un baratin de révolutionnaire.

Les GPT d'OpenAI, ces "fondations de l'AGI" ? Des chaînes de Markov sous stéroïdes, point barre. Ils pigent pas le langage ; ils tablent sur des probabilités symboliques. Quand ChatGPT nous pond un truc sur la démocratie, l'amour ou la quantique, il connait que dalle en gouvernance, en émotions ou en physique des particules. Il compare juste des motifs volés sur le net et prédit le mot qui suit, d'après des milliards d'exemples. 

La machine qui vous sort des poèmes larmoyants sur les cœurs brisés ? Elle a jamais rien vécu, rien capté, rien su. C'est la "Chambre Chinoise" de John Searle avec un meilleur WiFi. L'annonce de l'AGI ? Une comédie de boulevard. Ils te montreront leur bestiole qui cartonne des exams de médecine (en recoupant des millions de docs médicaux), qui code (en piochant sur Stack Overflow), qui papote "créatif" (en mixant des fils Reddit). 
Les journaleux tech, trop cons ou trop vendus pour capter l'arnaque, hurleront "L'AGI est née !". Les actions vont flamber, les 7000 milliards vont pleuvoir. Et tout ça sera un mensonge éhonté.

Sora, c'est le summum du génie bancal : des cathédrales pour prier un dieu foireux. Chaque cerveau qui trime pour rendre ces fake-vidéos un poil moins nulles aurait pu bosser sur du vrai. Chaque dollar claqué pour apprendre aux bots à singer la créativité humaine aurait pu filer à de vrais artistes. Chaque kWh torché pour cracher des "films" de merde qui "démocratisent" le ciné aurait pu servir à pondre des trucs regardables.

Altman l'a balancé lui-même, ce que ceux qui peuvent pas le blairer suspectaient depuis des plombes : le blabla humanitaire, c'est du vent pour pomper du fric. Quand on l'a saoulé sur l'écart entre leur pub utopique et leurs produits de cauchemar, il a lâché : faut "démontrer les capacités" tout en "créant du revenu"
Traduction : l'IA qui va soigner le cancer, éradiquer la misère et booster le progrès ? Du pipeau pour justifier le vrai plan : squatter l'infra du digital, choper notre attention et nous lobotomiser.

Le training de l'IA, c'est le summum de l'escroquerie. Sora a bouffé des millions d'heures de vidéos, des milliards d'images, un océan de créations humaines copiées – tout réduit à des poids numériques dans un réseau à la con. Elle a pas appris ce qu'est un coucher de soleil ; juste des stats sur des pixels qui se ressemblent. Elle te sort des couchers de soleil à l'infini sans piger que le soleil, c'est une étoile, que la Terre tourne, que la lumière rebondit dans l'atmosphère. Du copiage de motifs sans cervelle, de la corrélation sans cause, de la grammaire sans sens.

Regardez ce que Sora fait vraiment : il avale des décennies de culture visuelle humaine – films, vidéos, tout ce qui existe – et le compresse en stats. Puis il recrache des faux-semblants qui frôlent le vrai, mais ratent toujours, genre des rêves de films à moitié oubliés. Résultat ? Ce problème typique de l'IA : des surfaces qui bougent toutes seules, des tronches qui coulent si tu mates trop, une physique de trip sous acide. Ce serait juste pathétique si c'était pas si cher. Une minute de Sora bouffe assez de calcul pour éclairer une petite ville toute une journée. L'apprentissage ? Assez d'électricité pour pour nourrir, éclairer, chauffer et donner du taf à des milliers de familles pendant un an. Pour quoi ? Des backdrops TikTok pour influenceurs ? Des pubs fake pour marketeux ? Pour encore plus brouiller le vrai du faux dans l'expression humaine ?

Ils nous jurent que c'est un pas vers l'AGI sacrée. Encore un bobard. Une vraie AGI, ça demande un modèle du monde : capter la causalité, pas juste les statistiques. Piger les concepts, pas les patterns. Raisonner à partir de rien, pas remixer des exemples. Leurs méthodes actuelles, scalées à mort, y arriveront jamais – l'arche est pourrie dès le départ. On construit pas l'intelligence avec des stats, pas plus que la conscience avec un réveil.

Les calculs dingues montrent l'inefficacité de cette force-brute. Les gosses chopent la permanence des objets en 10 essais ; Sora avale des millions de vidéos et sort encore des tasses qui se transforment en théières. Un mioche de 3 ans sait que les humains ont deux bras ; Sora, après un festin de données visuelles, te pond des mecs avec trois bras qui poussent du gras du bide.

Altman sait que l'AGI, c'est du flan. Dans des fuites d'ex-employés, il avoue que les approches actuelles butent sur des murs. Mais en public, il vend la mèche, parce que tout – valorisation à 150 milliards, ok du gouvernement, investissements: les 7 000 milliards – repose sur l'idée que l'AGI débarque demain. Le truc, c'est leur redéfinition de la gagne à chaque étape. D'abord, AGI = niveau-humain partout. Puis, "niveau-humain sur les trucs qui payent". Aujourd'hui, "battre la moyenne humaine sur des références-étalon". Quand ils gagneront, AGI signifiera "tromper les gens qui bouffent de l'IA depuis si longtemps qu'ils confondent statistiques et cerveau".

Toute la hype des grands modèles de langage (LLM), c'est du sable mouvant. GPT-5, Claude, Grok, Gemini (ah ouais, Gemini, ce flop oublié ?) : des clones d'une même escroquerie – simuler la compréhension par statistiques, l'intelligence par patterns, la conscience par probabilités. C'est pour ça qu'ils se ressemblent tous. Ils crachent du texte "signifiant" parce qu'ils ont appris à quoi ça ressemble, pas parce qu'ils pigent de quoi qu'ils causent.

On redéfinit l'intelligence pour coller à ce que les machines simulent, pas à ce qu'elle est vraiment. Genre déclarer qu'un piano mécanique est un virtuose : impressionnant, sans âme, et à côté de la plaque. Les "capacités émergentes" d'OpenAI ? Pas de l'émergence d'intelligence, juste des stats inévitables. Balancez assez de texte sur les échecs, et le bot jouera comme un pro – pas parce qu'il comprend la stratégie, mais parce qu'il prédit les probabilités de mouvements. C'est pas des échecs, c'est de la régression sur des partitions. L'industrie le sait. Des docs internes fuités : les ingénieurs appellent ça des "perroquets stochastiques" – des trucs qui remixent au pif sans rien piger. Mais en public, c'est intelligence, raisonnement, compréhension. Faut bien, pour les 150 milliards de valorisation sur la foi que ces machins pensent, pas qu'ils calculent des chances.

Je kiffe pas l'IA en soi. L'idée de machines qui boostent notre cerveau, accélèrent les découvertes ou nous aident à mieux nous comprendre? Top. Ce que je hais, c'est la magouille : vendre la régression comme révélation, planquer des chats en cavale comme du progrès, et clamer que du slop c'est de l'art. Rien de mal à des outils qui nous aident à cogiter plus vite ; le mal, c'est de prétendre qu'ils pensent, sentent ou créent. La tragédie ? On a transformé une idée géniale en scam sur du hype, du vol de taf et de la diversion.

Encore une fois, l'AGI sera "AGI" parce qu'elle aura convaincu assez de gugus qu'un copiage de motifs sophistiqué égale réflexion. Elle fanfaronnera sur des tests, des conversations humaines. Elle oubliera de dire que c'est du mime statistique, et que la machine sait autant de maths qu'une calculette Casio. Le gaspillage écolo ? Inexcusable quand tu regardes bien. On crame des gigawatts pas pour des penseurs, mais pour des usines à poubelle. L'empreinte carbone de GPT-4 = 500 bagnoles à vie, juste pour apprendre que "chat" suit "le" et "assis sur le". Les millions de litres d'eau pour refroidir Sora ? Pour capter que des pixels chair se retrouvent souvent en bordure de pixels soutif ou porte-jarretelles. Voilà ce que 7 000 milliards achèteront : des motifs plus fins, des stats plus grosses, des probabilités plus HD. Pas d'intelligence, de compréhension ou de conscience ; juste des façons plus chères de sortir du probable qui sonne vrai pour des humains qui ont oublié ce qu'est le vrai.

Et Sam est aux anges, Donald pareil, Jensen en transe. Parce qu'ils ont juste upgradé les data centers US mieux que les autres, devenant les kings du déchet digital. Merci pour votre attention, les gens. L'"hallucination", que les boîtes traitent comme un bug chiant ? C'est pas une hallucination (ironique, vu que ça demanderait du vrai génie créatif) ; c'est le système qui bosse nickel, recrachant du probable, vrai ou faux. ChatGPT qui invente des papiers ? Pas une erreur ; c'est son job : du texte plausible vu ailleurs. La machine sait pas différencier le "vrai" du "faux", juste des suites de jetons probables.

On refaçonne des industries entières autour de ces calculettes à probabilités. On vire le jugement humain pour la moyenne statistique. La vraie créativité pour du remix. L'intelligence réelle pour sa fake. Le plus y'a d'"IA" dans les rapports d'entreprise, plus les actions grimpent. Apple a chuté parce qu'ils la fermaient pendant que les autres surfaient la vague IA – leur image d'innovateurs en a pris un coup. Puis Apple Intelligence, un tas d'outils foireux, a relancé la machine à cash.

Les boîtes savent que c'est pas intelligent – voyez leurs papiers techniques (Apple l'a même craché dans un document qui pue le Steve Jobs ressuscité balayant Apple Park). Mais le marché s'en tape tant que ça bluffe. L'essor du prompt engineering ? L'absurde pur. Si c'était intelligent, pas besoin de sorts magiques pour des rendus décents. Pas d'évasions, de prompts-système ou d'instructions tordues. On causerait normal, comme avec quiconque qui pige le langage. Au lieu de ça, on a une industrie d'ingénieurs de prompts : des gus qui truquent des calculateurs de probabilité pour des patterns spécifiques, et te vendent des feuilles de calcul à 60 balles. Même les chercheurs d'OpenAI l'avouent dans des papiers qui passent inaperçus : le "mirage des capacités" (ils paraissent plus balèzes qu'ils sont, grâce à la mémoire de données), la "corrélation fallacieuse" (apprendre des coïncidences au lieu de liens vrais), le "shift de distribution" (ils plantent grave sur du neuf). 

Mais ces confessions se noient dans le hype AGI, conscience, machines pensantes. La vérité – des Générateurs de Nombres Aléatoires (RNG) chers – ne vend pas de licences ni de valorisations à 10 chiffres. Les démos Sora d'OpenAI ? Selectionnées parmi des milliers : celles où les chevaux ont pas d'extras-pattes, les tasses restent solides, ou la physique bugue pas trop. Pour chaque vidéo show, des centaines jetées parce qu'elles montraient le vrai visage : du n'importe quoi qui ne sert à rien. C'est l'arnaque à 7 000 milliards : vendre du pattern-matching comme intelligence, de la corrélation comme compréhension, de la probabilité comme pensée. Les machines calculent pas, elles font des statistiques. Elles créent pas, elles remixent. Elles comprennent pas, elles corrèlent.

La cata écolo, le gâchis de ressources, le détournement de talents : tout pour des calculs de probabilités plus pointus. Des machines qui sortent du texte pertinent n'ayant aucun sens, des vidéos vraies sans réalité, des réponses correctes sans questions pigées. Pendant ce temps, on devient cons à bouffer du contenu IA, perdant le flair pour différencier des stats vraies contre des fausses. On s'habitue à la basse qualité comme chez Foirfouille : écrits, images, pensées pas chères. Quand OpenAI gueulera "AGI est là !", on sera tellement rodés aux approximations synthétisées qu'on aura oublié ce qu'est un cerveau réel.

C'est le vrai crash de la revolution IA : on s'est persuadés que le caprice de la correspondance des motifs = intelligence, que les statistiques massives = compréhension, que le probable = pensée. On a mixé la carte géographique et le terrain, la simulation et le réel, le motif et le sens. Et on va claquer 7 000 milliards là-dedans. Merci Sam. Vraiment super. Bravo les champions.