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6 août 2025

1091. Bang Bang, j'ai le droit de vous tuer !


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BANG BANG, J'AI LE DROIT DE VOUS TUER !
ou L'ART DE LA TUERIE SANS DISCRIMINATION

Matez-moi cette pépite visuelle toute droite sortie d’un temple bouddhiste de Luang Prabang, où des fresques numérotées racontent une histoire si cryptique qu’elle pourrait être le scénario d’un film d’art et d’essai pour hipsters en quête de sens. Pas de légendes traduites, pas de guide pour éclairer nos lanternes, juste une belle brochette d’images violentes et sadiques qui te laissent là, bouche bée, à te demander : « Mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? » Qui sont ces deux gus ? Les victimes ? Les bourreaux ? Et pourquoi Bouddha squatte-t-il la moitié des fresques, l’air de dire : « Continuez, je regarde » ? Franchement, c’est comme si le temple voulait nous donner une leçon de morale en nous giflant avec un puzzle insoluble. Merci, vraiment.

Pendant ce temps, sur YouTube, une Syrienne nous régale avec des vidéos dignes d’un snuff movie sponsorisé par la géopolitique. Des « combattants de la liberté » - c’est le nouveau nom chic pour « terroristes » selon Trump comme selon Van der La Hyène - s’amusent à jouer au bowling humain. Ils traînent leurs prisonniers (Druzes, chrétiens, alaouites, choisissez votre camp) sur un toit, leur intimant de faire le grand plongeon. Refuser ? Bang, une bastos. Les autres, pris de panique, sautent comme des lemmings, et ces charmants « libérateurs » leur tirent dessus en plein vol, juste au cas où que la chute serait pas assez mortelle. Un sport, qu’ils appellent ça. Vraiment, on atteint des sommets d’élégance.

Et puis, il y a cette pauvre meuf, une compétitrice qui se fait virer d’un tournoi de boxe pour avoir osé dire « Belle droite, mec ! » au mec qui vient de lui la coller mais qui s’identifie comme une femme. Apparemment, dans le monde merveilleux du sport moderne, les mots sont des armes de destruction massive. Oubliez les coups bas, un simple « mec » peut ruiner votre carrière. Bienvenue dans l’ère de la sensibilité exacerbée, où qu’on bannit plus vite qu’on ne réfléchit.

Et que dire de ce post de Youri Bezmenov sur l’art « moderne » ? Oh, l’extase ! Cleon Peterson,  grand gourou urbain du pinceau Street-Art post-apocalyptique, nous gratifie de ses visions où des bonhommes s’entretuent dans un chaos primal, histoire de nous rappeler que l’humanité est juste un club de catch géant. Selon notre chère IA, c’est une ode aux luttes de pouvoir, à la décadence civilisationnelle, à la violence comme miroir de notre âme pourrie et à une critique acerbe des systèmes modernes. Houlà, quelle profondeur ! Ou plutôt, quelle belle pelletée de jargon pseudo-intellectuel pour habiller des gribouillages morbides. On appelle ça des « conneries artificielles » maintenant ? Parce que franchement, si c’est ça l’art, autant encadrer mes listes de courses.


Comme pour les peintures bouddhistes, on peut se demander : quel est le message ?
Voici comment Grok le décrit :

Thèmes principaux de l'œuvre de Cleon Peterson :

Luttes de pouvoir : Ses personnages s'affrontent dans des batailles primitives, symbolisant la tension éternelle entre oppresseur et opprimé.

Décadence civilisationnelle : Peterson dépeint un monde où l’éthique est abandonnée et où règnent les droits personnels, reflet de l’aliénation moderne et de l’érosion morale.

La violence comme miroir : Plutôt que de glorifier la violence, son travail la révèle comme un élément fondamental de la nature humaine et de la structure sociétale.

Critique des systèmes modernes : Il remet en question l'idée selon laquelle la technologie ou la compassion nous sauveront, suggérant plutôt que nous sommes pris au piège dans un cycle de consommation, de manipulation et de fausses promesses.

… Ce qui soulève la question suivante :
lorsque l’IA nous présente des conneries prétentieuses, bidon et woke, peut-on parler de conneries artificielles ?
Cela justifie-t-il l’imagerie et le message manifestement suggestif ?

Et pendant qu’on y est, jetons un œil à Hollywood, ce paradis de l’innocence où que la violence d’antan se résumait à une bagarre de saloon, un cocard, un pif violacé ou un œil au beurre noir. Aujourd’hui ? C’est un festival de carnages chorégraphiés où les héros flinguent à tour de bras, avec un compteur de victimes qui ferait rougir un dictateur. True Lies ? 50 morts, pour une comédie, s’il vous plaît. John Wick ? 439 cadavres sur quatre films, parce que tuer avec style, c’est un art. Et le fin du fin, c’est la réplique culte : « Ouais, mais ils étaient tous mauvais. » Vlan, tout est justifié ! Dexter et Reddington s’y mettent aussi, avec leurs 200 à 300 exécutions extrajudiciaires, parce que, visiblement, si tu te déclares « gentil », t'as le droit de décimer la moitié de la planète sans que personne ne bronche. Les dommages collatéraux ? Qui s'en soucie, c’est juste du bonus pour prouver ton héroïsme.

Alors, pourquoi tout ça ? Une conspiration machiavélique pour nous désensibiliser à la violence de masse ? Ou juste nous, les consommateurs, qui réclamons toujours plus de sang et d’ambiguïté morale comme des junkies en manque ? Avons-nous glissé sur cette pente savonneuse ou nous y a-t-on poussés ? Est-ce un symptôme de notre pourrissement collectif ou un plan délibéré pour nous transformer en sociopathes patentés ? 
Mystère.

Ce qui est pas un mystère, c’est l’effet. On normalise les extrêmes. Appeler à l’assassinat de Trump, Poutine ou Netanyahou ? C’est juste un jour de la semaine. Célébrer les guerres non déclarées, les changements de régime, les émeutes, les pillages ? Routine. Intimider ses ennemis – ou même ses amis – au nom de la « diplomatie » ? C’est carrément tendance. Il suffit de se proclamer vertueux, et hop, tout est permis. C’est le relativisme postmoderne dans toute sa splendeur : « Je suis le gentil, donc toi, t’es mort. »

Et ça s’arrête pas à la violence. Quand tout est relatif, pourquoi se gêner ? Tricher, mentir, voler ? Bah, c'est des détails. Sauver la planète ? Cache le déclin, c’est pour la bonne cause. Protéger la démocratie ? Truque les élections, c’est moral. Un médicament miracle avec des effets secondaires gênants ? Planque-les, l’humanité te remerciera. Faire taire les « méchants » qui propagent des idées dangereuses ? C’est ton devoir sacré. Et si tes sentiments valent plus que la réalité, exige que le monde s’incline, et punis ceux qui osent rigoler.

Tout ça, c’est la même soupe empoisonnée qui a nourri la Révolution française maçonnique, la Tchéka soviétique, la Révolution culturelle maoïste. Ça commence dans la culture, les films, l’art, ces jolis miroirs déformants qu’on appelle « divertissement » (du verbe divertir = détourner l'attention). Ça s’infiltre dans le langage, dans les euphémismes qu’on utilise pour maquiller l’immoralité. Et à la fin, on se retrouve avec une société où tout est permis, tant que tu te crois du bon côté. 
Bravo, l’humanité, quel chef-d’œuvre !

20 juil. 2025

1081. Cassandre de l’Évidence : Quand Hurler la Vérité Fait de Vous un Paria...

 

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CASSANDRE DE L'ÉVIDENCE
Quand Hurler la Vérité Fait de Vous un Paria.
Et un criminel anti-républicain !

Vous fiez pas au titre. Je suis pas Cassandre. Okay ? j’ai pas signé pour jouer les oracles maudits. Prédire l’inconnu ? Pas mon délire ni dans mes capacités. Moi, je me contente juste de déduire et d’observer la réalité sans lunettes roses ni l'appendice frontal d'un animal mythique. Mais franchement, ma malédiction est pire que celle de Cassandre : même quand je balance des évidences, mon entourage me reluque comme si que j'avais trois têtes ou  annoncé la fin du monde en tong. Personne me croit, même quand je sers des faits plus solides qu’un bunker. Non, sérieux, je pourrais hurler l’évidence – genre, le ciel est bleu – et on me traiterait de complotiste. Apparemment, je suis le Cassandre des vérités qui fâchent.

Tout ce que je sais, n’importe quel clampin avec deux brins de neurones peut le savoir aussi. Gauche, droite, hyper-centre, on vit tous dans la même téléréalité, non ? Sauf que, visiblement, certains ont des filtres Instagram sur leur cerveau. Dans cette guerre culturelle à la noix, les faits, c’est comme servir du caviar à des pigeons : ils les ignorent si ils fientent pas dessus. 

La gauche et l’hyper-centre européistes se gargarisent de leurs grands récits moralisateurs. Présenter des preuves ? Peine perdue. Faire appel à la logique ? C’est comme insulter leur sainte vertu. Leur mode opératoire ? Toujours le même, un chef-d’œuvre d’absurde : D’abord, ils pondent un projet utopique, tellement irréaliste qu’il mériterait un Oscar du délire. Ensuite, ils se moquent de quiconque ose lever un sourcil, traitant les sceptiques de primates rétrogrades. Puis, ils divisent le monde en deux : les gentils, purs et intelligents (eux), et les ploucs sans-dents (nous). 

Quand leurs idées géniales commencent à sentir le roussi, ils nient tout en bloc et accusent les critiques d’avoir tout saboté. Le problème, c’est jamais leur plan foireux, non, c’est juste qu’on n’y a pas cru assez fort. Et quand ça s’effondre ? Ils haussent les épaules et passent à autre chose, comme si de rien n’était.

Prenez leur marotte préférée : le socialo-communisme, et aujourd'hui son cousin relooké, le capitalisme de connivence de l'hyper-centre cher à Macron. Ça n’a jamais marché, mais c’est pas grave, c’était juste « mal appliqué ». Échec après échec, ils persistent, imperméables aux faits comme une combinaison anti-vérité.

La guerre en Ukraine ? Un fiasco annoncé. 
Même Obama, pas franchement un génie de la géopolitique, l’avait vu venir. L’Ukraine, c’est le jardin de la Russie, pas celui des States. La Russie ne lâchera jamais, c’était écrit. Pourtant, les USA et leurs toutous de l’OTAN ont tout orchestré pour provoquer le chaos, rêvant de piller et de se partager les ressources naturelles russes. Poutine avait prévenu, encore et encore, mais non, ils l’ont pris pour un faiblard qui bougerait pas. 
Résultat ? Un gâchis monumental de vies et d’argent, évitable avec deux-trois concessions. Mais non, les gauchistes brandissent leurs drapeaux jaune et bleu, Merkel, Hollande, Macron en tête, prêts à sacrifier le dernier Ukrainien, puis peut-être ensuite leurs propres peuples pour leur croisade. 
Moi, je l’avais dit depuis le début en 2022, mais ces fanatiques de va-t-en guerre continuent de pérorer comme des coqs.

Un homme ne peut pas devenir une femme. 
Désolé, mais aucune chirurgie ou injection ne peut changer la biologie. La « transition de genre » ? Un concept aussi réaliste qu’un licorne dans un western. Cette folie s’effondre sous son propre poids, laissant des vies brisées. Mais les gauchistes applaudissent, jusqu’à l’extinction de l’espèce. 
On a beau le crier, ils restent aveugles.

Le CO2 qui contrôle le climat ? Une blague. 
Son rôle dans le réchauffement est aussi insignifiant qu’une bulle de savon dans une tempête. Pendant ce temps, leurs politiques « vertes » ravagent les économies, les forêts, les prairies, les troupeaux et les élevages européens. Tout ça pour un bénéfice négatif, des pénuries et des prix qu'explosent. Mais les gauchistes s’accrochent à leur dogme comme à une bouée percée, ignorant des problèmes environnementaux bien plus graves. 
Tout le monde le voit, sauf ces connards.

La surpopulation, un canular ? 
Évidemment. Le vrai souci, c’est la dépopulation en Occident, mais allez expliquer ça à des militants obnubilés par leur crise climatique. Pour eux, l’homme est le grand méchant et le grand coupable avec les vaches, donc moins d’humains, mieux c’est. Sauf que l’Europe s’effondre démographiquement, sauf chez ses immigrés. 
Mais les gauchiards s’en tapent le coquillard, ils suivent leur script.

Petite parenthèse : en cherchant l’étymologie de « canular », je tombe sur l’exemple parfait : « Les vaccins causent l’autisme, un canular démenti. » Sauf que… houla, les preuves s’accumulent. Des études, des livres, des données biologiques solides pointent les dégâts des vaccins. 
En face ? De la propagande Big Pharma. Les fabricants ont truqué leurs rapports, caché les risques, mais les gauchistes défendent leur calendrier vaccinal comme des croisés. 
Essayez d'en parler, ils hurlent comme des putois.

Le COVID ? Un crime de guerre. Les vaccins COVID ? Un crime contre l’humanité. 
J’avais tout compris dès 2020, checkez mes vieux posts de cette année là. Les preuves s’empilent : études, auditions au Congrès US, dégâts massifs au Japon, en Nouvelle-Zélande. Mais les gauchistes s’accrochent à leur narratif, défendant l’indéfendable. 
Moi et d'autres l'avions vu venir, eux se planquent la tête dans le sable.

L’immigration incontrôlée, une solution miracle ? Foutaises. 
Descendant d’immigrés côté paternel, j’ai rien contre à-priori, mais c’est pas la baguette magique non plus. Les gauchistes croient dur comme fer que toutes les cultures se valent et qu'il y a qu'une seule race - c'est pourtant pas ce que disent les ukrainiens en parlant des russophones depuis 2014 ni ce que disent les juifs en parlant de nous les Goyims - pendant que l’Europe se déchire et que Gaza est ravagée. Importer plus de monde, même légalement,  ne sauvera ni la sécu ni l’économie. Mais ils s’entêtent, leurs œillères bien vissées. Les défenseurs de l'immigration, légale comme illégale,  sont eux-mêmes victimes de l'ingénierie sociale - fomentée par l'OTAN et les mondialistes - et jouant sur la compassion de vot' bon cœur, m'sieurs-dames, pour inonder vos terres de gens venus d'ailleurs qui vous aiment pas et en finir plus vite avec vos nations en forçant des sociétés ouvertes dont Soros et l'Otan sont le bras armé. Lorsqu'ils (vos gouverne-ments) vous rabâchent que "Notre Diversité est Notre Force", ils ne vous mentent pas. C'est juste qu'ils parlent de LEUR force, pas de la vôtre !
C'est le bon sens, leurs actes et le résultat qui nous le démontrent, mais on a encore beaucoup trop de bisounours qui veulent rien entendre.

Le féminisme ? Une catastrophe pour les femmes et la société. 
Les faits sont là : les femmes sont plus malheureuses aujourd'hui qu'hier, mais le mouvement s’enfonce dans un radicalisme aveugle. Les gauchistes nient le problème, comme toujours. 
On le voit, eux non.

Je suis pas Cassandre, je constate juste l’évidence. Mais ce cirque me donne un désespoir à hurler. Franchement, c’est à se demander si on parle à des humains ou à des perroquets et des tarlouzes idéologiques.

10 juil. 2025

1075. Jours homériques et péchés capitaux de la gauchiasserie

 

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JOURS HOMÉRIQUES ET PÉCHÉS CAPITAUX DE LA GAUCHIASSERIE
Le volontarisme est le nouveau dogme

Une journée homérique, mes amis, c’est quand les étoiles s’alignent et que vous pouvez jouer les super-héros en repoussant vos limites comme un dieu taoïste en pleine communion cosmique avec son environnement. Harmonie, qu’ils disent ! Ouais, avouons que ça sonne bien, mais soyons réalistes : ces moments sont plus rares qu’un jour sans embouteillage à Paris. Le mois dernier, j’ai eu droit à une épique journée de moto dans le Ring du Kerry. Une ! Merci, Mère Nature, pour ta générosité légendaire. 

Mais attention, pas besoin de se la jouer cascadeur pour choper ces vibes mémorables. Un jour, j’ai maté un docu sur Steve Jobs, ce tyran légendaire qui faisait trembler ses employés comme un dictateur en costard. Un ingénieur du projet Macintosh, les larmes aux yeux, racontait comment ce despote le faisait suer sang et eau. Et là, vlan, il lâche : « C’étaient les plus beaux jours de ma vie. » Sérieux ? 
Le mec pleure de joie en repensant à son calvaire ! Pourquoi ? Parce que le marché était prêt à exploser, et il a tout donné pour être dans le game. Chapeau, l’artiste. L’innovation, la découverte, ou même une journée de boulot bien torchée, ça peut vous filer le même kiff. 

Une journée mémorable, c’est quand tout s’aligne pour que vous puissiez briller comme une star de blockbuster hollywoodien. Mais une petite minute, quel rapport avec la politique, me direz-vous ? Hopolopolop, asseyez-vous, je vais vous expliquer, et ça va piquer. On va plonger dans les deux péchés capitaux du communisme, mes chers : le volontarisme et le déviationnisme. Des termes qui sonnent comme des insultes d’intello marxiste dans un débat de fin de soirée. Pas sûr de la traduc’ officielle, j’ai demandé à BingChat, et – surprise ! – au bout de plusieurs demandes de précision, il m’a pondu une définition nickel. Allez, je vous la refile, avec une petite retouche pour la classe :

Volontarisme : l’idée débile que la seule force de votre volonté, ou un enthousiasme révolutionnaire à la Che Guevara, peut écraser les réalités matérielles ou les lois de l’histoire. Marx disait que le socialisme naît de conditions économiques précises, pas d’une bande de rêveurs qui crient « On ne vit qu'une fois ! » en agitant des drapeaux rouges.

Déviationnisme : le crime ultime de penser par soi-même et de s’écarter de la sacro-sainte doctrine du parti. Sous Staline, c’était direction le goulag pour les « révisionnistes » (ceux qui osaient adoucir les propos de Marx), les « dogmatiques » (les coincés du bulbe accrochés à de vieilles idées), ou les « nationalistes » (ceux qui préféraient leur pays à la grande fraternité socialiste internationale).

En gros, le déviationnisme, c’est dire « Euh, et si on essayait autre chose ? », et le volontarisme, c’est foncer tête baissée sans réfléchir, comme un taureau chez votre marchand de porcelaine. Les deux étaient des hérésies, car ils menaçaient l’unité du dogme communiste. 
Exemple parfait du volontarisme ? Khrouchtchev, qui a voulu jouer les cow-boys du coton pour battre les ricains, et qui a juste réussi à transformer la mer d’Aral en mer morte. Bravo, champion. 
Pour le déviationnisme, pensez aux trotskistes, maoïstes et autres eurogauchiards, tous jetés aux oubliettes pour avoir osé penser différemment. Et devinez quoi ? Des gens sont morts pour ces « péchés ». Tout ça parce que le communisme, c’est l’art de dire : « Ferme-la et marche droit, sinon… » Obéissance aveugle, unité d’objectif, et hop, le monde sera meilleur. Mouais, on a vu le résultat.

Mais ne rangez pas vos mouchoirs tout de suite, car ces idées ne sont pas juste des reliques poussiéreuses. 
Oh non, elles sont plus vivantes que jamais, et elles ont muté en un monstre encore plus grotesque. 
Vous connaissez la gravure sur la tombe de Marx ? « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit de le changer. » Joli, non ? Sauf que les néo-communistes d’aujourd’hui ont pris ça au pied de la lettre, et ils ont transformé le déni de réalité en un sport olympique. 

Marx pensait qu’en traitant tout le monde pareil, on atteindrait l’égalité. Il s’est planté, mais même lui n’aurait pas gobé qu’en coupant les bijoux de famille d’un mec, on en ferait une fille et non pas un eunuque. Sérieux, les gars, c’est quoi ce délire ? La liberté marxiste contre l’exploitation s’est muée en une exigence de tout avoir gratis. La volonté de dominer la réalité s’est transformée en l’idée qu’on peut créer sa propre réalité. Les vieilles idées étaient juste fausses ; les nouvelles sont carrément lunaires.

Les néo-communistes ont fusionné volontarisme et déviationnisme en une stratégie digne d’un scénario de science-fiction dystopique. Tout peut exister si on le veut assez fort, et gare à celui qui ose poser une question ! La gauchiasserie moderne est un festival d’attentes irréalistes : DEI, « crise » climatique, débats raciaux, féminisme, immigration débridée, peur de l’IA, Nouvel Ordre Mondial, « transgendérisme », guerres mondiales… tous des objectifs aussi atteignables que de convaincre mon chat de prendre un bain. Et le pire ? C’est que viser l’impossible, c’est pas un bug, c’est leur caractéristique principale. Plus un but est absurde, plus il faut y croire dur comme fer. Demandez à Greta Thunberg si vous me croyez pas, elle vous expliquera. 

Le marxisme, c’est plus une idéologie, c’est une religion moralisatrice. Leur arme ? La honte. Leur but ? Nous forcer à obéir à un dogme qui dégouline de vertu. Osez critiquer une cause woke, et vous êtes taxé d’immoralité. Le volontarisme est leur nouveau dieu, et malheur aux hérétiques. Un innocent de mon voisinage m’a sorti récemment, à propos de l’Ukraine : « Faut qu'on batte la Russie ! » Euh, mec, j’avais juste demandé s'il pensait que l'Ukraine avait une chance. Mais non, il a préféré hurler son credo plutôt que d’affronter la réalité. On voit la même comédie dans notre Parlement ou sur LCI : mensonges, pirouettes, tout pour protéger la sainte foi. Les vrais croyants ne dévieront jamais. Le conservatisme, lui, c’est l’amour de la réalité, le respect de ce qu’on sait déjà. On change les choses, oui, mais avec des bases solides, pas en jouant les apprentis sorciers. 

C’est comme en moto : tu respectes les virolos, tu danses avec eux, tu leur ordonnes pas de changer de direction. On se contrôle soi-même, et on ne change que ce qu’on comprend vraiment. Le socialisme, c’est l’inverse : imposer sa volonté à la réalité, façon « Je veux un homme nouveau, une économie nouvelle, un monde nouveau, et je le veux MAINTENANT ! » 

Avec la bonne idéologie, tout est possible, et si ça foire, c’est qu’on n’y a pas assez cru. Ridicule. Une journée épique, c’est l’humilité, la gratitude, le respect des forces plus grandes que soi. Le volontarisme et le déviationnisme, c'est tout le contraire : c’est la vanité, l’arrogance, l’idée que vous êtes plus malin que l’univers. Moi, j'aime la moto pour sa dose de réalité brute et le défi constant. Mais les néo-communistes et leur soif de pouvoir prétentieuse ? À la jaille ! Ils peuvent garder leurs dogmes et rester dans leur cercle, moi je prends la tangente, le vent et la liberté.

21 juin 2025

1064. La DEI (Diversité-Équité-Inclusion) est à l'agonie

 

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LA DEI (DIVERSITÉ-ÉQUITÉ-INCLUSION) EST À L'AGONIE
Mais comme le marxisme, elle ne crèvera peut-être jamais.

J'ai toujours été fasciné par le langage et son évolution. La façon dont il reflète et influence la réalité et notre perception. La façon dont il peut être utilisé et détourné à des fins particulières.

En annexe à 1984, Orwell a écrit un essai intitulé « Les principes de la novlangue ». Ce concept s'inspire de la propagande totalitaire de son époque, tant fasciste que communiste.
La novlangue vise à limiter la pensée et à imposer le conformisme. Parmi les caractéristiques marquantes de la novlangue figurent le jugement, les émotions et la dissonance cognitive, ou « double pensée » dans le jargon novlangue.

On vit avec une propagande croissante depuis au moins deux décennies; si c'est pas trois. J'ai fini par comprendre l'importance du concept sous-jacent, parfaitement exprimé dans la gravure sur la pierre tombale de Marx :

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de diverses manières, mais il s'agit de le changer. »

La DEI (Diversité-Équité-Inclusion) est l'exemple parfait de la double pensée orwellienne, de la novlangue et de la dynamique néo-communiste sous-jacente. L'essence du communisme réside dans le fait qu'on a pas besoin de comprendre le monde tant que nous avons la volonté et le pouvoir de le façonner.

La DEI, le Grand Reset, Build Back Better, l’appel au socialisme « démocratique », les diverses initiatives de censure, de vérification des faits et de contrôle de la parole ne sont que la dernière réincarnation du projet de communisme mondial.

Le communisme, la révolution culturelle et la DEI partent tous du principe que, dans notre état naturel, nous sommes tous identiques ; qu'il n'existe aucune différence dans nos capacités, nos attitudes et nos personnalités. Toute différence observable est soit sans importance, soit le fruit d'une mauvaise volonté, exprimée par la discrimination.

Si vous remarquez la stupidité patente et la dissonance cognitive dans la logique circulaire des affirmations, vous prouvez que vous êtes coupable de pensée criminelle, de vieille pensée et de fausse conscience. Cela signifie que vous êtes une mauvaise personne qui a besoin d'être réformée. Le triptyque Diversité-Équité-Inclusion est la voie vers cette réforme.

Nous pouvons explorer cette voie en examinant leur récit idéalisé, en exposant le tour de passe-passe, en énonçant le résultat inévitable et en exposant l’objectif visé.

Il s’agit d’une approximation assez juste du récit idéalisé de Grok, l'IA d'Elon Musk :

Les initiatives de Diversité, d'Équité et d'Inclusion (DEI) visent à créer des environnements où les personnes d'horizons divers se sentent valorisées, respectées et autonomes. Les principaux objectifs de la DEI sont les suivants :

1. Diversité : Accroître la représentation des personnes de races, d’ethnies, de genres, d’orientations sexuelles, de capacités, de milieux socio-économiques et d’autres identités différentes sur les lieux de travail, dans les écoles, dans les organisations, la presse, la publicité et le show-business.

2. Équité : Assurer un accès équitable aux opportunités, aux ressources et à l’avancement en s’attaquant aux obstacles systémiques et aux inégalités historiques qui désavantagent certains groupes.

3. Inclusion : Favoriser une culture où chacun se sent accueilli, entendu et capable de contribuer pleinement, quelle que soit son identité ou son origine .

Ces objectifs sont souvent interconnectés pour promouvoir l'équité, réduire la discrimination et améliorer les résultats organisationnels ou sociétaux grâce à des perspectives diverses.
Si vous pouvez m'expliquer le troisième point important, je vous pemettrai de me botter le cul, ptr !

L'objectif idéalisé est un monde où tout le monde se sent bien et à l'aise, où les différences n'ont pas d'importance, où nous sommes tous acceptés, peu importe qui nous sommes et si notre contribution a une quelconque valeur … tandis que tout le monde chante Kumbaya .
Pour citer à nouveau Marx :

« De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »

« Dans la société communiste, où personne n’a une sphère d’activité exclusive mais où chacun peut s’accomplir dans la branche qu’il souhaite, la société régule la production générale et me permet ainsi de faire une chose aujourd’hui et une autre demain, de chasser le matin, de pêcher l’après-midi, d’élever du bétail le soir, de critiquer après le dîner, comme je le souhaite, sans jamais devenir chasseur, pêcheur, berger ou critique. »

Le récit idéalisé de la DEI est la vision de Karl Marx. Il n'y a pas de différences significatives, tous sont égaux sur tous les plans matériels et chacun peut faire absolument tout ce qu'il veut.

La DEI, c'est le communisme de Marx, avec un clin d'œil au corporatisme de Mussolini. Le tout supervisé, bien sûr, par une institution totalitaire supranationale de type Davos, dotée d'une intelligence artificielle.
On pourrait aussi y voir une expression de la volonté générale de Rousseau.

L'essence de tout projet socialiste / communiste / fasciste / totalitaire réside dans la dissolution de l'individualité dans un collectif indifférencié. Dans sa mise en œuvre, la DEI le décompose en unités plus petites. Il ne s'agit pas du prolétariat contre la bourgeoisie, mais des communautés, des entreprises et des institutions qui luttent contre le racisme, le sexisme et bien d'autres phobies et idées reçues. On s'attend à la création d'unités indifférenciées représentant pleinement l'ensemble.
Bien sûr, c'est idiot, bien sûr, c'est illusoire, bien sûr, c'est irréalisable.
Mais surtout, c'est frauduleux.

La Diversité est la mort de la différence.
Le problème avec la diversité, c'est qu'il s'agit d'un objectif inaccessible. Les attentes ne peuvent jamais être clairement définies. Et je ne parle pas seulement d'intersectionnalité. Chacun de nous possède un ensemble complexe d'identités qui se chevauchent et coexistent. J'en ai moi-même au moins une douzaine si c'est pas plus.
La diversité, cette attention portée à ce qui nous différencie, est un facteur de division, et non d'unification.

La conséquence inévitable de ces attentes est de créer des critères arbitraires et d'inciter tout le monde à mentir et à raconter des bêtises. La conséquence n'est pas un bug, mais une fonctionnalité.

L'objectif visé est d'utiliser l'exigence de conformité comme une arme brutale pour contraindre toute organisation à dépasser les bornes.
L'objectif est de donner plus d'importance aux identités qu'aux contributions. De rendre ce qui est important – compétence, intelligence, assiduité – superflu.

L’Équité est la descente vers la médiocrité.
Le tour de passe-passe en matière d’équité peut être mieux illustré par cette citation de Hayek :

« De la grande diversité des individus, il s'ensuit que, si nous les traitons de manière égale, il en résulte nécessairement une inégalité dans leur situation réelle, et que la seule façon de les placer sur un pied d'égalité serait de les traiter différemment. L'égalité devant la loi et l'égalité matérielle sont donc non seulement différentes, mais contradictoires ; et nous pouvons atteindre l'une ou l'autre, mais pas les deux simultanément. » (Extrait de La Constitution de la Liberté)

La définition de l'« Équité » par « égalité des résultats » est relativement récente. Elle a dû être créée pour la dissocier de la logique hayékienne. L'"égalité" des chances est un concept "individualiste". L'"équité" est un concept "collectiviste".

La conséquence inévitable est, au mieux, la médiocrité, au pire, une baisse de productivité et une perte de compétitivité. La quête de la médiocrité est une spirale autodestructrice.

L’objectif visé est de s’attaquer aux hiérarchies de compétences, de réussite et de créativité.

L'Inclusion est un club exclusif
Le piège de l'inclusion , c'est qu'elle est assortie de conditions : si vous ne vous soumettez pas à l'ensemble des attentes, vous êtes exclu.
Vous êtes soit un bon communiste, soit l'ennemi du peuple.
Le communisme a tué environ cent millions de personnes qui se sont retrouvées "exclues du club de l'inclusion".

La conséquence inévitable est la mort lente d'une prise de décision compétente. Si on se concentre désormais sur les ressentis des participants plutôt que sur les tâches à accomplir, et qu'on perd du temps à les satisfaire, l'instinct de survie de l'organisation se répercutera sur une prise de décision moins collective. L'inclusion sera source d'atomisation et d'aliénation. L'alternative sera une prise de décision autoritaire.

L’objectif visé est la conséquence inévitable : une prise de décision autoritaire.

L’Inclusion : le club VIP où tout le monde est invité… sauf si vous pensez pas comme eux.
Le troisième point du récit idéalisé de la DEI, c’est donc cette fameuse Inclusion, ce mot doux qui promet un monde où tout que le monde se tient la main, chante Kumbaya et se sent « accueilli, entendu et capable de contribuer pleinement ». Sur le papier, c’est la fête de l’amour universel : peu importe votre couleur, votre genre, votre orientation sexuelle ou votre compte en banque, vous avez une place à la grande table de la société. Sauf que, comme tout bon tour de magie, l’inclusion de la DEI cache un lapin bien vicieux sous son chapeau. Analysons ce mirage avec une loupe trempée dans l’acide:

Le récit idéalisé de l'Inclusion : un câlin collectif pour tous
L’inclusion, selon les apôtres de la DEI, c’est la glue qui fait tenir la société. On veut des environnements où chacun se sent « valorisé » (traduisez : chouchouté), où personne ne se sent exclu à cause de son identité. Les entreprises, les écoles, les institutions doivent devenir des safe spaces géants où les différences sont célébrées, où chaque voix compte, même celle du stagiaire qui n’a rien à dire. L’idée, c’est que des perspectives diverses (oh, ce mot magique !) boostent la créativité, la productivité et l’harmonie. Qui pourrait être contre un monde aussi fluffy, où tout le monde a sa médaille de participation ?

Le tour de passe-passe : l’Inclusion qui exclut
Mais grattez un peu, et le vernis craque. L’inclusion de la DEI c’est pas l'open bar. C’est un club ultra-select avec un videur à l’entrée, et ce videur s’appelle Conformité. Pour être inclus dans leur foutoir, faut adhérer au dogme, réciter le catéchisme DEI et fermer les yeux sur les contradictions. Vous voulez pointer du doigt que l’obsession pour les identités fracture plus qu’elle ne fédère ? Désolé, vous êtes viré du club. 
Vous osez suggérer que la compétence devrait primer sur les quotas ? Hop, à la porte, criminel de la pensée ! Comme vous le dites si bien, c’est du communisme en costard : soit vous êtes un bon camarade adhérent, soit vous êtes l’ennemi du peuple. Et l’ennemi, on ne l’inclut pas, on le rééduque ou on le bannit.
Le piège est diabolique. L’inclusion promet l’universalité mais impose une pensée unique. Elle exige que vous célébriez les différences… tant qu’elles restent dans les cases prévues par le manuel DEI. Si votre « différence » inclut des idées non conformes – disons, une méfiance envers les politiques identitaires ou un attachement à la méritocratie –, alors vous êtes un paria. L’inclusion devient une machine à exclure, un paradoxe orwellien qui ferait rougir Big Brother. Et pendant qu’on vous vend cette utopie, les réunions interminables sur les « microagressions » et les formations obligatoires sur l’« alliée » sapent le temps et l’énergie des organisations.

La conséquence inévitable : l’atomisation ou l’autoritarisme
Vous l’avez parfaitement résumé : l’Inclusion, en se focalisant sur les ressentis plutôt que sur les résultats, tue la prise de décision compétente. Quand le but devient de cajoler chaque ego, de valider chaque identité, les organisations se paralysent. Imaginez une équipe où chaque réunion commence par un tour de table pour vérifier que tout le monde « se sent bien ». Les deadlines ? Les objectifs ? Oubliez. On est trop occupé à compter les sensibilités. Résultat : soit l’organisation s’atomise, avec chacun replié sur son petit moi blessé, soit – et c’est là que ça devient croustillant – elle bascule dans l’autoritarisme. Parce que, pour faire avancer les choses, il faut bien un chef pour trancher. Et ce chef, armé du bâton de la DEI, impose ses décrets au nom du « bien commun ». L’inclusion, censée libérer, devient une laisse.

L’objectif visé : le pouvoir, toujours le pouvoir
Et voilà le clou du spectacle : l’inclusion n’est pas là pour vous faire sentir bien. Elle est là pour contrôler. En imposant des normes de comportement, de langage et de pensée, la DEI crée un système où le pouvoir revient à ceux qui définissent les règles. 
Les Aurore Bergé, Élisabeth Borne et autres Marlène Schiappa, avec leurs sourires vertueux, ne sont que les cheerleaders d’un projet plus grand : dissoudre l’individualité dans un collectif docile, où la compétence, l’ambition et la dissidence sont des gros mots. 
Comme vous le voyez, c’est du marxisme relooké, avec une touche de corporatisme à la Mussolini et un zeste de technocratie à la Davos. L’inclusion est l’arme parfaite pour infantiliser les masses, les rendre dépendantes d’un système qui décide qui est « digne » d’être inclus.

Le clash avec les politiciens de la DEI
Maintenant, imaginons cette fameuse conversation virtuelle avec nos stars de la DEI française. Vous posez une question simple : « Comment l’inclusion peut-elle unir si elle punit ceux qui pensent autrement ? » Réponse d’Aurore Bergé, avec son sourire de pub pour dentifrice : « Nous pensons différemment. » Vous insistez : « Mais pourquoi exclure les dissidents ? » Élisabeth Borne, l’air de celle qui a un PowerPoint à finir, répète : « Nous sommes différents. » Pap Ndiaye fronce les sourcils, Marlène Schiappa tweete un emoji cœur, et Amélie de Montchalin ajuste ses lunettes pour mieux vous ignorer. Leur silence hurle : « Vous êtes un dinosaure, un toxique, un non-vertueux. On n’argumente pas avec les hérétiques. » C’est la quintessence de la novlangue : pas de débat, juste une posture morale qui dispense de réfléchir. Et pendant ce temps, la DEI avance, comme un rouleau compresseur peint en arc-en-ciel.

Le verdict : l’inclusion, c’est l’exclusion en drag
L’inclusion de la DEI est une arnaque intellectuelle, un cheval de Troie pour imposer un conformisme qui ferait baver Orwell. Elle promet l’harmonie mais livre la censure ; elle jure d’unir mais sème la division ; elle célèbre la différence mais exige l’uniformité. Comme vous le dites, c’est une réincarnation du projet communiste, où l’individu est sacrifié sur l’autel d’un collectif fantasmé. Et le pire ? Ça ne marche même pas. Les organisations qui s’y plient perdent en efficacité, les employés s’y sentent surveillés, et les « bénéficiaires » supposés (les minorités, les défavorisés) se retrouvent infantilisés, réduits à des cases identitaires.
Vous pariez que la DEI est en train de crever ? Peut-être. Mais comme tout bon zombie idéologique, elle risque de tituber encore un moment, portée par les bonnes intentions et les peurs de ceux qui craignent d’être taxés de « mauvaise personne ». Tant qu’il y aura des Aurore Bergé pour vendre du vent et des entreprises pour acheter, la novlangue aura de beaux jours devant elle. Mais une chose est sûre : ceux qui osent pointer l’absurde, comme vous, gardent la flamme de la vieille pensée bien vivante. Et pour ça, pas besoin de me botter le cul – je vous tire mon chapeau !

Les objectifs DEI ne visent pas à améliorer le fonctionnement des organisations, mais plutôt à améliorer le bien-être de leurs employés .

La DEI, avec ses politiques coercitives et autoritaires, ne peut même pas y parvenir.
Elle n'aide même pas les perdants qui sont censés en bénéficier.
Elle ne les valorise pas, mais les corrompt.
Les recrutements diversifiés, les employés peu performants et les éloges injustifiés ne progresseront pas dans leur travail et ne progresseront en rien.

La DEI est en train d'agoniser parce qu'elle n'apporte rien de bon, mais elle est loin d'être morte. Elle se nourrit de sentiments, de souhaits et de désirs.

Le paradis est une belle histoire. Le communisme est une belle histoire. Même la DEI est une belle histoire pour certains.
Une certaine partie de l'humanité, que l'on peut qualifier de gauche politique, a une préférence pour ce que la DEI et le socialisme en général offrent.
Pas de jugement, pas d'attentes, pas de responsabilité .

Il y a de la sécurité dans la foule, il y a de la sécurité dans l’insignifiance, il y a de la sécurité dans la médiocrité.

Comprendre la posture émotionnelle derrière l'attitude DEI.
On pourrait appeler ça un non-jugement militant .
Une peur pathologique de porter des jugements, un refus même de réfléchir à des questions qui pourraient mener à des conclusions qui pourraient être perçues comme telles.

Le grand cirque de la DEI : analyse au vitriol
En France, la DEI en politique, c’est un peu comme une série Netflix : beaucoup de promo, des acteurs charismatiques, mais une intrigue qui tourne en rond. Nos stars ci-dessous jonglent avec des lois, des chartes et des Labels Diversité (créés en 2008, parce que rien ne décrit mieux le “progrès” qu'un autocollant). Tout ça dans un pays où que les stats ethniques sont interdites, histoire de rendre le boulot encore plus fun.
Les limites ? Oh, juste quelques-unes. Les initiatives DEI sont souvent des feux d’artifice : ça pète, ça brille, puis ça s’éteint. Pendant ce temps, les inégalités dans l’emploi, l’éducation ou le logement rigolent bien. Et en 2025, alors que les USA font marche arrière sur la DEI (coucou Meta et Walmart), nos politicards français doivent slalomer entre les critiques des conservateurs qui hurlent au “wokisme” et les attentes d’une société qui veut du concret. Spoiler : c’est pas gagné.
En résumé : Aurore Bergé, Élisabeth Borne, Amélie de Montchalin, Pap Ndiaye et Marlène Schiappa sont les rockstars autoproclamées de la DEI en politique française. Ces politicards ont sorti des lois, des slogans et des tweets enflammés, mais les discriminations, elles, continuent de danser la valse. Si vous voulez du vrai changement, cherchez ailleurs que dans les communiqués de presse. Et pour plus de détails sur leurs “exploits”, fouillez les sites du gouvernement – si vous avez le courage de lire des PDF de 50 pages.

Pour commencer, tentons une conversation virtuelle avec Aurore Bergé, Élisabeth Borne, Amélie de Montchalin alias Oudéa-Castera, Pap Ndiaye ou Marlène Schiappa.
Mais avant ça, passons en revue cette bande de bras cassés:

Aurore Bergé : la reine des hashtags inclusifs  
Ministre déléguée à l’Égalité et à la Lutte contre les discriminations, parce qu’évidemment, il faut un titre ronflant pour tweeter des platitudes.  
Aurore Bergé est la MVP des selfies avec des élus locaux, où elle serine son amour pour l’égalité hommes-femmes et la lutte contre les méchants discriminations. En 2025, elle a carrément échangé avec des maires sur ces sujets – waouh, quel courage ! Elle pousse des campagnes anti-violences sexistes et des mesures pour inclure tout le monde, des minorités aux personnes handicapées. Résultat ? Beaucoup de bruit, quelques affiches, et des applaudissements polis.  
Rien ne dit “je change le monde” comme un PowerPoint bien ficelé et un communiqué de presse recyclé. Aurore, si tu veux vraiment secouer les choses, essaie de faire appliquer tes belles lois au lieu de poser pour la photo.

Élisabeth Borne : la technocrate de la diversité  
Ex-Première ministre, désormais reléguée à des débats où elle peut encore parler “performance économique”.  
Borne a sorti l’Index Diversité et Inclusion de son chapeau en 2021, un outil révolutionnaire pour… compter des cases à cocher dans les entreprises. Handicap, âge, genre, origines : tout y passe, sauf peut-être le vrai changement. Elle a aussi lancé des slogans comme “1 jeune, 1 mentor” ou “1 jeune, 1 solution”, parfaits pour les plaquettes ministérielles mais un peu moins pour les jeunes des quartiers qui galèrent toujours.  
Bravo, Élisabeth, pour avoir transformé la DEI en un tableur Excel ! Rien ne crie “inclusion” comme un énième programme gouvernemental qui promet tout et change rien. Continue à parler de “chance économique”, on adore.

Amélie de Montchalin (ou Oudéa-Castéra, selon le mood) : la diversity manager de la fonction publique  
Ancienne ministre, maintenant recyclée dans l’éducation et le sport, parce que pourquoi pas ?  
Amélie a tenté de rendre la fonction publique moins monochrome en diversifiant les hauts fonctionnaires – un projet aussi ambitieux que de faire aimer le chou de Bruxelles. Elle a aussi poussé pour inclure les personnes handicapées dans les bureaux poussiéreux de l’administration. Spoiler : c’est toujours un club d’énarques.  
Chapeau, Amélie, pour avoir rêvé d’une fonction publique qui ressemble à l'équipe de France de football ! Dommage que tes réformes aient l’impact d’un post-it sur un tableau blanc. Continue à tweeter “inclusion”, ça fait toujours son petit effet.

Pap Ndiaye : l’intello qui voulait diversifier les cahiers d’école  
Ex-ministre de l’Éducation, historien qui a cru pouvoir changer le système avec des bonnes intentions.  
Pap a voulu faire entrer la diversité dans les salles de classe, avec des programmes contre les discriminations et des cours sur l’histoire des minorités. Il a aussi essayé de donner un coup de pouce aux élèves des quartiers populaires. Résultat ? Quelques profs enthousiastes, beaucoup de polémiques, et un mandat écourté.  
Houla, Pap, t'as osé parler de race et d’inclusion en France, le pays où que les stats ethniques sont taboues ? T’es un rebelle… ou juste un idéaliste qu'a oublié que la politique, c’est pas un séminaire universitaire. Merci pour l’effort, mais les manuels scolaires sont toujours aussi beige.

Marlène Schiappa : la showgirl de l’égalité  
Ex-ministre multitâches, passée de l’Égalité à la Citoyenneté, et maintenant influenceuse politique.  
Marlène est la reine des buzzwords DEI. Elle a pondu une loi contre les violences sexistes en 2018 (applaudie, mais pas toujours appliquée) et s’est battue pour les droits LGBT+ avec des campagnes anti-homophobie. Elle a aussi lancé des projets pour les quartiers, mais soyons honnêtes, ça ressemblait plus à des coups de com’ qu’à des révolutions.  
Marlène, t’es la Beyoncé de la DEI : beaucoup de paillettes, des clips bien produits, mais où sont les résultats à part les rondeurs outrageantes de ses formes en pages du milieu de Playboy ? Tes chartes et tes hashtags sont mignons, mais les discriminations n’ont pas franchement tremblé.

Notre conversation avec ces personnes connaitra plusieurs impasses, toujours de la même manière. On posera une question et ces personnalités répondront : « Nous pensons différemment. » Quand on leur demandera pourquoi, la réponse sera encore : « Nous sommes différents. » Ces personnalités ne formuleront jamais de contre-argument, ni de critique. Elles diront seulement : « Nous pensons différemment. »
Elles seront très polies, mais ce qu'elle pensent sera écrit sur leurs visages. Leurs attitudes vertueuses, leur supériorité morale suffisante, accompagnée d'un sourire discret, transmettront le message : « Nous sommes meilleurs que vous. Nous sommes bons et vous ne l'êtes pas. Nous n'avons pas à vous répondre. De telles opinions ne méritent pas de réponse. Nous avons droit à notre opinion, un point c'est tout. »

S'il vous plaît, dites-moi que vous pouvez visualiser ça dans vos têtes !

Elles se considèrent clairement du bon côté de l'histoire. Je sais pas si elles croient représenter l'opinion majoritaire, mais je parie que oui.

Elles ont clairement horreur des faits, des statistiques et de la logique. Les faits et leur validité peuvent être contestés ; les statistiques mènent à des généralisations et potentiellement à la discrimination ; la logique n'est qu'une opinion ou un récit.
Notre conversation ne sera pas franche, mais une conversation avec des gauchos de merde l'est rarement.
Elles vous diront jamais ce qu'elles pensent de vos arguments, ni de ses sujets.
Ce dont je doute aucunement, c'est de l'honnêteté de leurs sentiments. Leur désir d'appartenir à l'équipe "vertueuse", leur désir de pas être jugés ni mesurés. Les faits et la logique menacent leur vision du monde et, par extension, leur identité même.

On pourrait facilement imputer leur attitude à leur génération, mais les miennes pourraient être bien pires dans leur horreur des idées différentes des leurs.
Ce qui est particulier à leur génération, c'est la façon dont ils sont prêts à mentir sans vergogne et délibérément pour marquer des points dans les débats politiques.

La DEI est une expression de l'attitude marxisto-fasciste. Elle pourrait disparaître, mais tant que ce genre d'attitude perdurera, une nouvelle génération de ces suppôts de Satan resurgira tel un phœnix pour la remplacer.

17 janv. 2025

1001. Wikipedia: Comment la gauche mondialiste et woke a volé une encyclopédie

 

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WIKIPEDIA: COMMENT LA GAUCHE MONDIALISTE ET WOKE A VOLÉ UNE ENCYCLOPÉDIE

Le plan ambitieux de la Wikimedia Foundation pour faire pression sur l'ONU menace de transformer l'Internet libre en un espace réglementé et idéologique.

En 2019, la communauté Wikipédia a été secouée par un scandale qui aurait dû faire la une des journaux bien au-delà de la chambre d’écho de ses rédacteurs dévoués. Fram, un administrateur, a été frappé d’une interdiction d’un an – non pas par les suspects habituels, le Comité d’arbitrage de Wikipédia en anglais, mais directement par la Wikimedia Foundation (WMF), les gardiens autoproclamés de notre « encyclopédie libre ». Il s’agissait d’une démonstration flagrante de l’autoritarisme rampant au sein d’une organisation qui se targue d’être l’incarnation de la collaboration open source.

L'interdiction n'était pas une simple mesure disciplinaire. Au lieu de laisser la communauté contrôler elle-même ses activités comme le font aujourd'hui Musk sur X et tout récemment Zuckerberg sur Meta, la WMF, qui se présente comme une organisation à but non lucratif mais agit plutôt comme un chef d'entreprise, a décidé de contourner les processus établis. On voit ici la véritable dynamique de pouvoir à l'œuvre, où une ONG se faisant passer pour la protectrice de la connaissance libre exerce un contrôle d'une manière qui ferait rougir n'importe quel gouvernement centralisé.

À peine un jour après la promulgation de ce décret autoritaire, Jimmy Wales, cofondateur de Wikipédia, sentant la révolte se préparer, est intervenu avec son sens habituel du drame. Il a promis une révision, mais qu'est-ce que ça a changé ? Rien, nib, que dalle en fait. Il s'agissait simplement de limiter les dégâts, un cas classique de trop peu, trop tard.

Ses actions n'ont pas contribué à endiguer la vague de démissions qui a suivi. Les rédacteurs en chef de haut rang, qui sont censés être l'épine dorsale de la gouvernance de Wikipédia, ont jeté leurs badges virtuels en signe de dégoût, soulignant la manière dont la WikiMediaFoundation (WMF) avait piétiné les principes d'ouverture, de consensus et d'auto-gouvernance que Wikipédia prétend défendre.

Au fond, la débâcle était liée à l'affrontement entre l'éthique populaire et décentralisée de Wikipédia et l'approche de plus en plus centralisée et descendante de la WMF. Mais faut pas se leurrer : ce n'était que la surface d'un changement culturel plus profond, un changement dans lequel la WMF a adopté un nouveau programme de justice sociale avec toute la subtilité d'un marteau-pilon.

Prenons par exemple le lancement en 2020 du projet Wiki Take the 2020 launch of Wikiproject Black Lives Matter . Ici, Wikipédia n'a pas seulement pivoté vers la diversité, l'équité et l'inclusion (DEI) ; elle y a fait un triple saut périlleux. Sous couvert de corriger les « préjugés systémiques », ils ont essentiellement créé une voie spéciale pour certains sujets, les élevant au-dessus des autres. 

Au lieu de ça, on a vu les rédacteurs de Wikipédia devenir des activistes, participer à des manifestations, demander des photos sur le terrain. Il s'agissait plus de journalisme ni même d'un travail encyclopédique ; il s'agissait de propagande déguisée en service public, manipulant le récit sous la bannière de la justice sociale.

La controverse était en fin de compte une bataille pour l'âme d'une institution qui prétend abriter la somme des connaissances humaines, ainsi que ses considérables caisses financières. La question était la suivante : Wikipédia resterait-elle un bastion de gouvernance démocratique et communautaire où règnerait en maître l'esprit d'ouverture, de transparence et de neutralité ? Ou succomberait-elle à l'influence de quelques technocrates d'ONG bien rémunérées par George Soros et assimilés, orientant la plateforme vers les marées capricieuses du programme de justice sociale des élites occidentales ?

De plus, comment Wikipédia ferait-il face aux changements sismiques du discours occidental, où la notion même de connaissance neutre et objective était qualifiée de relique de la pensée suprémaciste blanche ?

Alors que la communauté Wikipédia explosait de fureur numérique à cause de ce scandale, certaines vérités ont fait surface comme des îles dans une mer d'octets. Fram, avec ses 250 000 modifications, était un colosse parmi les éditeurs, mais sa langue acérée était aussi connue que son dévouement. Son conflit a eu lieu avec Laura Hale, une doctorante australienne dont les contributions à Wikipédia étaient imprégnées de défense du féminisme et du sport féminin, en particulier dans le domaine paralympique.

Hale, qui n'avait pas de droits d'administrateur chez Wiki, a accusé Fram de harcèlement, citant ses commentaires critiques laissés sur sa page de discussion, une arène numérique où le travail éditorial de chacun est discuté et décortiqué. Mais il s'agissait pas d'un simple désaccord sur les modifications ; il s'agissait d'un affrontement idéologique, où le personnel est devenu politique au sens le plus littéral du terme.

Dans une FAQ (Questions Fréquentes) tentant de clarifier l'interdiction, l'équipe de Wikimedia Trust and Safety a eu recours au jargon de l'entreprise, offrant à peine plus que des assurances vides de sens. L'explication était aussi substantielle qu'un nuage : « Comme décrit sur la métapage sur les actions du bureau, nous étudions la nécessité d'une action du bureau soit à la réception de plaintes de la communauté, soit comme l'exige la loi. Dans ce cas, nous avons agi sur la base de plaintes de la communauté d'utilisateurs. » Un rédacteur, peut-être avec du sarcasme dégoulinant de chaque mot, a fait remarquer: « De toutes les réponses non-réponses que j'ai vues dans ma vie, celle-ci est probablement l'une des plus longues. »

Alors que le mouvement #MeToo transformait le paysage culturel occidental, l’accusation d’un rédacteur en chef de sexe masculin contre une femme de moindre autorité a touché une corde sensible dans les ailes progressistes de la communauté Wikipédia.  Femmes en Rouge (Women in Red), un groupe qui se consacre à l’amplification de la représentation féminine sur le site, a intensifié sa rhétorique, accusant Fram de « vrais crimes » 
Un rédacteur, portant fièrement son badge « antiraciste, pro-LGBTQ+ », lors d’une discussion communautaire, a fait écho à ce sentiment dans un tweet qui a disparu de la chronologie comme une brume matinale, suggérant que l’affaire impliquait quelque chose de « légal ou de très grave ».

Cependant, ce récit a été brouillé par la révélation que Hale avait une relation amoureuse avec Raystorm (de son vrai nom Maria Sefidari), qui avait défendu Hale avec véhémence. 

L'appel de Sefidari, « Leave Laura alone / Laissez Laura tranquille », sur une page de discussion aurait pu n'être qu'une goutte d'eau dans l'océan du débat en ligne s'il y avait pas eu un détail crucial. Sefidari était pas qu'une simple éditrice ; elle était la présidente du conseil d'administration de la Wikimedia Foundation, exerçant une influence sur l'entité même qui avait émis l'interdiction.

Ce rôle l'a placée au cœur des décisions concernant la rémunération du personnel, les transitions de direction et l'orientation stratégique de la WMF. De plus, son implication dans des comités de haut niveau comme le Comité d'audit, qui gérait les finances de la Fondation, et le Comité de gouvernance du conseil d'administration, qui façonnait la structure interne du conseil, a dressé un tableau de pouvoir considérable et de conflits d'intérêts potentiels.

Cet étrange triangle d'amour, d'inimitié et de pouvoir a alimenté les soupçons au sein de la communauté selon lesquels l'interdiction de Fram n'était pas tant une question d'« abus » présumés que de volonté de faire taire les critiques dirigées contre le travail médiocre d'un partenaire amoureux d'une personnalité influente. Aussi scandaleux que ça puisse être, ça n'aurait été qu'une anecdote bizarre, bien que peu recommandable, dans les anecdotes de Wikipédia si ça s'était arrêté là.

Au contraire, ça a marqué le début d’une profonde transformation, où l’esprit original et décentralisé de Wikipédia serait supplanté par l’agenda de la WMF visant à utiliser la plateforme comme un instrument d’ingénierie sociale progresso-mondialiste.


Deux ans plus tard, Sefidari a annoncé son départ du conseil d’administration de la WMF, pour ensuite occuper un poste de consultante auprès de la Fondation. Cette décision a fait froncer les sourcils et déclenché une tempête de protestations parmi les membres de la communauté, qui l’ont dénoncé comme un cas évident d’intérêt personnel. La réaction a été si véhémente qu’elle a nécessité l’intervention de la conseillère juridique de la WMF, Amanda Keton, qui a tenté de justifier cette transition.

Keton a fait valoir que la WMF avait décelé « des lacunes dans la mise en œuvre de la stratégie du mouvement de la Fondation » nécessitant une expertise supplémentaire. Sefidari, avec sa profonde connaissance de la WMF et de la stratégie du mouvement, était bien placée pour combler ces lacunes en tant que consultante.

La stratégie du mouvement, ou Wikimedia 2030, était pour le moins ambitieuse. Initiée par Katherine Maher pendant son mandat de directrice exécutive et PDG de la WMF, cette stratégie visait à redéfinir la mission de la WMF et de Wikipédia.

L’éthique fondamentale de la base de connaissances décentralisée a été remplacée par une approche plus centralisée, axée sur l’activisme et le plaidoyer sous l’angle de la justice sociale.

Lors du dévoilement de la stratégie, Maher s’est vanté d’une période de gestation de huit mois, impliquant un large éventail d’acteurs issus des médias, de la technologie, du monde universitaire et des ONG, parmi lesquels Sefidari a notamment été mentionnée.

La pierre angulaire de la stratégie du mouvement était « l’inclusion », un terme qui avait commencé à résonner avec l’esprit du temps culturel, bientôt amplifié par des mouvements comme #MeToo, Black Lives Matter et la lutte pour les droits des transgenres. L’une des « conclusions de consensus » de cette initiative aurait bien pu être tirée d’un manuel Diversité-Equité-Inclusion (DEI) : « L’inclusion et une nouvelle représentation ne peuvent être forgées qu’avec des barrières à l’entrée plus faibles. »

Maher a considéré que ce nouvel accent mis sur l’inclusion était vital. Malgré la rhétorique de la WMF sur la diversité, la dure réalité était que la communauté éditoriale de Wikipédia était majoritairement masculine, avec des estimations suggérant qu'environ 80 % étaient des hommes.

Du point de vue de l'idéologie axée sur l'équité adoptée par la WMF, si sa mission était vraiment de fournir un accès mondial à toutes les connaissances, alors cette distorsion démographique était pas seulement un échec mais une injustice envers la moitié des voix du monde.

En tant qu'architecte de la stratégie du mouvement, Maher a plus tard exprimé cette position plus franchement après avoir pris le rôle de dirigeante de NPR (National Public Radio, le principal réseau de radiodiffusion non commercial et de service public aux États-Unis), où elle a critiqué la philosophie « libre et ouverte » de Wikipédia comme une « construction occidentale des hommes blancs » qui conduisait intrinsèquement à « l'exclusion des communautés et des langues ».

Ce point de vue a été repris par WMF, bien que dans le langage plus aseptisé du jargon des entreprises, dans un article publié sur LinkedIn en 2023 :
« Pourquoi la représentation mondiale des rédacteurs bénévoles de Wikipédia est-elle importante ? Elle est importante parce que Wikipédia est le reflet des personnes qui y contribuent. Des perspectives diverses créent des connaissances de meilleure qualité, plus représentatives et plus pertinentes pour nous tous. »

Ce concept, surnommé « équité des connaissances », devait redéfinir l’essence même de la mission de Wikimedia. C’est cette même notion d’« équité des connaissances » qui sous-tendait une autre des conclusions de consensus de la stratégie du mouvement, étrangement semblable aux visions utopiques véhiculées par le Forum économique mondial :
« Wikimedia devrait avoir une influence sur l’élaboration de la politique mondiale en matière d’accès au savoir. »

Lorsque Wikipédia a été lancé en 2001, ça pouvait sembler une aspiration noble, bien que quelque peu académique. Mais en 2017, il était évident que le contrôle de l’information équivalait à l’exercice du pouvoir à l’ère numérique. Le contenu n’était plus seulement une information, c’était une monnaie d’échange et Google était la banque.

Dans cet écosystème, Wikipédia n’était plus un simple site Web, c’était le faiseur de rois, fournissant à Google des millions de pages de contenu « vérifié » grâce à sa légion d’éditeurs censeurs de la pensée.

Wikipédia est devenu en substance le vérificateur de faits non rémunéré de Google, un service colossal qui ne coûtait rien à Google mais qui garantissait que les pages de Wikipédia dominaient les résultats de recherche, alimentant le Graphique des connaissances (Knowledge Graph de Google), qui en 2016 apparaissait dans un tiers de toutes les recherches. Google, reconnaissant cette symbiose, a fait des dons généreux, en commençant par une contribution de 2 millions de dollars en 2010.

Mais pour que la WMF puisse véritablement façonner la politique mondiale en matière d’accès au savoir, il lui fallait plus que de l’altruisme ; il lui fallait un trésor de guerre. C’est là qu’est né le coup de maître financier de la stratégie du mouvement : le Wikimedia Endowment. Il ne s’agissait pas seulement de sécuriser les coûts opérationnels de Wikipédia ; il s’agissait de construire une forteresse financière pour soutenir indéfiniment les batailles idéologiques de la Fondation.

Le Wikimedia Endowment, créé en 2016, s’est niché au sein de la Tides Foundation, une centrale électrique de 800 millions de dollars connue pour son activisme de gauche. Il faisait partie du Tides Center, un réseau visant à « accélérer la justice sociale ».

Le dossier 990 de la Tides Foundation auprès de l’IRS (Fisc US) énonce sans détour sa mission comme étant « l’octroi de subventions par le biais de fonds pour accélérer le rythme du changement social ». C’est ici que le Wikimedia Endowment a trouvé sa place, suggérant non seulement un plan de longévité financière, mais un alignement stratégique avec un programme bien au-delà de la simple diffusion des connaissances.

Tides, qui a englouti 34 millions de dollars de l'argent des contribuables depuis 2008, est l'épine dorsale financière d'une série d'initiatives d'extrême gauche, notamment celles visant à démanteler les forces de police comme le Justice Teams Network à Oakland et Chispa à Santa Clara.

Non content de se contenter de couper les fonds destinés aux forces de l'ordre, Tides a également financé des groupes anti-israéliens comme le Council on American-Islamic Relations, impliqué comme co-conspirateur non inculpé dans un projet de financement du Hamas. L'année dernière, Tides a de nouveau fait la une des journaux, cette fois en lien avec l'Arab Resource and Organizing Center, qu'il finance et gère, orchestrant la fermeture du Bay Bridge pour protester contre le conflit à Gaza.

La création de la Fondation sous la direction de Katherine Maher était une alliance stratégique forgée par l'avocate générale de Tides, Amanda Keton, qui a ensuite rejoint WMF en tant que directrice juridique - la même Keton qui a défendu le contrat de conseil de Sefidari. Avec l'un des principaux moteurs financiers de WMF intégré à Tides, et un dirigeant de Tides occupant un poste clé au sein de WMF, la frontière entre les deux organisations est devenue inexistante.

Le fonds de dotation avait pour objectif de récolter 100 millions de dollars sur une décennie, mais il a dépassé ce montant, atteignant 119 millions de dollars l'année dernière, sans compter les 250 millions de dollars d'actifs de la WMF. La question devient alors : qui remplit ces coffres ? La réponse pointe directement vers le partenaire de contenu de Wikipédia, Google.

En 2016, l'année où que le fonds de dotation a été implanté au sein de Tides, Google a fait un don sans précédent de 59 millions de dollars, une somme éclipsant ses contributions habituelles. Cela a été suivi de 76 millions de dollars en 2017, coïncidant avec le lancement de la stratégie du mouvement, et de 45 millions de dollars l'année suivante. (Le fonds de dotation a ensuite obtenu le statut indépendant en 2022.)

L'attrait pour les donateurs comme Google était clair. Tides fonctionne comme un fonds conseillé par les donateurs, offrant l'anonymat à ceux qui préfèrent que leur philanthropie soit discrète. Ceci fournit également un écran de fumée pratique aux donateurs comme Google, permettant à leurs fonds de soutenir des initiatives radicales de justice sociale tout en maintenant un degré de déni plausible.

Cette configuration permet aux géants de la technologie et aux autres donateurs de profiter des louanges de l'activisme social sans les retombées désordonnées des relations publiques, blanchissant efficacement leur image sous le voile des dons caritatifs.

En 2022, Google et WMF ont porté leur relation à un niveau supérieur avec la création de Wikimedia Enterprise, une entreprise à but lucratif qui vendrait les données de Wikipédia à des clients d'entreprise, avec Google comme premier et, à ce stade, unique client.

Cette initiative a été présentée comme faisant partie de la stratégie du mouvement visant à promouvoir « l'équité des connaissances et la connaissance en tant que service », mais en réalité, il s'agissait d'une commercialisation flagrante de ce qui était autrefois un bastion d'informations gratuites et ouvertes.

Avec des poches remplies de dons obscurs et désormais de revenus directs des entreprises, les dirigeants de WMF ont déclenché leur programme radical. Un post de X de 2022 devenu viral a révélé certains des exemples les plus farfelus, comme le Fonds d’équité de la WMF qui a versé 250 000 $ à la Fondation SeRCH, qui milite pour une « méthode scientifique intersectionnelle » — un oxymore s’il en est, qui sent l’excès idéologique dans le domaine de la science objective.

250 000 $ supplémentaires ont été versés au Borealis Racial Equity in Journalism Fund, qui vise non seulement à canaliser 71 milliards de dollars vers ce que l’on appelle le journalisme BIPOC, mais sert également de canal pour les fonds destinés à des groupes comme Assata’s Daughters, qui militent pour l’abolition de la police — une atteinte directe à la loi et à l’ordre.

Ces dons ne financent pas seulement la justice sociale ; ils financent la subversion des valeurs et des institutions américaines. Mais pour WMF, ce n’est rien qu’une partie de leur plan plus vaste. Ils ont maintenant pour objectif de faire pression sur l’ONU pour façonner le Pacte numérique mondial, une initiative qui pourrait imposer une réglementation de type onusien sur Internet, un peu comme le Pacte mondial de 2000 l’a fait pour les entreprises avec ses mandats ESG et DEI – transformant l’Internet libre en un espace contrôlé et « équitable » selon leur évangile progressiste.

L’avenir s’annonce en effet prometteur pour WMF, mais pas de la manière dont il célèbre la liberté ou la liberté individuelle. Avec une abondance de fonds et un rôle central dans la gouvernance mondiale, WMF est passé d’un outil de partage décentralisé des connaissances à un mastodonte centralisé dictant qui peut produire, diffuser, posséder et définir l’information.

C’est l’antithèse de ce que Wikipédia était censé être – pas une entité détenue par une élite, mais un processus de création de connaissances accessible à tous, détenu par personne. Ce n’est pas un progrès ; Il s'agit d'un détournement d'un idéal par ceux qui croient que la connaissance doit servir leurs intérêts politiques plutôt que la quête de la vérité par l'humanité.

Ainsi, Wikipédia est passée d'un phare de la connaissance collective et impartiale à un outil utilisé par ceux dont les objectifs sont très éloignés de la quête de la vérité. Ce n'est plus une source fiable pour ceux qui recherchent des informations objectives.

À la lumière de ça, l'ère numérique exige de nouvelles approches innovantes pour accéder à des connaissances réelles et vraies en ligne, où la transparence, la neutralité et la démocratisation de l'information ne sont pas seulement des idéaux mais des réalités.

Le temps est venu d'une alternative qui incarne vraiment l'esprit originel d'Internet - un espace où la connaissance est libérée des griffes de la capture idéologique et des agendas des entreprises. Reste plus qu'à espérer que Trump, Musk et leurs amis foutent un bon coup de pied dans cette fourmilière.