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20 août 2025

1099. Saint-Perplexe, l'ïle crypto-esclavagiste

 


SAINT-PERPLEXE, L'ÎLE CRYPTO-ESCLAVAGISTE

Avant propos - Note du service juridique de Meltingpot56

En publiant les délires les plus fous de l'entité égrégorique connue uniquement sous le blaze de « Roro », ou Ronaldo, un individu qu'a squatté nos appartements il y a quelques années de ça, la rédaction de ce blog n'approuve en aucune façon le contenu de cet essai et décline toute responsabilité quant aux conclusions qui pourraient en être tirées ni aux conséquences financières et/ou économiques (positives ou négatives) qui en découlent. L'auteur (Roro) est seul responsable, y compris, mais sans s'y limiter, des réclamations pour diffamation, calomnie, dénigrement, privation de droits, délit, dommage, pré-préjudice, préjudice, post-préjudice, démiurgie, apocalypse, fracture, fracas, chute, perte économique ou non, perte métanomique, métanymes, hétéronymes, orthonymes, fausse poétique, séquestration, embarras public, honte privée, culpabilité religieuse, visions béatifiques et/ou élévation de conscience.

Que le lecteur se le tienne pour dit et vienne pas nous chercher des noises ou jouer les casse-couil noisettes.

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Le texte à Roro

Pendant l'année sabbatique entre mon séjour chez le rédacteur de ce blog (avitaillement en cartons de bières et paquets de chips et popcorn) et mon master (Mise en scène et réalisation cinématographique), j'ai été embauché comme huissier de justice par une entreprise de Saint Denis, sur l'île de la Réunion, dans sa succursale néo-calédonienne de Nouméa. Un huissier de justice est la personne qui vous remet des documents dans le cadre d'une affaire juridique ou judiciaire, vous traque, vous incite à vous identifier, puis signe une déclaration sous serment attestant que les documents vous ont bien été remis. Il faut parfois se rabaisser. Un jour, je me suis fait embauché comme barman dans le café préféré d'une personne qui refusait de m'ouvrir sa porte, juste pour pouvoir prendre sa commande de thé glacé, et je l'ai un peu draguée juste pour qu'elle me refile son 06 et son nom complet afin de lui faire me confirmer, totalement insouciante de ma vraie nature, son identité. Je lui ai alors remis son injonction de payer avec sa boisson, puis j'ai filé en courant sans me retourner tandis qu'elle me hurlait dessus et jetait, folle de rage, son verre couleur de vieille pisse emplie de glaçons contre le miroir du bar.

Mais ma toute dernière mission d'huissier de justice fut la plus étrange qui soit, me plongeant dans un monde de citoyens souverains, de travail forcé, de devises manipulées et d'une série de fausses pistes. Tout commença lorsque je fus chargé de signifier une assignation à un certain Pierre-Yves Silbert de Kermelen, résident de l’île oubliée de Saint-Perplexe…

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Saint-Perplexe est un sont deux lieux. Mais ce fut aussi un homme.

Saint-Perplexe est une micro-aiguille dans le temps et l'espace, une chiure de puce dans un champ de betterave, un soupçon de  goutte de menthe poivrée dans une piscine de Curaçao, un îlot des îles du Ponant transplanté à l'autre bout du globe, une tache de terre flottant dans l'océan Indien à la jonction de l'Afrique, de l'Australie, du Sri Lanka et des Territoires Australs et Antarctiques Français. Elle n'apparaît sur presque aucune carte accessible au grand public.

Son éponyme humain, Saint-Perplexe, était un saint homme du nord de la Grèce, persécuté par le roi tyrannique Denys de Syracuse pour ses prophéties acerbes. Après un procès public, il échappa de justesse à la décapitation, s'enfuit à Corinthe et fit vœu de silence, jusqu'à ce qu'une nuit, un ange lui apparaisse en rêve et lui ordonne de naviguer aussi loin au nord-ouest que possible. Au-delà de la Sicile, de Gibraltar et de la Gaule, il poussa son petit navire vers le nord jusqu'à ce qu'il tombe sur les îles et îlots du Ponant au large de l'Armorique. À son arrivée, il refusa d'adresser la parole aux habitants, si ce n'est pour exiger à plusieurs reprises leur baptême en leur parlant avec les mains en dépit du fait qu'il n'était pas italien, ce qui lui valut de se faire rapidement bastonné à mort à coups de gourdins par les endruidés du coin. D'où le nom béni de cet îlot et de ce saint, Perplexe, qui aurait été oublié sans la source miraculeuse qui jaillit de sa tombe, utilisée plus tard comme fonts baptismaux, et finalement immortalisée dans le célèbre poème du XIXe siècle « Sur un îlot du Grand Ouest, des ruisseaux silencieux apaisent » de Victor Nigo :

Sur les rivages d'une île du Ponant, un puits sacré
Jaillit d'un vallon verdoyant,
Une artère d'eaux ensanglantées
Transformée par les arts les plus sacrés.

Un homme silencieux et perplexe
N'a pas péri sans une solide défense
Pour que le secret ultime soit tissé :
La Mort peut-être résolue – sinon vaincue.
Ou vice et versa.

Aucune main humaine n'a posé le pied sur l'île antipodale homonyme de Saint-Perplexe avant 1777, bien après que tout le reste du monde ait été revendiqué, mesuré et partagé au moins plutôt deux fois qu'une. Elle ne fut découverte que grâce au manque de jugement, à l'abus de vin de palme et à la malchance d'un capitaine breton nommé Youenn Silbert de Kermelen. Il traversait un océan qu'il ignorait, à bord d'une goélette marchande mal équipée pour le voyage prévu de la Nouvelle-Calédonie à Majunga, au plus fort de la saison des cyclones. Que très peu de membres de son équipage se noyassent releva du miracle ; que son navire fut projeté contre les falaises abruptes de la côte ouest de l'île ne fut qu'un accident géographique et météorologique.

On nous a appris que la politique est en aval de la culture, mais nous oublions que, pendant la majeure partie de l'histoire de l'humanité, la culture était en aval de la géographie. Politique et culture ne sont que les trajectoires conflictuelles des individus, et les individus sont contraints par leur environnement immédiat. Les villes ont besoin d'une source d'eau douce, le commerce d'un port protégé, les forteresses d'un peu de hauteur, etc.

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L'île de Saint-Perplexe du sud a la forme d'une cuvette penchée dans l'océan, comme si la main de Dieu déversait ses ruisseaux et ses torrents dans les vagues déferlantes. Une chaîne de montagnes s'élève à l'extrémité occidentale, descendant en pente abrupte puis plus douce vers les côtes orientales, déplaçant la gravité vers la mer. Les pâturages orientaux sont luxuriants et riches grâce à la terre sombre pillée par les cours d'eaux qui traversent les contreforts occidentaux, tandis que le sol de la partie occidentale de l'île est dur et constitué de silex, recouvert d'une fine couche de terre végétale facilement emportée par les fortes pluies. La géographie elle-même a contribué à créer la société déséquilibrée de Saint-Perplexe, sans malice ni calcul. La main de Dieu posée sur la balance.

Il va sans dire que Youenn Silbert de Kermelen et ses descendants s'emparèrent de toutes les terres de la partie orientale de l'île, vivant comme des rois sur une terre abondante. Mais d'autres furent confinés aux champs broussailleux de l'ouest, et leurs descendants survivent encore aujourd'hui dans ce sol aride.


Saint-Perplexe est absente de la plupart des cartes marines, à l'exception d'un ou deux palimpsestes de la Compagnie Française des Indes Orientales conservés dans les archives ternes de l'Université de Nouvelle Calédonie, archives financées par plusieurs donateurs, principalement des magnats miniers au cou lourdaud, mais aussi par un certain Yann-Fanch Silbert de Kermelen, représentant de la  Fondation Silbert de Kermelen. Lorsque j'étais huissier, j'avais accès aux archives grâce à ma carte d'étudiant de l'université de Bretagne Sud expirée, que j'utilisais principalement pour bénéficier de réductions sur les transports en commun comme sur mes passes hebdomadaires avec les filles de joie de Nouméa. C'est ainsi que j'ai découvert Saint-Perplexe, en fouillant dans la base de données de la bibliothèque, après l'échec de mes autres tentatives pour remettre une assignation à comparaître à ce Pierre-Yves Silbert de Kermelen.

La famille Silbert de Kermelen règne sur Saint-Perplexe en chefferie féodale depuis plus de cent ans, le chef de famille étant reconnu comme magistrat résident. La Compagnie Française des Indes Orientales annexa officiellement l'île en 1784. Pendant les années suivantes, elle fut administrée depuis Madagascar et depuis  l'Île Bourbon, ce qui ne signifiait guère grand-chose, si ce n'est un drapeau à fleur de Lys ensuite remplacé par un tricolore flottant en haut d'un mât, un échange régulier de lettres patentes avec le gouverneur général et, en 1911, l'installation de câbles télégraphiques. Aujourd'hui, Saint-Perplexe fait techniquement partie des Terres Australes et Antarctiques Françaises, mais les Silbert de Kermelen possèdent toujours la plupart des biens immobiliers habitables de l'île, propriétaires éternels de tous ceux qui en avaient moins.

Youenn Silbert de Kermelen débarqua sur l'île avec trente-cinq membres d'équipage et, réalisant sa chance d'être tombé sur une véritable terra nullius, il fit ce que tout homme de sa situation aurait fait : il dépêcha promptement son second, Jacques Breurec, à Madagascar sur un navire réparé à la hâte pour embaucher des hommes locaux comme ouvriers et constituer un harem d'une cinquantaine de femmes, dont huit devinrent les premières meufs de Youenn. Le reste de l'équipage reçut une épouse (ou deux) et l'île commença à se peupler et à se stratifier.

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Exploiter l'homme et la nature est le moyen le plus sûr de gagner du capital. Très peu d'investissements sont nécessaires, aucun fonds de départ n'est requis, si ce n'est le travail humain pour extraire ce que la nature a déjà fourni. Une économie viable prospéra rapidement sur l'île, avec des expéditions de la production de peaux de phoque, de bois de fer, d'os de baleine, d'huile de cachalot et d'écorce d'arbre à thé vers les colonies britanniques de Malaisie, bataves d'Indonésie, les îles Bourbon et Maurice ainsi que vers certains comptoirs australiens. Ces mêmes navires retournaient à Saint-Perplexe avec des moutons, du bétail, des semences et des marchandises sèches, qui étaient tous rapidement transportés au magasin de la Compagnie et vendus aux habitants de l'île. Ingénieusement, Youenn opérait un commerce non monétaire et basé sur l'échange de biens avec le monde extérieur, mais dans le cloître de Saint-Perplexe, une seule monnaie était reconnue au magasin de la Compagnie, la même que celle payée aux ouvriers Malgaches et à leurs descendants : un jeton nommé le Blank de Silbert de Kermelen, nouvellement frappé sur place.

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Lorsque j'ai indiqué à mon patron où que se trouvait l'île, il a appelé l'entreprise qui avait fait appel à nos services et l'a convaincue de financer mon voyage à Saint-Perplexe afin que nous puissions donner suite à son affaire en suspend. L'île n'ayant pas d'aéroport, j'ai navigué pendant sept nuits sur l'un de ces cargos rouillés qui font des voyages semi-réguliers autour de l'océan Indien et du Pacifique Sud pour ravitailler les populations déclinantes d'anciennes possessions coloniales obscures. J'ai atterri dans le port de pierre granitique dans une brume temporelle, remonté les rues délabrées du 19e siècle de la ville, observé la rangée de visages abattus devant le magasin de la Compagnie, et me suis finalement retrouvé devant le portail du 4 Avenue d' An Orient, l'adresse officielle de Pierre-Yves Silbert de Kermelen, un pavillon de pierre bas entouré d'un parc impeccable.

Personne ne s'est présenté au portail lorsque j'ai sonné et la maison semblait vide. Mais les huissiers, comme je crois bien vous l'avoir déjà dit, ne se laissent pas facilement décourager. J'ai donc glissé l'injonction dans ma ceinture, enjambé la clôture basse et pénétré dans le jardin. Des pelouses vertes et des arbres taillés touffus entouraient le pavillon et, alors que j'approchais de la porte de derrière, une statue a attiré mon regard. Un bloc de béton d'où dépassait le torse d'un homme, en bronze poli, au visage aux traits indistincts, vêtu d'un sweat à capuche marron métallisé. J'ai eu un regard comique, interrompant brusquement mon incursion furtive, car j'ai immédiatement reconnu le buste représenté par cette statue. Je l'avais déjà vue sur internet, celle de Budapest, devant l'Académie hongroise de cryptographie. C'était une statue de Satoshi Nakamoto.

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Satoshi Nakamato est le créateur anoonyme du Bitcoin et de son architecture blockchain, ce qui fait de lui le père des cryptomonnaies. Sauf que c'est un père absent, car personne ne sait qui il est et les Bitcoins sont orphelins. Il est bien connu que la ou les personnes se cachant derrière l'identité de Nakamato ont créé le système de transactions financières décentralisé qu'on connait tous sous le nom de Bitcoin, ont initié les protocoles permettant à Bitcoin de continuer à fonctionner via le minage et les loteries, puis ont cédé le contrôle des systèmes back-end à d'autres membres du cercle restreint du Bitcoin en 2010, avant de disparaître. La seule trace qui subsiste aujourd'hui de Satoshi Nakamato est son portefeuille Bitcoin bien rempli et ses statues.

En janvier 2011, la valeur d'un Bitcoin était de 0,52 USD. En 2025, un Bitcoin vaut plus de 90 000 euros. Cela signifie que Satoshi Nakamato, propriétaire du plus grand nombre de Bitcoins au monde malgré son inexistence, possède un portefeuille de 1.1 million de Bitcoin actuellement évalué à 99 milliards d'Euros, suivi de près par la plateforme chinoise de trading de cryptomonnaies Binance et la société au nom vague Grayscale Investments, détenue par une société écran enregistrée sous le nom de « Digital Currency Group », elle-même entièrement détenue et contrôlée par un certain Barry Silbert dont la seule adresse permanente connue est à Chiyoda, au Japon.

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Le principal problème de toute monnaie, surtout une monnaie nouvellement inventée, est la double dépense ou la contrefaçon. À quoi bon contrôler la rémunération et l'achat de biens de ses serviteurs sous contrat s'ils peuvent créer leurs propres copies de la pièce ? À ma connaissance, Saint-Perplexe n'a connu que trois catastrophes économiques majeures au cours de ses plus de 200 ans d'histoire, et toutes trouvent leur origine dans l'accumulation soudaine de liquidités par de petits groupes d'ouvriers ou de concubines. Leur capacité à contrefaire le Blank local a provoqué une dévaluation massive de la monnaie, jusqu'à ce que les Silbert de Kermelen créent un nouveau modèle à l'hôtel des monnaies local.

De même, avant Satoshi Nakamoto, les monnaies numériques étaient pratiquement inutiles, car il n'existait aucun moyen infaillible de garantir que la même monnaie n'avait pas été dépensée deux fois. La blockchain a surmonté ce problème en permettant une vérification décentralisée de chaque changement de pièce. Au départ, ça ressemblait à une forme de liberté radicale, mais ça signifie en réalité que quelqu'un surveille en permanence ce que vous faites de votre argent.

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Imaginez que vous descendiez d'une lignée qui, pendant des générations, a expérimenté la manipulation monétaire et le contrôle économique rigoureux sur une population test vulnérable, sans aucun contrôle extérieur. Vous avez également grandi dans un lieu géographique prouvant comment la configuration spécifique de l'environnement et les méthodes d'extraction des ressources et de transaction des richesses influencent directement le pouvoir. Puis, un jour, vous entrez dans une économie mondialisée du XXIe siècle qui a abandonné l'étalon-or et toute autre mesure objective de la richesse pour connecter des milliards d'ordinateurs sophistiqués par fibre optique. Vous en arriveriez à la conclusion que celui qui a créé une monnaie en ligne sécurisée et une méthode de transaction fiable contrôlerait le monde entier, et vous en arriveriez à cette conclusion instantanément et inconsciemment.

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J'ai jamais trouvé Pierre-Yves Silbert de Kermelen pour lui signifier son injonction (mais si suffisamment de personnes s'abonnent à Meltingpo56 après avoir lu cet article et lui balacent de la thune, alors le rédacteur de ce blog m'a assuré qu'il financerait une expédition au Japon pour retrouver la véritable identité de Satoshi Nakamoto – alors, à vos porte-monnaies msieurs-dames !), et personne à Saint-Perplexe n'a pu me donner la moindre information sur son sort. La plupart des ouvriers malgaches m'évitaient, s'éloignant précipitamment du Magasin de la Compagnie avec leurs provisions, retournant dans la brousse occidentale où ils gagnaient péniblement leur vie grâce aux quelques heures qui leur étaient accordées après leurs treize heures de travail dans les plantations et les entreprises de la famille Silbert de Kermelen. Mais j'ai fini par convaincre quelques-uns d'entre eux de parler en leur offrant le contenu de ma valise – ils étaient surtout intéressés par les livres que j'avais emportés pour passer le temps sur le navire qui m'avait amené ici : Les Cités Invisibles de Calvino, Le Nom de la Rose d'Eco, La Chronique de l'Oiseau Mécanique de Murakami. Ils parlaient à voix basse et respectueuse de la famille Silbert de Kermelen, des hommes en particulier, et louaient les générations de dirigeants forts. Ils n'aspiraient pas à fuir l'île, ni à plus d'un jour de congé par mois, et ils étaient ravis à l'idée d'être félicités pour leur travail acharné. Et lorsque je leur ai parlé du Blank de Silbert de Kermelen et de leur mécontentement à être payés dans une monnaie contrôlée par leurs maîtres, ils sont restés perplexes. Ils étaient reconnaissants d'être payés, et le magasin de la Compagnie vendait tout ce dont ils avaient besoin. Pourquoi voudraient-ils autre chose ?

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Je ne suis pas resté longtemps à Saint-Perplexe : un autre cargo repartait pour l'île Maurice le lendemain après-midi, et j'étais heureux de quitter cette île reculée et balayée par les pluies où que j'étais visiblement pas le bienvenu. Un malaise évident imprégnait toutes mes interactions avec les habitants. J'étais un intrus, posant des questions sur un membre protégé de la famille régnante, bien trop curieux pour mon propre bien. La propriétaire décrépite de la chambre d'hôtes où je logeais me lançait un regard noir chaque fois que je passais devant sa réception.

J'ai passé ma dernière matinée à Saint-Perplexe dans une longue randonnée autour de l'île, grimpant jusqu'aux montagnes occidentales pour admirer la masse continentale concave, puis grimpant jusqu'au bord pour surplomber les spectaculaires falaises grises dans l'immensité de l'océan, avant de faire une boucle et de redescendre vers la ville. Au fil de la journée, j'ai observé les ouvriers et les harems de la classe dirigeante se déplacer sur l'île, entrant et sortant des grandes propriétés du plateau oriental, dictés par les caprices de leurs maîtres féodaux, incapables de se construire une vie indépendante de la volonté des riches et des puissants, tout cela à la poursuite d'une monnaie inventée, ce qui me semblait une forme de contrôle fragile, mais qui a permis aux Silbert de Kermelen de maintenir une économie de plantation esclavagiste jusqu'au XXIe siècle. J'ai pensé aux ancêtres des ouvriers qui avaient volontairement embarqué sur le navire en provenance de Madagascar, débarquant sur une île si peu favorisée par une poignée d'élus. Si seulement ils avaient su à quoi ils s'engageaient !

Du moins, me suis-je dit en redescendant vers la ville, impatient de faire mes valoches et de quitter cet étrange avant-poste colonial, la plupart des gens du monde ne connaîtront jamais une telle situation. De nos jours, personne ne serait assez bargeot pour céder volontairement le contrôle de sa richesse et de son pouvoir à un système trop opaque pour être compris, contrôlé par des forces obscures qui dissimulent leur identité et inventent des monnaies dans un environnement de transactions destinées à leur seul bénéfice. Dieu merci, Saint-Perplexe ne sera jamais qu'une étrange et silencieuse anomalie géographique, brumeuse et religieuse portant le nom d'un homme aussi étrange et inconnu que silencieux.

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Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt ! 

22 juin 2025

1065. Servage Monétaire et Seigneuriage Bancaire


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SERVAGE MONÉTAIRE & SEIGNEURIAGE BANCAIRE 
Ce ne sont pas les puissants qui ont besoin d’argent puisqu'ils l’impriment eux-mêmes, tandis que les gens ordinaires doivent s’endetter auprès d’eux pour l’obtenir, le problème est si simple et banal que très peu y croient encore.

Seigneuriage bancaire : le grand cirque de la finance mondiale
Comme c'est triste ! Seuls neuf pays dans ce vaste monde ont encore l’audace de posséder une banque centrale qui n’est pas sous la coupe de la très Rothschildienne Banque des Règlements Internationaux de Bâle (BRI), la Banque Centrale des Banques Centrales. Applaudissons chaleureusement la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela, la Hongrie, la Syrie, Cuba, l’Islande et la Corée du Nord, ces héros rebelles qui osent défier les seigneurs de la finance ! Et, ô miracle, trois d’entre eux – la Russie, l’Iran et le Venezuela – se pavanent avec les trois plus grandes réserves énergétiques du monde en pétrole, gaz et charbon. Quelle coïncidence délicieusement suspecte !

Directement ou indirectement, toutes les autres Banques Centrales de la planète sont des marionnettes dans les mains des Rothschild. Certaines ont même le privilège d’être cotées en bourse, comme des stars du CAC 40 ! Les banques centrales de Belgique, de Grèce, du Japon et de Suisse jouent les divas financières. La Banque centrale de Grèce, par exemple, fait son petit numéro à la Bourse d’Athènes et à la Bourse allemande. Quelle classe !

Ces charmantes observations éclairent nos lanternes défaillantes sur pourquoi les pays avec une banque centrale indépendante sont sans cesse traînés dans la boue par les médias mondiaux, ces fidèles toutous des grandes puissances impérialistes occidentales. Avoir une banque qui ne fait pas la révérence aux Rothschild vous vaut une place VIP dans l’« axe du mal ». Leurs gouvernements ? Des « dictatures », bien sûr, selon les torchons médiatiques ! Et, cerise sur le gâteau, ces pays sont toujours secoués par des tentatives de déstabilisation. Quelle surprise !

On comprend mieux aussi pourquoi la Russie, l’Iran et le Venezuela sont les punching-balls préférés des médias internationaux. Non seulement ils ont l’outrecuidance d’avoir des banques centrales indépendantes, mais ils osent aussi s’asseoir sur des montagnes de ressources énergétiques. Franchement, c’est presque un crime contre l’humanité !

Mais passons aux choses sérieuses. Quand une banque centrale concocte la politique économique et monétaire de son pays, vous pensez vraiment qu’elle se soucie des petites gens ? Pfft, soyons sérieux ! Elle pense aux intérêts de ses actionnaires, évidemment ! C’est pourquoi la Belgique peut se passer de gouvernement pendant 18 mois – qui a besoin d’un État quand les banquiers tirent les ficelles ? Et la Grèce ? Complètement à la merci de la Troïka – le FMI, la BCE et la Commission Eurpéenne, ces bienfaiteurs de l’humanité. Tout est si bien orchestré, pas vrai ?

Si c’est pas encore clair pour vos cerveaux embrumés, tout a été planifié avec une précision machiavélique. Mais tant que l’humanité ne se réveillera pas pour voir ce qu’ils ont fait…, bref, jetons un œil, ça ira plus vite, aux perles de sagesse des Rothschild eux-mêmes :

« Permettez-moi d’émettre et de contrôler la monnaie d’une nation et je me fiche de savoir qui fait ses lois. »
– Mayer Amschel Rothschild, le grand philosophe du portefeuille.

« Notre politique est de fomenter des guerres, mais en organisant des conférences de paix, afin qu'aucune des parties au conflit ne puisse réaliser de gains territoriaux. Les guerres doivent être menées de telle manière que les nations impliquées, des deux côtés, s'enfoncent toujours plus dans leurs dettes et, par conséquent, s'enfoncent toujours plus sous notre domination. »
– Mayer Amschel Rothschild, 1773, stratège de l’endettement.

« Peu de gens comprendront ce système, ceux qui le comprendront seront occupés à l'exploiter, le public ne comprendra peut-être jamais que le système est contraire à ses intérêts. »
– Rothschild, 1863, prophète de l’ignorance collective.

« Le moment d’acheter, c’est quand le sang coule dans les rues. »
– Nathan Rothschild, champion de la finesse morale.

Et maintenant, la question à un million : est-il possible qu’une seule famille, en graissant la patte à une armée de flagorneurs, ait mis l’humanité entière à genoux et causé des milliards de morts ? Franchement, doit-on payer une rançon planétaire à ces gens ? Soyons clairs : le vrai problème, c’est que l’humanité est trop occupée à scroller TikTok pour évoluer. Il nous faut une « augmentation vibratoire », rien que ça ! Et pourquoi ne pas juste prendre tout l’argent des Rothschild et le balancer dans une favela ? Ce serait hilarant, non ?

Parlons chiffres, parce que c’est là que ça devient croustillant. La famille Rothschild, avec ses 550 000 milliards de dollars – oui, vous avez bien lu – aurait apparemment volé cette somme à l’humanité via des méthodes aussi raffinées que le meurtre, le trafic de drogue, la fraude, le terrorisme, les guerres, le chantage et les menaces. Sans oublier leurs copains Rockefeller, Soros et compagnie, ça fait 80 000 dollars par habitant de la planète. Même les gens qu’ont jamais vu un billet de banque de leur vie doivent payer leur part, c’est ça ? Génial !

Et l’Union Européenne dans tout ça ? À part la Hongrie, tous les États qui la composent sont des marionnettes rothschildiennes, des nations «  indépendantes » sans honneur, sans dignité, et surtout sans souveraineté. Des États fantoches imposés par des élections truquées et des armées victorieuses d’une « résurrection » maçonnique juive de 1861. On dirait le scénario d’un film de série Z !

Le seigneuriage de la Banque mondiale ? Un outil d’esclavage, de destruction et de mort, expliqué avec amour et précision. Et qui sont les coupables ? Des voleurs de haut vol et, pourquoi pas, des satanistes pour pimenter le tout ! Prenez la gauche canadienne, ces nobles « wobblies » défenseurs de la classe ouvrière, qui élisent un banquier central comme Mark Carney, ex-directeur de la Banque Centrale d'Angleterre, un type qui a passé deux décennies à écraser la classe qu’il prétend soutenir. Quelle ironie savoureuse ! Jouer les héros du prolétariat, ça rapporte gros, apparemment.
Le droit de battre monnaie, ce symbole ultime de souveraineté ? Bah, oublié ! Peu importe que 40 % de la classe moyenne vive au jour le jour, que 50 % des Canadiens veuillent fuir, ou que la génération Z soit désespérée. Non, continuons à ignorer le pétrole et à nous moquer des vagues politiques qui secouent le monde. Les Canadiens ? Payés à 46 % par le gouvernement pour fermer leur clapet. « Mon ONG ultra-vertueuse a besoin de plus de subventions ! » – c’est à hurler de rire !

Cette comédie confirme que la gauche est rien de plus qu'une extension de la classe bancaire, finançant les escroqueries des partis qu’elle soutient. Et l’idée que les Rothschild aient manipulé Lénine, Trotski et Staline ? Absurde, voyons… mais bon, vu le plan, pourquoi pas ? Appelons-les des banquiers/assassins, ça sonnera bien plus proche de la vérité. Derrière chaque guerre, un banquier qui veut plus d’argent. Élémentaire, non ?

Faisons un peu de maths, histoire de rigoler. Ces banquiers-bouchers ont fait trois erreurs catastrophiques ces vingt dernières années. Ou plutôt, des « erreurs » délibérées, parce que soyons honnêtes, ils s’en mettent plein les fouilles pendant qu’on paie leurs dettes nationales. Et s’ils tentaient un virus ou une guerre nucléaire pour changer ? Même là, on les traquerait. Leur seule peur ? Que la majorité se réveille. Oups !

Quand ils disent que toutes les nations doivent être dirigées par leurs Banques Centrales, ils ne plaisantent pas. L’UE ? Une marionnette de la Banque Centrale Européenne BCE, avec des règles si opaques qu’on dirait un roman de Kafka. Et la Fed américaine ? Elle répète en boucle : « Laissez-nous tranquilles, on gère l’emploi et l’inflation, c’est tout ! » Sauf que la Constitution dit qu’elle doit rendre des comptes au Congrès. Détail gênant.
Et la Banque des règlements internationaux (BRI) ? Au-dessus des lois, carrément ! Elle décide qui vit, qui meurt, et si vos enfants iront à l’université. Le GIEC ? Une arnaque Rockefeller déguisée en sauveur de la planète. L’indépendance des banques centrales ? Une blague au même niveau que le « changement climatique apocalyptique » que même le GIEC a fini par démentir.

Revenons à leur mission sacrée : contrôler l’inflation. Comment s’en sortent-ils ? Pas terrible, disons. En 2007, la dette nationale US était à 1 600 milliards, fruit de 250 ans d’efforts laborieux. Puis arrive Obama, le « Porteur de Lumière », et boum, 3 000 milliards de plus pour sauver les banques. Résultat ? 4 600 milliards de dette, et le peuple n’a eu que de la peur et des miettes. En 2022, on frôle les 8 900 milliards, et personne ne sait où est passé le pognon. La Fed ? « Vous n’avez pas besoin de savoir, circulez ! » Les contribuables, eux, paient 1 000 milliards d’intérêts par an. Youpi !

Sir Mervyn King, ex-patron de la banque centrale britannique, l’a dit sans sourciller du cul : « l’expansion des dépôts nous a donné de l’inflation ». Merci, ô capitaine mon capitaine ! Imprimer de l’argent ruine les pauvres, mais sauve les banquiers. Et le marché boursier ? Un terrain de jeu pour des vautours comme Jerome Powell, le président de la FED US, qui a fait ses 50 millions en pillant des entreprises via des fonds spéculatifs. Bravo, Jerome, quel CV !

Comment s’en sortent-ils, ces génies ? Avec une grimace bienveillante lors des auditions au Congrès, protégés par une propagande qui fait passer leurs détracteurs pour des fous. Les théoriciens du complot avaient raison sur toute la ligne, mais chut, fermez vos gueules ! 

Catherine Austin Fitts, cette complotiste éclairée, a trouvé un trou noir de 21 000 milliards dans les finances US. Où va l’argent ? À des fondations comme Harvard, ou peut-être à des bases souterraines high-tech ? On dirait un scénario de science-fiction, mais bon, pourquoi pas ?

Ce qui nous ramène aux Rothschild, toujours eux, avec leurs liens aux Nephilim, ces géants cannibales de l’Ancien Testament. Oui, on en est là : des banquiers descendants d’anges déchus, adeptes de sacrifices et d’inceste. Ça devient presque trop savoureux ! Laura Sanger relie tout ça à l’Empire romain, aux Khazars, aux sionistes… et bien sûr, à la Fed. Tous les chemins mènent aux Rothschild, comme dans un mauvais polar.

Charles A. Lindbergh l’avait dit : « Le système est privé, géré dans le seul but de maximiser les profits possibles grâce à l’argent d’autrui, au bénéfice des actionnaires et de leurs alliés. » Et Ben Bernanke, en 2002, a avoué que la Fed avait causé la Grande Dépression : « En ce qui concerne la Grande Dépression… nous l’avons provoquée. Nous en sommes profondément désolés… » Promis, on ne recommencera pas. Sauf qu’ils ont recommencé, oops !

Crozier l’a résumé : « l’esclavage par la dette est pire qu’un fouet. Chaque enfant naît avec une hypothèque à vie ». Charmant, non ? La solution ? Se réveiller et viser le cœur du problème : le système bancaire et la finance criminelle. Oubliez les chemtrails et la 5G, c’est la monnaie qui nous enchaîne !

La vraie démocratie : un conte de fées oublié
Tout le monde connaît le mot « démocratie » : le pouvoir du peuple, bla bla bla. L’article 1 de la Constitution italienne claironne : « la souveraineté appartient au peuple ». Parait que c'est la même chose dans la Constitution de chez nous. Sauf que, surprise, cette belle promesse ne correspond pas à la réalité ! Le pouvoir, avec ses tours de programmation neurolinguistique, manipule les masses en leur faisant croire qu’elles sont libres de consommer l’argent de la BCE. Merci, Freud, d’avoir appris aux entreprises comment nous laver le cerveau avec des pubs !

Dans un système où la richesse se mesure en argent et en PIB, celui qui contrôle la monnaie contrôle tout. D’où la mort de la démocratie représentative avec l’usurpation de la souveraineté monétaire. En Italie, le gouvernement Forlani et le ministre Andreatta (le prof de Prodi, rien que ça) ont scellé le sort de la Banque d’Italie en 1981 en la séparant du Trésor. Privatisation réussie, peuple floué !
Mais la Constitution italienne, ce bout de papier si charmant, dit que « la souveraineté appartient au peuple » (y compris monétaire, bien sûr) et que « la République encourage et protège l’épargne sous toutes ses formes ; discipline, coordonne et contrôle l’exercice du crédit » (art. 47). Sauf que l’article 105/A du Traité de Maastricht donne à la BCE le droit exclusif d’émettre des billets. Oups, souveraineté volée ! La Banque d’Italie et la BCE ? Des sociétés privées, hors de contrôle du peuple. Quelle blague !
Il y a même des précédents juridiques pour pimenter l’histoire. En 2005, la Banque d’Italie a été condamnée à rembourser 87 euros à un citoyen pour le seigneuriage. Mais en 2006, la Cour suprême a dit : « Nope, l’État fait ce qu’il veut en matière monétaire, circulez ! » Les citoyens européens sont « libres » de dépenser de l’argent-dette créé de toutes pièces par des banquiers. Génial, non ?

Ce système est virtuel, comme un jeu vidéo. L’argent n’existe que dans des ordinateurs, sans or pour le garantir. Grâce à la réserve fractionnaire, les banques prêtent de l’argent qui n’existe pas, endettant les États et les citoyens. Un exemple ? Vous déposez 100 euros, la banque prête 92 euros à quelqu’un d’autre tout en affichant toujours 100 euros sur votre compte. Magie ! Cet argent fictif sert à corrompre les politiciens, financer les guerres et soutenir les copains des banquiers. Démocratie ? Quelle démocratie ?

Mais il y a mieux ailleurs ! Au Brésil, les citoyens décident de 25 % du budget municipal. Aux US, ils virent les élus corrompus. En Suisse, les référendums fonctionnent vraiment. En Italie ? On a un quorum de 50 % + 1 pour les référendums, une blague mondiale ! Une vraie démocratie donnerait au peuple sa propre monnaie via une banque publique, des primaires ouvertes, et des lois rédigées par les citoyens. Mais non, on préfère déléguer et se plaindre.
Henry Ford l’avait prédit : « Il est heureux que les gens ne comprennent pas le fonctionnement de notre système bancaire et monétaire, car s’ils le comprenaient, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Réveillez-vous, les amis, ou continuez à liker des vidéos de chatons maladroits !

Vivre dans un sort : bienvenue dans Matrix
Vous avez vu Matrix ? Les machines élèvent les humains pour voler leur énergie, tout en leur faisant croire qu’ils vivent dans un monde réel. Remplacez les machines par des banquiers, et vous avez notre réalité ! 
La monnaie-dette, créée par la réserve fractionnaire, est le programme virtuel qui nous enchaîne. Les gouvernements, au service des banquiers, contrôlent l’information, les écoles, les universités, pour produire des moutons bien dociles.

Dès 1951, Carl Schmitt voyait venir le Nouvel Ordre Mondial avec l’ONU, un projet de turbo-capitalisme et de monnaie unique. Aujourd’hui, on a des codes-barres partout, ÉCHELON qui espionne tout, et bientôt des puces sous-cutanées et une monnaie électronique avec MONDEX. Créé par les banquiers de Natwest/Coutts, la banque de la famille royale britannique, bien sûr ! Giulio Setti, en 1997, parlait d’un « gouvernement occulte » avec Thatcher, Bush et la CIA, visant un gouvernement mondial de banquiers. Complots farfelus ? Peut-être, mais l’Irlande a bien rejeté le traité de Lisbonne, seul peuple à avoir eu son mot à dire. Mais bon, ils les ont fait revoter jusqu'à obtenir le résultat souhaité...

La BCE, le FMI, la Banque mondiale ? Des machines à endetter les pauvres pour les profits des riches. Les élites ont vendu le peuple à des sociétés privées, et on appelle ça la « démocratie ». Réveillez-vous, ou restez dans la matrice !

L’esclavage économique, seul objectif de l’élite
Pourquoi nous prête-t-on « notre » argent avec des intérêts ? Si c’est à nous, pourquoi payer pour l’utiliser ? La Fed et la BCE, ces sociétés privées, contrôlent la monnaie et donc le monde. Les parlements ? Des décorations inutiles. La richesse se mesure en dette, et les citoyens triment pour rembourser.

Le seigneuriage ? La différence entre la valeur nominale d’un billet (100 euros) et son coût d’impression (3 centimes). La BCE demande des intérêts sur cette monnaie qu’elle crée de rien. Depuis l’abandon de l’étalon-or, c’est open bar pour les banquiers. Et avec la réserve fractionnaire (8 % selon Bâle II), ils prêtent de l’argent fictif, créant inflation et dettes. La Banque d’Italie ? Privée à 95 %. La France ? Pareil depuis la loi Pompidou-Rothschild de 1973. Même la Banque d’Angleterre touche sa part du seigneuriage de l’euro sans l’utiliser. Bravo !
Une juge de Lecce a condamné la Banque d’Italie à rembourser 87 euros à un citoyen, mais la Cour suprême a vite remis les pendules à l’heure : l’État est intouchable. Les Occidentaux triment pour acheter de l’argent-dette, pendant que les banquiers sirotent des cocktails. Mais si le peuple se souvenait qu’il est souverain, il pourrait créer une banque publique et imprimer sa propre monnaie. Les lois actuelles ? Une violation de la Constitution. Libérez-vous, ou restez esclaves !

Les CBDC/MNBC ou Monnaies Numériques de Banque Centrale
Et maintenant, le clou du spectacle : les CBDC, ces monnaies numériques qui vont ficher votre vie entière. Lors des réunions du printemps 2023 du FMI, la Central Bank Digital Currency Authority (DCMA, quel nom pompeux !) a annoncé le lancement d’une monnaie numérique de banque centrale internationale (CBDC/MNBC), l’Unité Monétaire Universelle (UMU, ou Ü pour les intimes). Un bien monétaire juridiquement contraignant, échangeable contre n’importe quelle monnaie légale, qui renforce la souveraineté des banques centrales (tu parles d’une souveraineté !) et protège l’intégrité financière des banquiers. Youpi !

Les risques des CBDC ? Les médias alternatifs en parlent depuis des années, et pour cause ! Ces monnaies, cousines du bitcoin mais contrôlées par les banques centrales, sont une menace dont on nous avertit depuis plus d’une décennie. Dans une société sans cash, tout ce que vous achetez, vendez ou faites sera tracé. Fini l’anonymat, bonjour la surveillance ! Mangez trop de steak ? Le gouvernement, dans sa grande sagesse, pourrait décider que c’est un « danger pour la santé » et un « risque climatique » à cause des vaches. Résultat ? Une taxe carbone rétroactive sur vos achats de viande, et votre assurance santé vous lâche pour « risque médical élevé ». Trop mignon !

Les récidivistes devront suivre un stage de sensibilisation – à leurs frais, bien sûr ! Avec les CBDC, n’importe quel bureaucrate peut bloquer vos achats ou vous forcer à en faire certains. Votre historique d’achats ? Un profil psychologique pour calculer votre « crédit social », comme soi-disant en Chine. 
Refusez un vaccin obligatoire ? L’algorithme le remarque, et paf, votre crédit social s’effondre. Adieu les lieux publics, voire votre job ! Et le pire ? Votre argent ne vous appartient plus et il s'auto-détruit avec le temps. Les gouvernements peuvent bloquer vos transactions à tout moment. Postez un tweet anti-système ? Compte gelé jusqu’à ce que vous vous soumettiez… ou que vous creviez. Bienvenue dans l’oppression technocratique !

Les banques centrales avancent à toute vitesse pour imposer ces CBDC. Ce ne sont pas des expériences, mais des systèmes prêts à l’emploi. La Fed lance son programme « FedNow » en juillet, un tremplin vers les CBDC. 
Et la BRI, la « banque centrale des banques centrales », est en première ligne avec son Projet Icebreaker (Brise-glace, quel nom badass !). Ce projet ? Une chambre de compensation pour les CBDC de détail, permettant des échanges rapides entre pays. Le Icebreaker Hub, contrôlé par la BRI, connecte les banques pour faciliter les transactions. Ça ressemble à SWIFT, mais en plus flippant. Plus de 10 000 institutions dans 212 pays utilisent SWIFT, et on a vu comment la Russie en a été exclue pour juste s'être défendue. Avec Icebreaker, c’est pareil, mais en pire.

Imaginez : vous dirigez une entreprise qui commerce avec le Vietnam. Avec les CBDC, vous dépendez du Icebreaker Hub. Si la BRI ne vous aime pas, sanctions ! Votre boîte coule. Et si la BRI impose des normes environnementales pour utiliser son hub ? Vous devrez jouer les écolos zélés ou dire adieu au commerce international. La BRI pourrait manipuler les tendances sociales en forçant des millions d’entreprises à obéir. Charmant !

Mais attendez, ça devient encore plus savoureux. Icebreaker utilise une « monnaie relais » pour combler les écarts de change. Une solution astucieuse ? Peut-être. Mais imaginez une crise financière mondiale : le dollar perd son statut de réserve, le marché des changes (7 500 milliards par jour) panique, l’inflation explose. Les banquiers, en bons sauveurs, poussent les CBDC comme solution. La BRI devient l’intermédiaire de toutes les transactions internationales via Icebreaker. Mais, oups, aucune monnaie n’est assez stable pour servir de relais…

Pas de panique ! La BRI et le FMI ont leur propre CBDC mondiale, basée sur les Droits de Tirage Spéciaux (DTS). Cette monnaie unique devient le pilier du commerce mondial. Et là, les banquiers posent la question fatale : « Pourquoi vous faire chier avec des monnaies nationales quand on a une CBDC mondiale parfaite ? » Hop, centralisation totale ! Adieu les nations, bonjour le gouvernement mondial !
Ce cauchemar, c’est Icebreaker : un projet innocent en apparence, mais l’ADN de la tyrannie économique. 

Le gouvernement mondial sera leur prochaine et dernière étape.
On voit le cauchemar se dérouler lorsqu'on voit des projets comme Icebreaker. Apparemment innocents, ils constituent pourtant l'ADN de la tyrannie économique.

La solution ? 
L’or, l’argent, les échanges physiques. Tout sauf leurs portails numériques. Comme le disait Henry Ford : « Il est heureux que les gens ne comprennent pas le fonctionnement de notre système bancaire et monétaire, car s’ils le comprenaient, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

20 mars 2025

1030. Techno-Tyrannie : Le Rêve bleu des Maîtres du Contrôle

 

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TECHNO-TYRANNIE: LE RÊVE BLEU DES MAÎTRES DU CONTRÔLE

Yo amigos, écoutez ça : le totalitarisme, c’est ce délire prétentieux qui croit que l’intellect humain – fragile comme du verre, toujours en galère et qui se la raconte souvent trop – peut jouer les boss suprêmes de la vie et de la société. Sérieux, ils kiffent leur utopie de merde, un truc stérile et fake, genre un décor en carton tenu par des technocrates, ces mecs qui se prennent pour des sorciers de l’expertise, persuadés qu’ils vont faire tourner la machine sociale sans un couac. Ouais, bien sûr, vendez-moi du rêve, j’suis pas client.

Dans leur monde étouffant, on est plus des humains, mecs. Notre dignité ? Aux chiottes. On est juste des vis, des pions sans gueule dans leur collectif qui grince comme une vieille charrette. Bertrand Russell, avec sa prose de robot dans « L’Impact de la science sur la société », il bave presque sur ce fantasme glauque où on est plus rien qu’un numéro. Ça sent le progressisme bien pourri, si vous voulez mon avis.

Ce cauchemar techno, il a des racines qui puent les Lumières, avec ses petits-enfants positivistes complètement barrés. Des gars comme Henri de Saint-Simon et Auguste Comte, ces fanatiques aux yeux qui brillent, ils ont semé leur religion merdique : un ordre humaniste-technocratique. Des escrocs en cravate qui voyaient des scientifiques et des geeks squatter le trône des papes et des curés, lâchant les mystères divins pour un autel bien clean dédié à la Raison – avec un grand R, hein, parce que rien ne décrit mieux « l'humilité » que de se prendre pour le Tout-Puissant. Ils nous vendaient un Royaume de Liberté tout pimpant, un monde sans guerre ni embrouilles, nettoyé par la main douce du contrôle rationnel. Épargnez-moi la messe, c’est pas une utopie, c’est une taule construite sur l’ego de mecs qui pensent qu’ils peuvent niquer la réalité elle-même.

Les trips les plus hardcore dans ce délire totalitaire – nazisme et stalinisme – ont pas juste testé l’idée, ils ont plongé direct dans le gouffre. Le paradis, c’était leur slogan, et ils ont tout lâché pour le faire : exclusion, bad buzz, et des tueries industrielles bien huilées pour chaque mouvement qui osait salir leur plan de bargeots. Logique froide, calculs de psychopathes, chaque atrocité étant un pas vers leur terre promise. Les millions de macchabées dans leur sillage ? Pas des drames pour ces tarés, juste des offrandes au dieu Progrès. Dire que c’était un bug, c’est fermer les yeux : leur sauvagerie, c’est pas un défaut, c’est le moteur même d’un système qu'aime le contrôle par-dessus tout.

Mais vous faites pas d’illusions, le totalitarisme, c’est pas juste un vieux truc d’histoire avec des bottes et des goulags. Nan, c’est une vibe vicieuse qui traîne encore dans nos tuyaux, une envie débile de tout microgérer sous prétexte de science. La technocratie, elle nous la joue amante et sale flic en même temps. Elle nous tend une carotte : un Eden artificiel, fini la galère, la misère, les doutes. Mais elle nous colle aussi un flingue sur la tempe : « Nos solutions ou le chaos, faites vos jeux, vite. » Terrorisme, climat, pandémies, on a l’embarras du choix, chaque crise dope leur sale plan

Le Terrorisme ? Dites bye-bye à votre vie privée, les caméras nous matent H24, nos nouveaux compagnons pour l'éternité. Le Climat ? Lâchez vos biftecks pour des trucs bizarres à six pattes et antennes sortis d’un labo, sales égoïstes Néandertaliens. Le COVID ? Troquez votre immunité de base pour une piquouse ARNm toute neuve, parce que la nature, elle est trop conne pour nous tenir en vie. Le schéma est limpide : chaque flip, c’est une prise de pouvoir, et si suivez pas le mouvement, vous êtes des attardés qui captent rien.

On est déjà à fond dans la quatrième révolution industrielle, où les transhumanistes se branlent sur l’idée de coller des puces dans l’humain – un cauchemar dystopique qu’ils nous vendent comme le salut ultime. Imaginez un « internet des corps », où chaque souffle, chaque battement, chaque pensée est pisté et maté par un tyran technologique sans visage. C’est ça, qu’ils nous disent, le seul moyen de gérer demain. Pas d’issue, pas de débat, pliez-vous à l’algorithme sinon vous êtes des hérétiques.

Économiquement, c’est du foutage de gueule : un système tellement accro à l’efficacité qu’il zappe qu’on n’est pas des gadgets à moduler. Politiquement, c’est le manuel du tyran : tout centraliser, niquer l’autonomie, et appeler ça du progrès. Vous refusez de jouer ? Vous êtes pas seulement des candides, vous êtes une menace pour la machine, et la machine, elle déteste les menaces.

Le totalitarisme et son acolyte la technocratie, ils se pavanent comme les kings de la rationalité et de la science – trop brillants, les gars ! Ils nous balancent des promesses de paradis technologique où tout le monde sera peinard et en forme, grâce à leurs seigneurs super cools. Genre, des capteurs sous la peau qui bipent dès qu'on a un rhume, et vlan, nous voilà embarqués pour un « traitement » avant qu'on ait eu le temps de mettre en avant notre « liberté perso ». Pour que ça roule, faut que chaque bout de nos vies soit sous les spots crus de la surveillance et du contrôle. L’efficacité, vous voyez. Tant pis si les humains, comme des plantes sous un néon, crèvent sans un peu d’ombre. Pour le technocrate, c’est un détail, une bricole face à son grand délire.

La technocratie nous la joue séduction hardcore et pression de malade. Elle nous promet un monde sans douleur ni galère, mais nous fout la trouille si on suit pas. Terrorisme ? Caméras partout, vous êtes cuit. Climat ? Bouffez des trucs dégueu et branchez-vous au réseau, gros porc. COVID ? Laissez tomber vos corps, prenez la mise à jour vaccinale, la nature c’est pour les losers. Chaque crise, c’est un levier pour nous serrer la vis, et si vous contestez, vous êtes un débile qui mérite rien.

On est déjà dans le futur, amigos, les CBDC/MNBC (Monnais Numéiques de Banque Centrale avec Revenus universel si vous êtes bien sages) c'est prévu pour octobre 2025 en UE, avec des tarés qui rêvent de nous fusionner à des machines – un plan flippant qu’ils nous annoncent comme le top du top. Un monde où tout ce qu'on est – notre souffle, notre cœur, nos idées – est scanné et dompté par un boss technocratique anonyme. C’est leur seul chemin, pas de débat, obéissez ou dégagez.

Le délire économique, c’est hilarant : une obsession de l’optimisation qui oublie qu’on n’est pas des iPhones. Politiquement, c’est du classique : tout pour le centre, zéro liberté, et ils appellent ça l’avenir. Vous dites non ? Vous êtes pas juste des rêveurs, vous êtes des dangers publics.

Le totalitarisme et la technocratie se la racontent en mode « on est la science, on est la raison », genre des dieux vivants. Ils nous font miroiter un monde parfait où on sera heureux et en bonne santé grâce à eux. Des capteurs qui nous traquent, un système qui nous chope au moindre éternuement pour nous « soigner » rapido. Tout doit être sous contrôle, éclairé comme un stade, parce que l’efficacité, c’est leur dieu. 
Ouais, super, sauf qu’on n’est pas des robots, et qu’un peu d’intimité, c’est pas du luxe, mais pour eux, c’est un bug à corriger.

3 févr. 2025

1009. L'interdiction Trumpienne des CBDC et la vitalité des monnaies « naturelles »

 

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L'INTERDICTION TRUMPIENNE DES CBDC ET LA VITALITÉ DES MONNAIES NATURELLES

Au cours de sa première semaine en tant que président, Donald Trump a signé un décret interdisant à la Réserve fédérale US de créer une monnaie numérique de banque centrale [CBDC], mettant ainsi fin aux projets de « dollar numérique » basé aux États-Unis.

Une semaine plus tard, les mondialistes ont commencé à monter au créneau…

L'interdiction du dollar numérique par Trump donne carte blanche aux CBDC chinoises et européennes
Reuters: "La décision rapide de Donald Trump d'interdire le « dollar numérique » a laissé le champ libre, selon les observateurs, à la Chine et à l'Europe pour faire de leurs prototypes déjà avancés de monnaie numérique de banque centrale (CBDC) des normes mondiales."

D'accord. Et alors ?

Alors que les États-Unis semblent depuis longtemps réticents à transformer la première monnaie de réserve mondiale en monnaie numérique, le fait qu’ils soient désormais le seul pays à imposer une interdiction présidentielle sur un tel actif est difficile à ignorer.

Je vois toujours pas d’inconvénient là-dedans.

Bien sûr, les pro-CBDC et même les BRICS brandissent la menace de remplacer le dollar comme « monnaie de réserve » mondiale par une autre monnaie (ou un panier de devises) pour tenter de contraindre le président Trump à mettre en place une CBDC. Ou alors… ils le pensent vraiment et complotent pour abandonner le dollar.

Quoi qu’il en soit… ça me va. Les accords de Bretton Woods de 1944, qui sont devenus la base fragile sur laquelle le système bancaire international corrompu qu'on connait aujourd’hui a été construit (avec le dollar comme monnaie de réserve), ont été un désastre cataclysmique pour nous, les citoyens ordinaires. En tant que tel, réparer enfin cette injustice flagrante serait un avantage majeur à mes yeux.

Ceci étant dit, le modèle de CBDC est l'un des plans monétaires les plus tyranniques jamais envisagés, si c'est pas plus. Pensez-y juste rien qu'une petite minute : la valeur de chaque citoyen, liée et surveillée par une base de données centrale, accessible au niveau étatique ou même mondial  ?

Les scores de crédit social sont-ils étroitement surveillés ( quel mème avez-vous posté sur les réseaux sociaux ? ), les tentatives de restriction de vos achats ( alors pourquoi avez-vous acheté une arme à feu ? ) et le suivi de la façon dont vous choisissez de dépenser ( où avez-vous acheté votre rosbeef ? ) vos propres revenus ? Est-ce que c'est là vraiment quelque chose que toute personne soucieuse de la nature désire ?

N’a-t-on pas déjà sacrifié beaucoup trop de liberté au système existant, qui inclut le paradigme fiscal autoritaire dans lequel on vit ? Doit-on simplement accepter aveuglément une CBDC – mondiale ou non – comme norme de valeur ?

Non, c'est aller trop loin, et on l'a déjà fait, quoique avec précaution. Si vous connaissez les droits de tirage spéciaux [DTS], vous savez de quoi je parle, et si par hasard vous ne le savez pas, ben renseignez-vous sur ces putains de DTS...

Alors oui, l’interdiction des CBDC par Trump est une « victoire »… mais de justesse. En effet, le décret prévoyait également la création d’un groupe de travail sur les cryptomonnaies, qui tentera d’exploiter un stock de cryptomonnaies comme… honnêtement, je sais pas vraiment. Je fais confiance aux actifs numériques dans la mesure où que je fais confiance aux flatulences ou autres pets de baleines (ils sont pas plus tangibles que les émissions gazeuses et leur puanteur est à peine moins offensive), donc je trouve que l'attention de Trump à leur égard est aussi anti-naturelle que celle qu’il a interdite.

Traitez-moi de vieux con, mais il n’existe qu’un seul moyen d’échange qui soit 100 % naturel ET abordable pour nous, les gens ordinaires : l’argent métal. Bien sûr, l’utiliser comme monnaie nécessiterait un ajustement et serait bien plus gênant que toute cette folie numérique… et oui, quelques mesures de protection devraient être mises en place pour empêcher les tentatives de manipulation de sa valeur. Mais quand même… ça pourrait être accompli.

Je sais que beaucoup de gens sont favorables à l’or comme étalon , mais je dois respectueusement exprimer que je suis pas 100% d’accord avec ça. L’or est très efficace pour les achats importants, mais pour les transactions quotidiennes, il est pas réaliste comme moyen d’échange. L’argent est plus pratique pour le commerce de base et a toujours été historiquement lié aux gens ordinaires en tant que « métal du peuple ».

Deux autres choses pourraient se produire si l’argent devenait la norme : tout d’abord, ça aiderait à ramener le pouvoir d’achat au niveau local. Après tout, il serait pas vraiment facile d’envoyer de l’argent sur des sites comme Amazon pour des achats impulsifs et frivoles, les gens seraient donc plus enclins à soutenir les entreprises où ils peuvent emporter avec eux leur pièces d'argent durement gagnées.

Deuxièmement, lorsque on dépense de l'argent métal qui a une valeur intrinsèque, on y réfléchit à deux fois avant de le gaspiller. Lorsque votre argent a de la valeur, vous lui accordez plus de valeur, ce qui permet à votre épargne de croître. Et si l'argent métal utilisé pour acheter des articles ne nourrit pas le système consumériste vorace de l'Agenda ? Toute l'illusion de la « richesse »… s'effondre.

Pris ensemble, tout ça est - excusez-moi de me répéter - naturel .

C’est pourquoi, comme que c’est souvent le cas avec les mondialistes et leurs parasites, ils cherchent désespérément à protéger le système actuel. Ce système ne sert pas seulement à nourrir nos pulsions les plus sombres (tout en nous gardant déconnectés de notre moi naturel ), mais il permet également à leur empire instable et soutenu par l’usure de rester à flot.

Vous voyez le truc si un métal précieux devient le moyen d'échange ? Les cartels bancaires motivés par l'intérêt deviennent obsolètes, car leur argent fictif crée de toute pièce n'a plus aucune valeur, au sens figuré comme au sens propre. Et… puisque « l'or » n'est pas pratique comme monnaie d'usage quotidien avec le grain de sable en or d'1 gramme à 88 euros, comment vous rendre la monnaie en or sur un achat de 70 euros ? 
Pour info, 1g d'or, c'est 1/19ème de cm3 soit 5,2mm3 ou 10mm x10mm x 0.052mm ou un cube de 1.73mm de côté, dur à couper sans perdre des miettes... L'or reste donc valable pour les grosses transactions mais c'est tout.
À poids égal, 1 pièce d'or vaut aujourd'hui environ 90 pièces d'argent. On évalue aujourd'hui les réserves d'argent métal à 610 000 tonnes, celles d'or à 195 000 tonnes, il n'y a donc seulement qu'environ 3 fois plus de tonnes d'argent que de tonnes d'or, ce qui devrait voir le prix de l'argent multiplié par 30 pour refléter le prix de l'or au vu des quantités disponibles.
 
« L’argent » est – à mon pas très humble avis –  la seule voie pratique vers une économie organique, honorable et axée sur la nature …

24 nov. 2024

978. Du public au privé : le plan visant à remplacer les CBDC/MNBC étatiques par le secteur bancaire privé

 

DU PUBLIC AU PRIVÉ; LE PLAN VISANT A REMPLACER LES CBDC/MNBC ÉTATIQUES PAR LA SURVEILLANCE PAR LE SECTEUR BANCAIRE PRIVÉ

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Une analyse un peu plus approfondie de la position anti-CBDC/MNBC de Trump et du contrôle inquiétant du secteur privé qu'il propose comme alternative

Les CBDC/MNBC (Central Bank Digital Currency/Monnaies Numériques de Banque Centrale), la soi-disant « révolution financière », ont été présentées comme le prochain grand bond en avant pour l’humanité, mais nous voyons maintenant le Canada et l’Australie mettre en pause leurs fantasmes de CBDC/MNBC de détail, tandis que les États-Unis envisagent non seulement de mettre en pause, mais d’abandonner complètement cette idée.

L’argent, sous sa forme programmable, n’est pas un pas vers la liberté ou l’efficacité ; c’est un billet direct pour le rêve humide d’un État de surveillance. Les CBDC/MNBC, si elles ne sont pas contrôlées, pourraient se transformer en l’outil de contrôle totalitaire le plus puissant jamais conçu. Nous parlons d’un monde où votre autonomie financière pourrait être aussi contrôlée que votre historique de recherche sur Internet ou que votre vitesse sur le périphérique.

Les chiffres sont révélateurs : presque toutes les économies importantes ont-elles été séduites par l’idée des monnaies numériques. Pourquoi ? Parce qu’il ne s’agit pas d’améliorer les écosystèmes financiers ou de donner du pouvoir aux personnes sous-bancarisées. Non, il s’agit de l’attrait enivrant du pouvoir. Les gouvernements et les banques centrales voient dans les CBDC/MNBC une occasion de jeter un œil dans chaque portefeuille, de dicter non seulement comment l’argent est dépensé, mais aussi quand et où il peut l’être.

Les États-Unis pourraient bien être les premiers à dire « ça suffit » et à interdire purement et simplement les CBDC/MNBC. Il s’agit d’une confrontation directe avec la tendance mondiale à l’excès de pouvoir financier. Les groupes de réflexion et les suspects habituels des cercles économiques sont probablement en colère, dénonçant cette tendance comme une pensée rétrograde. Pourtant, il faut se demander, vers quoi ? Vers une époque où la confidentialité financière n’était pas seulement un luxe mais une norme ? Ça craint !

En mai dernier, la Chambre des Représentants des États-Unis a donné son feu vert à la loi HR 5403, surnommée « CBDC Anti-Surveillance State Act », une initiative qui pourrait être considérée comme prémonitoire. Parrainée par le sénateur de Floride Ted Cruz, toujours controversé, cette loi est une véritable déclaration de guerre au dollar numérique. Cette législation vise à claquer la porte à toute possibilité pour la Réserve Fédérale (FED) d’émettre des CBDC/MNBC, en faisant valoir qu’il s’agit de protéger la confidentialité financière contre ce qu’elle perçoit comme un gouvernement trop zélé.

Voici les deux objectifs que vise à bloquer la loi HR 5403 :
 1. La Fed jouant directement avec les citoyens en leur offrant des services ou en gérant leurs comptes.
2. La création et la distribution de toute monnaie numérique qui ressemble de près ou de loin à une CBDC/MNBC, sous quelque forme ou nom que ce soit.

Ce projet de loi doit maintenant être approuvé par le Sénat, ce qui n’est pas une affaire conclue. Mais jouons le jeu politique : avec la reconquête de Donald Trump à la présidence, la loi HR 5403 pourrait bien recevoir le coup de pouce dont elle a besoin. Trump a déjà clairement fait savoir dans le New Hampshire, devant un public qui lui mange dans la main, que sous sa présidence, les CBDC/MNBC ne verraient jamais le jour parce qu’elles donneraient au gouvernement « un contrôle absolu sur votre argent et la manière dont vous le dépensez».

Et même si Kamala Mala Harris avait fini dans le Bureau Ovale, j’aurais pas retenu mon souffle pour un dollar numérique. Le climat politique aux États-Unis, en particulier parmi les électeurs républicains, devient de plus en plus hostile à l’idée des CBDC/MNBC. Leur réaction aux déclarations de Trump est claire et nette : ils sont pas seulement sceptiques, ils sont carrément alarmés. Il s’agit de contrôle, de confidentialité et de liberté, et ça montre comment que les plateformes extérieures aux médias grand public façonnent l’opinion publique. Il est donc pas étonnant que les gouvernements s’efforcent de faire taire ces voix, craignant les mouvements populaires qu’elles pourraient déclencher.

L’idée que les États-Unis se retirent de la course aux CBDC/MNBC suscite un tollé au sein de l’élite des think tanks mondialistes. En mars dernier, le Brookings Institute, avec son talent habituel pour les prédictions pessimistes, a averti que même si le dollar américain pouvait encore porter la couronne, son règne pourrait être menacé si l’Amérique n’adoptait pas l’avenir monétaire numérique. Ils soutiennent que l’échec à innover dans ce paysage financier numérique pourrait priver les États-Unis de l’influence géopolitique et économique dont ils bénéficient en raison de la domination mondiale du dollar.

Ensuite, nous avons l’Atlantic Council/Conseil Atlantique, nos nouveaux et anciens meilleurs amis au sein de l’establishment mondialiste maintenant que le WEF/FEM de Davos est entré en hibernation. Dans leur article mélodramatique, « Ne laissez pas les États-Unis devenir le seul pays à interdire les CBDC/MNBC », Josh Lipsky et Ananya Kumar suggèrent que la loi HR 5403 n’est pas seulement un faux pas politique, mais une catastrophe potentielle pour l’avenir du dollar et un frein à l’innovation. 
Leur argument ? En interdisant les CBDC/MNBC, les États-Unis ne se contenteraient pas de s’écarter des tendances mondiales, mais pourraient également être perçus comme une nation rétrograde, entravant les progrès des secteurs public et privé dans le domaine des technologies financières. Bien entendu, tout ça suppose que les CBDC/MNBC sont le summum de l’innovation et non pas simplement un autre outil de contrôle centralisé, une hypothèse que beaucoup contesteraient.

« Les États-Unis sont à la traîne de tous leurs pairs du Groupe des Sept (G7) en matière de recherche et de développement de CBDC/MNBC. En dehors du G7, l’écart est encore plus grand. Onze pays du Groupe des Vingt (G20) en sont au stade pilote, dont le Brésil, l’Inde, l’Australie, la Corée du Sud et la Turquie. La Chine figure également sur la liste et compte déjà 250 millions d’utilisateurs.
En l’absence de modèles et de feuilles de route réglementaires dirigés par les États-Unis, le risque d’émergence d’un système de paiement fragmenté dans lequel différents modèles prolifèrent et rendent l’architecture financière internationale plus coûteuse et moins efficace est croissant. C’est exactement le contraire de ce que les banques tentent d’accomplir avec ces nouvelles technologies.
Les détracteurs des CBDC/MNBC s’inquiètent à juste titre de la confidentialité des citoyens. Si la Réserve fédérale émet une forme numérique d’argent liquide, le gouvernement ne pourrait-il pas alors « surveiller » la population et voir comment les citoyens dépensent leur argent ? La solution, cependant, n’est pas de retirer les États-Unis du jeu, ce qui permettrait à des pays comme la Chine, qui ne donne pas la priorité à la confidentialité, d’établir des normes pour le reste du monde. Au lieu de cela, les États-Unis devraient travailler avec des partenaires et des alliés pour développer des actifs numériques avec des valeurs démocratiques – des actifs qui protègent la confidentialité, garantissent la cybersécurité et favorisent un système financier mondial plus sain.
En fait, si ce projet de loi devenait loi, les États-Unis seraient le seul pays au monde à avoir interdit les CBDC/MNBC. Ce serait une décision contre-productive dans la course à l’avenir de l’argent. Cela saperait le rôle de sécurité nationale du dollar car la décision ne ferait qu’accélérer le développement par d’autres pays de systèmes de paiement alternatifs qui cherchent à contourner le dollar dans les transactions transfrontalières. Cela rendrait les sanctions américaines moins efficaces.
C’est une chose de décider de ne pas émettre de CBDC/MNBC – et plusieurs pays débattent précisément de cette question en ce moment même. Mais c’est une mesure inutile et néfaste que d’interdire à la Réserve fédérale d’explorer cette idée. » 
– Atlantic Council/Conseil Atlantique

Parmi les pays qui ont décidé ou proclamé haut et fort leur décision de ne pas aller de l’avant avec une CBDC/MNBC « de détail », on trouve deux acteurs clés de l’alliance de renseignement Five Eyes (les 5 nations anglo-saxonnes): le Canada et l’Australie.
La Banque du Canada, en particulier, a été l’une des premières à adopter cette idée en Occident, flirtant avec le concept d’émission d’une monnaie numérique pendant sept bonnes années. Tout allait de l’avant jusqu’à ce qu’elle appuie sur le frein avec la subtilité d’un marteau-pilon.

Auparavant, la banque se concentrait sur la nécessité pour le Canada de se doter de sa propre monnaie numérique pour s’accrocher à sa souveraineté monétaire et assurer la stabilité financière, en particulier dans un contexte de déclin de l’amour du public pour l’argent liquide. Mais elle a apparemment changé d’avis. La CBC (Banque Centrale du Canada) a noté ce changement soudain, soulignant le refroidissement de l’enthousiasme de la banque centrale pour une monnaie numérique.

« La Banque a entrepris des recherches importantes pour comprendre les implications d’une monnaie numérique de banque centrale de détail, notamment en explorant les implications d’un dollar numérique sur l’économie et le système financier, ainsi que les approches technologiques pour fournir une forme numérique de monnaie publique qui soit sûre et accessible. » 
— CBC (Banque Centrale du Canada)

La décision de la Banque Centrale du Canada de se retirer du précipice de la monnaie numérique est survenue après une consultation publique qui a mis à nu le scepticisme profond et l’hostilité pure et simple de la population canadienne à l’égard de l’idée d’une CBDC/MNBC. Quatre-vingt-cinq pour cent des personnes interrogées ont clairement indiqué qu’elles éviteraient d’utiliser une monnaie numérique à moins d’y être contraintes, tandis qu’un pourcentage stupéfiant de 92 % préféraient toute autre forme de paiement à un dollar canadien numérique.

La population ne s’est pas contentée d’exprimer son dégoût ; elle a agité des drapeaux rouges sur la confiance et la sécurité. Un énorme pourcentage de 87 % doutait de la capacité de la Banque du Canada à créer une CBDC/MNBC résistante aux cyberattaques. De plus, 63 % des répondants se méfiaient déjà de la sécurité des systèmes de paiement numérique existants, ce qui met en évidence une méfiance plus large à l’égard de l’infrastructure financière numérique.

Les répondants au sondage ont exprimé ouvertement leur inquiétude quant aux atteintes à la vie privée de la part de diverses entités : le gouvernement fédéral, les entreprises technologiques, les institutions financières et même la Banque Centrale du Canada elle-même, ce qui témoigne d’une méfiance qui s’étend à tous les secteurs.

Le gouverneur de la BCC Tiff Macklem a admis en septembre ce qui était déjà évident : « il n’existe actuellement aucun argument convaincant » en faveur d’une CBDC/MNBC au Canada. Pourtant, la Banque Centrale du Canada, qui n’est peut-être pas prête à admettre une défaite totale, garde un pied dans la porte, promettant de surveiller les tendances mondiales et suggérant que les bases posées pourraient être utiles si les vents politiques venaient à tourner.

Mais si l’opinion publique est la boussole, les chances de naviguer sur le territoire des CBDC/MNBC semblent peu probables. De l’autre côté du Pacifique, la Banque de Réserve d’Australie (RBA) semble partager cette réticence à l’égard des CBDC/MNBC de détail, choisissant plutôt d’explorer une version de gros, ce qui en dit long sur l’hésitation mondiale à imposer les CBDC/MNBC de détail au public.

Une CBDC/MNBC de détail est présentée comme la monnaie de tous les jours, ainsi que des petites et grandes entreprises, tandis qu’une CBDC/MNBC de gros est la monnaie du monde financier des élites, conçue pour les gymnastiques financières interbancaires et transfrontalières. Lors de la conférence Intersekt à Melbourne, le gouverneur adjoint de la Banque de Réserve Australienne RBA, Brad Jones, n’a pas mâché ses mots sur les intérêts de la banque :
« Je peux confirmer que la RBA (Reserve Bank of Australia) s’engage stratégiquement à donner la priorité à son programme de travail sur la monnaie numérique de gros et les infrastructures – y compris les CBDC/MNBC de gros – plutôt que sur les CBDC/MNBC de détail. »

Jones a clairement indiqué que la RBA considère une CBDC/MNBC de détail comme une boîte de Pandore d'instabilité financière qui n'a pas grand-chose à offrir à l'économie dans son ensemble. En revanche, une CBDC/MNBC de gros est considérée comme une progression naturelle, une évolution gérable qui ne laissera pas les banques commerciales et les sociétés de paiement se démener pour s'adapter.

Ce tournant par rapport aux CBDC/MNBC de détail du Canada et de l'Australie n'est pas un incident isolé ; il est symptomatique d'un recul mondial. Les banques centrales de Suisse et de Taïwan ont également donné la priorité aux expériences de CBDC/MNBC de gros par rapport aux expériences des CBDC/MNBC de détail. Le rapport de la Banque des Règlements Internationaux (BRI basée à Bâle en Suisse) souligne cette tendance, soulignant une augmentation des initiatives de CBDC/MNBC de gros, en particulier dans les économies qui aiment se considérer comme avancées.

Pourtant, tout le monde n'a pas embarqué dans le wagon. Les pays des BRICS, ainsi que l'UE (ce qu'est pas une surprise), la Turquie et l'Iran, avancent à grands pas avec leurs projets pilotes de CBDC/MNBC de détail. Ils semblent pas découragés par les problèmes de confidentialité et le potentiel de contrôle gouvernemental accru que soulignent les critiques.

En revanche, au sein du Five Eyes (USA/Canada/Royaume Uni/Australie/Nouvelle-Zélande), le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande continuent de faire avancer leurs programmes de CBDC/MNBC de détail, bien qu'avec une grande prudence. Tous deux sont confrontés à la résistance de leurs secteurs bancaires nationaux. L'association bancaire néo-zélandaise a tiré la sonnette d'alarme sur le risque de ruée vers le dollar numérique, tandis qu'au Royaume-Uni, l'ancien maire de Londres, Michael Mainelli, a ouvertement reconnu les implications en matière de confidentialité, avertissant que si les CBDC/MNBC peuvent aider à réduire la criminalité financière en raison de leur traçabilité, elles ont un prix élevé en termes de liberté personnelle.

Les stablecoins (cryptos stables) adossés au dollar sont présentés comme la nouvelle cavalerie destinée à maintenir l’hégémonie financière américaine sur la scène financière mondiale. Trump, dans son discours peu inspiré, lors de la conférence Bitcoin 2024, s’est engagé à « créer un cadre pour permettre l’expansion sûre et responsable des stablecoins […] nous permettant d’étendre la domination du dollar américain à de nouvelles frontières dans le monde entier ».

Mais faut pas se laisser leurrer par le vernis brillant des stablecoins « privés ». Le côté obscur de cette vision concerne pas seulement l’extension de la domination du dollar ; il s’agit d’un État de surveillance se faisant passer pour une innovation financière. Des sociétés comme Tether, Circle, Stripe et PayPal fabriquent des stablecoins/cryptos stables adossées au Dollar US qui sont tout autant programmables et surveillables que les CBDC/MNBC tant redoutées.

Les implications en matière de surveillance sont ici très similaires à celles qui entourent les CBDC/MNBC. Ces entreprises étant déjà profondément ancrées dans des gouvernements connus pour leurs activités de surveillance croissante, les problèmes de confidentialité restent pratiquement identiques. Les stablecoins, avec leur programmabilité, peuvent et seront probablement utilisés aux mêmes fins orwelliennes qui ont poussé les critiques à dénoncer les CBDC/MNBC.

L'approbation par Trump des stablecoins tels le Tether USDT tout en rejetant les CBDC/MNBC révèle une hypocrisie nuancée. Il s'agit pas de rejeter la surveillance numérique ou l'argent programmable ; il s'agit de savoir qui peut les mettre en œuvre. Le secteur public pourrait être confronté à des obstacles juridiques pour contrôler l'utilisation, mais le secteur privé ? Il s'agit de la nouvelle frontière de la surveillance gouvernementale, bien que par le biais d'un gardien différent.

Alors pourquoi ne pas créer une CBDC/MNBC de détail du gouvernement américain ? Il s'agit pas seulement de limitations. Le véritable problème est économique : les États-Unis doivent continuer à vendre leur dette. Les stablecoins, adossés à des dollars, contribuent à alimenter ce système en garantissant que les actifs libellés en dollars continuent de circuler dans le monde entier, soutenant le besoin continu du Trésor américain de financer sa dette par le biais de participations étrangères.

Dans le paysage financier de ces dernières années, les opérateurs de stablecoins sont devenus des consommateurs voraces de bons du Trésor américain, amassant la somme sidérante de 150 milliards de dollars en titres pour soutenir leurs jetons indexés sur le dollar avec un actif libellé en dollars. Ceci a élevé ces émetteurs au rang de 18e plus grand détenteur de dette américaine. Ces entreprises sont pas seulement des détenteurs passifs ; elles collaborent activement avec les autorités américaines dans la chasse aux sorcières financière, en gelant les avoirs de ceux jugés indésirables par l'État.

Prenez Tether (USDT) par exemple ; Howard Lutnick, le PDG de Cantor Fitzgerald, qui gère les actifs du Trésor de Tether, a publiquement célébré leur coopération avec le ministère américain de la Justice. Lutnick s'est vanté : « Avec Tether, vous pouvez nous appeler, et on gèlera ce que vous voulez. » Trump, dans son discours, n'a pas seulement reconnu le rôle de Lutnick ; il l'a pratiquement canonisé, qualifiant Lutnick d'« incroyable » et de « l'un des hommes véritablement brillants de Wall Street ».

La conformité de Tether (USDT) a été démontrée par des actions telles que le gel de 32 portefeuilles liés à des activités terroristes présumées en Ukraine et en Israël en octobre dernier, puis de 225 millions de dollars en novembre à la suite d'une enquête du DOJ (Département de la Justice) sur la traite d'êtres humains. En décembre 2023, plus de 40 portefeuilles figurant sur la liste SDN de l'OFAC (Liste de personnes spécifiquement bloquées telles des terroristes ou trafiquants) du Bureau Fédéral de Contôle des Avoirs Étrangers) ont été également immobilisés par Tether, démontrant ainsi leur volonté d'agir en tant que bras financier de l'application de la politique américaine.

La vision de Trump pour les stablecoins n'est pas nouvelle ; c'est une idée reconditionnée de 2019, lorsque les économistes du FMI l'ont qualifiée de CBDC/MNBC « synthétique » ou sCBDC/MNBCs. Le FMI, l'un des principaux défenseurs des CBDC/MNBC, a fourni un manuel aux banques centrales sur la manière de mettre en œuvre ces monnaies numériques. Leur implication dans le projet eNaira du Nigeria, qui, parallèlement à une politique de démonétisation calamiteuse, a plongé le pays dans l'une de ses pires crises économiques, sert d'avertissement sur ce qui se passe lorsque l'innovation financière rencontre l'excès de pouvoir du gouvernement.

En 2019, Tobias Adrian a écrit un article sur le blog du FMI vantant les « avantages » des CBDC/MNBC synthétiques par rapport à leurs homologues émises par les gouvernements :
« L’attrait des CBDC/MNBC réside dans leur capacité à déléguer le gros du travail à des entités privées : du choix des plateformes technologiques à la gestion des clients, du filtrage et du suivi (sous le couvert de KYC/IVC (Know Your Customer/Identifiez Votre Client) et de LBC/FT (Lutte contre le Blanchiment des Capitaux/Financement du Terrorisme) à la conformité réglementaire et au traitement des données. Ce modèle soulage la banque centrale du fardeau de l’interaction directe avec les consommateurs, se concentrant plutôt sur la réglementation et la supervision du règlement des comptes et sur la garantie que les passifs des émetteurs de monnaie électronique sont bien garantis par les réserves.»

Cet arrangement, en théorie, favorise une dynamique dans laquelle les entreprises privées se font concurrence pour fournir des services de monnaie électronique, en exploitant soi-disant leurs atouts en matière d’innovation et de service client, tandis que la banque centrale maintient la stabilité du système.

Mais soyons pas naïfs à propos de ce « partenariat ». Le monde a pas besoin d’un autre Frankenstein financier où les entreprises privées, sous l’aile du contrôle gouvernemental, acquerraient un pouvoir de surveillance et de contrôle sans précédent. La rhétorique de Trump et de ses pairs pourrait suggérer une résistance aux CBDC/MNBC à part entière, mais il est crucial d’examiner leur alternative : un système dans lequel les entreprises privées pourraient exercer un contrôle similaire, voire plus important, sur nos vies financières.

Alors que les sonnettes d’alarme retentissent pour les CBDC/MNBC traditionnelles en raison de leur potentiel de surveillance et de saisie d’actifs, l’attention doit également se porter sur les sCBDC/MNBCs synthétiques (privées). La privatisation de ces mécanismes de contrôle pourrait conduire à une forme encore plus insidieuse de surveillance financière, où des entités privées, sous l’influence du gouvernement, pourraient dicter les conditions de confidentialité et d’autonomie financières. La voie vers la liberté financière pourrait bien être pavée des bonnes intentions d’un partenariat public-privé qui, en réalité, pourrait servir d’extension secrète du contrôle de l’État.