Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

19 janv. 2020

381. Wikileaks: Les papiers qui traînent...


Je vous préviens tout de suite qu'le texte ci-dessous n'a rien à voir, - mais alors rien à voir hein ? - avec votre rédacteur adoré ou exécré, mesdames - On l'a trouvé ce matin punaisé au tableau de la rédac' avec marqué par dessus au feutre bien noir "cé kika perdu sa"
C'est Joyce, la mamma togolaise du bâtiment H qui fait notre ménage qui l'a trouvée par terre puis l'a accroché sur notre panneau. 
Et c'est presque la cazigraphie personnelle à la virgule prés de Reynald... Reinald ? Ré..., eh merde! Ici c'est Ronaldo qu'on l'appelle, le pigiste qui m'sert d'adjoint à temps partiellement plein qui a pondu ça, celui-là même qui s'occupe de la bière, du café, des frites, et plus de bière; mais nous l'avons trouvé si, comment dire, euh, tellement inspirant que la rédaction a voté unanimement, sauf lui, pour qu'on le poste sur l'édition de ce soir. Par contre, va falloir que j'passe un savon à c't'enfoiré, ça fait je sais plus combien de fois qu' je lui dit d'éteindre l'ordi avant de partir se coucher. 
Dans mon canapé. 

Très cher directeur du festival de Cannes,
Résistant à l'urgence téméraire de peaufiner mes deux dernières créations, j'ai choisi de réécrire mon discours pour la remise du César que je compte bien obtenir par votre intercession, je veux dire, sans vouloir présumer de rien, si vous me nominez bien normalement comme j'y compte normalement bien. "La chance ne sert qu'à ceux qui manquent de préparation et d'ambition". C'est du moins ce que je n'arrête pas de me répéter ainsi qu'au  fiston - quel beau jeune homme ! - du rédacteur en chef de ce Blog dont je viens de prendre le coaching pour la tragi-comédie composée d'une extravaganza de Céline et de Bauhaus sur fond de Rap, -  Quelle poudrière explosive ! Pièce qu'il travaille, et qui vise le 1er prix du cours Florent. (Je parle du fiston là, pas du Blog, qui n'est, quant à lui et à ce jour, qu'un un résidu de torchon en ligne qui exaspère mes comme les espérances de ses lecteurs. 
Je ne vous raconterai pas, par pudeur, le nombre de fois où Marylou, sa femme, est venue pleurer sur mes épaules.)
Je vous promets d'ores et déjà de ne pas me ridiculiser devant Mister Spike lee, qui va présider le Jury, tel cette bande d'amateurs professionnels qui se tétanisent sur scène comme des lapins de garenne dans le faisceau des projecteurs dès qu'ils reçoivent la moindre récompense pour leur mise en scène ou création originale. 
Je compte remercier comme il se doit John Woo, Lang - Fritz, pas l'autre -, et Ingmar Bergman ainsi que tous les membres de l'univers chaotique qui ont forgé ma vision. Je vais également, si j'arrive à en trouver un à temps, adresser mes plus sincères remerciements à mon nouvel agent, étant donné que le précédent a trouvé préférable de mettre fin à ses jours. Déplorable. Tss tss. Vous et moi savons qu'il aurait dû se douter que dans l'univers impitoyable du 7ème Art, il aurait dû attendre la reconnaissance que vous, Spike, et le Grand Jury ne manquerez pas d'avoir pour mon oeuvre avant d'investir le peu qu'il lui restait dans du Bitcoin.
J'ai donc repoussé la finalisation de ma biopic de Benalla, l'empaleur élyséen, ainsi que celle de mon enfant chéri en 12 tableaux sur les orgies et addictions au homard thermidor ainsi qu'aux grands crûs millésimés dans les sous-sols de ce panier de crabes qu'est le Palais Bourbon. 
Et je réitère ici, cher Directeur, ma foi inébranlable en ce qui me paraît être le nec plus ultra de l'essentiel des attributs qu'un auteur puisse posséder: un très haut standard de vérité et de qualité. 
J'ai d'ailleurs écrit un petit truc charmant à ce sujet pour un étudiant de l'EMC, l'École Supérieure des Métiers de l'image, du son et de  la Création, mais celui-ci a été si mal exécuté que je ne vous livrerai pas le titre de l'oeuvre au risque de voir nos deux noms associés à la médiocrité du résultat. D'ailleurs, son réalisateur ne m'en a jamais renvoyé de  copie.

La lettre se termine là, suivie des habituelles salutations d'usage. 
Ah bah non, tiens, il y a un Post Scriptum...

PS: Pour la Mostra de Venise et la coupe Mussolini que je ne peux que remporter haut la main pour le meilleur scénario du film étranger, je tenais à vous livrer, et avant tout autre que vous, la primeur de ma toute récente indécision que je tiens pour révocable:  Je souhaitais prendre votre avis sur le remplacement à la toute dernière minute, lors de mon élocution suite à la projection de mon film et avant la remise de mon trophée,  du nom ostrogothique de Bergman par celui plus vénitien de Visconti. Ces transalpins ne pourront qu'apprécier notre finesse toute française, n'est-ce pas vrai ? Je veux dire, si je suis bien invité là-bas , ce dont je n'oserais jamais me permettre de présumer du contraire, Monsieur vous êtes si bon. Et si galant.
À ce propos, je tenais à vous adresser dés à présent mes plus  vifs remerciements pour le petit mot, que j'en suis sûr, vous ne manquerez pas de glisser dans la poche du Directeur de ce festival transalpin afin de favoriser ma notre nomination, commune désormais, vous permettant ainsi de participer en première ligne et d'ajouter votre auguste nom à côté du mien en haut de l'affiche ainsi qu'au sauvetage de l'honneur dû au cinéma pentagonal.

Imaginez la surprise de notre rédaction - Aldo, mon clébard si j'en avais un, était plié de rire - en apprenant que notre assistant à temps partiel était, à l'insu de notre perspicacité, passé professionnel du septième art. Lors de son embauche, dans son CV, ses loisirs incluaient, outre le cinéma - que j'avais plutôt interprété en tant que cinéphilie plutôt qu'en temps que cinéasme - ,  la pêche à pied, la boxe Thaï et le ukulélé. C'est d'ailleurs cette troisième activité qui m'avait, suite à des lettres de menaces que je recevais régulièrement, incité à lui offrir un poste avec un toit. 
Souhaitons lui bonne chance pour ses ambitions cachées. Je trouve personnellement qu'il y a du potentiel sous sa plume, et je suis même entrain de me demander si je vais pas lui proposer un temps plus que partiellement plein, ou même, l'idée vient juste de m'en effleurer la cervelle, un partenariat. Affaire à suivre...
Par contre, va falloir qu'y m'explique demain ce qu'il entend par résidu de torchon en ligne en parlant de ce Blog  - mais ptêtre bien qu'il travaille en même temps  pour la concurrence, c't'enfoiré,  ? ...En même temps, comme dit Macron, c'est vrai que c'est pas avec le peu que je lui paye pas toutes les fins de semaine qu'il peut décemment partir voir ailleurs.
Et faudra aussi qu'il m'raconte les flots de larmes amères et salées  déversées par Marylou sur ses épaules. J'tiens ptêtre un scoop là ?
Oh ! Excusez-moi, Hé !  holà ! ho ! hé ! Holà Ronaldo ! Où tu cours comme ça ? Assis toi, man ! J'ai un truc à te proposer ...

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