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28 août 2025

1103. Quand Gros Nounours renverse les Euro-Poubelles


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QUAND GROS NOUNOURS RENVERSE LES EURO-POUBELLES

On a tous vu, les yeux ébahis, l’Empire du Chaos joueer les gros durs, en mode guerre hybride ou pas, contre les BRICS et l’Eurasie qui ose s’intégrer sans demander la permission ! Quelle audace, vraiment. Et puis quoi, une petite photo souvenir dans le Bureau Ovale, ça fait pas de mal ! L’humiliation intégrale des élites euro-poubelles 2025, alignées comme des gamins apeurés venant se faire gronder par le grand patron du cirque, la Voix de Son Maître en personne. 

On aurait dit une comédie de bas étage : la Coalition des Connards, courbée, la queue entre les jambes, pendant que Trump pliait l’Europe sur son genou telle une vulgaire brindille. Pathétique. 

Évidemment, Poutine, ce devin des steppes, l’avait vu venir de loin, genre six mois avant, avec sa petite prophétie bien sentie : « Trump va remettre tout le monde au pas, et vous verrez, ils agiteront la queue comme des toutous bien dressés. » 

En plein dans le mille ! L’humiliation à la Maison Blanche n’a fait que confirmer l’obsession maladive de ces « dirigeants » euro-poubelles : pour eux, la paix, c’est la guerre, point barre. Leur logique tordue ? Si l’Ukraine est une marionnette anti-Russie depuis Maïdan 2014, eh bien, la Russie, cette ingrate, ose répliquer avec un peu trop de panache. Inadmissible !

Le fin mot de l’histoire, c’est cette fameuse « cause sous-jacente » de la tragédie ukrainienne, que ces génies refusent d’examiner, parce que, soyons sérieux, réfléchir, c’est trop leur demander. Résultat : l’Empire du Chaos et la Russie doivent s’asseoir pour négocier un nouvel accord de « sécurité indivisible », comme Moscou l’avait gentiment proposé en 2021 – avant de se prendre un vent monumental, évidemment. 

Et maintenant, la corproration euro-poubelle s’imagine redessiner les frontières entre une Europe réarmée (mais fauchée et divisée) et une Russie qui leur met une raclée stratégique. Rêvez toujours, les amis. Trump, ce grand stratège (mdr), pense qu’il peut imposer sa « réalité » à la Coalition des Connards, qui adore jouer les va-t-en-guerre sans un sou en poche. Son plan génial ? Faire porter le fardeau de la « contenance » de la Russie à l’Europe, avec un stock d’armes US hors de prix. Bravo, quel visionnaire. 

Sauf que, surprise, c'est pas tout. C’est la Coalition des Connards elle-même qui va mener cette nouvelle saison des Guerres Éternelles, pendant que les Américains regarderont depuis leurs canapés. Stratégie à court terme ? Survivre à Trump jusqu’en 2026, saboter sa présidence, et attendre le retour triomphal des russophobes démoncrates en 2028. 
Subtil, non ?

Et puis, y’a ce vieux renard de l’État Profond, qui sort de sa tanière pour nous éclairer de sa sagesse : « La Russie traîne trop en Ukraine, laissant l’OTAN jouer ses petites diversions. » Selon lui, à force de jouer les tortues, la Russie risque de se faire doubler dans les Balkans et ailleurs. Écraser les Slaves des Balkans ? Un jeu d’enfant pour l’OTAN, apparemment, pendant que la Russie lambine dans le Donbass. Conseil du jour, amis russes : finissez cette guerre fissa et occupez-vous du bazar dans les Balkans et à Bakou, sinon ça va vous coûter cher.

Trump, lui, n’a clairement pas le décodeur pour capter ces subtilités. Il marmonne sur Fox News que « l’Ukraine ne récupérera pas la Crimée » et « ne rejoindra jamais l’OTAN », mais il semble trouver normal que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni veuillent envoyer des troupes en Ukraine pour jouer aux « garanties de sécurité ». Une ligne rouge intergalactique pour Moscou, mais bon, Trump, hein, il a d’autres chats à fouetter en extrême-orient. 

Pendant ce temps, croire que Poutine va gentiment négocier la « paix » pendant un « cessez-le-feu » permettant de réarmer l'Ukraine ? C’est comme croire au Père Noël. Pour Moscou, la guerre se gagne sur le terrain, pas autour d’une table en dégustant des macarons. Les Russes, eux, avancent. Dernière ligne défensive ukrainienne dans le Donbass ? Slaviansk-Kramatorsk, bientôt un souvenir. Pokrovsk et Konstantinovka ? Encerclées. Une fois tombés ces bastions, y a plus rien jusqu'à la capitale Ukronazie. Et cerise sur le gâteau : un piratage informatique révèle que Kiev a perdu 1,7 million d’hommes, soit officiellement morts soit officiellement disparus du monde des vivants sur le champ de bataille sans laisser de traces. Ça calme. 

On approche du moment où que le vainqueur dictera ses conditions, sans avoir besoin d’aller planter son drapeau à Kiev. Un accord de « paix » à la sauce Trump ? Une blague qui coûterait à la Russie des défaites stratégiques majeures, genre abandonner Odessa et Kharkov aux griffes des anglais du MI6. Pendant ce temps, Moscou ferait bien de surveiller le Caucase du Sud, où la Turquie lorgne sur son corridor pan-touranique. Subtil, Erdogan, subtil.

L’Empire du Chaos, lui, continue sa croisade contre les BRICS et l’intégration eurasiatique. Le sommet de l’OCS, à Tianjin du 31 août au 1er septembre, va mettre tout ça sur la table, avec Poutine, Xi, Modi et Pezeshkian en guest stars. Message clair : BRICS et OCS doivent serrer les rangs, pas juste pour le commerce, mais pour la géostratégie. Négocier avec l’Empire du Chaos ? Oui, mais en bloc, et sans illusions. Poutine et Xi l’ont compris, Lula et Modi commencent à percuter. 

Et puis, il y a cette tentation délicieuse : Poutine offrant à Trump une sortie « magnanime » de l’Ukraine - qui la lui a joué à l'envers en jouant la proxypute de l'OTAN - en stoppant tout sur les lignes de front, histoire de sauver la face tout en encaissant une défaite stratégique. Sauf que le front « La Paix, c’est la Guerre » – de l'euro-poubelle, financiers atlantistes, néocons zombifiés – ne l’acceptera jamais. Ces gens-là ne lâchent rien. Et pendant ce temps, le front des menaces nucléaires, armes biologiques et du terrorisme se profile. La Russie a la Main Forte, prête à tout raser. L’Occident poubelle ? Une main décharnée de vieux zombie. 
Charmant tableau.

3 févr. 2025

1009. L'interdiction Trumpienne des CBDC et la vitalité des monnaies « naturelles »

 

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L'INTERDICTION TRUMPIENNE DES CBDC ET LA VITALITÉ DES MONNAIES NATURELLES

Au cours de sa première semaine en tant que président, Donald Trump a signé un décret interdisant à la Réserve fédérale US de créer une monnaie numérique de banque centrale [CBDC], mettant ainsi fin aux projets de « dollar numérique » basé aux États-Unis.

Une semaine plus tard, les mondialistes ont commencé à monter au créneau…

L'interdiction du dollar numérique par Trump donne carte blanche aux CBDC chinoises et européennes
Reuters: "La décision rapide de Donald Trump d'interdire le « dollar numérique » a laissé le champ libre, selon les observateurs, à la Chine et à l'Europe pour faire de leurs prototypes déjà avancés de monnaie numérique de banque centrale (CBDC) des normes mondiales."

D'accord. Et alors ?

Alors que les États-Unis semblent depuis longtemps réticents à transformer la première monnaie de réserve mondiale en monnaie numérique, le fait qu’ils soient désormais le seul pays à imposer une interdiction présidentielle sur un tel actif est difficile à ignorer.

Je vois toujours pas d’inconvénient là-dedans.

Bien sûr, les pro-CBDC et même les BRICS brandissent la menace de remplacer le dollar comme « monnaie de réserve » mondiale par une autre monnaie (ou un panier de devises) pour tenter de contraindre le président Trump à mettre en place une CBDC. Ou alors… ils le pensent vraiment et complotent pour abandonner le dollar.

Quoi qu’il en soit… ça me va. Les accords de Bretton Woods de 1944, qui sont devenus la base fragile sur laquelle le système bancaire international corrompu qu'on connait aujourd’hui a été construit (avec le dollar comme monnaie de réserve), ont été un désastre cataclysmique pour nous, les citoyens ordinaires. En tant que tel, réparer enfin cette injustice flagrante serait un avantage majeur à mes yeux.

Ceci étant dit, le modèle de CBDC est l'un des plans monétaires les plus tyranniques jamais envisagés, si c'est pas plus. Pensez-y juste rien qu'une petite minute : la valeur de chaque citoyen, liée et surveillée par une base de données centrale, accessible au niveau étatique ou même mondial  ?

Les scores de crédit social sont-ils étroitement surveillés ( quel mème avez-vous posté sur les réseaux sociaux ? ), les tentatives de restriction de vos achats ( alors pourquoi avez-vous acheté une arme à feu ? ) et le suivi de la façon dont vous choisissez de dépenser ( où avez-vous acheté votre rosbeef ? ) vos propres revenus ? Est-ce que c'est là vraiment quelque chose que toute personne soucieuse de la nature désire ?

N’a-t-on pas déjà sacrifié beaucoup trop de liberté au système existant, qui inclut le paradigme fiscal autoritaire dans lequel on vit ? Doit-on simplement accepter aveuglément une CBDC – mondiale ou non – comme norme de valeur ?

Non, c'est aller trop loin, et on l'a déjà fait, quoique avec précaution. Si vous connaissez les droits de tirage spéciaux [DTS], vous savez de quoi je parle, et si par hasard vous ne le savez pas, ben renseignez-vous sur ces putains de DTS...

Alors oui, l’interdiction des CBDC par Trump est une « victoire »… mais de justesse. En effet, le décret prévoyait également la création d’un groupe de travail sur les cryptomonnaies, qui tentera d’exploiter un stock de cryptomonnaies comme… honnêtement, je sais pas vraiment. Je fais confiance aux actifs numériques dans la mesure où que je fais confiance aux flatulences ou autres pets de baleines (ils sont pas plus tangibles que les émissions gazeuses et leur puanteur est à peine moins offensive), donc je trouve que l'attention de Trump à leur égard est aussi anti-naturelle que celle qu’il a interdite.

Traitez-moi de vieux con, mais il n’existe qu’un seul moyen d’échange qui soit 100 % naturel ET abordable pour nous, les gens ordinaires : l’argent métal. Bien sûr, l’utiliser comme monnaie nécessiterait un ajustement et serait bien plus gênant que toute cette folie numérique… et oui, quelques mesures de protection devraient être mises en place pour empêcher les tentatives de manipulation de sa valeur. Mais quand même… ça pourrait être accompli.

Je sais que beaucoup de gens sont favorables à l’or comme étalon , mais je dois respectueusement exprimer que je suis pas 100% d’accord avec ça. L’or est très efficace pour les achats importants, mais pour les transactions quotidiennes, il est pas réaliste comme moyen d’échange. L’argent est plus pratique pour le commerce de base et a toujours été historiquement lié aux gens ordinaires en tant que « métal du peuple ».

Deux autres choses pourraient se produire si l’argent devenait la norme : tout d’abord, ça aiderait à ramener le pouvoir d’achat au niveau local. Après tout, il serait pas vraiment facile d’envoyer de l’argent sur des sites comme Amazon pour des achats impulsifs et frivoles, les gens seraient donc plus enclins à soutenir les entreprises où ils peuvent emporter avec eux leur pièces d'argent durement gagnées.

Deuxièmement, lorsque on dépense de l'argent métal qui a une valeur intrinsèque, on y réfléchit à deux fois avant de le gaspiller. Lorsque votre argent a de la valeur, vous lui accordez plus de valeur, ce qui permet à votre épargne de croître. Et si l'argent métal utilisé pour acheter des articles ne nourrit pas le système consumériste vorace de l'Agenda ? Toute l'illusion de la « richesse »… s'effondre.

Pris ensemble, tout ça est - excusez-moi de me répéter - naturel .

C’est pourquoi, comme que c’est souvent le cas avec les mondialistes et leurs parasites, ils cherchent désespérément à protéger le système actuel. Ce système ne sert pas seulement à nourrir nos pulsions les plus sombres (tout en nous gardant déconnectés de notre moi naturel ), mais il permet également à leur empire instable et soutenu par l’usure de rester à flot.

Vous voyez le truc si un métal précieux devient le moyen d'échange ? Les cartels bancaires motivés par l'intérêt deviennent obsolètes, car leur argent fictif crée de toute pièce n'a plus aucune valeur, au sens figuré comme au sens propre. Et… puisque « l'or » n'est pas pratique comme monnaie d'usage quotidien avec le grain de sable en or d'1 gramme à 88 euros, comment vous rendre la monnaie en or sur un achat de 70 euros ? 
Pour info, 1g d'or, c'est 1/19ème de cm3 soit 5,2mm3 ou 10mm x10mm x 0.052mm ou un cube de 1.73mm de côté, dur à couper sans perdre des miettes... L'or reste donc valable pour les grosses transactions mais c'est tout.
À poids égal, 1 pièce d'or vaut aujourd'hui environ 90 pièces d'argent. On évalue aujourd'hui les réserves d'argent métal à 610 000 tonnes, celles d'or à 195 000 tonnes, il n'y a donc seulement qu'environ 3 fois plus de tonnes d'argent que de tonnes d'or, ce qui devrait voir le prix de l'argent multiplié par 30 pour refléter le prix de l'or au vu des quantités disponibles.
 
« L’argent » est – à mon pas très humble avis –  la seule voie pratique vers une économie organique, honorable et axée sur la nature …

16 déc. 2024

987. Le Couronnement du Roy du Monde sur le jeu d'échecs mondial


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LE COURONNEMENT DU ROY DU MONDE SUR LE JEU D'ÉCHECS MONDIAL
Trump est-il capable d’apprendre de l’histoire, ou ses créatures des marais nouvellement nommées dévoreront-elles son héritage ?

Lors de sa première tournée internationale depuis qu'il a repris la présidence le 5 novembre dernier, Donald Trump a été convié au palais de l'Élysée avec toute la fanfare qu'on réserve normalement à un monarque, et non à un président pas encore assermenté, pour la réouverture solennelle de la cathédrale Notre-Dame de Paris, vieille de 900 ans, qui a été criminellement ravagée par un incendie en 2019.

Là, il a été accueilli par un président français Emmanuel Macron visiblement épuisé, qui venait de survivre à une énième escarmouche politique, une motion de censure. C'est, après tout, l'homme vil et le traître qui guide notre pays dans son propre bourbier politique, pendant que le reste des pays de l'UE l'observent, espérant qu'il ne les entraînera pas tous dans sa chute.

Question Ukrainienne
Macron n’était pas seul. Il était suivi par le président nazi-sioniste ukrainien Volodymyr Zelensky, toujours aussi servile, qui se précipitait derrière lui tel un mendiant à un festin, à la recherche désespérée d’un peu d’attention ou peut-être de plus de dollars américains. Trump, pendant son absence du Bureau ovale, a laissé les États-Unis dans un état de léthargie politique sous Biden, qui aurait tout aussi bien pu être en vacances en Angola vu toute la merde qu'il a semée.

Leur rencontre, qu'a duré que 35 minutes mais qui a sans doute duré une éternité pour Zelensky, a sans aucun doute été une discussion stratégique sur la manière de maintenir les États-Unis impliqués financièrement dans le conflit en cours entre l'Ukraine Nazie et la Russie patriote. Voilà Zelensky, la main tendue en permanence, qui épuise les ressources financières et militaires américaines, tandis que Trump, qui a toujours remis en question la valeur de l'OTAN, doit décider s'il doit poursuivre cette mascarade absurde d'altruisme international.

Pendant ce temps, dans ce qui ne peut être décrit que comme une saisie d'argent de dernière minute, l'administration Biden, dans ses derniers instants au pouvoir, a jeté un milliard de dollars supplémentaire dans la fournaise ukrainienne, espérant sécuriser son héritage ou peut-être juste pour contrarier la nouvelle administration de Trump.

Après l'affaire de l'Ukraine, Trump a pas perdu de temps : il a rencontré le prince William à l'ambassade britannique, apparemment pour réaffirmer la prétendue « relation spéciale » entre USA et Royaume Uni. Mais ne nous faisons pas d'illusions : Trump a montré qu'il était de retour et qu'il n'était pas là pour jouer la carte de la mondialisation qui a laissé des nations comme la Grande-Bretagne et les États-Unis dans une situation économique et politique grandement compromise.

« Les États-Unis ne devraient pas avoir à s’en mêler. Ce n’est pas notre combat. Laissons-le se dérouler. Ne nous impliquons pas. Nous ne devrions pas envoyer un seul centime à Damas ou à toute autre partie impliquée. Nous ne pouvons pas laisser les fauteurs de guerre de la Maison Blanche réussir à déclencher la troisième guerre mondiale. »


SYRIE
La guerre dite « civile » en Syrie, qui n’a en réalité rien de civil, trouve ses racines au moins en 2006, lorsque des câbles diplomatiques divulgués ont révélé l’obsession de longue date des États-Unis de renverser le président syrien Bachar al-Assad qui refusait toujours d'adhérer aux systèmes des Banques Centrales Rothschild, comme Saddam Hussein ou Mouammar Kadhadi avant lui.

En 2011, ce qui a été présenté comme un soulèvement populaire s'est rapidement transformé en un conflit sanglant, les États-Unis jouant le rôle de marionnettiste auprès de leurs « militants » parrainés de Daesh, de l'ISIS, d'Al Nostra et de l'Etat Islamique dans un même paquet cadeau.

En 2015, le président Obama, encouragé par l'ambitieuse salope d'Hillary Clinton, a décidé que les frappes aériennes et les opérations spéciales ne concernaient pas uniquement les films hollywoodiens, mais aussi de véritables nations souveraines, vivantes, comme la Syrie.

Puis, lors de sa campagne présidentielle de 2016, Clinton, avec tout l’orgueil d’une impératrice en devenir, a promis d’instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, une mesure qui aurait sans aucun doute aggravé le conflit et aggravé la catastrophe humanitaire. Il ne s’agissait pas de protéger les civils, mais de s’assurer un poids géopolitique, ou peut-être simplement d’ajouter un cran de plus à sa liste de « réussites » en matière de politique étrangère.

Aujourd’hui, nous voyons les fruits de cette ingérence. Assad, présenté comme le méchant de cette histoire tragique, semble avoir fui vers la Russie, laissant derrière lui un autre pays au bord d’une prise de pouvoir par les islamistes.

Ce scénario n’est pas seulement un échec politique ; c’est le résultat prévisible d’une stratégie qui utilise les « militants djihadistes » comme outils pour changer le régime. Et que fait Trump ? Il a déclaré un jour, avec la franchise de quelqu’un qui parle avant de réfléchir : « J’ai laissé des troupes uniquement pour le pétrole. » Mais aujourd’hui, avec le départ d’Assad, sa politique semble aussi oubliée que les promesses de campagne de l’année dernière.

L’ironie de la situation est que, pendant que les États-Unis jouaient aux échecs géopolitiques au Moyen-Orient, une autre partie se jouait sur l’échiquier économique. La position agressive de Trump à l’égard des BRICS, les menaçant s’ils envisageaient de contester la domination du dollar américain, témoigne d’une incompréhension fondamentale ou peut-être d’une ignorance volontaire des raisons d’être des BRICS.

Cette alliance n’a pas été formée par une volonté de mener une guerre économique ; c’était une mesure défensive contre l’utilisation par les États-Unis de sanctions économiques comme armes de perturbation massive.

Le département du Trésor américain, sous couvert de protéger les intérêts américains, n’a été rien d’autre qu’un tyran financier, imposant des sanctions qui paralysent les économies sous prétexte de maintenir l’ordre mondial fondé sur leurs règles. Les menaces de Trump contre les BRICS démontrent un manque de compréhension de cette dynamique. Les BRICS ne sont pas une question de rivalité militaire ; il s’agit de résilience économique face à l’ingérence américaine.

En fait, l’approche de Trump semble redoubler d’efforts sur les politiques mêmes qui ont conduit au ressentiment mondial envers l’hégémonie américaine. Au lieu de favoriser une nouvelle ère de diplomatie et de coopération économique, il choisit d’agiter le bâton des sanctions et des menaces, sans se rendre compte que le monde en a ras le cul de telles tactiques. La question est alors de savoir si Trump est capable de tirer les leçons de l’histoire ou s’il continuera à promouvoir un programme qui profite à une minorité au détriment de la paix mondiale et de la stabilité économique.

Le président élu Trump s’est une fois de plus placé sous les projecteurs du monde entier, cette fois avec une proclamation ridicule d’une taxe douanière de 100 % sur les pays BRICS s’ils osaient remettre en cause le règne sacré du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale.

Cette décision fait suite à ses menaces d’imposer une taxe douanière de 25 % sur les biens en provenance du Mexique et du Canada, et de 10 % sur la Chine, soi-disant pour lutter contre l’immigration illégale et le trafic de drogue. Mais soyons réalistes : il s’agit plus de faire valoir sa force économique que de résoudre ces problèmes.

Menacer les BRICS avec une politique économique aussi flagrante n’est pas seulement une politique à courte vue ; c’est la raison même pour laquelle cette alliance est née. Au lieu d’adopter une approche aussi autoritaire, l’administration Trump devrait peut-être prendre un moment pour comprendre que les BRICS ont été créés précisément pour contrer la tendance des États-Unis à utiliser les sanctions économiques comme un gourdin contre le monde en développement.

Les neuf pays du BRICS – pensez-y comme vous voulez –, lassés de décennies de politique étrangère américaine qui assimile puissance économique et coercition politique, se sont réunis non seulement pour résister, mais pour proposer une alternative. La pique pas si subtile de Poutine aux États-Unis pour avoir « militarisé » le dollar a eu un écho dans tout le bloc, conduisant à une expansion si importante que les BRICS représentent désormais 45 % de la population mondiale et une part équivalente de la production mondiale de pétrole. Et devinez quoi ? Ce pétrole ne se vend plus en dollars !

Les BRICS se reposent pas non plus sur leurs lauriers. Ils construisent activement la nouvelle banque de développement des BRICS, un contrepoids direct aux institutions financières dominées par les États-Unis, et ils remettent en question le système SWIFT, qui a joué un rôle déterminant dans l’application des sanctions américaines.

Alors que Trump considère les tarifs douaniers comme son principal outil, les BRICS y voient une raison supplémentaire d’accélérer leur progression vers un monde multipolaire où la souveraineté économique ne serait pas seulement un rêve pour le Sud global, mais une réalité. Il est peut-être temps pour Trump de comprendre que ses menaces pourraient bien être le catalyseur qui fera avancer ce mouvement qu’il cherche à réprimer à juste titre.

En admettant franchement que le conflit ukrainien est ingagnable contre la Russie, l’OTAN et ses partisans de cette guerre sans fin s’efforcent maintenant de réajuster l’état d’esprit de Trump. Ils le poussent à accepter un concept nébuleux de « cessez-le-feu hybride », qui, soyons honnêtes, n’est qu’un terme sophistiqué pour repousser la fin de la guerre pendant que la machine de guerre continue de ronronner.

Trump, qui s’est vanté pendant sa campagne qu’il mettrait fin à la guerre en Ukraine en 24 heures dès le premier jour de son investiture, s’est retrouvé dans un bourbier géopolitique bien plus épineux qu’il ne l’imaginait. Après Paris, où il s'est assis avec le duo de plus en plus désespéré et le plus dégoûtant de la planète (Macron et Zelensky), Trump a sauté dans le train du cessez-le-feu, tweetant sur Truth Social que « Zelensky et l'Ukraine aimeraient conclure un accord et mettre fin à la folie ». Depuis quand Zelensky, l'architecte de cette débâcle en cours, est-il impatient d'y mettre fin ? De toute évidence, Trump est manœuvré comme un pion dans un jeu qu'il pense mener.

Le flou qui entoure cette proposition de cessez-le-feu s'accentue lorsqu'on considère si elle comprend un échange d'armes, comme l'a suggéré l'envoyé principal de Trump en Ukraine, le lieutenant-général à la retraite Keith Kellogg. Ceci ne suggère pas la paix mais une pause temporaire, permettant aux deux parties de regonfler leurs batteries et arsenaux et de repenser leur stratégie, pour le plus grand plaisir des entreprises d'armement du complexe militaro-industriel.

Ensuite, il y a la visite à Trump du chef de l'OTAN, le hollandais va-t-en guerre Mark Rutte à Mar-a-Lago, soi-disant pour discuter des « questions de sécurité mondiale ». Mais ne nous leurrons pas ; Il s’agissait d’une séance de menaces à peine voilées sur la « terrible menace » à laquelle l’OTAN serait confrontée si Trump imposait un « mauvais » accord de paix à l’Ukraine.

Au lieu de plaider pour la paix, Rutte était là pour perpétuer le récit de l’OTAN, assurant une hémorragie financière et un soutien militaire continus des États-Unis à l’Ukraine. Il a également rencontré le représentant Mike Waltz, le conseiller à la sécurité nationale choisi par Trump, et d’autres membres du personnel, non pas pour négocier la paix, mais pour maintenir le statu quo de l’implication et des dépenses américaines dans ce conflit.

Il s’agit pas de préserver la démocratie ou de mettre fin à la tyrannie ; il s’agit de maintenir la pertinence de l’OTAN et de poursuivre le lucratif business de la guerre. Trump, avec son penchant pour les accords, pourrait avoir besoin de voir à travers la fumée et les miroirs que l’OTAN déploie autour de lui. S’il le fait pas, il sera rien d'autre qu’un autre président qui aura promis la paix mais qui délivrera autant, sinon plus, de la même vieille guerre, avec une tournure différente.

Après sa rencontre avec Rutte, Trump a réagi en nommant le lieutenant général à la retraite Keith Kellogg comme envoyé spécial et négociateur en chef pour la paix en Ukraine, une décision qui a probablement pas apaisé les inquiétudes de Poutine. Kellogg, qui a précédemment été chef de cabinet du Conseil de sécurité nationale de Trump et conseiller à la sécurité nationale de Pence, possède un CV militaire bien fourni mais n’a aucune influence diplomatique.

Kellogg, aux côtés de Fred Fleitz, ancien conseiller de Trump, a rédigé un document de politique du ministère de la Défense prônant un cessez-le-feu qui, paradoxalement, permettrait de maintenir l’aide militaire à l’Ukraine. Leur idée d’une « pause » ressemblerait donc davantage à un temps mort militaire, permettant aux deux parties de se préparer pour le prochain round tout en agitant la carotte des armes américaines supplémentaires si l’Ukraine acceptait simplement de s’asseoir pour discuter de la paix. Pourtant, l’idée de retarder l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’a pas été retenue, ce qui montre à quel point ce plan était déconnecté des réalités sur le terrain.

Le conseiller de Poutine, Constantin Malofeyev, a rapidement rejeté la proposition de Kellogg comme une impasse à moins qu’elle ne réponde aux préoccupations plus larges de Moscou en matière de sécurité et n’inclue une stratégie de paix globale à long terme. Il a fait valoir que toute véritable négociation doit englober l’échiquier géopolitique, y compris les conflits au Moyen-Orient et les liens croissants de la Russie avec la Chine.

En outre, Malofeyev a exigé que les États-Unis reviennent sur leur décision de déployer des armes de longue portée avancées et de chasser Zelensky, que la Russie ne reconnaît pas comme le dirigeant légitime de l’Ukraine.

La tension s’est intensifiée lorsque des missiles à longue portée fabriqués aux États-Unis et au Royaume-Uni ont frappé le sol russe, ce qui a incité Malofeyev à mettre en garde contre l’ombre imminente d’une troisième guerre mondiale. La réponse de Poutine a été une démonstration effrayante avec un missile à capacité nucléaire, un jeu psychologique clair.

Pourtant, Kellogg, toujours néoconservateur, a suggéré que Trump devrait « appeler le bluff de la Russie », arguant que la frappe de missiles de Poutine était plus une posture qu’une préparation à la guerre nucléaire. Il a préconisé que l’Occident « se penche » plutôt que de reculer, un pari risqué pour la survie de l’humanité.

Voilà qui soulève une question cruciale : l’OTAN peut-elle survivre sans le soutien des États-Unis, surtout si l’administration Trump continue sur cette voie belliqueuse ? Il est difficile d’ignorer l’influence des faucons néoconservateurs, comme le sénateur Lindsey Graham et Marco Rubio, dans la nomination de Kellogg, ce qui suggère que Trump pourrait permettre aux bellicistes d’orienter sa politique étrangère loin de sa rhétorique « America First » vers une position plus belliciste et interventionniste.

L’ironie n’a pas échappé à Zelensky lorsque celui-ci a suggéré que la paix pourrait être obtenue par l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN – le catalyseur même qui a déclenché ce conflit avec la Russie si on fait abstraction des massacres des russophones dans le Donbass. Ce retournement de situation résume la comédie tragique des erreurs de la politique étrangère américaine, où la recherche de la paix semble souvent être une réflexion de dernière minute par rapport à l’expansion des alliances et de l’influence militaires.

26 nov. 2024

979. La contre-insurrection « en marche » – contre la « tempête » Trumpienne


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LA CONTRE-INSURRECTION « EN MARCHE » - CONTRE LA « TEMPÊTE » TRUMPIENNE
(Par Alastair Crooke, ex-diplomate britannique)

Plus qu'une simple provocation dangereuse visant la Russie, les attaques de missiles ATACMs américains et Storm Shadow britanniques sur le territoire russe représentent une tentative de renverser la politique étrangère.

L'État profond a murmuré à Trump : « Tu ne peux pas résister à la tempête ». Trump a répondu: « Je suis la tempête ». La guerre est lancée. L’État a profondément lancé une guerre de perturbation pour désactiver la « tempête » de Trump. L'attaque des ATACMS de cette semaine n'était qu'une partie d'une contre-insurrection inter-agences – une frappe politique dirigée contre Trump ; il en va de même pour tous les faux récits inter-agences attribués au camp Trump ; et il en va de même pour les provocations croissantes dirigées contre l'Iran.

Soyez assurés que les Five Eyes (Services secrets US, Canada, UK, Australie, Nouvelle-Zélande) participent pleinement à la contre-insurrection. Macron et Starmer, le 1er ministre britannique, s'ouvrent ouvertement conspirant ensemble à Paris avant l'annonce américaine de la promotion de l'attaque ATACMS. Les hauts responsables inter-agences sont clairement très craintifs. Ils doivent craindre que Trump ne révèle le « canular russe » (selon lequel Trump en 2016 était un « atout » russe) et ne les mette en danger.

Mais Trump comprend ce qui se passe :
« Nous avons besoin de la paix sans délai… L’establishment de la politique étrangère continue d’essayer d’entraîner le monde dans un conflit. La plus grande menace pour la civilisation occidentale aujourd’hui n’est pas la Russie. C’est probablement nous-mêmes plus que toute autre chose… Il faut un engagement total pour démanteler l’ensemble de l’establishment néoconservateur mondialiste qui nous entraîne perpétuellement dans des guerres sans fin, prétendant se battre pour la liberté et la démocratie à l’étranger alors qu’ils nous transforment en un pays du tiers-monde et en une dictature du tiers-monde ici même chez nous. Le département d’État, la bureaucratie de la Défense, les services de renseignement et tout le reste doivent être complètement remaniés et reconstitués. Pour virer les partisans du Deep State et faire passer l’Amérique en premier, nous devons d'abord faire passer l’Amérique en premier. »

Bien que le lancement à longue portée d’ATACMS sur le « territoire russe profond d’avant 2014 » ne change pas la donne – il ne changera pas le cours de la guerre (les ATACMS sont régulièrement abattus – à 90 % – par les défenses aériennes russes) ; l’importance de cet acte n’est cependant pas stratégique ; elle réside plutôt dans le franchissement du domaine des attaques directes de l’OTAN contre la Russie.

Le colonel Doug MacGregor rapporte que deux sources lui ont indiqué que « les forces nucléaires russes sont en état d’alerte maximale. Elles sont au plus haut niveau de préparation jamais atteint. Cela suggère que la Russie a pris très au sérieux ce franchissement de la ligne ».

Oui, c’était une provocation, et le président Poutine y répondra de manière appropriée. Il le doit, mais pas nécessairement par une escalade nucléaire. Pourquoi ? Parce que la guerre en Ukraine évolue rapidement dans sa direction, les forces russes se rapprochant de la rive est du Dniepr. En fait, ce sont les faits sur le terrain qui détermineront l’issue de la guerre, laissant peu de place à une médiation extérieure.

Mais plus qu’une simple provocation dangereuse visant la Russie, les attaques contre la Russie avec les ATACMS et Storm Shadow représentent une tentative de retourner la politique étrangère – littéralement – ​​à l’envers. Au lieu de viser directement un adversaire étranger en pleine ascension qui menace l’hégémonie des États-Unis, cette politique se transforme en une arme chargée, verrouillée sur la guerre intérieure des États-Unis. Elle vise spécifiquement Trump – pour le « ligoter » et détourner son attention vers des guerres qu’il ne veut pas.

La logique voudrait que Trump veuille rester à l’écart des projets de guerre de Netanyahou contre l’Iran. Mais les partisans de l’« Israël d’abord » et le lobby sioniste (comme le soutient le professeur Jeffrey Sachs ) ont depuis longtemps un contrôle effectif sur le Congrès et l’armée américaine – plus que le président. Sachs explique :
« Le lobby sioniste étant si puissant, Netanyahou a eu le contrôle du Pentagone pour mener des guerres au nom de l’extrémisme israélien. La guerre en Irak en 2003 était une guerre de Netanyahou. La tentative de renverser Bachar al-Assad en Syrie, le renversement de Mouammar Kadhafi – toutes ces guerres étaient des « guerres de Netanyahou ».

Le point important est que Netanyahou peut « faire ce qu’il fait » parce que tout a toujours été planifié de cette façon – un plan qui est en cours d’exécution depuis 50 ans. La stratégie du « Israël d’abord » a été pleinement adoptée par Scoop Jackson (deux fois candidat à la présidence). Et juste pour que cette politique ne puisse pas être remise en cause, Scoop a insisté pour que des sionistes occupent le département d’État (Anthony Blinken) et que des néoconservateurs et des sionistes tiennent les rênes du NSC (National Security Council / Conseil de Sécurité Nationale). Ce même schéma se poursuit encore aujourd’hui.

Au fond, c’est le plus grand gâchis par lequel la classe politique des deux partis américains s’enrichit et finance les frais de campagne des législateurs restants : « C’est une affaire plutôt géniale que le lobby israélien ou le lobby sioniste investisse, disons, cent millions de dollars dans des campagnes et en retire des milliers de milliards – des milliers de milliards, pas des milliards tout-courts mais bien des milliers de milliards [en dépenses gouvernementales]. Et donc, quand Netanyahou parle, cela me paraît bizarre, mais ce n’est pas Trump qui nomme ou nomme [ces ‘Israël d’abord’ qui font partie de son équipe, mais Netanyahou] », explique Sachs.

Quand Netanyahou décrit les nominations de Trump pour « Israël d’abord » comme sa « dream team américaine », l’explication n’est pas difficile à comprendre. D’un côté, Trump a une « révolution » à mener en Amérique et veut que ses nominations soient approuvées. De l’autre, Netanyahou a une nouvelle guerre à mener et veut que les États-Unis la mènent pour lui.

« Le « Grand Moche » a toujours été une description de la bataille que peu de gens comprenaient », note un autre commentateur :
« Le Sénat est en réalité le cœur de l’opposition républicaine au mouvement MAGA et au président Trump. La bataille visible… retient le plus l’attention. Cependant, c’est la bataille moins visible contre les républicains idéologiques bien établis qui s’avère la plus difficile ».
« Les républicains de la chambre haute (Sénat) ne renonceront pas facilement au pouvoir. Ils disposent d’une multitude d’armes à utiliser contre l’insurrection (de Trump)… Nous le voyons actuellement se jouer dans l’alignement des sénateurs républicains qui s’opposent à la nomination par Trump de Matt Gaetz au poste de procureur général, [comme] ce récent rapport [l’explique] ».
« Le schéma de base est que les dirigeants du Sénat soutiendront à contrecœur Matt Gaetz (Matt Gaetz est aujourd'hui hors-jeu remplacé par Pam Pondy) pour le poste de juge principal, où « soutien » signifie qu'ils ne s'opposeront pas directement ; en échange de la nomination du directeur du FBI Mike Rogers [un co-fondateur du groupe « Never Trump »] pour défendre les intérêts inter-agences au FBI ».

Le futur chef du parti républicain au Sénat, John Thune, jouera ses cartes avec prudence afin de provoquer un maximum de dégâts . Il dispose d'un moyen de pression en essayant de lier Trump aux massacres perpétrés par Netanyahu dans la région.

Thune, président républicain du Sénat, tout en annonçant d'énormes quantités d'armes pour Israël, a déclaré :
« À nos alliés en Israël et au peuple juif du monde entier, mon message est le suivant : des renforts sont en route. Dans six semaines, les républicains reprendront la majorité au Sénat et nous ferons clairement comprendre que le Congrès (Sénat + Chambre des Représentants) des États-Unis se tient fermement du côté d’Israël ».

Trump devra également jouer ses cartes avec prudence. Car, pour atteindre ses objectifs, la priorité absolue est donnée à ses deux guerres intérieures : premièrement, « démanteler l’ensemble de l’establishment néoconservateur mondialiste » et deuxièmement, mettre un terme aux dépenses publiques incontrôlables qui ont gonflé le gaspillage de l’État profond et transformé l’ économie réelle américaine en l’ombre d’elle-même.

Trump a besoin que ces nominations radicales soient adoptées, même s’il doit en sacrifier une ou deux pour obtenir l’approbation du Sénat pour les autres. Les nominations d’Israël First, il va sans dire, seront approuvées sans problème.

Des deux menaces qui pèsent sur le programme de réformes de Trump, l’escalade russe est la moins grave. La guerre en Ukraine se dirige progressivement vers une forme de dénouement. Un dénouement qui profite à la Russie. Poutine est aux commandes et n’a pas besoin d’une guerre majeure avec l’OTAN. Poutine n’a pas non plus besoin de « l’art de négocier » de Trump. Une résolution d’une certaine forme se produira sans lui.

Cependant, le rôle de Trump sera important par la suite pour définir une nouvelle frontière entre les intérêts sécuritaires des atlantistes et ceux du cœur de l’Asie (y compris la Chine et l’Iran).

L’autre guerre potentielle – l’Iran – est la plus dangereuse pour Trump. L’influence politique juive et le lobby sioniste de l'AIPAC ont entraîné les États-Unis dans de nombreuses guerres désastreuses. Et maintenant, Netanyahou a désespérément besoin d’une guerre et il n’est pas le seul. Une grande partie d’Israël réclame une guerre qui mettrait fin à « tous les fronts » auxquels il fait face. Il y a une profonde conviction que cette perspective est la solution et la « Grande Victoire » dont Netanyahou et Israël ont si désespérément besoin.

Le terrain a été creusé, à la fois par la propagande selon laquelle le programme nucléaire iranien est « incroyablement vulnérable » (ce qui n’est pas le cas), et par l’assaut médiatique qui répète le mème selon lequel attaquer l’Iran aujourd’hui représente une opportunité unique, alors que le Hezbollah et le Hamas sont déjà affaiblis. La guerre avec l’Iran est ainsi vendue – de manière totalement erronée – comme une « guerre facile ». La vérité est que 98% du pétrole iranien part en Chine et pas en Occident et qu'une guerre contre l'Iran sera pas facile du tout.
Il existe une certitude inébranlable - mais erronée - qu’il doit en être ainsi. « Nous sommes forts et l’Iran est faible ».

Qui fera reculer les partisans de la politique d'Israël d'abord ? Ils ont l'élan et la ferveur nécessaires. Une guerre contre l'Iran serait néfaste pour Israël et les États-Unis. Ses vastes ramifications précipiteraient probablement précisément la grave crise financière et boursière qui pourrait faire dérailler la « Tempête » de Trump.

Entrevue développée d'Alastair Crooks 25/11/2024
(Notez qu'il manque environ 3 minutes de sous-titrage dans le 1er tiers de la video)


(Traduit et réédité depuis Strategic Culture Foundation avec la permission de l'auteur ou de son représentant)

2 juil. 2024

912. The Real TRUMP Story

 


THE REAL TRUMP STORY

TRUMP 101 - La Génèse (1h18m)
Comprendre les origines de la présidence de Donald Trump

Dans les faits, l'action politique de Donald Trump détruit le Nouvel Ordre Mondial.

Guerre de 5e génération en France? et fin du Pétro-Dollar

Voir aussi:

Réflection sur les élections européennes, les jeux des BRICS et le fiasco du Grand-Prix

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28 mai 2024

907. Au bord de la dissolution : la névrose en Occident alors que la digue se brise

 

AU BORD DE LA DISSOLUTION: LA NÉVROSE EN OCCIDENT ALORS QUE LA DIGUE SE BRISE
(par Alastair Crooke)

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Le discours sur l’escalade militaire est à la mode en Europe, mais tant au Moyen-Orient qu’en Ukraine, la politique occidentale est en grande difficulté.

Le paradoxe est que l’équipe Biden – tout à fait par inadvertance – est en train de donner naissance à un « nouveau monde ». Elle le fait grâce à son opposition grossière à l'accouchement. Plus les élites occidentales s'opposent à cette naissance – par le biais du « sionisme salvateur » ; en « sauvant l'Ukraine européenne » et en écrasant la dissidence – plus elles accélèrent perversement l'effondrement du Léviathan.

La double accolade d'adieu du président Xi au président Poutine après le sommet des 16 et 17 mai a néanmoins scellé cette naissance – même le New York Times, avec son égocentrisme habituel, a qualifié l'étreinte chaleureuse de Xi de « défi à l'Occident ».

La racine de la dissolution à venir vient précisément de la lacune que le titre du New York Times résume en qualifiant avec dédain le changement sismique d’anti-occidentalisme de bas étage.

Couverture de l'Express Magazine

Cela reflète la myopie de ne pas vouloir voir ou entendre ce qui est si clairement visible devant soi : s’il s’agissait simplement d’« anti-Occident » – rien de plus que la négation de la négation – alors la critique aurait une certaine justification. Il ne s’agit pourtant pas d’une simple antithèse.

Au contraire, la déclaration conjointe sino-russe de près de 8 000 mots évoque les lois très élémentaires de la nature elle-même en décrivant l’usurpation par l’Occident des principes fondamentaux d’humanité, de réalité et d’ordre – une critique qui exaspère l’Occident collectif.

David Brooks, l'auteur américain qui a inventé le terme BoBos (bourgeois-bohème, c'est-à-dire les élites métropolitaines) pour décrire la montée du wokisme, affirme maintenant que le « libéralisme » (quel que soit son sens aujourd'hui) « est malade » et est en retrait. L’esprit du temps « libéral » classique repose sur un fondement d’engagements et d’obligations morales qui précèdent le choix – nos obligations envers nos familles, envers nos communautés et nations, envers nos ancêtres et descendants, envers Dieu ou un ensemble de vérités transcendantes.»

Cela a tendance à être tiède et sans intérêt, dit Brooks ;

« Cela évite les grandes questions comme : Pourquoi sommes-nous ici ? Quel est le sens de tout cela ? Il nourrit plutôt les douces vertus bourgeoises comme la gentillesse et la décence – mais pas, comme Lefebvre l'autorise, certaines des vertus les plus élevées, comme la bravoure, la loyauté, la piété et l'amour dévoué ».

Pour être clair, Brooks, dans un article séparé , soutient qu'en mettant autant l'accent sur le choix individuel, le libéralisme pur atténue les liens sociaux : Dans une philosophie purement libérale, une question invisible se cache derrière chaque relation : cette personne est-elle bonne pour moi ? Chaque lien social devient temporaire et contingent. Lorsque les sociétés deviennent libérales jusqu'au bout, elles négligent (citée par Brooks) la vérité fondamentale de Victor Frankl selon laquelle « la recherche de sens de l'homme est la principale motivation de sa vie ».

La déclaration commune Xi-Poutine n’est donc pas seulement un plan de travail détaillé pour l’avenir des BRICS (bien qu’il s’agisse en effet d’un plan de travail très complet pour le sommet des BRICS en octobre). La Russie et la Chine ont plutôt proposé une vision dynamique de principes concrets comme piliers d’une nouvelle société dans l’avenir post-occidental.

En jouant directement sur les sources primordiales de sens qui sont plus profondes que les préférences individuelles – la foi, la famille, le sol et le drapeau – la Russie et la Chine ont ramassé les morceaux et porté le manteau du Mouvement des non-alignés de Bandung en promouvant le droit de l’homme. l’autodétermination nationale et la fin des systèmes d’exploitation vieux de plusieurs siècles.

Mais comment et pourquoi peut-on dire que l’Occident accélère sa propre dissolution ?

Le New York Times donne la clé du « pourquoi » : la vieille obsession « anglo-saxonne » d' une Russie provocante que l'Occident n'a jamais été capable de plier à sa volonté. Et maintenant, la Russie et la Chine ont signé une déclaration commune quelque peu similaire à l’amitié « sans limites » déclarée en février 2022, mais allant plus loin.

Il décrit leur relation comme « supérieures aux alliances politiques et militaires de l’époque de la guerre froide. L'amitié entre les deux Etats n'a pas de limites, il n'y a pas de domaines de coopération « interdits ».

En termes clairs, cela viole la règle occidentale de triangulation de longue date : les États-Unis doivent se tenir aux côtés de l’un ou de l'autre, de la Russie ou de la Chine, contre l’autre ; mais il ne faut jamais permettre à la Chine et à la Russie de s’unir contre les États-Unis ! – une doctrine consacrée dans le « droit canonique » occidental depuis l'époque de Mackinder au 19ème siècle.

Pourtant, ce « deux contre un » est précisément ce que l’équipe Biden a « fait » par inadvertance.

Qu’est-ce qui constitue alors le « comment » ?

Le problème avec les solutions occidentales à tout problème géopolitique est qu’elles comportent invariablement une grande partie de la même chose .

La combinaison de ce profond mépris pour la Russie – englobé dans la peur sous-jacente de la Russie en tant que concurrent géostratégique putatif – invite l’Occident à recourir à la même approche de triangulation, sans se demander si les circonstances ont changé ou non. C’est le cas ici et maintenant – ce qui crée un risque « clair et présent » d’escalade involontaire et dommageable : une perspective qui pourrait entraîner ce que l’Occident craint le plus : une perte de contrôle, entraînant le système dans une chute libre.

L'erreur: 

Ray McGovern, ancien porte-parole du président américain, a raconté comment
« Lorsque Biden a pris ses fonctions en 2021, ses conseillers lui ont assuré qu'il pouvait jouer sur la peur (sic) de la Russie à l'égard de la Chine – et creuser un fossé entre eux. Cela représente la « mère de toutes les erreurs » de jugement, car elle crée les circonstances dans lesquelles « l'ordre » occidental peut se dissoudre ».
« Cette [présomption de faiblesse russe] est devenue d'une clarté embarrassante lorsque Biden a dit à Poutine lors de leur sommet de Genève… permettez-moi de poser une question rhétorique : 'Vous avez une frontière de plusieurs milliers de kilomètres avec la Chine.' La Chine cherche à devenir l’économie la plus puissante du monde et l’armée la plus grande et la plus puissante du monde.»

McGovern observe que cette réunion a clairement confirmé à Poutine que Biden et ses conseillers étaient coincés dans une évaluation terriblement dépassée des relations russo-chinoises.

Voici la façon bizarre dont Biden a décrit son approche à Poutine sur la Chine : À l'aéroport après le sommet, les collaborateurs de Biden ont fait de leur mieux pour l'emmener dans l'avion, mais n'ont pas réussi à l'empêcher de partager davantage de « sagesse » sur la Chine : « La Russie est en une situation très, très difficile en ce moment. Ils sont écrasés par la Chine ».

« Oui » : c'est toujours la même chose ! Biden essayait, sur les conseils de ses experts, d’insérer le « coin » occidental omniprésent entre la Russie et une « GRANDE » Chine.

Après ces remarques, Poutine et Xi ont passé le reste de l’année 2021 à essayer de désabuser Biden du thème de la « compression de la Chine » : cet effort mutuel a culminé avec le sommet d’amitié « sans limites » Xi-Poutine de cette année-là. Mais si les conseillers avaient été attentifs, ils auraient raconté une longue histoire de rapprochement russo-chinois. Mais non, ils étaient idéologiquement figés dans l’idée que les deux étaient destinés à être des ennemis éternels.


Doubler l’erreur. Ça s'empire:

Puis, lors d’ une conversation téléphonique le 30 décembre 2021 , Biden a assuré à Poutine que « Washington n’avait pas l’intention de déployer des armes de frappe offensives en Ukraine ». Cependant, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a révélé que lorsqu'il avait rencontré Blinken à Genève en janvier 2022, le secrétaire d'État américain avait prétendu qu'il n'avait pas entendu parler de l'engagement de Biden envers Poutine le 30 décembre 2021. Blinken a plutôt insisté sur le fait que les missiles américains à moyenne portée pourraient être déployés en Ukraine et que les États-Unis pourraient envisager d’en limiter le nombre.

Pire encore une erreur flagrante

En août 2019, lorsque les États-Unis se sont retirés du traité interdisant les missiles à portée intermédiaire en Europe, ils avaient déjà déployé des missiles en Roumanie et en Pologne (affirmant que leur objectif était ostensiblement de « se défendre contre l'Iran). Cependant, les tubes installés sont délibérément configurés pour accueillir des missiles de croisière et balistiques équipés de têtes nucléaires ; mais voici le problème : il n'est pas possible de déterminer quel missile est chargé, car les tubes sont munis de couvercles. Le temps nécessaire pour que ces missiles atteignent Moscou serait de 9 minutes depuis la Pologne et de 10 minutes depuis la Roumanie.

Mais si, comme le menaçait Blinken, des missiles pouvaient être installés en Ukraine, cela ne prendrait que 7 minutes (et s’il s’agissait d’un missile hypersonique, que les États-Unis ne possèdent pas encore, cela ne prendrait que 2 à 3 minutes).

Juste pour plus de clarté, ceci (c'est-à-dire l'Ukraine) est la guerre existentielle de la Russie, qu'elle mènera, quoi qu'il en coûte. Pékin est pleinement conscient des enjeux élevés pour la Russie (et, en fin de compte, pour la Chine aussi)

Les conséquences du recours aux « mêmes tactiques, encore et encore », menaces et pressions).

Le 18 mai à Moscou, à la suite du dernier sommet Xi-Poutine – comme le note le député Bhadrakumar – Lavrov a prédit une escalade des livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine, reflétant non seulement la nécessité d'une élection de Biden « face à la Russie », mais aussi la réalité selon laquelle « la phase aiguë de la confrontation militaro-politique avec l’Occident » se poursuivra, « battant son plein ».

Les processus de pensée occidentaux, a déclaré Lavrov, s'orientent dangereusement vers « les contours de la formation d'une alliance militaire européenne – avec une composante nucléaire ». Lavrov a déploré qu'« ils aient fait un choix en faveur d'une confrontation sur le champ de bataille : nous y sommes prêts ». « L’agenda visant à infliger une défaite stratégique à la Russie, militairement ou autrement, est un pur fantasme et il sera résolument contré ».

L’insuffisance militaire européenne explique probablement l’idée évoquée d’ajouter une composante nucléaire.

En clair, alors que les États-Unis sont incapables de se retirer ou de modérer leur détermination à préserver leur hégémonie, Lavrov voit la perspective d’une augmentation de la fourniture d’armes occidentales à l’Ukraine. Le discours sur l’escalade militaire est à la mode en Europe (cela ne fait aucun doute) ; mais au Moyen-Orient comme en Ukraine, la politique occidentale est en grande difficulté. 
Il faut se demander si l’Occident a la volonté politique ou l’unité interne nécessaire pour poursuivre cette voie agressive. Les guerres qui traînent ne sont pas traditionnellement considérées comme « favorables aux électeurs » lorsque la campagne électorale atteint son apogée.

Alastair Crooke
(Traduit et Republié depuis Strategic Culture Foundation avec la permission de l'auteur ou du représentant)