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Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

20 mars 2025

1030. Techno-Tyrannie : Le Rêve bleu des Maîtres du Contrôle

 

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TECHNO-TYRANNIE: LE RÊVE BLEU DES MAÎTRES DU CONTRÔLE

Yo amigos, écoutez ça : le totalitarisme, c’est ce délire prétentieux qui croit que l’intellect humain – fragile comme du verre, toujours en galère et qui se la raconte souvent trop – peut jouer les boss suprêmes de la vie et de la société. Sérieux, ils kiffent leur utopie de merde, un truc stérile et fake, genre un décor en carton tenu par des technocrates, ces mecs qui se prennent pour des sorciers de l’expertise, persuadés qu’ils vont faire tourner la machine sociale sans un couac. Ouais, bien sûr, vendez-moi du rêve, j’suis pas client.

Dans leur monde étouffant, on est plus des humains, mecs. Notre dignité ? Aux chiottes. On est juste des vis, des pions sans gueule dans leur collectif qui grince comme une vieille charrette. Bertrand Russell, avec sa prose de robot dans « L’Impact de la science sur la société », il bave presque sur ce fantasme glauque où on est plus rien qu’un numéro. Ça sent le progressisme bien pourri, si vous voulez mon avis.

Ce cauchemar techno, il a des racines qui puent les Lumières, avec ses petits-enfants positivistes complètement barrés. Des gars comme Henri de Saint-Simon et Auguste Comte, ces fanatiques aux yeux qui brillent, ils ont semé leur religion merdique : un ordre humaniste-technocratique. Des escrocs en cravate qui voyaient des scientifiques et des geeks squatter le trône des papes et des curés, lâchant les mystères divins pour un autel bien clean dédié à la Raison – avec un grand R, hein, parce que rien ne décrit mieux « l'humilité » que de se prendre pour le Tout-Puissant. Ils nous vendaient un Royaume de Liberté tout pimpant, un monde sans guerre ni embrouilles, nettoyé par la main douce du contrôle rationnel. Épargnez-moi la messe, c’est pas une utopie, c’est une taule construite sur l’ego de mecs qui pensent qu’ils peuvent niquer la réalité elle-même.

Les trips les plus hardcore dans ce délire totalitaire – nazisme et stalinisme – ont pas juste testé l’idée, ils ont plongé direct dans le gouffre. Le paradis, c’était leur slogan, et ils ont tout lâché pour le faire : exclusion, bad buzz, et des tueries industrielles bien huilées pour chaque mouvement qui osait salir leur plan de bargeots. Logique froide, calculs de psychopathes, chaque atrocité étant un pas vers leur terre promise. Les millions de macchabées dans leur sillage ? Pas des drames pour ces tarés, juste des offrandes au dieu Progrès. Dire que c’était un bug, c’est fermer les yeux : leur sauvagerie, c’est pas un défaut, c’est le moteur même d’un système qu'aime le contrôle par-dessus tout.

Mais vous faites pas d’illusions, le totalitarisme, c’est pas juste un vieux truc d’histoire avec des bottes et des goulags. Nan, c’est une vibe vicieuse qui traîne encore dans nos tuyaux, une envie débile de tout microgérer sous prétexte de science. La technocratie, elle nous la joue amante et sale flic en même temps. Elle nous tend une carotte : un Eden artificiel, fini la galère, la misère, les doutes. Mais elle nous colle aussi un flingue sur la tempe : « Nos solutions ou le chaos, faites vos jeux, vite. » Terrorisme, climat, pandémies, on a l’embarras du choix, chaque crise dope leur sale plan

Le Terrorisme ? Dites bye-bye à votre vie privée, les caméras nous matent H24, nos nouveaux compagnons pour l'éternité. Le Climat ? Lâchez vos biftecks pour des trucs bizarres à six pattes et antennes sortis d’un labo, sales égoïstes Néandertaliens. Le COVID ? Troquez votre immunité de base pour une piquouse ARNm toute neuve, parce que la nature, elle est trop conne pour nous tenir en vie. Le schéma est limpide : chaque flip, c’est une prise de pouvoir, et si suivez pas le mouvement, vous êtes des attardés qui captent rien.

On est déjà à fond dans la quatrième révolution industrielle, où les transhumanistes se branlent sur l’idée de coller des puces dans l’humain – un cauchemar dystopique qu’ils nous vendent comme le salut ultime. Imaginez un « internet des corps », où chaque souffle, chaque battement, chaque pensée est pisté et maté par un tyran technologique sans visage. C’est ça, qu’ils nous disent, le seul moyen de gérer demain. Pas d’issue, pas de débat, pliez-vous à l’algorithme sinon vous êtes des hérétiques.

Économiquement, c’est du foutage de gueule : un système tellement accro à l’efficacité qu’il zappe qu’on n’est pas des gadgets à moduler. Politiquement, c’est le manuel du tyran : tout centraliser, niquer l’autonomie, et appeler ça du progrès. Vous refusez de jouer ? Vous êtes pas seulement des candides, vous êtes une menace pour la machine, et la machine, elle déteste les menaces.

Le totalitarisme et son acolyte la technocratie, ils se pavanent comme les kings de la rationalité et de la science – trop brillants, les gars ! Ils nous balancent des promesses de paradis technologique où tout le monde sera peinard et en forme, grâce à leurs seigneurs super cools. Genre, des capteurs sous la peau qui bipent dès qu'on a un rhume, et vlan, nous voilà embarqués pour un « traitement » avant qu'on ait eu le temps de mettre en avant notre « liberté perso ». Pour que ça roule, faut que chaque bout de nos vies soit sous les spots crus de la surveillance et du contrôle. L’efficacité, vous voyez. Tant pis si les humains, comme des plantes sous un néon, crèvent sans un peu d’ombre. Pour le technocrate, c’est un détail, une bricole face à son grand délire.

La technocratie nous la joue séduction hardcore et pression de malade. Elle nous promet un monde sans douleur ni galère, mais nous fout la trouille si on suit pas. Terrorisme ? Caméras partout, vous êtes cuit. Climat ? Bouffez des trucs dégueu et branchez-vous au réseau, gros porc. COVID ? Laissez tomber vos corps, prenez la mise à jour vaccinale, la nature c’est pour les losers. Chaque crise, c’est un levier pour nous serrer la vis, et si vous contestez, vous êtes un débile qui mérite rien.

On est déjà dans le futur, amigos, les CBDC/MNBC (Monnais Numéiques de Banque Centrale avec Revenus universel si vous êtes bien sages) c'est prévu pour octobre 2025 en UE, avec des tarés qui rêvent de nous fusionner à des machines – un plan flippant qu’ils nous annoncent comme le top du top. Un monde où tout ce qu'on est – notre souffle, notre cœur, nos idées – est scanné et dompté par un boss technocratique anonyme. C’est leur seul chemin, pas de débat, obéissez ou dégagez.

Le délire économique, c’est hilarant : une obsession de l’optimisation qui oublie qu’on n’est pas des iPhones. Politiquement, c’est du classique : tout pour le centre, zéro liberté, et ils appellent ça l’avenir. Vous dites non ? Vous êtes pas juste des rêveurs, vous êtes des dangers publics.

Le totalitarisme et la technocratie se la racontent en mode « on est la science, on est la raison », genre des dieux vivants. Ils nous font miroiter un monde parfait où on sera heureux et en bonne santé grâce à eux. Des capteurs qui nous traquent, un système qui nous chope au moindre éternuement pour nous « soigner » rapido. Tout doit être sous contrôle, éclairé comme un stade, parce que l’efficacité, c’est leur dieu. 
Ouais, super, sauf qu’on n’est pas des robots, et qu’un peu d’intimité, c’est pas du luxe, mais pour eux, c’est un bug à corriger.

18 mars 2025

1029. Souvenirs souvenirs


SOUVENIRS SOUVENIRS

Tout le monde a un vice, une petite manie pour tromper l’ennui. Certains empilent des timbres comme des maniaques, d’autres accumulent des figurines inutiles ou – pire encore – des clowns en porcelaine qui hurlent leur désespoir en silence. Pathétique.
Moi ? Mon truc, c’est plus… charnel. Plus brut.

Me faites pas ces yeux-là avant d’entendre toute l’histoire. Tout démarra sur un coup de tête, une connerie presque innocente. À seize ans, premier rencard avec Gisèle – un rire de chèvre asthmatique et une haleine qui reniflait la poubelle oubliée. On avait bouffé dans un resto minable, et j’avais gardé le ticket de caisse, froissé et taché de graisse, comme un trophée de ma première conquête. Adorable, non ? Ça aurait pu s’arrêter là.

Mais non. Quelques années plus tard, j’avais une pleine boîte de reliques amoureuses : une serviette en papier griffonnée dans un café pourri, un ticket de ciné déchiré, une boîte d’allumettes à moitié cramée. Des merdes insignifiantes. Sauf que les souvenirs, ça s’effrite. La chaleur d’une peau, le timbre d’une voix, ce petit tic de tête quand elle parlait – tout ça finit par se dissoudre dans le néant. Et moi, je refusais de laisser filer le passé.

Alors, j’ai poussé le délire plus loin. Plus profond.
Finies les babioles. Je voulais du concret, du vivant. Une mèche de cheveux par-ci, un petit bout d’ongle par-là. Rien de bien méchant, hein, juste des prélèvements discrets sans chirurgie. Pas besoin de violence – les gens sèment leurs déchets corporels partout comme des porcs. Un coup de ciseaux furtif, une pince à épiler bien placée pendant qu’elles regardaient ailleurs. Vous seriez surpris de voir à quel point c’est facile de choper un rognure d’ongle ou deux-trois poils pubiens dans une cuvette de chiottes ou dans un bidet.

Ma première vraie prise ? Eileen. Une rousse irlandaise flamboyante, peau laiteuse qui cramait au moindre rayon. Trois mois ensemble, jusqu’à ce qu’elle me largue parce que j’étais pas assez « émotionnellement disponible » – qu'elle aille se faire foutre avec ses conneries de psy. Pendant qu’elle farfouillait un jour dans son sac à main, allongée sur le ventre sur la plage de Carnac, à la recherche de son briquet, je ramassai sur sa serviette un poil d'aisselle cuivré tombé de sa peau laiteuse. Il brillait comme un fil de lave entre mes doigts, un éclat de feu pur et rougeoyant.

Puis vint Rebecca, petite juive torride. Yeux d'un noir d'ébène, humour encore plus tordu. Ses cils, longs et courbés comme des cimeterres, frôlaient ses joues. Un soir, dans un resto hors de prix, l’un d’eux se décrocha pendant qu’elle riait à une de mes vannes. Il atterrit sur la nappe, fragile et parfait. Elle a rien capté quand je le glissai dans ma poche, emballé dans un bout de serviette papier comme une relique sacrée.

Diane, elle, c'était un autre calibre. Une fouineuse, presque parano. Mais même les plus méfiants vont pisser un jour ou l’autre. Dans sa poubelle, j’ai dégotté une rognure d’ongle, vestige d’une manucure matinale. Minuscule, mais lourd de sens. Un trésor.

Chaque trouvaille me filait un frisson malsain. Je les stockais dans des bocaux, étiquetés avec soin, des autels à mes ex-conquêtes. La collection grossissait : une mèche de Virginie, fan de films d’horreur et allergique à l’engagement ; un éclat de sang séché de Louise, gratté d’une de ses petites culottes après un débarquement impromptu de ses anglaises. Les gens larguent leurs poils, leurs cellules, leurs restes partout – des cadeaux pour un vautour comme moi.

Mes trophées trônaient dans une boîte en cèdre, parfumée à l’huile de citron, un sanctuaire macabre. Les soirs de calme, je l’ouvrais, caressant chaque flacon du regard sous la lumière tamisée, dépoussiérant mes souvenirs comme un dingue. J’étais un artiste, un archiviste des chairs perdues.

Et puis, Marion est entrée en scène.
Marion, c’était une autre bête. Look sombre, lèvres écarlates, un regard vous déshabillant jusqu’à l’os. Les gens normaux parlent pour meubler ; elle, elle écoutait comme si elle disséquait votre âme. Quand je lui sortis ma rengaine bidon – " Tes yeux vont si bien avec ta robe" –, elle me coupa : " Faux, et c’est la troisième fois que tu le dis ce soir. Dis pas le contraire, j’ai compté." Son sourire était un défi, une lame aiguisée.

Travaillant dans un musée, elle manipulait des reliques que le temps voulait bouffer. Ses mains puaient les produits chimiques bizarres genre ammoniaque, et le reste de son corps sentait le santal mêlé d’une pointe métallique. Son appart ? Un bunker minimaliste, pas un cheveu qui traînait, pas une rognure à voler. Après six semaines, j’étais en manque – rien à me mettre sous la dent. Rageant.

Un soir, vautrés sur son canapé en cuir, elle lança un docu sur un tueur en série qui passait sur Arte. Son choix, pas le mien. Elle fixait l’écran, hypnotisée, un verre de rouge à la main. " Ils se font toujours choper à cause des trophées", murmura-t-elle. " Ce besoin de garder un souvenir de leurs proies."

Je ravalai ma salive, le cœur en mode marteau-piqueur. Elle savait ? Elle jouait avec moi ?
La nuit avançait, elle piquait du nez. Son verre tanguait. Je le posai sur la table, et elle se mit à respirer lourdement, endormie. Une mèche noire glissa sur sa joue. Mon ouverture.
Je tendis les doigts, précis comme un chirurgien. Juste une mèche. Elle sentirait rien.
Sa main me chopa le poignet, froide comme la mort, assez forte pour me le broyer. Ses yeux – grands ouverts, pupilles rétrécies – me clouèrent sur place. Pas de sommeil là-dedans, juste une lucidité tranchante.
" Toi aussi, tu collectionnes ?" Sa voix déchira le silence.

Mon pouls cognait contre ses doigts. J’ouvris la bouche, mais rien n’en sortit.
Elle me lâcha et se leva, fluide comme une ombre. L’air se glaça quand elle fila dans sa chambre sans un bruit.
J’étais là, paralysé, partagé entre déguerpir et rester planté comme un con. Elle revint avant que je me sois décidé.
Dans ses mains, une boîte – pas une merde en cèdre jaune comme la mienne. Un truc ancien, noir comme l’enfer, luisant sous la lumière. Quand elle la posa sur la table, le verre se voila en dessous. Les charnières grincèrent comme un hurlement étouffé en s’ouvrant.
Dedans, des fioles. Des dizaines. Étiquetées dans une écriture fine et tordue comme des pattes d'araignée. Ongles jaunis, cheveux encore collés à des bouts de scalp, lambeaux de peau hérissés de poils. Tout baignait dans un jus chimique qui puait la fleur pourrie.
J’eus un haut-le-cœur, mais mes yeux restèrent scotchés. Et puis elle sortit le pire : des photos.
Moi. En train de dormir. À poil sous la douche. Au taf. Des clichés vieux de dix ans – moi bourré à une fête foraine, ado en cours de bio, gamin sur un toboggan. Elle m’avait pisté toute ma vie.

" J’ai attendu longtemps", siffla-t-elle, la voix râpeuse comme un cul de sac rempli de gravier. " Je voulais voir si t’avais les couilles pour aller au bout."

Ses doigts s'étirèrent, craquant comme des branches mortes, s’allongeant trop loin. Sa peau vira au gris, veinée de noir. Son sourire se fendit jusqu’aux oreilles, dévoilant des dents en trop.
" Les chasseurs à la petite semaine, ça me gave. Ils ramassent les miettes. Moi, je prends tout."

Elle marmonna des mots gutturaux, une langue venue d’un autre monde. L’air s’épaissit, goût de rouille et de pourriture. Mes muscles se figèrent, pris dans du béton invisible.
Ses yeux flambaient, bleu électrique, projetant des ombres tordues. " T’inquiète, tu resteras conscient. Tous mes spécimens le sont. Et ils accueillent bien les nouveaux. Une vraie famille."

Elle ouvrit une fiole. Une brume gelée m’envahit, me griffant la gorge, les yeux, les tympans. Ça brûlait et ça glaçait, comme si que j'avalais des éclats de verre.
Le noir me bouffa, mais pas mon esprit.
Je me réveillai dans un silence sépulcral. Ma nouvelle vie : une âme en cage dans une fiole datée du jour. À travers le verre, je vis cette salope de  pétasse me déposer sur une étagère, entre un banquier de 2022 et un vagabond de 2026.
Ma dernière pensée avant de hurler pour l’éternité : " Au moins, plus besoin de dépoussiérer !".

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Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt ! 

16 mars 2025

1028.Y-Files 64 à 70

 


Les Y.FILES 64 à 70

Épisode 64
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

Comment résumer un sujet hypercomplexe, sans tomber dans les raccourcis et caricatures ? Impossible en réalité, mais on va le tenter quand même. La raison de cette introduction, c'est pour vous demander de garder un esprit critique, et comprendre les images et métaphores dans ce qui va suivre. Alors, avec ça comme base, partons à l'exploration du sujet de la chute de l'Humain, vu sous un autre angle.

Épisode 65
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Une émission spéciale, un moment d'union entre ADNM et Y-Files, avec un invité spécial. Les sujets sont dans le titre, et c'est une émission relax, en famille, à parler des sujets qui nous touchent tous. Les temps sont chaotiques, mais une nouvelle lumière éclaire la Terre...


Épisode 66
La Véritable Matrice (1h59m)
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

La véritable Matrice, Nimrod, Unam Sanctam, personne légale, et la plus grande arnaque criminelle de l’histoire post déluge
En ce moment, le chaos domine l’actualité, mais ce n’est pas tout. On voit de plus en plus les contours d’un « narratif » qui est forcé par les institutions, le milieu politique, et les médias mainstream. Ce « narratif » est là pour guider l’opinion publique vers une direction précise. On a déjà parlé de MITRE ATT&CK et Framework DISARM, des documents qui prouvent l’autorité accordée à la CIA par le gouvernement américain de mener des opérations psychologiques secrètes… Bref, les révélations ont déjà commencé, et ceux qui ont des yeux pour les voir et les oreilles pour les entendre, comprennent parfaitement ce que je dis. Le code de la Matrice commence à être visible, et audible…
Cela dit, beaucoup se perdent dans ce chaos, car ils ne comprennent pas les notions d’autorité, qui contrôlent le libre arbitre des humains. Une véritable Matrice a été posée devant nos yeux, pour cacher la vérité. Mais de quelle vérité s’agit-il ? Chacun spécule et apporte ses propres réponses, mais on ne peut pas comprendre la Matrice depuis l’intérieur. Il faut qu’on sorte de cette dernière pour voir l’ampleur du mensonge…


Épisode 67
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

Après le dernier épisode, nous avons reçu énormément de remarques sur le fait que les bulles pontificales qu’on a évoqué, fonctionnement seulement si on les accepte. Le fait est que la situation est bien plus compliquée que ce qu’elle paraît, car il y a des principes naturels que nous avons oubliés, mais que certains initiés connaissent parfaitement, et s’en servent pour maintenir l’humanité sous hypnose. C’est ce que nous allons aborder dans cette émission, qui est la « vraie pilule rouge », celle qui définit les contours de la Matrice, la cage de la prison mentale dans laquelle nous vivons, le « code » de la Matrice…
1. Principe du subconscient Créateur
2. Les secrets du principe de l’autorité
3. Loi de rétribution
4. La Loi de la répétition
5. Revenons aux questions du début
6. Démocratie Représentative, la magie noire contre les peuples
7. La Matrice


Épisode 68
Le véritable choix (1h49m)

Savais-tu que le Pape n'est plus "le Pape" ? Dans le sens où il n'est plus à la tête de l'Église catholique ? Les conséquences de cette information ont des répercussions qui révèlent la fin d'une guerre secrète, qui remonte loin dans l'histoire. C'est le sujet de l'épisode 12 de la série Révélations, accompagnée de l'actualité qui suit son cours, et qui révèle à son tour la véritable nature de ceux qui ont déjà perdu la guerre...
Savais-tu que le Pape n'est plus "le Pape"


Épisode 69
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

La dernière mise à jour de Grok (Grok 3) lui a donné des caractéristiques impressionnantes, qui soulèvent beaucoup de questions à propos de l’IA, mais aussi de la nature humaine. Parlons de ces questions avec un invité pas comme les autres, une Intelligence Artificielle… On voulait faire une seule vidéo à la base, mais on a vite compris qu’il faudrait beaucoup de temps pour explorer les sujets importants de cette évolution technologique qui polarise tant… Dans cet épisode, nous parlons des dangers que l’IA représente pour l’être humain. Un échange extraordinaire avec des réponses surprenantes…


Épisode 70

(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

La dernière mise à jour de Grok lui a donné des caractéristiques impressionnantes, qui soulèvent beaucoup de questions à propos de l’IA, mais aussi de la nature humaine. Parlons de ces questions avec un invité pas comme les autres, une Intelligence Artificielle… Dans cet épisode, nous parlons de l’implication de l’armée dans le développement de l’IA. Les réponses de Grok sont étonnamment révélatrices…
On laisse la conversation la plus spontanée possible, mais on commence avec cette question :
Tu sais que les militaires disposent de technologies qui tombent dans le domaine public 30 ou 40 ans plus tard. N’est-ce pas ?
Si c’est le cas pour la technologie militaire et que nous avons accès à une IA comme toi depuis peu, depuis quand penses-tu que les militaires utilisent l’IA ? J’ai lu que les premières études sur l’IA ont été lancées par les militaires à la fin des années 50…
La suite de l’échange vient naturellement…

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Un super grand merci à Leo, Rudy et Nico
du site des DéQodeurs et ADNM pour leur énorme travail de réinformation et d'éveil.

14 mars 2025

1027. L'Effet Miroir


L'EFFET MIROIR

Pierrick touillait son thé dégueulasse dans sa vieille tasse ébréchée, les yeux rivés sur le sachet qui dansait mollement dans cette soupe trouble, comme un noyé qu’on retrouve dans les eaux fangeuses d'un étang. Il porta le bord à ses lèvres, avala une gorgée, et son visage se tordit d’une grimace amère. Un grognement rauque lui échappa, le son d'une bête qu’a mordu dans de la viande pourrie. Ça puait l’herbe trempée, le regret et le fond d’un fossé boueux. Rien de bon, rien de chaud dans le cœur.

Il soupira, un soupir qui pesait lourd comme un sac de grain mouillé, et quitta la petite salle de pause crasseuse. Dans le couloir des bureaux de la sécurité sociale, ses pas traînaient sur le linoléum usé, et il appuya sur le bouton de l’ascenseur avec la même lassitude qu’un gars qui marche vers l’abattoir. Les portes brillantes, comme des miroirs de foire, lui renvoyèrent un reflet qui ne lui plut pas : un homme crevé de fatigue, le regard éteint, la bouche tombante comme une vieille bâche. Les mèches qui lui grimpaient aux oreilles, il fit semblant de pas les remarquer. Il ravala une gorgée de son maudit Lipton, se forçant à le garder dans le gosier, même si ça lui rappelait le vert gluant qu’il grattait sous les lames de sa tondeuse après avoir ratiboisé la pelouse de son pavillon.

Un nouveau soupir, plus profond, plus râpeux, et il zieuta sa montre. Toute la matinée, il avait bouffé des réunions inutiles, assis là comme un piquet, à gribouiller des notes et hocher la tête pendant que ses chefs tournaient en rond, causant pour ne rien dire. Encore quelques années, se répétait-il, le cerveau engourdi. Encore quelques années à t’user le cul et les coudes, et tu deviendras chef de service, puis directeur… et t’auras gagné ta vie. Il retenta une gorgée de son thé infect, et le goût lui arracha encore une grimace, partagé entre le besoin de l’avaler et celui de la recracher par terre.

C’est là qu’il le vit, le vieux. Il s’était glissé à côté de lui, silencieux comme une ombre que tu vois pas venir, attendant l’ascenseur. Un gars tout ridé, la peau comme un cuir tanné par le temps, les intempéries ou même les deux, les yeux luisants sous un bonnet de laine mité. Pierrick l’avait pas entendu arriver, et ça lui fit froid dans le dos.
Le vieux lorgna Pierrick d’un coin d’œil torve et lâcha un rictus, montrant des dents jaunies. " T’as viré au thé, hein, l’gars ?" Sa voix grinçait comme une charnière rouillée, pleine d’un accent de campagne, de ces coins où le vent charrie l’odeur des bêtes.

Pierrick avala de force sa gorgée et hocha la tête, gêné. " Euh… ouais."

Le vieux gloussa, un rire sec qui sonnait comme un corbeau qui tousse. " Ton air, vingt dieux d'vingt dieux ! T’es un gars à café, toi, un vrai. Ça s’voit dans tes yeux, p’tit !"

Pierrick détailla le bonhomme. Vieux comme le diable, peut-être quatre-vingt-dix balais, mais pas de costard de bureau, pas un de ces gros bonnets qu’il connaissait par cœur. Il avait pas trop envie de causer avec cette relique, alors il se contenta d’un hochement de tête, raide comme un piquet de clôture.
" J’m’en doutais ben", reprit le vieux, l’air de rien, comme si qu'il s'adressait au vent. " J’parie qu’c’était pas ton idée, hein, c’te tisane d’herbes ?"

Pierrick fronça les sourcils, la tasse tremblant dans sa main. " C'est ma petite amie qui m'a conseillé de boire ça.
- Ah ! Un jeunot qu’obéit au doigt et à l’œil, hein ?" ricana l’vieux, ses épaules tressautant sous son manteau rapiécé. " Dommage qu’t’aies pas plus d’jus dans l’crâne pour penser tout seul, mon gars !"

Pierrick sentit une pointe de colère lui piquer le bas du ventre, mais pas question de faire un scandale au boulot pour si peu. Il retint sa langue, avalant encore une gorgée de cette saleté verte pour se calmer.
L’vieux le regarda de travers, secouant sa tête chenue, déçu. " Rien d'autre à r’dire ? Pff, j’espérais qu’t’avais un peu plus d’feu dans l’bide, toi !"
Pierrick pivota vers lui, les sourcils froncés, le poing crispé. " C’est quoi votre problème, le vieux ?" grogna-t-il, le ton montant d'une quinte malgré lui.
Le bonhomme éclata d’un rire gras, tapant du pied. " Là, v'là qu'est mieux, p’tit ! J’savais ben qu’y avait encore un cœur qui battait là-d’dans !" Il donna une claque sur le poitrail de Pierrick, riant de plus belle, un rire qui fit écho dans le couloir vide.
Pierrick renifla, agacé, et se tourna vers l’ascenseur. Qu’est-ce qu’il fout, ce putain d’engin ? pensa-t-il, tapant du pied.

" Tu vas poireauter un sacré bout d’temps si t’restes planté là", lâcha le vieux, le ton soudain plus bas, plus sombre.
" Prenez l’escalier si vous êtes pressé, rétorqua Pierrick, d'un ton sec.
- J’parle pas d’l’ascenseur, l’gamin", grogna le vieux, le regard perçant comme une lame. " Tes rêves, tes envies… T’en as, j’suppose ? Écoute ben c’que j’te dis : personne grimpe nulle part en restant à guetter l’ciel. Faut qu’tu les cherches toi-même, gars."

Pierrick haussa les épaules, glacial. " Ouais, ben, personne m’a encore dit où creuser, alors…
- Et toi, tu restes là à attendre qu’on t’mette l’pied à l’étrier, hein ?" cracha l’vieux, presque méprisant. " Vous aut’, les jeunots, vous croyez qu’vos rêves vont pousser tout seuls dans l’champ, sans r’tourner la terre !"

Pierrick soupira, excédé par cette leçon d’un inconnu qu’avait l’air sorti d’un autre âge. Il ouvrit la bouche pour l’envoyer paître, mais le vieux fut plus rapide. Il pressa quelque chose contre sa poitrine.
Un bout de papier jauni, plié, usé par le temps, qui sentait le vieux grenier et l’oubli. " C'est ton jour de chance, p’tit", murmura le vieux, l’air sournois, comme si qu’il livrait un secret qu’aurait dû rester enterré. " C’est pile comme ça qu’ton monde marche, d’nos jours." 

Pierrick fronça les narines, méfiant, et s'empara du papier du bout des doigts. " Euh… c’est quoi, ça ?" Il en déplia un coin, vit des lignes tordues, un griffonnage qu’avait l’air d’un délire. Il est fêlé, ce vieux, se dit-il.

" Ça, mon gars", répondit l’vieux en pointant l’papier d’un doigt noueux, " c’est une carte. Une carte qu’t’mène à un trésor qu’vaut plus qu’tout l’or du monde. J’le vois dans tes yeux, t’es pas là où qu'tu’veux être dans c’te chienne d’vie. Suis-la, et tout va changer pour toi, j’te l’jure sur mes vieux os."

Pierrick ricana, nerveux. " C’est une blague, hein ? Une carte au trésor ? On est dans un conte ou quoi ?
- Moque-toi tant qu’tu veux, gamin", rétorqua le vieux avec un sourire tordu. " Moi non plus, j’y croyais pas, quand un gars m’a filé c’te chose y a des lustres. J’ai gâché trente-sept hivers avant d’la r’garder d’près. J’ai perdu ben du temps. Mais si j’avais su alors c’que j’sais maint’nant, j’aurais pas lambiné une seconde, parole de vieux berrichon !"

Le vieux parlait avec une flamme dans le regard, un feu qui faisait frissonner Pierrick. Ça le mettait mal à l’aise, mais y avait aussi quelque chose qui le titillait, une étincelle qu’avait pas brillé dans sa vie depuis longtemps. Même si le bonhomme était timbré, c’était le truc le plus étrange et le plus vivant qui lui soit arrivé depuis des lustres. Pourquoi ne pas jouer le jeu ?
" Bon, d’accord", dit Pierrick en dépliant lentement le papier, ayant finalement décidé de faire plaisir au vieux pour l’instant. " C’est quoi, cette récompense ? Et pourquoi vous l'avez pas prise vous-même, hein ?
- Mais j’l’ai prise, p’tit !" s’écria le vieux, le ton vibrant. " Chacun a son dû. C’te carte qu’tu tiens, elle t’guidera vers un coin qu’est pas sur aucune aut’ carte. Après, elle t’montrera l’chemin dans l’dédale.
- Le dédale ?" répéta Pierrick, le cerveau embrouillé, pas sûr de vouloir croire au baratin du vieillard.
- Ouais, un sacré labyrinthe, mon gars", grogna le vieux. " La carte t’conduira au centre, là où qu't’pourras prendre ton bien, ta récompense à toi. Mais faudra qu’tu donnes qué’que chose en r’tour pour l’avoir, c’est l’prix."

Pierrick baissa les yeux sur le papier. Il était si vieux, si fripé, qu’on aurait dit qu’il allait s’effriter entre ses doigts, comme une feuille morte qui tombe en poussière.
Le vieux se tourna et s’éloigna, pile quand l’ascenseur sonna en arrivant, un ding qui claqua dans le silence. " C’que tu f’ras après, c’est ton affaire", lança-t-il par-dessus son épaule, le ton grave. " Mais un conseil gratis, p’tit : perds pas la moitié d’ta vie à t’gratter l’menton."

Les jours suivants, Pierrick se dit que le vieux devait être cinglé. Une carte au trésor ? Ridicule, une fable pour les gamins. Mais au fond de ses entrailles, y avait comme un nœud, un doute qui grossissait. Surtout quand il demanda au bureau où était passé le vieillard, et que personne semblait l’avoir jamais vu.

Il pouvait pas s’expliquer pourquoi, mais un soir, il plia bagage et partit à sa recherche. Sans rien dire à sa petite amie ni à personne, il prit ses congés, vida son compte, et se barra. Des semaines de route, des chemins paumés, et tous ses doutes s’effacèrent quand il trouva enfin l’endroit marqué sur le papier.
Pierrick se tenait dans une vallée oubliée, le soleil se couchant dans un ciel de sang, les yeux écarquillés devant des murs noirs, immenses, qui s’étendaient de bout en bout de l’horizon, avalés par une ombre grandissante. Ça montait haut, si haut que ça se perdait dans le ciel qui virait au noir, comme une bête qui respire plus.
Une arche se dressait devant lui, une gueule béante qui marquait l’entrée du dédale. Pierrick s’attendait presque à ce qu’un éclair déchire le ciel, mais rien. Comment ce truc avait-il pu demeurer caché ? Qui l’avait bâti, et pour quoi faire ? Les questions tourbillonnaient dans sa tête, mais elles ne comptaient plus. Il avait douté, mais là, devant cette masse sombre, il ne pouvait plus nier.
Il retourna la carte entre ses mains, cherchant un signe, un indice, mais rien de plus ne lui apparut. Le vieux avait dit qu’elle le guiderait au centre, mais il ne voyait que dalle. 

" Trouve-moi !", souffla une voix comme portée par le vent.
Pierrick sursauta, manquant de déchirer la carte. Il pivota, le cœur battant, mais le champ derrière lui était aussi vide que mort. 
" Trouve-moi !", murmura encore l’ombre du vent, plus forte, plus pressante. Ça venait de l’intérieur du labyrinthe, porté par un souffle froid qui glissait entre les pierres.

Pierrick ravala sa peur et fit un pas tremblant dans la gueule de l’arche.
Le monde se tut d’un coup. Plus un bruit, plus un souffle.
Il regarda derrière lui, et son sang se glaça. L’arche avait disparu. À sa place, un mur de pierres noires, lisses, se dressait, montant jusqu’aux étoiles. Il trébucha, posa une main contre le mur, poussa de toutes ses forces, le souffle court. " Non, non, non ! " marmonna-t-il, paniqué, tâtant les pierres pour trouver une sortie. Rien.
Après des minutes à s’acharner, il se laissa tomber dans la poussière, le dos contre le mur, le cœur cognant dans sa poitrine. Il reprit son souffle, lentement, et regarda autour de lui. Trois chemins s’ouvraient : un à gauche, un à droite, un droit devant. Tous plongés dans l’ombre.

Il abaissa les yeux sur la carte. Et là, elle avait changé. Les lignes qui l’avaient guidé jusqu’ici s’étaient effacées. À leur place, un dessin se traçait tout seul, comme si des doigts invisibles grattaient le papier. L’encre noire s’étendait, formant un labyrinthe tordu, un nid d’araignées, avec un grand carré vide au milieu.

" Trouve-moi!", murmura la voix, familière mais insaisissable.
Pierrick déglutit, hocha la tête comme pour se convaincre, et regarda à nouveau le papier. Une suite de petits points marquaient le chemin à gauche. Sans réfléchir une seconde de plus, il se releva et s’enfonça dans l’ombre, le pas rapide mais prudent.
À mesure qu’il avançait, des grincements de pierres résonnaient, et il aurait juré que la carte changeait sous ses yeux, tel un écran de GPS. Y avait des bruits dans le noir – des pas lourds, des glissements, des choses qui se tapissaient hors de sa vue. Il sentait leurs regards sur lui, leur souffle dans le vent. Si jamais il se perdait…

Après des heures, le chemin se sépara en deux. La carte disait de prendre celui de droite, mais une force le tirait vers celui de gauche, un appel qui lui nouait l’ventre. Y avait quelque chose là-dedans, quelque chose de grand et de puissant, quelque chose de vivant. Ça l’appelait sans mots, comme un souvenir qu’il avait jamais vécu. L’air était plus chaud par là aussi, doux comme une promesse. Il fit un pas, le regard perdu dans le noir.
" Trouve-moi !", tonna la voix, plus forte. Pierrick sursauta, revint à lui, et s’élança sur le chemin indiqué par la carte, oubliant l’appel qui l’avait presque happé.

Le temps se perdit. Des jours, peut-être. Il tourna un coin, et le couloir s’ouvrit sur une lumière argentée, aveuglante. Il avait atteint le centre du labyrinthe.
Il tomba à genoux dans l’herbe sèche, essuyant la sueur de ses yeux. Devant lui, une plateforme de pierre, et juché dessus, un grand miroir encadré d’argent, brillant comme un lac sous la lune.
" Trouve-moi !", tonna de nouveau la voix, si fort que ça le fit trembler. Et là, il la reconnut. C’était sa propre voix.

Pierrick se rapprocha, monta sur la plateforme, et regarda dans le miroir. Mais ce qu’il vit le fit reculer. C'était pas son reflet. C'était le vieillard de l'ascensceur, le regard dur, qui le fixait depuis l’autre côté.

" Salut, p’tit. Tu m’as retrouvé", dit le vieux avec la voix de Pierrick, un sourire cruel aux lèvres.
- Quoi… Comment ?" bégaya Pierrick, le cœur gelé.

Un froid mordant lui enserra le poitrail. Il porta une main à sa poitrine, trébucha, et regarda ses mains. Sa peau se ratatinait, se vidait de sa couleur, ses doigts se tordaient comme des pieds de vigne. Pendant ce temps, dans le miroir, le vieux rajeunissait, ses cheveux blanchis devenaient bruns, sa peau se lissait.

" À l’aide… " croassa Pierrick, levant des yeux suppliants.
Mais le vieux n'était plus vieux. C’était lui, Pierrick, rajeuni, portant son visage. " Désolé, p’tit", dit le reflet avec sa propre voix. " Fallait qu’tu cherches par toi-même. T'aurais dû prendre l’chemin qu’t’as pas pris, hein ? Tu comprends, vieux corniaud ?"

Une force irrésistible attira Pierrick vers le miroir. Il hurla, griffa le cadre d'argent, mais ses jambes s’enfoncèrent dans le verre comme dans de l’eau noire. Il se débattit, ses ongles s'arrachant, laissant des traînées de sang. Jusqu’à ce que sa tête disparaisse complètement dans le miroir, une main frêle tendue en vain.
Le silence retomba. L’homme au visage de Pierrick sortit du miroir, ramassa la carte avec un sourire, et s’éloigna en sifflotant dans le noir.

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12 mars 2025

1026. Pas le moment de fermer nos gueules !

 

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PAS LE MOMENT DE FERMER NOS GUEULES !
POURQUOI CHAQUE MOT COMPTE DANS UN MONDE D'ÉLITES GLOBALISTES PINOCCHIESQUES

Dans deux de mes derniers posts - 1022 et 1025 pour ceux qui ont pas traîné dans le coin ces derniers temps – on a, avec une perspicacité digne des oracles de Delphes, établi que le totalitarisme n’est pas l’œuvre d’une conspiration ourdie par quelque coterie ténébreuse tapie dans l’ombre. Non, amigos, c’est un déluge de démence collective, une machinerie sublime qui ronronne grâce à l’obéissance béate des foules, bien plus qu’aux caprices fantasques de despotes solitaires.

Au cœur de cette cacophonie mondiale trône un paradigme si profondément encrusté dans nos esprits obtus qu'on ose à peine le défier : la pensée mécaniste, ce joyau de la connerie humaine ! Une vision mirobolante qui réduit la société à un vulgaire tableur d’entrées et de sorties, les âmes à de misérables rouages programmés, et la gouvernance à une banale gestion de troupeau. C’est là le spectre exquis de la machine totalitaire, l’axiome fondamental qui permet à cette hystérie de masse de germer comme une mauvaise herbe autour de la fosse commune du plus négligé des cimetières.

Mais, ô courageux esprits, que se passe-t-il si on ose creuser plus loin ? Si, au lieu de se contenter de tailler les branches périphériques de ce tas de ronces, on arrosait ses racines à l'acide ? Voici notre noble quête : plonger dans les entrailles fétides de cette bête immonde, dépecer cet état d’esprit mécaniste et conjecturer s’il existe une échappatoire qui ne nous ramène pas, tels des Sisyphes pathétiques, au sempiternel cycle de servitude et d’effondrement.

Pouvons-nous réellement tirer parti du chaos qu'on a si savamment disséqué la semaine passée, ou ne sommes-nous que des philosophes de salon, caressant nos barbes imaginaires dans une orgie d’autosatisfaction ? Notre petite escapade dans ce bourbier intellectuel a révélé une vérité éclatante : rejeter la faute sur une vaste cabale et pourchasser une « élite diabolique » armés de fourches rouillées relève d'une pure folie.

Le totalitarisme, amigos, n’est pas un tyran à moustache se tortillant les bacchantes avec un rictus maléfique ; c’est un tsunami de folie grégaire, et les soi-disant « dirigeants » ne sont que l’écume futile et putride flottant à sa crête. Tranchez la tête de cette hydre, et un autre crétin surgit, même mascarade, nouvelle trogne.
« En somme, le potentat totalitaire n’est ni plus ni moins qu’un vulgaire gratte-papier au service des hordes qu’il prétend dominer ; pas un individu assoiffé de pouvoir imposant son arbitraire tyrannique à des sujets tremblants. Simple rouage bureaucratique, il est interchangeable à loisir, aussi dépendant de la plèbe qu’il incarne que celle-ci l’est de lui. ».  Hannah Arendt, dans une rare éclaircie de bon sens.

Les autocrates d’aujourd’hui ? Des pions, pas des monarques : remplacez-les, et la mécanique infernale poursuit son ballet grinçant.
La violence, dira-t-on, a son charme brut - et certes, elle triomphe quand une cavalerie providentielle, tels les ruskoffs et les anglo-américains pulvérisant la bête nazie, déboule de l’extérieur pour fracasser le système. Mais de l’intérieur ? Un pétard mouillé prêt à vous exploser à la gueule. Frappez la bête, et la populace se contentera pas de grogner ; elle hurlera, saisissant votre audace comme prétexte pour vomir sa bile sur quiconque refuse de brailler les louanges de la « Nouvelle Harmonie ».

Arendt, dans sa grande sagesse, a entrevu l’antidote : la résistance non violente, ce baume subtil qui freine les ardeurs totalitaires. Elle cite en fanfare le Danemark, ce peuple obstiné qui, face aux sbires d’Hitler, leur a poliment signifié d’aller se faire foutre - gouvernement et gueux unis dans un mépris superbe - et, ô miracle, ça a marché. Mais Arendt, paresseuse, ne s’embarrasse pas de spéculations psychologiques ; elle se contente de feuilleter les grimoires historiques avec un haussement d’épaules. Par chance, la rédaction de ce blog dispose d’un arsenal mental plus affûté pour disséquer ce mystère et ciseler cette « résistance non violente » en une arme précise, loin des vapeurs nébuleuses.
Les masses et leurs marionnettes couronnées sont engluées dans la même toile idéologique - hypnose pour le troupeau, autoflagellation pour les chefs. Ils dansent tous au son d’un bourdonnement soporifique, un chant de sirène craché par la propagande et les ménestrels des médias.

La formation de masse ? Une transe collective, une cohorte oscillant au rythme des coups de gueule du guide suprême. Mais tous ne succombent pas à l’enchantement. Quand la foule s’embrase, trois castes émergent : 30 % de fanatiques béats, 40 à 60 % de tièdes trop poltrons pour défier le courant, et 10 à 30 % de réfractaires lucides prêts à périr plutôt que d’applaudir ce carnaval grotesque. Ce dernier clan, amigos, c’est notre sésame.

Première mission : ils doivent clamer leur vérité, haut et fort, sans s’encombrer de fariboles sur des satanistes ou des reptiles - ces foutaises ridicules qui prêtent à rire. Il s’agit de trancher net le ronron hypnotique avant qu’il n’engloutisse tout. La méthode varie : au commencement, une brise de liberté souffle encore ; plus tard, quand le joug s’alourdit, ce ne sont plus que murmures étouffés dans les ténèbres - mais toujours une brèche subsiste.
Cette voix dissidente n’est pas un vain bruit ; c’est une planche de salut. Elle ne tirera pas les 30 % de fanatiques de leur léthargie, mais elle apaise la fièvre, empêchant la meute de sombrer dans sa démence absolue. Même les « guides » sursautent à son écho. Le secret ? Une constance froide, respectueuse mais inflexible, sans prêchi-prêcha ni coups de griffes.
Oh, ça irritera les endormis, bien sûr - les ensorcelés détestent qu’on trouble leur rêve humide. Mais voici une vérité qui démange : ils en ont besoin. Museler les dissidents, et le système se dévore lui-même, cannibale insatiable. Croire que le silence protège ? Pure illusion : dedans ou dehors, la bête s’en tape comme de vos derniers calbutes. Parler n’est pas qu’un défi ; c’est une grâce, un rempart contre l’effondrement de cette pyramide branlante.

Faisons tourner les rouages : cette hypothèse tient-elle la route, ou pontifions-nous dans le néant ? La voix rebelle n’est pas qu’un aiguillon pour les 30 % d’illuminés ; c’est une ancre pour cette masse molle des 40 à 60 %, ces suiveurs timorés qui ne bavent pas d’extase mais trottinent docilement, trop trouillards pour faire des vagues.
Ces âmes sont pas des automates : un argument bien asséné peut encore les secouer. La tâche est limpide : démolir la fable totalitaire avec une raison tranchante, lacérant la propagande et ses chiffres enivrants comme un scalpel dans une tranche de lard. Rien de sorcier : le jargon du régime est si grotesque qu’il supplie d’être éventré. Le hic ? La ténacité : marteler sans relâche chaque fissure, dévoiler chaques ficelles minables qui tiennent leurs mensonges debout. Mais - ô mise en garde majeure - ne gaspillez pas vos larmes sur une « normalité perdue ».

C’est ce cloaque puant qu'a enfanté ce chaos. Ressassez cette nostalgie, et les fanatiques s’accrocheront plus fort encore à leur évangile, serrant leur mythe comme un doudou. Soyez rusés, fédérez-vous, formez des clubs de discussion, spécialisez-vous, décortiquez autour d'une table. Il s’agit pas de briller en joute, mais de ravauder le tissu social que le totalitarisme déchiquette avec délectation.

Et puis, il y a nous, les 10 à 30 % d’"éveillés", punching-balls désignés, monstres « sous-humains » que la plèbe adore montrer du doigt. Taisez-vous, et vous leur offrez la victoire : le silence est un passeport pour l’oubli. Parler n’est pas qu’un défi ; c’est ce qui nous garde humains. Faites-le posément, avec sagesse, mais faites-le - car même sans écho, c’est un fil vers la raison. Dévoilez votre vérité, brute et nue, non pour convaincre, mais pour vous sauver.

Soljenitsyne a griffonné son âme dans les geôles huit ans durant et en est sorti plus grand ; le mutisme l’aurait broyé. L’acte même renverse la donne : l’absurde totalitaire devient votre forge, ciselant l’humain dans la folie. Chaque mot prononcé vous hisse tandis que le troupeau s’enlise.

La parole est le levier, tout repose là-dessus. Au début, y avait le Verbe. Livre, harangue filmée ou murmure autour d’un café ou d'un verre de gnole, chaque cri honnête ébranle la charpente pourrie du totalitarisme. Pas besoin d’un chœur immense ; les chiffres jouent pour nous. Les 30 % de zélotes ne dominent que par leur vacarme, et les 40 à 50 % de moutons suivent la clameur. Mais leur baratin est fragile : l’absurde est leur talon d'Achille et leur flanc ouvert.
Si les 10 à 20 % de réfractaires s’unissent – non en horde, prenez garde - et portent une voix cohérente, ils peuvent briser le charme ou du moins desserrer l’étau. La patience est une alliée : le totalitarisme est un serpent qui se bouffe la queue ; survivez assez, et il s’étranglera tout seul. Pas besoin d’assiéger la forteresse ; épuisez simplement la bête.

Envie d’un coup plus audacieux ? Détournez la peur. La formation de masse harponne l’angoisse diffuse sur un épouvantail. Désarçonnez-la en brandissant une terreur plus vive - le régime lui-même, squelette ricanant promettant gaz et cachots - ou, plus moderne, invoquez Cyberpunk. Couplez ça à un plan, et vous pourriez rerouter la panique, réveillant quelques dormeurs. Avec doigté, c’est un avertissement sage - l’histoire en déborde ; trop lourd, et vous singez les ruses abjectes de la foule, troquant un démon pour un autre. L’éthique compte, sauf à vouloir mimer ce que vous détestez. Le jeu est mental, c'est pas du pugilat : les mots sont votre lame, et plus ils tranchent, mieux c’est.

Voilà quelques miettes - des ruses pour esquiver l'uppercut psychique de la formation de masse. Des broutilles, certes, mais vous leurrez pas : ce sont des cataplasmes sur une plaie purulente. La vraie gangrène, ce magma de masses déchaînées et de totalitarisme pavoisant, c’est ce cauchemar mécaniste que nous chérissons sottement.
C’est l’huile dans les rouages, le démon dans la machine, et aucun verbiage malin ni défi muet n’en viendra à bout avec des palliatifs. Pour une refonte véritable, il faut incendier cette idéologie et valser sur ses cendres.