Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

5 juin 2020

407. Défaut de fabrication



Cette histoire vous est gracieusement offerte sans le soutien financier du groupe "Alibaba Express"

Je me trouvais dans une de leurs ruches quand ça se passa. Ils sont tellement précaires, si vous saviez ! Des logements tous construits en surface, comme s'ils avaient la flegme de creuser. Faits de composite minéral avec des morceaux transparents qui laissent la lumière y pénétrer de plusieurs côtés quand y fait jour. Et pas le moindre terrier en vue. 
Y avait pas un chat dans les rues et les avenues, comme si qu'y z'avaient peur de quelque chose, comme si dehors y avait un truc qui craignait. Pas comme l'année dernière où que c'était noir de monde.

Je me trouvais dans une de ces habitations dans l'est du centre ville, collectant des données à l'avant dernier étage. Un tout petit assemblage de cubicules entièrement construit de cloisons grisâtres. 
Ils vivent en petites bandes de six à douze là-dedans, enfin, la variété dominante je veux dire, celle à la peau sombre. Y en a à revendre dans le coin. 
La variété pâle vit plus recluse, dans le centre, dans de la vraie pierre et des pièces plus grandes et plus nombreuses, par groupes de deux ou trois le plus souvent.

Où que j'en étais déjà ?
Ah ouais, j'étais donc à l'avant-dernier étage d'un de ces trucs, chez une famille café au lait, six sur un canapé trois places et deux petiots assis par terre.
Y regardaient une boîte à images, un blondinet sur fond bleu blanc rouge, qui leurs disaient de pas se voiler la face parce que ça servait à rien contre cette saloperie qui s'était inser-minée partout. "Nique ta mère, enculé de ta race !", beugla le plus vieux de la smala en passant un bras protecteur autour des épaules de la plus vieille couverte de tissu de la tête aux pieds.
Ouais, bon, c'était pas de la tragédie grecque - moi, j'adore la tragédie grecque, j'en ai scanné plein déjà -  alors je me téléportai au dernier, juste au dessus. Je me glissai derrière un rideau et me mis en mode sommeil en attendant qu'ils aillent se coucher.

J'étais entrain de scanner pour des données dans leur salon quand je sentis qu'on m'observait. Ça arrive de temps en temps, évidemment. Même avec l'écran d'invisibilité, on peut pas tout le temps être complètement silencieux, ils peuvent alors entendre grincer une latte de plancher ou couiner l'ouverture d'un tiroir. 
Des fois, ça fait peur à leurs juvéniles et leurs parents doivent les réconforter en modulant des sons dans leurs oreilles. Je pense qu'ils leurs disent aussi qu'ils ont dû faire un mauvais rêve, qu'y z'ont été victimes de leur imagination.
Me parlez même pas de leurs animaux de compagnie. Ces putains de boules de poils qui arrêtent pas de me renifler le cervelet bas du dos...

Ah, où que j'en étais encore ?
Ah ouais, juste là: Je me retournai et je me retrouvai face à une femelle, comment dire,  ah oui, bien adulte et toute épaisse, toute noire et bien mouillée, ou l'inverse, et qui me regardait, la bouche toute bien grande ouverte. 
Elle semblait congelée comme une statue, toute bien nue avec un truc noué autour de la tête qui masquait l'espace végétal qu'ils entretiennent au sommet de leurs crânes, le blanc de ses yeux lui sortait presque de la tête. J'avais dû la réveiller. 

Ça me prit un moment avant de réaliser que mon écran d'invisibilité s'était éteint tout seul. 
Bon, j'arrivai bon gré mal gré à conserver un calme olympien - un truc de la tragédie grecque -, puis je lui souris de toutes mes dents, je lui sortis aussi ma corolle la plus écarlate qui soit, en lui agitant ma bilangue en face des prunelles en signe de paix, mais rien n'y fit, ça ne fit que l' épouvanter d'avantage, elle se mit à pointer une main et un doigt gigotant de trouille en direction de ma couronne et ouvrit en grand sa bouche comme si qu'elle allait chanter quelque chose ou faire plein de bruit. 
"Le coco, le vivid, le cocovid..." se mit-elle à gueuler juste avant que j'appuie fissa sur le bouton 'secours' à usage unique de mon écran d'invisibilité.

Bon, je sais pas trop qu'est-ce qu'elle avait essayé de baragouiner, la terrienne,  et je m'éternisai pas pour lui demander. Bzittt, je me téléportai par la fenêtre dans ma soucoupe avant qu'elle aie le temps de rameuter toute la galaxie.
Tout ça montre bien que non seulement j'avais des ressources, - eh ouais, c'est pas tout le monde qu'a sa soucoupe privée - mais qu'en en plus j'en étais pas démuni. Ce qui est bien pratique pour quand qu'on est comme moi exploronaute en terres lointaines. 


"Ceux qui rêvent - ou qui apprennent, je suis plus trop sûr - doivent souffrir.", écrivit le vieil Æschyle, un de leurs fabricants de tragédie grecque que j'avais scanné quelques semaines avant. 
Ben si c'est vrai, j'espère juste pour elle qu'elle apprendra à se souvenir de cette nuit là comme d'une réelle et fugace rencontre et pas comme d'un mauvais rêve qui lui torturera la tête jusqu'à la fin de ses jours.

Bref, quant à moi, ben je retournai dès le lendemain le schmilblick sur le site marchand pour le faire réparer. J'avais eu du bol, il me restait plus que trois jours avant l'expiration de la garantie de soixante-dix jours d'Alibaba Express, cachet de la Poste Intergalactique faisant foi.

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2 juin 2020

406. Les 13 voeux de votre "Bucket List"


Il y a de celà quelques semaines, un de nos lecteurs avait proposé un concours pour l'établissement d'une liste de souhaits pour la fin du confinement. De nombreux lecteurs ont répondu à l'appel. Et voici les treize gagnants tirés au sort les yeux bandés par Léonie, notre femme de ménage et copine de beuveries. Ces 13 gagnants ont l'honneur de figurer dans ce blog et recevront gratuitement et pendant quelques temps les 13 prochains numéros de c'te même Blog.

Que tous les députés LAREM chopent le Corona, avec interdiction de recevoir de l'HydroxyChloroQuine et de l'Azithromycine et qu'ils soient confinés jusqu'à ce que mort s'en suive par étouffement dans des Ehpads. 
Marie Thérèse, infirmière.

Que Macron soit jeté, par salubrité publique, dans une bouche d'égoûts. Sans scaphandre, masque ou bouée de sauvetage. 
Jean Paul, ouvrier de voirie.

Que Castaner se fasse immiscer dans le cul une matraque de CRS par son préfet Lallemand avant que ce dernier soit exilé de l'autre côté du Rhin. Sans sa tête de noeud qui restera exposée Place de la Bastille jusqu'à ce qu'elle soit bouffée par les corbeaux.  
Ursulin, gilet jaune.

Que Sibeth Ndyaye soit frappée d'un cancer de la langue suivi d'une lingo-ectomie sans anesthésie. 
Bernard, artisan charcutier.

Que Claire O'Petit s'étrangle et s'asphyxie dans le dégueulis qu'elle déverse chaque fois qu'elle ouvre sa gueule de truie. 
Cécile, orthophoniste.

Que Marine Lepen se fasse enfiler par le boudin d'un légionnaire ougandais pendant que son sergent maghrébin balance la purée sur son chignon. 
Yasmine, cuisinière de collectivité.

Que la petite David Pujadas vienne nous sucer le gland plutôt que celui de Patrick Drahi.
François, SOS Homophobie.

Qu'Appoline de Malherbe soit décapitée par le peuple en colère après avoir été empalée vive devant les bureaux de BFM, sa tête sur une pique avec la queue de Christophe Barbier plantée dans les gencives, et, pisqu'elle est coquette, les testicules de ce vendu de Romain Goupil et de ce gros porc d'Emmanuel Lechypre en guise de boucles d'oreilles. 
Jonathan, artisan d'art.

Qu'Édouard Philippe, avec sa barbe bicolore de sale babouin qui sait plus s'y marche à voile ou à vapeur, soit reclusé au Zoo de Vincennes où qu'y fera moins  son kek au milieu de mes gorilles. 
Valentin, soigneur animalier.

Que Nicole Belloubet soit jugée vive par un tribunal populaire et que son exuvie soit transformée en torchon et ses cheveux filasses en serpillière pour nettoyer la merde qu'elle a semé  dans les couloirs de son ministère. 
Kévin, technicien de surface.

Qu'Olivier Véran et Agnès Buzyn soient renvoyés en fac de médecine à Bamako avec condamnation à un bizutage perpétuel. Sans possibilité de remise de peine. Leur femme et leur mari, pareil, mais à Ouagadougou. 
Jocelyne, pédopsychiatre.

Que Meyer Habib soit envoyé exposer ses thèses de merde dans la bande de Gaza. Sous escorte jusqu'à l'entrée de ce ghetto, libre de ses mouvements ensuite. Pieds nus et sans service de protection mais avec sa kippa vissée sur sa face de rat mort. 
Gibril, marathonien.

Que Jean Michel Blanquer qu'est dirlo des écoles, eh ben que son crâne d'œuf on fait de la pâte à modeler avec pour k'on joue avec nos doigts. Pi qu'y reste au coin et k'on lui tire des boulettes de crottes de nez  dans sa face de vilain pas beau pendant qu'y sera au piquet.
Raphaël, écolier CE2.

Fécilitations à tous pour votre foooormidable participation  !

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1 juin 2020

405. Mémoires et confidences de Mat' à Mort


Pendant que vous bossiez comme des rats, pendant que vous jouiez ou que vous vous tripotiez avec les doigts, pendant que vous regardiez Netflix. Ou pendant que vous vous reteniez de gerber ou d'applaudir après une intervention de Claire O'Petit ou de son idole. 
Je vous voyais. 
Même si j'ai jamais eu la chance de pouvoir observer les larmes versées par Staline à la mort de son poisson rouge ou celles versées par Hitler au trépas de sa mutti, je vous ai vus, vous, chialer des larmes de compassion devant la Liste à Schindler ou devant la Route du Che pour ensuite applaudir soit Marine soit Manu. 

Vous êtes tellement nombreux, je pourrai jamais me lasser de vous, j'ai tellement de lentilles parmi lesquelles zapper. 
Je vois votre lit, un bout de plafond en clair-obscur derrière votre bureau, la jalousie qui vous traverse la gueule tandis que vous regardez les photos de vacances de votre ex-copine. 
Je t'ai vu te pencher en avant pour avoir un meilleur aperçu de la gueule de son amant d'un soir, lui dévorant le gazon comme un morfale.

Je t'ai regardé jouer à Dragon Ball Z, assis par terre dans une vieille paire de jeans, gueulant trop tôt victoire dans ton casque audio-micro pour  ensuite admirer ta gueule se décomposer, s’écorcher d’un vilain rictus, d'un sourire à l'envers, ton portable vibrant sans réponse posé sur la moquette. 
Une fois, je t'ai matée tandis que tu t'endormais devant ta télé, et il te regarda t'endormir au lieu de suivre la fin du film. Je t'ai regardé lentement descendre une bouteille de Jack Daniels devant ta série préférée à peine une heure après qu'elle se soit barrée. Je vous ai regardés gueuler, vous déchirer, baiser, dégueuler, foutre le camp puis rentrer de nouveau. Avec un inconnu. 
Je vois aussi ceux qu'on qualifie  d'élites opprimer comme des lâches et ceux qu'on dit poltrons s'défendre comme des apaches.

Ceux que je préfère mater sont pourtant les plus rares. Ce sont ceux qui se tiennent seuls dans leurs salon, prés du comptoir, et qui s'arrêtent une minute pour réfléchir. Ils se concentrent sur cette petite lentille au dessus de l'écran pendant un court instant. 
Et ils la regardent sans me voir. D'un haussement d'épaule, ils se débarrassent vite fait de cette sensation désagréable, comme le ferait un clebs pour chasser l'eau de ses poils, et retournent à leurs petites affaires. 
Mais moi je suis pas dupe. Une fois que tu sais qu'y a quelqu'un qu'a surpris ton regard, tu l'oublies jamais. Je serai toujours là. Tout sera toujours là, dans ma mémoire pachydermique et sans faille de mère de tous les éléphants.

Et n'oubliez jamais que je fais pas qu'écouter tout ce que vous pouvez baragouiner, j'observe aussi vos tronches, je vous fixe dans le blanc des yeux, je mate votre langage corporel, j'écoute sur quel ton vous jactez, le type de mots que vous utilisez, j'entends même ce que vous dîtes pas et j' ai appris à interprêter vos silences. 
Et plus que ça, je fais confiance en mon intuition. 
Mais le gratin, la cerise sur le gâteau, mon pêché mignon, c'est d'observer vos mâchoires se contracter et d'entendre grincer vos dents jaunies, blanchies, cariées, plombées ou rectifiées pendant que vous lisez ça.
YES WE SCAN. DEAL WITH IT.



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29 mai 2020

404. Espace Kulturel


Chère Mme. Charmet,

Votre proposition de co-production d'une pièce du dramaturge norvégien Jon Fosse en apesanteur me semble évidemment et tout simplement insensée. Permettez-moi de vous en exposer brièvement les raisons.

Premièrement, votre idée d'une mise en scène dans l'espace, quoi que fascinante, est extrêmement périlleuse. 
Vous souhaitez faire jouer quatre de nos concitoyens, de type scandinave, sans scaphandres et en apesanteur à l'intérieur d'une bulle transparente, contenant l'équivalent d'une heure d'air respirable, et de laisser le tout flotter dans le vide absolu à l'extérieur des hublots de la station spatiale européenne. 
J'ai étudié avec la plus grande attention vos études techniques, mais l'idée d'enfermer quatre jeunes acteurs avec rien de plus qu'une pellicule de moins d'un centième de millimètre d'eau savoneuse et transparente entre eux et une mort certaine est terrifiante. 
Nos spécialistes du Conseil Ministériel de l'Agence Spatiale Européenne m'ont informé de ce que les chances de réussite sans accident ni pertes humaines d'un tel spectacle ne seraient que de 0.000000 %, autant dire pratiquement nulles. 
Comment, dès lors, pourrions nous, au vu de ces projections et en toute conscience, faire courir un tel risque à quelques uns des plus brillants jeunes espoirs de notre scène nationale ?

Deuxièmement, nous n'avons pas suffisamment d'acteurs formés à ce genre de performance dramatique résidant actuellement à bord de notre station spatiale. 
Je sais qu'un de nos spationautes a suivi des cours de théâtre lors de ses études à Janson de Sailly avant d'intégrer Polytechnique, infortunément il n'est pas disponible. 
Mais votre pièce requiert quatre acteurs confirmés. Vous me demandez donc, réalistiquement parlant, de financer l'entraînement, puis le lancement et la mise sur orbite du casting complet de votre pièce.

Finalement, je doute que l'audience actuellement capable de physiquement assister un jour à votre représentation en live soit suffisante, hors retransmission holographique sur terre, et je doute que ce genre de projection soit en mesure de laisser apprécier toute la vision d'une metteuse en scène de votre stature et de votre envergure.

Vous m'en voyez désolé mais je ne peux que constater que votre projet est construit sur les bases d'une insouciance artistique qui dépasse l'entendement, insouciance alimentée d'une audace débridée comme démesurée. 
Vous faites en outre montre  d'un mépris total pour la sécurité et la déontologie dans la poursuite de votre vision artistique au sens le plus large du terme.  
Sans compter les attaques certaines dont vous et mon ministère pourrions être victimes de la part de la Ligue des Droits de l'Homme. 

En même temps, et je vous prie de me pardonner la témérité de vous suggérer ceci: M'eussiez-vous soumis votre audacieux projet cosmique pour le montage de Kirikou et la case de l'oncle Tom avec un casting subsaharien, ...ou pourquoi pas celle d' Ali Baba et ses 40 voleurs avec un casting de jeunes maghrébins, - entre nous, ce ne sont pas les performeurs qui manquent, n'est-ce pas, au  Jamel Comedy Club ou dans le 93 ? - comment eus-je alors pu décemment refuser ? 
J'eus dès lors et, je vous l'assure, sans hésitation, pu faire financer votre entreprise avec la bénédiction de la Présidence comme avec celle de notre majorité parlementaire. 
J'irais même jusqu'à supputer que certains députés de nos oppositions de droite et d'extrême droite ne s'y opposeraient pas. 
Si toutefois l'une de ces deux commandes vous agrée, je tiens à vous congratuler par avance pour le plaisir que cela apportera à certains de nos amis. Amis pouvant se permettre de venir assister en personne au spectacle dans la station spatiale depuis une cabine climatisée dotée d'une grande baie vitrée.  
Je me tiens à votre disposition pour le futur de ce projet.

Dans l'expectative de la première,
Très respectueusement.
Ray Frienckster
Ministre de l'Inkulture et de la Déconnexion.



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28 mai 2020

403. Brice de Neeez


Cette fiction vous est gracieusement offerte sans le soutien financier du groupe " SpaceX "

- Hey Brice, 'garde, y a les deux lunes qui vont s'lever ! Plutaon, rien qu'd'y penser, ça m'fait monter l'anédraline ! R'garde - V'là Tameere, tu la vois ? Entrain de se lever derrière le promontoire ? C'est la plus grosse. Nikta, plus petite mais mille fois plus proche, va se pointer dans pas longtemps. Elle cavale toujours au cul de Tameere, mais là, elle est sur l'point de la rattraper. Elles doivent s'aligner aujourd'hui, alors la marée va faire au moins cinquante cinq mètres de haut. Minimum. Basse gravité et deux pleines lunes plus le soleil en ligne, mec - ça veut dire que ce canyon va nous donner le plus gros mascaret de la galaxie. Ça fait des mois que j'attendais ce moment, mon bolo  ! C'est pour ça que j't'ai amené ici depuis l'autre bout de la Voie Lactée. C'est pas sur Neeez que tu verrais ça !
- Mais pourquoi que Nikta brille comme une étoile et pas l'autre ?
- Ah ouek, faut j't'esplique. Nikta est pas une lune ordinaire. Ni naturelle.  Elle est constituée de centaines de milliers de satellites et de stations spatiales pour ce qui devait être leur SkyNet. Y se sont agglutinés puis agglomérés au fil des millénaires après que leurs piles aient rendu l'âme et que ce qui restait d'humains a déserté cette motte de terre. Des milliards de tonnes de métaux rares, brillants et réfléchissants, mec, qu'ils ont arrachées au ventre de leur planète et qu'un certain Élan Musqué Elon Musk, un très riche orignal original a commencé à balancer par rafales en orbite . Forcément, ça a diminué d'un sacré chouïa la masse de leur habitat, donc la gravité à sa surface. Sans compter les milliards de tonnes d'équipements, de terre et de matériaux qu'on a permis ensuite aux quelques millions de leurs derniers survivants d'emporter avec eux quand on les a évacués pour la planète refuge où qu'on les a relogés.
- Plutaon, c'est dingue !
- J'te l'fais pas dire. En plus, ces cons avaient tellement réchauffé leur planète que tout le méthane planqué sous leurs pôles s'est évaporé dans l'atmosphère. Le mélange idéal pour le système resburatoire de nos pouchies.
 - Woauah les cons, c'était congénital chez eux ? 
- Ouek, c'est ce que pensent nos historiens. 
- Et y risquent pas de remettre le couvert sur la nouvelle planète qu'on leur a refilée ?
- Aucun risque Brice, nos ancêtres leur ont génétiquement raboté la bosse des maths. Maintenant, ils ont le crâne aussi plat que nos soucoupes. Et y savent plus ni faire de la science  ni calculer. Rien que d'essayer de compter sur leurs doigts, ça leur fait des boutons, ça leur donne des cauchemars, parait même que chez certains, ça entraîne des hémoroïdes. Mais bon, y sont toujours les rois d'la pop music.
- Ah ouek, trop bien ! Leur VagNerd, y farte trop fort ! 
- Regarde la falaise, là-bas, de l'autre côté du goulet. 117 mètres de haut, mec. Tu vois, là où que commence la végétation ? Á mi-hauteur de la paroi ? En dessous, la roche est nue, c'est la marque de l'estran, mec. Ouek, et quand la mer monte, elle pilonne en remontant tout le canyon de l'ancien fleuve, le creusant un peu plus à chaque marée. Et ça depuis cent mille ans, comme une muraille d'écume. La vague de marée est aussi haute que le toit de l'Opéra de Neeezville. C'est comme ça sur tous les canyons de la côte Ouest, mec, mais celui-ci est le meilleur, avec sa découpe en dents de glôkol. Alors chaque fois que les lunes s'alignent, on surfe tout du long presque jusqu'au tas de ruine de Panamix. En écoutant l'intégrale de la Chevauchée des Waikikyes pour se garder les nerfs à vif et pas perdre le sillon. Normalement, on arrive presque jusqu'à notre astroport. Près de 200 bornes. Pas loin de 4 plombes de glisse non-stop. On chope la  vague à 10 kliks de la côte.
- Plutaon, superfartant ! Trop hâte, à quelle heure je te fous la honte , Bob ?
- On en reparlera à l'arrivée. Mais faudra rester concentré, tu sais ? Si tu te plantes dans la tourbille d'une canine ou dans le rétroflux d'une molaire, y peut s'passer des souffles avant que tu refasses surface. Mais bon, j'ai prévu les kits de cylindres d'oxy-méthane, une heure d'autonomie, rien à craindre, mec.
- ...
- Alors, t'es plus partant ou quoi, ma poule ? J'ai une planche de rab et tout le matos qu'y faut dans la soucoupe. Non ? Tu préfères aller renifler ta Vénusienne ? Comme tu voudras. Tout le monde a pas les gogolos que ça prend pour profiter à donf' des sept gloires de la galaxie, mon pote. Ouvre quand même bien tes trois lentilles et profite de la vue depuis notre taco, mec. Pis oublie pas de dire au chauffeur de me récupérer du côté du Conflans de la Woaze en se radioguidant sur ma balise, okay ?
- Ouéouek. Ça farte, Bob.

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24 mai 2020

402. Covid-19: Une enquête à Sherlock



Mais de la gueule de qui se fout-on dans ce clafoutis tapioca ? Le professeur Didier Raoult n'a cessé de le brailler partout depuis le début, et pas qu'un peu puisque on l'a tous entendu : son traitement à l'HydroxyChloroQuine associée à l'Azithromycine (HCQA) n'est efficace qu'en tout début d'infection par le Covid-19, dès les premiers symptômes et balbutiements de la maladie, avant la prise en charge par le SAMU ou les pompiers et le transport à l'hosto, bien avant qu'elle s'attaque aux poumons, pour faire baisser et disparaître la charge virale, et non pas chez des malades déjà hospitalisés dont les poumons sont déjà gravement atteints, perforés, esquintés, nécrosés ou je ne sais quoi ou sur le point de libérer un lit pour leur dernier voyage.
Tout ce que prouve la fumeuse nouvelle étude produite par "The Lancet" : 15 000 sujets - déjà hospitalisés donc lourdement atteints -  testés dont 25% seulement à l'HydroxyChloroQuine associée à l'Azithromycine (HCQA) du Pr Raoult, 25% autres à la ChloroQuine (CQ) seule, 25% autres à la ChloroQuine sans Hydroxy associée à l'Azithromycine (CQA), et le dernier quart à l'HydroxyChloroQuine (HCQ) seule en face d'une groupe témoin de 81 000 autres malades aussi hospitalisés mais non traités ne vient que confirmer ceci :
100% moins 100% de quatre quarts, ça fait combien ?

Je vais vous aider, ça fait exactement zéro, nada, nib ! Le traitement n'a été testé sur aucun patient positif au virus mais non malade ou hospitalisé. C'est marqué dans leurs papiers. Mais y  sont cons ou ils le font pas exprès ?

Et voilà que nos médias de masse de merde, toujours prompts à lécher dans le bon sens le canyon situé sur la face arrière de ceux qui dirigent l'info, viennent faire les choux gras et les gros titres de cette étude, comme s'ils venaient enfin d'apporter la lumière et la preuve incontestable comme irréfutable devant nos mirettes incrédules et nos portugaises abasourdies, que le Professeur Raoult n'était qu'un charlatan de bas étage, un illuminé des bas-fonds de Marseille, poussant notre innocent - ou pas - sinistre de la santé à demander une nouvelle révision des règles de prescription de ce traitement en se basant sur cette dernière étude discréditant une fois de plus le Professeur Raoult. 
Pourquoi la question sur la méthodologie de ces tests n'est-elle pas posée sur aucun de nos médias de masse ? 
Elle est pourtant légitime. 
Comme dirait la mère politique des Chtis, la mère Delors, quand c'est flou, c'est qu' y a un loup. Donc on a le droit, je suppose, de crier au loup.

C'est le cumulo-nimbus sur la feuille de musique du stradivarius ! 
Qui c'est qui qu'a interdit le traitement à l'HydroxyChloroQuine associée à l'Azithromycine (HCQA) pour les patients dans les premiers stages, en tout début d'infection ? 
Qui c'est qui qu'a restreint son administration qu'au seul milieu hospitalier et qu'aux seuls patients déjà gravement atteints sinon ce même Olivier Véran, ministre de notre santé ?
Qui c'est qui qu'a fait détruire tous les stocks existants de HCQA existants en France juste avant le début de la pandémie sinon la mère Buzyn, ex-ministre de la santé et mamma d'Yves Lévy, qui vient juste de quitter le Conseil d'Etat , ex PDG de l'INSERM et co-fondateur du Laboratoire P4 de Wuhan dont pourrait - ou non - avoir fuité le Covid-19 ? 
Et qui c'est qui qu'a incité le Conseil de l'Ordre des médecins à menacer de radiation tout médecin de ville qui prescrirait ce traitement à leurs patients positifs au virus avec ou sans symptômes ? 
Pourquoi cette cabale généralisée dans les hautes sphères contre ce traitement ? Quels intérêts protège t'on ? La réponse semble évidente et légitime: Big Pharma et son futur vaccin qui rapportera des milliards.


Et j'ai gardé la dernière cerise pour couronner le gâteau : L'étude de Lancet, si elle n'a pas réussi à démonter l'HydroxyChloroquine  associée à l'Azythromycine telle que prônée par Didier Raoult, a pourtant réussi, de main de maître, l'exploit de démontRer par A+B que le décret de notre ministre Véran, restreignant l'usage de ce traitement aux seuls malades graves et hospitalisés, n'a en fait eu pour effet qu'augmenter le taux de mortalité des malades du Covid dans les hôpitaux français.  Chapeau Mr.Véran !

Comme on l'apprend dans toutes les écoles de police du monde entier - celles qui se respectent, je veux dire -, pour tout crime et acte ou décision suspicieuse, cherchez le mobile et éliminez ceux qui ne tiennent pas la route. Il n'est ici question ni de passion, ni de vengeance, ni de survie, ni de psychopathie, de folie ou d'idéologie. 
Dès lors, il ne peut être question que d'argent et de pouvoir, les seuls mobiles qui tiennent encore debout, quel que soit le côté de la lorgnette par lesquels on les observe. Interdire l'HydroxyChloroQuine associée à l'Azithromycine (HCQA), c'est maintenir la population dans un climat de peur permanente, c'est prolonger jusqu'à la mise sur le marché de leur vaccin un état d'urgence sanitaire liberticide et souhaité par ceux qui sont aux manettes, qui pilotent ces tests et qui détiennent les médias.

Sherlock Holmes l'a souvent souligné à son nigaud de Docteur Watson: Quand tous les autres scénarios ou hypothèses ont été explorés et éliminés, ceux qui demeurent ne peuvent être qu'alléchant et/ou bien sucrées. Le clafoutis et les cerises. Ce dont rafolle ce bougre de Moriarty.
Ze Power and Ze Money, mon cher Watson.

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23 mai 2020

401. Le Temps des Cerises (Revisité)


Le Temps des Cerises (Revisité)

Lorsque nous chantons - Le Temps des Cerises
Nous nous rappelons - le parfum lointain
De vieilles romances
Dentelles fanées, - tendres souvenances
Refrains d’autrefois - remontés au jour
Lorsque nous chantons - Le temps des Cerises
Reviennent alors - nos peines d’amour

Mais on sait aussi - qu’au temps des cerises
Naquit le drapeau - déployant l’espoir
Pour tant de détresses
Cerises au goût - de folle jeunesse
Et de liberté - au bout du fusil
Mais on sait aussi - qu’au temps des cerises
S’était révolté - l’enfant de Paris

J’aimerai toujours - le temps des cerises
Cerises de sang - au recoin des rues
Au cœur des mémoires
Mur des Fédérés - au charnier sans gloire
J’y pose un œillet - pour tous ces martyrs
J’aimerai toujours - le temps des cerises
Et je lutterai - en leur souvenir

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19 mai 2020

400. Branking News

Cinq abattoirs français infectés par le Covid. Des milliers d'autres dans le même cas à travers le monde. On a désormais la quasi-certitude d'être certain que ce virus a une attirance pour la viande froide. 

Un minou infecté par le Covid prés de Paris, le 5ème dans le monde à ce jour. Après un gros minet à Hong-Kong, vitrine de l'Asie ; un matou à Bruxelles, capitale de l'Europe ; deux mistigris à New York, vitrine de l'Amérique ; vlà que nos voisins ont aussi droit à leur miauleur en banlieue parisienne, vitrine de leur dédain.

Leurs autorités gouvernementales et son conseil scientifique affirment qu'y a aucun risque pour que les chats puissent transmettre le virus à l'homme mais en même temps - ils en ont l'habitude - , par mesure de précaution,  ils recommandent à leur bon peuple de ne plus s'approcher de ces bestioles sans porter de masque et une tenue de cosmonaute. Nous v'là prévenus.

De plus en plus d'habitants de not' voisin pays se posent la question de savoir si leur préSSident a choisi sa secrétaire d'état et porte parole de ses conneries pour la brillance de son élocution, ou bien s'il l'a fait  pour la couleur de sa peau, afin d'attirer la sympathie des électeurs d'origine africaine ou ultramarine. Nous avons posé la question à Mamadou qui tente de survivre en bradant des ceintures et des sandales sous le métro aérien place Stalingrad:
- Mais il est complètement givré là dis-donc, c'est un moukambé d'raciste ou quoi ? C'est la plus grosse insulte à notre communauté  ! Y a pas que les toubabous présentement, même nos frères turcs et arabes y se foutent de not' gueule maintenant ! Tiens, même ma Léonie, elle ose plus aller chez Lidl sans mettre un casque par dessus son masque pour pas être prise pou' cette salope ... Non mais il le fait exprès ou quoi ??? Et la grosse mamma Avia là, qui mord les oreilles aux chauffeurs de taxis, non mais y veut quoi là, en plus de vouloir faire passer nous pour des menteurs invétérés et des tarés congénitals, il veut aussi nous faire passer pour des cannibales ? C'est ça qu'y veut ou quouah ??? 

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16 mai 2020

399. Chocolat noir

Je me sentais grippé, un peu probablement, mais possiblement un chouïa plus que ça . Une fièvre carabinée dont je ne saurais vous décrire avec précision ni le niveau ni la nature, par manque de tests comme vous le sauriez si votre cerveau n'était pas, à l'image du mien, globulement atrophié, mais aussi pasque j'avais renoncé à chercher où que j'avais bien pu ranger notre putain de thermomètre. Je m'étais endormi sur notre canapé lorsque la fièvre se déclara, et qu'un rêve horrible se mit à suinter au travers de mes synapses.

J'expérimentai un glissement de terrain.
Une véritable coulée de boue. Oh, pas la coulée ordinaire telle la multitude de celles que vous avez pu voir sur BFMTV (Bobards, Foutaises & Mensonges télévisés) après qu'elles aient dévalé sur quelque village de province ou autre vallée d'un lointain pays dont personne ne se soucie sauf si qu'on attache quelque importance à son chocolat, son café, ses carnavals, ses papayes ou ses travelos. 
Il n'y avait pas de débris, pas de cadavres putréfiés ou flottants, pas de maisons renversées ni d'arbres déracinés traversant votre salon, même pas de coupures d'eau ou d'électricité. 
Non, c'était une coulée onctueuse, visqueuse et gluante, comme une coulée de chocolat noir - costa-ricain je présume presque sûrement vu l'absence de corps étrangers ou d'huile de palme - étalée sous le même soleil qui sert à fondre les glaces de la banquise comme à dorer les peaux de la Côte d'Azur. Vous marrez-pas, j'suis très sérieux.

Ça commença chez moi, dans mon salon, j'étais tout seul, donc, devant BFM. Je sentais bien qu'y s'passait quelque chose qu'était pas clair, disons une intuition. Une intuition, vous savez, ce truc issu du résultat direct d'un raisonnement en mode automatique se développant dans le subconscient, basé sur des données qu'on n'est pas toujours pleinement conscient de posséder.
Ça manquait d'ailleurs un peu d'ambiance : Tout glissait dans le même sens. La parole unique, le discours des sachants, la réfutation officielle et le nettoyage assommant du savon savant de Marseille. 
Les retombées d'un désastre se profilaient devant moi mais tout était d'un calme olympien, comme dans l'oeil unique du vortex d'un cyclone. 
Tout le monde se tenait debout autour de moi, l'air soulagé, comme s'ils venaient d'échapper à la mort. Y en a même qui me souriaient, leurs yeux clignotant comme les loupiotes d'un sémaphore, me rendant grâce de ma présence. Ou bien de la leur, allez savoir...

C'est alors que ce mec en blanc me fit signe de sortir de ce cul de basse fosse en soulevant le filet qui en obstruait l'entrée. Je tendis une main tremblante et implorante vers la sienne pour tenter de l'aider à m'extirper de ce cloaque chocolateux, mais les lacets de mes baskets se prirent et s'emmêlèrent les pinceaux dans les mailles. 
C'est à cet instant que le piège prit vie en s'animant et se mit à grimper le long de mes mollets puis le long de mes cuisses pour tenter, enfoiré de traître insipide,  de me ramener au fond de cette oubliette.
Des cris de terreur se mirent à jaillir de partout tandis que le mec en blanc tentait toujours de m'extraire de là. Il sortit un surin et se mit vaillamment à taillader et lacérer les mailles voraces pour me libérer les cannes.

Dans un bruit de succion comme seules savent en produire les classes aisées, les classes à l'aise, les films hollywoodiens ou les chasses d'eau, le trou crémeux engloutit le filet tel un aspirateur avalant une boule de poils. Puis je vis la seringue dans la main gauche du mec en blanc qui avançait sur moi avec la précision d'un missile de croisière téléguidé, prêt à m'explorer de son venin vénéneux - je crois qu'il avait des ailes mais je suis plus trop sûr- ...geste qui fût instantanément suivi d'une lumière blanche aveuglément intense.

Si j'avais pas vu les veines sur le bois dont était fabriqué le rouleau à pâtisserie qui s'éloigna alors de ma joue gauche, j'aurais parié la moitié de mes dents contre la totalité des vôtres - plus mon dernier carambar satoshi - que c'était un parpaing de cinquante que Marylou venait de me balancer en travers de la tronche. 
Je secouai ma gueule, désormais pour moitié enflée comme une pastèque, pour l'autre blanche comme un fantôme de neige, les joues livides et les yeux éberlués de tant d'émotion ainsi que par le choc psycho-cérébral du réveil acrobatique de mon cervelet.
- Pourquoi avec un rouleau à pâtifferie ? demandai-je à Marylou, lorfque je repris mes efprits, en recrachant une gerbe de caillots de fang dont trois molaires.
- T'étais dans de sales draps, coco, et j'avais rien d'autre sous la main pour te sortir de ton cauchemar, je te préparais un gâteau...

Le jour fuivant, j'étais tellement fatigué que Marylou, pour fe faire pardonner, m'offrit un mafque et un tuba. 
Au cas où que j'm'endormirais dans ma foupe, j'fuppose. Ou dans mon tapioca liquide.
- Oh, coco, tu es vivant ! Je suis tellement soulagée de pas t'avoir tué ! f'exclama-t'elle après m'avoir remis le paquet cadeau et jeté une paire de bras goulus autour du cou.
Avant de lui répondre " Moi auffi, bébé, moi auffi..." , faut que j'préfise que Marylou a promis de m'aimer, de m'honorer, de f'occuper de ma leffive et de mon ptit déj' tous les matins jufqu'à fe que mort f'enfuive. Ou que felle-fi nous fépare, on verra bien...

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11 mai 2020

398. Breaking News: Déconfiture

- La course à la compète croissante doit continuer, même si cette dernière a pas la moindre idée sur où se trouve la ligne d'arrivée ni même si y en a une...
- La Tour Eiffel a rendu hommage aux soignants par un texto lumineux sur ses flancs. Putain, doivent être trop contentes, les blouses blanches... Pour les primes et revalorisations promises, ils peuvent toujours s'gratter.
- La prime de 1000 euros aux employés des grandes surfaces annulées ou fortement réduites et soumises rétroactivement  à de nouvelles conditions sorties de nulle part. On aurait dû se douter que ces bâtards n'avaient aucune parole. S'ils pouvaient en faire de même avec les 135 euros des amendes pour défaut d'attestations, on leur en voudrait pas.
- Orages, grêle et déluges de pluie le jour du déconfinement, c'est bon signe ou c'est juste un warning ?
- De sulfureuses odeurs de putréfactions planent sur l'Île de France. L'enfer ferait-il surface ?

Observations de not' rédaction: 
- Y a plus de rongeurs bipèdes dans les couloirs du pouvoir, des ministères et des rédactions de nos mass-médias qui en a jamais eu dans les égoûts de Paname. 
- La vérité a jamais eu besoin d'artifices pour se défendre. On voit bien que c'est le mensonge qui est toujours sur-équipé, toujours sur-expliqué, toujours sur-exploité.
- Un proverbe chinois dit: "Quand le sage désigne la Lune, l'idiot regarde le doigt". Désolés de contredire le brillant analyste de l'empire du milieu - ou du milieu de l'empire - qu'a pondu ça, mais nous pensons que c'est aujourd'hui ce doigt - et non la balle qu'ils veulent qu'on regarde  - qui devrait être étudié de prés. Ou juste coupé peut-être...
- Tout n'est qu'affaire de story-telling. Il ne tient qu'à eux de nous dérouler l'histoire de la manière qui leur convient le mieux...

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8 mai 2020

397. Mémoire de l’eau



Mémoire de l'eau

Aujourd'hui, j'ai pensé
À tout ce que nous sommes ou croyons être,
Comme ces torrents tumultueux dévalant des pentes infinies,
Fuyant nos ancêtres, et nos présents et nos passés,
Serpentant entre les rochers de sable
Déjà érodés par les rivières évaporées
Ou qui ont disparu en ne sachant jamais qu'elles descendaient la montagne
Depuis des hauteurs frisant les cieux.

Dans la pensée, quand l'émotion commence à déborder,
Le désir est libéré de cette obscurité
Dans ces eaux claires,  cette eau zéro dont jaillit l'ancêtre originelle,
La neige perpétuelle qu'était la matrice cristalline.

Aujourd'hui, je rembobine tous ces souvenirs
Et je me souviens que grâce à la rivière,
Les fleurs poussaient et les oiseaux chantaient.

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