Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!
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13 août 2022

649. Babel Oued


Babel Oued 

J'ai essayé d'écrire dans une langue qu'est pas la mienne. Z'avez-vous déjà fait le test ? C'est horrible. Rien ne fonctionne. L'effet est similaire à l'incapacité d'articuler qui accompagne la cuite absolue au chouchen, ou pire, au Jack Daniel, à la différence près qu'il y a une parfaite conscience de la situation de laquelle l'éthylomètre dans le rouge peut facilement vous libèrer. Ce qui sera pas le cas si comme moi, vous buvez du thé à la menthe en tapant sur votre clavier.

Peut-être que ça va vous sembler exagéré si je vous dis que rien, vraiment rien, n'est pareil quand on veut construire un monde avec des mots d'emprunt venus de pétaouschnock ou même d'ailleurs, même s'ils le sont avec des intérêts négatifs comme ceux de la BCE. 

C'est comme si que votre cerveau était délogé de sa cuve et monté sur le corps d'une araignée, puis invité à marcher en ligne droite. Ou comme vouloir jouer au hockey sur glace avec des pompes italiennes aux semelles en cuir de vachette polie. Le vertige que ça me fait me rappelle cet après-midi où, ignorant les recommandations, j'ai dévalé les escaliers d'un quatrième étage, bousculé les voisins, essayant de sortir de l'immeuble avant que le séisme qu'on nous avait promis ne le détruise complètement, comme si je m'en sortirais mieux dehors. 

En sortant dans la rue, étourdi par les cris et les hurlements, je me rends compte que le spectacle dehors est encore plus pire qu'à l'intérieur, même si la menace d'être écrasé semble plus éloignée. La verticale et l'horizontale, qui dans la cage d'escalier maintiennent leur immobilité grinçante, ont cédé. Les bâtiments et les poteaux électriques s'élèvent dans des directions capricieuses en dépit du bon sens. 
L'horizon est comme le baton de guimauve du temps de l'école primaire. Il se tord de douleur au loin, muet et impuissant. J'ai jamais été aussi perdu. Je reste au centre de la rue, allongé ou debout, à chercher les visages qui ne trouvent pas leur place dans ce chaos. 

Cette fois, le vertige et la frayeur ont mis du temps à disparaître. J'espère que ce coup-ci, ils dégageront plus tôt. Pour l'instant, cette petite bêtise à laquelle je viens de m'accrocher me redonne petit à petit le soulagement de me retrouver dans ce lieu inexistant loin de Babel Oued.

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4 août 2022

645. Pas de banane pour les gorilles


Pas de banane pour les gorilles

Ma tendre moitié me dit que mon blog, c'est rien que de la masturbation cérébrale. Sartre disait que la littérature n'existe que comme acte social. Elle ne prend forme que lorsque le cercle de création et de communication se referme sur la lecture. Un blogueur assis devant son ordinateur portable ou son PC n'est pas de la littérature. Ni l'un ni l'autre n'est une excellente édition d'un texte de Cortazar ou de Kawabata, disposé à une place d'honneur dans une bibliothèque. 
Un lecteur impatient qui vole des heures de travail pour lire Kundera n'est pas non plus de la littérature, mais avec ce seul acte il lui permet enfin de déployer sa magie et sa puissance. L'écriture, le texte et l'acte de lire sont également nécessaires pour que ce cycle appelé littérature puisse exister, avec son double caractère d'éphémère par sa manifestation, et d'éternel par son influence.

La littérature se reconstruit ainsi chaque fois qu'un lecteur referme le cycle. Et cela peut être dit non seulement de la littérature, mais de tout processus de communication. On dit que nous vivons dans une société de l'information. Tout ce qui nous entoure est constitué de messages, de signes que nous recevons et interprétons consciemment ou inconsciemment. L'homme contemporain fait face à des millions de messages par jour, et cela, selon certains, l'a rendu, face au pouvoir de la communication, moins innocent que l'homme de tout autre époque.

Il est curieux que je me souvienne de tout ça en observant, devant moi, ce cadeau que j'ai reçu il y a des années déjà. C'est un gorille empaillé brun, assis avec ses jambes et ses bras, dodus et rembourrés, étendus vers l'avant. Une énorme banane sort d'entre ses cuisses, à moitié pelées, qui atteint son menton et qu'il enlace de ses deux bras, comme pour l'embrasser. Ses yeux sont grands ouverts et ses pupilles sont tournées discrètement vers la droite, comme si qu'il veillait à ce que personne ne s'approche et ne le découvre avec une banane aussi pelée entre les pognes.

J'ai pas pu m'empêcher de ressentir de la joie quand je l'ai reçu. Je pense pas qu'on m'ait jamais offert un singe en peluche aussi spécial. Mais ensuite j'ai pensé à notre époque, aux signes et à l'innocence perdus dans la communication, et en silence je me suis demandé ce que cela signifiait. Cela ne signifie certainement pas la même chose quand ce type de peluche vous est offert à la fleur de l'äge que s'il l'avait été pendant mon enfance ou - et heureusement ce ne fut pas le cas - durant ma puberté, ni la même chose que si, au lieu de ma fille insouciante, c'eut été une vieille "tante" à la réputation douteuse et sulfureuse qui me l'avait offert.

Je laisserai pour une autre fois le commentaire des options d'interprétation qui m'ont traversé l'esprit, et je me limiterai à partager le nom que j'ai donné au sympathique gorille : Branleur. Bien qu'il faille peut-être préciser que branler est interprêté comme l'expression vulgaire de "provoquer le plaisir sexuel en excitant les parties génitales à l'aide d'une main laborieuse". 
La gauche pour ceux qu'ont le cerveau à l'envers, les deux pour les peine-à-jouir devant un clavier.


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9 oct. 2020

439.La lumière pointe à la sortie du sombre placard du désespoir



Je me demande combien d'autres blogueurs sont affligés du même mal que celui dont je souffre actuellement. Vous savez, ce mal où tous mes meilleurs textes sont écrits dans ma tête tandis que je suis sous la douche, ou pendant que je tonds la pelouse - sous l'injonction de Marylou -, ou pendant que je passe la serpillère - Marylou, encore elle -, ou juste pendant que je dors. Mais ça, c'est pas la mauvaise partie. La mauvaise partie, c'est quand je m'assis plus tard devant mon clavier, impatient de taper mes pensées de tout à l'heure - ou de l'autre jour - afin de les dévoiler ici au monde entier.

Et puis plus rien.

Ma cervelle fait "crac, boum, hue !" et tout s'évapore dans les brumes éthérées du purgatoire de la blogosphère. Dans la twilight zone si vous préférez. Ou à l'endroit où tous les articles majestueusement conçus par des cerveaux en effervescence mais jamais écrits de ce milieu fantasque sont mis au rebut. C'est hyper frustrant.  Si je commence à taper, tout le texte ressemble à de la merde, alors je tire la chasse et j'efface tout et me cogne la tête contre un mur désintéressé comme innocent dans l'espoir de voir rejaillir de nulle part l'idée lumineuse qui m'avait traversée juste avant que l'amnésie n'ait pris le dessus, du moins un petit morceau de ma vision. Tout ça pour des prunes et M56 est voué à passer une autre putain de journée sans même une interjection ou un gros mot créatif pour décorer sa page.

Ouais, c'est sûr que je pourrais me ragaillardir l'esprit en invoquant quelque raison logique à ce manque de créativité, tels les discours anxiogènes de notre ministère de la maladie sur la Covid19, mais ce serait laisser place au déni que je n'y ai pas mis assez d'effort sincère. 
Oh, mais nom d'un petit bonhomme, vlà qu'une idée vient subitement de me traverser l'esprit. Vite vite, je vous la dis avant qu'elle ne s'évapore. Alors voilà, disons que vous allez aux WC du restaurant juste après que Depardieu y ait coulé un bronze majestueux, et que ce gros intestin sur pattes, dans son absence éthylique, a oublié de tirer la chasse. Vous portez bien le masque obligatoire comme on vous a dit de le faire, mais malgré cela, aussitôt la porte refermée sur vous et le lieu d'aisance, vos narines sont tout de même immédiatement assaillies par l'odeur intense de fèces protobioniques qui règnent dans le local. À ce moment là, deux options s'offrent à vous: 

1. Vous ne voyez  pas de bombe désodorisante et vous n'avez d'autre alternative que de vous faire à l'odeur, ce que vos narines savent - miracle de la nature - très bien faire. Votre système immunologique naturel prend le relais et vos capteurs olfactifs s'adaptent au bout d'un certain temps, si bien même que vous pouvez même vous mettre à faire des mots croisés si vous êtes constipés, car, au bout de ce laps de temps, vos narines se sont faites à l'odeur qui ne vous dérange désormais pas plus que ça. Vous papilles olfactives sont désormais immunisés.

2. C'est tellement insupportable que vos yeux désemparés tombent comme par magie sur la bombe désodorisante qui trônait là depuis le début au pied du lavabo juste derrière la buse d'évacuation et vous vous empressez d'en envoyer une bonne giclée dans l'espace autour de vous. Aussitôt, vous pouvez percevoir un changement d'odeur tandis que les fines gouttelettes que vous venez de vaporiser redescendent à leur rythme autour de vous en direction du sol.
C'est bien là la preuve - mordez-moi si je mens - que ce masque que vous portez n'arrête en rien ni les odeurs aéroportées des rejets de Depardieu ni les gouttelettes chimiques  au pin des landes que vous avez vaporisées autour de vous. Vous pouvez donc tranquilos vous torcher le cul avec ce masque à la con qui n'a jamais servi à rien. 

Voilà, c'était mon billet du jour. Et n'oubliez pas de vous laver les mains après vous être torchés avec - le masque, pas le billet, hein ! - . Prenez le comme un tout petit pas dans la bonne direction pour sortir de cet obscur placard du désespoir et un retour vers la lumière. Je garantis rien sauf que je fais de mon mieux pour vivre ici et maintenant, un petit tic-tac à la fois. On verra bien qu'est-ce ce qu'il en ressortira.

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19 janv. 2020

381. Wikileaks: Les papiers qui traînent...


Je vous préviens tout de suite qu'le texte ci-dessous n'a rien à voir, - mais alors rien à voir hein ? - avec votre rédacteur adoré ou exécré, mesdames - On l'a trouvé ce matin punaisé au tableau de la rédac' avec marqué par dessus au feutre bien noir "cé kika perdu sa"
C'est Joyce, la mamma togolaise du bâtiment H qui fait notre ménage qui l'a trouvée par terre puis l'a accroché sur notre panneau. 
Et c'est presque la cazigraphie personnelle à la virgule prés de Reynald... Reinald ? Ré..., eh merde! Ici c'est Ronaldo qu'on l'appelle, le pigiste qui m'sert d'adjoint à temps partiellement plein qui a pondu ça, celui-là même qui s'occupe de la bière, du café, des frites, et plus de bière; mais nous l'avons trouvé si, comment dire, euh, tellement inspirant que la rédaction a voté unanimement, sauf lui, pour qu'on le poste sur l'édition de ce soir. Par contre, va falloir que j'passe un savon à c't'enfoiré, ça fait je sais plus combien de fois qu' je lui dit d'éteindre l'ordi avant de partir se coucher. 
Dans mon canapé. 

Très cher directeur du festival de Cannes,
Résistant à l'urgence téméraire de peaufiner mes deux dernières créations, j'ai choisi de réécrire mon discours pour la remise du César que je compte bien obtenir par votre intercession, je veux dire, sans vouloir présumer de rien, si vous me nominez bien normalement comme j'y compte normalement bien. "La chance ne sert qu'à ceux qui manquent de préparation et d'ambition". C'est du moins ce que je n'arrête pas de me répéter ainsi qu'au  fiston - quel beau jeune homme ! - du rédacteur en chef de ce Blog dont je viens de prendre le coaching pour la tragi-comédie composée d'une extravaganza de Céline et de Bauhaus sur fond de Rap, -  Quelle poudrière explosive ! Pièce qu'il travaille, et qui vise le 1er prix du cours Florent. (Je parle du fiston là, pas du Blog, qui n'est, quant à lui et à ce jour, qu'un un résidu de torchon en ligne qui exaspère mes comme les espérances de ses lecteurs. 
Je ne vous raconterai pas, par pudeur, le nombre de fois où Marylou, sa femme, est venue pleurer sur mes épaules.)
Je vous promets d'ores et déjà de ne pas me ridiculiser devant Mister Spike lee, qui va présider le Jury, tel cette bande d'amateurs professionnels qui se tétanisent sur scène comme des lapins de garenne dans le faisceau des projecteurs dès qu'ils reçoivent la moindre récompense pour leur mise en scène ou création originale. 
Je compte remercier comme il se doit John Woo, Lang - Fritz, pas l'autre -, et Ingmar Bergman ainsi que tous les membres de l'univers chaotique qui ont forgé ma vision. Je vais également, si j'arrive à en trouver un à temps, adresser mes plus sincères remerciements à mon nouvel agent, étant donné que le précédent a trouvé préférable de mettre fin à ses jours. Déplorable. Tss tss. Vous et moi savons qu'il aurait dû se douter que dans l'univers impitoyable du 7ème Art, il aurait dû attendre la reconnaissance que vous, Spike, et le Grand Jury ne manquerez pas d'avoir pour mon oeuvre avant d'investir le peu qu'il lui restait dans du Bitcoin.
J'ai donc repoussé la finalisation de ma biopic de Benalla, l'empaleur élyséen, ainsi que celle de mon enfant chéri en 12 tableaux sur les orgies et addictions au homard thermidor ainsi qu'aux grands crûs millésimés dans les sous-sols de ce panier de crabes qu'est le Palais Bourbon. 
Et je réitère ici, cher Directeur, ma foi inébranlable en ce qui me paraît être le nec plus ultra de l'essentiel des attributs qu'un auteur puisse posséder: un très haut standard de vérité et de qualité. 
J'ai d'ailleurs écrit un petit truc charmant à ce sujet pour un étudiant de l'EMC, l'École Supérieure des Métiers de l'image, du son et de  la Création, mais celui-ci a été si mal exécuté que je ne vous livrerai pas le titre de l'oeuvre au risque de voir nos deux noms associés à la médiocrité du résultat. D'ailleurs, son réalisateur ne m'en a jamais renvoyé de  copie.

La lettre se termine là, suivie des habituelles salutations d'usage. 
Ah bah non, tiens, il y a un Post Scriptum...


PS: Pour la Mostra de Venise et la coupe Mussolini que je ne peux que remporter haut la main pour le meilleur scénario du film étranger, je tenais à vous livrer, et avant tout autre que vous, la primeur de ma toute récente indécision que je tiens pour révocable:  Je souhaitais prendre votre avis sur le remplacement à la toute dernière minute, lors de mon élocution suite à la projection de mon film et avant la remise de mon trophée,  du nom ostrogothique de Bergman par celui plus vénitien de Visconti. Ces transalpins ne pourront qu'apprécier notre finesse toute française, n'est-ce pas vrai ? Je veux dire, si je suis bien invité là-bas , ce dont je n'oserais jamais me permettre de présumer du contraire, Monsieur vous êtes si bon. Et si galant.
À ce propos, je tenais à vous adresser dés à présent mes plus  vifs remerciements pour le petit mot, que j'en suis sûr, vous ne manquerez pas de glisser dans la poche du Directeur de ce festival transalpin afin de favoriser ma notre nomination, commune désormais, vous permettant ainsi de participer en première ligne et d'ajouter votre auguste nom à côté du mien en haut de l'affiche ainsi qu'au sauvetage de l'honneur dû au cinéma pentagonal.


Imaginez la surprise de notre rédaction - Aldo, mon clébard si j'en avais un, était plié de rire - en apprenant que notre assistant à temps partiel était, à l'insu de notre perspicacité, passé professionnel du septième art. Lors de son embauche, dans son CV, ses loisirs incluaient, outre le cinéma - que j'avais plutôt interprété en tant que cinéphilie plutôt qu'en temps que cinéasme - ,  la pêche à pied, la boxe Thaï et le ukulélé. C'est d'ailleurs cette troisième activité qui m'avait, suite à des lettres de menaces que je recevais régulièrement, incité à lui offrir un poste avec un toit. 
Souhaitons lui bonne chance pour ses ambitions cachées. Je trouve personnellement qu'il y a du potentiel sous sa plume, et je suis même entrain de me demander si je vais pas lui proposer un temps plus que partiellement plein, ou même, l'idée vient juste de m'en effleurer la cervelle, un partenariat. Affaire à suivre...
Par contre, va falloir qu'y m'explique demain ce qu'il entend par résidu de torchon en ligne en parlant de ce Blog  - mais ptêtre bien qu'il travaille en même temps  pour la concurrence, c't'enfoiré,  ? ...En même temps, comme dit Macron, c'est vrai que c'est pas avec le peu que je lui paye pas toutes les fins de semaine qu'il peut décemment partir voir ailleurs.
Et faudra aussi qu'il m'raconte les flots de larmes amères et salées  déversées par Marylou sur ses épaules. J'tiens ptêtre un scoop là ?
Oh ! Excusez-moi, Hé !  holà ! ho ! hé ! Holà Ronaldo ! Où tu cours comme ça ? Assis toi, man ! J'ai un truc à te proposer ...

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2 sept. 2019

354.Sept ans de grâce et de tranquillité


J'ose espérer que vous êtes restés bien sages, immobiles et contemplatifs devant le dernier billet de ce Blog datant de 2012 afin de pouvoir enfin vous pencher sur la suite palpitante de nos divagations et/ou pérégrinations.
Merci, j'apprécie immensément votre intérêt et votre patience pour nos sautes d'humeur intempestives ; jadis hebdomadaires et parfois même nocturnes.

Je voudrais aussi m'excuser pour le monceau d'arithmétique ennuyeuse déversé par mes secrétaires et typistes dans ce dernier post de 2012. Dès que j'ai le dos tourné, ces jouvencelles ont parfois tendance à confondre journalisme et voyeurisme, et je peux vous assurer que je leurs ai bien remonté les porte-jarretelles. 
Vous connaissez les filles, elles peuvent pas s'empêcher de remuer la fiente et de disserter sur la qualité ou les défauts de chaque étron particulier quand elles devraient plutôt s'attarder sur le bon fonctionnement du système digestif dans son ensemble.

Mais aujourd'hui, j'ai décidé de faire une pause, et plutôt que de vous enquiquiner les neurones ou de faire ruer dans les brancards vos hippocampes surmenés ou asservis, je voudrais que pour une fois vous preniez le temps de vous interroger et de considérer le silence engendré par cette attente vertueuse comme vertigineuse. 
En ce moment même, votre monde, que dis-je, votre univers, semble s'être arrêté. Savourez ce calme, cette tranquillité, cet océan de sérénité.

Trop de mots tuent les mots. Vous voulez que je vous dise un secret? Oui? Un secret, c'est quelque chose qui ne se communique qu'à une personne à la fois. Pas une de plus. 
Et les mots sont la malédiction de notre société, car ils se substituent aux actes. Mais chut, ceci n'est qu'un secret de polichinelle politiciens.

Cet instant sublime de sept années de profondes méditations et béatitude béate vous a été gracieusement offert par votre rédacteur préféré. 
Bitcoins, cash, paypal et mandats poste acceptés.

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18 juin 2009

344. Test de lancement aquatique

Menace que je mets rarement à exécution, faute de bande passante sur ce maudit rafiot. Pousser un coup de gueule, même de loin, ou vous priver de dessert ne porterait pas à conséquence de toutes manières. Vous envoyer au lit sans vous conter de petite histoire, c'est vous renvoyer à la noircité de vos sombritudes. Et ça, nous en avons tous, hem, l'habilité, si ce n'est pas ...l'habitude.

Mais ça m'fait tout d'même un tout petit peu mal au cœur. Tout de même...
J'ai le canal carpien gauche qui fait des siennes depuis quelques jours: Mon jeu de guitare s'en ressent ainsi que les tympans de mes hommes de quart. 
Heureusement que le droit est fluide sinon je sais pas comment je ferais quand les yeux bleus de Marylou planent sur mes rêves. Juste au dessus de ma couchette.
Mais bon, time to launch a blank missile: Three, two, one, Go!
How's the test? How did it go????

2 sept. 2008

328. Coucou me revoilou


60 jours depuis mon dernier post! Vous z’avez sûrement remarqué que depuis un certain nombre de semaines le Meltingblog fondant n’avait plus fouetté aucune crème ni glacé aucun cornet. 
Vous vous êtes peut-être aussi demandés pourquoi vous – oui Vous en particulier - , ne receviez plus d’alertes sur mes posts – hem – tant attendus. Alors ne désespérez pas, je n’en ai envoyée aucune. A personne. 
C’est juste que peut-être que je n’avais rien à dire. Et la prise de conscience d’avoir laissé mon Blog à l’abandon pendant tout ce temps est devenue si mentalement oppressive que j'ai dû me résoudre à sortir un album. Et d’une, j’avais pas d’internet sur mon rafiot en Angola, et de deux, j’avais besoin de vacances en rentrant de là-bas. Et peut-être aussi besoin de temps pour me clarifier l’esprit et explorer les raisons pour lesquelles je devrais me faire chier à continuer.

J
’adore partager mes pensées avec vous, ne me mécomprenez pas, mais je commence à douter que le fait de bloguer au travers d’un ridicule petit Blog perso soit la méthode pour y parvenir. 
C’est sûr qu’il existe des petits Blogs persos qui cartonnent, comme celui de Nicolas pour ne citer que cet empaffé qui me nique haut la main mes parts de marché, mais ce genre d’intru n’y parvient que grâce à des efforts quotidiens et un nombre de porte-plumes nègres incalculable auquel le bouche à oreilles de l’ensemble des jeunesses Sarkozistes est tout acquis. Mises à jour quotidiennes, contenu populiste, sujets vaporisants, langage accessible aux malentendants.

Avec le temps, j’ai réalisé que j’étais incapable de pourvoir clochettes, sirènes ou fifrelins à l’ensemble de mes lecteurs. Meltingblog 56 n’est pas un journal
quotidien en ligne empli de sucre d’orge, de mots d’encouragement ou d’inspiration. C’est un regard sur la réalité, et la documentation d’un esprit blessé comme blasé tentant de comprendre le ridicule de la nature humaine. 
Après 3 ans et demi de bloguage effréné, je n’ai réussi à rassembler qu’une poignée de lecteurs assidus et honnêtes. Esprits libres prenant le temps de revenir de temps en temps résultant en la sensation inébranlable que je ne prêche qu’aux convaincus.

J’ai tant à dire, et plus encore à faire, de combats à mener, de philos à développer et à partager. Je pense juste que la lutte pour le podium olympique de chez Google n’a rien à voir avec quoi que ce soit que je cherche à accomplir à travers ce que j’écris. 
L’art de bloguer n’est, comme ma Louve me le chante souvent, qu’une forme de narcissisme, et je commence à me demander si je vais pas laisser tout ça aux gentils drôles de la génération qui me suit.

Mais bon, vous m’entendrez encore de temps en temps, je peux pas vous dire quand. Peut-être demain, peut-être la semaine prochaine. En attendant, suivez votre chemin, pensez par vous-mêmes et que l’Amour soit votre guide.

8 mai 2008

315. E.rosion des responsabilités


Il y a pas si longtemps que ça, je divaguais sur
l’anonymat en vigueur sur l’Internet. Disons que ce faisant, je compilais et arrangeais mes pensées en préparation de ce que je m’apprête à vous dire un peu plus bas. Traitement de pensée si vous préférez. De toutes manières, je crois que j’en ai terminé avec elles sur le sujet aussi ai-je décidé de vous les soumettre. 
J’ai viré la crème solaire comme les trucs qui ne sont pas de moi pour vous aider à ne pas me traiter de plagiste plagiaire, et je pense que c’est ce que je ferai à partir de l’avenir chaque fois que je voudrai poster un billet officiel finalisé. Oh, et maman, si tu lis ça, ce dont je doute fortement, que puis-je rajouter d’autre que tu ne saches déjà? Alors sans plus de mots inutiles :

E-rosion des responsabilités

A travers les âges, les hommes se sont multipliés et ont conquis l’unicité qui fait d’eux des êtres uniques de ce côté du miroir. Nous avançons avec intuition au travers de l’inconnu et possédons la bosse de la créativité qui nous démarque des autres espèces connues de tous.
De tous nos traits, il en est un qui surpasse tous les autres et c’est notre capacité à communiquer en utilisant les méthodes les plus variées qui soient. 
Depuis peu de temps, ceci se traduit par l’utilisation du Net. Que ce soit au travers de Blogs, d’E-mails ou de forums, nous communiquons, et bien que cette technologie relève du miracle pour certains d’entre nous, il est primordial d’en comprendre la nature et les conséquences qui peuvent surgir de leur utilisation.

Le Net nous offre le choix de l’anonymat qui nous permet de balancer des trucs qu’on ne balancerait normalement pas si notre audience nous connaissait en personne, et pourtant c’est ce dégagement de toute responsabilité qui menace d’éroder, et je dirais même de ronger la décence et le respect mutuel.
De plus en plus souvent, nous nous retrouvons sur les chapeaux de roues sur les rails de la vie et nous choisissons de communiquer via E-mails. 
On se dit qu’un E.mail est plus rapide, plus pratique, en bref, qu'en véritable TGV, il nous fait gagner du temps. Mais ce que l’on prend rarement en ligne de compte est peut-être l’ambiguïté du message lui-même et peut-être même son côté émotionnel, et peu importe l’éloquence avec laquelle nous tentons d’articuler ce qu’on a à dire, une grande part du sentiment qui l’anime se perdra dans son interprétation.

Non seulement sommes nous pressés d’envoyer nos messages frénétiques, mais nous ne prenons plus le temps d’accorder le respect adéquat aux destinataires de ces derniers. Comme l’explique ma Louve qui lit mes mails quand je suis en mer et qui regrette mes vieilles bafouilles d’antan, l’E-mail a non seulement changé notre vitesse de communication, il a aussi changé nos manières d’écrire.

Je m’en rends bien compte, surtout quand je communique avec vous. Avec le sujet de mes posts fréquemment centré sur des sujets aussi craignos que la religion par exemple. Vous pourriez penser que je devrais me montrer extrêmement prudent et circonspect dans le choix de mes mots, nous sommes des individus tellement différents dans nos effusions ! Pourtant, il me semble que parfois je saute aussi vite du coq à l’âne que mes doigts de bâbord à tribord sur mon rafiot clavier.

Nous prenons comme offense personnelle l’utilisation de chaque verbe et bien que parfois nous sachions très bien à quel genre de tarés je m’adresse, il semblerait qu’une anonymité émotionnelle dans nos échanges nous prive de notre dignité sociale, et de nombreuses façons, ces messages sont une forme de total manque de respect.
En tête à tête par contre, il semblerait que les divergences s’estompent. Pas plus tard que l'autre soir, j’en parlais avec le père tunisien et barbu d’un pote à mon pilou et qui faisait la peinture de la chambre de ma punkette-gothiko-hard-rockeuse de fille. Aucun problème pour trouver un champ commun où nous mettre d’accord sur nos désaccords ! Et ceci est dû à l’absence d’interférences extérieures issues du fossé numérique.

Malgré toutes nos différences, nous en arrivons à une compréhension mutuelle largement basée sur la disponibilité de subtilités telles que l’expression faciale ou corporelle, les nuances de ton et de teint et les inflexions qui font partie intégrante de l’interaction humaine dans le monde réel et qui nous aident à réaliser que certaines réponses sont plus bénéfiques que notre imagination veut bien nous le faire croire à la seule lecture d’un texte vidé de son contenu émotionnel.

A part les emails, il existe aussi les forums et nombre d’internautes sont familiers avec ceux-ci: Y en a plein et sur n’importe quoi sur AOL Neuf. Je suis quasiment sûr d’être certain que nombre d’entre vous sont venus un jour ou l’autre enrichir de leur prose un débat en ligne. Bien que ces derniers entraînent le même genre de fausses interprétations que les Emails, les forums rajoutent une couche au dilemme en permettant à des voix anonymes de se cacher sous le voile d’un pseudo également anonyme. La communication électronique est susceptible de mé-compréhensions et peut entraîner de rapides escalades des hostilités.

Ayant passé pas mal d’années à lire et à poster des messages dans différents forums, je suis assez familier avec le décalage existant entre mes pensées telles que je les poste et leur interprétation par mes semblables une fois qu’elles sont en ligne. 
Ce ne sont pas seulement mes mots puérilement sortis de leurs contextes, mais le fait que je rende le même genre d’injustice aux auteurs des posts précédant le mien. Pourquoi est-ce que je me sens obligé de juger un inconnu en me basant simplement sur une de ses déclarations flottant dans l’immensité du vide cybernétique ? 
Je pense que la réponse réside en chacun de nous mais est parfois un peu obscurcie entre notre besoin de communiquer et de nous faire entendre et l’anxiété et l’abattement issu du fait de la prise de conscience de la trivialité et de l’ineptie de ce moyen de communication dépourvu même d’un semblant d’intimité.

Parfois, la frustration associée à ce manque de clarté dans l’expression est si grande que nous nous flagellons mutuellement tels des Zorros cinglants à grands coups de fouets. Je sais que je m’en suis moi-même rendu coupable en maintes occasions. 
Certains expliquent que c’est comme si nous pouvions dire au monde entier ce que nous ressentons, et en nous créant un nom d’écran nous pouvons le faire en toute impunité, et que les gens sont beaucoup plus volubiles lorsque leur identité est cachée.

Nos réserves personnelles ont tendance à fondre en l’absence de responsabilité et nous laissons alors libre cours à nos démons. 
Il est vrai que nous vivons dans une société basée sur la liberté d’expression, et certains sujets, bien que valides et sérieux, seront abordés avec plus de sécurité s’ils le sont sous couvert de l’anonymat – remember Salman Rushdie là… - mais nous devons veiller à ne pas abuser de ce manque de responsabilité dans la poursuite égoïste d’une autosatisfaction personnelle.

Ils sont déjà suffisamment nombreux ceux qui manquent déjà de respect à tout le monde même dans la rue. Si nous ne faisons pas gaffe, nous courons le risque de ronger un peu plus les liens fragiles qui nous unissent au travers de l’anonymat du Net.

16 avr. 2008

308.Anonymat, quand tu nous tiens...


Pour changer de sujet – un tout petit peu comme d’habitude - , une radio FM culturelle nationale (dont je tairai le nom de France Culture pour l’instant) a, peu avant mon départ pour le Nigéria, diffusé une émission centrée sur l’impact des réseaux sociaux et sur l’impact de l’internet sur ces derniers. Au cœur des sujets discutés se trouvait la menace provenant des employeurs explorant des sites tels que My Space, Yahoo 360 et Google à seule fin de compiler des informations sur la vie privée de leurs employés ou de leurs hypothétiques postulants.

Pas seulement afin de savoir ce que nous postions ou publiions, mais sur la nature de nos aficionados, ce qu’ils ou elles sont, et quels genres de commentaires ils laissaient traîner sur nos carpettes. Le but du truc étant qu’en étudiant les interactions périphériques, une image plus claire puisse être dégagée de la nature d’une personne.
Pour compliquer les complications, vous pourriez vous-même être un ou une travailleuse social(e). Peut-être même une future thérapeute, qui pourrait le dire sans être sûr de pas se tromper ? 
Dans ce domaine, on peut rapidement se faire un()e ennemi(e) ou deux sous forme de client(e)s, ou patient(e)s mécontent(e)s, quel que soit le terme employé. Si chacune de ces personnes était capable d’accéder à des informations de nature privée vous concernant, elles pourraient faire de votre vie un véritable enfer.

En réponse à de telles attaques, il est bien sûr tout indiqué d’écrire sous un pseudo, de masquer sa photo et de n’autoriser les commentaires qu’aux seuls initiés de votre connaissance. On ne sait jamais quand une personne telle que… euh… moi par exemple va soudain passer par chez vous et lâcher une bombe sale issue des confins de la galaxie dans votre espace clients !
Aux premiers pas de ce blog, je me montrai assez critique envers cette stratégie défensive. Je me ressassais la rhétorique du « Faut que je soit honnête » et je mettais personnellement en garde mes futurs lecteurs au travers d’une constitution signée de mon véritable patronyme. 
J’étais tout émoustillé par mon besoin de représenter qui j’étais vraiment quelles que soient les circonstances. Je veux dire, si quelqu’un ne ressentait pour moi ni l’amour et la fascination de Cristalle B ni ne souhaitait s’associer à moi à cause des mes sensibilités sociales ou politiques, mieux valait les prévenir tout de suite immédiatement dès le départ avant que ça ne tourne au vinaigre plus loin ! 
Parce que dîtes-moi, jusqu’à quel degré pourrions nous être des éléments productifs heureux dans un scénar où nous nous autocensurerions à seule fin de nous faire accepter ?
A partir de là, notre réalité serait marquée par le besoin de conserver les apparences. Éventuellement pourtant, je commençai à comprendre le besoin de le faire quand j’appris que des armateurs et des directeurs de sociétés pétrolières employant les navires que je commande– certains d’entre vous connaissent mon domaine aquatique professionnel de prédilection - avaient exploré mon Blog. Ça devenait alors un problème de sécurité familiale et de survie plus qu’autre chose.

Alors peut-être devrions nous faire attention à ce que nous mettons en ligne. Que ce soit demain ou au prochain millénaire, il existe une probabilité distincte que ça s’y trouve encore, en archives, et cela pourrait même influer sur la vie des petits enfants de nos descendants, avec leurs recherches génétiques sur les antécédents familiaux et la future carte d’identité à mémoire ethernelle
On peut choisir de voir ça négativement… ou nous pouvons vivre avec de façon constructive ! Maintenant que j’y pense, ceci implique t’il que nous soyons des auteurs légitimes, ici, maintenant ? Quelle étonnante opportunité nous avons, en tant que blogueurs, de pouvoir faire bouger le monde, ici, à cet instant présent. Ne serait-ce qu’un tout petit peu.

Depuis que j’ai débuté ce blog en 2005, j’ai posté plein de trucs sur l’anonymat, la censure et mes peurs du monde tel que l’a décrit Orwell. Mais merci à cet outil, je repositionne petit à petit mes dispositions vers un dialogue plus candide. 
Quand je pense à cet étonnant outil mis à notre disposition, au travers lequel nous pouvons crier nos vérités, qu’elles soient bonnes o mauvaises à dire, et où nous pouvons partager de courts instants de ce qu’est la vraie vie, ici, maintenant…, ça me rend euphorique.
Aux chiottes les flics de la pensée !

9 janv. 2008

303. How do you read, Alpha Charlie?

Je crois qu’il est juste de dire que nous autres humains (la plupart d’entre nous, de toutes manières) pourrions bénéficier d’une meilleure écoute, plus que nous ne le faisons en tous cas. Aucun d’entre nous n’est immunisé contre le fait que parce que nous pensons, ou croyons d’une manière ou d’une autre, que notre façon de penser est la bonne.
Nos points de vue égocentriques nous empêchent souvent de prendre le temps et le recul nécessaires pour comprendre précisément ce qui nous est communiqué, avec pour résultat de nous faire errer sans but le long de la vie, bardés de demi-vérités et d’idéaux romantiques.

Ne vous êtes vous jamais trouvés au sein d’une foule ou d’un rassemblement, où plein de gens gueulent comme des stentors afin que leurs voix soient entendues, tandis qu’une moitié fait de son mieux pour interrompre l’autre moitié ? 
N’avez-vous jamais été l’un ou l’une de ceux qui fait de son mieux pour interrompre son vis-à-vis ? Moi oui. Je possède ce que je pense être un important point de vue, ou une contribution tout ce qu’il y a de plus valable à ajouter, mais je suis constamment ignoré parce que je ne suis pas assez fort, pas assez de kilowatts dans mon émetteur, pas assez … rude pour me faire entendre.

Le passé m’a appris que dans de telles situations, au moment où l’opportunité est arrivée de me faire entendre, j’avais oublié ce que c’était que je voulais dire en premier lieu. Alors je m’assois et j’essaie de me souvenir de ce que c’était que j’avais à dire, me passant et me repassant en boucles mes pensées dans la tête, attendant patiemment de pouvoir étonner l’assistance par ma brillante intervention. 
Mais pendant ce temps, je ne saisis pas tout ce que les autres sont entrain de dire parce que je ne prends pas le temps de les écouter avec attention. Qu’on sache que j’agis fréquemment comme ça n’est pas important. 
Le fait est que je manque irrespectueusement de respect à ceux qui communiquent en plaçant plus de valeur sur mes propres pensées que sur les leurs, et je me défais de la richesse de perspectives potentielles dont je pourrais bénéficier si je n’étais pas si imbu de l’ auto appréciation de mes propres valeurs.

Oui, nous sommes tous une station valable. Nous avons tous quelque chose de profond à partager avec notre entourage car en temps qu’humains, la communication est chez nous un don. Toutefois, la com est une route à deux voies et implique plus que juste nous-mêmes. Ceux d’entre nous qui bloguent, ont reconnu ce besoin fondamental d’exprimer nos idées sous forme de format public, espérant qu’à travers cet acte de partage nous faciliterons les débats, la discussion, et qu’une véritable communication s’établira en dépit de la distance kilométrique comme mentale ou orale qui peut exister entre nous.

Franchement, où serions nous, nous autres blogueurs si nous étions seuls ? Probablement qu’on ne bloguerait pas. En fait, si vous vous trouvez en ce moment même entrain de lire cette phrase, vous pouvez vous récompenser d'un bisou baveux ou une petite tape dans le dos, nombreux sont ceux qui se sont barrés depuis la fin du premier paragraphe, pour ne jamais y revenir.

Les billets de blog, comme les gens, peuvent s’avérer, comme les gens encore une fois, un peu gonflants, et parfois il est difficile de rester attentif dans ces conditions, mais s’il on est vraiment sérieux sur la vraie communication, comment peut-on se payer le luxe d’en faire moins ? 
On ne peut pas passer sa vie à mettre au rebut des choses qui ne sont pas joliment emballées, c’est une manière d’exercer notre patience dans nos affaires et nos échanges. Et la pensée me traverse qu’à la fin, si l’écoute des autres nous fait oublier ce que nous voulions nous même partager au départ… alors peut-être que ce que nous voulions partager n’était pas valable à partager en premier lieu.

3 janv. 2008

301.Mise au point


Graduellement, et après évaporation des dernières vapeurs solsticiennes, je me sens dériver tout droit vers une espèce d’impasse. J’aimerais beaucoup pouvoir écrire plus sur les véritables problèmes qui affectent notre monde, mais pour ce faire, je me sens obligé de bloguer d’une manière qui peut paraître gonflante à mes lecteurs et mes amis.

La plupart des gens préfèrent lire du drôle ou du positif, et en continuant à sonder et explorer des vérités flagrantes mais négatives qui dérangent, tues et/ou taciturnes, je prends des distances avec le contenu et l’esprit dont raffolait Cristale B36 à une certaine époque. Je le réalise bien, entendons-nous clairement, et je demande pardon à ceux d'entre vous venus chercher ici de l’humour pour la confusion dans laquelle ils pourraient se trouver à la sortie.

Je pense qu’à ce stade de ma vie, dans l’histoire que nous partageons, il m’est impossible d’éviter les dossiers les plus importants et critiques de notre époque à seule fin d’éviter d’en offenser quelques uns. Je sens qu’à ce stade de mon existence, il est nécessaire que mon blog prenne un tour plus radical en ce qui concerne la poursuite de notre croissance continue. - je parle évidemment pas des 3% de croissance économique que veulent nous imposer Sarko et ses semblables libéraux du G8 et du monde occidental et de tout ce que ce pourcentage de croissance a de barbare pour notre environnement et de criminel pour le tiers-monde et la planète en général-.

Lorsque j’ai débuté à débiter ce blog, j’ai pris la précaution d’avertir mes lecteurs au travers d’une constitution sur le fait que je ne mâcherais pas mes mots pour exprimer le fait que nous devions nous approprier nos opinions. J’ai lentement posé les jalons d’une telle construction, et avec cette nouvelle année, le temps pour moi est arrivé de reconnaître mon vrai but. Si cela vous débecte de lire ce blog, à nouveau je m’en excuse.
Ceux d’entre vous qui sont restés fidèles à la lecture de ce monceau d’inepties à travers mes hauts et mes bas m’ont parfois offert leurs avis et leurs conseils et vous m’êtes tous très chers et je vous respecte immensément. J’espère que vous continuerez à le faire dans les mois à venir, même lorsque la proverbiale goutte d'eau fera déborder le vase.
Bonne année à tous.

12 oct. 2007

270. Questa e la mia moglie lupa …


Cette retranscription ne vous est pas gracieusement offerte avec le soutien financier de "SOS RACISME"

- “S'pèce d'enfoiré de sale menteur !”

C’est pas seulement la remarque qui fut si surprenante; c’est la véhémence utilisée qui me fit physiquement et mentalement reculer d’un bon bond en arrière. Et c’est tout à fait regrettable en ce qui me concerne vu que je me tenais au coin d’un trottoir de Pointe Noire bordé d’un profond caniveau et qu’en reculant de ce petit mètre, je fis une chute malencontreuse, mais heureusement sans gravité, dans le fond cimenté de ce ravin artificiel où stagnait une eau si fétide et si noirâtre que je doute vous hésitassiez plus de trois secondes avant d’en mouiller le Ricard de votre président fraîchement élu. Après avoir pris le temps de laisser redescendre la vitesse de palpitation de mon muscle cardiaque des 340 coups par minute (expérience proche de la mort subite) à la vitesse subsonique plus raisonnable et naturelle chez moi de 200 piaillements, je me retournais en direction de mon aggresseuse tout en m’escrimant à éjecter la flotte qui imbibait désormais mes baskets comme mes chaussettes, à l’image de votre clébard secouant son arrière train un jour de pluie.

- “Excuse moi, mais pourquoi exactement est-ce que je serais un enfoiré de sale menteur si c’est pas trop te demander?”
- “Ce coup ci, tu veux dire?”
- “Euh…, oui , ce coup ci. Alors, dis moi, pourquoi est-ce que je suis un enfoiré de sale menteur CE coup CI?”
- “Oh, fais pas semblant de pas le savoir.”
- “Non mais attends là… sérieusement, j’en sais rien du tout.”
- “Menteur.”
- “Je suis pas un menteur.”
- “Arrête de mentir, sale menteur!”

Parlez moi d’exaspération…. Alors on se tenait là, debout sur ce bout de trottoir congolais, moi en T-shirt et battle-shorts, elle dans l’écouteur de mon mobile via Skype.com, moi en retard pour le match France-Nouvelle Zélande, ma louve en furie me contraignant malgré moi à entamer avec elle une nouvelle partie de jeu de vilains. Ma vie est d’un pathétique!

- “Je pensais pas que ce serait possible mais t’as l’air encore plus minable avec ton chiffon pirate sur la tête.”

Il est tout à fait possible que Dieu m’ait pris en grippe à ce moment là...

- “Qu’est ce qui te rend de si mauvaise humeur?”
- “Tu m’avais promis de me faire signe plus souvent et ça fait des mois déja! Qu’est ce qui te prend tout ce temps, hein?”
- “Mais de quoi tu causes, ma divine?”
- “De ton Blog, sale menteur.”
- “Oh! Pour l’amour du ciel!”
- “Essaye pas de te défiler avec les puissances célestes, hein? Ton Blog est le seul endroit de la planète où quelqu’un pourrait parler un peu de moi de temps en temps pour que je puisse faire bicher mes copines. Comment tu veux que je les rende jalouses quand tu fais que de parler de la Cristalle B36 ou de l’Amarilaure, hein dis?”
- “Écoute, ma louve torride, je t’ai dit que je parlerai de toi quand j’aurai vraiment un scoop, un truc sublime pour te mettre en valeur, okay?”
- “Ouais ben c’est bientôt la Toussaint, alors t’as intérêt à commencer à écrire!”
- “C’est pas encore la Toussaint, mon bébé. C’est le Mondial de Rugby au cas où que tu ferais semblant de pas le savoir. Alors arrête de me les gonfler, tu veux bien?”
- “Tu devrais pas faire des promesses que tu vas pas tenir.”
- …
- …
- “J’essaie de trouver une idée, okay? Je suis très très occupé entre mon rafiot et le Rugby.”
- “Bouhouhou! Arrête tes pleurnicheries, on dirait un marmot.”
- “Je pleurniche pas! J’essaie seulement de te dire qu’en ce moment, je suis un peu lent du ciboulot en ce qui concerne ma production. Ca peut arriver à tout le monde, non?”
- “Ben dans ce cas, t’as qu’à te prendre un nègre. C’est pas ça qui doit manquer sur ton rafiot d’après ce que tu m’en racontes?”

Au secours! À l’aide!

- “Bon, d’abord écoute, ma louve. Mes matelots peuvent pas écrire pour moi. D’ailleurs c’est à peine s’ils savent épeler ton nom. Et deuzio, je voulais trouver une belle tof de toi pour illustrer le post sublime qui rendra vertes de jalousie toutes tes copines. Mais bon, puisque t’y tiens tellement, je vais faire un effort pour te faire un post cette nuit, aprés le match. Okay, t’es contente là?”
- “Mouais, mais de toute facon, ton Blog, c’est vraiment de la merde, c’est tout et n’importe quoi, tiens, y a qu’à voir le nombre ridicule de tes visiteurs. Tu t’en rends compte, j’espère.”
- “Je le sais, okay? Je le sais! Et ça me fout vraiment les boules encore plus qu’à toi, mais y a rien que je puisse y faire tant que j’aurai pas réussi à le faire fonctionner avec Wordpress, alors arrête de me les secouer avec ça, okay d’ac ?”
- “Calme toi, mon chat, je voulais juste que tu saches combien il est important pour tes lecteurs que tu tiennes tes promesses.”

Là, je me demandai si mes yeux auraient suffisament de force pour arriver à pleurer.

- “Hey ho, j’ai jamais promis à mes lecteurs que j’allais écrire sur toi, d’abord…”
- …
- “Okay, j’ai compris. Tu voudrais que je t’écrive quelque chose même si j’ai pas encore réglé tous mes probèmes avec Wordpress, c’est ça?”
- “Seulement si tu penses vraiment que tu devrais tenir tes promesses.”
- “[Sniff!] Assurément, je pense vraiment que je devrais tenir toutes mes promesses. Même si je t’ai jamais fait une telle promesse en particulier.”
- “Oh, arrête les trucs techniques, hein? J’essaie juste de t’aider, c’est tout.”
- “Je sais bien, ma louve, et sache que j’apprécie et tout. Vraiment.”
- “Bon, je te crois. Maintenant, dis moi que tu m’aimes.”
- “Je t’Aime, ma louve d’amour.”
- “Et je t’aime aussi, mon chéri. Même si t’es rien de moins qu’un infect enfoiré de sale menteur.”
- …
- “Maintenant raccroche, mon chat, et file voir ton match sinon tu vas rater le Haïku des nouveaux zélandais.”
- “Ça, c’est déja fait, Marylou, merci à ta prestation.”
- “Désolée. Mais je pense vraiment que tu devrais te trouver un nègre bien black pour écrire dans ton Blog, parce que tout le monde dit que c’est eux les meilleurs des champions et que les bleus de ton espèce leur écrivent pas jusqu’aux chevilles.”

Quelqu’un, n’importe qui, achevez moi s’il vous plaît!

30 août 2007

264. Je tente juste un truc avec Google, ...hem

Si l’on en croit les derniers sondages internet concernant
ce site Web fiable et non partisan, 86% des surfers français possédant un épiderme sans pour autant être attardés mentaux sont amoureux de celui qui laisse sa prose dans ce site coquin et merveilleux. 
Bien, et même si je reconnais que 50% de toutes les statistiques sont complètement fausses et montées de toutes pièces dans le but d’influencer les non-voyants, voici tout de même une statistique que je pense être correcte à 77%: Ce bloggeur est considéré comme faisant partie des meilleurs dans ce qu’il fait, et son activité se résume à nous conter les histoires les plus palpitantes comme les plus pilpatantes qui soient.

Je veux dire, une divinité incarnée pour notre divertissement.

Et bien qu’il me soit souvent arrivé de me foutre de la gueule de ce tordu en maintes occasions par le passé, il devrait à présent être évident qu’au fond de moi, je suis mystifié par ses capacités et prie le ciel de posséder un jour le quart de la moitié d'une partie de ses talents d’écrivain. 
Je veux dire, c’est le plus grand Bloggeur de tous les temps ! Le plus grand d’entre les Grands ! Le Grand Prêtre de la Bloggosphère !
Note de la rédac:

Même si son dernier post peut être considéré par certains comme une auto apologie égocentrique tout à fait digne d’un vulgaire UMPiste ou d’une pédantissîme Alliot Marie, nous vous supplions de fermer les yeux sur ce dernier et de creuser un peu plus profond parce que nous croyons honnêtement que le barjot qui inonde inconsidérément toutes les sections de ce Blog est un des mecs les plus nases à écrire gratuitement sur la toile aujourd’hui. 
Alors faites vous plaisir et allez visiter son site tous les jours car, à notre humble avis, il se peut qu’il soit le plus grand pigeon depuis l’invention de Microsoft..
Et c’est une bénédiction qu’il est ait (marssi Benoit pou'la co'ection) accepté de partager ses créations comme il le fait, amen allez y tous !