Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

3 nov. 2009

347. Merci Ernö...

Vous ne saurez jamais de quelle hauteur vous aurez chuté tant que vous ne vous serez pas relevés. Lalala!
Etonnant vraiment de réaliser l’épaisseur de merde qui nous entoure chaque jour. La vie est organique, systématiquement, et tout commence par notre bonne vieille machine. Cet adorable et tendre assemblage de mécaniques pétantes et glougloutantes qui tente de donner un sens à ce que nous consommons.
"Vous êtes ce que vous consommez".
Vous devenez ce que vous bouffez.
"Bouffez de la merde, finissez en tas de merde."
Beaucoup plus clair, soudainement, n’est-ce pas, amis lecteurs ? Mangez des gâteaux tous les jours et prenez du poids. Buvez de la Vodka tous les soirs comme Yvan Rebroff et doublez de volume, de l'Ouzo à chier comme un héllène et triplez de volume comme Demis Roussos.
Sûr, science toute simple : causes et effets. Logique conventionnelle. Ce dont on ne cause pas souvent, c’est du lien entre la santé physique et le bien être mental ou spirituel. Comme si l’esprit et le corps étaient en quelques sortes des éléments à part, chacun d’entre eux affecté par ses propres lois.
J’ai moi même passé des années à me dénier l’union de tout ce qui regarde le physio-organique.Où celà nous conduit-il, et où est-ce que ça se terminera ? Ce que je réalise est que si je fais pas un effort constant pour la maintenance de ma casbah, de mon esprit et de mon âme – si j’en ai bien une - …, je suis perdu. Pourquoi me faire chier à m’instruire et élever mon niveau culturel et artistique si dans le même temps je laisse mon corps se transformer en tas de merde ?
Prenez le Rubik Cube. La résolution de ce gadget casse-tête est impossible si l’on ne s’attache à résoudre qu’une seule des faces colorées à la fois. Ça fait des années que je me promets de m’y attacher. Modérer le café, diminuer le sucre. Mille excuses. Demain peut-être. Plus tard. La prochaine fois. Promis.
Mais il n’y pas de prochaine fois car la merde s’entasse. C’est là la clé. On se doit à nous-mêmes de rechercher une vue d’ensemble. D’être les personnes que nous pourrions être à tous points de vue. Ernö l'a bien compris en mettant au point son casse tête. (comme quoi la Hongrie a mieux à offrir que des merdes UMPistes, soit dit en passant).
A nous de nous recentrer. Jour après jours.

22 sept. 2009

346. Homo / Faux Bi

Un truc me tracasse dans la brise qui fait plier les antennes du rafiot dont je suis le cap'tain - mais pour combien de temps?
Avec les moyens modernes, satellitaires surtout, je peux désormais causer avec toute ma famille quand ça m'prend. Et voyez vous, j'adore causer avec ma poupette de fille et le reste de son entourage.
Elle me raconte en passant qu'elle a un ami homo qui joue du saxo et qui étudie la danse classique, elle a 15 ans et son ami en a 16. Cool, rien à dire là-dessus.
Parallèlement, ils sont nombreux les mecs de son entourage, qui souhaiteraient, quant à eux, éradiquer - ce sont leurs mots - ce mec là ainsi que tous les pédés de leur entourage.
Aaaatchoum! S'cusez-moi...

Ce que j'en pense, c'est que haine, jalousie et regrets déferlent comme les lames de l'atlantique Sud dans les cerveaux des machos de la Cité face à des homos dans la peinture se la jouant honnête. Ils décident alors de faire payer très très cher cette franchise.
De faire payer plein pot pour leur intelligence, leur sensibilité et surtout leur fierté de vivre ce qu'ils sont. Je pense que les homophobes ne sont que des puceaux ou des branleurs refoulés de la quéquette qui ne cherchent qu'à s'venger de leurs frustrations.
Hem, mes propos n'regardent que moi... et tous ceux qui s'y r'trouveront.

18 juin 2009

344. Test de lancement aquatique

Menace que je mets rarement à exécution, faute de bande passante sur ce maudit rafiot. Pousser un coup de gueule, même de loin, ou vous priver de dessert ne porterait pas à conséquence de toutes manières. Vous envoyer au lit sans vous conter de petite histoire, c'est vous renvoyer à la noircité de vos sombritudes. Et ça, nous en avons tous, hem, l'habilité, si ce n'est pas ...l'habitude.
Mais ça m'fait tout d'même un tout petit peu mal au coeur. Tout de même...
J'ai le canal carpien gauche qui fait des siennes depuis quelques jours: Mon jeu de guitare s'en ressent ainsi que les tympans de mes hommes de quart. Heureusement que le droit est fluide sinon je sais pas comment je ferais quand les yeux bleus de Marylou planent sur mes rêves. Juste au dessus de ma couchette.
Mais bon, time to launch a blank missile: Three, two, one, Go!
How's the test? How did it go????

5 mai 2009

343. Écoute ton coeur...

Écoute ton cœur! Enfin, c’est ce que semble invoquer le cliché à l’image de John Turturo sous le nez du flingue à Gabriel Byrne dans Miller’s crossing (Un cadavre sous le chapeau des frères Coen). Ridicule, vous ne trouvez pas ?

Après tout, en période de crise émotionnelle, nous ne pensons pas clairement, toutes nos facultés ne tournent plus rond et nos jugements sont biaisés. Nous perdons si nous jouons, nous faisons des faux pas, nous révélons certains des aspects de nous même que nous aurions mieux fait de garder secrets. Le joueur de poker émotionnel révèle son jeu. L’athlète émotionnel manque ses marques. L’amoureux émotionnel perd de son allant. Indifférents à l’adrénaline ainsi qu'à la cortisone, aux TICs comme aux TOCs sans compter les phobies comme ont si bien tenter de l'expliquer les mecs hier soir en Direct sur France 3, l’esprit reste clair et la main reste ferme. Le matelot stoïque grimpera bosco, le mec cool meublera les rêves de vous-mesdames.

Les émotions sont des moments de faiblesse et un caprice de l’inexpérience. En suivant notre tête, nous sauvons la face et nous réussissons.
Et pourtant, de tous temps, j’ai eu le courage – ou peut-être la faiblesse – d’écouter mon cœur et celui de prendre des risques et j’en ai été récompensé. Oh, je dis pas que j’ai toujours savouré le goût de ces dernières. Je me suis ramassé plus d’une tarte dans la gueule de par le monde et même trois coups de surin dans une rue mal famée de Paname. Je me suis retrouvé mortifié, horrifié, paniqué. Mon état m'a confiné parfois à la panique avec toute sa logique démente qui vous empêche de considérer la situation d'un oeil lucide et vous pousse toujours plus loin dans le registre du mélodrame. Et j’ai suivi mon cœur jusqu’à la brisure totale.
Mais ce n’est que par les risques que j’ai pu expérimenter les joies les plus intenses et voir les plus étonnantes beautés de ce monde. Et les échecs ? Les meilleures leçons que l’existence m’aie données comme mes plus palpitants souvenirs.
Sans prises de risques et sans rêveurs, nous n’aurions pas la beauté qui nous entoure chaque jour. Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives sans quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur. Les artistes calculeraient leurs revenus potentiels et s’évaporeraient. Les sportifs et les acteurs calculeraient leurs chances et se feraient experts comptables. Les musiciens et les chanteurs s’enfermeraient dans leurs greniers.
Sans le courage du hidalgo de Cervantés, celui de ressentir ses émotions et d’agir sans réfléchir, nous n’aurions rien de ce pourquoi nous vivons. Suivre sa tête permet de survivre à la vie, mais écouter son cœur est la seule façon de la savourer. Ce qui fait la qualité de notre haine, c'est la tendresse qui l'alimente.

Non, le cliché était juste depuis le début.
Mais on l’oublie trop tôt.

30 avr. 2009

342. Cochonnerie de fièvre

Un jour, un bambou vint s'installer près d'un pommier sous lequel vivait un cochon noir enfiévré. Le cochon commença à réciter un poème phrygien pour le nouvel arrivant... et le bambou fit de son mieux pour compléter le cadavre exquis mais fut pris à cours d'idée... aussi écrivit-il une autre histoire afin que chacun puisse en profiter. Mais comme souvent en ce monde, la nature reprit le dessus sur la culture et tout à coup, le cochon interrompit le bambou en lui confiant qu'il avait toujours rêvé d'une trique à son image. Pour mieux séduire Miss Piggy, j'imagine. J'ai même entendu dire que les triques sont normalement frites à l'huile végétale... ce qui fait qu'elle s'oxydent avec le temps, et, euh, qu'en fait leur jus n'est pas très très digeste sans édulcorant. Mais bon, pour les cochons de pommier, il parait que ça peut passer.
Ils décidèrent d'aller se faire une partie de billard en s'empiffrant de biscuits roses en compagnie de la grand-mère du cochonou. Ce dernier dit que la huit était brune..., le bambou et le biscuit déclarèrent quant à eux qu'elle était samaritaine. La grand-mère ménopausée qui n'en avait rien à secouer des triques et des bambous continuait à rentrer les impaires. Le cochon fut pris d'une quinte de toux... dommage que le bambou n'était pas une variété de passiflore mentholée...


Parmi tout ce qu'on peut lire sur la grippe porcine sur le web, on retombe irrémédiablement sur les bonnes vieilles théories conspirationnistes. Ce sont les laboratoires pharmaceutiques, c'est pour stopper l'immigration, c'est pour réduire la population mondiale, etc. Hem, toutes sont évidemment plausibles mais toutes restent également à prouver. Il en existe pourtant une contre laquelle je m'élève de toutes les forces qu'a bien voulu me laisser la grippe aviaire: Ce serait un virus mis en place par les juifs qui auraient déjà fait une tentative en 1918 puis en 1976. Alors ça, c'est fort de chocolat antisémite. Laissez-moi vous assurer que si ça venait vraiment de chez ces braves gens, msieurs-dames, y'aurait déjà plus un Goy sur Terre pour le revendiquer. Et toc. Shalom alachem et Mazel tov à tous mes amis qui portent l'étoile.

Par ailleurs, je conseillerais, par mesure de sécurité, aux chefs d'Etats du G20 ainsi qu'à leurs ministres de plus aller se réunir à Charm El Cheick pour peaufiner leurs petites magouilles, les égyptiens viennent de décider de massacrer tous les porcs se trouvant sur leur territoire, indigènes comme en transit.
Ils feront pas de prisonniers.

29 avr. 2009

341.L'homme en transes tranches.

L’homme collectionne constamment des morceaux de la ville comme un général de division tentant de recoller la carte d’un empire ennemi trouvée dans les restes d’un butin, organisant et réorganisant les pièces sur une table immense, cherchant quelque point faible dans la muraille défendant la ville.
L’homme va par les ruelles de la ville, par les boulevards, les librairies et les cafés perdus, ceux où l’on peut ressentir, en milieu de matinée, un soleil lointain et tiède vous réchauffer la peau. Parfois, il ressent la sensation de se trouver au fond d’une piscine, entouré de rêves sans formes et de reflets célestes - dans une dimension inconnue, au temps ralenti et à la lumière oblique – et il fouille la poche droite de son pantalon, à la recherche de la clef du tiroir en bas à droite de son bureau, celui où il conserve les étoiles d’un ciel nocturne, ramenées en fraude au passage des douanes poreuses du monde entier.
Dans une boite de bois ciselée, il conserve les antiques armes de son existence. Les balles d’argent, le marteau et les pieux. Mais la boîte est demeurée scellée et dans l’obscurité depuis des lustres et son image s’est effacée avec les ans. La vieille guerre continue quelque part dans le monde, mais par intermittence pour ce qu’il en sait, les batailles se confondent en son esprit et la peur qui lui irrite la peau sous un ciel en flammes lui parait un sentiment étrange : une nouvelle entendue au détour d’un étal ou peut-être lue sur une affiche collée sur un mur à travers la vitre d’un bus en transit.
En dépit de tout, l’homme traverse la vie en fumant des petits cônes, buvant des boissons réveillant l’esprit et lisant les pages d’une souriante irréalité. Rien de bien profond. Tandis qu’il range ses tasses et ses assiettes dans le lave-vaisselle et qu’il lave à la main le reste des ustensiles sous un filet d’eau chaude et de mousse savonneuse, il fredonne du Led Zeppelin avec son lecteur MP3 sur l’air de « Misty mountain dew », une brise marine assèche la sueur sur ses épaules et pendant quelques secondes, il ressent à nouveau la parfaite exactitude géographique et la vectorialité certaine qu’il croyait perdues.

26 avr. 2009

340.La constriction humaine

Certains d'entre vous semblent aussi heureux de vivre que des berniques à marée haute. Ouais, ben désolé du peu mais il m'est plus facile d'imaginer en vol une escadrille de sumotoris en migration supersonique.
L'estime de vos semblables vous est précieuse - la preuve, je recherche la votre comme un affamé chaque fois que je vous fais un billet doux - mais avouez le, plus de sueur, de sang et de larmes ont été versées pour la conserver qu'on voudrait bien l'admettre.

Mon arrogance invétérée n'est pas que pur sarcasme mais plutôt un effort constant pour pas me noyer dans le doute et la haine de moi et de mes semblables.On fait tout notre possible pour faire croire aux autres qu'on est heureux - sauf peut-être le mec qu'a pondu "Les particules élémentaires", je le concède - Nous avons besoin de masques et d'illusions, peu d'entre nous peuvent se balader à poil sous le regard scrutateur des autres. Et même quand on tombe le masque, allez savoir si sous ce nouveau visage ne se cache pas un autre masque. Le fait de suivre les trucs tendances, d'acheter la dernière trouvaille pour pas passer pour des ringards devant nos semblables qui en font tout autant pour pas rester derrière.

Nous sommes les acteurs de la surenchère chronique qui tue notre planète. Faut-il vraiment une peur égoïste et viscérale de la grippe porcine ou du cancer du colon pour faire de nos corps et de nos vies autre chose qu'une poubelle industrielle?

Ouais, allez-vous me dire, y a rien de nouveau sous le Colisée, hein? Touché, mais je rajouterai aussi qu'y a rien de pire que de sentir qu'on est complètement foutus et de continuer à vivre comme si on le savait pas. L'éternité n'en a rien, strictement rien à secouer des productions du temps. On est beaucoup plus dans le No future aujourd'hui que du temps de Sid Vicious. Tout se casse la gueule d'une même glissade morne et fatidique. Putain, mais qu'est-ce qu'elle branle, l'Armée des 12 singes??


Bon, je vais pas commencer à vous faire du Dostoïevsky. C’est pas le moment de me laisser aller aux remords, à la honte, au doute existentiel. Alors on va dire que peut-être que tout ça n'est qu'un jeu - la griserie de l'irrémédiable, le besoin de se placer dans une situation impossible pour s'obliger à la surmonter. Mais vous devez bien vous douter que la teneur de ces derniers mots n’est là que pour ensommeiller les indormiaques.
Étodifiant, non ?

21 avr. 2009

339. Fight Club

Sans douleur, sans sacrifice, nous ne serions rien. Voici votre douleur – voici votre main en feu. Ne la traitez pas de la manière dont la traitent les morts.
Nos pères étaient notre image de Dieu. S’ils n’étaient pas à la hauteur, quelle image nous ont-ils donné de Dieu ?
Vous devez considérer la possibilité que Dieu ne vous aime pas. Qu’il n’a jamais voulu de vous. Qu’en toute probabilité, il vous déteste. Nous sommes les enfants non desirés de Dieu.
Alors soit! D’abord, vous devez abandonner. D’abord vous devez apprendre – pas la peur -, mais apprendre qu’un jour vous allez mourir.
Ce n’est qu’une fois que l’on a tout perdu qu’on devient libre de tout faire.(Extrait)

Ce film est complètement déjanté – dans le bon sens si vous voulez mon avis – comme les beuglantes des Wampas ou autres Marylin Manson, sa bravade « qu’est ce que j’ai à perdre de toutes façons ? » nous dit assez de sales vérités pour assumer une vision prophétique.
Sa rage sans compromission m’a titillé un neurone en cette période de crise économique – mais de soulagement pour la couche d’ozone, et Fight Club est devenu un de ces films qui parle à – et pour – toute une génération de gens aliénés engluée dans des structures corporatives, cibles de commerciaux, affamée de communauté et d’objectifs transcendants.

Avec son refus - au cul les conséquences - de vivre une vie de merde ordinaire, Fight Club aborde sans peur la folie furieuse. Le narrateur anonyme vole de ville en villes, enquêtant pour le compte d'assureurs de constructeurs de bagnoles sur des accidents mortels impliquant des défauts de construction dans leurs véhicules. Et priant avec ferveur pour que son avion se crashe ou s’empale en vol dans un autre zing afin de le délivrer de sa narcolepsie spirituelle.

Il obtient son crash sous la forme d’un certain Tyler Durden – Brad Pitt - un alter-ego sauvage dont l’abandon téméraire des voies de la civilisation le tire brusquement de sa catalepsie et l’initie au côté sombre de la vie – en l’occurence une société secrète où les mecs se mettent torse-poil et se frappent sur la gueule jusqu’au sang. Prends ton temps, nous dit le film, chope le à la gorge, c’t’enfoiré, et écrase lui sa sale gueule sur le béton jusqu’à ce qu’il demande pitié.

A un certain niveau, Fight Club semble ôter toute verticalité à la philosophie du “Vivre à donf !” qui domine tellement notre culture, même si cette philo est totalement suicidaire mais défendue becs et ongles par nos dirigeants et leurs bailleurs de fonds, forgeant un lien assez trouble entre l’auto-actualisation et le fascisme. « Semble. » Voyez-vous, car c’est pas de la tarte de définir ce que ce film essaie de nous dire – selon les shémas de l’authentique mode post-moderne, chaque fois qu’on pense atterrir quelque part, on se retrouve avec un uppercut dans les gencives qui mine complètement les ébauches de conclusion qu’on pensait avoir devinées à l’aide d’une nouvelle couche ironisante, un autre « mais… ». C’est dense et la mouture de ce film n’a pas dû être facile. Le scénario révèle et ne s’efforce de dévoiler ses plus profondes vérités qu’après mûres réflexions, discussions, argumentations et multiples visionnages. Un film à voir et revoir en DVD et à discuter autour d’un shilom au café Philo pour ceux qui ont pas suivi ce qui vient d’être dit.

Aussi violent que puisse paraître ce film à première vue, Fight Club semble pourtant figurer sur la liste des favoris de nombreux Chrétiens cinéphiles. Je pense que c’est parce que ce film est contre tout ce que Dieu déteste, il est contre la culture même que toute Eglise se devrait de critiquer – relisez Jérémie : « Certaines choses doivent être complètement détruites avant que du neuf ne puisse être reconstruit. » « Et il fut ordonné aux prophètes de détruire. » Les institutions, peut-être. L’amour propre, peut-être aussi. Le besoin de possession, peut-être encore plus. Alors j’ai applaudi ce film pour son message de vérité, de colère et de destruction.

Nous ne sommes pas ce que nous possédons. Nous avons besoin d’autre chose. Nous sommes en colère parce que nous nous sentons ignorés et nous avons raison. Tout un tas de trucs a besoin d’être détruit – y compris moi, ma fierté, l’amour que j’ai de mes possessions – si ça peut aider à ma régénérescence.

C’est le mot, c’est une histoire de régénérescence – une pulsion de mort, aussi douloureuse soit elle, pour apporter une possibilité de renaissance. Et de fait, ce film est saturé de clichés religieux, paroles bibliques, musique sacrée – mais où ai-je la tête ? sauf les Pixies bien sûr au générique, zique que nous tapons, moi et ma fille sur nos grattes respectives quand nous souhaitons taper un bœuf -.

Ne laissez personne vous dire qu’elle sait exactement ce que voulait dire Jésus lorsqu’il disait « Le Royaume de Dieu souffre de violence et les hommes s’en sont emparés », mais je pense qu’il s’agissait d’une bataille désespérée et sans compromis qu’il tentait de livrer pour se débarrasser du Royaume de Ce monde et en établir un nouveau. Et il y a quelque chose de similaire dans Fight Club.

Les évangiles se devaient d’apporter de mauvaises nouvelles avant de tourner casaque – que nous devons dévoiler les noirceurs de ce monde avant d’extrapoler vers ce qui pourrait être juste, avant de trotter allègrement vers l’Eden. Le véritable appel de l’artiste – comme celui du Prophète ou du prêcheur – nous est donné dans le Roi Lear : « Disons ce que nous ressentons, pas ce que nous devrions dire. »

Fight Club reflète ce que nombre d’entre nous pensons ces derniers temps. Même s’il n’est pas si bon que ça pour nous en indiquer la voie – ses propositions semblent hors de portée pour le commun de nous autres, - fabriquer de la nitroglycérine avec de la cellulite de bonnes femmes et j’en passe. Mais un scénario n’a pas besoin que de strictes procédures : Tout prophète n’a pas la solution. Si vous avez une idée, je suis toute ouïe.
Finalement, je dirai que ce film ne nous dit pas vraiment quoi faire avec les mutinationales - saboter leurs communications? avec les politiciens, les pendre haut et court? Tout ce que ça nous dit, c'est de laisser parler notre colère et ça, je suis partant.
Quand vous voulez.

20 avr. 2009

338. De temps en temps.

Un ami doit penser, - me vient le nom de Noun el Primero là- , que je suis un tout petit peu dur avec lui comme avec le temps. Oui, doit-il se dire, l’espace et le temps sont différents, mais la distance et le temps sont également non-existants et relatifs comme l’est le temps.

Après tout, me direz-vous, la distance ne peut être déterminée que par comparaisons. La mesure d’une valeur n’est qu’un pourcentage de cette valeur – comme dans mon métier où l'on utilise un ratio basé sur une minute d’angle à l’équateur. Rien en soi n’a de taille ou de distance. Il manque un ingrédient pour la comparaison.
Et en plus de ça, si on se réfère au vieil Einstein et à sa théorie, la distance rétrécit avec la vitesse, pourtant la vitesse n’est que distance divisée par le temps. Donc la distance n’est que la comparaison d’objects affectés par la distance – encore une comparaison à la Médor qui se mord la queue – et le temps, ce qui représente un rapport de changement de distance une fois de plus. Médor va se niquer et les dents et la queue. Tout ça est tout à fait brumeux, rien que du non-sens et on tourne en rond. Alors je devrais peut-être mettre ce genre d’arythmétique en veilleuse puisque je n’arrive pas à crocher le bon bout. Et j’ai même pas tenté d’essayer de vous causer de mécanique quantique là…

Alors El primero me fait remarquer que ça fait une paye que j’ai pas poster et se demande où que je suis rendu. Beaucoup de temps et de miles parcourus. Mais en fait, le temps existe-t’il vraiment? Okay, du moins pas de la manière que nous le croyons. Le temps n’est qu’une alternative au changement. La Terre change de position par rapport au soleil et nous comparons ces changements par rapport à la position relative de la Terre au Soleil, nous dérivons dans le temps.

La Marie-Jo Perec fait un tour de piste tandis que la Terre effectue 1/525974.4 fois le tour de notre étoile. Nous avons là une comparaison et obtenons ce rapport de 1/525974.4. Ce rapport n’est pas super maniable, donc nous le baptisons une minute. Mais ne vous trompez-pas, les secondes, minutes, heures, jours et le reste de la cavalerie ne sont rien de plus que des proportions de changement. Ces proportions sont difficilement visualisables. Alors, comme pour plein de choses dans l’univers qui sont difficiles à imaginer, nous employons des métaphores.

Les gens ne peuvent conceptualiser Dieu alors ils se fabriquent un mec dans le ciel est le nomment « Lui », ils le dotent d’une main qui fait tout et d’un œil qui voit tout. Mieux qu’un manchot, pas pire qu'un cyclope. Les gens ne peuvent conceptualiser la mort, alors ils parlent d’un voyage et d’un départ. Et les gens ne peuvent conceptualiser les proportions de changement – le temps, alors ils se rabattent sur l’espace. Mais la mort n’est pas un voyage, s’il existe un Dieu, ça m’étonnerait fort qu’il ressemble à un homme, encore moins à un cyclope, qui plus est, manchot! De la même manière, le temps n’est pas l’espace.

Contrairement à ce que voudrait nous le laisser entendre le langage que nous parlons. Nous ne pouvons nous déplacer dans le temps. Nous ne pouvons aller plus vite que le temps ni moins vite que lui. Nous ne pouvons donc pas voyager dans le temps. Nous ne pouvons remplir ou vider le temps – ce n’est donc pas un contenant. Le temps n’a pas de densité.
Bon, d’accord, on fait parfois des métaphores qui portent à croire que temps et espace ne font qu’un, mais ce n’est rien de plus que de la sémantique. Le temps est – par définition – un rapport de changement, ce qui rend le voyage dans le temps une pure et ridicule utopie, n’en déplaise aux fans de la Delorean de Retour vers le Futur.

Mais en dehors des montagnes de Science-Fiction issues de cette métaphore espace-temps, je me demande bien ce qui quoi d’autre en est sorti. Des physiciens de la théorie nous parlent d’un continuum espace-temps et d’une théorie des cordes qui les relieraient. On parle de génies là, tenez-vous bien, et je suis pas assez balèze pour comprendre ne serait-ce qu’une pico-partie de leurs travaux, mais je me demande s’ils prennent régulièrement en compte que le Temps n’est qu’une proportion de changement. Je me demande s’ils sont conscients de la puissance qu’a sur nous le langage.
Tu as maintenant un indice, à ta question pleine d'inquiétude, Primero du Nom, je théorise depuis Noël sur les cordes de ma Fender, des airs à deux temps, des valses à quatre temps. Mais comme pour bien d’autres choses qui n’existent pas vraiment – Dieu, culture, nation, nous ne pouvons nous évader du concept spatial du temps. Tout le monde croit que c’est vrai, alors, pour rendre les choses plus pratiques, nous prétendons que l’Empereur manchot porte un smoking. Alors mes amis, je pense que vous feriez mieux de continuer à profiter de la S.F de ce Blog et à vous laisser bercer.

Par le temps, je veux dire.

31 déc. 2008

337. Que la lumière soit avec vous !

Tonnerre de Dieu, vous êtes vernis de chez le vernisseur: God must have shone a light on you ! Mais je vais vous rendre tout ça plus clair : Et d’un, le Dieu de ma Louve m’a autorisé à me payer le DVD à mon retour de mer : Shine a Light, il s'appelle. Caméra tournante sur les Stones, titre tiré d’ Exile on Main Street (1972).
Rajeunissement total: Je me revois, non, je me ressens ado, frange rasant les sourcils, en gros ou quasi modo, je me revois à l’age de pierre. Ma grande sœur tripait sur le torse à Daltrey, moi sur les
rides riffs à Keith Richard.
Sauf qu’au lieu d’une Strat’, j’avais qu’un pipo mais on y reviendra…
Ce film est d’enfer,
les minettes devant la scène arrêtent pas de se tortiller le fondement, en osmose avec Mickie et ses 64 balais.
C’est filmé sous tous les angles imaginables. Caméras toujours en mouvement, vitesse adaptée au tempo du moment. Les ombres sur la gueule à Jagger, les rides cernant les yeux de Keith, les gros plans sur les frettes des Strat’ ou des Gibson et les doigts magiques qui glissent dessus, tout ça férocement découpé pour vous en mettre plein la vue.
Et les oreilles aussi, faut pas oublier le but du truc, car ce génie de Scorcese s’est arrangé pour mettre en exerbe le son de l’instrument ou du vocaliste mis en mire par ses lentilles. Epoustouflant. Surtout quand on voit le nombre de participants sur les planches.C’est sûr que mater le DVD n’équivaudra jamais à un concert de Manu Chao à la maison du peuple de la ville citée plus bas, mais le son est si bon - je vous conseille le casque - .
En plus, vous noterez tous ces petits trucs qui vous passent par-dessus la tête au Zénith ou au Palais des Sports de Clermont-Ferrand, les mouvements, les expressions, les petits signaux discrets entre musicos quand ils souhaitent redoubler un riff: vous êtes sur scène!

A un moment, j’ai sauté en l’air et me suis retrouvé tout con tout seul en équilibre instable dans mon salon sans personne pour m’imiter. "Hey Did’, qu’est ce tu fous au Labrador?" , "Et toi, ma Louve, pourquoi tu pionces ???"
(….parait qu'à
la Poste, c’est plus le Petit Travail Tranquile, mais bref).
Bon, c’est vrai que Marylou préfère les chants grégoriens et les bourdonnements thibétains, mais quand même !!!
Anna, la petite, avec sa BC Rich et sa mini Strat’ se cramponne à feu Kurt Cobain et son Nirvana. (d’ailleurs elle cherche un chanteur, un batteur et un bassiste si vous en connaissez dans le coin...) Quant à Mr K, il ne frissonne que sur le Rap et le R’n’B. Quand il est pas entrain de se trémousser sous un panneau de basket. Mais, et c’est là que vient le truc qui succède au « et d’un » de la première ligne, ils se sont tous - dans leur immense amour pour ma pomme et le Rock'n'Roll - cotisés pour me payer une Strat’ et son Marshall à lampe ! D’occase
la Strat’, entendons nous bien, mais un son tel que je me prends aujourd’hui pour Keith. Depuis noël, vous n’entendrez plus chez moi que des repettes de Brown Sugar ou de Wild Horses. (Pas que je me dope mais j’ai toujours aimé le rodéo). D’où mon métier qui secoue bien le cul.
Sinon, ben rien sinon hier soir, la redif’ du Zapping 2008, quatre heures pour nous enseigner que ce monde n’est plus qu’une jungle peuplée de tigres et de moutons de Panurge, que cette planète n’en a plus pour longtemps, que je fais, tout comme vous, moi-même partie de ces moutons de merde consommateurs de fientes. Mais une bonne nouvelle toutefois pour teminer l'année, Mr K m’a dit qu’il fera jamais d'agneaux à une brebi, même la plus aguichante, sachant ce qui les attend
sur cette Planète.
Sage décision...
Bonne année, et surtout,...bon bourrée!

18 déc. 2008

336. Tout au bout du sillon

Tout au bout du sillon

Tant de peine endurée à te croire si fort
Et d'énergies brûlées que ton ombre délaisse,
Images estompées au détour d'un vieux môle,
Jeunesse évaporée aux chaleurs des envies…

Lîle était abordable,
Ses rêves infinis
Lorsque tu concevais ce que d'autres trop mous
Pour l’accomplir disaient inconcevable.
Rien qu'un dernier shantee, garçon de l’air,
Sur violes du souvenir !
Oui, toi! L'enfant terrible,
Large, ouvert aux grands vents enragés,
À toutes ces furies qu'on ne saurait combattre
Sans l’aide de la vie…

Fuis-tu donc son sillage ?
Fais tu cap sur le port ?
Sens-tu l’heure venue
De sombrer corps et bien
Aux confins de l’oubli
Comme bête de somme
L’odeur de sa litière
Sous l'aile d'un grand froid
En abordant le bout
De son dernier sillon ?

17 nov. 2008

335. Pensées trop piquantes...

J’ai jamais pu m’habituer à comprendre les couples qui se complaisent à vie dans une relation sans amour, co-habitant longtemps après que les mélanges de fluides se soient taris, mais c’était avant d’avoir rencontré ma louve et appris la triste vérité.
Le fait que les gens restent ensemble des lustres après que l’amour se soit évaporé par le conduit de cheminée réside dans le fait que c’est la solution la plus facile. Sûr, l’un ou l’une des deux pourrait mettre les voiles – comme je le fais trois fois par an sur mon rafiot -, mais ça impliquerait le désembobinage des assurances vie, le démêlage des prêts bonifiés, la construction minutieuse d’un nouveau nid et de rudes batailles sur les droits de garde de Dina qui est le nom de baptême de notre chatte siamoise éborgnée.
Il est beaucoup plus simple de cohabiter par défaut jusqu’à ce qu’enfin, les différences irréparables – c'est-à-dire les penchants de votre mari à porter des couches-culotte ou à organiser des soirées sado-maso dans mon garage – ne finissent par vriller le parachute. Vivre ensemble sans amour peut ne pas sembler l’idéal, mais l’autre alternative – la séparation – est un cauchemar logistique.
Je crains le jour où ma louve m’éjectera de la maison pour de bon, me laissant grelotter sans même une pampers pour me réchauffer les c… sur le pas de porte de notre maison. Je peux très bien n’avoir aucun emprunt à rembourser, ni aucune collection de CD digne de ce nom à vénérer mais j’ai une super télé plasma satellite avec graveur à emballer et je me suis il y a longtemps juré sur la tête de l’autre là-haut que jamais plus je ne m’amuserais à en retripatouiller le câblage pour le restant de ce qui me reste à vivre. Dieu merci, ma relation n’a pas encore atteint le point de non-retour. Je n’en suis même pas encore rendu à l’étape sans amour, encore moins au stade irréparable cité plus haut.
Aussi, bien que je ne puisse me targuer de porter des couches-culotte comme votre taré de mari là-haut, ni de me déguiser en maître dominant ou en esclave soumis devant le pare-choc de votre 4/4, je peux tout de même comprendre par où il passe. Après tout, vous devez pas être de la tarte non plus ; si vous ne vous étiez pas transformée en une telle chienne frigide, il n’aurait sûrement pas été conduit à rechercher l’illumination de façon si insalubre.
Jusqu’à ce que ses changements d’humeur à vous ou que ses changements de personnalité à lui ne fassent déborder le vase, une paix instable a perduré. Sûr, il peut très bien avoir haï votre vieille peau de vache, mais pour les quelques minutes quotidiennes qu’il vous côtoyait, il était plus simple de maintenir le statu quo. Quelques instants de bavardage anodin au petit dej’ et pendant les repas qui suivent sont un petit prix à payer pour éviter un coûteux divorce.

En fait, je vois à peu près aussi souvent ma louve que je vois le docteur. (Bien que je sois sûr qu’elle voit ce dernier beaucoup plus souvent que moi. En fait, des fois, je crois qu’elle ne voit que par lui.) Je ne m’intéresse pas particulièrement ni méchamment à ce Don Juan – pas parce qu’il ausculte un peu trop souvent à mon goût les parties intimes nobles de ma louve mais parce que c’est un putain de docteur tout de même et qu’aussi longtemps qu’il continuera à traîter mon palud quand je rentre de mer, je devrai supporter ce charmeur mondain.
Pareil pour Marylou, parfois elle bugge complet, mais la friction reste au minimum supportable parce qu’on ne se voit pas souvent. Et on se démerde quand même pour grappiller du bon temps par ci par là sous la couette ; généralement même, nous sommes plus enclins à nous générer des caresses intimes er réciproques du genre le plus insoutenable. Si si les filles, vous pouvez venir vérifier. Quand vous voulez.
Notre relation n’est pas une relation sans amour – du moins je ne le pense pas – mais nous nous voyons si peu que c’est dur à dire. (par exemple, je tape ce blog, l’horloge sur mon PC me dit qu’il est 23:37, ça roule comme c'est pas permis entre Malacca et l'île Maurice, je suis debout depuis plus de 17 heures et je n’ai pas encore posé mes yeux sur sa croupe qui se trouve à plus de 6000 nautiques dans le nord-ouest de là où je me trouve. Avec 6 heures de décalage à rebours. Le temps qu’elle se réveille, j’aurai encore rajouté quelques encablures entre elle et mon rafiot. Le temps que je rejoigne l'atlantique et ma destination finale, elle sera à tous les coups partie a-guicher le chaland du côté de son bureau de poste.
Bien que le fait de vivre des vies séparées sous un même toit ne soit pas l’idéal en soi, on peut quand même apprécier les moments grappillés sous la couette pendant les escales. Tard la nuit, quand l’étable est endormie, que la poste a fermé ses portes et que les Desperate Housewives ont cessé de vous exaspérer, nous nous trouvons en mesure de nous pelotonner l’un contre l’autre dans notre couche, et, après l’amour, de nous enlacer les doigts et de discuter de nos petits secrets. Et c’est dans de tels moments que je me souviens combien précisément j’aime ma louve : à cause de sa blonditude.
Hem, Marylou n’est pas blonde comme vous le sauriez si vous veniez traîner dans le coin un peu plus souvent. Mais ça ne veut pas dire qu’elle n’agit pas comme si elle en était une de temps en autres. Et moi, je suis vraiment un sacré veinard parce que j’ai le meilleur de ces deux univers opposés en ce bas monde – une jolie brune bandante avec tous les vertiges d’une blonde, mais sans les racines visibles ni l’armoire de toilette remplie d’eau oxygénée. ( Le péroxyde ne me dérangerait pas si ce n’était pour le fait qu’étant taggé électroniquement, je suis un peu anxieux de ne pas laisser la porte ouverte aux sarkoflics et autres fouille-merdes, du moins en amassant chez moi des produits pouvant servir à commettre des actes terroristes du côté de Neuilly sur Seine. Comme toutes les véritables – et les fausses – blondes, Marylou a parfois tendance à balancer un tas d’inanités. (Exemple : Un coup, elle m’informa que nos toilettes débordaient. "Je viens juste de poser mes divins petons dans une mare merdique s’étalant sur le carrelage en faisant pipi. " " Putain, lui répondis-je, c’est la chasse d’eau qu’à dû être choquée " . Son crime le plus impardonnable, toutefois, est celui de ne jamais rien comprendre à mon humour. Demandez à n’importe quelle femme ce qu’elle préfère chez les hommes et une écrasante majorité de ces gazelles vous répondra que c’est leur capacité à les faire rire. Et bien devinez quoi ! Marylou est tombée sur le mec le plus marrant de toute la marine marchande et qu’est-ce que j’obtiens en retour : des soucis plein la cale sourcils froncés et un regard dubitatif. Même pas un sourire en coin ou un pétillement des lucarnes pour reconnaître mes talents de comédien. Autant j’aimerais croire que c’est parce que mon humour est d’une subtilité à faire pâlir lady Chaterley, le fait est que mes blagues sont puériles et au raz des pâquerettes. Mais même les petits rigolos minables méritent un peu de soutien, non ?
Ma femme ne rit pratiquement de rien, ma fille pratiquement de tout mais c'est parce qu’elle est trop jeune pour tout comprendre, mais vous, mes chers lecteurs – j’adore vous faire marrer parce que je sais que vous ne riez qu’avec le plus grand discernement, des rires à la mesure de l’humour qui les engendre. Marylou, donnons lui un peu de crédit, a parfois l’esprit caustique, même si je dois souvent repasser derrière pour les retouches finales « Quand je t’ai rencontré, je pensais que tu aurais un tout petit zizi qui frôlerait même pas les parois de mes muqueuses, » me confessa-t’elle après quelques années de notre relation. " Dieu merci, je m’étais trompée ! " " Ouais je sais – notez ça dans vos calepins les filles – il se trouve que je possède un énorme pénis, " lui répondis-je modestement " et pourtant je suis toujours pas arriver à t'en raser les bords…"

3 oct. 2008

334. Tiens! v'là le plombier...

Dans l’échelle des choses chiantes et abrutissantes – à l’exception des séances chez mon enfoiré de dentiste nazi je veux dire – viennent en premier lieu tout ce qui peut être mis en relation avec la maintenance de la casbah. Travaux, pannes, tuyauterie, peinture, ménage, rangement, électroménager, connexions internet qui se barrent en couilles toutes les six semaines, carrelages qui se fissurent, planchers qui se déforment, radiateurs qui gèlent en hiver, fours qui s’encrassent, cheminées qui s’ensuifent, éviers bouchés, volets qui se déboîtent, portes qui grincent: une corne d’abondance de vicissitudes à vous donner l’envie de retourner vivre dans les cavernes comme la famille Pierrafeu de chez Flintstone.

Quand quelque chose va mal à la maison – sauf si vous êtes de ceux qui se régalent à arpenter pendant trois plombes les allées et venues du roi Merlin – le premier réflexe sera toujours d’occulter le problème. Comme les autruches, on déploie une stratégie auto-suggestive qui demeurera effective jusqu’au jour où votre merveilleux patron que vous aurez invité à dîner vous fera savoir qu’il vient de ruiner ses pompes en croco ainsi que les bas de son pantalon en faisant un tour dans vos toilettes. Et qu’en plus de d’ça, étant allergique à l’eau merdeuse imbibée de m...., il ajoutera qu’il apprécierait l’appel urgent d’une ambulance pour aller se faire traiter ses lésions en un lieu plus romantique hygiénique.

Voici arrivé le moment tant redouté par toute personne saine d’esprit : celui d’appeler votre assureur. Les assurances sont peut-être une des plus grandes inventions du 20ème siècle (même si certaines formes d’assurance existaient en Sicile depuis l'empire romain). Un paiement mensuel contre la possibilité apocalyptique qu’un ouragan, une horde de sangliers incontrôlable, une tornade de grêle, ou une bande d’apaches déboulant des steppes de l’Oural ne s’en vienne détruire toutes vos possessions.

Une invention purement calviniste, un délice prémonitoire parfaitement adapté aux plans millénaristes. Le fait est qu’il faille appeler un numéro de plateforme et se retrouver confronté à une machine froide comme un lac alpin qui vous propose plusieurs options. Toutes catastrophiques. Dans mon cas, j’appuyais sur le 2 et, après une musique digne de Jarre, je me vis balourder vers une autre machine. Mais plus aimable que la première. Ce coup ci, ce fut le 3 qui me correspondit. Après quelques secondes interminables, un homme à la voix terne me prêta toute son attention.

Lorsqu’on appelle un de ces trucs, on a toujours tendance à penser que cette attention est parfaitement personnalisée, comme si votre appel était attendu depuis des lustres dans un cubicule de deux mètres carrés. Votre problème est toujours plus important que celui des autres et de ce fait devra être réglé en priorité absolue sur le reste des mecs autour.

Après avoir relaté mon problème, le quidam ne parait pas se troubler le moins du monde, ce qui pourrait constituer un motif offensant pour le gentil assuré que je suis, la route directe vers les raisins de ma colère. Il promet que demain, dès la première heure, un spécialiste sera chez moi pour voir ce qui se passe. La matinée se transforme en après midi et, logiquement, en début de soirée. Mais finalement, il arrive. Juste pour l’apéro. À ce moment là, une vague de chaleur maternelle me parcourt l’échine : Enfin quelqu’un qui va me dire ce qui se passe avec mes chiottes, mais il y a encore un écueil. La terminologie des équipements du foyer est cryptée pour l’assuré. Le mec se coltine une caisse à outils assez rudimentaire chargée d’un bric à brac empilé en un désordre incompréhensible pour le profane mais logique pour ce professionnel. Après plus de deux heures à genoux devant l’avarie, il sort des chiottes et me dit « Faut que je descende à mon bahut, j’ai besoin d’un autre outil »
Un autre outil ? Putain, il en a d’autres ??? Bon, le mieux, c’est de pas rechigner, parce qu’après deux heures d’attente en vain, on commence à ressentir le syndrome de stockholm : On en arrive à tomber follement amoureux de son plombier, car quoi enfin, entre ses mains réside la fin de votre problème. Après trois tentatives, il arrive à colmater la fuite, non sans avoir préalablement sollicité de ma part un peu de mie de pain afin de boucher un tuyau. De la mie de pain de mie ? Ingénierie de pointe ça fait pas de doute, mais j’ai pas osé lui demander son secret professionnel. Ceci dit, j’ai quand même prévu une bassine au cas où que la mie de pain tiendrait pas le prochaîn Tsunami après mon couscous de demain ou mon couscous d'après demain. Puis, l’envie d’une bonne douche réparatrice me traversa. Je la pris sans même arriver à m' mouiller les pieds.
Sacré plombier...

20 sept. 2008

333.Sexe fondamental

Le sexe, comme nombre d'entre vous le savent bien, est fondamental dans la vie des êtres humains, qu'il soit glorifié en solitaire, en couple, en orgie et quel que soit l'age que vous ayez. Il faut le vivre, le sentir et en jouir un maximum... même si cela implique que ce soit avec la personne avec laquelle vous dormez tous les jours. Les meilleurs rapports en couple sont ceux qui se font en pensant à une personne autre que celle qui est entrain de jouir entre vos bras - ou entre vos cuisses, les filles.

Le fait de penser à une autre personne durant l'intercourse est - contrairement à ce que pourrait vous avoir laissé entendre le curé de ma paroisse - énormément bénéfique pour toutes les personnes impliquées dans l'intercourse entamé en haut de cette phrase.
Si votre partenaire - humain(e), animal(e) ou simple objet - se met à penser à une autre personne, animal ou objet pendant qu'il ou qu'elle fait l'amour avec vous, son excitation et sa jouissance en seront grandement augmentées. Vous imaginerez à tous les coups que les cris de plaisir de votre partenaire sont les mêmes que ceux que lancerait la personne, animal ou objet que vous êtes mentalement entrain de tirer, c'est pas peu dire. Donc par conséquent, votre propre excitation et jouissance s'en trouveront également hautement boostées. Et versi-versa.

Afin d'atteindre les sommets du plaisir à l'horizontale - Rollfucking high point en Anglais, Höchstevergnügungfickenpunkt en Teuton ou 全盛売春婦御存知性的な喜び en Nippon de velours - , il est instamment conseillé de s'exprimer durant l'acte, mais sans jamais mentionner aucun nom à quelque moment que ce soit qui ne soit celui ou ceux de la ou des personnes physiquement impliquées dans l'acte avec vous. Le fait de mentionner le nom de la ou les personnes, animaux ou objets avec le ou lesquels vous êtes mentalement connectés, même s'il s'agit d'un fait connu de chaque partie, conduirait irrémédiablement à un coïtus interruptus dans la plupart des cas.

Sans vouloir écarter radicalement aucun thème - chacun s'excite comme il le veut - parler pendant le coït ne signifie pas qu'il faille entamer une conversation sur les coûts élevés du sans plomb 95, le financement du RSA ou la sauvegarde mondiale des baleines à bosses. Les thèmes politiques toutefois, peuvent parfois être source d'excitantes excitations. Notre ministre de la justice dans les septs juridictions du Lotus pourrait par exemple s'avérer extrèmement émouvante.

Aussi, pour les novices récemment initiés, pour ceux manquant de pratique, pour les retardataires en général, les maladroits, les éjaculateurs précoces, les sexagénaires éjaculants, les frigides, les congelés, les timides et les ambigüs, pour les conservateurs et les fonctionnaires, les 'pratiquants' cléricaux et bien entendu, pour tous les bloggonautes en général, j'ai tenu à partager ici quelques suggestions orientatives sexuelles. Celles-ci sont exclusivement basées sur des expériences transgéniques, qui, en plus d'être véritables, sont aussi infaillibles.

1. La masturbation, sous toutes ses variantes, est la plus grande source de plaisir que je connaisse. Pratiquez la tous les jours et chaque fois que vous en ressentirez l'envie. A la différence de l'amour en couple, l'excitation sexuelle liée à la masturbation est d'ordre purement mental et de ce fait est complètement libérée des limitations imaginatives qu'impose la visualisation routinière du ou de la partenaire habituel(le) ou de la léthargie apathique de ses attributs. Pour les mecs, faites toutefois gaffe de ne jamais dépasser les limites de décharge maximales, çe qui pourrait engendrer un collapsus phallovasculo-cardiaque par exténuation disséminatoire ou noyade dans votre propre foutre.

2. Le sexe buccal dans ses deux versions les plus populaires, cunnilingus et fellation - brouter le gazon et tailler la pipe pour les plus académiques d'entre vous - se devrait être une pratique inexcusable ( à l'exception du cunnilingus en cas d'incontinance menstruelle et de l'auto-fellation à cause des risques potentiels de dislocations rachidiennes encourus) dans toutes relations de couple ou orgiaques. Aussi bien en tant que préambule aux enculades et autres pénétrations sanglantes qu'en guise de conclusion orgasmique à tous vos fantasmes.

3. Evitez les mots tendres durant une partie de jambes en l'air. Les rimes de mauvais goût du genre 'Offre moi, cher amour, ta fleur la plus précieuse!', 'Fais moi tienne, Ô mon roi!', 'Je voudrais me sentir tout au fond de toi!' ou 'Fais le moi comme toi seul sais me le faire!' et tutti quanti..., conduisent inévitablement à la mélancolie et à l'orgasme 'light'. Indépendemment du niveau culturel, de la position sociale, de la race ou nationalité, de la religion ou de la parenté des protagonistes, pour une plus grande excitation et un meilleur rendu, je vous conseille plutôt les phrases du type - 'Bouffe moi le Reich, Adolphe!'.

4. Si vous êtes utilisateur d'un quelconque élément orthopédique (oeil de verre, jambe de bois, faux seins, anus artificiel), otez les avant de commencer. Il est vraiment très désagréable de contempler l'objet de vos désirs et autres érections se déprécier ainsi d'une grande partie de son pouvoir attractif en mutilant par la même occase vos envies de cavalcade. Il vaut mieux vous monter tels que vous êtes dès le début des présentations. Et pour terminer: Ne vous nettoyez jamais les restes du naufrage sur les rideaux, on sait jamais qui c'est qui habite en face surtout si ça se passe pas chez vous.

9 sept. 2008

332. Art subjectif

Ce que je ressens, lorsque je visite un musée ou une galerie d'art, pourrait être assimiler à une sensation d'inspiration jumelée à un sentiment de jalousie. Je m'émerveille à la créativité et à l'ingéniosité de certaines des pièces exposées, tellement que cet émerveillement soulève parfois en moi le désir de créer moi aussi mon oeuvre perso. Mais ça me fait aussi prendre conscience que quoi que je fasse, mon oeuvre ne sera jamais qu'une pâle tentative comparée aux travaux des plus grands maîtres. J'essaie pourtant quand même, tentant de mixer mes optimisme et pessimisme en une même soupe.
J'ai visité pas mal d'expos dans ma vie, en passant de Miro à Dali, de Max Ernst à je sais plus qui. Sans compter un certain nombre de visites virtuelles de musées via internet. Vous savez, le genre d'expos où il n'est pas rare d'entendre chuchotter "C'est de l'Art, ça? Mon petit marmot pourrait en faire autant!". Et pour être tout à fait honnête, où je pourrais ajouter que "Moi aussi".

Mais évidemment c'est faux.
Par exemple, je suis allé visiter virtuellemnt le musée de Seattle car je me suis souvenu en avoir physiquement visité une partie il y a de nombreuses années du temps où je baroudais plus la terre ferme et le grand ouest que les océans. Et lors de ce surf empli de nostalgie, je suis tombé sur ce montage ou plutôt sur cette installation - (cliquez pour voir l'oeuvre et la vidéo) - signée Eli Hansen et Oscar Tuazon et baptisée Kodiak. Comme cette île de l'alaska, ses indiens et autres ours du même nom. Tous deux - les artistes je veux dire - inconnus de ma carte mémoire mais apparemment de renom pour se retrouver ainsi exposés dans un musée d'une telle réputation. Dans une salle à la blancheur éclatante, un tronc d'arbre recouvert d'une grande partie de son épiderme est suspendu à mi-hauteur en travers de la pièce, comme une poutre dans l'oeil de votre voisin. Pas trop haute si bien qu'il faille sûrement se baisser un tout petit peu pour passer dessous. Il y a un semblant de cage d'escalier inachevée et quelques autres petits objets comme une lucarne et une lampe tempête. Un ensemble de fragments architecturaux évoquant une cabane au fonds des bois ou un truc dans ces neiges là. Le carton explicatif vous balance tout un tas de baratin sur la manière dont l'ensemble de ces quelques pièces dans la salle vous transporte dans les bois alaskaïens tout en restant simultanément au coeur de la ville chère à Boeing, aux B52s et à Kurt Cobain.
Alors je me suis dit que j'avais moi aussi ma propre idée pour une future hypothétique exhibiton. Ce serait dans une salle sensiblement moins grande, peut-être de la taille de la pièce où ma louve fait son repassage, peinte en blanc également et très brillament éclairée. Il n'y aurait absolument rien dans la pièce à l'exception d'un petit carton blanc sur le mur du fond avec le titre de mon oeuvre. Les effluves d'un pet à l'étouffée après ingestion d'un repas de couscous protobionique seraient de temps à autres vaporisées à l'intérieur de l'écrin de mon oeuvre grace à un système turbo-soufflant furtif de dernière génération. Le titre de mon chef d'oeuvre serait "Silencieux ... mais mortel!
L'idée m'est venue lorsque j'en ai accidentellement lâché une dans la salle d'attente de mon dentiste la semaine dernière. J'avais bouffé un cassoulet - oui, vous pouvez porter plainte! - C'est une bonne chose que j'étais le seul à patienter pour ma séance de torture ce fameux jour. Je me suis alors dit en moi-même que qu'est ce qui pourrait être plus proche de la réalité que l'odeur d'un pet amère? Imaginez les gens visitant mon expo, reniflant ce pet, maugréant sur l'enfoiré qui a eu le courage, que dis-je, la témérité, de lourder si vilement dans ce lieu dédié à l'art et la méditation, puis s'approchant de mon petit carton pour en découvrir le titre.
Effet immédiat. Profond et viscéral. L'art n'est plus dans la salle mais sur le carton.Voyage spatio-temporel garanti. Vous vous retrouveriez immédiatement transportés dans la salle d'attente de mon dentiste nazi pas plus tard que la semaine dernière!
Je pourrais même faire des variations, comme par exemple "Pêcheur d'Islande" : Des effluves de poisson rance, de sueur et de sperme insufflées par intermittence...

8 sept. 2008

331. Rob Roy

Finalement ce matin, je me suis réveillé avec une idée. L'idée en tête. - Ce que je veux dire, c'est qu'elle était là, le lendemain du film - c'est à dire ce matin - nette et précise. Je me suis réveillé avec cette dernière, comme certains jours certains d'entre vous les mecs, tombent dessus en se réveillant: Palpitante, frétillante, assoiffée de sang, droite comme un I. (Comme Cristalle quand elle croise un mec comme moi...)
Rob Roy - sur NT1 -, son honneur, sa lourde épée toute droite face à Cunningham, le dépravé et son escrime frétillante. L'instinct face au calcul. L'honneur face à la loi.
Escrime, truc français, médailles, art hexagonal. Made in France - Vendu jusqu'à Pékin. Avec sa langue, avec ses termes. Ses quintes et puis ses sixtes. Ce sport dépravé fait pour tuer en dansant. Peut-être pas la tarentelle mais bien la tarentule.
Je vous fait ma plus basse révérence, môssieur. Et puis je vous pique!
Tout ce que vous avez. Je vous pique votre vie. Au propre comme au figuré. De dextre si ça vous chante. Allez hop, aboulez l'pognon.
Le Droit est avec moi!
Nouveaux bretteurs du néo-libéralisme, avocats, élus et autres membres de nos gouvernements sont les plus ambidextres qui soient pour jouer au travers des lois et règles dictées et votées par eux.
Régir un pays ou une grosse société implique des situations parfaitement ambigües, alors qu'à l'image de Kandinsky ou de Miro, - et ouais, j'suis retourné voir la Catalogne y a pas longtemps - je suis, et la plupart d'entre nous sommes, des inconditionnels des couleurs primaires et de l'approche directe. Je vous dis pas les ruses qu'il faut déployer pour monter sur le podium où sont arrivés les gens de là-haut...
Comme pour les cosmonautes, il faut savoir, si l'on bâtit de tels espoirs, calculer précisément le moindre faux pas, garder en tête que la moindre bévue peut vous envoyer bouler au fin-fond de la mouise stratosphérique d'où t'as peu de chance de revenir.
C'est pernicieux, l'escrime. C'est beau Rob Roy.

6 sept. 2008

330.Patriotisme: Piège à cons

En quoi consiste le pouvoir d'un état dont les citoyens en deviennent les esclaves? La liberté consiste à la fois en un état externe et interne; au sens le plus primaire, on peut montrer du doigt l'absence de chaînes ou la prédominance du choix en tant qu'indicateurs de liberté.
Les dimensions subtiles de la liberté incluent les libertés mentales comme spirituelles des citoyens - voici où l'on pourrait parler d'esclavage idéologique: Dans notre monde de promotion entrepreneuriale agressive, de campagnes électorales dirigées par des médias vendus et une malhonnêteté publique généralement acceptée, la télévision s'est muée en une prothèse de vérité.
En tant que telle, je prends la télé populaire très au sérieux. Certaines télés et hommes politiques peuvent bien clâmer haut et fort que jamais elles ou ils n'accepteront de reconnaître le nom de "Combattants de la Liberté" à des terroristes ayant tué femmes ou enfants, elles clâment pourtant à peu prés ça: "Nous croyons que notre pays, et plus particulièrement notre armée, accomplissent une noble tâche. Nos soldats et nos paras sont des héros."
L'armée française, et ses paras ou légionnaires, nombreux sont ceux qui voudraient nous le faire croire, se battent pour la cause de la liberté. On voudrait nous faire croire qu'ils sont les authentiques combattants de la liberté. On peut affirmer que dans toutes les guerres menées depuis 1945 par des armées occidentales, 80% des victimes 'ennemies' étaient civiles, parmi lesquelles environ 20% de femmes et d'enfants. La plupart victime de raids aériens ou d'exposition à des engins explosifs non explosés.

Un chef d'Etat-Major ou un chef d'Etat tout court désigne une cible, des femmes et des enfants meurent. Plus loin que la simple absolution du mal par l'Etat, les militaires sont élevés, et même promus, par nos dirigeants au rang de "Nobles". On leur refourgue même des Légions d'Honneur à titre posthume s'ils se font descendre dans le processus.
Ouais ben sans doute que leurs intentions étaient nobles. Ils se sont sacrifiés, ont tout donné à l'Etat en signant leur engagement. Mais de la même manière que parait-il Mitterand n'avait pas le monopole du coeur, l'Etat n'a pas le monopole de la moralité et encore moins celui du bien. Toute action par une personne ou un état résultant en la mort d'innocents doit, en bonne conscience, être sanctionnée.
C'est un principe naturel, universel. Ce n'est pas un article de loi sujet à exception; c'est un idéal. Pour ceux qui l'approuvent, il ne peut être ignoré par les décrets arbitraires des pouvoirs institutionnels. L'état transforme l'homme ordinaire, fréquemment celui issu des minorités ou des classes pauvres, en des Caïns en uniformes. Des tueurs à sa solde. Il transforme les outils de la science et de la haute technologie en armes de destruction massive. Il répand le sang d'innocents, de femmes et d'enfants à une échelle inconcevable. Les états considèrent héroïques les meurtres en masse, l'amour de la paix en tant que suspect, l'exercice des véritables droits démocratiques antipatriotiques - ils ont étendu une tyrannie sur l'esprit de millions de gens.
Le fait que ces actes soient commis par des gens portant l'uniforme n'est pas suffisant pour une absolution morale; c'est au contraire une offense à la décence, à la démocratie et au bon sens. De la même manière, nos responsabilités ne se limitent pas à tirer dans un sens ou dans l'autre sur une espèce de levier électoral à la fin de chaque quinquennat. Les citoyens d'une société libre doivent exercer leur conscience aussi bien dans leurs vie privées que dans leurs vies publiques. Participer à leur société et à la civilisation dans son ensemble. Réformer ses instincts agressifs. Veiller sur elle comme sur un pitbull enragé et maltraîté.

Notre génération a été trop rapide. Entraînés à espérer la satisfaction instantanée par les distortions des publicistes et autres bêtes de scène du PAF, nous avons perdu de vue notre volonté de labeur.
Trop nombreux sont ceux d'entre nous qui s'engouffrent dans la violence et on se bouscule au portillon des bureaux de recrutement militaires. Par peur et par haine, on se rue pour euthanasier la république, on sprinte vers un futur sombre peuplé d'une foule de somnambules malfaisants.
C'est le destin de nos jeunes d'hériter d'un monstre aux mains de nos états. Je dirais ça aux jeunes de notre pays: vous êtes à l'essai! Quand vous aviez soif de jardins, de musique et de théatres, vous avez cassé et vandalisé. Lorsque l'autorité en place a détruit l'amour et la liberté, vous avez présumé que la société était votre ennemie. Tandis que vous vous enragez, l'histoire vous regarde. Les enfants de vos enfants étudieront de près nos échecs et la distortion de nos espoirs et de nos rêves en une terreur qui a consumé le monde de colère, d'apathie et d'avarice.
Au lieu de jouer le jeu des chaînes de plastique et de papier des faiseurs de profits qui ne font que nous bouffer sur le dos tels des sangsues, appliquons-nous plutôt à construire le monde de nos rêves. On ne peut faire moins pour défier une culture matérielle et brutale que de cultiver une véritable communauté.
Que les générations qui nous suivent soient amies de l'humanité avant que l'avenir ne s'assombrisse et ne se refroidisse un peu plus, sinon tous les moments de leurs vies ne seront qu'une suite d'encarts publicitaires et leurs impulsions nobles seront faussées et rendues bestiales par les vices des états vendus et de leurs télés.

Etat Nation = Euthanasie

5 sept. 2008

329. Pourquoi toutes ces larmes?

Les nénettes pleurent parce que...

1. Elles sont tristes...
2. Elles ont peur...
3. Elles sont nerveuses...
4. Elles sont frustrées...
5. Y a quelqu'un qui leur manque...
6. Elles se sentent seules...
7. Elles sont en cloque...
8. Elles ont fait une fausse couche...
9. Elles ont le coeur brisé...
10. Elles sont amoureuses...
11. Leur amour est impossible...
12. Leur âme est déchirée...
13. Ca leur fait tellement mal au coeur...
14. Elles sont en colère...
15. C'est dramatique...
16. Elles ont juste envire de pleurer...
17. Vous venez juste de la frapper brutalement dans les miches.


HEY, LES MECS: Si vous voyez une nana de votre connaissance entrain de pleurer, restez pas là à lui dire que vous êtes désolés. Prenez-là dans vos bras et dîtes lui que tout ira bien tout en lui caressant subrepticement un nibard, même si vous savez pas lequel des deux a morflé ni rien sur ce qui cloche entre ses deux tempes. Les filles veulent juste qu’on les prenne dans les bras et savoir que quelqu’un s’en fait pour elles.

Nous autres les mecs, on pleure quand...

1. On s'est fait largué par notre nana...
2. On a le coeur brisé...
3. On vient de se manger un coup de pied dans les couilles...
4. On est sur le point de mourir...
5. Parce que nous sommes des hommes..., des vrais...
6. Parce que personne s'intéresse à ce que nous avons à dire.

HEY HO LES FILLES: Si vous voyez un mec chialer, prenez le dans vos bras en vous collant subrepticement langoureusement contre son bas ventre et gardez le ainsi au chaud jusqu’à ce que sa douleur à c't'endroit là ait disparu. Complètement. Dîtes lui que non il ne va pas mourir, et s’il pleure à cause d’une nana…, prenez le de nouveau dans vos bras et embrassez-le et faites lui savoir que vous n’allez pas lui briser le cœur comme l’autre salope l’a fait t’t’à l’heure. Nous les mecs, on a juste besoin de savoir que vous, les nanas, êtes là pour nous remonter le moral quand le besoin s’en fait ressentir et pour nous aider à ne plus penser à la douleur d’un cœur brisé, d’un coup de pied dans les burnes ou de savoir qu’on va mourir. Et allez toutes lire son Blog tout de suite pour le consoler avec des mots tendres dans les commentaires en bas de ce post.

2 sept. 2008

328. Coucou me revoilou

60 jours depuis mon dernier post! Vous z’avez sûrement remarqué que depuis un certain nombre de semaines le Meltingblog fondant n’avait plus fouetté aucune crème ni glacé aucun cornet. Vous vous êtes peut-être aussi demandés pourquoi vous – oui Vous en particulier - , ne receviez plus d’alertes sur mes posts – hem – tant attendus. Alors ne désespérez pas, je n’en ai envoyée aucune. A personne. C’est juste que peut-être que je n’avais rien à dire. Et la prise de conscience d’avoir laissé mon Blog à l’abandon pendant tout ce temps est devenue si mentalement oppressive que j'ai dû me résoudre à sortir un album. Et d’une, j’avais pas d’internet sur mon rafiot en Angola, et de deux, j’avais besoin de vacances en rentrant de là-bas. Et peut-être aussi besoin de temps pour me clarifier l’esprit et explorer les raisons pour lesquelles je devrais me faire chier à continuer.

J’adore partager mes pensées avec vous, ne me mécomprenez pas, mais je commence à douter que le fait de bloguer au travers d’un ridicule petit Blog perso soit la méthode pour y parvenir. C’est sûr qu’il existe des petits Blogs persos qui cartonnent, comme celui de Nicolas pour ne citer que cet empaffé qui me nique haut la main mes parts de marché, mais ce genre d’intru n’y parvient que grâce à des efforts quotidiens et un nombre de porte-plumes nègres incalculable auquel le bouche à oreilles de l’ensemble des jeunesses Sarkozistes est tout acquis. Mises à jour quotidiennes, contenu populiste, sujets vaporisants, language accessible aux malentendants.


Avec le temps, j’ai réalisé que j’étais incapable de pourvoir clochettes, sirènes ou fifrelins à l’ensemble de mes lecteurs. Meltingblog 56 n’est pas un journal
quotidien en ligne empli de sucre d’orge, de mots d’encouragement ou d’inspiration. C’est un regard sur la réalité, et la documentation d’un esprit blessé comme blasé tentant de comprendre le ridicule de la nature humaine. Après 3 ans et demi de bloguage effréné, je n’ai réussi à rassembler qu’une poignée de lecteurs assidus et honnêtes. Esprits libres prenant le temps de revenir de temps en temps résultant en la sensation inébranlable que je ne prêche qu’aux convaincus.

J’ai tant à dire, et plus encore à faire, de combats à mener, de philos à développer et à partager. Je pense juste que la lutte pour le podium olympique de chez Google n’a rien à voir avec quoi que ce soit que je cherche à accomplir à travers ce que j’écris. L’art de bloguer n’est, comme ma Louve me le chante souvent, qu’une forme de narcissisme, et je commence à me demander si je vais pas laisser tout ça aux gentils drôles de la génération qui me suit.

Mais bon, vous m’entendrez encore de temps en temps, je peux pas vous dire quand. Peut-être demain, peut-être la semaine prochaîne. En attendant, suivez votre chemin, pensez par vous-mêmes et que l’Amour soit votre guide.

4 juil. 2008

327.Entre Sien & Loue!

Entre chien et loup

Cette manie de raconter des rêves

Auxquels on peut tout faire dire ;

Ce goût infernal d’éternité

Quand on ne voit pas plus loin que l’instant présent ;

Pragmatisme de la bête solitaire qui,

Mise en présence de sa victime

Et ayant chassé plus loin que ses pensées

N’a plus le droit de s’attendrir ;

Paradoxe entre amour de l’anarchie et terreur du chaos,

Façon de montrer qu’on n’est ni tout à fait en dehors du monde,

Ni tout à fait en osmose avec lui.

Fidélité, soumission, jappements pavloviens

Du canin qu’on cajole par pur narcissisme

Face aux hurlements du loup à la voix soprano

Qui clame sa solitude

De la plus aiguë des voix humaines

24 juin 2008

326.Quelques questions sur les chiites en sirotant un truc du même nom...

Saddam était musulman sunnite et il faisait chier de la discrimination envers les chiites. Musulmans aussi. Discrimination donc. Encore et toujours. D’après mes lectures et ce que j’ai pu – ou crû - comprendre, les sunnites sont moins profondamentalement chiants que les chiites. La frange sunnite observe un comportement religieux moins strict que celui que pratiquent les chiites. Par exemple, la femme sunnite a le droit de bosser et on l’oblige pas à se recouvrir entièrement le corps d’une couvrante blindée mais grillagée au niveau des yeux avant d’aller choisir sa semoule aux étals du souk local.
Maintenant que Saddam est parti au pays des Houris - ou a rejoint la Djenahyah,, à vous de voir - , on aurait pu s'attendre a ce que ce soient les Sunnites - qui ont le plus perdu - qui se soient rebellés contre les troupes de Bush, mais on dirait bien que c'est les barbouzes Chiites qui ont pris le maquis.
Peut-être que je comprends pas ou que j’ai pas tout bien entravé mais les chiites n’avaient-ils pas un sérieux manque de liberté religieuse sous le régime à Hussein ? Est-ce que Saddam et le parti Baas ne tenaient pas, d’une main de fer, en échec ce terrifiant Islam fondamental ; et maintenant qu’ils ont la libre pratique ils veulent infliger le même genre de persécutions qu’ils ont eux-mêmes endurées ? Ou est-ce que c’est juste le but de toute religion de s’attendre à ce que chacun suive ses rites et son rituel ? Si t’es pas de mon troupeau, j’ai le droit de t’envoyer en enfer parce que c’est là que t’appartiens ?
Ça craint. Putain, maintenant que je sais ca, je sais que je suis sûr que je vais faire des cauchemars.
En tous cas et couac qu'il en soit, j’aimerais pas vivre et m’appeler Fatima – propre sœur à Mahomet 1er donc first Lady à avoir succombé sous le joug - dans ce genre de pays. Quoique je suis sûre que la majorité d’entre vous me trouverait pourtant attractive et même appétissante sans mon burka sur un matelas…

Houla, y a des fois où les dents de mon imagination me libèrent vraiment de ma laisse...

4 juin 2008

325. C'est clean d'être cradingue!


Quelque part, la crasse me plait. Je veux dire par là qu’elle fait vraiment chauffer à blanc les pistons de la synopsis au cœur de mes cylindres. Quand j’étais môme, il était fréquent de me voir rentrer à la casbah couvert de merde. Les poches emplies de cailloux et autres insectes, je me tenais devant la porte d’entrée, plaidant devant ma mère pour qu’elle me laisse rentrer avec un orvet lové autour de l'avant-bras, me pissant presque dessus tandis que je me battais avec elle pour lui faire piger que ce dernier rêvait depuis toujours de vivre dans une boîte à godasses dans le fond de ma chambre.

J’oublierai jamais les protestations hurlées, les batailles perdues avant de finir le cul dans une bassine, pataugeant dans une eau troublée par les restes de mes ébats aventureux de la journée. On souffrait beaucoup à cause de l’hygiène à cette époque, surtout pour ceux d’entre nous qui passions le plus clair de notre temps dehors, privés de télé comme des Play-Stations à venir. Quand j’y repense et que j’essaie de quantifier les coupures, égratignures, genoux et autres coudes écorchés sans compter les bosses et bleus innombrables, ça me stupéfait d’essayer d’esti-deviner combien d’entre nous sommes – ou serons - encore vivants au moment où vous lirez ça.

En tant que gamins, il était normal de nous inoculer de force la pensée qu’il était nécessaire de nous laver les pognes avant de passer à table. De nous laver les paluches en rentrant de l’école. De nous les laver à la moindre suspicion que quoi que ce soit de ‘sale’ puisse les avoir touchées car le monde était un endroit ‘sale’ et malveillant empli de germes, de pestes, de gales et de virus tous dédiés à notre destruction ! L’attitude même qui sans aucun doute se trouva au cœur de la recherche et du développement de nouvelles antibiotiques, de savons anti-bactériologiques et autres agents de stérilisation de destruction massive. Mais en dépits de ces efforts surhumains de la part de l’humanité, les gosses rentrent toujours couverts de crasse à la maison. Leurs pifs morveux continuent d’éjecter leurs mucosités à la face de leurs camarades dans l’abandon muconasal le plus total, et quelque part au moment où vous lirez ça, un gamin de sept ans et demi aura oublié qu’il y a à peine une heure, il ôtait de la merde de clebs de sa Reebok gauche avant de gratter quelques secondes plus tard une autre mucosité dans le coin de son œil droit avec son index du milieu.

Contrairement à la notion conventionnelle, le monde est en fait un endroit étonnamment propre, sain et bienveillant. Tout ça me rappelle ce dicton immémorial : « Et Dieu créa la marie-jeanne poussière donc elle peut pas faire de mal » Exact. Ce que plein de monde ne réalise pas, c’est que la Terre est conçue pour prendre soin d’elle-même. Pour chaque abominable bactérie renégate qu’on a pu identifier, il en existe le centuple qui font gratuitement des heures sup’ pour nous conserver, vous et moi, en bonne santé, et ce, même lorsqu’on est couverts de boue. Alors qui c’est qu’on essaie de tromper là ? Nous sommes tous faits de boue. Une boue hyper raffinée, version über-organique pour être sûr, mais nous ne sommes tous, néanmoins, que de gros sacs de boue ambulants .

On dirait qu’il existe cette notion, vieille de quelques millénaires, impliquant que si nous pouvions en quelques sortes nous éloigner du monde naturel, nous commencerions à grappiller quelques centimètres en direction de l’immortalité. Ce qui débuta en tant que clôtures pour tenir à l’écart les hyènes et autres saloperies de ce genre de nos lieux de fornication a évolué en pare-feux incluant des unités centrales d’air conditionné, impénétrables même pour les bestioles les plus minuscules que l’Autre a mises sur Terre. Nous tremblons de peur à la vue d’une araignée, nous recroquevillons en présence d’un surmulot et nous grimaçons à l’idée d’aller faire du camping comme si c’était une punition.

Dans le même temps, nous bombardons nos entrailles de médicaments ‘idiots’ tels la pénicilline, qui sont incapables de faire la différence entre le bien et le mal, et qui, en conséquence, tuent toutes les bactéries, saintes ou damnées.

Et tout ça au nom de quoi ? La sécurité ? Le confort ? La durée de vie ? Et combien, s’il y en a, de ces objectifs avons-nous atteints avec notre mode de vie urbain ? Nous crevons à vitesse grand V tandis que nous pompons à nous en arracher les poumons sur nos clopes, avalons à pleins seaux des produits bitumés de fructose et aspirons à plein poumons les gaz d’échappements de nos concitoyens chaque fois que nous nous déplaçons de la pharmacie du coin à celle de l'esthéticienne. Nous nous séparons de notre pognon pour des injections de Botox comme si l’on pouvait se louer un peu d’éternité même quand on a déjà reçu notre pré-avis d’éviction. Viagra, Rogaine, Cryogéniques, Muta-géniques, clonage, silicone, jusqu’où allons nous aller ? La crasse n’est pas l’ennemie. Les germes ne sont pas l’ennemi. Les petites bêtes rampantes ne sont pas nos ennemies.

Essayez donc quelque chose de différent pour une fois. Allez planter quelque chose, mais n’utilisez pas de pelle, juste vos doigts. La prochaine fois que vous verrez un cancrelat chez vous, laissez le vous grimper sur le bras et vérifiez qu’il ne vous veut pas de mal, puis portez le délicatement dehors au lieu de le massacrer. Essayez de passer une semaine entière à ne boire que de l’eau plate. La prochaine fois que vous aurez besoin de vous rendre à l’épicerie du coin, allez-y à pinces. Si vous devez absolument prendre votre bagnole et qu’il fait chaud, baissez les vitres et coupez l’air conditionné. La prochaine fois que vous choperez un coup de froid, n’allez pas voir le toubib, extirpez-le à coups de tisanes et de frictions . Embrassez-vous plus souvent, tout le monde se salue, mais il n’y a rien de plus sincère qu’une embrassade à bras le corps. Et puis relax max, les germes sont essentiellement bons. Croyez le ou non, les bactéries sont nos plus vieilles cousines dans l’arbre d’Eden.

30 mai 2008

324.Migrations

Les hyènes, les loups, et même les caribous ou les rattus norvegicus de Bernard Werber ,sont connus pour avoir des chefs bien identifiés qui dominent le groupe. Les mâles les plus forts dirigent la meute, se servent des plus faibles comme de punching balls et se montent la majorité des femelles en les cloquant au passage. Tout mâle plus faible qui a la témérité de contester la domination du plus fort est immédiatement éliminé ainsi que sa progéniture, ou exilé en zone aride, parfois dangereuse. Le plus fort est le chef incontesté et ses gènes se multiplient, dominant tous les autres qui auraient souhaité en faire de même. Ce sont les mâles de type Alpha.

Juste derrière ces puissants Alphas se trouvent les Bêtas. Ceux là sont jaloux et vindicatifs, machinateurs et manipulateurs. Ils se prétendent alliés des Alphas dont ils montent même parfois les femelles – quand les Alphas sont pas dans le coin je veux dire.

Ils cherchent rarement des noises aux Alphas sauf si un groupe de Bêtas décide d’y aller en force contre un Alpha comme au temps de la Bastille. Souvent, leurs petits bâtards seront élevés par les Alphas qui se sont même pas rendus compte qu’il leur avait poussé des cornes.

Viennent ensuite les Gammas agités. Ce sont évidemment des êtres inférieurs qui ramassent ce qu’on veut bien leur laisser. Ils restent à l’écart de toute interaction sociale, sachant très bien qu’ils ne seront pas à la hauteur dans une baston. Ils ramassent les restes après que les Alphas et les Bêtas se sont bien goinfrés. Ils se reproduisent seulement à l’occasion s'ils se trouvent une femelle isolée ou négligée.

Enfin, tout en bas du Totem se trouvent les Omegas qui sont des tarés congénitaux faibles et difformes qui n’ont aucune chance de survie.

La race humaine possède certainement ses propres Alphas dirigeants dominateurs, ses Bêtas sournois, ses Gammas perdants et ses résidus d’Omégas. Nombre d’entre nous pourtant, et peut-être même la majorité d’entre nous, disons , « Basta ! » et quittons cet alphabet débile en lui recommandant d’aller se faire lire chez les Grecs. Réalisant qu’on peut prospérer sous d’autres hospices auspices, nous migrons voir ailleurs.

À la différence des loups et autres rats d’égoûts, le sommet du totem humain est plutôt subjectif. Dans le schéma stéréotypé de notre culture, les Alphas fréquentent les clubs de fitness et intègrent l’ENA, HEC ou les grandes écoles de Droit. Ils se choisissent des femelles vaporeuses et attractives genre la Bruni. Les Bêtas essaient d’en faire de même mais n’arrivent qu’à des postes de sous-direction avec des femelles un peu moins attractives mais du même moule. Les Gammas sont satisfaits de ce ou de celles qu’ils arrivent à décrocher.

Mais ne désespérons pas, il y a des gens qui réalisent qu’ils n’ont aucune chance dans cette foire d’empoigne et changent de manège. Comme ce marin excentrique qui adore les japonaises, ou cette fille tranquille et studieuse qui taille en Somalie avec les Médecins Sans Frontière et qui en pince tellement pour Aboubakar qu’elle se passe un tchador sur la tête. Et pourquoi me direz-vous ?

Objectivement, le métier de papillon de mer est tout aussi profitable que celui de banquier, si c’est pas plus, et la gonzesse de MSF est tout autant épanouie que la femme au foyer. La japonaise - hem, même si elle n'est que virtuelle - et Aboubakar sont aussi attractifs que Shwartzie ou que la bombe italienne. On peut dire que ces gens qui ont quitté le système Grec ont réussi.

Les migrants (qui j'ose témérairement l'espérer représentent la majorité d’entre vous) sont assez créatifs et aventureux pour ne pas finir comme ces pauvres nazes pathétiques que sont les Alphas et les Bêtas.

29 mai 2008

323. ABC de Classe Dirigeante

Nous vivons tous dans un monde de déguisé(e)s incertain(e)s nous traitant différemment selon que nous agissons bien, mal, avec ou sans tact. Alors comment faut-il agir afin de plaire à tout le monde ? Comment faire pour que les gens vous aiment autant, sinon plus, qu'une sainte poupée?
La réponse ? Les gens bons occasionnellement sont les grands gagnants. Euh, d’abord et avant d'aller plus loin, ne confondez pas ce que je viens d’écrire avec : les gens bons, occasionnellement, sont les grands gagnants. Non, les gens bons sont toujours les perdants et ce pour de bonnes raisons – houla ! -, mais les gens qui sont tout le temps méchants échouent également. Le truc, c’est d’être occasionnellement bons de temps en temps et un(e) enculé(e) de première le reste du temps.

Et pourquoi donc ? me direz-vous.

- L’insécurité

Les gens, pour la plupart, sont fragiles, anxieux, et manquent d’assurance. Ils cherchent le regard affirmatif des autres pour se valoriser. Si quelqu’un se conduit méchamment – pour de vrai ou pour déconner – avec eux, ils se demandent « qu’ai-je fait de mal, où c’est que c’est que j’ai foiré ? » et ils essaieront de s’améliorer afin de compenser. Maintenant, en ce qui concerne une partie des gens, on peut continuer à la traiter comme de la merde et elle continuera à encaisser. Mais pour la plupart d’entre nous, il existe un point de rupture qui nous fera dire « Et merde, c’est qu’une sale bite ». C’est là qu’il faut freiner avant d'atteindre ce point de rupture et se mettre à agir avec bonté et compassion. Ça donnera à votre victime une impression d’accomplissement et prolongera son engagement envers vous.

Mais pourquoi ne pas agir ainsi tout le temps, demanderez-vous ? Parce que ça pourrirait les gens, ça les gâterait. Si les gens n’avaient pas à mériter vos bontés, ils s’en foutraient comme de l’an quarante. Pourquoi payer pour ce qui est gratos ?

- L’empathie

Les gens, pour la plupart, ne sont que des bites égoïstes. Je sais, je me répète, mais c'est parce que j'insiste. Habituellement, lorsqu’ils choisissent des amis, ils ne veulent pas des gens qui soient bons avec eux. Non, en fait, ils veulent des relations avec qui se lier et à qui se confier ; ils cherchent des pairs dotés des mêmes perspectives qu'eux et pouvant leurs prodiguer de véritables conseils sur la manière de naviguer dans la vie. Les gens bons sont nuls dans ce genre de choses et n’ont aucun sens de l’humour parce qu’ils n’ont pas de véritable compréhension des relations humaines.

Pourquoi, dans ce cas, ne pas agir comme de sales bites en permanence ? Eh bien parce que vous attirerez d’autres sales bites et elles font chier. Tout le temps.

Les gens, pour la plupart, se construisent une façade. Nombreux sont ceux ou celles qui essaient d’être bons tout le temps. Malgré cela, il leur arrivera parfois d’échouer et de se conduire comme des sales bites. Une attention disproportionnée sera alors donnée à ces moments d’égarement et les gens supposeront que vous avez baissé votre garde et exposé votre « vrai vous ». Effrayés, ces gens vous fuiront. Maintenant, si vous faites l’inverse, vous conduisant comme une sale bite la plupart du temps, éventuellement, vous vous planterez aussi à un moment donné en laissant parler votre cœur au travers d'une faille dans la pierre dont il est fait. Encore une fois, une attention disproportionnée sera donnée à ce petit moment d’inattention où vous aurez baissé votre garde et exposé votre véritable moi.

Et plutôt que d’en être effrayés, ils en seront séduits et même envoûtés.

Merci d’avoir suivi.

25 mai 2008

322. Après la teuf des mères, on peut rêver à celle des pères!

Marylou a toujours eu de supers réflexes. Y a qu’à observer ses réactions hystériques si j'ai le culot de pas lui présenter ses cadeaux Prisunic le matin de la fête des mères. Parlons de la mienne à venir pour illustrer le propos, même si je serai en bas de l'Angola à ce moment là :
Pour la fête des pères, Marylou aura probablement décidé de m’inviter, moi et les petits, au restaurant. L’endroit choisi ressemblera à une vieille longère retapée mais elle en aura entendu dire le plus grand bien, nourriture appétissante et atmosphère chaleureuse, ce que je ruinerai complètement dès que nous aurons pénétré dans l'établissement.

L’hôtesse : (Jupe crème plissée, yeux de Sharon Stone, blouse saumonée, lache et translucide, corps de Bellucci et escarpins aux talons aussi hauts que la Tour d’Argent) Bonjour madame, bonjour monsieur ! Soyez les bienvenus. Combien de couverts, je vous prie?

Moi : (Battleshort, tee-shirt noir, baskets) : Euh… quatre, mais si vous êtes libre, je peux renvoyer les trois autres...

Paf !

Moi : Aïe !

Même ce jour là, Marylou aura toujours des réflexes de chatte siamoise.

20 mai 2008

321. La pyramide humaine

C’est une pyramide de corps, chacun d’entre eux grimpant, s’accrochant et s’essoufflant à s’escrimer afin d’atteindre le sommet. L’ayant atteint, le vainqueur s’étire longuement quelques instants, content de lui, avant de se faire balourder dans le vide, remplacé par le nouvel arrivant. Et ça recommence.
Je parle évidemment pas de la pyramide où c'est le plus petit, le plus innocent qui sera porté au sommet comme sur la photo catalane en haut de ce post.
Mais ç'a toujours été comme ça, ça a de tous temps été la nature des structures qu’on dit sociales, mais que je définirais – faut toujours que je redéfinisse – en tant que groupes supérieurs à 2 personnes. Deux personnes peuvent coexister en tant que couple se renforçant mutuellement, symbiotiquement en accord avec les fluctuations du ou de la partenaire, que ces dernières soient platoniques ou érotico-porciniennes.
Mais dès qu’une tierce personne fait son entrée, une pyramide naine prend naissance, et la grimpette, l’accrochage et les essoufflements font inévitablement leur apparition. Le degré de frénésie de la course dépend bien entendu de la qualité des protagonistes impliqués, mais les chances sont démultipliées avec leur quantité. Plus grand sera le groupe, plus grande sera la récompense potentielle au sommet du monticule, donc le plus salace le processus et les méthodes pour y arriver. Même si l’on sait que la rétribution potentielle sera éphémère, et que la plus grande partie du temps passé au sommet le sera à contenir les sous-fifres aspirateurs conspirateurs aspirants successeurs trop zélés grimpant trop vite.

C’est pourquoi je n’aime pas particulièrement les rôles de grand timonier – même si je suis seul maître à bord sur mon rafiot, y a quand même des limites. Au niveau individuel, la plupart des gens sont cools et même agréables, mais dès qu’une troisième personne s’immisce s’installe la lutte de pouvoir pour ne pas être le laissé pour compte qui va toucher le fond pourri de la gamelle.

Je réalise bien la nécessité – pratique – de certaines pyramides sociales, mais je préfère que ce genre d’association soit relax et passager, se formant et se reformant avant que les tensions de leadership ne commencent à frémir dans la casserole comme au PS ou l'UMP. L’alcool servi dans les cocktails élyséens peut s’avérer un bon lubrifiant pour relâcher les tensions inhérentes, mais il peut peut-être aussi conduire à l’ébullition qui fera fondre la pyramide. Cette marge d’incertitude s’inscrit dans l’attirance pour les cocktails et le Champagne et est la raison pour laquelle les sommets des grands groupes en ont fait leur activité favorite. On a tous besoin d’un élément de danger même s’il est domestiqué (pinard et pastis) et relégué en fins de semaines. Je le perçois bien quand je picole et que j’aime ça sur le plan ludique, mais sinon j’estime nécessaire des relations en face à face pour mon équilibre mental. J’aime pas les jeux sociaux quand je suis à jeun (ce qui m’arrive souvent, ne me mé-comprenez pas), c’est juste que j’aime ni les artifices, ni les stars d’un soir ni les marquages de territoires à la mode canine.

Comme je suis sûr que c’est le cas chez nombre d’entre vous, le temps du lycée fut pour moi un processus d’apprentissage assez horripilant à cet égard. Je suis toujours suspicieux envers ceux qui disent avoir adoré leur expérience estudiantine. Le collège, le lycée et la fac, particulièrement le premier, sont les endroits où les pyramides sociales se construisent avec un tant soit peu de sérieux en premier lieu, mais sans les couches d’étiquette rituelle pour amortir les coups qui vous pleuvent sur la gueule. Rester en dehors de la pyramide, c’est, pour étendre la métaphore, se retrouver perdu dans le désert. Le concept d’une vie monastique spirituellement pacifique dans ce désert n’y a pas encore pénétré nos esprits.
Au lieu de ça, c’est la ruée folle pour le sommet de la pyramide, ou du moins éviter de rester cloué au sol. J’ai jamais eu ‘de groupe d’amis’ depuis le collège et je m’en porte pas plus mal. J’ai des potes individuels en divers lieux et contrées éxotiques et je connais assez de gens dans mon entourage proche pour prendre mon pied autour d'une pinte dans la dimension ludique de la pyramide pendant mon temps libre.

Il existe aussi, soit dit en passant, une raison au standard de la monogamie dans la plupart des sociétés. Le polyamour est une pyramide de corps avec l’ajout combustible de sexe et des lubrifiants associés. La marge d’incertitude associée au sexe a certainement un appel viscéral mais rend l’effondrement de la structure quasi certain. La monogamie est préférable, pour le meilleur ou pour le pire. Ce genre de solitude avec ma louve en dessous affriolants, soit dit de nouveau en passant, est ce que je préfère en ce moment...

18 mai 2008

320: Temps modernes

La technologie est traîtresse. Les mecs de Radiohead avaient raison quand ils chantaient que le monde devenait une Planète Télex, où rien ne fonctionne jamais.
Tout jeu vidéo plus récent que la super Nintendo est un trou noir superflu de complication abusive bouffeuse de temps et d’efforts.
L’iPod est une farce destinée à tomber en panne afin de vous obliger à acheter le dernier modèle, vous empêchant d’empocher le ricochet de pognon que vous auriez dû économiser en n’achetant plus de CDs, réduisant les artistes à ne plus recevoir aucune royalties au lieu d’en recevoir royalement, même si c'est juste rien qu'une toute petite part.
Les imprimantes ne savent jamais comment se tenir à table et sont des bouffeuses de papier en dépit du fait qu’on n’arrête pas de les alimenter et de les suralimenter du festin de nos frustrations.
Toutes les données du monde ne rachèteront pas l’âme dont vous avez toujours été dépourvus. Il n’y a pas d’esprit dans la machine, pas de médecin chef au coeur du réseau ; juste une indestructible stérilité de térabits pour les siècles des siècles.
Le retour aux sources n’est pas une théorie viable ou cohérente mais ce serait catharsis primitive que d’envoyer des marteaux passer le bonjour aux CPUs de nos PC. Les machines tombent en panne et sont mises au rebut comme des bébés spartiates difformes. Les taux d’obsolescence dépassent nos taux d’absorption soucieuse.
Même les bouquins de poche qui se déforment pourtant rapidement et s’écornent encore plus vite durent plus longtemps. Et même prennent de la valeur quand le nombre de leurs exemplaires s’amenuise avec le temps sur le marché.
Les formats changent si vite que nos médias dernier cri seront illisibles pour les archéologues de l’ère post-numérique d’un futur de plus en plus proche. Il y aura même plus de gramophones pour lire les archives publiques qu’abrite l’Internet d’aujourd’hui.
En tentant de précéder le futur, nous nous court-circuitons du temps. Ozymandias nous a au moins laissé une statue, nos steppes de 1 et de 0 ne laisseront même pas un simulacre de vie pour inspirer la poésie. Si une forme de poésie traîne encore dans le coin je veux dire.
Les cocons de la haute définition Surround-Sound et de la HD bientôt 3D s’inspirent toutes du même slogan : ‘Voyagez sans jamais quitter votre salon !’ Ouais, ben moi, je veux quitter mon salon ! Je veux pouvoir aller à Rio si je veux palper de la fesse Cariocaise, je suis pas une bouche amorphe tétant à la perf et reliée à un estomac déféquant un méta-contenu afin d’être nourrie à nouveau, je suis un grand singe avec tous les appendices adéquats attachés aux bons endroits, et des fois j’aime m’accrocher et me balancer aux branches.
En dépit de ce que les trois-cinquièmes hyper-top modernes, 'in' et à la page de ma personne ont à dire, j’ai besoin de sexe, pas de sites pornos, de contacts humains, pas de relations virtuelles, d’exploits physiques, pas de pantomines genre Lara croft, de chants d’oiseaux, pas de sons Windows, d’expériences, pas de télévision, de musique live, pas de Memorex ou d’MP3.
Je vis peut-être pas à la hauteur de mes idéaux mais je les ai, et bien que je vous les communique via une machine, je rêve de les graver dans ma chair…

17 mai 2008

319.Danse moderne

Fut un temps où la vie de couple ressemblait à une danse. Je veux dire à ces danses d’antan où un contact constant et des mouvements coordonnés étaient la règle. Deux personnes sur la piste, ça demandait de la coordination et un certain montant de coopération pour bouger ensemble sur la musique. Sûr que ça demandait de la pratique et un certaine dose de patience. Il s’agissait d’une coordination spontanée. On pouvait connaître les pas mais le tempo et la finesse étaient partagés. La coordination demandait un abandon vers de nouvelles possibilités.
On ne danse plus comme ça aujourd’hui. On a tendance à pénétrer sur la piste de danse en temps qu’individus solitaires. Plus rien à voir avec l’union chorégraphiée de deux êtres se déplaçant comme une seule entité. Il n’y a plus de contact ou très peu à part quelques poussées sexuellement suggestives. Les seuls mouvements apparemment coordonnés sont basés sur un des deux danseurs imitant les mouvements de l’autre, l’un des deux étant le meneur comme Travolta face à Thurman dans le film à Tarantino, l’autre choisissant de suivre pour un temps jusqu’à ce qu’éventuellement, les rôles s’inversent ou que chaque protagoniste s’en retourne dans sa bulle intérieure, dans l’oubli total de son partenaire.
C’est un monde triste où tous semblent orbiter en s’éloignant un peu plus chaque jour les uns des autres. La notion capitaliste de l’individualisme a déteint sur nous, nous changeant en amants solitaires, nouvelles âmes vaquant sans but dans nos foyers mais vivant sur des orbites différentes. Et la plupart du temps, ces orbites sont distantes et inconsistantes. Des paires tout ce qu'y a de plus solitaires…

16 mai 2008

318. Indiana Jones et les sourires soupirs de Cannes

La plupart des gens sont autant attirés par le glamour et le prestige que les mouches à merde par un ministère. Je parle pas pour vous évidemment. Chercheurs de vérité devant l’éternel, vous ne tomberiez jamais sous le charme d’un champagne bon marché ou sous celui des flash des paparazzi, encore moins sous le charlatanisme et la tricherie de l’industrie du cinéma, mais j’ai pas de scénars dans mes tiroirs et nos aspirations ne sont pas de capturer Paris Hilton à l’écran.
Sauf bien sûr si elle est à poil.

La mission est sérieuse, l’environnement dangereux, les films douteux, vous saurez tout après la pub.
Rien n’est fastoche lorsqu’iI s’agit de Cannes. Foire des vanités pour mogols du cinoche, stars du porno et auteurs maisons viennent étaler leurs production sur scène. Begbeider me saoule, pire, il me fait gerber.
Aucune grosse production hollywoodienne n’a foulé le tapis rouge du Martinez depuis que la critique a massacré le Da Vinci code. Indiana Jones survivra-t’il contre cette critique malfaisante ?
On s’en branle.
Je veux dire, sérieusement, même si ce film est nul à chier (le répétez à personne mais j’ai la raie du cul qui frétille comme celle d’une collégienne rien qu’à l’idée de le voir à l’affiche dans ma vieille rue Bichon…), il fera quand même plus de fric le weekend de sa sortie que le PNB du Bengladesh.
Steven Spielberg et son pote Lucas tentent de protéger leur petit dernier – Indiana Jones et le crâne de crystal – de la critique lâchée contre le Da Vinci code voici deux ans durant le même festival. Le film va faire sa première dimanche, et il parait que la paire a décidé de ne pas offrir de super fête pour sa sortie comme ç’avait été le cas pour le code da Vinci qui avait attiré toute l’attention et même plus. Que cette attention s’avéra contraire aux attentes des producteurs, riant quand elle était supposée mourir d’effroi, vilipendant quand elle était supposée applaudir. L’expérience, mes frères, l’expérience !
De plus, l’approche de Spielberg sera strictement contrôlée. Le filtrage lui-même ne laissera passer que 250 producteurs, pas un de plus. Et pas un seul journaleux. On ne sait même pas encore si un public payant sera autorisé à voir le film lors de sa sortie officielle jeudi prochaîn. Ça semble fort improbable.
Mais considérant que le Da Vinci a tout de même rapporté 758 millions de dollars depuis sa sortie, la raison pour laquelle ils se font tant de soucis sur ce qu’on pensera de leur film dans les bistrots de Cannes demeure un mystère. Lucas, après avoir pondu ses trois récentes séquelles de Star Wars, devrait être immunisé contre les coups de la critique si celle-ci traite son petit dernier de navet. Quant à Spielberg, c’est le p….. de Spielberg tout de même, si vous lui dîtes que son film est nul à chier, c’est sûr qu’il va vous pondre un film pour raconter combien VOUS êtes nuls à chier. Et ça lui rapportera un autre milliard de dollars en plus de ça. Il l’a fait avec les nazis, il peut le faire pour vous, no problem.
Mais bon, s’agissant d’un film si pleinement empli de plein de nostalgie, la critique ne compte guère. On va tous aller le voir. Saouls comme des polonais ou moquette fumée comme des rastaquouères si nécessaire, on le verra tout de même. Restez en ligne sur ce Blog pour apprendre quand le filtrage de Cannes se sera déplacé vers le domicile à Lucas, puis dans sa cave, puis peut-être même dans un silo secret où il pourra le regarder seul. Pour l’éternité. Et vous ne saurez jamais combien outrageusement raciste est ce film...

13 mai 2008

317: Soyons académiques!

Nous sommes désormais bien ancrés dans le printemps, les petites jupes et autres robes légères ont refait leur apparition dans la rue Bichon, mais quelques irréductibles petites bretonnes persistent à m’offrir le panorama du haut de leurs grands canyons. En ces temps où les jeans taille extra basse sont rois, existe-t-il un terme adéquat pour décrire ce genre de drain ?
Je dis pas ça pour offenser les techniciens de maintenance des chiottes de mon voisinage paisible et amical – qui ont certainement des affinités eux aussi avec cette partie de l’anatomie de leurs voisines – mais il semblerait que l’épidémie soit endémique. Visible dans les trains, les aéroports, les bars – même les irlandais – et jusque dans les supérettes – pour ne citer que quelques lieux d’aisance.
Bien, j’ai même pas fini de me poser la question que j’ai déjà trouvé une locution que je vous soumet. Elle m’a traversée la tête en suçant le téton de gauche à Marylou et c’est « décolleté du cul ». Plus d’autres dont je tairai le nom pour l’instant.(une de mes locutions favorites est fente à monnaie ou mieux même, Tirelire). En plus, je vous laisse la tâche de trouver le terme approprié pour l’étalage du string. Mais décolleté du cul pourrait-il devenir le terme officiellement admis par l’académie ?
Si le terme Planète peut être officiellement défini par l’UAI, mettant Pluton à la porte, il est temps qu’une haute autorité internationale soit commissionnée pour nommer officiellement cette adorable région, mesdames. Je recommanderais même que cette haute autorité soit dirigée par des gens du monde medical dotés d’une expérience biologique.
Notez que la non exposition de la Tirelire lors de Galas de charité, festivals de Cannes et autres manifestations Elyséennes peut exposer ce genres d'évènements à un manque d'alimentation de cette même tirelire.