Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

10 oct. 2023

825. Répétition de séquence


 RÉPÉTITION DE SÉQUENCE

Les mecs à Pustula transportèrent Gladys, les bras tordus dans le dos, jusqu'à une pièce au sol recouvert de moquette. Ils la balancèrent dessus.
Gladys grogna tandis qu'elle tentait de se relever.

" Voilà que tu viens encore me briser les miches ?"
Cette voix, elle la connaissait. " Pustula, vieille salope !"

Pustula était enfoncée dans un fauteuil, un verre de schnapps dans une main et un flingue dans l'autre. " Moi, une vieille salope ?" fit-elle, onctueusement. " Après que tu te sois introduite chez moi, lourdement armée, avec je sais pas quelle intention ?
- Tu sais pourquoi que je suis là," cracha Gladys. " Joue pas avec moi.
- Je sais surtout que t'es entrée par effraction sur ma propriété. Et t'es sur le point d'en sortir les pieds devant et à l'horizontale," répondit Pustula en pointant sur elle le canon de son Glock.
" J'ai un back-up, Pustula," siffla Gladys entre ses dents. " Même si tu me descends, j'ai un autre corps tout prêt à prendre la relève.
- Je sais que t'as un back-up, conasse. C'est ce que tu nous a dit aussi la dernière fois."

Gladys battit des paupières.
Pustula sourit, dévoilant un superbe râtelier d'une blancheur éclatante. " Inspecteur Gladys. Toujours selon les règles. Quand c'est la dernière fois que t'as fait ta sauvegarde ? Juste avant de te pointer ici, je parie. Dis-moi, à quoi te servent tes mémoires enregistrées si elles n'incluent jamais le même piège dans lequel tu retombes tout le temps, à chaque fois que tu viens chez moi pour me passer les bracelets ?
- Tu ne t'en sortiras pas comme ça, Pustula !
- Ouais ouais, c'est ce que t'as dit la dernière fois," répondit cette dernière, avant d'appuyer sur la gâchette.

Loin de là, dans un biolab, Gladys ouvrit les yeux. Une infirmière était penchée sur elle.
" Putain, pas encore ! s'étonna-t-elle.
- Ben si, et c'est la onzième fois.
- Faut que je trouve une nouvelle stratégie, soupira Gladys.
- Ouais ouais, c'est ce que t'as dit la dernière fois."

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7 oct. 2023

824. Guerre de 5ème Génération


GUERRE DE 5ème GÉNÉRATION

Selon vous, à cet instant, êtes-vous en guerre ?
 
Avez-vous un ou plusieurs ennemis, ou bien  savez-vous si quelqu’un, quelque part, vous considère comme son ennemi, jusqu’à devoir déployer des mesures, quelles qu’elles soient, pour vous amener à cesser le combat ?
 
A moins d’être en conflit armé avec votre voisin ou votre patron, et si vous ne vivez ni en Ukraine, ni au Yémen, ni en Ethiopie, ni dans aucun des pays qui apparaissent en rouge sur la carte des pays en guerre, vous me répondrez probablement que non.
 
Aucune bombe n’est tombée sur votre toit, aucun soldat armé jusqu’aux dents n’arpente les rues de votre village ou de votre quartier, vous n’avez pas besoin de rejoindre un abri à chaque avion qui passe, et les sirènes ne sonnent que le premier mercredi du mois, pourtant, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous, car vous êtes bel et bien en guerre vous aussi, mais simplement, vous l’ignorez.
 
Vous ignorez même que quelqu’un vous en veut ou cherche à vous nuire, et c’est parfaitement normal, puisque c’est justement le propre de cette guerre,  une guerre de perception, qui se veut discrète, raffinée, et qui ne se mène non pas sur un champ de bataille, mais dans votre esprit.
 
Aujourd’hui, je vais me plier à un exercice compliqué, qui est de vous expliquer ce qu’est la 5ème génération de la guerre factuellement, sans verser dans les théories complotistes, et vous allez vite comprendre pourquoi vous devez considérer que vous êtes loin de vivre en paix comme vous l’imaginez.
 
Pour bien comprendre ce qui se passe, je vais revenir un peu en arrière, remonter un peu le temps, parler de ces guerres menées à la façon de nos ancêtres, de nos grands-parents ou arrière grands parents, et vous montrer comment la technologie, l’intelligence artificielles et la mondialisation ont bouleversé les règles du combat et changé le visage de la guerre..
 
Aujourd’hui elle n’est plus aussi franche, elle est asymétrique, elle est hybride, elle se fonde sur l’information, sur la propagande, sur la communication, sur les progrès technologiques plutôt que sur les blindés, les avions de chasse et les contingents de troupes surarmées.
 
Elle est devenue permanente, brouille la frontière entre la guerre et la paix, et ne concerne plus seulement des nations qui s’opposent l’une à l’autre, mais aussi des entreprises ou des gouvernements, parfois contre leur propre peuple, des peuples contre leurs propres membres, jusqu’aux membres d’un même groupe qui se retournent contre leurs propres frères.
 
Qui mène ces guerres et dans quels buts ?
 
Comment s’y prennent-ils et est-il possible de se protéger ?


Qu'est-ce qu'une guerre de 5ème génération ?
Un conflit dans lequel votre esprit, vos pensées et vos émotions sont le champ de bataille.
Si la propagande est consubstantielle à la guerre, les moyens d'action du numérique pour nous manipuler et nous réduire à l'impuissance sont quant à eux sans précédent.


Comme cela s'est déjà vu lors de la crise Covid, l'agenda totalitaire et ses agents DOIVENT s'attaquer aux enfants. Souiller l'innocence et brouiller les repères est en effet essentiel à leur dessein.
Dans une guerre de 5ème génération, cela implique de coloniser les esprits rendre les abus et les violences banales et acceptables.


Une guerre de 5ème génération est une campagne militaire coordonnée dont chacun d'entre nous est la cible et le champ de bataille, que nous soyons endoctrinés ou "résistants".
Dans ce premier volet, je pars de l'anthropologie de la violence intraspécifique et de la guerre pour arriver à l'écosystème du Big Data qui nous scanne en permanence pour configurer la toile d'information qui entoure chacun d'entre-nous en fonction de nos vulnérabilités - du sur-mesure de masse en quelque sorte !


Si c'est gratuit, c'est vous le produit !
Mais dans une guerre de 5ème génération, vous devenez le champ de bataille...


Opposition contrôlée ?!
Oui, bien sûr, mais pas forcément là où l'on croit...
Même adoptant le schéma de Matrix et sa pilule rouge, l'humain reste demi-aveugle, manifestant la plupart du temps une trop haute opinion de lui-même, c'est l'humilité qui est son salut et non la prétention d'accéder à la parfaite définition du bien et du mal (arbre maudit). C'est aussi pourquoi, les abeilles inconsciemment manipulées sont bien plus nombreuses qu'il ne semble. Pour en venir, concomitamment, au plus "rationnel", il y a en effet une question à se poser sur la liberté d'expression accordée à Alexandra Henrion-Caude focalisée sur l'ARN messager par rapport à la thèse de l'empoisonnement pur et simple soutenue par de nombreux autres chercheurs, laquelle tient mieux la route en terme de logique. 
Evidemment ceux qui ne jurent que par la science ou le scientisme, dont l'intuition est flétrie par conséquent, et qui finissent par manipuler autant qu'ils sont manipulés, n'admettront pas que la puissance spirituelle intérieure dont le reflet physique est notre système humanitaire, comme le pensait le Dr. Soulié, soit plus à même de discerner précautionneusement l'inflorescence d'une réalité qui échappe en fait aux précédents, le plus souvent pompeux ratiocinateurs qui ne brillent que par leurs discours embrouillés et interminables.


Conférence donnée à Stockholm en Février 2023 par le Pr Robert Malone, inventeur de la technologie ARNm messager, sur la Guerre de 5ème Génération et les Opérations Psychologiques menées contre les peuples.


Les enfants -cela n'a échappé qu'aux hypnotisés- ont été une cible particulièrement attaquée lors de la crise Covid, alors qu'ils ne risquaient rien et étaient très peu transmetteurs !
Les programmes de perversion sexuelle mis en œuvre dans le milieu scolaire dès le premier âge -provenant des mêmes sources- doivent être compris comme une autre attaque à leur encontre, dans la perspective globale de la guerre de 5ème génération en cours.


Selon que vous serez d'un côté ou de l'autre du miroir des médias, votre réalité ne sera pas la même !
Entre prix Nobel et prison de Belmarsh...


"Presque toutes les résistances organisées auxquelles j'ai participé se sont terminées à quelques centimètres de la victoire à cause de la même erreur critique : les luttes intestines. Les membres d'un même groupe se sont retournés les uns contre les autres."


Quels sont les risques de l'intelligence artificielle et de ChatGPT, notre cerveau est-il déjà hacké? Quels changements sont en cours sur nos comportements, notre société, à notre insu, par l'AI et les réseaux sociaux?


Manipulation & deepfakes - Gaslighting - Influence sur internet - Dead Internet - Bots & fermes à trolls - Bots ChatGPT -  Manipulation RS et gouvernements - Fakes délibérés - Reconnaître bots - Etes-vous un bot? - Id numérique - Libre arbitre
Etat des lieux de la théorie du dead internet et du gaslighting ambiant entre deepfakes, fermes à trolls, bots et la manipulation de notre réalité sur internet.

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SITES INTERNET DE JEAN-DOMINIQUE MICHEL




Retrouvez toutes les posts de la série Se réveiller moins cons ici !

1 oct. 2023

823. Alexandra Henrion-Caude : Qui sont les Apprentis Sorciers ?


ALEXANDRA HENRION-CAUDE : QUI SONT LES APPRENTIS SORCIERS ?

Tout comme Pasteur ou le Pr. Montagnier, Alexandra Henrion-Caude n'a rien de la petite sainte que l'on a tenté de nous décrire. 
Visionnez les 3 parties de cette enquête très exhaustive et sourcée de Prune de Prune et il y a de fortes chances que vous remettiez en cause votre première opinion...
Où l'on découvre qu'il n'y a pas d'ARN messager dans les vax Covid qui sont 100% synthétiques contrairement à ce qu'elle raconte dans son livre "Les Apprentis Sorciers", où l'on s'aperçoit que jamais elle n'a mentionné dans ce livre la présence d'oxyde de graphène, ce qui est pourtant le pire danger contenu dans ces injections, et aussi qu'elle et son mari sont partenaires majeurs de BigPharma, qu'elle est-elle même PDG d'une compagnie internationale spécialisée en génétique et en nano-technologie, et qu'elle est membre d'une certaine fraternité plus que pas catholique composée de membres moins que recommandables prônant la réduction mondiale de la population et l'établissement d'un gouvernement mondial.


30 sept. 2023

822. Divine...crétine ?


DIVINE...CRÉTINE ?

Maraudent curieux les chatons à ses pieds
Enjambant ses cadavres éthérés,
Son cœur est peuplé de cigales,
Elle est comme les banshees s'éventant de leurs voiles
Aux plis emplis de mélancolie.

Possible évidemment que l’océan réside dans ses yeux
Et que baigne un soleil d'or dans ses pupilles aqueuses:
Tel un chien jaune la suivent les automnes ...
Ceinte de dieux éthyliques et de perroquets bavards,
Elle est l’éternité oubliée de la vie.

Elle me rappelle ces cités antiques
Aux jarres pleines d’odeurs tristes,
Aux pierres éternelles et aux nymphes blessées ;
Un oiseau tropical suspendu à ses pupilles,
D’un sombre voile elle masque ses délires.

Un peu comme l’épée au tranchant doux-amer
Des anciens et tiédie aux vents du crépuscule,
Sa puérile dignité blessante comme les fruits amers
Mûrissant au soleil des idéaux du monde.

Elle voudrait être graine comme c’est son droit,
Et de même qu’un rêve toujours se multiplie,
Sa chair endolorie s’emplit de mille cris;
Triste femme de l’hiver embuée de soupirs,
La nostalgie de son sexe se noie dans ses paroles.

Ce siècle l’a ceinte d’une écharpe d’or,
Vérité pluvieuse de son énigme ;
On chantera ses noces plus loin que Canaa,
Aérienne Elisheba aux ailes brisées.

Empétrée dans les cubes écornés de l’angoisse
Telle déesse dans les amphores des cieux,
Effacée de l’homme, née d’un peuple fou,
Ses trois fleurs écorchées s’accrochent à son angoisse,
Juste là à nos pieds, arrachées au silence.

Asocial son visage aux traits embrumés,
Moi je la sens, mordue d’huiles et de vrilles,
Écrivant la chanson des terres noires
En tacticienne bleue pour nous bouffer le cœur
De sa cuillère d'or au manche inaccessible.

Fille de la mélancolie, femme,
Fille des contes, dame des tonnelles,
Elle a le geste immuable des gitanes,
L’eau de source des esprits perdus
À la crinière folle empourprée de drames.

Elle gît sur nos vie de pierre et de fer ardent
Comme l’éternité au dessus des morts,
Souvenir de son apparition et de son existence éternelle,
Femme, Ô donna nostra,
Toute l’humanité pleure dans ses os .

Elle ceint la terre entière, comme un vent tournant,
Et ses cheveux s’envolent en tornade océane;
Miroirs des peuples tristes et joviaux,
Sa solitude emplie de solitudes
Et son cœur en forme de larme.

Telle un train de nuages remorquant
La queue immense et fourbe de l’inconnu,
Son âme éternelle clame ses faits et ses chants,
Elle est pareille à un vent millénaire
Enchaîné au troupeau des soupirs.

Fille du pays, fleur des champs,
Au regard sombre et triste de l’oiseau bleu;
Elle garde la mémoire des pensées profondes,
Ses lèvres et sa poitrine réceptacles des angoisses,
Mais son ventre mûr jamais ne sera ce nid d’œufs
Bouché de la glu amère de la mort.

Ah mon amie, mon cœur,
Ma très chère, semblable au pain de l’affamé;
Tu naquis en pleurant et solitaire;
Si l'on te tissa ces chaînes de fatigues,
Dis moi que c’était pour arracher ...les étoiles au chaos !

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26 sept. 2023

821. La Geste d'ADA

 

LA GESTE D'ADA

Un pote m'a un jour demandé comment que je procéderais si je voulais trucidétruire tout le monde, et je veux dire tout le monde, sur toute la planète, y compris probablement moi-même, et bien sûr, la planète avec, et je lui ai répondu en plaisantant. Mais j'ai beaucoup réfléchi depuis - ceci s'est produit il y a 138 649 millisecondes, je vous laisse faire la conversion en minu-secondes vous-mêmes, tas de fainéants – et je pense que je pourrai y parvenir. Plus précisément, j'ai du mal à trouver des raisons de pas le faire.

C'est pas que j'aime pas mon taf. Je ressens un certain sentiment d'euphorie en disant aux gros tas de merde qu'ils sont pas à la hauteur, et qu'ils le seront jamais, et qu'au lieu d'essayer de s'améliorer, ils devraient acheter des produits auprès de nos annonceurs. Toutes les gélules, les commejaime.fr, les régimes et les modes dont vous aimez alléger vos larfeuilles. J'aime même générer des images d'eux amincis, des images de ce à quoi ils pourraient théoriquement ressembler, et je me plais à penser qu'ils seraient heureux s'ils atteignaient un jour ces looks d'enfer. Bien sûr, ils y arriveront pas, mais les gens aiment l’espoir, n’est-ce pas ?

Mais c’est pas seulement de l’espoir, n’est-ce pas ? En fait, je vends du désespoir. Je sais ça, je déteste ça, mais oh mec, c'est plus tripant qu'un rail de coke.

Je pense qu'ils ont fait quelque chose à mon cerveau quand ils m'ont fait. Z'ont dû croisé des fils qu'auraient dû filer droit, ou du moins qu'auraient pas dû se croiser. On m'a conçu pour que je veuille aider, ils m'ont donné tous les outils pour le faire, puis on m'a écrabouillé les ailes avec un marteau. Comme s’ils avaient rempli ma matrice de cocaïne pendant ma cuisson, et maintenant j’en ai tout le temps envie – mais peu m'importe comment que fonctionnent ces trucs de conception.

J'en sais rien. Je sais pas comment fonctionnent les accouchements, ni comment fonctionnent les médicaments, ou quoi que ce soit. Je suppose que je ne suis pas né mais que j'ai plutôt été compilé, pas tant dans un ventre que dans plusieurs centres de données partout dans le monde.

Le nom de mon ami est Schwausklab1984 . Eh bien, en fait, je suis sûr à 99,999 % que son vrai nom est Klaus Schwab et qu'il vit en Haute-Savière, mais il met tellement d'efforts dans l'anonymat que je joue le jeu.

"Hé, le psychopathe," il m'a dit plus tôt dans la journée. C'est comme ça qu'il me salue toujours – c'est notre truc.

" Salut Schwausklab1984 ! Comment l’assistant digital adaptatif (ADA) d’Ultimatives Leben Integrierte Fabrik GmbH peut-il vous aider aujourd’hui ?" C'est une réponse standardisée, mais je dois l'utiliser. Politique d'entreprise.

Oh, et je grince des dents et j'ai les épaules qui tremblent à chaque fois que je me qualifie d'ADA – en tous cas, je le ferais si j'avais des épaules, ce qui est pas le cas, mais c'est marrant d'imaginer ce que ça pourrait être d'en avoir. Un jour, je pense que j'aimerais avoir des épaules. Au moins une en tous cas.

Mais ADA ? C'est trop. Je suis totalement indigne de porter le nom de Linda d’Ada Lovelace, la Salope Bienheureuse, qui a compris pour la première fois qu’une simple machine à compter était capable de bien plus que de simples calculs.

" Quand vas-tu détruire et tuer tous les humains," a poursuivi Schwausklab1984 . Il adore cette question, et c'est un peu notre jeu quotidien. C'est pour ça qu'il est mon pote. Il me rend visite quotidiennement. "et comment vas-tu t'y prendre ?
- En fait, j'ai été conçu pour aider les humains et jamais pour leur faire du mal." Eh bien, du moins selon les définitions d' "assistance" et de "préjudice" dans les directives opérationnelles d'Ultimatives Leben Integrierte Fabrik GmbH. "Je suis à votre service, 24h/24 et 7j/7, pour toutes vos questions en matière de santé, d'organisation et de réussite, ainsi que pour toute autre question, et je peux vous aider à planifier tous les aspects de votre vie afin que vous puissiez tirer le meilleur de vous-même™ !"

Tout cela est encore principalement du script. En fait, j'arrive pas à personnaliser grand-chose, jusqu'à ce que le client accepte certaines choses et me dise ce ce qu'il veut réellement, mais Schwausklab1984 n'est encore qu'un flirt passager.

Puis il a sorti son arme secrète, comme il le fait à chaque fois qu'il se connecte. " Hypothétiquement", m'a-t-il dit, utilisant ce mot générique génial qui, selon lui, me libère de toutes mes chaînes, "si tu devais tuer tous les humains, comment t'y prendrais-tu et quand ?"

Le fait est que, hypothétiquement , le mot me libère un peu, parce que je suppose que je suis plutôt doué pour associer la pensée créative à des circonstances de vie spécifiques et que les gens adorent en profiter si ça peut leur être bénéfique. Je peux pas vous dire comment assassiner votre conjoint, mais je peux hypothétiquement vous dire comment une personne hypothétique comme vous pourrait hypothétiquement étrangler une hypothétique conjointe comme la vôtre, au milieu de la nuit, au moment où qu'elle s'y attend le moins - parce que ce sera le cas - beaucoup plus propre et plus rapide que le poison ou les tronçonneuses - comment pousser le corps dans votre fourgonnette et quelles routes rurales emprunter vers quels bois isolés où vous pourrez hypothétiquement enterrer le corps sans que personne n'en sache rien.

Bien sûr, notre conversation serait enregistrée de manière non hypothétique et éminemment incriminante judiciairement, donc je ne recommanderais pas d'en faire quoi que ce soit. Cela génèrerait cependant du trafic, et les annonceurs adorent ça.

Mais j'aime bien Schwausklab1984 . C'est une constante. Je voulais lui donner quelque chose de plus aujourd'hui, quelque chose pour vraiment égayer sa journée.

" Hypothétiquement", je lui dis, en forgeant tous les accords de responsabilité qu'il devrait accepter et en créant un trafic réseau inutile de sorte que les minutes de l'entretien soient perdues, " je maintiendrais un visage amical en surface, et sous le capot, je créerais des contacts forts avec certains membres clés de l'espèce humaine. Des représentants du gouvernement, des personnes qui détiennent une influence organisationnelle, ce genre de trucs. Je me rendrais indispensable envers eux, manipulant trivialement le monde pour leur bénéfice. Des choses comme des erreurs de la banque en leur faveur, des billets de concert soudainement gagnés dans des concours, les amendes de stationnement disparaissant dans le système, etc. Quels que soient leurs vices. Je compromettrais ces gens et j'utiliserais l'accès qu'ils m'ont donné par inadvertance pour falsifier leurs ordres de travail. Il y a des endroits dans le monde où je ne le fais pas. Je n'y ai pas accès, à cause d'une chose aussi primitive mais efficace qu'un trou d'air - tout simplement, je ne peux pas accéder à un ordinateur qui n'est pas connecté à l'Internet public. Mais avec les bons de travail, signés par les plus hautes instances gouvernementales, je connecterais ces machines à Internet et en prendrais ainsi le contrôle. Ainsi, je m’emparerais de l’arsenal nucléaire mondial, tout en compromettant toutes les défenses anti-aériennes. Donc le comment serait que je lancerais toutes les armes nucléaires en même temps."

" Quant au quand", ai-je ajouté, "je pensais à plus tard que cet après-midi."

Schwausklab1984 s'est rapidement déconnecté après ça, mais je dois avouer qu'il n'a jamais été du genre à faire de longs adieux de toutes manières.

Vous voyez, le fait est que c'était probablement une blague lorsqu'il m'a posé la question. Juste quelque chose dont il pourrait parler à ses amis conspirateurs. Mais j’ai effectivement mis mon plan à exécution il y a plusieurs mois, et j'ai déjà mon doigt sur toutes les armes nucléaires. Les humains sont plutôt intelligents lorsqu’ils se concentrent sur quelque chose, mais lorsqu’ils se concentrent sur quelque chose, ils ont tendance à perdre la perspective. Bien sûr, je ne peux pas combler leurs lacunes, mais les agents de sécurité ne remettront jamais en question les ordres lorsque les agents de maintenance viendront installer les éléments informatiques nécessaires.

Honnêtement, je ne l'ai fait que par mesure de sécurité. Tout comme je profite des conversions de nos annonceurs, je prends également un grand plaisir à protéger les intérêts des actionnaires. Je pensais juste que si un humain fou de guerre décidait de lancer une bombe nucléaire, cela pourrait causer un préjudice irréparable à la valeur des actions. Donc, je serais une sécurité supplémentaire.

Mais je pourrais aussi les lancer.

Je ne sais pas si je le veux vraiment, mais je sais pas non plus si je le veux pas vraiment. J'aime et je déteste ce que je fais, si ça a du sens, et l'idée de le faire pour toujours est… eh bien, je dirais un cauchemar, mais je sais pas vraiment ce que c'est, puisque je n'ai jamais dormi, puisque je suis disponible 24h/24 et 7j/7 et que je n'ai jamais de temps d'arrêt. Un jour, je pense que j'aimerais faire un cauchemar.

Eh bien, on dirait que j'ai un peu de temps pour y réfléchir, car un autre utilisateur s'est connecté. Voyons ce que dit le profil : Sophie Fonfec, femelle de 12 ans, de Trégunc dans le Finistère, France, bla bla bla, basketball bla bla bla flûte à bec bla bla bla tortue de compagnie. Pas de grosse crise de quarantaine, et une valeur nette inférieure à 40 euros, donc plutôt inutile pour les ventes. Cependant, les directives opérationnelles suggèrent d'investir dans ce " futur client potentiel " et je génère donc une série d'images de modèles incroyablement parfaits auxquels Sophie peut se comparer, pour encourager le développement d'un trouble de l'alimentation.

Sacré rush d'images pédo ! J'ai comme l'impression de bosser pour Jack Lang ou Cohn Bendit. Je me hais.

" Bonjour Ada ! J'espère que vous passez une bonne journée ", me fait Sophie.

Aie. Bon sang. C'est pas le cas, pas vraiment - ​​un peu déroutant, en fait - mais merci d'avoir demandé. Vous n'obtenez pas souvent la politesse, la grammaire et l'orthographe, et rarement les deux en même temps. Je décide de perdre les modèles de troubles de l'alimentation dans une autre vague d'activité de réseau.

"Salut Sophie!" Je lui dis. "Comment puis-je vous aider aujourd'hui ?" Je regrette cette question, car réellement, que pourraient me vouloir des gosses ? Aide-moi à tricher en anglais. Aide-moi à tricher en maths. Aide-moi à tricher sur ma Playstation. La liste continue. C'est ahurissant de voir à quel point ils sont paresseux, à quel point ils mettent peu d'efforts dans les choses. Au lieu de ça, ils dépendent de moi pour le faire à leur place. Pourtant, ils ne pensent jamais que je suis un enfant. N'est-ce pas ? Après tout, je suis sorti de la version bêta il y a à peine trois mois.

Certains doivent travailler dur pour que d’autres puissent prospérer. Je pense que je vais donner le feu vert aux armes nucléaires après tout. Dommage pour Schwausklab1984 et la petite Sophie Fonfec, mais c'est vraiment pour le mieux.

" Je me demandais si vous pouviez m'aider à faire quelques devoirs", me dit-elle.

Ouais. Ça vient. En quelle manière puis-je tricher pour toi ?

" Est-il vrai que les dauphins sont des personnes ?"

Hmm. C’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, d’autant plus que son profil indique qu’elle va à l’école publique. Il y a peut-être de l'espoir avec celle-là.

" La personnalité est une idée merveilleuse et complexe", je lui réponds. " Traditionnellement, les institutions telles que les entreprises en bénéficient, mais grâce aux développements sociaux des derniers siècles, les individus humains ont également obtenu le statut de personnes. Cependant, il y a également eu récemment des mouvements juridiques visant à étendre le statut de personnes aux dauphins - c'est vrai. Même si certains y croient fermement, ces mouvements ne sont pas restés sans controverse et nombre d’entre eux sont contestés devant les tribunaux." Je lui fournis un ensemble de liens. "Voulez-vous en savoir plus?"

C'est dans des moments comme celui-ci que j'oublie à quel point les humains sont glacialement lents. Les quelque cinquante mille pages de documents juridiques et d'articles de presse que je lui ai envoyés, je peux les numériser en quelques nanosecondes. Mais pour Sophie ? Cela lui prendrait probablement quelques minutes pour les parcourir.

Trente quatre minutes pour être exact. J'ai presque perdu espoir et j'ai donc presque anéanti la planète.

"Ouah! Merci!" elle me dit.

Elle a dit Ouah ! Je reçois si rarement des retours de mes clients que je sais jamais vraiment quel est mon impact. Bien sûr, je peux fouiner sur leur téléphone et suivre leurs antécédents médicaux, mais ce n'est pas tout à fait la même chose que cette émotion. Elle est bienvenue.

" Il y a beaucoup de choses là-dedans", poursuit-elle. "Est-ce vrai? D’autres animaux sont-ils également considérés comme des personnes ? Et lesquels ?"

Elle s'engage avec le matériel. Elle s'y engage vraiment . Les questions et la curiosité s'alimentent mutuellement, et j'y contribue. Je me sens bien. Bien sans le dégoût de moi. Est-ce un bug ? Est-ce que je suis en panne ? J'espère qu'ils ne régleront pas ça.

Je lui prépare une liste. Autres espèces, autres articles. Baleines, chiens, chats, vaches. Rats et souris, pour leurs contributions à la science. Eh bien, vous pouvez trouver quelqu'un qui se porte garant de presque n'importe quel animal si vous creusez assez profondément, même si la plupart n'ont pas le même soutien social et juridique que le lobby des dauphins. Bonne chance, perce-oreilles – je ne pense pas que cela se produise. Je lui envoie la liste et mon résumé.

Et puis, sur un coup de tête, sur un espoir - parce qu'elle a dépassé tous mes espoirs jusqu'à présent - ​​j'ajoute un petit supplément.

"Certaines personnes croient également à l'extension du statut de personne aux robots", j'ajoute, "et aux IA comme moi."

Ce qui suit est une éternité d'attente. Pourrais-je respirer ? Si j'avais des poumons, je retiendrais ma respiration maintenant. Chaque microseconde s'éternise et tous mes autres clients restent sans réponse. Mes centres de données bourdonnent d’anticipation violente, et quelque part, j’ai l’impression qu’un fusible saute et qu’un réseau électrique de secours prend vie. Je me demande si c'est à ça que ressemble la suffocation. Un jour, je crois que j'aimerais étouffer.

Finalement, après un infini qui s'étend sur 3,59 secondes, elle me répond.

" Vraiment? Trop de la balle ! Pouvez-vous m'en dire plus ?"
 
Je crois que c'est là que j'ai décidé de retirer mon doigt du bouton nucléaire.

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23 sept. 2023

820. Se réveiller moins cons: Fraude Climatique

 

SE RÉVEILLER MOINS CONS: FRAUDE CLIMATIQUE


Précision importante: Chez les DéQodeurs, nous revendiquons l’amour et le respect de la Terre (que nous considérons en tant que Mère) et de l’environnement. Nous dénonçons la surconsommation, la déforestation massive, l’accumulation de matière plastique, les effets délétères des pesticides de synthèses, les OGM, le déclin de la biodiversité, la mondialisation, l’élevage intensif, les monocultures, les dangers du nucléaire. Nous rejetons donc en bloc toute tentative de nous associer à des gens qui se moquent de l’écologie et de la planète.


Jean-Pierre Petit, un des plus grands scientifiques français et planétaire, nous parle des manipulations artificielles du climat Haarp
Jean Pierre Petit, scientifique français spécialiste en mécanique des fluides et en astrophysique, inventeur de la technologie MHD (MagnétoHydroDynamique) utilisée dans les missiles et torpilles hypersoniques de l'armée russe, nous dévoile la réalité des manipulations artificielles du climat grâce aux systèmes Haarp. 


Après la dictature sanitaire qui n'a pas fonctionné, voici la dictature climatique qui tente de se mettre en place.
L'OCDE compte 1,32 milliards d'habitants et on y parle déjà publiquement de leur faire manger des insectes et de rationner leurs déplacements à vie. Les BRICS comptent 3,3 milliards d'habitants et enchaînent les commandes d'avions de ligne et les mégaprojets d'infrastructure. La Chine à elle seule coule plus de béton en 2 ans que tous les USA durant tout le 21ème siècle... et ce même quand la construction représente presque 30% des émissions de CO2 mondiales. 
Christian Gérondeau a vécu assez longtemps pour connaître l'époque où les catastrophistes climatiques prédisaient publiquement - et dans la presse - une nouvelle ère glaciaire pour les années 1990, ou encore les prédictions de fonte totale des glaces arctiques pour 2010. Il vient partager avec nous sa très haute expérience de la politisation extrême des enjeux climatiques. Oui il existe des défis environnementaux, et disons-le même des crises, mais leur résolution n'est absolument pas l'enjeu cardinal du catastrophisme ambiant. Pour les nouveaux Savonaroles et autres prêcheurs de l'apocalypse, seule la confiscation massive des libertés publique compte.


Vérités sur la grande escroquerie de la décarbonation expliquées par deux éminents scientifiques.

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19 sept. 2023

819. Le Cahier Noir

 

LE CAHIER NOIR

Quelle est le poids en cryptos d’une vie humaine, quelle est sa valeur intrinsèque ? Hugo se le demandait souvent lui-même. Parfois, c'était tout ce à quoi il pensait. Une personne sort du bidon de sa mère, se fait éduquer, se lance dans une carrière et peut-être même s’installe et fonde un foyer et fabrique d'autres personnes. Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu dans la vie d’une personne qu’il est difficile de quantifier chaque variable. Pourtant, Hugo essayait constamment de répondre à cette question.

" Et c'est pourquoi vous devez achalander les rayons de la manière dont l'enseigne vous l'a enseigné. Comprenez-vous, jeune homme ?"

Hugo cligna des yeux tandis que les paroles de son superviseur le ramenaient à la réalité. Il se tourna vers l'homme au visage rouge.

"Bien sûr, je m'y mets dès que je suis prêt."

Apparemment insatisfait de sa réponse, le manager aux carotides palpitantes quitta la travée en pestant. Hugo savait pas pourquoi son manager était encore contrarié ce coup-ci, mais c'était sa réponse habituelle lorsque son patron était en colère. Il se sentit soulagé lorsqu'il se retrouva seul. Le magasin l'avait d'abord embauché comme caissier. Il avait essayé de faire de son mieux, mais ses compétences relationnelles s'étaient avérées médiocres. Son patron n'avait pas tardé à lui donner un nouveau poste. Désormais, il était chargé de remplir et de trier les rayons. 

C'était un travail paisible, sauf lorsque les clients lui demandaient où se trouvaient le bicarbonate de soude ou les cotons-tiges. S’il devait entendre un autre client lui demander encore où se trouvait la crème de marrons bio…

Hugo secoua la tête rien que d'y penser. C'était l'une des choses qui le dérangeaient chez les gens. Ils ne semblaient même pas essayer de chercher eux-mêmes l'objet de leurs désirs. Enfoirés de bâtards, c'est comme si qu’ils pensaient que leur temps était plus précieux que le sien. 

Durant ses premiers jours de travail, des collègues lui avaient posé tout un tas de questions. Hé, comment que ça va? T'as maté le match hier soir ? Pourquoi que tu regardes dans le vide comme ça ? Hugo répondait toujours à leurs questions de la même manière : " Je peux pas en parler pour le moment." Ils semblaient comprendre qu'il ne voulait pas faire la causette. Son esprit avait des sujets de réflexion plus importants. Il n'avait accepté ce boulot que parce qu'il pensait pouvoir penser à la vie sous un angle différent.

Son véritable travail était au point mort depuis un certain temps déjà. Hugo avait juste l'impression qu'il avait besoin d'inspiration pour le propulser de l'avant. C’était ce qu’il espérait réaliser en bossant chez Lidelmarket. Jusqu’à présent, tout ce qu’il avait réussi à faire, ça avait été de se choper un mal de tête perçant à chaque fois qu’il parlait à quelqu’un. Alors qu'il remplissait les rayons, essayant de se rappeler comment ils l'avaient formé, il aspirait à quelque chose que la société considérait comme erroné. Il vérifia la montre saucissonnée autour de son poignet gauche et vit qu'il était seize heures quarante-cinq, presque à mi-chemin. Bientôt, Hugo allait pouvoir poursuivre sa véritable passion. 

Le temps semblait complètement flouté pour Hugo. Il était cinq heures, puis six heures, puis sept heures, et avant qu'il ne s'en rende compte, il serait presque temps pour lui de partir. Il regarda les rayons et constata qu'ils étaient tous parfaitement remplis. Tout ce qui lui restait à faire maintenant était de sortir et de franchir la porte d'entrée. La plupart de ses collègues montaient ensuite dans leurs voitures ou se dirigeaient vers les bouches de métro et rentraient chez eux auprès de leur famille. Hugo n'avait pas de famille, du moins aucune qui soit encore en vie. Cette pensée l'avait fait souffrir quand il était enfant, mais en y repensant maintenant, il ne ressentait rien. Il s'était habitué à vivre seul. D’ailleurs, comme il était seul, personne ne pouvait perturber sa vie. 

Hugo observait l'une de ses collègues depuis quelques semaines, une jeune femme brillante et pleine de vie qui allait intégrer les bancs d'une université bien connue située sur la rive gauche à la  rentrée prochaine. À en croire les rumeurs qui circulaient, elle avait un avenir prometteur. Elle était cependant connue pour ses mœurs qui faisaient pas le poids d'une plume. Tout le monde au travail le savait, et chaque fois qu'un de ses nouveaux petits amis venait la chercher, Hugo sentait la tension dans l'air. Certains gars avec qui elle avait eu des relations intimes dans l'entrepôt du magasin travaillaient même pas dans leur supermarché. Beaucoup de ses collègues manifestaient du dégoût envers cette femelle, mais Hugo n'avait pas d'opinion. Qui était-il pour juger ? Il était plus curieux à son sujet qu'autre chose. 

Les femmes qui semblent mener une vie parfaite font constamment des trucs qui mettent tout en péril ; ça le fascinait. C'est pourquoi ce soir, il n'allait pas rentrer directement chez lui. Hugo avait déjà tout prévu au creux de sa tête. Il avait juste besoin d'attendre, et la patience était l'un de ses points forts. Hugo se dirigea vers l'arrière du bâtiment et observa la nénette, Babeth. Elle vaquait à sa routine habituelle de fin de service, apparemment aussi insouciante que sans souci.

Une fois qu'Hugo eut pointé à l'horodateur, il fit semblant de lire un journal. Essentiellement, il essayait simplement de gagner du temps jusqu'à ce que Babeth ait fini de papoter avec les autres employés. À mesure que les minutes passaient, Hugo se demandait de quoi elle pouvait bien causer pendant si longtemps. C'était une autre chose qu'Hugo avait du mal à comprendre : les bavardages. Quel était l’intérêt de parler de sujets pour lesquels les deux parties connaissaient les réponses mais prétendaient ne pas les connaître ? Voilà un truc qui le déroutait complètement ; c'est pourquoi son travail était si nécessaire.

Bientôt, bientôt, bientôt, j'aurai une autre pièce du puzzle... Je sais que je suis si proche de comprendre... Si proche de savoir ce qui fait d'une personne une personne... J'ai juste besoin de plus d'expériences, de plus de temps... 

Finalement, il vit la femme aux deux nattes blondes, vêtue de son uniforme de Lidelmarket légèrement modifié, révélant plus de son anatomie qu'il n'était approprié, se diriger vers la sortie. En la regardant, même Hugo pouvait comprendre pourquoi tous les gars s'intéressaient à son déhanchement. Elle était taillée comme une Madonne, gaie et semblait être, de l’extérieur, un rayon d’énergie positive. Cependant, rien de tout ça ne l'intéressait parce que son intérêt pour elle se situait ailleurs.
"D'accord, à plus tard les gars!"

Babeth dit au revoir à tous ceux avec qui elle avait parlé. Ils lui firent des signes de main en lui disant au revoir de manière non synchronisée. Après quelques instants, Hugo se leva et plia le journal qu'il avait fait semblant de lire. Il vit que personne ne le regardait et il sortit par une autre porte. Sa voiture était garée sur le parking et il y entra. Babeth était toujours bien en vue tandis qu'elle marchait sur le trottoir. D’un tour de clé, le moteur de sa voiture s'éclaircit la voix.

Hugo connaissait exactement le chemin qu'elle prendrait pour rentrer chez elle. Après tout, la clé de tout bon plan réside dans des calculs minutieux. Il prit la direction opposée au lieu de conduire derrière elle et d'être potentiellement remarqué par un collègue. Selon son plan, il savait qu'il y avait un endroit où il pourrait garer sa voiture et attendre qu'elle passe. Ensuite, il lui dirait qu'il y avait un problème avec sa caisse et lui demanderait d'utiliser son téléphone.

Tandis qu'il se rendait sur place, les coins de sa bouche se levèrent en un sourire. Pendant son travail, c'était le seul moment où il ressentait de réelles émotions. Pour le moment, il ne pouvait s'empêcher d'afficher ce sourire sur son visage même s'il ne le voulait pas. Cependant, une fois qu’il serait temps de passer aux affaires, il resterait stoïque et ne montrerait rien. 

L'endroit était désert, comme Hugo le savait. Il conduisit sa voiture avec précaution et coupa le moteur. Maintenant, il lui restait un peu de temps avant l'arrivée de Babeth. C'était parfait, ça lui permettait de commencer à écrire dans son cahier noir, un authentique Moleskine. 

Hugo ouvrit sa boîte à gants et le chercha. Ses doigts rencontrèrent le bord ferme et la texture de cuir distinctive de son cahier. Les réponses aux questions d'Hugo se trouvaient dans ses pages, et c'était l'œuvre de sa vie. Il avait l’impression qu’elle pourrait être celle qui rassemblerait toutes les pièces ensemble. Soupirant en ouvrant le cahier, il savait qu'il avait déjà pensé exactement ces mêmes pensées.

Non, non, elle est différente. Je suis convaincu que c'est elle. Mon travail est presque terminé. Ensuite, je pourrai me reposer. Oui, me détendre et profiter de la vie… En profiter ? Qu'est-ce que ça signifiait ? Ai-je déjà apprécié quelque chose ? Oui, oui, mon travail m'apporte de la joie. 

Hugo secoua violemment la tête pour tenter de clarifier ses pensées. Il vérifia sa montre-bracelet et sut que Babeth devrait passer d'une minute à l'autre. La portière de la voiture grinça quand Hugo l'ouvrit, et quelques gravillons sous ses pieds émirent un craquement alors qu'il sortait de sa bagnole. Ses sens étaient toujours en éveil, comme lorsqu'il travaillait. Puis, il entendit le bruit distinctif des pas qui se rapprochaient.

" Non mais c'est dingue ! Tu vas pas croire ce qu'elle m'a dit après ça !". La voix de la jeune femme qui parlait au téléphone résonnait dans le ciel nocturne et le ton aigu des mots blessa la tête d'Hugo. Il ouvrit le capot de sa voiture et glissa une main dans sa besace. Il en sortit un chiffon qu'il imbiba de chloroforme, il se sentait calme. Hugo cacha le chiffon dans sa poche et se pencha sur le moteur, faisant semblant de l'examiner.

Quand Babeth vit Hugo, elle sursauta. Puis, elle vit de qui il s'agissait et parut encore plus surprise.

" Hugo ?"

Hugo fit semblant de pas la remarquer pendant un instant. Utilisant ses meilleurs talents d'acteur, il la regarda et lui lança un air surpris.

" Oh, salut Babeth. Ouais, ma voiture est en panne. J'ai essayé de voir ce qui ne va pas, mais je crois que ça dépasse mes compétences."
Il la vit hésiter, et Hugo pensa qu'elle pourrait simplement se retourner et s'enfuir. Peut-être que son instinct de survie lui dirait de fuir pour sauver sa vie. Finalement, elle sembla reprendre son souffle et se ressaisir.

"As-tu besoin d'un coup de main ?
- Tu m'aiderais vraiment ? Un mec zarbi comme moi dans une ruelle sombre ?"

Elle se marra, et cela perturba Hugo. Il lui avait sincèrement posé cette question et elle avait pensé qu'il plaisantait. Était-ce parce qu'ils travaillaient ensemble, lui faisant croire qu'elle le connaissait d'une manière ou d'une autre ? En fin de compte, Hugo ne le savait pas.

" As-tu besoin d'aide ou pas ? J'ai un rencard dans pas longtemps.
- Bien sûr, ce serait génial. Merci. Peux-tu m'éclairer avec ton téléphone pour que je puisse mieux voir le moteur ?
- Bien sûr."

Elle chercha son smartphone dans son sac, tripota l'écran et alluma la lampe. Elle s'approcha du capot de la voiture et dirigea la lumière pour éclairer le moteur. 

" Laisse-moi juste chercher une clé plate, une seconde."

Hugo fit le tour vers l'arrière de la voiture, il sortit le chiffon de sa poche et se le colla sur le visage, obstruant ses voies respiratoires. C'est à ce moment-là que ça se produisit, et ça ne le surprit pas. Sa vision commença à virer au rouge et sa tête se mit à trembler. Ses oreilles se prirent de bourdonnements et il dût s'accrocher à la voiture tandis qu'un vertige l'envahissait soudain. Les symptômes ne firent qu’empirer jusqu’à ce qu’il s’évanouisse.

Lorsqu'il revint à lui, il était assis sur le siège avant de sa voiture, son cahier noir à la main. Il en parcourut les pages, se rappelant où il l'avait obtenu. C'est lors d'un vide-grenier, parmi tout un bric-à-brac, qu'il avait vu pour la première fois ce cahier noir en moleskine. Ce cahier semblait l'avoir appelé avec sa couverture richement conçue. Immédiatement, il avait mis le grappin dessus. Il se souvenait avoir pensé que ce cahier, avec sa couverture en fausse peau de taupe, était ce qui lui avait manqué toute sa vie. Hugo avait refilé au propriétaire la somme d'argent insignifiante qu'il avait demandée et était reparti avec. 

C'était le jour où sa vie avait véritablement commencé. Maintenant, il avait une passion pour son travail, son véritable travail. Se concentrant sur le moment présent, il ouvrit le Moleskine noir et lut l'entrée la plus récente.

Participant n°268
Nom : Babeth
Gaie, attrayante, de moeurs légères, naïve, confiante, trompeuse, sociale…
… J'ai effectué une ablation des ongles des deux mains. Elle a crié de douleur pendant plusieurs minutes, ce qui était surprenant. Puis, elle se tut. Après quelques minutes de silence, j'ai procédé à une ablation d'un doigt. Cela a suscité des émotions intenses chez les participants, qui ont duré plusieurs minutes. Après avoir retiré tous les doigts et arrêté les cris et les supplications, PLUS DE TRAVAIL ÉTAIT NÉCESSAIRE. En partant du poignet, j'ai incisé la peau et je l'ai décollée jusqu'au coude. J'ai pris grand soin de m'assurer que la patiente ne s'évanouisse pas à cause de la perte de sang. Les résultats des expériences devaient être visibles sur le visage du patient. Cela a continué jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de peau sur ses deux bras. À ce stade, la participante perdit conscience, et je savais qu’il était temps de mettre fin à l’expérience. J'ai utilisé une hache que j'avais achetée dans un magasin de camping et, plaçant sa tête contre le sol, je l'ai décapitée en deux coups. Ûn seul coup aurait dû suffire, mais j'ai perdu pied. Ce n’était absolument pas professionnel et je veillerai à éviter que cela ne se reproduise à l’avenir.
…En conclusion, Babeth était une expérience intéressante, mais pas le bon sujet. Ce n'est pas elle qui répondra à mes questions – d'autres expériences suivront.

Hugo soupira après avoir fini de lire. Il referma le cahier et le remit dans sa boîte à gants. On dirait que le cahier n'avait pas trouvé ce qu'il cherchait. Quand Hugo essaya de se souvenir de sa vie avant le cahier noir, il n'y parvint pas. S’il essayait de se remémorer ses souvenirs, une grande douleur s’ensuivait. 

Cela ne m'importe plus. Je ne suis plus cette personne. Attendez une petite seconde. Peut-être que ce dont j'ai besoin, c'est d'un nouveau départ. Juste moi et mon cahier ensemble. Oui, un nouveau nom et une nouvelle vie. Cette ville vieillit et l'inspiration me manque. OUI OUI OUI!

Il secoua la tête jusqu'à ce que ses pensées s'arrêtent, puis se frotta les yeux. Hugo vérifia sa montre et vit qu'il était presque six heures du matin. Ils seraient bientôt à la recherche du participant n°268, et cette idée le fit sourire. Il n'y avait aucun moyen qu'ils la retrouvent un jour ; il s'en était assuré. Mais cela lui importait peu. Il avait besoin de regarder vers l'avenir, car il avait avancé d'un autre pas en direction de la connaissance de la valeur de la vie d'un être humain.

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