Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

10 juil. 2023

790. Caillou-Papier-Ciseaux


 Cette histoire n'a pas été sponsorisée grâce au soutien financier des banksters d' "AXA Assurances"

Caillou-Papier-Ciseaux

" Quelqu'un doit dire à Arthur que Paulo a déménagé."

André et Solange, les parents de Paulo pensèrent à jouer à caillou-papier-ciseaux pour voir qui c'est qui le ferait. C'est pas qu'ils avaient peur d'Arthur. Ils ne savaient tout simplement pas comment aborder le sujet avec ce doux monstre à trois têtes. En quelle occasion et sous quel prétexte lui donneraient-ils la nouvelle ? Cela avait-il de l'importance ? Aucun des deux n'avait refoutu les pieds dans la chambre à Paulo depuis qu'ils avaient rangé ses affaires et l'avaient déposé à l'université.

" N'oubliez pas de dire à Arthur que je suis parti", leur dit-il tout en pliant ses t-shirts dans sa nouvelle piaule d'étudiant tandis qu'André et Solange se tenaient sur le pas de la porte en essayant de savourer ces derniers instants avant de devoir commencer le long trajet du retour.

" Paulo," s'exclama André, " es-tu en train de nous dire que t'as pas informé Arthur de ton départ pour l'université ? C'est tellement irresponsable de ta part..."

Solange tira sur le bras d'André. Le père et le fils avaient commencé à se disputer davantage pendant la dernière année de lycée de Paulo, mais ils ne voulaient pas finir aujourd'hui avec une dispute. André capta le message et ajusta le ton et le volume en conséquence.

" Ça ne devrait vraiment pas être à nous d'expliquer au monstre sous ton lit pourquoi que t'es plus là," expliqua calmement André, " je t'ai demandé de parler à Arthur avant que tu ne partes."

Paulo s'assit sur son nouveau lit. Celui-ci n'aurait pas de monstre en dessous. Au lieu de ça, il y aurait de la poussière, des boîtes de pizza vides et d'autres de capotes anglaises et tout ce que les étudiants de première année gardaient généralement sous leur lit. Il avait l'air d'être sur le point de s'étouffer. Ni André ni Solange ne l'avaient vu pleurer depuis qu'il s'était blessé à la cheville en jouant au basket en 4ème au collège Jules ferry.

" Je savais pas comment lui dire", dit-il, " Arthur est là depuis que je suis enfant. Je voulais pas qu'il se sente mal, mais… je suis jamais parti aussi loin de chez nous plus d'un week-end quand j'allais passer le weekend chez tata. J'avais peur qu'il s'énerve. Je suppose que je me suis dégonflé."

Ses parents comprenaient. Ils lui assurèrent qu'il n'était pas une poule mouillée, et lui promirent d'annoncer la nouvelle à Arthur avec le plus de tact possible. 
Une fois rentrés chez eux, ils sentirent aux picotements qui leur parcouraient l'échine leur propre état de poules mouillées en train de s'installer. Après avoir rejoué à caillou-papier-ciseaux cinq six fois de suite sans réussir à se départager, il devint clair que l'Univers voulait qu'ils parlent tous les deux avec le monstre.

Ils trouvèrent une stratégie. Solange serait celle qui donnerait la nouvelle en premier car elle était meilleure pour relayer diplomatiquement les mauvaises nouvelles aux gens. C'est pourquoi elle était chargée d'appeler les personnes ayant une assurance habitation chez Axa pour leur faire savoir qu'elles n'étaient pas couvertes pour les nuées de sauterelles qui venaient de détruire leurs rhododendrons. Pendant qu'Arthur traiterait la nouvelle, André lui apporterait une sorte de réconfort physique soit en mettant son bras autour de l'une des six épaules d'Arthur, soit en tapotant l'une des dix-sept pattes qui restaient à ce dernier sur ses dix-huit d'origine.

" On doit juste se rappeler qu'il ne s'agit pas de nous", répéta André, " Il s'agit juste de nous assurer qu'Arthur comprenne que nous sommes là et accessibles. Aussi difficile que ça puisse être, Arthur n'est pas seul. Nous sommes tous dans le même bateau."

André hocha la tête et les deux se dirigèrent vers la chambre de Paulo.

Quand ils ouvrirent la porte, la pièce était exactement comme ils l'avaient laissée avant leur voyage en voiture. Il y avait des rectangles clairs partout sur les murs là où les posters de Paulo s'étaient trouvés. Le dessus de son bureau était vide pour la première fois depuis qu'ils le lui avaient acheté pour sa communion. Le placard était vide à l'exception de deux vieilles paires de baskets qu'il n'avait pas voulu emporter avec lui et d'un vilain démon qui essayait de le posséder depuis qu'il était entré en cours élémentaire de 1ère année.

" Nous parlerons au démon la semaine prochaine ", déclara André, et Solange hocha la tête, trop contente d'être d'accord.

Ils s'agenouillèrent et regardèrent sous le lit. Effectivement, il y avait là le portail vers le royaume de la peur où qu'Arthur avait son appartement. - Maintenant, me regardez pas comme si que j'avais trois têtes, c'est pas moi qu'en a trois, c'est Arthur comme vous allez le voir quand qu'il daignera montrer sa ses gueules. 
Ils se mirent à l'appeler et lorsque la porte de  son appart sous le sommier s'ouvrit, tous deux eurent un moment de doute. Pourraient-ils changer d'avis ? Pouvaient-ils s'enfuir ? Pourraient-ils dormir à tour de rôle dans le lit de Paulo à partir de maintenant afin qu'Arthur ait quelqu'un à terrifier ? Ça semblait si cruel de retirer ce petit plaisir à un monstre qui avait si peu dans la vie à part une propriété au coin du feu dans une autre dimension et un compte épargne-retraite à moitié décent.

" André ! Solange !" s'exclama Arthur: " Qu'est-ce que vous foutez ici ?"

Solange savait que c'était censé être elle qui devait parler la première, mais l'intérieur de sa bouche se trouva soudain aussi sec qu'un coup de trique. André pouvait voir qu'elle était sur le point de suffoquer. Il tenta d'intervenir en entamant les débats, mais tout ce qu'il put trouver fut le genre d'honnêteté brutale que Solange, experte en assurances, aurait habilement évité.

" Paulo est parti à Aix en Provence pour ses études ! Il n'est plus là ! Il ne sera peut-être plus jamais là ! Nous sommes vraiment désolés, Arthur. Nous sommes vraiment désolés."

Il y eut un moment de silence ponctué uniquement par le système d'arrosage d'Arthur qui s'activa pour hydrater sa plantation d'herbes toxiques.

" Oh," marmonna Arthur, " Je, euh, ouais, eh bien, euh, c'est… un peu gênant."

C'est alors qu'ils remarquèrent la valise qu'il tenait par sa poignée.

Au cours de l'heure qui suivit, Arthur avoua à Solange et André qu'il avait toujours su que Paulo finirait un jour par quitter cette maison. Il avait été un monstre pendant des siècles, après tout, et il comprenait que les enfants grandissent et avancent dans la vie. Maintenant que Paulo était parti de la maison, Arthur n'avait plus rien à faire dans ce logis et avait par conséquent vendu son appart pour se rapprocher de sa sœur dans le Royaume de Boulibô – pas exactement pour prendre sa retraite, mais pour arrêter de terroriser à temps plein.

" J'espère continuer à mi-temps trois jours par semaine," expliqua-t-il, " C'est pas comme si que les gosses avaient besoin de plus de peur que ça. Ils en ont déjà suffisamment rien qu'avec la peur qui leur est fournie par le monde réel du Macronistan."

Solange et André se sentirent soulagés alors qu'ils souhaitaient bonne chance à Arthur. Il leur fit la promesse de rester en contact, mais aucun d'eux ne croyait vraiment que cela arriverait. Ils descendirent à la cuisine et commencèrent à préparer le dîner. Solange  commenta que la tête gauche d'Arthur avait fait la majeure partie de la conversation - vous voyez, je vous l'avez bien dit que c'est lui et pas moi qu'avait trois têtes - tandis que les deux autres avaient semblé s'ennuyer. André se demanda à voix haute si c'était leur dynamique générale. Grésillements de fricassée de pétoncles dans une poêle sur la cuisinière. Solange songea à y ajouter un peu de tabasco supplémentaire car c'est comme ça que Paulo les aimait, mais se souvînt ensuite qu'il n'était plus là…

C'est les yeux d'André qui se mirent à produire de l'eau salée en premier. Il envisagea de tenter de se retenir, mais n'en vit pas l'intérêt. Solange se mit en mouvement pour aller le consoler mais se retrouva elle-même à pleurer comme une Madeleine avant même de l'avoir rejoint de l'autre côté de l'îlot de sa cuisine.

Ils se tenaient là, en larmes, ne sachant pas pourquoi il leur avait fallu si longtemps pour en arriver là. Ils n'avaient pas pleuré en remballant ses affaires dans la chambre de Paulo, ou sur la route d'Aix, ni même sur le chemin du retour jusqu'en Auvergne. Peut-être parce que jusqu'à ce moment, ils avaient eu une tâche à accomplir. Un monstre à qui annoncer la nouvelle. Un avenir possible consistant à prendre soin d'une créature à trois têtes alors qu'elle tentait de naviguer dans la vie sans la personne autour de laquelle le but de sa vie avait été construit.

Maintenant, ce ne serait plus nécessaire.

Ils réfléchissaient à leur propre nécessité.

C'est alors que le téléphone de Solange sonna.

" Maman," dit Paulo, " Comment Arthur a-t-il pris la nouvelle de mon départ ?"

Après avoir mis leur fils sur haut-parleur et au courant à propos d'Arthur qui allait bien, ils perçurent une pause à l'autre bout du fil.

" Qu'est-ce que vous faites tous les deux maintenant," demanda-t-il, " Vous faites des pétoncles pour le dîner ? Je… j'aurais aimé être là.

Solange et André échangèrent un regard. Solange se saisit du petit doigt gauche d'André. C'était là quelque chose qu'ils faisaient depuis le fil des ans et qui n'appartenait qu'à eux. Un signal l'un à l'autre qu'ils tenaient bon. Peut-être pas génial, peut-être pas sûr, mais là. Là et n'allant nulle part.

"Au fait," demanda Paulo, " Vous avez aussi prévenu le démon qu'est dans mon placard ?"

André tendit son autre main en direction de Solange. 
Ce coup-ci avec les doigts en ciseaux. 

-----o-----

Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt !
😍

6 juil. 2023

789. Se réveiller moins cons: La Trilogie "Plandemic"


LA TRILOGIE "PLANDEMIC"

La série Plandemic est une collection de films révélatrice qui ose explorer des récits indicibles. La série est largement reconnue comme la première à avoir averti le monde des crimes contre l'humanité qui sont aujourd'hui mis en lumière.


Le 1er volet de la trilogie documentaire de Judy Mikovits "La liberté d’exprimer sa pensée, même quand elle est contraire à l’opinion du plus grand nombre ou de tous, même quand elle froisse les sentiments de quelques-uns ou de beaucoup, même quand elle est généralement tenue pour absurde ou criminelle, tourne toujours à l’avantage de la vérité objective."


Le 2ème volet du documentaire choc produit par Elevate, l’entreprise de production de Mikki Willis en Californie. Voyagez plus profondément dans la toile de tromperie alors que Plandemic 2 découvre des histoires inédites et expose les forces puissantes qui manipulent notre monde. 
Attention ! Si vous doutez de la véracité de la pandémie, vous allez être servi...


Le Grand Réveil est le troisième et dernier volet de la série Plandemic.
Cette expérience documentaire assemble les pièces du puzzle pour révéler une vue d'ensemble de ce qui se passe réellement en Amérique et au-delà. Le Grand Réveil dénoue les couches de corruption et dévoile un chemin vers un avenir meilleur. Préparez-vous à être inspiré, éveillé et habilité à prendre position pour la liberté.

4 juil. 2023

788. Ils sont où, les exorcistes ???

 

ILS SONT OÙ, LES EXORCISTES ???

En tant que juif épagneul-breton chrétien et connaisseur du folklore d'une branche de mes ancêtres, j'attire votre attention sur la figure gênante du Dibbouk, un démon désincarné qui, à cause de ses péchés, erre sans relâche parmi nous et peut entrer dans la chair d'une personne vivante, qui affligera et tourmentera ensuite la communauté jusqu'à ce qu'elle soit correctement exorcisée par un Minyan de rabbins vêtus de linceuls blancs ou par une escouade d'exorcistes cathos vêtus de soutanes noires et brandissant des serments d'eau bénite et de crucifix sacrés.

Ainsi, amis lecteurs, je vous donne Andrew Weissmann, avocat, le chef Dibbouk américain , sur la scène depuis des décennies maintenant, semant le mal et le malheur, conduisant une foule impie de camarades Dibboukim se faisant appeler soldats de la Loi pour infester les tribunaux et se mêler des élections. Pensez : Michael Sussmann, un diablotin du Russia-Gate ; Michael Bromwich, ancien inspecteur général du Département de la Justice, le DOJ (!) puis conseiller d'une certaine Christine Blasey Ford (vous vous souvenez d'elle ?); David Laufman, ancien gobelin du contre-renseignement du DOJ et garçon de courses "ami de bronzette" de Blasey Ford ; Marc Elias, ingénieur extraordinaire des opérations de récolte des bulletins de vote lors des élections de 2020 et auteur de nombreuses farces connexes ; Dan Goldman, avocat principal pour la destitution du Comité Judiciaire du Congrès contre Donald J. Trump… Tous des Dibbouks!

Le Dibbouk Weissmann est surtout connu, bien sûr, pour avoir dirigé la campagne "Collusion russe" du Conseil spécial (2017-2019) en l'absence mentale de son chef nominal, Robert Mueller, une entreprise qui, finalement, n'a pu trouver aucune preuve ou exemple d'une collusion du président Trump de l'époque avec lesdits Russes – mais a réussi, via une pompe d'incendie de fuites médiatiques, à lancer un sort de déstabilisation de Trump sur la moitié de la population américaine. Le Dibbouk Weissmann hante depuis lors la chaîne d'information câblée MSNBC en tant qu'"analyste juridique".

Et pourtant, ce démon qui change sans cesse de forme réapparaît aujourd'hui dans l'affaire de corruption mondiale de la famille Biden. Voyons si vous êtes capable de suivre l'histoire alambiquée du Dibbouk Central sur l'Ukraine et le FBI. 
Vous savez peut-être déjà qu'en mai 2014, Hunter Biden, fils du vice-président de l'époque Joe Biden, fut nommé au conseil d'administration de la société ukrainienne de production gazière Burisma, où il fut payé 80 000 dollars par mois pour son expertise dont il était totalement dénué dans l'industrie mondiale du gaz. 
En fait, exactement au même moment, Le Vice-Prez Joe Biden fut nommé "l'homme de confiance" du président de l'époque Barack Obama en Ukraine après le coup d'État de Maïdan de 2014, organisé par la secrétaire d'État adjointe Victoria Nuland et la CIA, qui renversa le président démocratiquement élu Viktor Ianoukovitch. .

Peu de temps après, l'Ukraine a élu un nouveau président ami des États-Unis, Petro Porochenko. Burisma appartenait à un oligarque du nom de Mykola Zlochevsky. Apparemment, les 80 000 dollars mensuels d'Hunter Biden n'étaient pas suffisants. Le sympathique Vice-Prez américain, Joe Biden, a pressé Zlochevsky (Prez de Burisma) de raquer un paiement additionnel de 5 millions de dollars chacun pour Hunter et pour lui-même pour les services rendus par la famille Biden en Ukraine.

Le président Petro Porochenko avait un confident politique et réparateur (résolveur de problèmes) nommé Oleksandr Onyshchenko, alors membre du parlement ukrainien. Au cours de la période 2015-2016, Onyshchenko a transmis un message à Zlochevsky (Patron de Burisma) selon lequel payer de grosses sommes d'argent aux Bidens pourrait ne pas être une si bonne idée que ça après tout. 
D'une manière ou d'une autre, les plaintes d'Onyshchenko concernant l'opération d'escroquerie des Biden firent la Une du principal journal de Kiev. Comme nous le savons tous, en novembre 2016, Donald Trump a été élu président des États-Unis. Catastrophe ! Trouille bleue paniquante à l'ambassade des États-Unis à Kiev !

En décembre 2016, l'ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, a envoyé des courriels paniqués aux gens de sa maison mère (le Département d'état) au sujet des allégations d'Onyshschenko sur la corruption de Joe Biden. L'un des destinataires en copie était un agent de la CIA implanté au sein du Conseil de sécurité nationale du nom d'Eric Ciaramella, plus tard identifié comme le dénonciateur des appels téléphoniques ukrainiens .

Maintenant, vous vous souviendrez peut-être qu'à l'été 2019, le propriétaire d'un atelier de réparation d'ordinateurs du Delaware, un certain John Paul Mac Isaac, entra en possession d'un ordinateur portable apporté puis abandonné par Hunter Biden – en vertu de la loi, passé 90 jours sans signe de vie de son propriétaire après la fin des réparations, l'ordi devient propriété du réparateur. - et ayant pris connaissance de son contenu surprenant et sidérant, a essayé de le donner au FBI, mais ce dernier refusa de le prendre. 
À ce moment-là, l'agent de la CIA Eric Ciaramella avait dénoncé un appel téléphonique que Mr. Trump avait passé au nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky pour s'enquérir des agissements des Bidens là-bas. Plus tard cet automne là, avec l'ouverture d'une procédure de destitution contre le président Trump, des agents du FBI sont revenus chez Mr. Mac Isaac et ont pris possession de l'ordinateur au nom de leur agence.

Considérez que le directeur du FBI, Christopher Wray, devait être au courant de l'arrivée de l'ordinateur portable dans son QG et de son contenu - et était au courant de tout cela tout au long de la procédure de destitution et de procès au Sénat de Mr. Trump, et, bien sûr, Mr. Wray n'a jamais proposé ces preuves sur les Bidens aux avocats de la défense de Donald Trump. Le procureur général de l'époque, William Barr, supérieur de Mr. Wray non plus. C'est pas un tout petit peu bizarre ?

Remontons encore quelques années en arrière : il s'avère qu'en décembre 2016, Oleksandr Onyshchenko (le résolveur de problèmes et confident politique de Porochenko, le Prez ukrainien pro-occidental) s'était rendu au FBI avec tout un tas de bandes audio enregistrées par le président de Burisma Zlochevsky, des appels téléphoniques entre le Vice-Président Joe Biden et le président ukrainien pro-occidental Porochenko. 
Zlochevsky, prez de Burisma, la société gazière ukrainienne, était maintenant paniqué que le président fraîchement élu Donald Trump puisse avoir une attitude totalement différente envers l'Ukraine que celle de l'administration Obama-Biden. 
Le président de Burisma avait mis la main sur les bandes comme, disons, une police d'assurance au cas où que son gouvernement ukrainien sommaire et ses marionnettistes gestionnaires encore plus sommaires du Département d'État américain et de la CIA lui chercheraient des noises sur ses opérations. 
À ce moment-là, Mr. Onyshchenko, le solutionneur de problèmes du Président ukrainien Porochenko, avait été officiellement désigné comme source humaine confidentielle du FBI. Il s'avère donc qu'il jouait sur les deux tableaux, informant la communauté américaine du renseignement sur de sombres activités dans les échelons supérieurs de l'Ukraine depuis un certain temps, et avait été jugé digne de confiance et payé des centaines de milliers de dollars par les États-Unis et le FBI pour sa coopération et ses efforts.

Maintenant, devinez qui c'est qui est entré en scène au moment même (le 16 décembre 2016) où la source humaine confidentielle, Mr. Onyshchenko le solutionneur, a présenté les bandes audio Porochenko-Biden de Zlochevsky : le Dibbouk va-t-en guerre légal américain Andrew Weissmann - de tous les Dibbouks ! 
À quoi pensait donc le pauvre solutionneur naïf Onyshchenko lorsqu'il a remis la preuve de la corruption financière du gros bonnet du Parti démocrate et Vice Président US Joe Biden au ministère de la Justice de Barack Obama ?

Et devinez qu'est-ce qui est arrivé à la preuve enregistrée sur bande sonore des cadeaux extravagants à Hunter et Joe Biden : pfffffouiiittttttt… ! Tout s'est évaporé. Le Dibbouk Weissmann, alors chef de la division des fraudes au Département de la Justice (DOJ), a tout fait disparaître. Juste. Comme. Ça. Le Dibbouk Weissmann s'est assuré que le DOJ et le FBI cessaient officiellement de s'intéresser à tout ce que la famille Biden aurait pu faire en Ukraine.

Et devinez qu'est-ce qui s'est passé du côté de Mr. Onyshchenko, le solutionneur : il est désormais accusé de mensonge et de corruption par son propre gouvernement (ukrainien) et est devenu un fugitif international lorsque la communauté Intel américaine a refusé de le laisser se réfugier aux États-Unis. Et devinez qui a maintenant peur pour sa vie !

Et, soit dit en passant, des enregistrements d'appels téléphoniques ultérieurs datant du 19 décembre 2016 circulent désormais librement aux États-Unis, des audios du président ukrainien de l'époque, Porochenko, remerciant le Vice-Président Joe Biden pour avoir retiré le Département de la Justice (DOJ) américain de l'affaire. 
Comme l'a rapporté Stephen McIntyre sur Twitter (@ClimateAudit) : Biden a rassuré Porochenko que le FBI s'était "arrêté" et qu'il n'y avait "aucune raison [pour le FBI] de lui parler à nouveau". Biden s'est engagé à "vérifier ça [avec le FBI] et à le confirmer avec vous".

Avançons donc rapidement jusqu'au moment présent. Le sénateur Chuck Grassley a prononcé un discours au Sénat, révélant l'existence de tous ces enregistrements sur bande qui détaillent 5 millions de dollars plus 5 millions d'autres dollars de pots-de-vin de Mr Zlochevsky, président de Burisma, à la famille Biden. Le podcasteur Dan Bongino les a joués plusieurs fois dans ses émissions ( épisodes 2030, 2031 et 2032 ). Allez-y et écoutez par vous-même si vous me croyez pas.

Notez également que le Dibbouk Andrew Weissmann est toujours en liberté aux USA, en train de dibbouker une nouvelle tempête avec un nouvel article dans The Atlantic intitulé Jack Smith's Backup Operation suggérant que si l'affaire des papiers "classifiés" de Mar-a-Lago de l'avocat spécial Jack Smith contre Donald Trump arrive à faire mouche, une énième affaire pourra être ouverte contre l'ancien président devant le tribunal de district fédéral du New Jersey. Ne serait-il pas temps de faire appel aux exorcistes, - rabbiniques, cathos ou navajos, on s'en tape - afin d'extirper et d'expulser le Dibbouk Weissmann du corps politique américain ?

-----O-----

Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt !
😍 

3 juil. 2023

787. Se réveiller moins cons: Le Vax et le Génocide

 

SE RÉVEILLER MOINS CONS
Le Vax et le Génocide
Partagez les liens de ces videos le plus possible
(Clic droit sur les liens puis "copier l'adresse du lien")


Le Pentagone a commandé, payé et imaginé les armes biologiques vaccinales ARNm
L'avocat international des droits de l'homme, Francis A. Boyle déclare que l'objectif final de la DARPA, du Pentagone, de la FDA, du CDC, de la CIA, etc… est le contrôle et la réduction de la population, tout en se faisant de l'argent.
«La FDA a été impliquée dans le développement de Covid-19 en tant qu'arme de guerre biologique offensive au laboratoire de l’Université de Caroline du Nord, BSL 3 (niveaux 3 de biosécurité). C’est le Pentagone qui a acheté, payé et imaginé ces armes biologiques vaccinales ARNm. Je dois également souligner que Fort Detrick a été impliqué dans le développement du COVID 19. Le CDC est depuis longtemps impliqué dans des armes biologiques offensives remontant à l'administration Reagan qui a autorisé le CDC à expédier des agents de guerre biologique à Saddam Hussein en Irak en espérant qu'il les utiliserait contre l'Iran»


Création d'un Mythe - Effondrement d'un Dogme. Éric Ancelet pour son livre "Pasteur et les inoculations préventives". Éric Ancelet, docteur vétérinaire, homéopathe (méthode de la thérapie séquentielle) et psychothérapeute, est un adepte de Ryke Geerd Hamer et de la Biologie Totale. Il s’occupe de chevaux et propose une gamme de produits à leur usage. Auteur de "Pour en finir avec Pasteur – Un siècle de mystification scientifique",Éric Ancelet s’appuie notamment sur l’histoire, l’épistémologie, la philosophie des sciences, la génétique et l’immunologie, sur les travaux méconnus d’Antoine Béchamp, Rudolf Steiner, Louis-Claude Vincent, Georg Groddeck, Jean Elmiger, Michel Odent, Ryke Geerd Hamer… et dresse un bilan lucide de 100 ans de biologie pasteurienne avant de proposer quelques pistes pour construire ensemble un avenir vivable.


Conférence de la Fondation ID sur la gestion du COVID dans l’UE, sous l’angle du vaccin ARN messager, organisée par Virginie Joron et Christine Anderson en présence d’Alexandra Henrion-Caude le 18 avril 2023.

On note, depuis le début des injections ARNm Covid19 une multiplication croissante des Turbos Cancers de phase 3 et 4 chez des personnes de plus en plus jeunes. Les chiffres aux USA et au Royaume Uni sont sidérants. En France, évidemment, tout est caché.


Cette vidéo est à voir et à partager absolument !!! 💥💥💥
Elle dure 20 minutes, 20 minutes capitales. Il est primordial que vous preniez le temps de l'écouter et la partager.
Le Dr David Martin, spécialiste mondial des brevets pharmaceutiques et vaccinaux, prend la parole au Sommet International du Covid , le 9 mai 2023, au Parlement Européen (et aucun MSM n'en parle ! 🤬)
Il décortique l'historique du Covid19 et démontre la guerre contre l'humanité, préparée de longue date, qui est menée - le tout, preuves à l'appui, bien sûr.


TERRAIN expose la tyrannie de la fausse pandémie mondiale, fondée sur le modèle erroné de la maladie connu sous le nom de “théorie des germes”. Ce documentaire en deux parties explore la théorie du terrain, un modèle de santé qui fonctionne en symbiose avec la nature pour promouvoir le bien-être et la guérison, sans recourir à un paradigme médical corrompu et défectueux.
TERRAIN motive et inspire les spectateurs à comprendre le pouvoir et la responsabilité du consentement.
La première partie de TERRAIN remet en question la théorie des germes, un système de croyance obsolète et non scientifique basé sur des fraudes et des mauvaises interprétations.
La deuxième partie de TERRAIN explore les conséquences globales de l’adoption d’un modèle de santé non viable basé sur la théorie des germes et ouvre la porte à un biome synergique d’autocorrection et de guérison connu par tous les êtres vivants sous le nom de théorie du terrain.


Synopsis : « En pleine « vague » du bien-être, de l’alimentation-santé et de la dé-consommation, le nouveau film d’Alex Ferrini interroge notre relation à la nature, à nos pensées, à ce qui nous entoure, à nos intentions et à notre bienveillance envers nous-mêmes. C’est un film apaisant, libérateur. Il nous distancie de la peur d’être différents. Il nous réconcilie avec nos capacités d’amour et d’auto-guérison. Et si nous avions oublié qui nous étions et de quoi notre corps est capable ?
Et si nous le voyions comme étant parfait, digne de confiance ? « Régénération » propose des éléments de réponse à travers des témoignages de personnes ayant vécu une régénération physique et psychique tel Thierry Casanovas et d'autres. Elles nous livrent leur point de vue sur leur changement de cadre et de philosophie de vie, sur leur relation à la spiritualité, à la nature, à l’alimentation et à la santé. Des scientifiques et des experts apportent leur éclairage sur ce phénomène encore méconnu. ».


“Vivante !” continue le chemin initié par Régénération pour nous emmener dans les profondeurs et les mystères du vivant.
Pour découvrir l’immensité que nous sommes, le trésor sur lequel nous sommes assis et notre lien intime avec la Nature environnante.
"Un film qui s'inspire de la loi de l'hormèse pour nous éveiller à la beauté, la perfection du vivant. Nous ne sommes pas des machines ! Nous sommes vivants ! Un film qui nous invite à nous remettre en mouvement."


La vérité à propos de tout les germes et l'histoire de la théorie du germe.
La peur vient de l'inconnu. La connaissance est la force. Armez-vous contre la propagande!


Génocide planifié (1h13m)
La trahison des pseudos scientifiques qui sont de mèche avec l’État Profond, des gouvernements ainsi que les médias mainstream est désormais avérée…
Ils ne peuvent ignorer la théorie des germes qui rend caduque la politique sanitaire qui a été menée vis à vis de la pseudos pandémie Covid-19.


Dr Sucharit Bhakdi: Les Complices du Génocide (0h21m)
Les médias mainstream ainsi que certains médecins et scientifiques de plateaux ont une grande responsabilité dans le génocide sanitaire actuel...
N'oublions pas...


33 questions auxquelles Macron, Véran, Castex et autres refusent de répondre.


Vaccins: Non-Assistance à Personnes en Danger (0h49m)
Comment peut-on accepter de se faire vacciner sans aucun diagnostic ?
Pourquoi les labos sont-ils dédouanés de toutes responsabilités ?
Vacciner est-il un acte médical ?


Crime de l'humanité contre la vie (0h53m)
 Voici une petite compilation pour comprendre les dérives du secteur de la santé avec la complicité des états ainsi que des médias mainstream.
Il ne faut surtout pas qu’on passe à autres choses sans avoir trouvé les responsables…
Aider selon votre possibilité à signer la pétition pour le retrait de L’article 49 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 qui a rendu obligatoires onze vaccins pour les enfants de moins de deux ans, nés à partir du 1er janvier 2018.


Ils ont injecté à des milliards de personnes une technologie de pointe sans le consentement éclairé !
Ce n'est pas un vaccin… mais plutôt de la nanotechnologie. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont déployé en même temps la 5G...
L'OMS s'empare du pouvoir suprême sur notre santé ! Leur mainmise sur la déclaration de pandémie, la vaccination et les passeports vaccinaux, menacent nos démocraties. Il est temps de résister à ce coup d'État !


Peut-on comparer Nazisme et Covidisme ? (0h14m)
Désolé de vous l'apprendre mais la réponse, selon toutes les philosophies ou sciences s'appliquant à ces termes, est OUI.
Ceux qui l'ont mis en place sont des Nazis et ceux qui s'y sont conformés ont été des collabos nazis pas plus pardonnables que ceux ayant portés Hitler au pouvoir.


Jean-Michel Jacquemin-Raffestin est spécialiste des mensonges d'État. Il s'est notamment intéressé à ceux liés au nucléaire: Tchernobyl et Fukushima, et a publié plusieurs ouvrages. Quand l'événement Covid-19 arrive, il se dit que quelque chose ne va pas dans leur scénario. Au début de la vaccination de masse, il observe les données américaines au premier trimestre 2021: les chiffres sont alarmants, mais ni médias de masse ni politiques ne disent quelque chose... Ceux qui ont fait peur, dramatisé quand il n'y avait aucune raison et se sont tus quand il fallait informer sur les effets secondaires dramatiques des injections, savent très bien ce qu'ils font. Seront-ils jugés, d'une manière ou d'une autre ?


Mort soudainement - "Died Suddenly" - le documentaire sur les victimes des vaccins COVID - Ceci n'est pas un fake
"Nous y sommes. Entre 4 et 5 milliards d'humains ont été contaminés par les produits injectables expérimentaux, les pires Pfizer, Moderna, Jansen et Astra-Zeneca ont été injectés dans les pays occidentaux. Un an plus tard, le nombre de décès anormaux explose. Les médecins légistes retirent des veines et des artères bouchées, de long fils caoutchouteux. L'origine se précise avec l'observation des produits injectables."


Par les réalisateurs de "Died Suddenly": "Final Days" expose les élites scientifiques, politiques, financières et technologiques et leur désir de devenir des dieux. La pandémie de Covid était le test d'un complot encore plus sinistre à venir.

-----O-----

Retrouvez tous les posts de la série Se réveiller moins cons ici !

1 juil. 2023

786. Mystérieuse Arlequine

 

MYSTÉRIEUSE ARLEQUINE

Chlôros, si verte de peur tu te montres
Lorsque la vie trop durement t’affronte,
Mais c’est aussi parfois la jalousie
Qui baigne d’émeraude ton esprit.
Verts sont aussi tes espoirs silencieux
Quand tu lèves les yeux vers les cieux et ton Dieu
Comme marin perdu cherchant son bateau-feu.


Bleus sont les mots de ton cœur bien-aimant
S’adressant  à l’âme de ton amant,
Bruegel l’ancien pourtant nous a bien dit:
« Bleue, la couleur par le menteur choisie
Masquera ainsi la couleur du délit ».
À tes veines bleutées de lapis-lazuli,
Peur bleue est assassine et donne le glacis.


Rouges les feux de ton cœur amoureux,
Pourpre la peau de l’esprit coléreux,
Carmin néfaste élu par Apopis
Comme par Seth, meurtrier d’Osiris.
Teintes de joie en rues de Srinagar
Comme de morts impies sur sanglants étendards
Soutenant les rubis des couronnes des tsars.


Jaune orangé couleur de ta sagesse,
Verdâtre confie toute ma traîtresse.
Or moulé sacré  de maintes couronnes
Miné au royaume de Perséphone,
Regards rivés sur lui tel Héliotrope,
La couleur du Soleil qu'on voit sans télescope
Se levant, se couchant comme lent stroboscope.


Blanche héroïne exprime pureté,
Telle complexion fragile santé.
Quand ce n’est la peur qui fleure ta peau,
C’est la mort qui a eu le dernier mot.
Page blanche qu’on ne peut que noircir,
Blancheur de la toge dont on vêt les martyrs,
Neige qui recouvre nos moindres souvenirs.

Noires tes idées face à l’inconnu
Tout comme ma colère en crise aiguë
Vomit porphyre telle Héphaïstos.
Mort que peste a choisi pour sacerdoce,
Veuve noire drapée de popeline,
Dis moi, que caches-tu, mystérieuse Faustine ?
Dévoile moi ton âme, insondable Arlequine.



 -----O-----

Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt !
😍 

27 juin 2023

785. Les mémoires de Sélène


LES MÉMOIRES DE SÉLÈNE

Ma jument, Julie, se tenait paresseusement avec ses rênes tournées lâchement autour de sa poutre d'amarrage, car faut que je vous dise que c'était pas le genre de canassonne que j'avais besoin d'attacher à double tour pour qu'elle reste dans le coin. Des coups de feu avaient été tirés dans les parages sur le coup de midi, et sa queue fouettaient les mouches environnantes, complètement indifférente aux réverbérations des balles occasionnelles sifflant au-dessus de sa tête. Julie était tranquille et prête comme se devait de l'être la monture d'un homme de loi.

Je montais la selle sur le dos de Julie à chaque tombée de nuit et je la conduisais à travers le canyon devant les gloussements des enfants qui montaient dans le ciel étoilé et à travers la ligne de partage alors que je commençais mes patrouilles. Je regardais les enfants de la vieille ville poussiéreuse courir pieds nus avec des bocaux en verre dans les mains, piégeant avec impatience les grains de clair de lune gelés qui flottaient dans l'atmosphère. Les cailloux glacés étaient un effet secondaire de la partition de la planète en deux, retombant au crépuscule comme des ruines de ce qui avait autrefois été l'autre moitié de notre planète. Nous étions déjà habitués à être divisés en deux de bien des façons, vu que nous vivions sur les deux bords d'une ravine. 

Vivre en cambrousse m'a appris beaucoup de choses. Pour un gars de la ville, les balles d'herbes sauvages peuvent sembler une nuisance, mais pour les péquenauds comme moi, c'était un rappel que même les plus robustes ont une chance de se voir envoyer là où le vent les poussent.

La fracture de la planète fut une perturbation de notre existence qui fut alarmante et belle et le souvenir de la façon dont tout cela se passa est encore aussi clair aujourd'hui dans ma mémoire que la couche de crème au sommet d'une pinte de stout fraîchement tirée. Imaginez votre grand-mère entrain de décapiter le cou d'un poulet pour le repas du dimanche. Imaginez maintenant que la tête de l'emplumée reste posée sur le billot tandis que le corps de la volaille se précipite sur le sol de la grange non balayée, sans direction particulière ni sans donner le moindre signe de vouloir s'arrêter quelque part. Comme une tête de poulet, la vie de ma petite ville de la ravine et ce qu'elle allait devenir a été coupée en deux. 

Dès le jour de la scission, la confusion a rempli le vallon avec l'arrivée d'enfants orphelins grouillant dans des vêtements assez démodés. J'avais vu des photos d'enfants habillés comme ça il y a des centaines d'années sur les murs du bureau du maire du temps où qu'y avait encore une mairie. Les longs cheveux des jeunes filles étaient tressés de chaque côté de leur tête et attachés avec des rubans de dentelle noués en ailes de papillon. La plupart d'entre elles portaient des robes imprimées et des bonnets cousus main qui étreignaient leurs visages sales, cachant les poches sombres sous leurs yeux et peut-être des secrets que seul le temps dévoilerait. Les garçons y entraient à grands pas avec leur pantacourts s'élevant à près à dix centimètres au-dessus de leurs chevilles. 
Je m'étais toujours demandé s'ils avaient traversé le torrent au fond de la ravine pour arriver ici, mais le bas de leurs falzards et leurs chaussettes étaient aussi secs que la terre tassée dans nos champs à l'époque. 

J'observai qu'ils avaient tous le même tremblement constant qui circulait dans leurs corps. Le souvenir qui s'attardait le plus depuis le jour de leur arrivée était la façon dont le froid irradiait de leur peau.

La partition de la planète conduisit l'ensemble des habitants du bourg à se planquer dans leurs maisons, me laissant tout le loisir de pouvoir regarder dans les yeux ces orphelins comme s'ils étaient des êtres extraterrestres venus ici pour nous emmener dans l'autre moitié de notre monde désormais partie sur une nouvelle orbite dans l'espace.  

" C'est quoi ton nom, ma puce ?" 
Je me tenais à quelques pas d'elle et pourtant son frisson m'étreignait dans sa froidure. 
" Suzanne Ribeyrol, monsieur."
Ses yeux débordaient comme des seaux d'eau trop remplis à la pompe d'un puits. Il y avait une tristesse en elle qui étouffa ce qu'elle me dit ensuite." Je suis d'ici."

Je grattai la barbe naissante sous mon menton en me demandant comment qu'elle pouvait être d'ici si aucun de nous ne l'avait jamais vue dans le  coin auparavant. 

---o---

Je pus faire héberger les gosses chez des familles tout autour de la ravine en attendant de retrouver un jour leurs vraies familles. Les mois passèrent et certaines choses devinrent claires. Peu importait combien j'interrogeais les enfants, ils répondaient tous et toujours invariablement la même chose à chaque fois.

"Je m'appelle untel... et je suis d'ici."

Leur poser d'autres questions les rendaient plus fous que des serpents à sonnette venant de descendre d'une montagne russe, fous à lier.

Après la première nuit, les enfants se retrouvèrent sous le ciel étoilé à sautiller avec des bocaux récoltant les grains qui avaient commencé à descendre du ciel le jour de leur arrivée. Je supposais qu'ils avaient trouvé ces bocaux dans les caves des maisons dans lesquelles ils vivaient et je pensais qu'il n'y avait aucun mal à les laisser partir à la recherche du peu de joie qu'ils pouvaient recueillir pour eux-mêmes. 

Il y avait quelque chose de poétiquement triste dans le fait que des orphelins recueillaient les grains de clair de lune gelés dans des bocaux comme s'ils attrapaient des lucioles en été. Ils sautaient sur la route avec un bocal dans une main et le couvercle dans l'autre, souriant aux rayons de lune envoûtants atterrissant en toute sécurité à l'intérieur des bocaux en verre. Une fois remplis, les enfants serraient rapidement le couvercle, les fermant hermétiquement. J'ai appris à mes dépens qu'une fois le couvercle en place, ils devenaient impossible à rouvrir. 

J'avais tenté d'ouvrir des centaines de bocaux hermétiquement fermés et jamais je n'avais été en mesure d'en briser un seul. J'avais essayé de les jeter sur le sol depuis le haut des falaises du ravin bien au-dessus du paysage nuageux, à des mètres de haut du lit escarpé du torrent en contrebas et pas une seule fois je n'avais réussi à faire éclater le moindre de ces bocaux.
Les enfants n'étaient pas les seuls envoûtés par les bocaux remplis de clair de lune. Les tractions gravitationnelles étaient le genre de choses que je n'ai jamais pu combattre, et les bocaux ressemblaient à une tentative désespérée d'avoir de l'espoir pour ces enfants. 

Je ralentis Julie en tirant sur ses rênes, mes éperons donnant une pause à ses flancs pour le moment. Elle préférait une démarche lente de toute façon et j'étais heureux de la lui donner. Titouan Le Dantec  aimait courir aux côtés de Julie, la suivant avec facilité. À douze ans, Titouan avait déjà l'ombre d'un duvet blond sur sa lèvre supérieure et des épaules aussi larges que celles de n'importe quel taureau du pays. Il tendit son bras musclé vers moi, m'offrant son trésor de rayons de lune gelés.

"Hé monsieur Antoine, pouvez-vous prendre ce bocal de lune ?
- Bien sûr Titouan, je vais prendre ce bocal. L'un des autres enfants a-t-il eu une chance de l'ouvrir ?"

Je ne voulais donner de faux espoirs à personne et je pouvais être sûr que Titouan garderait ses lèvres scellées comme une bouteille de gnole bouchée à la cire.

Les épaules de Titouan se redressèrent en un haussement d'épaules comme celui d'une marionnette. Un sourire explosa sur son visage, traçant une ligne vers chacune de ses fossettes parfaites. Titouan m'avait dit une fois qu'il voulait être homme de loi comme moi à cause de la façon dont j'avais essayé d'aider beaucoup de ses amis. Le gamin savait quelque chose que j'ignorais et il cachait un secret derrière les mottes de ses joues si étroitement que je croyais qu'il suçait un citron vert.

" Nous avons réuni tout le monde dans ce pâté de maisons et les deux suivants pour essayer. Aucun de nous n'a pu faire bouger le moindre couvercle, monsieur Antoine."

Quand j'étais petit, ma grand-mère marmonnait à voix basse : " À travers les yeux d'un enfant…" comme si que c'était une maxime sur la façon dont les enfants pouvaient voir ce qu'était pas toujours visible. Titouan m'apportait toujours des bocaux pour enquêter et je continuais à les stocker dans mon vieux bureau de l'ancienne gendarmerie. 

Titouan me tendit le bocal et le plaça dans ma main non gantée. Il faisait froid, mais pas le genre de froid qui vous brûle comme quand votre langue se colle à un poteau métallique gelé en milieu de février. Ça me fit plutôt le genre de froid qu'on ressent aux premières neiges en début de saison hivernale. 

Je rangeai le bocal d'incandescence glacée à côté de quatre autres dans la sacoche en cuir attelée à la selle de Julie . 

Je déteste l'admettre, mais les bocaux m'étaient vraiment familiers quand je les tenais, car ils ressemblaient au genre de pots dans lesquels ma grand-mère avait eu l'habitude de faire ses conserves quand j'étais môme. Je secouai la tête au vague souvenir, car ils étaient rares et espacés et ma grand-mère était partie depuis plus de quarante ans maintenant.

"Merci Titouan."

Titouan hocha la tête avec la fierté du travail bien fait, revenant à son groupe d'amis, tapant Suzanne sur l'épaule. Je le regardai lui chuchoter un truc à l'oreille, ses yeux se rapprochant des miens avec une sauvagerie électrique et un savoir énigmatique. Cet échange fit bouillir en moi une curiosité qui me laissa penser que les enfants savaient définitivement quelque chose que je savais pas.

Mes pensées indiscrètes furent interrompues par les enfants qui dansaient ensemble sous le clair de lune magique qui leur pleuvait dessus. J'avais rassemblé les habitants de la bourgade chaque nuit pendant l'année-lumière passée avec pour seule responsabilité celle de veiller sur les enfants. Prenant note des garçons et des filles qui avaient rempli les bocaux, et des notes supplémentaires sur ceux qui avaient tenté de les ouvrir en essayant de trouver une corrélation entre les deux.

Je me demandais si la partition avait provoqué un partage des biens un peu comme pour le sort des enfants lors d'un divorce. Étions-nous les seuls gardiens des enfants désormais ? L'autre moitié de planète avait-elle hérité de tous les hivers et de toute la flotte puisque nous n'en avions plus ou si peu  ? 
Et qu'en était-il des pluies torrentielles ? Je n'avais plus senti de gouttes de pluie sur mon visage depuis si longtemps que je rêvais de sortir dans une tempête de pluie d'été. Les rayons de lune étaient le seul type de fraicheur que nous connaissions encore, et les enfants étaient impatients de les capturer en raison de la familiarité que le clair de lune semblait avoir pour eux.

Le cliquetis des bocaux lunaires révéla les fruits de ma patrouille du secteur avant que je puisse rattacher Julie à son poste d'attelage à l'extérieur de mon bureau. La lumière qui éclairait la pièce grâce aux bocaux scellés ressemblait à des affaires de personnes disparues attendant d'être résolues. Pas besoin de plafonniers ou de lampe de table, l'abondance de bocaux de rayons de lune offrait suffisamment de lumière pour me débrouiller même sans bougies. 

" Qu'est-ce que vous nous ramenez là, monsieur le gendarme ? " 

La voix provenait du seul et unique prisonnier dans la cellule de l'enceinte de ma bourgade, celle de Joseph Grondin. C'était un ivrogne qui parlait souvent de l'avenir comme s'il savait tout et possédait la clé de tout ce qui s'était passé pendant la partition.

" Des bocaux de lune, Jo. Comme chaque nuit, encore des bocaux de lune."
Un petit rire tomba comme une mauvaise herbe de sa bouche, tout sec et râpeux. " Avez-vous eu la chance de pouvoir en ouvrir un, si c'est pas indiscret ?"

J'aurais aimé pouvoir lui donner un oui enthousiaste, mais comme tous les autres soirs, ma réponse fut une fois de plus un non solennel. Je secouai la tête en signe de défaite, ne craignant pas que Joseph parle de mon tempérament à qui que ce soit, car il était toujours dans la cellule.

" Monsieur Antoine, le monde est un peu différent de ce qu'il était, pas vrai ? Parfois, le verre se brise. Parfois, il contient une cargaison précieuse et reste intact. Gardez la tête baissée et vous comprendrez comment que s'ouvrent ces bocaux."

Je savais que Jo était plus fou qu'un zèbre sauvage qu'avait jamais été dressé, mais les mots 'précieuse cargaison' me squattaient la tête. Pas du genre à croire aux prémonitions et aux récits futurs, je décidai sur-le-champ de tester Jo pour voir ce qu'il savait de la raison pour laquelle ces enfants étaient ici.

" J'ai accidentellement laissé tomber l'un des bocaux lorsque j'étais sur le dos de Julie l'autre soir. C'était la chose la plus étrange, Jo, il ne s'est ni cassé ni même fissuré. Il aurait dû éclater en mille morceaux vu la vitesse à laquelle je cavalais quand le bocal est tombé de ma sacoche."

Joseph hocha la tête tout en produisant un sourire malicieux.

" Antoine, tu t'es déjà demandé ce qu'il advenait des souvenirs quand on quittait cet endroit ? Bien sûr, ils peuvent être transmis de génération en génération, mais ce ne sont que des nouvelles de deuxième main. C'est pas les souvenirs d'origine. Je pense que ces cailloux glacés qui tombent la nuit sont des poussières de la lune se purgeant des souvenirs qu'elle peut plus retenir. Je parie que les enfants emprisonnent leurs histoire dans un bocal, c'est tout."

Joseph croyait que son opinion était la vérité et que j'étais assez stupide pour l'accepter comme je le ferais de la parole des Saintes Évangiles. Le clair de lune et la gravité étaient des choses auxquelles je pouvais faire confiance parce que c'étaient des forces qui avaient plus de valeur que le vieux Joseph ivre lui-même. Jo hoqueta et rota alors que sa tête retombait contre les barreaux avec un bruit sourd. Sa tête devait être aussi creuse qu'une barrique avec un son pareil.

"Parlez-moi d'une expérience de pensée, pour ne pas réaliser qu'ils tiennent le bon vieux temps dans leurs petites mains potelées." 

Mes tripes se nouèrent à l'idée de jouer avec des enfants comme Titouan et Suzanne. Ils n'avaient aucun souvenir d'où ils venaient. 

Et si Jo avait raison ?

Ils remplissaient tous désespérément leurs bocaux de lune chaque nuit en vain, et ils ne faiblissaient jamais dans leur désir de capturer des faisceaux de lumière. La partition de notre planète aurait-t-elle pu provoquer une scission des mémoires et des personnes ? Poursuivaient-ils si désespérément la lune afin de retrouver les souvenirs qui leur appartenaient ? 
 
Je m'emparai du bocal le plus proche de moi tandis qu'un frisson me parcourait l'échine. Je le caressai d'une main que je voulais chaleureuse. Une vague de nostalgie s'empara de mes entrailles alors que je regardais l'image des mains âgées d'une femme âgée plaçant des pêches coupées en deux dans des bocaux de la taille d'un litre qui parcouraient les étagères. Je surpris Joseph les yeux brillants et sous le choc alors que les mots résonnaient à travers la pièce.

" Toinou, viens ici et aide-moi à mettre ces pêches en conserves." 

Je cherchai dans les notes dans ma tête les noms des enfants dans le ravin. Thierry, Coralie, Jacques, Lisa, Bilal et tant d'autres, mais il n'y avait pas un seul Toinou. 

De nouveaux sons tournaient autour de moi, un enfant faisant semblant de tirer au pistolet avec sa bouche. 

" Toinou, que penses-tu que tu seras quand tu seras grand ? " 

Le garçon éclata de rire lorsqu'un homme aux yeux aimants lui chatouilla les côtes. Les yeux ressemblaient un peu aux miens, légèrement gris sur les bords et bleu vif au milieu. 

" Ne sois pas stupide, papa, je vais être motard dans la gendarmerie ! Je vais arrêter des criminels !"

 La réponse me frappa comme un coup de dos de poêle à frire en travers de la gueule. Les enfants ne pouvaient ouvrir les bocaux car ils n'avaient pas encore trouvé le leur ! Pendant tout ce temps, les souvenirs perdus des enfants brillaient sur moi chaque fois que je déchargeais les pots de lune dans mon bureau. 

" Eh bien, c'est ce que tu es devenu. Je suppose que je ne suis pas si fou que ça après tout, n'est-ce pas, monsieur le gendarme ? "

Sans réfléchir, je libérai Jo de sa cellule et lui demandai de m'aider à rassembler les bocaux parce que je venais d'avoir une idée. 

---o---

Je poussai Julie aussi vite que le permettaient ses sabots, criant aux enfants de se rassembler dans l'enceinte du bourg. Une fois qu'ils semblèrent tous là, je donnai des ordres aussi rapidement que possible pendant que nous rassemblions les bocaux en un seul gros tas. Leur état gelé pulsait autour de nous tous, faisant chuter la température de l'air de manière significative.

" Titouan, viens ici et aide-moi. Tout le monde fait la queue. Nous allons faire ça un pot à la fois maintenant."

J'ai demandé à Titouan de remettre le pot à chaque enfant à tour de rôle jusqu'à ce que la bonne personne tombe dessus. 

" Monsieur Antoine, qu'est-ce que vous voulez dire ? Comment qu'on saura qu'on a le bon bocal ?
- Crois-moi, tu le sauras, Titouan." 

Titouan me sourit de son sourire à fossettes et se mit au travail. Quarante enfants  tripotèrent le premier bocal, puis cinquante, puis vingt de plus que ça quand c'est finalement arrivé. 

Des rires et des incantations subtiles d'histoires pour s'endormir jouées depuis le bocal illuminé par les mains d'une jeune fille. Les visions d'une enfance perdue, volée, défilaient devant nous remplissant le canyon de lumière et de son. Nous l'avons regardée tourner sur un manège et crier après son chien, Bambou, avec des cris de joie. Les genoux écorchés par les chutes de vélo et les rubans qui flottaient dans ses cheveux s'étaient abattus sur la poitrine des autres enfants dans un tourbillon comme si que je l'avais vue grandir sous mes propres yeux.

Ça a continué avec un garçon qui avait franchi la ligne pour la quatrième fois avec un tout nouveau bocal. J'ai vu un garçon courir avec des amis sur le trottoir alors que la lune les poursuivait dans un pâté de maisons. Ils ont fait une courte pause et ont tendu le cou, leurs yeux verrouillés dans les miens comme s'ils pouvaient me voir debout ici au milieu du bourg entouré d'enfants.

Mes poumons ont momentanément oublié de respirer lorsque j'ai vu qu'il s'agissait de la petite Ribeyrol, Suzanne, et de tant d'autres enfants, mais d'un autre temps, qui me fixaient. C'était étrange de voir deux groupes d'enfants m'observer avec une telle fierté de découvrir que les rayons de lune étaient de vrais souvenirs. Ils m'ont fait un signe de la main avec enthousiasme tandis que la lune les projetait dans la plus belle des lumières, ils semblaient si heureux. 

" Titouan, c'est toi et les autres ?"

Je jetai un coup d'œil aux enfants vivants devant moi quand Titouan me fit un signe de tête entendu. Les rires du souvenir déversèrent leur chaleur sur moi, me libérant du froid dans le canyon. L'un des souvenirs me fit un signe, et son visage était celui du garçon que j'avais vu dans mon bureau. 

C'était moi.

" Salut tout le monde, c'est moi, Toinou ! Regardez-vous, vous avez tous grandi. Je parie que tu te fais appeler Antoine maintenant, pas vrai ?" 

Des sueurs froides me parcoururent la peau et mon cœur se réchauffa. L'étendue de la lune qui recouvrait les toits des maisons la nuit agissait comme un projecteur sur les ardoises, où les étoiles pouvaient danser et s'aligner en une fresque céleste, et les enfants d'hier et d'aujourd'hui purent enfin jouer avec leurs bocaux des mémoires de Sélène.

 -----O-----

Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt !
😍