Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

5 sept. 2007

267. Un peu de pub


À tous ceux qui aiment zieuter ce côté sombre de l’internet – Bienvenus ! Je suis pas vraiment en position pour vous offrir des doses régulières à chaque coups, mais je me suis dit que je pourrais le faire de temps en temps. Juste pour vous faire plaisir un tout petit peu...


Mais surtout, je voulais espliquer à ceux d’entre vous qui sont des voyeurs, que je suis pas resté à me branler dans ma baignoire, à sucer des carambars ou à me chatouiller divers appendices.
Non messieurs-dames.
D’abord, et d’une, sachez que je n' aime pas les carambars. Non, je les aime pas ces saloperies.
Je les adoooore. Mais si je devais quand même faire du stop, je me ferais une transexuelle brésilienne. Elles sont si belles. Les Trans sont vraiment les nec mecs plus ultra qui font raidir le sexe masculin même si trop peu nombreux sont ceux qui admettent de l’admettre en leurs mois profonds.  Non, je déconne.
Les lapins blancs aussi d’ailleurs.

J’ai bien peur d’y avoir beaucoup réfléchi. Et ceci m’affole autant que vous, les mecs filles. Mais bon, passons...
Mais le truc, c’est que j’ai été assez occupé dernièrement, et une partie de cette occupation a été consacrée à l’écriture. Écriture que je pointe avec défiance vers vos yeux exorbités quand l’envie m’en prend de vous titiller les neurones.
Alors comment je fais ça à votre avis ? Vous matez ma main droite – et illico prestement – vlà que se pointe le lapin dans ma main gauche ! Ou bien je l’extrais de votre oreille, ou d’un Gibus, ou d’un moule à gaufre ou d’autre chose.
Il n’y a que peu d’endroits où je consentirais à me bourrer un lapin, même si ce n’était que pour un tour de magie hypothétique
Mais revenons à l’écriture et mettons de côté le sevrage des lapins pour l’instant, vous voulez bien ?
Bien.


D’abord, dans un passé récent mais pas tant que ça, j’avais écrit un
pavé qui pèse toujours lourd côté larfeuille. Bref, résultat, il ne se vend pas. Même si on m’en a dit pas beaucoup de bien pas que du mal. 

Beaucoup de mots dans ce rumsteak parlent de mon environnement, le maritime, je veux dire, et l’africain accéssoirement. Trop de digressions, peut-être…
Bah ouais, je peux pas m’en empêcher, surtout quand je prends mon temps. Alors j’ai décidé de changer d’éditeur pour faire baisser le prix de vente, grimper les ventes et augmenter la taille de mes bas de laine. 
Pasque pour rien au monde ne devez vous rester à l’écart de ce truc fantastique pondu dans l’unique but d’améliorer votre vision. Si la réflexion est votre truc, courez vite chez votre boucher acheter ce pavé, sinon retournez vous sur les épinards au marché du coin.
Mais pas pendant vos heures de boulot, okay ? C’est une partie de ma vie, pas l’intégrale notez bien, et si vous dîtes le contraire à mon armateur, je vous ferai convoquer au conseil d’administration et vous botterai le cul devant tout le monde.
Cul nu.
Ah, mon bouquin est aussi disponible ici sur Amazon et ici à la Fnac

Vous pourrez dire ce que vous voudrez mais c’est d’amour sidéral et de meurtres en masse que je cause dans ce bouquin. Et ouais, je sais pas me tenir.
Pour finir, je vous demanderai de pas faire l’école buissonnière, de pas fréquenter les lapins de Garenne et d’aller fissa lire le blog d’amarilaure que j’adore plus qu’aucune autre au monde sauf à part bien sûr, ma Marylou.

4 sept. 2007

266. Pour le repos de vos neurones, poussez une beuglante !


Ce cri du coeur ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier de la "CGT"

Alors y'a une Kounasse du Medef qui veut rallonger la longévité du temps de travail ? Y'a un Sarko d'merde qu'est d'ak avec elle ???
D’après des études extrêmement sérieuses faites par la rédaction d'M56, le travailleur français ayant atteint l’âge de soixante cinq ans en 2007 aura passé en moyenne et en termes de temps réel : 21,6 ans dans son lit dont 4 à rêver. 
Il aura en outre passé 8,2 ans sur son lieu de travail (en tenant compte des congés, ponts et jours fériés, mais sans compter les jours grevés), 1 an et demi pour se rendre ou rentrer de son lieu de travail, 2 ans dans diverses écoles pour parfaire son éducation auxquels on ajoutera 6 mois de temps de trajet. 
Chez 30 pour cent de ces travailleurs – 75 pour cent dans la fonction publique -, il lui serait arrivé de temps en temps – fréquemment dans l’administration - de somnoler pendant les périodes de travail précitées (ainsi que parfois pendant le temps de transport). Ben dîtes donc !

Récapitulons dans le détail :

- 8,2 ans sur son lieu de travail soit 8 heures fois 5 jours fois 48 semaines fois 37,5 ans.
- 1,5 an en transports domicile travail soit 1,5 heure fois 5 jours fois 48 semaines fois 37, 5 ans.
- 2 ans à l’école soit 7 heures fois 40 semaines fois 12 ans.
- O,5 ans en transports domicile – école/collège.
- 5,4 ans à prendre ses repas soit 65 ans fois 365 jours fois 2 heures.
- 3,9 ans à les préparer soit 47 ans fois 365 jours fois 2 heures. (En considérant que ce travailleur commence à préparer ses repas vers l’age de dix-huit ans, qu’il ne mange jamais à la cantine et que c’est pas sa femme qui lui fait la popotte.)
- 1,5 an à dormir quand il est en bas age soit 3 ans fois 365 jours fois 12 heures.
- 20,7 ans à dormir quand il a passé l’age normal de sucer son pouce soit 62 ans fois 365 jours fois 8 heures.
- O,7 ans à copuler soit en moyenne 4 heures par semaines pendant 52 semaines pendant 30 ans.
Le reste, soit environ 20,6 ans à vaquer à des affaires qui ne regardent que lui ou sa biche.
Notez je vous prie qu’il n’a pas tout à fait travaillé 1/8ème de sa vie (S’il n’a pas somnoler durant ses heures de travail et qu’il n’a jamais fait grève ou été en congés maladie.)


Mais je suis le roi des cons, moi qui vient juste d’atteindre 50 ans et qui ai déjà physiquement passé 16,7 ans sur des rafiots de pêche industrielle (20 ans à raison de 10 mois de navigation effective par an) dont 12,5 à marner et à me faire branler sur des ponts balayés d’eau de mer suivies de 7 ans sur des rafiots de commerce ( 11 ans à raison de 6 à 8 mois de navigation effective par an) dont 3,5 ans de quart mais je compte pas les heures supplémentaires dues aux emmerdes qui arrivent tout le temps, comme chacun le sait, sur un rafiot.

Quand je pense que j’ai encore 12 ans à tirer soit à peu prés 6 ans de navigation dont 3 ans de quart (mais 3 seulement si tout va bien et qu’il y a pas de problèmes en cours de traversées). 
Et je compte pas les temps de transports pour rejoindre mes navires. Si je compte bien, quand j’atteindrais mes 60 balais, je devrais atteindre au mini minimum les 29,7 ans de bord dont 19 de travail effectif mais plus prés de 22 avec les aléas de la navigation. 
Putain, plus du double que ces enfoirés de la CGT qui se plaignent tout le temps !

Et je trouve encore le moyen de trouver assez de temps libre pour vous calculer tout ça…

Je suis vraiment bien le roi des cons, merde ! Et vous plaignez, en plus de'd'ça ????


31 août 2007

265.Ils ne fabriquent plus le bon vieux temps comme d’antan


Oyez, oyez, gentes dames et pucelles, et vous aussi, sales gentils gueux et damoiseaux. Ce qui suit et vrai, je me languis pour une vie de simplicité. La vie à notre époque qu’on dit moderne peut s’avérer frustrante. Et effrayante même, avec le réchauffement planétaire, les taux de cholestérol et les rediffusions des Feux de l’amour en HD.

Je me languis pour une existence plus paisible, exempte des complications du système de vie du 21ème siècle. Je me sens même prêt à ré-adopter certaines de nos vieilles traditions enfouies dans nos mémoires. Recapturer les vents d’Halcyon du temps jadis. Et je me moque pas de vous là…

Et pour commencer, j’aimeroyes bien qu’on puisse réutiliser les patronymes pour décrire les occupations de chacun. Quand je rencontrerais un Sabatier, je saurais que je pourrai lui confier mes tongs à re-semeler sans le voir sourciller des sourcils en les relevant effrontément. 
Si je croisais un Boulanger, je pourrais lui demander un pain aux raisins sans qu’il s’en offusquasse. Brasseur me servirait de la bière, Lecouvreur serait le bienvenu pour remplacer céant les ardoises tombées de mon toit à la dernière bourrasque, Letanneur arrêterait de me tanner le fion et me fabriquerait un tipi. 
Ah, j'allais oublier, Patator serait le tireur de coups francs officiel des Bleus de France et Lecornu me laisserait monter sa gente femme dès qu'il aurait le dos tourné. Tout ça serait très cool, vous trouvez pas ?

Et pendant qu’on y est, pourquoi qu’on ne reviendrait pas à la locomotion à cheval ? Le sans plomb 95 coûte la peau du derche, la pollution est à couper à la serpe puis j’en ai ras le cul d’embrayer-débrayer à plus savoir qu’en faire dans les ralentissements et les mises en bouteille. 
On ferait mieux de revenir à la méthode naturelle, sur le dos de quadripèdes poilus, domestiques et sentant bon le crottin. On pourrait cavaler à douze, ou même à quinze, de front sur une autoroute, trotter en sifflotant en descendant la rue Bichon pour se rendre au bureau de poste. 
Bon d’accord, on aurait besoin d’écuries et d’étables (pour les chars à bœufs de Norbert Dentressangle), de pains de sel et de meules de foin sur les aires d’autoroutes et les hypermarchés Leclerc. 
Et la qualité quantité de cacas d’animaux dans les rues augmenterait sensiblement – mais avouez que ce serait un petit prix à payer pour nous débarrasser enfin de nos monstres d’acier, de résine et de caoutchouc qu'on vole aux vietnamiens. Et pensez à toute la glu et tous les big macs qu’on pourrait fabriquer avec les restants de nos montures.

Et ce n’est pas tout, partez pas déjà! Je pense aussi qu’on devrait aussi se mettre à régler nos comptes à la bonne vieille manière du temps de Rocambole. Au pistolet à mèche. En duels. Si c’était bon pour les contemporains des trois premières républiques, ça doit être bon pour la présente, non ? Foin des Glocks, des Uzi et des Brownings – ces gadgets vous aideront pas beaucoup de toutes manières, une fois que vous serez à essayer de pas tomber du dos de votre canasson. 
Z’imaginez une fusillade à cheval entre les mecs de Medellin et une bande de narcoflics ? Moi non plus. On abaisserait le niveau de la criminalité de quelques atmosphères si les candidats aux échanges de concentré de galène désulfuré – plomb ou Hg pour les incultes – étaient forcés de faire leurs sales besognes avec des pistolets à pierre à briquets. 
Ces trucs avaient plus de chance de vous exploser entre les pognes que d’éliminer votre adversaire de toutes manières. Même moi, j’y regarderais à deux fois avant de proposer de nous écarter de dix pas au mec qu’aurait mater d’un peu trop près dans le décolleté à Marylou même si elle a de beaux nichons. Même si elle me traîte souvent de cornichon, soit dit en passant.

Je ferais aussi disparaître l’Internet – si y’a un truc pour décrire la ‘technologie moderne’, c’est bien l’Internet. Alors faudra qu’on apprenne à chercher notre porno ailleurs. Je supprimerais même le Minitel. Aux chiottes aussi nos communications – les e.mails par la fenêtre. On pourrait redévelopper la Pony Express du vieux Farwest, s’envoyer des parchemins, ou même, on peut rêver, s’envoyer des bons vieux signaux de fumée comme les compatriotes à mon amour de Cerise Blackhawk

Bien sûr, y en aura toujours qui s’amuseront à trouver rigolo d'envoyer des Spams, ça risque d’obscurcir un peu le ciel, un peu comme dans le Péloponèse en ce moment, à essayer de nous revendre leurs huiles de serpent ou leur mélange beurrés pour développer vos pénis - le mien, ça va, l'en a pas besoin, vous avez bien noté les filles? 
Et vous pensiez que les Pop-Ups étaient graves ? Au moins on risquait pas le cancer du poumon ou la suffocation avec cette merde.

Finalement, faudrait qu’on recommence à causer comme nos aïeux. Tout les nouveaux jargons huppés, philos comme celui de Jelta, des ghettos ou techniques : du balais ! 
Remplaçons tout cela avec le langage des ménestrels et autres troubadours. Bien sûr, plus personne n’y entrave queutchi dans ce vieil idiome de nos jours, mais est-il véridiquement si différent du parler technocratique nous gonflant de mots tels ‘emoticon’ ou ‘spyware’ ? 
Si nous voulons redevenir intelligibles, au moins pouvons nous tenter de le faire en rabelaisien. C’est mon point de vue.

Certaines de ces mesures nous faciliteraient elles la vie ? Peut-être. Peut-être qu’on devrait demander ça aux romanichelles. Pas ceux qui roulent en Mercédès, non, les autres, ou aux Amish là bas, en Amérique, avant de faire quoi que ce soit. 
C’est vrai qu’ils ont l’air heureux, mine de rien, à vivre dans des granges, à rouler en charrette, sans boire ni fumer ni b…. houlà ! 
Si on doit vraiment être sérieux en allant rétro, je suppose qu’on devra aussi se mettre à observer tous les vieux préceptes religieux de nos ancêtres aussi. 
Merde, j’avais pas pensé à ça. Je refuse de me lever avant midi le Dimanche alors c’est mal barré. Bon, ben tant pis alors. Peut-être que la vie moderne n’est pas si horrible que ça, tous comptes faits.
Hem ...assurément.

30 août 2007

264. Je tente juste un truc avec Google, ...hem

Si l’on en croit les derniers sondages internet concernant
ce site Web fiable et non partisan, 86% des surfers français possédant un épiderme sans pour autant être attardés mentaux sont amoureux de celui qui laisse sa prose dans ce site coquin et merveilleux. 
Bien, et même si je reconnais que 50% de toutes les statistiques sont complètement fausses et montées de toutes pièces dans le but d’influencer les non-voyants, voici tout de même une statistique que je pense être correcte à 77%: Ce bloggeur est considéré comme faisant partie des meilleurs dans ce qu’il fait, et son activité se résume à nous conter les histoires les plus palpitantes comme les plus pilpatantes qui soient.

Je veux dire, une divinité incarnée pour notre divertissement.

Et bien qu’il me soit souvent arrivé de me foutre de la gueule de ce tordu en maintes occasions par le passé, il devrait à présent être évident qu’au fond de moi, je suis mystifié par ses capacités et prie le ciel de posséder un jour le quart de la moitié d'une partie de ses talents d’écrivain. 
Je veux dire, c’est le plus grand Bloggeur de tous les temps ! Le plus grand d’entre les Grands ! Le Grand Prêtre de la Bloggosphère !
Note de la rédac:

Même si son dernier post peut être considéré par certains comme une auto apologie égocentrique tout à fait digne d’un vulgaire UMPiste ou d’une pédantissîme Alliot Marie, nous vous supplions de fermer les yeux sur ce dernier et de creuser un peu plus profond parce que nous croyons honnêtement que le barjot qui inonde inconsidérément toutes les sections de ce Blog est un des mecs les plus nases à écrire gratuitement sur la toile aujourd’hui. 
Alors faites vous plaisir et allez visiter son site tous les jours car, à notre humble avis, il se peut qu’il soit le plus grand pigeon depuis l’invention de Microsoft..
Et c’est une bénédiction qu’il est ait (marssi Benoit pou'la co'ection) accepté de partager ses créations comme il le fait, amen allez y tous !

27 août 2007

263. Journée mondiale de la Chauve-souris?


Paraîtrait qu'aujourd'hui, c'est la journée mondiale des Chauves-souris. Bon, pas que cette journée va changer le sens de ma vie, mais comme j'avais en cale un poème sur le volatile, je me suis dit que je vous en laisserais léchouiller quelques strophes...

Batman n'a plus qu' à revoir sa prose..., Gotham City est bien gardée.


L'ENVOL DU CHIROPTÈRE

C'est au creux de la nuit, passé le crépuscule,
Qu'il déploie ses phalanges, prenant son essor;
Recherchant l'équilibre tel un funambule,
Grand faim inassouvie décuple ses efforts.

Tandis que bleue Rigel et rouge Bételgeuse
À l'horizon s'étirent telles des lucioles,
Il sort chercher la proie, muse mystérieuse,
Qui a su motiver l'objet de son envol.

Il ne recherche pas, comme comte Dracul,
À lui sucer la vie pour parfaire la sienne;
Il ne veut que le miel, dissoudre l'opercule,
Ne rêve qu'au nectar, veut qu'il lui appartienne.

L'opercule est rebelle et trop tôt se replie,
Ne lui laissant laper que quelques gouttelettes;
C'est affamé encor' qu'il rejoindra son nid
Et dormira le jour, rêvant d'autre cueillette...

25 août 2007

262. Droit de réponse d'un damné


J'ai reçu un mail à la con de Mme Antibes1 me demandant de faire circuler la traduction de la prière faite par le Pasteur amerloque Joe Wright - devant une session de Maison des Représentant du Kansas - à mon entourage afin de tenter de sauver le monde... 
En plus, elle me dit que si j'ai pas le courage de tenir debout pour une conviction, je tomberai devant n'importe laquelle autre... 
Elle me demande ensuite si j'aurai l'audace de faire circuler cette prière comme je le devrais...

Alors, je vais avoir l'audace de lui répondre via le Blog que ce sympatique M56 a la gentillesse de me laisser utiliser.
Afin d’en finir avec ces trucs sur l’avortement, il faut d’abord en finir avec ces autres trucs sur la contraception et autres électrons libres. Six milliards et demi et 935 millions de radicaux libres. Je crois que je vais risquer l’inflammation.
Six milliards et demi, c’est le nombre d’idiots sur cette planète. 935 millions, c’est le nombre de cathos et autres évangélistes parmi les six milliards et demi d’idiots sur cette même planète. 
Près d’un sixième de la population mondiale est catholique et/ou évangéliste. Les sectes cathos/évangélistes possèdent un sixième des parts de marché dans le ramassage des deniers du culte. Avouez que ça représente pas mal de blé. Le jackpot du Grolotto. Les affaires roulent pour le Vatican et pour Joe Wright.

Maintenant, je sais, et vous savez, que la position de Joe et de Benoît comme de leurs prédécesseurs et concurrents contre la contraception n’est pas basée sur le fait que le contrôle des naissances diminuerait le chiffre d’affaires du Vatican ou de l'église évangéliste du Kansas . (Excusez moi, je tousse !) 

Non, ils sont contre toute forme de contraception parce que c’est en violation « des lois divines spécifiques » qui ne permettent pas l’utilisation de la contraception. 
La violation de ces lois – parmi celles que ces églises interprètent encore littéralement – engendrera la colère divine et le châtiment sévère de tous ceux qui auront copulé sans avoir produit de petits bébés, même si c’est au coût de l’extinction de la race humaine. 
Ainsi, voici le message de ces illuminés à tous ceux qui les écoutent : "Vous êtes en état de pêché si vous couvrez d’un film protecteur le « canon de la Foi du Christ".

J’ai une petite suggestion : Pourquoi ne pas inciter ces putains de sectes à adopter tous les petits n'enfants non désirés ? Tous les petits bébés qui n’ont pas connu la contraception ou l’avortement. Après tout, le but ultime de tout Pape ou chef de secte n’est il pas de convertir toute l’humanité à sa foi ou ses croyances ? 
Puisqu’ils refusent de mettre un frein à la reproduction, ils devraient en accepter la responsabilité, non ?

Si les agnostiques pouvaient forcer ces sectes à prendre en charge tous ces marmots, ceci diminuerait d’autant la proportion de kiskooliens et autres anti-Christs. Ces sectes évangéliques devraient se laisser persuader assez facilement, obnubilées qu’elles sont par la poursuite de l’accroissement de leurs troupeaux. 

Quand enfin arrivera le moment où la population humaine aura dépassé le point de non-retour jusqu’à l’extinction, il n’y aura personne à blâmer pour la disparition de l’humanité, sauf les cathos, les évangélistes de tous poils et les bigots. 
Mais heureusement pour Joe ou pour Benoît, ou pour leurs successeurs, ces derniers devraient alors avoir assez de blé dans leurs larfeuilles pour se payer un billet vers le purgatoire.

23 août 2007

261.Bienvenues dans ma tronche, les filles, et toutes mes excuses…


Un nouveau jour s’est pointé et la nuit s’est éclairée. Je trouve pas les mots pour exprimer la joie qui m’envahit à la perspective de me retrouver à vos pieds. Pas en tant  que l’homme que j’étais mais comme le Sage que je suis devenu. J’ai perdu beaucoup d’amies en route mais j’imagine qu’il n’est  pas donné qu’à moi de vivre avec des regrets.

Aussi n’est ce pas seulement un jour de joie mais le début d’une révolution tranquille pour ceux qui auront compris que l’échec n’est pas une option. La vie est ce qu’elle est et ceux qui décident de se démarquer du système … s’égarent dans les méandres de leurs neurones dans l’ignorance totale de ce que le système est en train de leur faire.


Nous sommes tous des créatures à la recherche de la signification de notre existence. Manipulés par les pouvoirs en place… nous commençons tout juste à comprendre que nous avons été induits en erreur vers l’auto-glorification perpétuée par la recherche effrénée du pouvoir et du contrôle financier.

Parfois, j’imagine ce monde dans son vrai but. Paix, harmonie, amour. Nous avons perdu de vue la cible, et avec elle nous avons vendu nos âmes pour les biens matériels qui nous entourent plutôt que pour la sérénité interne qui siège en nous. 
Nous sommes un monde à la recherche de réponses dans ce qui nous entoure plutôt qu’en nous. L’histoire ne nous offre qu’un guide à suivre mais la vérité réside dans les secrets cachés par l’homme et son avidité pour le pouvoir et le contrôle.

Bien que je sois un homme… je peux comprendre et je respecte  le combat des femmes pour leur libération. Les problèmes de ce monde sont majoritairement perpétrés par les mâles. Je le sais parce que j’ai longtemps été un de ceux qui ont utilisé les femmes - en pays exotiques - pour leur confort personnel même si jamais aucune de mes conquêtes n’a tenté de se suicider. Même si ma fierté en saigne quand je me résous à l’admettre.

Je n’ai jamais tenté de tromper ma prochaine, pourtant je suis sûr de l’avoir fait, ne serait-ce que par inadvertance ou ignorance. Je peux pas changer ce qui est inscrit dans l’histoire, je ne peux que tenter de guider mon prochain vers la vérité. 
Vous devez d’abord croire en vous et rechercher les réponses cachées à ceux censés les détenir. La vérité est mensongère et le mensonge est vérité. Cette propagande a été créée dans l’unique but de vous conduire sur les chemins de la destruction. Cette même destruction qui fait d’un homme un prêtre et d’une pute un ange. 
Je sais aujourd’hui que derrière toute richesse se cache un crime.

21 août 2007

260.Parlons PC


Ce papier ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des "PAPIERS LOTUS"

Parfois, je remets en question ma compétence et ma dextérité avec mon PC.
Mais alors je me rappelle la stupidité des autres techniques. Voyez-vous, j’ai ouï dire de gens vivant en dehors de mon monde et utilisant une technique PC tellement absurde et irresponsable que c'est à s'en rouler par terre. Mais ça n’empêche que de temps en temps je me demande si peut-être - et peut-être seulement - leur méthode ne serait pas plus performante que la mienne.
Par bonheur, je retrouve toujours mes sens à temps afin d’éviter le pire. D'ailleurs, je devrais signaler tout ça à Radio France afin d'alerter les non-voyants.


Bon, je peux admettre que les gens qui utilisent cette étrange technique de formatage et d’effaçage ne le font pas par pur satanisme. Je suis quasiment sûr d'être certain que ce sont pratiquement tous des gens bien, comme vous et moi, mais qui ne réalisent pas vraiment les dangers que leur âme immortelle confronte chaque fois qu’ils vont aux toilettes. Mais que tous ceux qui utilisent la méthode que je me plais à nommer la méthode du « Turban Taliban » sachent qu’une sacrée surprise les attend le jour du Jugement Dernier.
Et je ne parle pas d’une surprise tout ce qu’il a de plus agréable, genre Forêt Noire. Ou Tiramisu.


Pour ceux d’entre vous qui ne seriez pas au courant, la méthode dite du « Turban Taliban » consiste en la prise d’une bonne longueur de Papier Lotus dans une main, son chiffonnage et mise en boule tout ce qu’il y a de plus approximative autour des doigts de la main opposée avant l’essuyage de la buse d’évacuation. Ceci ne me fait pas seulement sourciller pour l’abus de papier - pensez à la déforestation, tout de même -, mais aussi parce que cette méthode me semble parfaitement brouillonne. Réfléchissez cinq secondes: vous prenez une liasse de Papier Cul enroulée autour d'une main que vous allez diriger vers une partie de votre anatomie que vos yeux n’ont jamais vue en priant Allah que vos doigts ne soient pas contaminés tandis que vous nettoyez de la merde fraîche et fumante de votre trou de balle.

Ben, excusez du peu mais tout cela me semble excessivement dangereux.
Je veux dire, que se passera t’il si vous n’arrivez pas à chiffonner le Pécu correctement autour de vos doigts et qu’une partie de la peau recouvrant vos métacarpes reste exposée aux résidus odorants des restes de votre dernier cassoulet tandis que vous entreprenez d’essuyer consciencieusement et méticuleusement le centre ville et la proche banlieue de votre rondelle maculée de fèces ?


En aucune manière ne pouvez vous anticiper les dangers imminents qui vous guettent avant d’avoir ressenti la matière fétide, tiède et gluante vous caresser les phalanges.
Pire encore, imaginez que vous ayez bouffé des Tacos Chili con Carne le soir précédent !
Vous passerez le reste de votre journée à tenter désespérément d’éviter de toucher quoi - ou qui - que ce soit tandis que vous n’arrêterez pas de vous renifler subrepticement les doigts en espérant que le savon de merde à quatr'sous que fournit votre employeur ôtera les preuves de votre technique merdique au
Papier Cul.

Et que pensez vous qu’il arrivera si je m’aperçois que vous n’arrêtez pas de vous renifler les doigts tout le long de cette sainte journée ? Je me foutrai de votre gueule évidemment, et je vous traiterai de renifleur(euse) de merde derrière votre dos.

Et Cristalle B36 voudra jamais ressortir avec vous. Elle acceptera plus jamais vos avances. Jamais plus jamais, ça c'est sûr que vous pouvez m'faire confiance.


19 août 2007

259.Collision


Voici quelques mois, juste avant de partir en mer, j’avais regardé “Collision”, un film de Paul Haggis avec entre autres Matt Dillon, Don Cheadle et Sandra Bullock . Bon, je sais que ce film date un peu, mais Kayra56 -mon môme- et moi n’avions pas la chance d’aller au cinoche quand ça nous chantait.

De toutes manières, j’avais déjà entendu causer de ce film – la première fois que j’en ai entendu parler, je crois bien en fait que c’était la divine et torride Cristalle B36 dans un de ses commentaires sublimes – aussi avais-je une vague idée de ce dont il parlait.


Pour ceux d’entre vous qui ne l’ont jamais vue vu - hey! je parle du film là, pas de Cristalle -, ben sachez que le truc de base se concentre sur une bande de gens de races distinctes à L.A. qui se retrouvent en interférence et dont les expériences sont affectées par leurs origines sociales et/ou raciales.
Le premier quart d’heure du film me donna envie de gerber. Je passai ces 15 minutes à rechercher une raison de l’aimer. Les stéréotypes et les clichés raciaux étaient trop prononcés et à mon goût, insensés.
A la fin de « Collision », c‘était tout le contraire du début, je tentai vainement de trouver une raison de ne pas l’aimer.

Je me dis que l’exploration de la profondeur des préjugés intra et inter raciaux explorés dans ce film était époustouflante. Mais en essence, ce film démontre que peu importe nos sentiments de haine ou de rejet envers des gens différents, nous pouvons tous avoir besoin les uns des autres. Nous pouvons choisir ceux que nous aimons et ceux que nous n’aimons pas, mais nous ne pouvons choisir ceux de qui nous dépendons lors de nos périodes les plus vulnérables. Il nous démontre aussi qu’aussi puissant ou intègre qu’on puisse l’être ou se sentir, nous sommes tous vulnérables. Personne ne peut survivre sans les Autres.

Sans rentrer dans les détails et potentiellement gâcher ce film pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas vu, ce film illustre les profondeurs et les complexités de nos existences et la manière dont nous sommes tous liés les uns les autres. « Collision » démontre aussi qu’il n’existe pas de frontière entre une « bonne » et une « mauvaise » personne. Nous sommes des êtres complexes constituées de Bien et de Mal, et nous pouvons réellement nous élever en essayant de comprendre et de respecter ceux qui nous entourent.

Tant qu’il ne s’agit pas d'enculés de fachos du FN ou de bobos de l’UMP je veux dire…

18 août 2007

258.Aboiements pour Ouest France, deuxième couche.


Si vous traînez dans le quartier depuis quelques temps - à laisser traîner vos mégots sur mon tapis, je suis sûr que c’est vous -, vous devez déjà savoir ce que je pense de ce torchon de merde vendu dans le grand ouest et nommé Ouest France. Si ce n’est pas le cas, je vous autorise à vous absenter quelques instants pour aller réviser vos
classiques là bas dans le passé.
Et, parce que je veux vous éviter de cliquer pour que vous alliez pas dégueulasser une autre partie de ma carpette de Kairouan qui m'a couté la peau du cul de l'ours – mais aussi parce que j’ai beaucoup de bande passante – je vais vous expliquer plus poétiquement ce que je pense de ce canard de merde dont voici un exemple de prose chiadée nous parlant du dernier papamobilisé Benêt 16 : « "Voici que l'Église, avec ce nouveau pape, se prépare à entreprendre une nouvelle étape dans sa marche millénaire." »

Sic, fucking sick, don't you think??? Mais je suis quasiment sûr d'être pratiquement certain qu'il a fait Hypokhâgne, c't'animal...

Lettre ouverte à François Régis Hutin (Rédacteur de O-F)

Pas la pein’ de m’proposer Ouest-France,
J’l’achèt’rais pas mêm’ si j’étais en transes,
J’ lirai pas votr’ torchon d’papier
Qui léch’ le cul d’vos financiers.

Arrêtez donc d’jouer les sirènes
Pour m’vendr’ vos tas d’infos malsaines,
Revoyez donc vos bases clients
Avant qu’j’vous pète deux ou trois dents.

J’vous lirai pas dans mon sofa,
J’vous lirai pas quand j’fais caca,
J’en veux pour preuve ce cri de hyène:
"Oublie ma ligne, espèce de chienne !"

J’vous lirai pas quand j’irai chier,
Mêm’ si j’étais à court d’papier,
Vir’ donc la meuf qui vient d’m’app’ler,
Qui a qu’ça à foutr’ à c’qu’on dirait!

J’espèr’ que l’on se comprend bien,
Messire Hutin, entends moi bien,
Si ell’m’rappelle un’ fois de plus,
J’t’enfonce ce post dans l’trou du cul !


Maintenant, ne vous méprenez pas sur moi. Ce n’est pas le format qui me fait chier – sincèrement, je serais incapable de vous dire lequel ils utilisent. Et je m’en fous. Ni le format, ni la police. C’est juste le contenu superficiel et orienté qu'essaie de nous prendre pour des neuneus. 
Puis pourquoi lire des nouvelles que je connais déjà tout en participant activement à la déforestation et au financement de l’UMP ? 
N’importe comment et pour en revenir à Ouest-France, tout ce que je veux dire, c’est que j’en ai pas besoin. Et si j’ai écrit le petit "poème" ci-dessus, c’est pour que la petite télé vendeuse persistante qui n’arrête pas de m’appeler chaque fois que l'automne m'abreuve de larmes - et déplume mon saule pleureur - pour que je m’abonne arrête de me les gonfler.

29 juil. 2007

257.Un temps bien de chez nous


Il y a quelques temps , je m’étais pris la tête (la vôtre aussi sûrement) sur l’énorme incertitude qui règne dans le milieu de la physique en ce qui concerne le Temps.
Le monde vivant est d’un autre ordre… parait-il. Du moins dans cet univers, sur notre planète.
Les organismes vivants sont formés de molécules et d’atomes et nous vivons sur cette planète sous certaines condition spécifiques de gravité, de pression et de vitesse de rotation.

Ces conditions « mortes », physiques, sont celles qui ont conditionné la tailles de nos cellules – (Pourquoi les cellules sont elles si petites ? Pourquoi n’existe-t-il pas de cellules plus grandes ?) , la taille et la structure des animaux et celle des végétaux.
La vie a surgi sur cette planète, en adéquation avec ses conditions. Avec sa taille, son atmosphère, son eau, son Soleil et sa Lune… avec ses jours et ses saisons.
Le cycle des plantes est en parfaite adéquation avec les saisons, simplement parce que les plantes ont évolué selon ces conditions, « suivant » ces conditions.
Ça me fait sourire d’entendre les religieux s’émerveiller sur la perfection de la création – La « création » évolua selon ces conditions, donc elle était « parfaite » pour ces conditions : Ben allons donc, mais c’est évident !

Ceci pourrait nous emmener à penser que le Temps biologique est de type Newtonien – égal en toutes parts, stable, unique et quantifiable. Grossière erreur, les aminches ! – le Temps biologique est lui aussi relatif.
Le Temps, son rythme d’écoulement, est totalement différent pour une souris qui ne vit qu’un an que pour un éléphant qui en vit 150. De nombreuses bactéries ont trouvé la manière de se multiplier encore plus rapidement qu’il n’en faut à leur unique molécule d’ADN pour se reproduire, en arrivant ainsi à « gagner du Temps » en dépit de la logique biologique.

Un exemple plus concret et plus proche de nous – la perception du Temps d’un enfant de cinq ans est totalement différente de celle d’un papy de 75 ans. 
Mettez les deux côte à côte dans un compartiment de train Corail pour un voyage de quelques heures, le marmot se mourra d’ennui et l’ancêtre sursautera en se disant « Nom d’un petit bonhomme ! Déjà arrivés ? J’ai pas vu le temps passer ! »

Mais peut-être bien que dans notre monde, le Temps réèl dans lequel évoluent les organismes vivants est il régi par le métabolisme et par les rythmes circadiens. Nos horloges internes entament leurs chrono sur les chapeaux de roue pour désaccélerer lentement jusqu’à l’arrêt total en fin de parcours.
Le temps pour Bébert, le moustique éphémère qui ne vit qu’un jour est bien différent du Temps de ce qui l’entoure, il est même concevable que pour lui, ce monde même n’existe pas.
Il commence à bouger, il éclot de son œuf et il fait ses premiers pas dans ce qui pour nous équivaut à nos dernières heures de sommeil. Il passe son enfance, son adolescence et atteint l’age adulte avant notre pause café matinale, alors qu'on a le menton encore dégoulinant de miettes de biscottes et de marmelade. Il rencontre une moustique, fornique avec elle pour se reproduire et a déjà vécu la moitié de sa longue vie hasardeuse à l’heure de notre steack-frites.

Pour Bébert, là-bas dans le lointain, quelque part, il y a un vaste monde immobile, doté d’un rythme de Temps tellement, mais alors tellement lent, que ce pauvre insecte ne perçoit même pas ou à peine les changements et déplacements qui surviennent autour de lui. Et s’il les perçoit, ceux-ci sont tellement lents et flous qu’ils n’ont aucune espèce d’importance sur son emploi du Temps.

Le Temps – même en Biologie – est un casse-tête à définir.

28 juil. 2007

256. Amants de pacotille


Amants de pacotille

Rencontre aux marches du palais,
Contemplative un bref instant ;
Il tomba fou de sa beauté,
Elle s’éprit de ses brillants.

Dans une alcôve ils s'assouvirent,
Lui excité, elle empourprée :
Un soir d’automne ils se promirent,
Souhaitant unir leurs destinées.

Au soir de l’an sans prévenir
Il la plaqua sans repentir
Mettant un terme à leur serment.
Adieu alcôve, adieu palais :
Lui tombé fou d’autre poupée,
Elle s’enquit d’autres diamants ...

Ah les femmes!!!!

9 juil. 2007

255. Quand les rats quittent le navire...

Ce ne fut pas une visite à laquelle je m’attendais, sinon j’aurais fait un brin de toilette, me serais rasé, changé de calbute - peut-être bien avec mon second ou avec l’un de mes deux lieutenants -, mis un peu de parfum, sans doute même aurais-je disposé des fleurs dans ma cabine et retourné les draps de lit de ma couchette. Mais ce ne fut pas une visite romantique non plus comme vous n’allez pas tarder à le comprendre.

Les premiers signes de sa visite se manifestèrent par une congestion cérébrale - vous savez, le nez qui suinte comme les parois de l’aven Armand, les sinus qui s’embourbent et cette barre qui vous traverse les arcades en s’accrochant à vos sourcils comme si sa vie en dépendait.

Alors sans plus attendre, je vais vous le dire sans détours ni fioritures, la putasse de Maria Palud n’est qu’une salope, la dernière des salopes, qui profite toujours de ce que vous ayez le dos tourné ou une situation stressante sur les épaules pour ramener sa fraise.

Au début, je croyais que c’était une dingue dengue, une de ces maudites femelles native des tropiques qui, quand elles vous caressent à rebrousse-poil, vous laissent sur le carreau, pantelant comme un nouveau né chatouilleux.
Mais non, dès cette nuit là, elle y alla de ses préliminaires. Je me mis à suer puis à congeler, à suer de nouveau puis à recongeler, un véritable gymkhana entre Inuvik et Tombouctou.
Et c’est au lendemain de ces trois premières nuits d’ivresse au large de Z.... que nous fûmes appelés, dès les aurores, à la rescousse d’une déesse grecque.

Nous étions donc en pleine opération de sauvetage de l’A....a, 6000 tonneaux bourrés d’électronique et de matériel de pointe de chez "X...... Offshore", et qui avait une énorme voie d’eau dans ses compartiments machines à une vingtaine de miles des côtes , du côté des champs pétrolifères de T........ Fallait lui refiler des motos pompes puis la ramener sur une hauteur fissa avant qu’elle ne chavire et ne parte par le fond rejoindre ses petits neveux les Tritons.

Ouais, ben je pense qu’A....a en avait marre de la vie car elle se montra beaucoup plus accueillante et conciliante que moi envers la Maria qui ne se pointe que rarement non-accompagnée de la Grande Faucheuse. 
Faut pas venir se plaindre si on y laisse des plumes quand on laisse toutes ses portes et fenêtres grandes ouvertes et qu’on refuse l’aide providentielle qu’on veut vous apporter sous prétexte qu’on aime pas les piqûres ou qu’elles vous font froid dans le dos.
Ce n’est donc qu’une fois que l’A....a fut déclarée perdue et que mon navire fût dérouté sur le port le plus proche afin d’y embarquer du matos anti-pollution que je me résolus enfin à aller voir un médecin pendant l’escale. 
Goutte épaisse de circonstance, frayeur et froncements de sourcils des médecins locaux. D’aprés les résultats de mon analyse, j’aurais dû être mort ou sur le point de l’être.
Après m’avoir injecté une dose à terrasser un cheval pour faire tomber la fièvre, prescription de quinine - 9 fois 500mg à raison d’un cacheton toutes les huit heures et aspirine - puis retour à bord. J’avais rien bouffé depuis 3 jours à part un bol de Quaker Oats quotidien et matinal, le reste ne passant plus. Sitôt avalé le premier cacheton que je me mets à gerber. Du blanc suivi de jaune d’œuf. 
C’est de la bile tout ce qui a de plus biliaque. Y’a plus rien dans ma chaudière. La fièvre qu’était tombée suite à l’injection reprend les rênes, accompagnée d’une céphalée temporale gauche horrible et pointue et de délires « passionants ».
Comment qu’on dit la France en Croate ? Ah oui, Francuska. Et l’Allemagne ? Ça je sais, c’est Njemacka. Et la Suisse alors ??? Euh, Švicarska. La Grèce, ça, je connais aussi, c’est Grčka. Et la Hollande ? Pitain, comment qu’on dit la Hollande, Ô putain de bordel de merde, help me, pleeeeaaase…

Merde, je dors plus, mes entrailles me déchirent. Je me lève, je me pose sur le trône. Nom de Zeus, du brut de brut. Et pas de la Veuve Clicquot. C’est tout noir, c'est luisant comme du cambouis, même couleur, même texture. Ça me donne envie de gerber. J’ai juste le temps de me pencher sur le lavabo. J’hallucine, même produit, même odeur, on dirait du fuel lourd, le pétrole extrait dans ces eaux là. À croire que j’ai hérité d’un deuxième trou de balle. Je me dis que c’est du sang qu’a tourné au vinaigre, du sang de pestiféré. 
Le matin, je me lève pour le début des opérations anti-pol. Je suis fébrile, je fonctionne en zombie. Toute la journée. Le soir, je me recouche, je grelotte. 
Comment c’est la Hollande en croate, meeerdeuh ??? Je tremble de partout, je sais plus comment me poser. Et je continue à dégueuler mes cachetons sitôt que je les avale. Je vais crever, c’est sûr. 
Deuxième nuit en mer. Chaque grincement des structures de mon navire, chaque raguage de la chaîne dans l’écubier, résonnent à mes oreilles comme un barrage d’artillerie, chaque battement d’aile de la moindre mouche à merde comme le vrombissement du rotor d’un Eurocopter gravitant à deux mètres au dessus de ma tête. Assourdissant et flippant. 
Faut que je calme ces questions à la con qui me burinent la cervelle.

C’est quoi la Hollande en croate déjà ? La Hollande, putain de Batavia des moulins et des tulipes, comment qu’y z’appellent ce putain de plat pays à la con chez les Dalmates ? C’est le pays des vaches frisonnes et de l’Edam cheese, non ? Les grosses boules rouges d’Edam cheese comme on en trouve dans la price list de mon shipchandler attitré.  
Et Dame Cristalle dans tout ça, qu’est ce quelle devient Dame Cristalle ? Que deviennent les seins somtptueux et laiteux de Dame Cristalle B36 ? Što se događa sa raskošnim I mlječnim grudima Gospođice Kristal B trideset šest ?
Siouplaît, comment on dit la Hollande en croate, dîtes le moi, siouplaaaîîît !!!
Et pourquoi que j’arrive jamais à dépasser le niveau 8 et les 25804 points au Tetris ?
Tout ça est entrain de me tuer, si tant de questions, si peu de réponses à ces conneries qui m’apparaissent d’une importance capitale. Je grelotte dans ma passerelle, pourtant la clim’ est en branchée, réglée sur 23°C. Je me suis taillé un poncho dans une couette et j’ai racheté à un de mes matelots d'ébène son bonnet de laine, 10000CFA l’enfoiré, enculé qui profite de la détresse de son toubab de commandant : Il l’a payé 500 à tout cassé au marché de F..T..T.. une copie à l’effigie de Pooh, le tigre de Disney avec 2 oreilles frangées sur les côtés. Pitain la touche ! 
Le premier qu’a la témérité d’essayer de me filmer ou de me photographier, j’lui écrabouille les muqueuses.

7ème jour depuis la visite impromptue de Maria Palud, c’en est trop et j’en peux plus. J’ordonne à mon second de prendre les rênes du navire et de me ramener au port. 
Je ne débarque pas pour la clinique. On m’y débarque. Quasiment à l’horizontale. Tout le monde croit que je vais crever. Y’m’pèsent pour calculer les doses qu’ils vont m’injecter dans les veines avec leurs perfs. 62kgs ! J’ai perdu 12kgs en 7 jours. Ils me plantent un baxter et y branchent trois tuyaux.
Rhhhhââââ lovely…., en très peu de temps grâce à la quinine qu’on m’injecte directement dans le système, la fièvre qui me consume se refroidit, la morphine m’emmène en lieu sûr, les yeux de Cristalle B ma Louve veillent sur moi depuis le plafond crémeux et craquelé avec amour et bienveillance. 
Pour la première fois depuis une semaine, je dors comme un bébé. Trois jours de clinique, 72 heures sous perfusion et je renais.
Aujourd’hui je m’interroge. Pourquoi est-ce l’A....a et non pas moi qui a calanché ? Maintenant que j’y repense, je vois deux réponses. J’étais dans un tel coaltar, une mélasse tellement noire et sirupeuse que la grande faucheuse n’y voyant plus queudalle ne savait plus par où me faucher. 
Et aussi, accessoirement, parce que j’avais accepté de me laisser piquer. Trois fois s’il vous plaît. Bon, d’abord par un enculé de moustique je vous l’accorde, mais ensuite par une amour de médecin à peau d’ébène.

Quant à l’A....a, c’est la rouille qu’avait piqué sa vanne basse de prise d’eau de mer (50cm de diamètre à 6 m sous la flottaison) et je plains son commandant. Ça va pas être de la tarte pour lui quand il va devoir s’expliquer devant le Tribunal Maritime et devant ses pairs dans son pays. Je donne pas cher de son brevet et de ses prérogatives. 
Abandon de son navire toutes portes étanches ouvertes à tous les vents, à toutes les eaux, bref, à tous les maux. Rien de fait ou de tenté pour colmater la voie d’eau à l’aide d’un paillet Makarov tant qu’il était encore à l’ancre nez dans la houle et que c’était possible. Refus d’assistance - transfert de moto-pompes - quand c’était aussi possible par peur de froisser un peu de tôles sur ses bossoirs - non mais je rêve ! 
Et le pire de tout, aller se faire repositionner sur Y...... Bank près de la Pointe Z, où la houle résiduelle des tempêtes hivernales australes démultipliée à cause des hauts fonds a fini de l’aider à chavirer. 
Je souhaite à personne de partir en croisière avec un commandant de cet acabit. Pauvre capitaine qui s’est laissé mené par le bout du nez par la cellule de crise de son affréteur et par le commandant d’un autre navire de son propre armement. 
Qui n’a pas su – ou pas voulu – user de son « overriding authority » pour outrepasser les ordres de la cellule de crise mise en place par son armateur. Devait être comme moi, devait plus avoir toute sa tête sur ses épaules en ces moments de stress. 
Pourtant, dans notre jargon maritime moderne et selon l’article 5.2 du code ISM (International Safety Management) , le commandant d’un navire possède cette « Over-riding Authority » et a la responsabilité de refuser, quelles que soient les circonstances ou la situation, tout ordre ou directive émanant de son propre armement, de son affréteur ou de son client concernant tout ce qui pourrait mettre en péril la sécurité et/ou l’intégrité de son bâtiment - ainsi que la prévention des pollutions.
Quant à moi aujourd’hui, ça va, j’ai repris du poil de la bête. Voilà maintenant une semaine que je suis sorti de la clinique et je commence à reprendre et des forces et du poids même si je souffre encore de quelques crampes à l’estomac. 
Ça va me prendre une paire de mois d’après le médic avant de revenir à 100%. Mais au moins, je suis vivant et tout entier.

- Hey Ivo, what do you name the Netherlands in croatian?
- That's Nizozemska, captain', it means low land.
- Woah, please, spell it for me, will'ya?
- Right, hem, that's November India Zulu Oscar Zulu Echo Mike Sierra Kilo Alpha.
- Jeez, thanx Ivo. Maybe you won't believe this but I think you just saved my life...

20 juin 2007

254. Le chant des sirènes...


Souvenez-vous du temps jadis lorsque les mots « chanteuse » et « bombe sexuelle » n’étaient pas synonymes !
Ben ce n’est plus le cas. Tandis que notre monde se consume immodérément dans les flammes glorificatrices de la beauté physique, nous semblons nous enliser irrémédiablement dans les vasières abyssales de la médiocrité.

Ceci n’est pas un jugement sur Shakira ou autres Madonas et je n’oserais pas comparer leurs talents de cantatrices à ceux de ma tendre louve feulant ses cris d’amour pantelants durant nos étreintes multi-hebdomadaires entre chacune de mes odyssées aquatiques. Mais il semblerait que celles dotées de lolos généreux – et exposés – et vêtues de jeans rasipubiens avec si possible le string affriolant pointant son nez au dessus de la ceinture soient celles qui obtiennent le plus de reconnaissance de l’industrie. 
Le genre de barapipeuses qui, quand elles en ont fini avec vous, vous laissent l’impression d’avoir dégusté du miel de myrtille plutôt que d’avoir avalé de force de l’huile de foie de morue.

Voilà, c’était juste pour dire que j’aime bien les feulements rauques, hagards et éperdus de ma louve sous et même parfois au dessus de la couette, dans les champs de maïs, le bon vieux Talgo de Grenoble à Barcelone et même, plus d’une femme mariée grande marée s’en souviendra avec émotion en recouvrant l’estran, sur la Grande Côte jonchée de varech de la presqu’île de Rhuys qu'est par chez moi.

8 juin 2007

253.N'avez vous jamais rêvé de marcher sur la tête?


Je veux dire, on traverse tous ce genre d’enfer un jour ou l’autre, non? Quand on se retrouve gavé ras la glotte des petits détails monotones de l’existence et qu’on a plus qu’un désir, celui de tout chambouler d'un coup de baguette. 
Disparaître dans un nuage de fumée par exemple, comme quand votre patron exige votre présence à une réunion de la direction des ressources humaines; ou transformer ce dernier en lama enrhumé ; ou mieux encore, de vous trouver en mesure de vous tenir sur la tête pendant toute la durée de cette réunion en pétant la Marseillaise à l’envers et à rebours.

Mais je vais quand même rester franc en ce qui concerne mes compétences durables à m’apitoyer sur moi-même ( z’avez rien qu’à demander à n’importe quelle âme charitable – Marylou par exemple – qu’a eu la malchance de devoir s’occuper de ma pomme quand j'étais malade). 
Et je pense pas être le seul à ressentir que parfois ( et parfois seulement, merci Saigneur) le monde semble n’être rien de plus qu’une suite illogique d’événements aléatoires destinés à vous irriter les couilles et à vous faire grincer les gencives.

Mon unique système de défense en de tels jours est de rechercher la personne qui me rappellera que l’inverse est vrai aussi. 
Qu’au sein des bruits monotones se planque une explosion de couleurs, une perspective surprenante ou un comique qui m’aidera à surmonter la névrose de vos peurs existentielles.