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11 déc. 2021

565. Zik pour tout l'monde!



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3 déc. 2021

564. L'homme invisible


Marius était invisible. Et pour le prouver, pour la cinquième fois ce jour là, quelqu'un lui rentra encore dans le chou par inadvertance. Il n'était pas rare de rentrer en collision dans les passages étroits de la station de la colonie de Thèbe. Ce qui était inhabituel, c'était que la personne s'arrête pour s'excuser.
"Je suis désolée, je n'ai pas fait attention et je vous avais pas vu là", lui déclara-t'elle.
Marius se leva de sa position accroupie et se tourna vers sa tamponeuse. C'était Marylou.
" Pas de problème, ma-dame... "

Sa langue avait failli fourcher. Changer le nom de Marylou en "madame" aussi rapidement qu'il le pouvait avait frisé l'exploit. Marylou se remit de sa surprise pour se donner un air perplexe. Il l'avait observée lors de plusieurs de ses promenades dans les tunnels cachés, mais bien sûr, elle n'était pas au courant. Marius n'était même pas sûr de connaître vraiment son nom. Il prit les devants de l'échange de civilités pour couvrir son erreur.
" Bah, vous savez, petits couloirs étroits  et tout. C'est pas de votre faute si je me fond dans le décor."

Marylou esquissa un sourire et se remit de sa surprise tandis qu'elle continuait dans la coursive. Il se passait trop de choses dans sa vie pour avoir une pensée pour cet agent d'entretien sans nom et ses bizarreries. Mais... ce n'était pas juste de la part de Marius, Marylou faisait partie des gens bien. Elle n'était pas du genre à errer dans les couloirs, ignorant ceux qui l'entouraient. Alors qu'il la regardait s'éloigner, Marius sentit que quelque chose n'allait pas. Il avait observé Marylou assez longtemps pour percevoir des changements subtils dans son comportement.

Il se pencha et termina de remettre en place le couvercle du recycleur d'air aussi vite qu'il le put. Il savait comment régler ça. Il rassembla ses outils et enfila la coursive jusqu'à ce qu'il atteigne une ramification du couloir principal. Ce passage sans issue était aussi indescriptible qu'un labyrinthe. La même tôle lisse le recouvrait tout comme la coursive principale, sa surface n'étant brisée que par ce qui semblait être un minuscule conduit de ventilation. Marius l'ouvrit pour révéler un clavier. Une fois qu'il eut entré son code d'accès, tout la cloison de l'impasse glissa, devenant un trou noir dans l'apparence grise et terne du hall par ailleurs. Il s'avança dans l'obscurité, loin de l'examen minutieux des lumières.

À un certain niveau instinctif, les gens avaient dû se rendre compte qu'il y avait plus à bord de Thèbe que ces salles grises et élégantes. Mais personne ne semblait savoir qu'il y avait des tunnels cachés. Chaque partie de la station était reliée à ce que les ingénieurs de l'installation avaient appelé "travées de maintenance". Ces petits couloirs aidaient à isoler les habitants de la station des dangers de l'espace. Comme les coupe-feux dans les zones boisées du côté d'Arcachon, ces travées d'entretien étaient capable d'arrêter la propagation de toute force destructrice. Cette zone abritait également tous les tuyaux, évents, puits et systèmes de support qui rendaient supportable la vie à l'intérieur de la station.

Alors que la porte cachée se refermait, l'anxiété de Marius s'estompa avec la lumière supplémentaire. Il resta une minute à respirer l'huile, la poussière et la crasse qui remplissaient ces sanctuaires intérieurs. Au fur et à mesure que sa poitrine se dilatait, il se redressa un peu, ne se sentant plus confiné.

Marius aimait être invisible. C'était son super pouvoir. Dans les couloirs de la station, cela lui permettait d'entendre des choses qu'il ne devrait pas. En fait, il pouvait souvent se rendre dans des endroits où il n'avait normalement rien à faire. Personne n'avait jamais interrogé l'agent anonyme qu'il était. Pendant ses heures de maintenance, personne même ne pouvait le voir. Ces tunnels bruts et non polis dépouillaient toute la splendeur apparente de Thèbe. Ici, Marius pouvait voir la vraie nature de la station.

Une fois ses yeux ajustés, il se dirigea vers l'unité d'habitation de Marylou. Il se doutait qu'il y trouverait la source de la détresse de la jeune femme.
Alors que Marius se déplaçait le long de son tunnel caché, il passait devant la vitre sans vie de chaque unité de logement. Ces vitres étaient une mer de verre noir et lisse comme celles qu'on voit sur les smartphones. Chacune encadrée par un enchevêtrement compliqué d'engrenages, de fils et de tuyauterie. Ils agissaient comme des miroirs sans tain dans l'unité. Marius était à peu près sûr d'être certain que c'était censé être une fonction restreinte. D'autant plus qu'une fois qu'on avait entré le bon code, on pouvait ouvrir le volet sans problème pour accéder directement dans l'unité.

Il atteignit l'unité de Marylou et entra son mot de passe dans le clavier à côté du volet de visualisation. Il prit vie avec une douce lueur lorsque la fenêtre noire se débarrassa de sa noirceur pour révéler le contenu de l'unité.
Les logements étaient assez petits et tous avaient le même plan d'étage. Du là où se touvait Marius, le côté gauche contenait un lit et une petite cloison qui masquait la salle de bain. Le côté opposé de la pièce était meublé d'un petit bureau métalique et d'une petite télé murale.

Jason, le petit ami de Marylou, était seul dans la pièce, sa taille et ses larges épaules soulignant à quel point ces pièces étaient exiguës. Il se tenait à l'avant de l'unité, dos à Marius, tenant une bouteille de whisky. Jason était un ivrogne. Pas du genre amusant non plus, plutôt du genre à se faire virer du bar ou se voir menotter par les flics après un bon coup de bombe à poivre.
"Salope" grommela Jason.
Puis, plus fort, " Tu penses vraiment que que tu peux me laisser tomber comme une vieille chaussette ? "
Jason continua à marmonner des insultes que Marius ne pouvait comprendre tandis qu'il jetait la bouteille contre la porte. La gravité sur Thèbe était suffisamment inférieure à celle de la Terre pour que la bouteille reste intacte, heurtant la porte avec un bruit sourd.
Les épaules de Jason se tendirent. Il se précipita vers la bouteille, l'arracha du sol et commença à la frapper contre la porte. Quelques coups sourds plus tard, Jason jeta les restes brisés de la partie encore intacte de la bouteille sur le bureau.

Marius soupira et éteignit le volet de visualisation. Son intuition le confirma. Il avait déjà vu ce film. Lorsque Marylou allait réintégrer ses pénates, elle allait subir une autre raclée. Et Marius ferait ce qu'il avait toujours fait : regarder en silence sa douleur. Il actionna un interrupteur au-dessus du clavier qui activa l'alarme d'entrée. Une lumière verte au-dessus de la vitre brilla dans l'obscurité relative.

Marylou se rendait généralement au marché lorsqu'elle essayait d'éviter Jason. C'était le seul espace public sur la station lui garantissant la protection rassurante des gens qui l'entouraient. 
Au lieu d'attendre ici que l'alarme d'entrée ne passe au rouge, Marius se dirigea lui aussi vers le marché.
Au bout d'un certain temps, les vitres cessèrent de ponctuer l'enchevêtrement des machines, qui s'organisèrent davantage. La tuyauterie s'allongeait à angle droit dans le hall tandis que Marius atteignait une autre impasse. Les tuyaux et les conduits de ventilation de chaque côté de lui disparurent dans une cloison lisse qui contenait encore un panneau de visualisation et un clavier. Dans le coin de cette alcôve, une serpillière et un seau qu'il avait laissés dans ce secteur montaient la garde. Les produits de nettoyage lui fournissaient une excuse commode pour être présent parmi les colons. Il entra son code et glissa rapidement le seau et la vadrouille dans la lumière aveuglante du marché.

Le marché était moins claustrophobique que le secteur des habitations. Chaque magasin avait deux étages, même si le deuxième était inaccessible depuis le marché. Le plan du secteur formait une grande croix, chaque bras de cette dernière longeait une longue rue bordée de ces immeubles à deux étages. Le long de chaque voie, au-dessus des têtes, se trouvait une bande de faux ciel bleu qui cachait les lampes UV.
Marius se tenait là dans une petite ruelle, partant de la rue principale. Sa prise se resserra de peur autour de son balais-brosse alors qu'il essayait de comprendre sa stupidité. Dans sa précipitation, il n'avait pas vérifié la vitre avant de quitter la sécurité de ses tunnels. Sous ses yeux, deux adolescents se tenaient à plus de deux mètres de lui. Ces ados debout étaient entrain de distribuer une rafale de coups de poings et de coups de pieds alors qu'ils frappaient un troisième, allongé et recroquevillé au sol, impuissant, en position fœtale. Ils étaient tellement occupés et absorbés par leur tabassage qu'aucun des deux ne remarqua Marius.

Alors qu'il se demandait quoi faire ensuite, ses options lui furent confisquées lorsque le garçon au sweat à capuche vert arrêta ses coups furieux pour s'essuyer le front et aperçut Marius dans sa vision périphérique. Avant que le garçon ne puisse se tourner pour lui faire face, Marius sortit sa serpillière de son seau et commença à nettoyer un endroit au hasard sur le sol. Il était trop tard cependant ; il avait été vu,  son pouvoir disparaissait avec son anonymat.

Le garçon ouvrit la bouche, probablement pour répondre à l'apparition soudaine de Marius, mais fut coupé dans son élan alors qu'il était tiré en arrière par sa capuche. Les deux agresseurs furent arrachés à leur proie et poussés contre le mur opposé.
Marylou se tenait entre eux et le garçon au sol, un masque de fureur inondant ses traits.
"Qu'est-ce que vous pensez que vous faites, tous les deux ? " leur cria-t'elle.
- Rien m'dame, on était juste entrain de jouer." dit le garçon au sweat vert. Il se tourna pour jeter un coup d'œil à Marius, le pointant du doigt.
"Vous voyez ce type là-bas, il sait tout. Il a tout vu."
Marylou jeta un coup d'œil dans sa direction, cherchant une réponse. Marius ne put que lui répondre par le silence.
Les deux adolescents saisirent l'occasion et se précipitèrent dans la ruelle avant que Marylou n'ait pu les arrêter. Le troisième ado se leva, tenant son épaule.
"Merci", fit-il, avant de retourner en courant se perdre dans la foule du marché.
Marylou soutint toujours le regard de Marius.
"Vous savez ce que ça fait de vous, si vous restez là, à ne rien dire, à ne rien faire ? " lui dit-elle.
Marius tressaillit et baissa les yeux. Il s'assit là dans la colère tranquille de sa déception, travaillant le courage d'une réponse. Il était hors de son élément maintenant.
"Désolé madame. Nous ne sommes pas tous des guerriers."
Il leva les yeux et Marylou regardait dans sa direction, distraite. Elle établit à nouveau le contact visuel.
"C'est pas faux. Mais nous devrions l'être." Avec un hochement de tête déterminé, elle sortit de la ruelle.

Secoué par la rencontre, Marius décida de réintégrer la zone de confort de ses tâches de maintenance pour le reste de la nuit. Il vaqua à ses occupations. Vérification des filtres à air, des niveaux de liquide de refroidissement et des compteurs de consommation d'énergie sur chaque unité du secteur de Marylou. Allumant de temps en temps une vitre pour voir ce que faisaient ses collègues colons.

Une certaine Yvanne, telle la mère Michel qui a perdu le sien, cherchait encore son chat. Les miettes de thon étaient toujours à côté dans l'unité de son voisin George. Une fois par mois, ce dernier attirait le chat. Puis, après quelques jours, George " retrouvait " le chat perdu et devenait ainsi le héros d'Yvanne. Marius n'avait jamais su dire si George était un farceur invétéré ou s'il était amoureux de sa voisine.

Alors qu'Yvanne vérifiait pour la troisième fois sous le lit si son chat y était, la lumière ambiante dans la travée d'entretien changea. Perdu dans ses pensées, Marius mit une minute à remarquer une lueur rouge au loin. Une alarme d'entrée ? Le souffle de Marius se coupa. Il avait oublié ce qui l'avait poussé au marché.

Il arriva à l'unité de Marylou, essoufflé. Se recomposant, il saisit son code d'accès et la vitre s'anima lorsque la tête de Marylou s'écrasa contre cette dernière. Elle se poussait contre le mur quand Jason attrapa ses deux poignets et la força à s'y remettre. Son visage apparut à côté du sien.

"Tu penses que tu peux juste me laisser ? " hurla Jason.
Marylou, calme comme Marius ne l'avait jamais vue, rétorqua : " Oui, je le pense. J'en ai marre de prétendre que je ne vois pas ce que tu es.
- Très bien, Marylou, arrêtons de faire semblant."
Jason ricana en tordant sa prise sur le poignet de Marylou. La panique envahit son visage alors qu'elle tentait de s'en libérer.
" Arrête ça, Jason. Stop -”

Bruit de bois cassé.
Toute la couleur quitta le visage de Marylou. L'incontournable claquement humide de son poignet se brisant s'attarda dans l'unité désormais silencieuse. Marius, regardant avec horreur, sentit tout changer.
Ce craquement effaça toute ligne que Marius s'était juré de ne jamais franchir.

Marylou criait toujours pendant que Jason l'éloignait de la vitre et la jetait aussi fort qu'il le pouvait contre la porte de l'unité. Marylou glissa à travers la pièce, heurtant la porte avec un faible bruit sourd alors qu'elle tombait au sol. Les épaules de Jason se tendirent.

Marius jeta un coup d'œil au reste brisé de la bouteille de whisky sur le bureau; ne tenant plus que par son goulot et prit une décision. Pour la deuxième fois ce soir là, Marius se glissa dans une pièce sans se faire remarquer.

Il sauta.
Aidé par la faible gravité, Marius atterrit sur le dos de Jason, les bras autour de son cou. Les pieds de Marius touchèrent le sol et il serra aussi fort qu'il le pouvait. Jason, se penchant légèrement en arrière, grogna de surprise et commença à secouer les épaules afin de se libérer de la prise de Marius.
Une fois la surprise dissipée, Jason se concentra davantage sur sa libération. Marius pouvait déjà sentir sa détermination se desserrer avec son emprise.

Un choc.
Marius sentit tout ce qui avait impacté Jason résonner dans son propre corps. Juste comme ça, la marée s'inversa. Marylou avait dû le frapper ou quelque chose du genre, mais quoi qu'elle ait fait, Jason perdit pied et donna à Marius l'effet de levier dont il avait besoin pour renforcer son emprise. Lentement, mais plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé, les protestations de Jason s'affaiblirent jusqu'à ce qu'ils soient tous les deux au sol.
C'est à ce moment-là que Marius remarqua le goulot de la bouteille de whisky qui dépassait de l'abdomen de Jason.

Pour la première fois depuis qu'il était entré dans la pièce, il regarda Marylou. Elle se tenait devant eux, les mains collées à la poitrine. Elle regarda Jason avec horreur alors que Marius se relevait et commençait à traîner son corps jusqu'à la travée de maintenance. Alors qu'il atteignait le bord de l'unité, elle regarda Marius et lui dit " Marius, je - 
- Je n'ai rien vu", compléta-t'elle.
La bouche entrouverte, ses yeux rencontrèrent ceux de Marius, son choc initial remplacé par une interrogation.
"Et moi non plus", la rassura Marius.

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30 nov. 2021

563. Fruits du Silence

 


Fruits du Silence

Elle s’est tue mais il ne sert à rien de dramatiser.
Il marche dans la rue et s’aperçoit qu’il subsiste encore pas mal
De ses parfums accrochés à ses bottes.
Et le filet dans lequel il les retient
Parvient à peine à réduire cette ceinture de tristesse
Même si son absence le réduit au silence
Comme une langue excisée dans la neige.

Mais bon ! Tout ne va pas si mal,
Il pourra de temps en temps se transformer en ellipse,
Mais jamais en eclipse dénuée de sang lumineux.
Son image sera comme son enfance,
Elle s’évanouira à l’usage comme ses culottes courtes
Sur les pentes de ses derniers toboggans.
Il ne souffre pas, il désespère seulement un peu,
Aussi se baignera-t'il parfois entre ses mots
Pour revitaliser le pain perdu.
Il fera les tarots et s'il tire la Lune,
Il lui rendra visite, sinon, il restera chez lui.

Il n’y a pas de règle et il est enfiévré,
Il recherche un pull dans son fatras, le plus chaud.
Qui sait ? Il aura peut-être sa couleur…
Mais peut-être l’attend-elle tout simplement sur le palier ?
Il a tiré les tarots, la Lune était cachée,
Il n’a eu que l’ermite et sa lampe tempête,
Faut-il qu'il recommence, Mage dis-lui, doit-il tricher ?
Aujourd’hui, c’est le rythme de l’hiver
Qui lui cloue les yeux entre ses ongles, les aiguilles et le ciel,
Le reste importe peu.
Seuls ces quelques pas absorbant la neige
Au bord magnifique de ses sirènes et de ses abîmes.
Il s’élève.
Il descend ses escaliers.
Mais cette angoisse qui lui grippe la peau
Comme une crémaillère rouillée
Ne cède pas non plus à la sueur.

Et toujours ce même rêve d’une grande salle
Emplie de fioles vides
Que la stridence de son silence rompt avec ses cris.

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26 nov. 2021

562. Clin d'œil


"Je vais aider les animaux à devenir meilleurs qu'ils ne le sont maintenant", fut la réponse que je fis quand on me demanda qu'est-ce que j'allais faire avec mon diplôme tout neuf et tout craquant de Master en biologie. 
Logiquement, et vu que je suis pas plus con que la moyenne, j'ai postulé dans tout plein d'institutions doctorales pour poursuivre cet objectif ; une université de Bavière renommée m'a accepté alors j'ai dû apprendre à maîtriser l'anglais mais aussi à parler le goth.

Chaque nouvel étudiant a besoin d'un conseiller pédagogique pour le superviser et l'aider à choisir des cours qui favorisent ses objectifs. Travailler dans le laboratoire de son maître de recherches donne à l'étudiant une expérience pratique. Le Dr Schlab, un homme petit et potelé aux lunettes épaisses, a accepté de me prendre sous son aile. Son laboratoire étudiait le contrôle de la croissance animale ; identification des gènes et protéines impliqués dans le développement animal.

Le cobaye favori du Dr Schlab était le cochon d'Inde. Étant le dernier dans la chaîne de commandement du laboratoire, j'ai hérité de la tâche ingrate de nourrir les animaux et de garder leurs cages propres. Ils partageaient une grande pièce au sous-sol avec des lapins, des poulets, des souris et des rats en cage. Je n'ai manipulé que les cochons d'Inde. Ce sont de petites créatures mignonnes et câlines. Avec une tête surdimensionnée et pas de queue, ce sont de petites boules de fourrure blanche et fauve, dodues, de la taille d'un pamplemousse ou d'un petit ananas. Ils ont un nez et des oreilles roses, de minuscules yeux noirs et une paire d'incisives qui pourraient être dangereuses chez un animal plus gros. Ils se précipitent avec leurs petites jambes écartées de chaque côté, conversant par des couinements et des cris perçants. Lorsque vous leur frottez le sommet du crâne ou le gras du bidon, ils émettent des roucoulement rappelant ceux des pigeons bécotant des pies jaunes dans le dos de leurs femmes.

Il est facile de s'attacher à ces mignonnes petites bêtes. L'un d'entre eux en particulier a attiré mon attention. Je l'aimais particulièrement; il avait l'air de m'aimer en retour. Il m'a regardé avec ses petits yeux noirs et m'a fait un clin d'œil. Alors je l'ai nommé Klindœil . La plupart du temps, Klindœil et moi passions du temps à jouer ensemble sur le sol de la salle des animaux. Il me filait entre les doigts pendant que j'essayais de l'attraper et me refaisait d'autres clins d'œil. Les autres gardiens d'animaux secouaient la tête en regardant le nouveau venu que j'étais jouer par terre avec un cochon d'Inde.

Le Dr Schlab voulait exprimer l'hormone de croissance chez les cobayes. Il a expliqué que son approche consisterait à insérer le gène de l'hormone de croissance (HC) dans un petit virus, à infecter l'animal avec le virus et à superposer, à la manière de Fauci aux USA, l'expression de la protéine HC à l'expression de la protéine virale.

Ça m'a rendu plus que pas qu'un peu fier lorsque le Dr Schlab a choisi Klindœil comme premier sujet d'expérimentation pour l'expression des protéines de croissance. Je voulais qu'il soit le meilleur cobaye qu'il puisse y avoir. Il a injecté à Klindœil le cocktail d'ARNm, et nous avons attendu. Le Dr Schlab pensait que cela pouvait prendre de quelques jours à plusieurs mois avant que nous voyions un effet. Il m'a demandé de surveiller Klindœil et de l'informer si je remarquais des changements de quelque nature que ce soit dans sa taille ou son comportement.

Quand je suis allé nourrir les animaux le lendemain, Klindœil n'avait pas changé. Au bout d'une semaine, cependant, il me sembla plus gros et pesait environ le double de son poids normal. J'ai remarqué la prise de poids lorsque je l'ai sorti de sa cage pour notre récréation quotidienne. J'ai doublé sa dose de granulés dans sa mangeoire avant de partir ce jour-là. J'ai informé le Dr Schlab du changement. Il a dit qu'il vérifierait les animaux après avoir fini de donner son cours magistral du jour.


Nous gardions les cobayes dans des enclos en plastique recouverts de couvercles métalliques ajourés avec des nervures qui ressemblent aux barreaux de cages pour oiseaux. Les cages mesurent environ cinquante centimètres de long sur trente de large et vingt de haut. Le lendemain, quand je suis arrivé pour nourrir les cochons d'Inde, Klindœil remplissait tout le volume de sa cage. Son corps élargi était pressé contre le haut du récipient – ​​sa fourrure blanche dépassait entre les barres métalliques. Quand il m'a regardé avec ses grands yeux tristes, il avait l'air mal à l'aise, se tortillant comme si qu'il essayait de se libérer. Il semblait me supplier pour que je le sauve. Mesurant désormais à peu près la taille d'un lapin adulte, je l'ai transféré dans une cage beaucoup plus grande. Encore une fois, j'ai mentionné le changement au Dr Schlab, mais il a dit que ses tâches administratives l'empêcheraient de visiter l'animalerie ce jour-là.

Lorsque Klindœil a atteint la taille d'un dogue allemand obèse, aucune cage de la salle des animaux ne faisait plus l'affaire. Je devais le laisser gambader librement sur le carrelage du local. Depuis qu'il avait commencé à manger la nourriture des autres animaux, il avait attiré l'attention de tous ceux qui travaillaient dans l'animalerie et de leurs superviseurs. Ne sachant pas à quel point un cochon d'Inde géant pouvait être dangereux, la plupart des gardiens d'animaux se cantonnaient à l'autre bout de la pièce et les plus peureux évitaient tout simplement d'entrer dans l'animalerie. La nouvelle est rapidement arrivée au bâtiment administratif de l'université, jusqu'au sommet.

Lorsque le Recteur de l'université demanda à le voir dans la salle des animaux, le Dr Schlab dût réorganiser son emploi du temps chargé pour s'adapter à cette réunion imprévue. Une fois le Dr Schlab arrivé, le Recteur ouvrit la porte de la salle des animaux. Il jeta un rapide coup d'œil à l'intérieur, puis recula en claquant la porte. Avec un air de pure terreur sur son visage, il lança un regard noir au Dr Schlab. 
" Gott im himmel ! Was ist los ? Qu'avez-vous fait ?"

Le Dr Schlab s'est contenté de fixer le sol, a traîné les pieds et a marmonné : "Ma recherche a été conçue pour répondre à de nombreuses questions importantes sur la croissance humaine ."
Le recteur de l'université n'a pas été impressionné. Il a dit au Dr Schlab de prendre un congé, puis il a banni Klindœil du labo et l'a fait transférer au zoo de la ville où il pourrait grandir selon le désir de ses gènes modifiés.

*****

La petite fille poussa un cri de plaisir et se précipita vers le présentoir. Elle s'accroupit sur le sol et poussa son nez contre la cloison vitrée allant du sol au plafond qui la séparait d'une grosse boule de fourrure blanche et fauve aux yeux noirs perçants mâchant du chou au milieu d'un champ de copeaux de bois et de papier journal déchiqueté. Elle l'a pointée du doigt, a regardé par-dessus son épaule et a demandé : " Qu'est-ce que c'est que ce truc, le vioque ? "
L'homme aux cheveux blancs, imperturbable, se dirigea d'un pas traînant vers la barrière de verre et regarda à l'intérieur. Il pencha la tête et fronça les sourcils. "Je ne peux pas dire que j'ai déjà vu quelque chose comme ça avant." Il se dirigea vers le tableau d'explication de l'exposition et commença à lire. Ses lèvres bougeant, il leva les yeux vers l'animal et redescendit plusieurs fois vers l'écriture. "Ça dit que cette chose est le rongeur monstre dont nous avons entendu parler. Fabriqué dans le laboratoire du professeur Schlab ici à l'université locale. La seule et unique créature de ce type au monde."

*****

Klindœil est devenu l'attraction vedette du zoo, les recettes à la porte d'entrée ont doublé, quintuplé puis décuplé. J'étais heureux que le public aime Klindœil, devenu rapidement la célébrité locale. Mais ça m'inquiétait qu'il puisse développer un SSPT (syndrome de stress post-traumatique). Vous voyez, le zoo avait placé son exposition trop près de la cage du lion. Dans la nature, les félins sont un prédateur naturel du cochon d'Inde. Il était évident à ses cris continus que le rugissement du roi de la savane rendait Klindœil anxieux. Alors j'ai fait qu'est-ce qu'y fallait...
Une nuit, il disparut de son enclos. L'article de journal raconta que Klindœil avait réussi à s'échapper du zoo. Le rapport le faisait passer pour un criminel ayant sournoisement échappé à la surveillance de la Bundes Polizei. Une autre rumeur disait cependant que la SPA avait organisé son évasion... Ouah les cons !
                                   
Des signalements ont mentionné que Klindœil traînait dans la ville, aurait été aperçu dans le Schlosspark Nymphenburg, se nourrissant d'arbustes et de branches basses de petits arbres, son chemin marqué par des jardins dévastés et de grandes excréments en forme de boules de pétanque furent même retrouvés à l'autre bout de la ville au Botanischer Garten . Le Burgmeister et les notables de la ville ont décidé qu'ils devaient le faire abattre pour des raisons de santé et de sécurité publique. La SPA, plus sympathique, sollicita le soutien de la communauté pour sa protection contre les châtiments cruels et inhabituels en faisant circuler des tracts montrant sa photo. Il est surprenant de voir à quel point un cochon d'Inde de deux cents kilos peut être mignon et attachant sur une photographie de 15cm sur vingt placardée dans le dos d'un gilet jaune. L'idée d'assassiner intentionnellement un mignon petit cobaye a dégoûté les bavarois du nord comme ceux du sud. Le Landtag Fuehrer a pensé qu'un tel acte de cruauté envers les animaux pourrait avoir une mauvaise influence sur sa réélection, surtout avec la présence de l'autre enfoiré de Klaus Schwab dans les environs. Klindœil a ainsi obtenu un sursis avant qu'une peine de mort ne soit prononcée à son encontre.

Aux infos, ils ont déclaré que Klindœil avait finalement cessé de grandir, ayant atteint la taille d'un petit éléphant d'Asie. Je suppose qu'il y a une loi naturelle impliquée. Elle doit dicter, ou du moins limiter, le poids ou le volume maximum qu'un animal terrestre à sang chaud peut atteindre ; il ne peut pas dépasser environ deux à trois tonnes - je suppose que ça a quelque chose à voir avec la gravité.
La dernière fois que j'ai entendu parler de Klindœil, il avait soit-disant migré dans le sud sur la Riviera italienne. Probablement, vu qu'il adorait l'eau, qu'il avait remonté le Rhin jusqu'à sa source, mais vu qu'y faisait un peu frisquet là-haut, il avait dû redescendre de l'autre côté en suivant un des nombreux torrents se déversant dans les lacs alpins d'italie. Klindœil faisait du tourisme ! J'ai décidé de m'y rendre pour le voir une dernière fois avant qu'il ne disparaisse dans la nature ou qu'un Tartarin de Savone ou d'Arma di Taggia ne l'abatte. 
Puisque le Dr Schlab était maintenant persona non grata à l'université, il n'avait plus de labo à sa disposition dans lequel je puisse travailler. Une lettre de recommandation de sa part ne vaudrait rien. Je ne pensais pas qu'avoir été son étudiant diplômé aiderait à faire avancer ma carrière. J'ai donc décidé d'aller de l'avant et d'aller voir ailleurs si l'herbe poussait plus verte.

Une nouvelle rumeur a circulé selon laquelle Klindœil était remonté un peu plus au nord dans une zone à l'ouest du lac de Garde, pas trop loin du pays de Roméo et Juliette. J'ai donc roulé vers le sud en traversant la Suisse, à sa recherche. Dans une zone inhabitée juste à l'ouest de Vérone, j'ai remarqué un groupe de voitures garées au bord de la Strada Nazionale ; leurs chauffeurs se pressaient les uns contre les autres le long de l'accotement sablonneux de la route. Je me suis garé et j'ai rejoint la foule des tifosi. Avant de le voir, j'ai entendu ses couinements et ses cris perçants. Là, dans une prairie humide et inondée entourée de cyprés, une énorme version mal lavée du Klindœil que je connaissais se dandinait en broutant du chou des marais. Des carabinieri armés de lance-roquette et de fusils automatiques surveillaient Klindœil tout en maintenant la foule de spectateurs à bonne distance. Il s'avère que les autorités locales avaient finalement dû se rendre compte que Klindœil était devenu une grande attraction touristique et avaient décidé de le tolérer et même de le mettre sous protection tant que sa présence rapporterait de l'argent dans les caisses des finances publiques et de l'office de tourisme.

Klindœil m'a reconnu dans la foule, il m'a jeté un regard triste et un sourire émouvant. J'ai ressenti un pincement au cœur quand il m'a fait ce qui ressemblait à notre signal secret. Je lui ai fait de la main un signe d'adieu - je lui ai souhaité tout ce qui pouvait lui arriver de meilleur. Je sais qu'il voulait la même chose pour moi, aussi, avant de partir, je lui ai retourné son clin d'œil.
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NOTE DE LA RÉDAC'

Vu que le virus de la croissance animale ou humaine n'existe pas, les plus perspicaces d'entre vous auront bien sûr compris que cette narration n'est que de la Science-Fiction, et même au delà, de la Fantaisie. Sauf s'il s'agit d'un ARN modifié et non d'un virus qui se trouve à la racine de la croissance fantastique de notre pauvre Klindœil bien solitaire.
Voilà qu'après le "variant" Delta, on nous annonce aujourd'hui l'apparition d'un nouveau "variant" en Afrique du Sud, le "variant" Omicron. 
Alors là, moi je veux bien le croire, mais il faudrait pour ça me prouver d'abord l'existence et l'isolation physique du virus SARS-COV2 d'origine, celui dont le "séquençage" du génome a été fourni aux autorités sanitaires du monde entier sous format informatique par les autorités du Parti Communiste Chinois, ce qu'aucun établissement scientifique ou gouvernement n'a jamais été en mesure de faire à ce jour, et ce, en dépit de plus d'un million de cadavres soit-disants tués par la Covid19 et donc nécéssairement infestés de ce pseudo-virus.
Le fait qu'un exemplaire physique isolé du SARS-COV2 n'existe pas a déjà été prouvé deux fois devant des tribunaux suprèmes;  la première devant la plus haute juridiction du Canada: le Queen Bench d'Ottawa, et la seconde devant la plus haute juridiction du Royaume d'Espagne il y a quelques jours.
Pour qu'il y ait des variants, faudrait d'abord qu'y ait un original. Arrêtez de nous prendre pour des branquignols !

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Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi que dans ma tirelire
ou
et à très bientôt !
😍


24 nov. 2021

561. Menthe ou Grenadine ? Choisissez la bonne pastille ! Ép 9 à 15


Menthe  ou Grenadine
Choisissez la bonne pastille !

 Les articles et/ou vidéos ci-dessous sont les 7 suivantes (9 à 15) d'une série nommée Pilules Rouges qui ont été mises en ligne entre août 2021 et décembre 2022 sur le site lesdeqodeurs.fr mais non partageables sur Facebook ou Youtube qui censurent ce site depuis plusieurs mois.
Si vous les avez manqués,

Les pilules les plus anciennes seront en haut de ce post, et si je m'emmêle pas les pinceaux, les plus récentes devraient se trouver tout en bas...  si j'ai bien tout bien tout calculé je veux dire... 

Notez que les temps de lecture marqués pour chaque pilule sont les temps Vidéo. Il ya beaucoup plus de temps à passer sur chaque pilule si vous lisez tous les textes et explorez tous les liens et vidéos annexes.


D’après Patel Patriot, la dévolution est une théorie de la conspiration, mais la plus plausible de toutes car basée sur des preuves circonstancielles, qu’il étudie dans ses articles.
Voici sa théorie : si on regarde les chiffres, Trump a eu un des meilleurs mandats de l’histoire des États-Unis. Son résultat est spectaculaire. Pourtant il est aussi un des plus décriés, critiqués et traînés dans la boue mais il ne s’est jamais démonté, continuant sur sa ligne en dépit des médias et de l’opposition. Trump a prouvé à répétition son amour pour son pays. Son objectif depuis le premier jour a été de sauver l’Amérique de l’establishment politique, dont il savait qu’il essaierait de voler l’élection. Il en aurait secrètement protégé le pays (grâce aux outils de l’appareil législatif, puis en mettant en place la dévolution), et maintenant il est en route pour l’éradiquer complètement. Patel Patriot ne croit pas que Trump s’est défilé mais mène la danse en sous-marin, tout en nous distrayant en surface avec des actions légales. Le concept de dévolution fait partie des plans top secret de continuité du gouvernement et de transfert des responsabilités en situation de guerre.
L’opération Dévolution a toujours été double. Tout d’abord, il y a le côté dont (toujours selon la théorie) Trump et l’armée se seraient déjà occupés. C’est ce que les articles de Patel Patriot tentent de démontrer : que Trump et les militaires ont les preuves du vol des élections, ont légalement bordé la présidence et sont prêts à agir en attendant la deuxième partie : le réveil des citoyens, la prise de conscience que l’establishment politique a complètement trahi le pays et son peuple. Ce réveil est d’ailleurs autant le fait de Trump que celui de l’establishment politique lui-même, qui fait en ce moment un encore meilleur travail de montrer au peuple sa vraie nature.
Le travail de Patel Patriot est basé sur celui de Thomas Wictor :
 


Durham & Lindell
Avant de commencer cet article, je tiens à préciser que je vais spéculer un peu plus que je ne le fais habituellement. C’est le but de ma série d’addenda. J’essaie d’émettre des hypothèses sur la base des informations disponibles. La quantité de preuves circonstancielles indiquant que la dévolution est en train de se produire en ce moment est indéniable, mais l’aspect le plus difficile à comprendre est de savoir comment elle va se dérouler afin de faire revenir Trump au pouvoir. La reconstitution des étapes finales du plan de dévolution nécessite une certaine spéculation.


En résumé, et progressivement depuis de nombreuses années, sous prétexte d’optimiser la capacité du pays à protéger et maintenir ses infrastructures critiques en temps de crise (institutions gouvernementales, sécurité des personnes et du territoire…, dont le système électoral), le secteur privé a été de plus en plus impliqué dans l’organisation de la protection de ces infrastructures. Cette protection a été phagocytée par les entreprises privées, et ce avec l’accord indirect du gouvernement.

Pour 2020, il est clairement établi que le Département de la Sécurité Intérieure (DHS) savait que Dominion, dont les machines sont massivement utilisées, avait un conflit d'intérêt et l’a pourtant laissé opérer sans surveillance en situation de responsabilité de la sécurité de l'infrastructure électorale.

Les liens de Dominion avec le PCC étant établis, on peut conclure que la Chine a pu contourner les mesures de sécurité que Dominion était chargé de mettre en place, afin d'accéder à ses machines, ce qui a entraîné le résultat frauduleux de cette élection. C’est par définition un acte de guerre, sanctionné et couvert par le Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis (via la déclaration de la CISA du 12 novembre 2020).

Mais le seul moyen de rectifier la fraude serait que les états décertifient l’élection. Selon Patel Patriot, ça ne fonctionnera pas car Biden, complice (liens avec la chine), ne coopérera pas et fera tout pour rester au pouvoir. Sauf…
… si la dévolution est réelle !
En parallèle de l’organisation de la fraude, on a vu que la position dans l’organigramme du système électoral, spécifiquement, a été déplacée de manière à la placer sous l’égide de la CISA, c’est-à-dire de la Sécurité Nationale. Le fait d’en faire une question de sécurité nationale donne au président la possibilité/l’obligation de la traiter comme une question nationale, et non une question civile de maintien de l’ordre pour laquelle ses pouvoirs seraient restreints.
Mais Trump n’a pas laissé la sécurité de l’élection seulement à la CISA (qui a prouvé sa participation à la dissimulation de la fraude). Il a aussi fait en sorte qu’une autre agence ait la possibilité d’accéder légalement aux preuves sans assignation d’un juge, entre autres aux routeurs de Maricopa (qui n’ont d’ailleurs jamais été officiellement remis à l’audit) : c’est la Force Spatiale. Les militaires surveillaient aussi l’élection !

Puisque le gouvernement a sciemment laissé faire la fraude : Trump était forcément au courant, a laissé faire volontairement, a récolté les preuves pour toutes fins utiles, etc.


Projet de décret
Le 19 janvier 2022, il a été rapporté que Donald Trump a perdu sa tentative de bloquer la divulgation de documents au comité du 6 janvier.


Dans cet article, nous allons tenter de vous donner une bonne compréhension d’un scandale politique majeur qui se déroule actuellement aux US. Ce scandale est connu sous différents noms, notamment SpyGate, ObamaGate, FISAGate. Quel sont les tenants et aboutissants de cette affaire? Quels sont les acteurs qui sont impliqués? Et pourquoi devrions nous nous intéresser à ce scandale politique en particulier? Voici les questions auxquelles nous allons tenter de répondre ici.


L’insurrection du Capitole était le moyen nécessaire aux démocrates pour achever de voler l’élection. Une fois de plus, Trump les a vus venir et les a laissés aller trop loin. Si Antifa a été à ce point surveillé depuis l’été 2020, c’est parce que non seulement Trump savait ce qui allait se passer mais qu’il a pu le laisser faire à dessein et également en limiter les dégâts (le nombre de morts aurait pu être important). Si le réseau d’Antifa a bien été cartographié, toute personne impliquée du gouvernement ou à l’étranger pourra être inquiétée. Trump avait besoin que les démocrates aillent au bout de leur fraude pour pouvoir par la suite les arrêter et les juger, et il a pour cela sacrifié un pion sans importance, puisque, selon la théorie de Patel Patriot, il avait de toute façon suspendu le vote, de sorte que le décompte réel des voix n’avait pas d’importance.
En résumé, si une usurpation du pouvoir par les membres du gouvernement (par exemple dans le cadre d’une élection, avec l’aide d’un adversaire étranger, compromettant les branches législative et judiciaire du pouvoir, etc.) était repérée et analysée en amont, sans aucun doute des actions exécutives seraient prises pour laisser une opportunité à l’armée de prendre des mesures réparatrices pour contrer et corriger l'élection volée.
Toute cette partie indique que Trump a fait le nécessaire pour tendre cette opportunité aux militaires et qu'ils l’ont saisie.


La guerre silencieuse « fait rage » entre Trump et les démocrates (entre l’armée américaine et le PCC ?) depuis longtemps, et sur de nombreux fronts (Covid, RussiaGate…), dont l’élection est le plus crucial. Tout au long de son mandat, les démocrates ont cherché à démettre Trump de ses fonctions, sans succès. Par conséquent, si on se réfère aux parties précédentes, on peut comprendre que le PCC aurait utilisé le Covid-19 et les émeutes comme outils pour nuire à la réélection de Trump en le décrédibilisant, toujours sans succès. La fraude à l’élection était donc la seule solution restante. 
Ce sont les différents chefs de service des différents corps de l’armée (terre, air, marine, corps des Marines, Force Spatiale, Garde-côtes) qui travaillent sous l’autorité des responsables de leurs départements respectifs. Mais au sein du JCS, ils sont aussi les militaires les plus hauts placés au sein du ministère de la défense et ont une fonction de planification et de conseil (du président, du secrétaire à la défense, des départements de sécurité intérieure et nationale). A ce titre, ils n’apparaissent nulle part dans la chaîne de commandement car ils n’appartiennent pas aux forces combattantes. Ils établissent et publient la doctrine interarmées, c’est-à-dire les principes fondamentaux qui guident l’emploi des forces militaires américaines. La défense de la constitution et la sécurisation de la patrie en sont les deux principaux axes.


Nous avons vu dans la partie 1 que le 15 janvier 2020 coïncident la signature d’un accord commercial avec la Chine, le 1er cas de Covid aux Etats-Unis et le premier procès d’impeachment contre Trump. Nous avons aussi vu dans toutes les autres parties que Trump agissait en préparation d’un vol électoral bien avant 2020 et ne pouvait pas se douter dès 2018 que l’arme de la Chine pour voler l’élection serait le Covid. Mais cette guerre est plus grande : elle est combattue contre l’establishment politique mondial (Patel Patriot n’utilise le terme « Etat profond » qu’une ou deux fois et seulement à partir de la partie 11, préférant largement l’expression « establishment politique »). Dans beaucoup de pays, establishment politique, dirigeants, institutions… sont corrompus au-delà de toute réparation, utilisent les médias comme organes de propagande et truquent les élections pour rester au pouvoir ; c’est ainsi que le système perdure et rend les Etats vulnérables aux ennemis étrangers (ex. : si le PCC corrompt un homme politique américain avec un accord louche, il le tient).
Devant la perversion d’une telle corruption, une seule entité a le pouvoir de l’arrêter : l’armée. Les forces armées servent sous le contrôle civil du président, le commandant en chef. → Il faut donc un président désireux de soutenir ce combat à la tête du pays pour que l’armée puisse agir et mener légitimement à bien sa mission de « Défendre les États-Unis contre tous les adversaires tout en servant la Nation comme un rempart et en étant le garant de sa sécurité et de son indépendance. » Et si ces adversaires étaient ses propres élus ?
Il se pourrait que la guerre silencieuse ait d’une certaine manière commencé avant l’annonce de la candidature de Trump. Les forces armées américaines disposant des meilleurs systèmes de renseignement au monde, ils ont pu être témoins, mandat après mandat, de la corruption des élus et de la mise en danger des Etats-Unis par leur compromission auprès de puissances étrangères. Mais comment vaincre cette menace si elle est à l’origine des ordres qu’ils reçoivent ? Si Trump est la réponse, cela expliquerait pourquoi les membres de l’establishment se sont battus contre Trump comme si leur vie en dépendait.


Crowdstrike - SpyGate
Comme nous l’avons vu dans la partie 10, l’affaire du Spygate (sur laquelle enquête le procureur spécial John Durham) est la conséquence de la fausse enquête sur le RussiaGate (intox alléguant la collusion de Trump avec la Russie lors des élections de 2016). Perkins Coie est un cabinet d’avocats employé par le Comité National Démocrate (DNC) pendant la campagne d’Hillary Clinton en 2016 pour engager secrètement un cabinet de recherche (Fusion GPS) et un ancien agent du renseignement britannique détestant Trump (Christopher Steele) dans le but de constituer un faux dossier sur la collusion entre Trump et la Russie pour le compromettre et ainsi détourner l’élection de 2016 (c’est la partie RussiaGate). C’est ce dossier, non vérifié, qui a servi au FBI pour obtenir illégalement un mandat FISA pour surveiller la campagne de Trump pendant ses derniers jours en octobre 2016 et en particulier pour surveiller Carter Page, un conseiller de campagne de Trump spécialisé dans les affaires étrangères (ça c’est la partie SpyGate). Certains renseignements indiquent que le FBI avait de bonnes raisons de soupçonner le DNC et que donc la vraie collusion était plutôt entre le FBI et les démocrates pour détourner l’élection de 2016.


La Stratégie
L’objectif de cet article est de fournir le contexte approprié dont nous aurons besoin pour Devolution – Partie 13. Il est incroyablement important de comprendre qui est l’establishment politique et son histoire de manipulation du paysage politique à son avantage. L’élection américaine de 2020 n’était pas la première fois que l’establishment politique évinçait un dirigeant qu’il ne voulait pas ou ne pouvait pas contrôler. N’ayant suivi la politique que depuis 2018, ce que je vais couvrir dans cet article était une nouvelle information pour moi, mais peut ne pas être nouveau pour ceux qui lisent. Quoi qu’il en soit, il est important de mieux comprendre ce sujet avant d’aller de l’avant.
Parlons des « révolutions de couleur » (WIKI), de la façon dont l’establishment politique les a maîtrisées, et de la façon dont ils ont utilisé leur stratégie de révolution de couleur au niveau national pendant la présidence de Trump.
Quelle est la définition et l’objectif d’une révolution de couleur ?

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Un super grand merci à Leo, Rudy et Niko
du site des DéQodeurs et des Ambassadeurs du Nouveau Monde ADNM pour leur énorme travail de réinformation et d'éveil.



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