Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

3 nov. 2009

347. Merci Ernö...


Vous ne saurez jamais de quelle hauteur vous aurez chuté tant que vous ne vous serez pas relevés. Lalala!
Étonnant vraiment de réaliser l’épaisseur de merde qui nous entoure chaque jour. La vie est organique, systématiquement, et tout commence par notre bonne vieille machine. Cet adorable et tendre assemblage de mécaniques pétantes et glougloutantes qui tente de donner un sens à ce que nous consommons.

"Vous êtes ce que vous consommez".
"Vous devenez ce que vous bouffez".
"Bouffez de la merde, finissez en tas de merde."

Beaucoup plus clair, soudainement, n’est-ce pas, amis lecteurs ? Mangez des gâteaux tous les jours et prenez du poids. Buvez de la Vodka tous les soirs comme Yvan Rébroff et doublez de volume, de l'Ouzo à chier comme un hélléne et triplez de volume comme Demis Roussos.

Sûr, science toute simple : causes et effets. Logique conventionnelle. Ce dont on ne cause pas souvent, c’est du lien entre la santé physique et le bien être mental ou spirituel. Comme si l’esprit et le corps étaient en quelques sortes des éléments à part, chacun d’entre eux affecté par ses propres lois.

J’ai moi même passé des années à me dénier l’union de tout ce qui regarde le physio-organique.Où cela nous conduit-il, et où est-ce que ça se terminera ? Ce que je réalise est que si je fais pas un effort constant pour la maintenance de ma casbah, de mon esprit et de mon âme – si j’en ai bien une - …, je suis perdu. Pourquoi me faire chier à m’instruire et élever mon niveau culturel et artistique si dans le même temps je laisse mon corps se transformer en tas de merde ?

Prenez le Rubik Cube. La résolution de ce gadget casse-tête est impossible si l’on ne s’attache à résoudre qu’une seule des faces colorées à la fois. Ça fait des années que je me promets de m’y attacher. Modérer le café, diminuer le sucre. Mille excuses. Demain peut-être. Plus tard. La prochaine fois. Promis.

Mais il n’y pas de prochaine fois car la merde s’entasse. C’est là la clé. On se doit à nous-mêmes de rechercher une vue d’ensemble. D’être les personnes que nous pourrions être à tous points de vue. Ernö l'a bien compris en mettant au point son casse tête. (comme quoi la Hongrie a mieux à offrir que des merdes UMPistes, soit dit en passant).
A nous de nous recentrer. Jour après jours.

22 sept. 2009

346. Homo / Faux Bi



Un truc me tracasse dans la brise qui fait plier les antennes du rafiot dont je suis le cap'tain - mais pour combien de temps?
Avec les moyens modernes, satellitaires surtout, je peux désormais causer avec toute ma famille quand ça m'prend. Et voyez vous, j'adore causer avec ma poupette de fille et le reste de son entourage.

Elle me raconte en passant qu'elle a un ami homo qui joue du saxo et qui étudie la danse classique, elle a 15 ans et son ami en a 16. Cool, rien à dire là-dessus.
Parallèlement, ils sont nombreux les mecs de son entourage, qui souhaiteraient, quant à eux, éradiquer - ce sont leurs mots - ce mec là ainsi que tous les pédés de leur entourage.
Aaaatchoum! S'cusez-moi... 


Ce que j'en pense, c'est que haine, jalousie et regrets déferlent comme les lames de l'atlantique Sud dans les cerveaux des machos de la Cité face à des homos dans la peinture se la jouant honnête. 
Ils décident alors de faire payer très très cher cette franchise. De faire payer plein pot pour leur intelligence, leur sensibilité et surtout leur fierté de vivre ce qu'ils sont. 
Je pense que les homophobes ne sont que des puceaux ou des branleurs refoulés de la quéquette qui ne cherchent qu'à s'venger de leurs frustrations. 
Hem, mes propos n'regardent que moi... et tous ceux qui s'y r'trouveront.



18 juin 2009

344. Test de lancement aquatique

Menace que je mets rarement à exécution, faute de bande passante sur ce maudit rafiot. Pousser un coup de gueule, même de loin, ou vous priver de dessert ne porterait pas à conséquence de toutes manières. Vous envoyer au lit sans vous conter de petite histoire, c'est vous renvoyer à la noircité de vos sombritudes. Et ça, nous en avons tous, hem, l'habilité, si ce n'est pas ...l'habitude.

Mais ça m'fait tout d'même un tout petit peu mal au cœur. Tout de même...
J'ai le canal carpien gauche qui fait des siennes depuis quelques jours: Mon jeu de guitare s'en ressent ainsi que les tympans de mes hommes de quart. 
Heureusement que le droit est fluide sinon je sais pas comment je ferais quand les yeux bleus de Marylou planent sur mes rêves. Juste au dessus de ma couchette.
Mais bon, time to launch a blank missile: Three, two, one, Go!
How's the test? How did it go????

5 mai 2009

343. Écoute ton cœur...


Écoute ton cœur! Enfin, c’est ce que semble invoquer le cliché à l’image de John Turturo sous le nez du flingue à Gabriel Byrne dans Miller’s crossing (Un cadavre sous le chapeau des frères Coen). Ridicule, vous ne trouvez pas ?

Après tout, en période de crise émotionnelle, nous ne pensons pas clairement, toutes nos facultés ne tournent plus rond et nos jugements sont biaisés. Nous perdons si nous jouons, nous faisons des faux pas, nous révélons certains des aspects de nous même que nous aurions mieux fait de garder secrets.
 Le joueur de poker émotionnel révèle son jeu. L’athlète émotionnel manque ses marques. L’amoureux émotionnel perd de son allant. Indifférents à l’adrénaline ainsi qu'à la cortisone, aux TICs comme aux TOCs sans compter les phobies comme ont si bien tenter de l'expliquer les mecs hier soir en Direct sur France 3, l’esprit reste clair et la main reste ferme. Le matelot stoïque grimpera bosco, le mec cool meublera les rêves de vous-mesdames.

Les émotions sont des moments de faiblesse et un caprice de l’inexpérience. En suivant notre tête, nous sauvons la face et nous réussissons. Et pourtant, de tous temps, j’ai eu le courage – ou peut-être la faiblesse – d’écouter mon cœur et celui de prendre des risques et j’en ai été récompensé. 
Oh, je dis pas que j’ai toujours savouré le goût de ces dernières. Je me suis ramassé plus d’une tarte dans la gueule de par le monde et même trois coups de surin dans une rue mal famée de Paname. Je me suis retrouvé mortifié, horrifié, paniqué. Mon état m'a confiné parfois à la panique avec toute sa logique démente qui vous empêche de considérer la situation d'un œil lucide et vous pousse toujours plus loin dans le registre du mélodrame. Et j’ai suivi mon cœur jusqu’à la brisure totale.

Mais ce n’est que par les risques que j’ai pu expérimenter les joies les plus intenses et voir les plus étonnantes beautés de ce monde. 
Et les échecs ? Les meilleures leçons que l’existence m’aie données comme mes plus palpitants souvenirs. Sans prises de risques et sans rêveurs, nous n’aurions pas la beauté qui nous entoure chaque jour. 
Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives sans quoi la société n'est plus qu'un rêve de prédateur. Les artistes calculeraient leurs revenus potentiels et s’évaporeraient. Les sportifs et les acteurs calculeraient leurs chances et se feraient experts comptables. Les musiciens et les chanteurs s’enfermeraient dans leurs greniers. 

Sans le courage du hidalgo de Cervantès, celui de ressentir ses émotions et d’agir sans réfléchir, nous n’aurions rien de ce pourquoi nous vivons. Suivre sa tête permet de survivre à la vie, mais écouter son cœur est la seule façon de la savourer. Ce qui fait la qualité de notre haine, c'est la tendresse qui l'alimente.

Non, le cliché était juste depuis le début.
Mais on l’oublie trop tôt.

30 avr. 2009

342. Cochonnerie de fièvre

Cet article n'a pas reçu gracieusement de support financier des "SAUCISSONS COCHONOU"

Un jour, un bambou vint s'installer près d'un pommier sous lequel vivait un cochon noir enfiévré. Le cochon commença à réciter un poème phrygien pour le nouvel arrivant... et le bambou fit de son mieux pour compléter le cadavre exquis mais fut pris à cours d'idée... aussi écrivit-il une autre histoire afin que chacun puisse en profiter. 
Mais comme souvent en ce monde, la nature reprit le dessus sur la culture et tout à coup, le cochon interrompit le bambou en lui confiant qu'il avait toujours rêvé d'une trique à son image. Pour mieux séduire Miss Piggy, j'imagine. 
J'ai même entendu dire que les triques sont normalement frites à l'huile végétale... ce qui fait qu'elle s'oxydent avec le temps, et, euh, qu'en fait leur jus n'est pas très très digeste sans édulcorant. Mais bon, pour les cochons de pommier, il parait que ça peut passer.

Ils décidèrent d'aller se faire une partie de billard en s'empiffrant de biscuits roses en compagnie de la grand-mère du cochonou. Ce dernier dit que la huit était brune..., le bambou et le biscuit déclarèrent quant à eux qu'elle était samaritaine. La grand-mère ménopausée qui n'en avait rien à secouer des triques et des bambous continuait à rentrer les impaires. Le cochon fut pris d'une quinte de toux... dommage que le bambou n'était pas une variété de passiflore mentholée...

Parmi tout ce qu'on peut lire sur la grippe porcine sur le web, on retombe irrémédiablement sur les bonnes vieilles théories conspirationnistes. Ce sont les laboratoires pharmaceutiques, c'est pour stopper l'immigration, c'est pour réduire la population mondiale, etc. 
Hem, toutes sont évidemment plausibles mais toutes restent également à prouver. Il en existe pourtant une contre laquelle je m'élève de toutes les forces qu'a bien voulu me laisser la grippe aviaire: Ce serait un virus mis en place par les juifs qui auraient déjà fait une tentative en 1918 puis en 1976. Alors ça, c'est fort de chocolat antisémite. Laissez-moi vous assurer que si ça venait vraiment de chez ces braves gens, msieurs-dames, y'aurait déjà plus un Goy sur Terre pour le revendiquer. 
Et toc. Shalom alachem et Mazel tov à tous mes amis qui portent l'étoile.

Par ailleurs, je conseillerais, par mesure de sécurité, aux chefs d'Etats du G20 ainsi qu'à leurs ministres de plus aller se réunir à Charm El Cheick pour peaufiner leurs petites magouilles, les égyptiens viennent de décider de massacrer tous les porcs et les mangeurs de Cochonou se trouvant sur leur territoire, indigènes comme en transit.
Ils feront pas de prisonniers.

29 avr. 2009

341.L'homme en transes tranches.


L’homme collectionne constamment des morceaux de la ville comme un général de division tentant de recoller la carte d’un empire ennemi trouvée dans les restes d’un butin, organisant et réorganisant les pièces sur une table immense, cherchant quelque point faible dans la muraille défendant la ville.

L’homme va par les ruelles de la ville, par les boulevards, les librairies et les cafés perdus, ceux où l’on peut ressentir, en milieu de matinée, un soleil lointain et tiède vous réchauffer la peau. 
Parfois, il ressent la sensation de se trouver au fond d’une piscine, entouré de rêves sans formes et de reflets célestes - dans une dimension inconnue, au temps ralenti et à la lumière oblique – et il fouille la poche droite de son pantalon, à la recherche de la clef du tiroir en bas à droite de son bureau, celui où il conserve les étoiles d’un ciel nocturne, ramenées en fraude au passage des douanes poreuses du monde entier.

Dans une boite de bois ciselée, il conserve les antiques armes de son existence. Les balles d’argent, le marteau et les pieux. Mais la boîte est demeurée scellée et dans l’obscurité depuis des lustres et son image s’est effacée avec les ans. 

La vieille guerre continue quelque part dans le monde, mais par intermittence pour ce qu’il en sait, les batailles se confondent en son esprit et la peur qui lui irrite la peau sous un ciel en flammes lui parait un sentiment étrange : une nouvelle entendue au détour d’un étal ou peut-être lue sur une affiche collée sur un mur à travers la vitre d’un bus en transit.

En dépit de tout, l’homme traverse la vie en fumant des petits cônes, buvant des boissons réveillant l’esprit et lisant les pages d’une souriante irréalité. Rien de bien profond. 
Tandis qu’il range ses tasses et ses assiettes dans le lave-vaisselle et qu’il lave à la main le reste des ustensiles sous un filet d’eau chaude et de mousse savonneuse, il fredonne du Led Zeppelin avec son lecteur MP3 sur l’air de « Misty mountain dew », une brise marine assèche la sueur sur ses épaules et pendant quelques secondes, il ressent à nouveau la parfaite exactitude géographique et la vectorialité certaine qu’il croyait perdues.

26 avr. 2009

340.La constriction humaine


Ce post ne vous est pas gracieusement présenté avec le support financier des laboratoires du groupe " PFIZER "


Certains d'entre vous semblent aussi heureux de vivre que des berniques à marée haute. Ouais, ben désolé du peu mais il m'est plus facile d'imaginer en vol une escadrille de sumotoris en migration supersonique.

L'estime de vos semblables vous est précieuse - la preuve, je recherche la votre comme un affamé chaque fois que je vous fais un billet doux - mais avouez le, plus de sueur, de sang et de larmes ont été versées pour la conserver qu'on voudrait bien l'admettre.

Mon arrogance invétérée n'est pas que pur sarcasme mais plutôt un effort constant pour pas me noyer dans le doute et la haine de moi et de mes semblables.On fait tout notre possible pour faire croire aux autres qu'on est heureux - sauf peut-être le mec qu'a pondu "Les particules élémentaires", je le concède - 
Nous avons besoin de masques et d'illusions, peu d'entre nous peuvent se balader à poil sous le regard scrutateur des autres. Et même quand on tombe le masque, allez savoir si sous ce nouveau visage ne se cache pas un autre masque. 
Le fait de suivre les trucs tendances, d'acheter la dernière trouvaille pour pas passer pour des ringards devant nos semblables qui en font tout autant pour pas rester derrière.

Nous sommes les acteurs de la surenchère chronique qui tue notre planète. Faut-il vraiment une peur égoïste et viscérale de la grippe porcine ou du cancer du colon pour faire de nos corps et de nos vies autre chose qu'une poubelle industrielle?

Ouais, allez-vous me dire, y a rien de nouveau sous le Colisée, hein? Touché, mais je rajouterai aussi qu'y a rien de pire que de sentir qu'on est complètement foutus et de continuer à vivre comme si on le savait pas. 
L'éternité n'en a rien, strictement rien à secouer des productions du temps. On est beaucoup plus dans le No future aujourd'hui que du temps de Sid Vicious. Tout se casse la gueule d'une même glissade morne et fatidique. Putain, mais qu'est-ce qu'elle branle, l'Armée des 12 singes ?

Bon, je vais pas commencer à vous faire du Dostoïevsky. C’est pas le moment de me laisser aller aux remords, à la honte, au doute existentiel. Alors on va dire que peut-être que tout ça n'est qu'un jeu - la griserie de l'irrémédiable, le besoin de se placer dans une situation impossible pour s'obliger à la surmonter. 
Mais vous devez bien vous douter que la teneur de ces derniers mots n’est là que vous éviter une overdose de Xanax, produit phare du 21ème siècle que les enculés de chez Pfizer n'ont mis sur le marché que pour mieux ensommeiller les indormiaques comme de leur autre produit phare qui ne sert qu'à viagrater les grabataires.
Étodifiant, non ?

21 avr. 2009

339. Fight Club



Sans douleur, sans sacrifice, nous ne serions rien. Voici votre douleur – voici votre main en feu. Ne la traitez pas de la manière dont la traitent les morts.
Nos pères étaient notre image de Dieu. S’ils n’étaient pas à la hauteur, quelle image nous ont-ils donné de Dieu ? Vous devez considérer la possibilité que Dieu ne vous aime pas. Qu’il n’a jamais voulu de vous. Qu’en toute probabilité, il vous déteste. Nous sommes les enfants non desirés de Dieu. Alors soit! D’abord, vous devez abandonner. D’abord vous devez apprendre – pas la peur -, mais apprendre qu’un jour vous allez mourir.
Ce n’est qu’une fois que l’on a tout perdu qu’on devient libre de tout faire.(Extrait) 

Ce film est complètement déjanté – dans le bon sens si vous voulez mon avis – comme les beuglantes des Wampas ou autres Marylin Manson, sa bravade " qu’est ce que j’ai à perdre de toutes façons ? " nous dit assez de sales vérités pour assumer une vision prophétique. Sa rage sans compromission m’a titillé un neurone en cette période de crise économique – mais de soulagement pour la couche d’ozone, et Fight Club est devenu un de ces films qui parle à – et pour – toute une génération de gens aliénés engluée dans des structures corporatives, cibles de commerciaux, affamée de communauté et d’objectifs transcendants. Avec son refus - au cul les conséquences - de vivre une vie de merde ordinaire, Fight Club aborde sans peur la folie furieuse. 

Le narrateur anonyme vole de ville en villes, enquêtant pour le compte d'assureurs de constructeurs de bagnoles sur des accidents mortels impliquant des défauts de construction dans leurs véhicules. Et priant avec ferveur pour que son avion se crashe ou s’empale en vol dans un autre zing afin de le délivrer de sa narcolepsie spirituelle. 
 Il obtient son crash sous la forme d’un certain Tyler Durden – Brad Pitt - un alter-ego sauvage dont l’abandon téméraire des voies de la civilisation le tire brusquement de sa catalepsie et l’initie au côté sombre de la vie – en l’occurence une société secrète où les mecs se mettent torse-poil et se frappent sur la gueule jusqu’au sang. 
Prends ton temps, nous dit le film, chope le à la gorge, c’t’enfoiré, et écrase lui sa sale gueule sur le béton jusqu’à ce qu’il demande pitié. A un certain niveau, Fight Club semble ôter toute verticalité à la philosophie du “Vivre à donf !” qui domine tellement notre culture, même si cette philo est totalement suicidaire mais défendue becs et ongles par nos dirigeants et leurs bailleurs de fonds, forgeant un lien assez trouble entre l’auto-actualisation et le fascisme. « Semble. » Voyez-vous, car c’est pas de la tarte de définir ce que ce film essaie de nous dire – selon les schémas de l’authentique mode post-moderne, chaque fois qu’on pense atterrir quelque part, on se retrouve avec un uppercut dans les gencives qui mine complètement les ébauches de conclusion qu’on pensait avoir devinées à l’aide d’une nouvelle couche ironisante, un autre « mais… »

C’est dense et la mouture de ce film n’a pas dû être facile. Le scénario révèle et ne s’efforce de dévoiler ses plus profondes vérités qu’après mûres réflexions, discussions, argumentations et multiples visionnages. Un film à voir et revoir en DVD et à discuter autour d’un shilom au café Philo pour ceux qui ont pas suivi ce qui vient d’être dit. Aussi violent que puisse paraître ce film à première vue, Fight Club semble pourtant figurer sur la liste des favoris de nombreux Chrétiens cinéphiles. Je pense que c’est parce que ce film est contre tout ce que Dieu déteste, il est contre la culture même que toute Eglise se devrait de critiquer – relisez Jérémie : " Certaines choses doivent être complètement détruites avant que du neuf ne puisse être reconstruit." " Et il fut ordonné aux prophètes de détruire. " 

Les institutions, peut-être. L’amour propre, peut-être aussi. Le besoin de possession, peut-être encore plus. Alors j’ai applaudi ce film pour son message de vérité, de colère et de destruction. Nous ne sommes pas ce que nous possédons. 
Nous avons besoin d’autre chose. Nous sommes en colère parce que nous nous sentons ignorés et nous avons raison. Tout un tas de trucs a besoin d’être détruit – y compris moi, ma fierté, l’amour que j’ai de mes possessions – si ça peut aider à ma régénérescence. C’est le mot, c’est une histoire de régénérescence – une pulsion de mort, aussi douloureuse soit elle, pour apporter une possibilité de renaissance. 
Et de fait, ce film est saturé de clichés religieux, paroles bibliques, musique sacrée – mais où ai-je la tête ? sauf les Pixies bien sûr au générique, zique que nous tapons, moi et ma fille sur nos grattes respectives quand nous souhaitons taper un bœuf -. 
Ne laissez personne vous dire qu’elle sait exactement ce que voulait dire Jésus lorsqu’il disait " Le Royaume de Dieu souffre de violence et les hommes s’en sont emparés ", mais je pense qu’il s’agissait d’une bataille désespérée et sans compromis qu’il tentait de livrer pour se débarrasser du Royaume de Ce monde et en établir un nouveau. 
Et il y a quelque chose de similaire dans Fight Club. Les évangiles se devaient d’apporter de mauvaises nouvelles avant de tourner casaque – que nous devons dévoiler les noirceurs de ce monde avant d’extrapoler vers ce qui pourrait être juste, avant de trotter allègrement vers l’Eden. Le véritable appel de l’artiste – comme celui du Prophète ou du prêcheur – nous est donné dans le Roi Lear : « Disons ce que nous ressentons, pas ce que nous devrions dire. »

Fight Club reflète ce que nombre d’entre nous pensons ces derniers temps. Même s’il n’est pas si bon que ça pour nous en indiquer la voie – ses propositions semblent hors de portée pour le commun de nous autres, - fabriquer de la nitroglycérine avec de la cellulite de bonnes femmes et j’en passe. 
Mais un scénario n’a pas besoin que de strictes procédures : Tout prophète n’a pas la solution. Si vous avez une idée, je suis toute ouïe. 
Finalement, je dirai que ce film ne nous dit pas vraiment quoi faire avec les multinationales - saboter leurs communications? avec les politiciens, les pendre haut et court? Tout ce que ça nous dit, c'est de laisser parler notre colère et ça, je suis partant. 
Quand vous voulez.

20 avr. 2009

338. De temps en temps.


Un ami doit penser, - me vient le nom de Noun el Primero là- , que je suis un tout petit peu dur avec lui comme avec le temps. Oui, doit-il se dire, l’espace et le temps sont différents, mais la distance et le temps sont également non-existants et relatifs comme l’est le temps.

Après tout, me direz-vous, la distance ne peut être déterminée que par comparaisons. La mesure d’une valeur n’est qu’un pourcentage de cette valeur – comme dans mon métier où l'on utilise un ratio basé sur une minute d’angle à l’équateur. Rien en soi n’a de taille ou de distance. Il manque un ingrédient pour la comparaison.
Et en plus de ça, si on se réfère au vieil Einstein et à sa théorie, la distance rétrécit avec la vitesse, pourtant la vitesse n’est que distance divisée par le temps. Donc la distance n’est que la comparaison d’objets affectés par la distance – encore une comparaison à la Médor qui se mord la queue – et le temps, ce qui représente un rapport de changement de distance une fois de plus. Médor va se niquer et les dents et la queue. 
Tout ça est tout à fait brumeux, rien que du non-sens et on tourne en rond. Alors je devrais peut-être mettre ce genre d’arithmétique en veilleuse puisque je n’arrive pas à crocher le bon bout. Et j’ai même pas tenté d’essayer de vous causer de mécanique quantique là…

Alors El primero me fait remarquer que ça fait une paye que j’ai pas poster et se demande où que je suis rendu. Beaucoup de temps et de miles parcourus. Mais en fait, le temps existe-t’il vraiment? Okay, du moins pas de la manière que nous le croyons. Le temps n’est qu’une alternative au changement. La Terre change de position par rapport au soleil et nous comparons ces changements par rapport à la position relative de la Terre au Soleil, nous dérivons dans le temps.

La Marie-Josée Pérec fait un tour de piste tandis que la Terre effectue 1/525974.4 fois le tour de notre étoile. Nous avons là une comparaison et obtenons ce rapport de 1/525974.4. Ce rapport n’est pas super maniable, donc nous le baptisons une minute. 
Mais ne vous trompez-pas, les secondes, minutes, heures, jours et le reste de la cavalerie ne sont rien de plus que des proportions de changement. Ces proportions sont difficilement visualisables. Alors, comme pour plein de choses dans l’univers qui sont difficiles à imaginer, nous employons des métaphores.

Les gens ne peuvent conceptualiser Dieu alors ils se fabriquent un mec dans le ciel est le nomment « Lui », ils le dotent d’une main qui fait tout et d’un œil qui voit tout. Mieux qu’un manchot, pas pire qu'un cyclope. Les gens ne peuvent conceptualiser la mort, alors ils parlent d’un voyage et d’un départ. 
Et les gens ne peuvent conceptualiser les proportions de changement – le temps, alors ils se rabattent sur l’espace. Mais la mort n’est pas un voyage, s’il existe un Dieu, ça m’étonnerait fort qu’il ressemble à un homme, encore moins à un cyclope, qui plus est, manchot! De la même manière, le temps n’est pas l’espace.

Contrairement à ce que voudrait nous le laisser entendre le langage que nous parlons. Nous ne pouvons nous déplacer dans le temps. Nous ne pouvons aller plus vite que le temps ni moins vite que lui. Nous ne pouvons donc pas voyager dans le temps. Nous ne pouvons remplir ou vider le temps – ce n’est donc pas un contenant. Le temps n’a pas de densité.
Bon, d’accord, on fait parfois des métaphores qui portent à croire que temps et espace ne font qu’un, mais ce n’est rien de plus que de la sémantique. Le temps est – par définition – un rapport de changement, ce qui rend le voyage dans le temps une pure et ridicule utopie, n’en déplaise aux fans de la Delorean de Retour vers le Futur.

Mais en dehors des montagnes de Science-Fiction issues de cette métaphore espace-temps, je me demande bien ce qui quoi d’autre en est sorti. Des physiciens de la théorie nous parlent d’un continuum espace-temps et d’une théorie des cordes qui les relieraient. 
On parle de génies là, tenez-vous bien, et je suis pas assez balèze pour comprendre ne serait-ce qu’une pico-partie de leurs travaux, mais je me demande s’ils prennent régulièrement en compte que le Temps n’est qu’une proportion de changement. Je me demande s’ils sont conscients de la puissance qu’a sur nous le langage.

Tu as maintenant un indice, à ta question pleine d'inquiétude, Primero du Nom, je théorise depuis Noël sur les cordes de ma Fender, des airs à deux temps, des valses à quatre temps. Mais comme pour bien d’autres choses qui n’existent pas vraiment – Dieu, culture, nation, nous ne pouvons nous évader du concept spatial du temps. 
Tout le monde croit que c’est vrai, alors, pour rendre les choses plus pratiques, nous prétendons que l’Empereur manchot porte un smoking. Alors mes amis, je pense que vous feriez mieux de continuer à profiter de la S.F de ce Blog et à vous laisser bercer.
Par le temps, je veux dire.

31 déc. 2008

337. Que la lumière soit avec vous !



Tonnerre de Dieu, vous êtes vernis de chez le vernisseur: God must have shone a light on you ! Mais je vais vous rendre tout ça plus clair : Et d’un, le Dieu de ma Louve m’a autorisé à me payer le DVD à mon retour de mer :
Shine a Light, il s'appelle. Caméra tournante sur les Stones, titre tiré d’
Exile on Main Street (1972).
Rajeunissement total: Je me revois, non, je me ressens ado, frange rasant les sourcils, en gros ou quasi modo, je me revois à l’age de pierre. Ma grande sœur tripait sur le torse à Daltrey, moi sur les
rides riffs à Keith Richard.
Sauf qu’au lieu d’une Strat’, j’avais qu’un pipo mais on y reviendra…
Ce film est d’enfer,
les minettes devant la scène arrêtent pas de se tortiller le fondement, en osmose avec Mickie et ses 64 balais.
C’est filmé sous tous les angles imaginables. Caméras toujours en mouvement, vitesse adaptée au tempo du moment. Les ombres sur la gueule à Jagger, les rides cernant les yeux de Keith, les gros plans sur les frettes des Strat’ ou des Gibson et les doigts magiques qui glissent dessus, tout ça férocement découpé pour vous en mettre plein la vue.


Et les oreilles aussi, faut pas oublier le but du truc, car ce génie de Scorcese s’est arrangé pour mettre en exerbe le son de l’instrument ou du vocaliste mis en mire par ses lentilles. Epoustouflant. Surtout quand on voit le nombre de participants sur les planches.C’est sûr que mater le DVD n’équivaudra jamais à un concert de Manu Chao à la maison du peuple de la ville citée plus bas, mais le son est si bon - je vous conseille le casque - .
En plus, vous noterez tous ces petits trucs qui vous passent par-dessus la tête au Zénith ou au Palais des Sports de Clermont-Ferrand, les mouvements, les expressions, les petits signaux discrets entre musicos quand ils souhaitent redoubler un riff: vous êtes sur scène!
 
À un moment, j’ai sauté en l’air et me suis retrouvé tout con tout seul en équilibre instable dans mon salon sans personne pour m’imiter. "Hey Did’, qu’est ce tu fous au Labrador?" , "Et toi, ma Louve, pourquoi tu pionces ???"
(….parait qu'à
la Poste, c’est plus le Petit Travail Tranquille, mais bref).

Bon, c’est vrai que Marylou préfère les chants grégoriens et les bourdonnements tibétains, mais quand même !!!
Anna, la petite, avec sa BC Rich et sa mini Strat’ se cramponne à feu Kurt Cobain et son Nirvana. (d’ailleurs elle cherche un chanteur, un batteur et un bassiste si vous en connaissez dans le coin...) 
Quant à Mr K, il ne frissonne que sur le Rap et le R’n’B. Quand il est pas entrain de se trémousser sous un panneau de basket. Mais, et c’est là que vient le truc qui succède au « et d’un » de la première ligne, ils se sont tous - dans leur immense amour pour ma pomme et le Rock'n'Roll - cotisés pour me payer une Strat’ et son Marshall à lampe ! D’occase la Strat’, entendons nous bien, mais un son tel que je me prends aujourd’hui pour Keith. 
Depuis noël, vous n’entendrez plus chez moi que des répettes de Brown Sugar ou de Wild Horses. (Pas que je me dope mais j’ai toujours aimé le rodéo). D’où mon métier qui secoue bien le cul.

Sinon, ben rien sinon hier soir, la redif’ du Zapping 2008, quatre heures pour nous enseigner que ce monde n’est plus qu’une jungle peuplée de tigres et de moutons de Panurge, que cette planète n’en a plus pour longtemps, que je fais, tout comme vous, moi-même partie de ces moutons de merde consommateurs de fientes. 
Mais une bonne nouvelle toutefois pour terminer l'année, Mr K m’a dit qu’il fera jamais d'agneaux à une brebis, même la plus aguichante, sachant ce qui les attend sur cette Planète.
Sage décision...
Bonne année, et surtout,...bonne bourrée!

Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir la playlist video



18 déc. 2008

336. Tout au bout du sillon


Tout au bout du sillon

Tant de peine endurée à te croire si fort
Et d'énergies brûlées que ton ombre délaisse,
Images estompées au détour d'un vieux môle,
Jeunesse évaporée aux chaleurs des envies…

Lîle était abordable,
Ses rêves infinis
Lorsque tu concevais ce que d'autres trop mous
Pour l’accomplir disaient inconcevable.
Rien qu'un dernier shantee, garçon de l’air,
Sur violes du souvenir !
Oui, toi! L'enfant terrible,
Large, ouvert aux grands vents enragés,
À toutes ces furies qu'on ne saurait combattre
Sans l’aide de la vie…

Fuis-tu donc son sillage ?
Fais tu cap sur le port ?
Sens-tu l’heure venue
De sombrer corps et bien
Aux confins de l’oubli
Comme bête de somme
L’odeur de sa litière
Sous l'aile d'un grand froid
En abordant le bout
De son dernier sillon ?

17 nov. 2008

335. Pensées trop piquantes...


J’ai jamais pu m’habituer à comprendre les couples qui se complaisent à vie dans une relation sans amour, co-habitant longtemps après que les mélanges de fluides se soient taris, mais c’était avant d’avoir rencontré ma louve et appris la triste vérité.

Le fait que les gens restent ensemble des lustres après que l’amour se soit évaporé par le conduit de cheminée réside dans le fait que c’est la solution la plus facile. 
Sûr, l’un ou l’une des deux pourrait mettre les voiles – comme je le fais trois fois par an sur mon rafiot -, mais ça impliquerait le désembobinage des assurances vie, le démêlage des prêts bonifiés, la construction minutieuse d’un nouveau nid et de rudes batailles sur les droits de garde de Dina qui est le nom de baptême de notre chatte siamoise éborgnée.

Il est beaucoup plus simple de cohabiter par défaut jusqu’à ce qu’enfin, les différences irréparables – c'est-à-dire les penchants de votre mari à porter des couches-culotte ou à organiser des soirées sado-maso dans mon garage – ne finissent par vriller le parachute. Vivre ensemble sans amour peut ne pas sembler l’idéal, mais l’autre alternative – la séparation – est un cauchemar logistique.

Je crains le jour où ma louve m’éjectera de la maison pour de bon, me laissant grelotter sans même une pampers pour me réchauffer les c… sur le pas de porte de notre maison. 
Je peux très bien n’avoir aucun emprunt à rembourser, ni aucune collection de CD digne de ce nom à vénérer mais j’ai une super télé plasma satellite avec graveur à emballer et je me suis il y a longtemps juré sur la tête de l’autre là-haut que jamais plus je ne m’amuserais à en retripatouiller le câblage pour le restant de ce qui me reste à vivre. 
Dieu merci, ma relation n’a pas encore atteint le point de non-retour. Je n’en suis même pas encore rendu à l’étape sans amour, encore moins au stade irréparable cité plus haut.

Aussi, bien que je ne puisse me targuer de porter des couches-culotte comme votre taré de mari là-haut, ni de me déguiser en maître dominant ou en esclave soumis devant le pare-choc de votre 4/4, je peux tout de même comprendre par où il passe. 
Après tout, vous devez pas être de la tarte non plus ; si vous ne vous étiez pas transformée en une telle chienne frigide, il n’aurait sûrement pas été conduit à rechercher l’illumination de façon si insalubre.
Jusqu’à ce que ses changements d’humeur à vous ou que ses changements de personnalité à lui ne fassent déborder le vase, une paix instable a perduré. Sûr, il peut très bien avoir haï votre vieille peau de vache, mais pour les quelques minutes quotidiennes qu’il vous côtoyait, il était plus simple de maintenir le statu quo. 
Quelques instants de bavardage anodin au petit dej’ et pendant les repas qui suivent sont un petit prix à payer pour éviter un coûteux divorce.

En fait, je vois à peu près aussi souvent ma louve que je vois le docteur. (Bien que je sois sûr qu’elle voit ce dernier beaucoup plus souvent que moi. En fait, des fois, je crois qu’elle ne voit que par lui.) 
Je ne m’intéresse pas particulièrement ni méchamment à ce Don Juan – pas parce qu’il ausculte un peu trop souvent à mon goût les parties intimes nobles de ma louve mais parce que c’est un putain de docteur tout de même et qu’aussi longtemps qu’il continuera à traîter mon palud quand je rentre de mer, je devrai supporter ce charmeur mondain.

Pareil pour Marylou, parfois elle buggue complet, mais la friction reste au minimum supportable parce qu’on ne se voit pas souvent. 
Et on se démerde quand même pour grappiller du bon temps par ci par là sous la couette ; généralement même, nous sommes plus enclins à nous générer des caresses intimes et réciproques du genre le plus insoutenable. Si si les filles, vous pouvez venir vérifier. Quand vous voulez.

Notre relation n’est pas une relation sans amour – du moins je ne le pense pas – mais nous nous voyons si peu que c’est dur à dire. (par exemple, je tape ce blog, l’horloge sur mon PC me dit qu’il est 23:37, ça roule comme c'est pas permis entre Malacca et l'île Maurice, je suis debout depuis plus de 17 heures et je n’ai pas encore posé mes yeux sur sa croupe qui se trouve à plus de 6000 nautiques dans le nord-ouest de là où je me trouve. Avec 6 heures de décalage à rebours. 
Le temps qu’elle se réveille, j’aurai encore rajouté quelques encablures entre elle et mon rafiot. Le temps que je rejoigne l'atlantique et ma destination finale, elle sera à tous les coups retournée au guichet aguicher le chaland du côté de son bureau de poste.
Bien que le fait de vivre des vies séparées sous un même toit ne soit pas l’idéal en soi, on peut quand même apprécier les moments grappillés sous la couette pendant les escales. Tard la nuit, quand l’étable est endormie, que la poste a fermé ses portes et que les Desperate Housewives ont cessé de vous exaspérer, nous nous trouvons en mesure de nous pelotonner l’un contre l’autre dans notre couche, et, après l’amour, de nous enlacer les doigts et de discuter de nos petits secrets. 
Et c’est dans de tels moments que je me souviens combien précisément j’aime ma louve : à cause de sa blonditude.

Hem, Marylou n’est pas blonde comme vous le sauriez si vous veniez traîner dans le coin un peu plus souvent. Mais ça ne veut pas dire qu’elle n’agit pas comme si elle en était une de temps en autres. Et moi, je suis vraiment un sacré veinard parce que j’ai le meilleur de ces deux univers opposés en ce bas monde – une jolie brune bandante avec tous les vertiges d’une blonde, mais sans les racines visibles ni l’armoire de toilette remplie d’eau oxygénée. ( Le péroxyde ne me dérangerait pas si ce n’était pour le fait qu’étant taggé électroniquement, je suis un peu anxieux de ne pas laisser la porte ouverte aux sarkoflics et autres fouille-merdes, du moins en amassant chez moi des produits pouvant servir à commettre des actes terroristes du côté de Neuilly sur Seine)
Comme toutes les véritables – et les fausses – blondes, Marylou a parfois tendance à balancer un tas d’inanités. (Exemple : Un coup, elle m’informa que nos toilettes débordaient. "Je viens juste de poser mes divins petons dans une mare merdique s’étalant sur le carrelage en faisant pipi. " " Putain, lui répondis-je, c’est la chasse d’eau qu’à dû être choquée "

Son crime le plus impardonnable, toutefois, est celui de ne jamais rien comprendre à mon humour. Demandez à n’importe quelle femme ce qu’elle préfère chez les hommes et une écrasante majorité de ces gazelles vous répondra que c’est leur capacité à les faire rire. 
Et bien devinez quoi ! Marylou est tombée sur le mec le plus marrant de toute la marine marchande et qu’est-ce que j’obtiens en retour : des soucis plein la cale sourcils froncés et un regard dubitatif. Même pas un sourire en coin ou un pétillement des lucarnes pour reconnaître mes talents de comédien. 
Autant j’aimerais croire que c’est parce que mon humour est d’une subtilité à faire pâlir lady Chaterley, le fait est que mes blagues sont puériles et au raz des pâquerettes. Mais même les petits rigolos minables méritent un peu de soutien, non ?

Ma femme ne rit pratiquement de rien, ma fille pratiquement de tout mais c'est parce qu’elle est trop jeune pour tout comprendre, mais vous, mes chers lecteurs – j’adore vous faire marrer parce que je sais que vous ne riez qu’avec le plus grand discernement, des rires à la mesure de l’humour qui les engendre. 
Marylou, donnons lui un peu de crédit, a parfois l’esprit caustique, même si je dois souvent repasser derrière pour les retouches finales "Quand je t’ai rencontré, je pensais que tu aurais un tout petit zizi qui frôlerait même pas les parois de mes muqueuses," me confessa-t’elle après quelques années de notre relation. " Dieu merci, je m’étais trompée ! " 
" Ouais je sais – notez ça dans vos calepins les filles – il se trouve que je possède un énorme pénis, " lui répondis-je modestement " et pourtant je suis toujours pas arriver à t'en raser les ni les bords ni les parois…"

3 oct. 2008

334. Tiens! v'là le plombier...


Ce post ne vous est pas gracieusement offert avec le soutien financier du groupe "LEROY MERLIN"

Dans l’échelle des choses chiantes et abrutissantes – à l’exception des séances chez mon enfoiré de dentiste nazi je veux dire – viennent en premier lieu tout ce qui peut être mis en relation avec la maintenance de la casbah. 
Travaux, pannes, tuyauterie, peinture, ménage, rangement, électroménager, connexions internet qui se barrent en couilles toutes les six semaines, carrelages qui se fissurent, planchers qui se déforment, radiateurs qui gèlent en hiver, fours qui s’encrassent, cheminées qui s’ensuifent, éviers bouchés, volets qui se déboîtent, portes qui grincent: une corne d’abondance de vicissitudes à vous donner l’envie de retourner vivre dans les cavernes comme la famille Pierrafeu de chez Flintstone.

Quand quelque chose va mal à la maison – sauf si vous êtes de ceux qui se régalent à arpenter pendant trois plombes les allées et venues du Roy Merlin – le premier réflexe sera toujours d’occulter le problème. 
Comme les autruches, on déploie une stratégie auto-suggestive qui demeurera effective jusqu’au jour où votre merveilleux patron que vous aurez invité à dîner vous fera savoir qu’il vient de ruiner ses pompes en croco ainsi que les bas de son pantalon en faisant un tour dans vos toilettes. Et qu’en plus de d’ça, étant allergique à l’eau merdeuse imbibée de m...., il ajoutera qu’il apprécierait l’appel urgent d’une ambulance pour aller se faire traiter ses lésions en un lieu plus romantique hygiénique.

Voici arrivé le moment tant redouté par toute personne saine d’esprit : celui d’appeler votre assureur. Les assurances sont peut-être une des plus grandes inventions du 20ème siècle (même si certaines formes d’assurance existaient en Sicile depuis l'empire romain).
Un paiement mensuel contre la possibilité apocalyptique qu’un ouragan, une horde de sangliers incontrôlable, une tornade de grêle, ou une bande d’apaches déboulant des steppes de l’Oural ne s’en vienne détruire toutes vos possessions.

Une invention purement calviniste, un délice prémonitoire parfaitement adapté aux plans millénaristes. Le fait est qu’il faille appeler un numéro de plateforme et se retrouver confronté à une machine froide comme un lac alpin qui vous propose plusieurs options.
Toutes catastrophiques. Dans mon cas, j’appuyais sur le 2 et, après une musique digne de Jarre, je me vis balourder vers une autre machine. Mais plus aimable que la première. Ce coup ci, ce fut le 3 qui me correspondit. Après quelques secondes interminables, un homme à la voix terne me prêta toute son attention.

Lorsqu’on appelle un de ces trucs, on a toujours tendance à penser que cette attention est parfaitement personnalisée, comme si votre appel était attendu depuis des lustres dans un cubicule de deux mètres carrés. 
Votre problème est toujours plus important que celui des autres et de ce fait devra être réglé en priorité absolue sur le reste des mecs autour.

Après avoir relaté mon problème, le quidam ne parait pas se troubler le moins du monde, ce qui pourrait constituer un motif offensant pour le gentil assuré que je suis, la route directe vers les raisins de ma colère. 
Il promet que demain, dès la première heure, un spécialiste sera chez moi pour voir ce qui se passe. La matinée se transforme en après midi et, logiquement, en début de soirée. Mais finalement, il arrive. Juste pour l’apéro. À ce moment là, une vague de chaleur maternelle me parcourt l’échine : Enfin quelqu’un qui va me dire ce qui se passe avec mes chiottes, mais il y a encore un écueil. 
La terminologie des équipements du foyer est cryptée pour l’assuré. Le mec se coltine une caisse à outils assez rudimentaire chargée d’un bric à brac empilé en un désordre incompréhensible pour le profane mais logique pour ce professionnel. Après plus de deux heures à genoux devant l’avarie, il sort des chiottes et me dit « Faut que je descende à mon bahut, j’ai besoin d’un autre outil »

Un autre outil ? Putain, il en a d’autres ??? Bon, le mieux, c’est de pas rechigner, parce qu’après deux heures d’attente en vain, on commence à ressentir le syndrome de Stockholm : On en arrive à tomber follement amoureux de son plombier, car quoi enfin, entre ses mains réside la fin de votre problème. 
Après trois tentatives, il arrive à colmater la fuite, non sans avoir préalablement sollicité de ma part un peu de mie de pain afin de boucher un tuyau. De la mie de pain de mie ? Ingénierie de pointe ça fait pas de doute, mais j’ai pas osé lui demander son secret professionnel. 
Ceci dit, j’ai quand même prévu une bassine au cas où que la mie de pain tiendrait pas le prochain Tsunami après mon couscous de demain ou mon couscous d'après demain. Puis, l’envie d’une bonne douche réparatrice me traversa. Je la pris sans même arriver à m' mouiller les pieds.
Sacré plombier...

20 sept. 2008

333.Sexe fondamental


Le sexe, comme nombre d'entre vous le savent bien, est fondamental dans la vie des êtres humains, qu'il soit glorifié en solitaire, en couple, en orgie et quel que soit l'age que vous ayez. Il faut le vivre, le sentir et en jouir un maximum... même si cela implique que ce soit avec la personne avec laquelle vous dormez tous les jours. 
Les meilleurs rapports en couple sont ceux qui se font en pensant à une personne autre que celle qui est entrain de jouir entre vos bras - ou entre vos cuisses, les filles.

Le fait de penser à une autre personne durant l'intercourse est - contrairement à ce que pourrait vous avoir laissé entendre le curé de ma paroisse - énormément bénéfique pour toutes les personnes impliquées dans l'intercourse entamé en haut de cette phrase.
Si votre partenaire - humain(e), animal(e) ou simple objet - se met à penser à une autre personne, animal ou objet pendant qu'il ou qu'elle fait l'amour avec vous, son excitation et sa jouissance en seront grandement augmentées. Vous imaginerez à tous les coups que les cris de plaisir de votre partenaire sont les mêmes que ceux que lancerait la personne, l'animal ou l'objet que vous êtes mentalement entrain de tirer, c'est pas peu dire. Donc par conséquent, votre propre excitation et votre jouissance s'en trouveront également hautement boostées. Et versi-versa.


Afin d'atteindre les sommets du plaisir à l'horizontale - Rollfucking high point en Anglais, Höchstevergnügungfickenpunkt en Teuton ou 全盛売春婦御存知性的な喜び en Nippon de velours - , il est instamment conseillé de s'exprimer durant l'acte, mais sans jamais mentionner aucun nom à quelque moment que ce soit qui ne soit celui ou ceux de la ou des personnes physiquement impliquées dans l'acte avec vous. Le fait de mentionner le nom de la ou les personnes, animaux ou objets avec le ou lesquels vous êtes mentalement connectés, même s'il s'agit d'un fait connu de chaque partie, conduirait irrémédiablement à un coïtus interruptus dans la plupart des cas.

Sans vouloir écarter radicalement aucun thème - chacun s'excite comme il le veut - parler pendant le coït ne signifie pas qu'il faille entamer une conversation sur les coûts élevés du sans plomb 95, le financement du RSA ou la sauvegarde mondiale des baleines à bosses. 
Les thèmes politiques toutefois, peuvent parfois être source d'excitantes excitations. Notre ministre de la justice dans les sept juridictions du Lotus pourrait par exemple s'avérer extrêmement émouvante.

Aussi, pour les novices récemment initiés, pour ceux manquant de pratique, pour les retardataires en général, les maladroits, les éjaculateurs précoces, les sexagénaires éjaculants, les frigides, les congelés, les timides et les ambigus, pour les conservateurs et les fonctionnaires, les 'pratiquants' cléricaux et bien entendu, pour tous les bloggonautes en général, j'ai tenu à partager ici quelques suggestions orientatives sexuelles. Celles-ci sont exclusivement basées sur des expériences transgéniques, qui, en plus d'être véritables, sont aussi infaillibles.

1. La masturbation, sous toutes ses variantes, est la plus grande source de plaisir que je connaisse. Pratiquez la tous les jours et chaque fois que vous en ressentirez l'envie. A la différence de l'amour en couple, l'excitation sexuelle liée à la masturbation est d'ordre purement mental et de ce fait est complètement libérée des limitations imaginatives qu'impose la visualisation routinière du ou de la partenaire habituel(le) ou de la léthargie apathique de ses attributs. Pour les mecs, faites toutefois gaffe de ne jamais dépasser les limites de décharge maximales, çe qui pourrait engendrer un collapsus phallo-vasculo-cardiaque par exténuation disséminatoire ou noyade dans votre propre foutre.

2. Le sexe buccal dans ses deux versions les plus populaires, cunnilingus et fellation - brouter le gazon et tailler la pipe pour les plus académiques d'entre vous - se devrait être une pratique inexcusable ( à l'exception du cunnilingus en cas d'incontinence menstruelle et de l'auto-fellation à cause des risques potentiels de dislocations rachidiennes encourus) dans toutes relations de couple ou orgiaques. Aussi bien en tant que préambule aux enculades et autres pénétrations sanglantes qu'en guise de conclusion orgasmique à tous vos fantasmes.

3. Évitez les mots tendres durant une partie de jambes en l'air. Les rimes de mauvais goût du genre 'Offre moi, cher amour, ta fleur la plus précieuse!', 'Fais moi tienne, Ô mon roi!', 'Je voudrais me sentir tout au fond de toi!' ou 'Fais le moi comme toi seul sais me le faire!' et tutti cuanti..., conduisent inévitablement à la mélancolie et à l'orgasme 'light'. Indépendamment du niveau culturel, de la position sociale, de la race ou nationalité, de la religion ou de la parenté des protagonistes, pour une plus grande excitation et un meilleur rendu, je vous conseille plutôt les phrases du type - 'Bouffe moi le Reich, Adolphe!'.

4. Si vous êtes utilisateur d'un quelconque élément orthopédique (œil de verre, jambe de bois, faux seins, anus artificiel), ôtez les avant de commencer. Il est vraiment très désagréable de contempler l'objet de vos désirs et autres érections se déprécier ainsi d'une grande partie de son pouvoir attractif en mutilant par la même occase vos envies de cavalcade. Il vaut mieux vous monter tels que vous êtes dès le début des présentations. Et pour terminer: Ne vous nettoyez jamais les restes du naufrage sur les rideaux, on sait jamais qui c'est qui habite en face surtout si ça se passe pas chez vous.

9 sept. 2008

332. Art subjectif





Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des "COUSCOUS GARBIT"

Ce que je ressens, lorsque je visite un musée ou une galerie d'art, pourrait être assimilé à une sensation d'inspiration jumelée à un sentiment de jalousie. Je m'émerveille à la créativité et à l'ingéniosité de certaines des pièces exposées, tellement que cet émerveillement soulève parfois en moi le désir de créer moi aussi mon oeuvre perso. Mais ça me fait aussi prendre conscience que quoi que je fasse, mon oeuvre ne sera jamais qu'une pâle tentative comparée aux travaux des plus grands maîtres. J'essaie pourtant quand même, tentant de mixer mes optimisme et pessimisme en une même soupe.


J'ai visité pas mal d'expos dans ma vie, en passant de Miro à Dali, de Max Ernst à je sais plus qui. Sans compter un certain nombre de visites virtuelles de musées via internet. Vous savez, le genre d'expos où il n'est pas rare d'entendre chuchoter "C'est de l'Art, ça ? Mon petit marmot pourrait en faire autant!". Et pour être tout à fait honnête, où je pourrais ajouter que "Moi aussi".
Mais évidemment c'est faux.

Par exemple, je suis allé visiter virtuellement le musée de Seattle car je me suis souvenu en avoir physiquement visité une partie il y a de nombreuses années du temps où je baroudais plus la terre ferme et le grand ouest américain que les océans. Et lors de ce surf empli de nostalgie, je suis tombé sur ce montage ou plutôt sur cette installation signée Eli Hansen et Oscar Tuazon et baptisée Kodiak. 
Comme cette île de l'Alaska, ses indiens et autres ours du même nom. Tous deux - les artistes je veux dire - inconnus de ma carte mémoire mais apparemment de renom pour se retrouver ainsi exposés dans un musée d'une telle réputation.
 
Dans une salle à la blancheur éclatante, un tronc d'arbre recouvert d'une grande partie de son épiderme est suspendu à mi-hauteur en travers de la pièce, comme une poutre dans l'oeil de votre voisin. Pas trop haute si bien qu'il faille sûrement se baisser un tout petit peu pour passer dessous sans se déchirer le cuir chevelu. Il y a un semblant de cage d'escalier inachevée et quelques autres petits objets comme une lucarne et une lampe tempête. Un ensemble de fragments architecturaux évoquant une cabane au fonds des bois ou un truc dans ces neiges là. 
Le carton explicatif vous balance tout un tas de baratin sur la manière dont l'ensemble de ces quelques pièces dans la salle vous transporte dans les bois alaskaïens tout en restant simultanément au coeur de la ville chère à Boeing, aux B52s et à Kurt Cobain.

Alors je me suis dit que j'avais moi aussi ma propre idée pour une future hypothétique exhibition. Ce serait dans une salle sensiblement moins grande, peut-être de la taille de la pièce où ma louve fait son repassage, peinte en blanc également et très brillamment éclairée. 
Il n'y aurait absolument rien dans la pièce à l'exception d'un petit carton blanc sur le mur du fond avec le titre de mon oeuvre. Les effluves d'un pet à l'étouffée après ingestion d'un repas de couscous Garbit protobionique seraient de temps à autres vaporisées à l'intérieur de l'écrin de mon oeuvre grâce à un système turbo-soufflant furtif de dernière génération. Le titre de mon chef d'oeuvre serait "Silencieux ... mais mortel!

L'idée m'en est venue lorsque j'en ai accidentellement lâché une dans la salle d'attente de mon dentiste la semaine dernière. J'avais bouffé un cassoulet - oui, vous pouvez porter plainte! - C'est une bonne chose que j'étais le seul à patienter pour ma séance de torture ce fameux jour. Je me suis alors dit en moi-même que qu'est ce qui pourrait être plus proche de la réalité que l'odeur d'un pet amère? 
Imaginez les gens visitant mon expo, reniflant ce pet, maugréant sur l'enfoiré qui a eu le courage, que dis-je, la témérité, de lourder si vilement dans ce lieu dédié à l'art et la méditation, puis s'approchant de mon petit carton pour en découvrir le titre.
Effet immédiat. Profond et viscéral. L'art n'est plus dans la salle mais sur le carton.Voyage spatio-temporel garanti. Vous vous retrouveriez immédiatement transportés dans la salle d'attente de mon dentiste nazi pas plus tard que la semaine dernière!
Je pourrais même faire des variations, comme par exemple "Pêcheur d'Islande" : Des effluves de poisson rance, de sueur et de sperme insufflées par intermittence...

8 sept. 2008

331. Rob Roy


Finalement ce matin, je me suis réveillé avec une idée. L'idée en tête. - Ce que je veux dire, c'est qu'elle était là, le lendemain du film - c'est à dire ce matin - nette et précise. Je me suis réveillé avec cette dernière, comme certains jours certains d'entre vous les mecs, tombent dessus en se réveillant: Palpitante, frétillante, assoiffée de sang, droite comme un I. (Comme Cristalle quand elle croise un mec comme moi...)


Rob Roy - sur NT1 -, son honneur, sa lourde épée toute droite face à Cunningham, le dépravé et son escrime frétillante. L'instinct face au calcul. L'honneur face à la loi.
Escrime, truc français, médailles, art hexagonal. Made in France - Vendu jusqu'à Pékin. Avec sa langue, avec ses termes. Ses quintes et puis ses sixtes. Ce sport dépravé fait pour tuer en dansant. Peut-être pas la tarentelle mais bien la tarentule.
Je vous fait ma plus basse révérence, môssieur. Et puis je vous pique!
Tout ce que vous avez. Je vous pique votre vie. Au propre comme au figuré. De dextre si ça vous chante. Allez hop, aboulez l'pognon.
Le Droit est avec moi!

Nouveaux bretteurs du néo-libéralisme, avocats, élus et autres membres de nos gouvernements sont les plus ambidextres qui soient pour jouer au travers des lois et règles dictées et votées par eux.
Régir un pays ou une grosse société implique des situations parfaitement ambigües, alors qu'à l'image de Kandinsky ou de Miro, - et ouais, j'suis retourné voir la Catalogne y a pas longtemps - je suis, et la plupart d'entre nous sommes, des inconditionnels des couleurs primaires et de l'approche directe. Je vous dis pas les ruses qu'il faut déployer pour monter sur le podium où sont arrivés les gens de là-haut...

Comme pour les cosmonautes, il faut savoir, si l'on bâtit de tels espoirs, calculer précisément le moindre faux pas, garder en tête que la moindre bévue peut vous envoyer bouler au fin-fond de la mouise stratosphérique d'où t'as peu de chance de revenir.
C'est pernicieux, l'escrime. C'est beau Rob Roy.