Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

20 mai 2008

321. La pyramide humaine





















C’est une pyramide de corps, chacun d’entre eux grimpant, s’accrochant et s’essoufflant à s’escrimer afin d’atteindre le sommet. L’ayant atteint, le vainqueur s’étire longuement quelques instants, content de lui, avant de se faire balourder dans le vide, remplacé par le nouvel arrivant. Et ça recommence.
Je parle évidemment pas de la pyramide où c'est le plus petit, le plus innocent qui sera porté au sommet comme sur la photo catalane en haut de ce post.
Mais ç'a toujours été comme ça, ça a de tous temps été la nature des structures qu’on dit sociales, mais que je définirais – faut toujours que je redéfinisse – en tant que groupes supérieurs à 2 personnes. Deux personnes peuvent coexister en tant que couple se renforçant mutuellement, symbiotiquement en accord avec les fluctuations du ou de la partenaire, que ces dernières soient platoniques ou érotico-porciniennes.
Mais dès qu’une tierce personne fait son entrée, une pyramide naine prend naissance, et la grimpette, l’accrochage et les essoufflements font inévitablement leur apparition. Le degré de frénésie de la course dépend bien entendu de la qualité des protagonistes impliqués, mais les chances sont démultipliées avec leur quantité. Plus grand sera le groupe, plus grande sera la récompense potentielle au sommet du monticule, donc le plus salace le processus et les méthodes pour y arriver. Même si l’on sait que la rétribution potentielle sera éphémère, et que la plus grande partie du temps passé au sommet le sera à contenir les sous-fifres aspirateurs conspirateurs aspirants successeurs trop zélés grimpant trop vite.

C’est pourquoi je n’aime pas particulièrement les rôles de grand timonier – même si je suis seul maître à bord sur mon rafiot, y a quand même des limites. Au niveau individuel, la plupart des gens sont cools et même agréables, mais dès qu’une troisième personne s’immisce s’installe la lutte de pouvoir pour ne pas être le laissé pour compte qui va toucher le fond pourri de la gamelle.

Je réalise bien la nécessité – pratique – de certaines pyramides sociales, mais je préfère que ce genre d’association soit relax et passager, se formant et se reformant avant que les tensions de leadership ne commencent à frémir dans la casserole comme au PS ou l'UMP. L’alcool servi dans les cocktails élyséens peut s’avérer un bon lubrifiant pour relâcher les tensions inhérentes, mais il peut peut-être aussi conduire à l’ébullition qui fera fondre la pyramide. Cette marge d’incertitude s’inscrit dans l’attirance pour les cocktails et le Champagne et est la raison pour laquelle les sommets des grands groupes en ont fait leur activité favorite. On a tous besoin d’un élément de danger même s’il est domestiqué (pinard et pastis) et relégué en fins de semaines. Je le perçois bien quand je picole et que j’aime ça sur le plan ludique, mais sinon j’estime nécessaire des relations en face à face pour mon équilibre mental. J’aime pas les jeux sociaux quand je suis à jeun (ce qui m’arrive souvent, ne me mé-comprenez pas), c’est juste que j’aime ni les artifices, ni les stars d’un soir ni les marquages de territoires à la mode canine.

Comme je suis sûr que c’est le cas chez nombre d’entre vous, le temps du lycée fut pour moi un processus d’apprentissage assez horripilant à cet égard. Je suis toujours suspicieux envers ceux qui disent avoir adoré leur expérience estudiantine. Le collège, le lycée et la fac, particulièrement le premier, sont les endroits où les pyramides sociales se construisent avec un tant soit peu de sérieux en premier lieu, mais sans les couches d’étiquette rituelle pour amortir les coups qui vous pleuvent sur la gueule. Rester en dehors de la pyramide, c’est, pour étendre la métaphore, se retrouver perdu dans le désert. Le concept d’une vie monastique spirituellement pacifique dans ce désert n’y a pas encore pénétré nos esprits.
Au lieu de ça, c’est la ruée folle pour le sommet de la pyramide, ou du moins éviter de rester cloué au sol. J’ai jamais eu ‘de groupe d’amis’ depuis le collège et je m’en porte pas plus mal. J’ai des potes individuels en divers lieux et contrées éxotiques et je connais assez de gens dans mon entourage proche pour prendre mon pied autour d'une pinte dans la dimension ludique de la pyramide pendant mon temps libre.

Il existe aussi, soit dit en passant, une raison au standard de la monogamie dans la plupart des sociétés. Le polyamour est une pyramide de corps avec l’ajout combustible de sexe et des lubrifiants associés. La marge d’incertitude associée au sexe a certainement un appel viscéral mais rend l’effondrement de la structure quasi certain. La monogamie est préférable, pour le meilleur ou pour le pire. Ce genre de solitude avec ma louve en dessous affriolants, soit dit de nouveau en passant, est ce que je préfère en ce moment...

18 mai 2008

320: Temps modernes


La technologie est traîtresse. Les mecs de Radiohead avaient raison quand ils chantaient que le monde devenait une Planète Télex, où rien ne fonctionne jamais. 

Tout jeu vidéo plus récent que la super Nintendo est un trou noir superflu de complication abusive bouffeuse de temps et d’efforts.

L’iPod est une farce destinée à tomber en panne afin de vous obliger à acheter le dernier modèle, vous empêchant d’empocher le ricochet de pognon que vous auriez dû économiser en n’achetant plus de CDs, réduisant les artistes à ne plus recevoir aucune royalties au lieu d’en recevoir royalement, même si c'est juste rien qu'une toute petite part.

Les imprimantes ne savent jamais comment se tenir à table et sont des bouffeuses de papier en dépit du fait qu’on n’arrête pas de les alimenter et de les suralimenter du festin de nos frustrations.

Toutes les données du monde ne rachèteront pas l’âme dont vous avez toujours été dépourvus. Il n’y a pas d’esprit dans la machine, pas de médecin chef au cœur du réseau ; juste une indestructible stérilité de térabits pour les siècles des siècles.

Le retour aux sources n’est pas une théorie viable ou cohérente mais ce serait catharsis primitive que d’envoyer des marteaux passer le bonjour aux CPUs de nos PC. Les machines tombent en panne et sont mises au rebut comme des bébés spartiates difformes. Les taux d’obsolescence dépassent nos taux d’absorption soucieuse.

Même les bouquins de poche qui se déforment pourtant rapidement et s’écornent encore plus vite durent plus longtemps. Et même prennent de la valeur quand le nombre de leurs exemplaires s’amenuise avec le temps sur le marché.

Les formats changent si vite que nos médias dernier cri seront illisibles pour les archéologues de l’ère post-numérique d’un futur de plus en plus proche. Il y aura même plus de gramophones pour lire les archives publiques qu’abrite l’Internet d’aujourd’hui.

En tentant de précéder le futur, nous nous court-circuitons du temps. Ozymandias nous a au moins laissé une statue, nos steppes de 1 et de 0 ne laisseront même pas un simulacre de vie pour inspirer la poésie. Si une forme de poésie traîne encore dans le coin je veux dire.

Les cocons de la haute définition Surround-Sound et de la HD bientôt 3D s’inspirent toutes du même slogan : ‘Voyagez sans jamais quitter votre salon !’ 
Ouais, ben moi, je veux quitter mon salon ! Je veux pouvoir aller à Rio si je veux palper de la fesse Cariocaise, je suis pas une bouche amorphe tétant à la perf' et reliée à un estomac déféquant un méta-contenu afin d’être nourrie à nouveau, je suis un grand singe avec tous les appendices adéquats attachés aux bons endroits, et des fois j’aime m’accrocher et me balancer aux branches.

En dépit de ce que les trois-cinquièmes hyper-top modernes, 'in' et à la page de ma personne ont à dire, j’ai besoin de sexe, pas de sites pornos, de contacts humains, pas de relations virtuelles, d’exploits physiques, pas de pantomines genre Lara croft, de chants d’oiseaux, pas de sons Windows, d’expériences, pas de télévision, de musique live, pas de Memorex ou d’MP3.

Je vis peut-être pas à la hauteur de mes idéaux mais je les ai, et bien que je vous les communique via une machine, je rêve de les graver dans ma chair…

17 mai 2008

319.Danse moderne


Fut un temps où la vie de couple ressemblait à une danse. Je veux dire à ces danses d’antan où un contact constant et des mouvements coordonnés étaient la règle. Deux personnes sur la piste, ça demandait de la coordination et un certain montant de coopération pour bouger ensemble sur la musique. 
Sûr que ça demandait de la pratique et un certaine dose de patience. Il s’agissait d’une coordination spontanée. On pouvait connaître les pas mais le tempo et la finesse étaient partagés. La coordination demandait un abandon vers de nouvelles possibilités.

On ne danse plus comme ça aujourd’hui. On a tendance à pénétrer sur la piste de danse en temps qu’individus solitaires. Plus rien à voir avec l’union chorégraphiée de deux êtres se déplaçant comme une seule entité. 
Il n’y a plus de contact ou très peu à part quelques poussées sexuellement suggestives. Les seuls mouvements apparemment coordonnés sont basés sur un des deux danseurs imitant les mouvements de l’autre, l’un des deux étant le meneur comme Travolta face à Thurman dans le film à Tarantino, l’autre choisissant de suivre pour un temps jusqu’à ce qu’éventuellement, les rôles s’inversent ou que chaque protagoniste s’en retourne dans sa bulle intérieure, dans l’oubli total de son partenaire.

C’est un monde triste où tous semblent orbiter en s’éloignant un peu plus chaque jour les uns des autres. La notion capitaliste de l’individualisme a déteint sur nous, nous changeant en amants solitaires, nouvelles âmes vaquant sans but dans nos foyers mais vivant sur des orbites différentes. Et la plupart du temps, ces orbites sont distantes et inconsistantes. Des paires tout ce qu'y a de plus solitaires…

16 mai 2008

318. Indiana Jones et les sourires soupirs de Cannes


Cette critique de cinéma ne vous est pas gracieusement offerte grace au soutien financier de "LUCAS PRODUCTIONS"

La plupart des gens sont autant attirés par le glamour et le prestige que les mouches à merde par un ministère. Je parle pas pour vous évidemment. Chercheurs de vérité devant l’éternel, vous ne tomberiez jamais sous le charme d’un champagne bon marché ou sous celui des flash des paparazzi, encore moins sous le charlatanisme et la tricherie de l’industrie du cinéma, mais j’ai pas de scénars dans mes tiroirs et nos aspirations ne sont pas de capturer Paris Hilton à l’écran.
Sauf bien sûr si elle est à poil.

La mission est sérieuse, l’environnement dangereux, les films douteux, vous saurez tout après la pub.
Rien n’est fastoche lorsqu’iI s’agit de Cannes. Foire des vanités pour moghols du cinoche, stars du porno et auteurs maisons viennent étaler leurs production sur scène. Begbeider me saoule, pire, il me fait gerber.
Aucune grosse production hollywoodienne n’a foulé le tapis rouge du Martinez depuis que la critique a massacré le Da Vinci code. Indiana Jones survivra-t’il contre cette critique malfaisante ?
On s’en branle.


Je veux dire, sérieusement, même si ce film est nul à chier (le répétez à personne mais j’ai la raie du cul qui frétille comme celle d’une collégienne rien qu’à l’idée de le voir à l’affiche dans ma vieille rue Bichon…), il fera quand même plus de fric le weekend de sa sortie que le PNB du Bengladesh.
Steven Spielberg et son pote Lucas tentent de protéger leur petit dernier – Indiana Jones et le crâne de crystal – de la critique lâchée contre le Da Vinci code voici deux ans durant le même festival. 
Le film va faire sa première dimanche, et il parait que la paire a décidé de ne pas offrir de super fête pour sa sortie comme ç’avait été le cas pour le Code da Vinci qui avait attiré toute l’attention et même plus. 
Que cette attention s’avéra contraire aux attentes des producteurs, riant quand elle était supposée mourir d’effroi, vilipendant quand elle était supposée applaudir. L’expérience, mes frères, l’expérience !

De plus, l’approche de Spielberg sera strictement contrôlée. Le filtrage lui-même ne laissera passer que 250 producteurs, pas un de plus. Et pas un seul journaleux. On ne sait même pas encore si un public payant sera autorisé à voir le film lors de sa sortie officielle jeudi prochaîn. Ça semble fort improbable.
Mais considérant que le Da Vinci a tout de même rapporté 758 millions de dollars depuis sa sortie, la raison pour laquelle ils se font tant de soucis sur ce qu’on pensera de leur film dans les bistrots de Cannes demeure un mystère. Lucas, après avoir pondu ses trois récentes séquelles de Star Wars, devrait être immunisé contre les coups de la critique si celle-ci traite son petit dernier de navet. 
Quant à Spielberg, c’est le p….. de Spielberg tout de même, si vous lui dîtes que son film est nul à chier, c’est sûr qu’il va vous pondre un film pour raconter combien VOUS êtes nuls à chier. Et ça lui rapportera un autre milliard de dollars en plus de ça. Il l’a fait avec les nazis, il peut le faire pour vous, no problem.

Mais bon, s’agissant d’un film si pleinement empli de plein de nostalgie, la critique ne compte guère. On va tous aller le voir. Saouls comme des polonais ou moquette fumée comme des rastaquouères si nécessaire, on le verra tout de même. 
Restez en ligne sur ce Blog pour apprendre quand le filtrage de Cannes se sera déplacé vers le domicile à Lucas, puis dans sa cave, puis peut-être même dans un silo secret où il pourra le regarder seul. Pour l’éternité. Et vous ne saurez jamais combien outrageusement raciste est ce film de chez Lucas Productions.

13 mai 2008

317: Soyons académiques!


Nous sommes désormais bien ancrés dans le printemps, les petites jupes et autres robes légères ont refait leur apparition dans la rue Bichon, mais quelques irréductibles petites bretonnes persistent à m’offrir le panorama du haut de leurs grands canyons. En ces temps où les jeans taille extra basse sont rois, existe-t-il un terme adéquat pour décrire ce genre de drain ?

Je dis pas ça pour offenser les techniciens de maintenance des chiottes de mon voisinage paisible et amical – qui ont certainement des affinités eux aussi avec cette partie de l’anatomie de leurs voisines – mais il semblerait que l’épidémie soit endémique. Visible dans les trains, les aéroports, les bars – même les irlandais – et jusque dans les supérettes – pour ne citer que quelques lieux d’aisance.

Bien, j’ai même pas fini de me poser la question que j’ai déjà trouvé une locution que je vous soumet. Elle m’a traversée la tête en suçant le téton de gauche à Marylou et c’est « décolleté du cul ». Plus d’autres dont je tairai le nom pour l’instant.(une de mes locutions favorites est fente à monnaie ou mieux même, Tirelire). En plus, je vous laisse la tâche de trouver le terme approprié pour l’étalage du string. Mais décolleté du cul pourrait-il devenir le terme officiellement admis par l’académie ?

Si le terme Planète peut être officiellement défini par l’UAI, mettant Pluton à la porte, il est temps qu’une haute autorité internationale soit commissionnée pour nommer officiellement cette adorable région, mesdames. Je recommanderais même que cette haute autorité soit dirigée par des gens du monde médical dotés d’une expérience biologique.

Notez que la non exposition de la Tirelire lors de Galas de charité, festivals de Cannes et autres manifestations Élyséennes peut exposer ce genres d'événements à un manque d'alimentation de cette même tirelire.

12 mai 2008

316. On a tenté de cloner le fou mandchou.

Voici 39 ans, Ira Levin pondit un roman génial. “Les garçons du Brésil” – dans lequel un groupe de Nazis réfugiés en Amazonie tentait de cloner plusieurs répliques d’Hitler afin de reproduire, en multiples exemplaires, leur Führer en furie.
C’était les années soixante-dix et c’était un roman de Science-fiction – en ces années là, la possibilité théorique de cloner des organismes artificiellement – les clones naturels existant depuis toujours, même chez les humains – ouvrit ses portes à l’imagination de certains scientifiques ainsi qu’à de prolifiques auteurs de S.F.


En 1996, des scientifiques anglais clonèrent pour de vrai leur premier mammifère, en l’occurrence une brebis – depuis lors, l’expérience s’est étendue à un vaste spectre animal et la possibilité de cloner l’homme n’est plus un mirage -, à peine trente ans plus tard, l’idée d’Ira Levin et de ses Nazis amazoniens clonant Hitler était devenue tout à fait possible.
Et la S.F. d’hier a refilé la patate chaude à la science d’aujourd’hui, et celle ci – lamentablement – à la supercherie: “Un groupe de scientifiques travaillerait sur le clonage du Christ”.
Cette nouvelle a soulevé il y a 2 ans une montagne de commentaires atterrés sur l’aberration du clonage en général, et sur celle du crucifié en particulier, en même temps que de nombreuses diatribes contre ces enculés de scientifiques.
J’en ai lues ou entendues dix huit sur Internet, dix neuf si on compte la nouvelle elle-même, et parmi celles ci, une seule avait pris le temps de faire des recherches sur le thème avant de s’époumoner. Mais ne désespérez surtout pas, y en a une qui écarte totalement, d’emblée et immédiatement une telle possibilité.
Celle que vous avez sous les yeux.


L’autre, celui là qu’a fait des investigations préalables au moyen d’une recherche rapide sur Google, est tombé sur cette légende – le clonage du Christ – citée dans un site résumant un monceau de légendes urbaines avec tout un tas de liens respectifs.
Tout le reste de ce que j’ai pu lire se résume à une opposition à la limite de l’agressivité au clonage du crucifié pour multiples raisons dont la plupart sont issues de la bigoterie unlimited, ce qui signifie que 90% croient et admettent la possibilité d’un tel clonage sans le moindre filtre de logique.


Une révision rapide du thème sur Google démontre qu’un tel “Projet de Seconde Venue” n’est qu’une escroquerie qui dure depuis des années et que cette nouvelle ‘désinformation’ recyclée ne divulgue aucune information sur l’identité des personnes qui pourraient constituer le groupe de scientifiques soit disant attelés à une telle tâche, pourtant cette révision rapide nous assure que ce groupe de personnes utiliserait “des restes d’os et de sang de Jésus conservés dans diverses églises de par le monde”.
Cette seule phrase devrait soulever un tollé mondial. Toute personne moyennement informée sait qu’il n’existe aucun vestige physique de l’existence de la vie du Christ, pas de restes, pas d’os, pas de vêtements, pas d’échardes ou de bout de croix de bois, le seul clou qui restait aurait été volé par une manouche et son bas de laine s’étant percé après son arrivée dans les Bouches du Rhône, il n’en resterait plus rien, zip, nadazéro, disparu dans les vasières camarguaises.


Donc cette phrase devrait soulever un nuage de merles, que dis-je, un cataclysme mondial de rires moqueurs. Mais rien. Prés de 90% des gens ayant appris la “nouvelle” n’ont pas bougé le petit doigt. Non seulement n’ont ils pas soulevé le moindre bout de cet appendice… mais ils y croient!

Préoccupant je dirai. Et plus encore que préoccupant – terrifiant.


(Repensez à l’extraordinaire scène métaphorique de Mary Shelley pour ceux d’entre vous qui l’ont lue, où une foule en colère et en furie se met en route avec des torches enflammées - pour ceux qui n’ont vu que le film - pour aller faire rôtir le pauvre Frankenstein).
Mais en y réfléchissant juste un tout petit peu, voila qui ne me surprend pas le moins du monde. Nous vivons immergés dans un monde imaginaire empli de magie, entourés de mythes et de légendes. Les charlatans dominent toutes nos cultures: les programmes télévisés montrant des médiums papotant avec les morts, ont cent fois plus de succès que n’importe quel programme historique ou scientifique.


La littérature genre alchimique de Coelho ou le pavé de Dan Brown se vendent mille fois mieux que la chimie haut de gamme que vous avez sous les yeux. Hem. Et pratiquement tout le monde consulte son horoscope dans Ouest France, le New York Times ou la Pravda, dans les canards les plus ‘respectables’ en fait, tandis que les pages consacrées aux rubriques scientifiques et/ou technologiques nous servent de papier cul - ou à la limite, à faire briller vos crucifix, pour les plus bigots d’entre vous.
90% de l’humanité croit en des choses qu’elle n’a jamais vues et témoigne de l’existence d’êtres et/ou de phénomènes scientifiquement impossibles à prouver et évidemment faux.
Et je dis 90%, mais ce pourrait bien être 99%, qui sait?


L’esprit humain semble doté d’une affinité tout à fait incroyable pour la magie, l’imaginaire et le fantastique. 
Et ceci m’a toujours intrigué, parce que, étant des animaux somme toute assez intelligents, habiles et technologiquement créatifs – nous continuons à maintenir dans nos cerveaux une tendance pernicieuse à vivre avec les idées et les peurs des nuits de l’homme des cavernes. 
À la racine de notre disque dur est toujours gravé le système de pensée primitif et merdique qui explique notre monde de façon puérile et irréelle.

Petite liste sommaire et non exhaustive pour les presbytes: 
Comme j’ai pu l’observer pas plus tard qu’y a pas longtemps, en été les forains vendant des pierres ou des bracelets porte-bonheur se multiplient comme des petits pains sur les marchés ou au bord de la plage de Segur à Calafell, on fait la queue pour se faire lire l’avenir dans le marc de café à Istamboul, dans un tas de cendres en Toscane, ou dans le tarot un peu partout, on “voit des vierges immaculées dans des taches d’humidité sur les murailles en béton d’un échangeur autoroutier brésilien”, ou dans les ombres engendrées par un phare sur les rochers de Penmarc’h, on “voit” des Jésus de pain dans des restants de sandwich, dans de vieilles sucreries ou dans l’écorce d’un vieux chêne ridé comme Mathusalem, on grimpe au sommet d’une colline pour renouveler ses énergies quand on a pas le temps ou les moyens d’aller le faire au sommet de la pyramide de Khéops en Égypte, on porte des bracelets ou des colliers “magnétiques” afin de maintenir l’“équilibre” vital, on affuble nos bébés de rubans rouges pour les protéger de maux oculaires ou même du mauvais œil, les mères demandent à leurs enfants de prier le bon dieu avant de s’endormir afin d’obtenir la protection d’êtres ailés dotés de plumes durant la nuit! 
On croit qu’en s’aspergeant le front d’une eau où ont déjà trempé je sais pas combien de doigts – et allez savoir ce qu’avaient préalablement trituré cette bande de doigts -, on effacera de la mémoire divine le souvenir de mon trip onaniste de tout à l’heure, qu’il est réellement possible de marcher sur les eaux, que les morts peuvent ressusciter, qu’il existe des maisons hantées du côté d’Inverness, que les morts subissent les pires tourments, que Ronald McDonald possède vraiment des laboratoires hyper super-top-secrets où sont élevés dans des cuves des monstres gélatineux et gluants uniquement constitués de barbaque, et dont il extrait la viande hachée de ses Big Macs, que c’est la CIA qui provoque le phénomène climatologique connu sous le pseudo d’El Niño - et non notre frénésie de consommation -, afin de détruire l’agriculture de ses compétiteurs et de booster la sienne, que le Coca Cola tue plus de gens que vos bolides turbos à quatre roues, que le SIDA a été créé dans les labos secrets d’un Nouvel Ordre encore plus secret dans l’unique but d’éradiquer l’homosexualité et d’exterminer les Zaïrois et autres Congolicains et qu’il existe un triangle mystérieux du côté des Bermudes qui avale navires comme aéronefs ayant l’audace de croiser dans le coin…
Ne faites pas les innocents… les gens croient vraiment ce genre de trucs. 
Si si, Ils y croient !

Voici déjà quasiment plus de trente ans que deux vastes études scientifiques, dotées d’énormes moyens – c’est dire si le mythe est ancré -, furent menées et démontrèrent que les horoscopes ne tenaient pas debout, même à grands renforts d’étais et de béquilles, et que les prédictions sur l’avenir lues dans les lignes de la main ne dévoilaient aucune, mais alors aucune, prédestination.
Au début des années 90 débuta même une vaste enquête afin de savoir si réellement les prières et la présence de rosaires pouvaient influencer la guérison des malades et non-voyants. 
Les résultats publiés voici 5 ans démontrèrent que les processus de maladies et de guérisons ne furent jamais affectés dans l’absolu selon la présence ou non de bigots, de rosaires ou de crucifix.
Vous croyez que ça y fit quelque chose? 
Des clous! La très sainte curaille, Schlomo le rabbin ashkénaze, les barbus enturbannés d’Allah comme les pasteurs lyophilisés de toutes dénominations continuent de demander à leurs suppôts de prier pour la guérison de celui-ci ou la fertilité de celle-la, et leurs adeptes persistent à le faire, même si on leur a prouvé plutôt 100 fois qu’une que cela n’avait aucun effet. 
Et ma Louve continue à me faire mon horoscope parce qu’elle y tient et ma belle sœur à me faire des voyances directes comme à me jouer du pendule…
Pour cette raison et pour en terminer avec ce thème, laissons donc un peu de côté ce groupe de scientifiques projetant de cloner le Christ pour nous consacrer un peu à ce doux dingue de Landru qui avait projeté de cloner Fu-Manchu… et ça reviendra au même, la majorité le croira ; remplacez ce fou du fourneau par le CNRS et plus nombreux encore seront ceux qui le croiront…

(À part ça, saviez vous que les amerloques ne sont jamais allés six fois sur la Lune comme ils le clament sur tous les toits, que toutes les images n’étaient que maquettes et montages photographiques ?... 
Bon, c’est clair que c’est pas parce que près de trente millions d’employés de la NASA et que des milliards de scientifiques d’autres pays, qui, mis bout a bout représentent tout de même près de trois cent mille personnes ayant bossé sur les différents projets Apollo, gardent cet énorme secret bien gardé et qu’aucun d’entre eux n’en a jamais parlé, même sous la torture buccale la plus haut de gamme, à sa souris - ou même à son étalon, je m’adresse ici à vous mesdames les scientifiques - sur l’oreiller qu’il faut pas le croire. Quelle bande d’empaffés de sales menteurs et de sales menteuses, hein tout de même?


Bon, c’est pas tout ça mais il se fait tard et c’est l’heure et faut que je me barre à Ploërmel fissa sinon je vais arriver à la bourre pour ma leçon de Vaudou druidique…
À ciao et Shilom.

8 mai 2008

315. E.rosion des responsabilités


Il y a pas si longtemps que ça, je divaguais sur
l’anonymat en vigueur sur l’Internet. Disons que ce faisant, je compilais et arrangeais mes pensées en préparation de ce que je m’apprête à vous dire un peu plus bas. Traitement de pensée si vous préférez. De toutes manières, je crois que j’en ai terminé avec elles sur le sujet aussi ai-je décidé de vous les soumettre. 
J’ai viré la crème solaire comme les trucs qui ne sont pas de moi pour vous aider à ne pas me traiter de plagiste plagiaire, et je pense que c’est ce que je ferai à partir de l’avenir chaque fois que je voudrai poster un billet officiel finalisé. Oh, et maman, si tu lis ça, ce dont je doute fortement, que puis-je rajouter d’autre que tu ne saches déjà? Alors sans plus de mots inutiles :

E-rosion des responsabilités

A travers les âges, les hommes se sont multipliés et ont conquis l’unicité qui fait d’eux des êtres uniques de ce côté du miroir. Nous avançons avec intuition au travers de l’inconnu et possédons la bosse de la créativité qui nous démarque des autres espèces connues de tous.
De tous nos traits, il en est un qui surpasse tous les autres et c’est notre capacité à communiquer en utilisant les méthodes les plus variées qui soient. 
Depuis peu de temps, ceci se traduit par l’utilisation du Net. Que ce soit au travers de Blogs, d’E-mails ou de forums, nous communiquons, et bien que cette technologie relève du miracle pour certains d’entre nous, il est primordial d’en comprendre la nature et les conséquences qui peuvent surgir de leur utilisation.

Le Net nous offre le choix de l’anonymat qui nous permet de balancer des trucs qu’on ne balancerait normalement pas si notre audience nous connaissait en personne, et pourtant c’est ce dégagement de toute responsabilité qui menace d’éroder, et je dirais même de ronger la décence et le respect mutuel.
De plus en plus souvent, nous nous retrouvons sur les chapeaux de roues sur les rails de la vie et nous choisissons de communiquer via E-mails. 
On se dit qu’un E.mail est plus rapide, plus pratique, en bref, qu'en véritable TGV, il nous fait gagner du temps. Mais ce que l’on prend rarement en ligne de compte est peut-être l’ambiguïté du message lui-même et peut-être même son côté émotionnel, et peu importe l’éloquence avec laquelle nous tentons d’articuler ce qu’on a à dire, une grande part du sentiment qui l’anime se perdra dans son interprétation.

Non seulement sommes nous pressés d’envoyer nos messages frénétiques, mais nous ne prenons plus le temps d’accorder le respect adéquat aux destinataires de ces derniers. Comme l’explique ma Louve qui lit mes mails quand je suis en mer et qui regrette mes vieilles bafouilles d’antan, l’E-mail a non seulement changé notre vitesse de communication, il a aussi changé nos manières d’écrire.

Je m’en rends bien compte, surtout quand je communique avec vous. Avec le sujet de mes posts fréquemment centré sur des sujets aussi craignos que la religion par exemple. Vous pourriez penser que je devrais me montrer extrêmement prudent et circonspect dans le choix de mes mots, nous sommes des individus tellement différents dans nos effusions ! Pourtant, il me semble que parfois je saute aussi vite du coq à l’âne que mes doigts de bâbord à tribord sur mon rafiot clavier.

Nous prenons comme offense personnelle l’utilisation de chaque verbe et bien que parfois nous sachions très bien à quel genre de tarés je m’adresse, il semblerait qu’une anonymité émotionnelle dans nos échanges nous prive de notre dignité sociale, et de nombreuses façons, ces messages sont une forme de total manque de respect.
En tête à tête par contre, il semblerait que les divergences s’estompent. Pas plus tard que l'autre soir, j’en parlais avec le père tunisien et barbu d’un pote à mon pilou et qui faisait la peinture de la chambre de ma punkette-gothiko-hard-rockeuse de fille. Aucun problème pour trouver un champ commun où nous mettre d’accord sur nos désaccords ! Et ceci est dû à l’absence d’interférences extérieures issues du fossé numérique.

Malgré toutes nos différences, nous en arrivons à une compréhension mutuelle largement basée sur la disponibilité de subtilités telles que l’expression faciale ou corporelle, les nuances de ton et de teint et les inflexions qui font partie intégrante de l’interaction humaine dans le monde réel et qui nous aident à réaliser que certaines réponses sont plus bénéfiques que notre imagination veut bien nous le faire croire à la seule lecture d’un texte vidé de son contenu émotionnel.

A part les emails, il existe aussi les forums et nombre d’internautes sont familiers avec ceux-ci: Y en a plein et sur n’importe quoi sur AOL Neuf. Je suis quasiment sûr d’être certain que nombre d’entre vous sont venus un jour ou l’autre enrichir de leur prose un débat en ligne. Bien que ces derniers entraînent le même genre de fausses interprétations que les Emails, les forums rajoutent une couche au dilemme en permettant à des voix anonymes de se cacher sous le voile d’un pseudo également anonyme. La communication électronique est susceptible de mé-compréhensions et peut entraîner de rapides escalades des hostilités.

Ayant passé pas mal d’années à lire et à poster des messages dans différents forums, je suis assez familier avec le décalage existant entre mes pensées telles que je les poste et leur interprétation par mes semblables une fois qu’elles sont en ligne. 
Ce ne sont pas seulement mes mots puérilement sortis de leurs contextes, mais le fait que je rende le même genre d’injustice aux auteurs des posts précédant le mien. Pourquoi est-ce que je me sens obligé de juger un inconnu en me basant simplement sur une de ses déclarations flottant dans l’immensité du vide cybernétique ? 
Je pense que la réponse réside en chacun de nous mais est parfois un peu obscurcie entre notre besoin de communiquer et de nous faire entendre et l’anxiété et l’abattement issu du fait de la prise de conscience de la trivialité et de l’ineptie de ce moyen de communication dépourvu même d’un semblant d’intimité.

Parfois, la frustration associée à ce manque de clarté dans l’expression est si grande que nous nous flagellons mutuellement tels des Zorros cinglants à grands coups de fouets. Je sais que je m’en suis moi-même rendu coupable en maintes occasions. 
Certains expliquent que c’est comme si nous pouvions dire au monde entier ce que nous ressentons, et en nous créant un nom d’écran nous pouvons le faire en toute impunité, et que les gens sont beaucoup plus volubiles lorsque leur identité est cachée.

Nos réserves personnelles ont tendance à fondre en l’absence de responsabilité et nous laissons alors libre cours à nos démons. 
Il est vrai que nous vivons dans une société basée sur la liberté d’expression, et certains sujets, bien que valides et sérieux, seront abordés avec plus de sécurité s’ils le sont sous couvert de l’anonymat – remember Salman Rushdie là… - mais nous devons veiller à ne pas abuser de ce manque de responsabilité dans la poursuite égoïste d’une autosatisfaction personnelle.

Ils sont déjà suffisamment nombreux ceux qui manquent déjà de respect à tout le monde même dans la rue. Si nous ne faisons pas gaffe, nous courons le risque de ronger un peu plus les liens fragiles qui nous unissent au travers de l’anonymat du Net.

1 mai 2008

314. C'est férié, π c'est l'printemps: Un peu de poésie!


Nucléus

La pulpe de tout fruit n’est rien qu’une chemise
Empreinte de nectar pour mieux vous épater,
Et le noyau caché des prunes, des cerises
N’est qu’orchestre dans l’œuf de toutes vanités.

O ma stupidité, mon erreur, ma bêtise !
Pourquoi m’être soumis à la chair enchantée,
Détourné vos regards du centre d’intérêt
Quand la pulpe du fruit n’était que ma chemise ?

Bourgeon, fruit défendu, arbre de vérité,
Métamorphose innée de mon âme insoumise
Qui se veut dénudée de cette chair exquise
Engorgée de nectar pour mieux vous appâter.

Mais en fin de saison, quand soufflera la bise
Et que l’homme ou les vers m’auront désincarné,
Je concevrai alors ma vraie futilité,
Moi le noyau caché des prunes, des cerises.

Je ne reproduirai qu’un brin d’éternité ;
Quand bien même ombrerais les plus hautes églises,
À la sève ordonnant de monter à ma guise ;
Chef d’orchestre jouant toutes les vanités
!

29 avr. 2008

313. Comedia d'ell arte


On est devenus les sous-produits d’un mode de vie devenu une obsession et ils l’ont bien compris.
J’ai bien quelques scrupules à venir vous déranger ainsi pendant votre quête de vérité, mais je crains que ça ne fasse partie de mes devoirs. Voyez-vous, j’en ai raz le cul, raz le cul, raz le cul. (Disons que j’en ai simplement et au bas mot plutôt raz le cul…)


Alors puis-je reposer ma tête fatiguée sur vos épaules ? Ce serait tellement réconfortant…
Penché sur ma salade de tomates baignant dans une flaque d’huile d’olive d’où me zieutent les yeux immobiles d’un vinaigre de Jerez, je me sens hypnotisé par la voie mielleuse de PPD et les répliques soporifiques de son vis à vis. C’est marrant, mais chaque fois que je les regarde, ils me font le même effet qu’à la nuit des Césars : On distribue des Légions d’Honneur ou des Médailles du Mérite à des comédiens ou des chanteurs, alors c’est à se demander pourquoi qu’on distribue pas des Molières à nos politiciens ?

C’est vrai quoi, la plupart des hommes de pouvoir sont des enculés de malfrats de première dans leurs phases évolutives, mais arrivés en haut des marches, en général, on les décore. (On se prépare pourtant à la jouissance du siècle mais le moment venu, elle a toujours un goût de fèces d’albatros).

Mais pas besoin d’atteindre la fin de la première scène pour deviner que l’humanité les gêne aux entournures. Le narcissisme et la paranoïa sont les deux faces d’un même sentiment d’importance de soi. Alors ça sert d’être comédien parfois, ça permet de créer de diversions, d’émettre des hypothèses intéressantes. (De calmer Ducon et de faire méditer Dugland). Le ton, l’assurance, tout est là dans le fond. Mais allez savoir s’il n’y a pas d’entourloupes, quelques facilités de discours, ellipses abusives, flous trompeurs, escamotages indignes de leurs talents et de ma perspicacité ?

Ils font la pluie, le beau temps mais quand ils se retrouvent sous le déluge, ils se disent ‘Nom de Dieu, j’suis mouillé !’ Alors comme par enchantement, ils déploient leurs pépins, ça fait longtemps que les tordus de leur espèce, tous partis confondus, ont relégué toute préoccupation qui n’est pas immédiate au rang des accessoires. Et les lendemains qui en rajoutent trois couches avec les réactions des ‘amis’ politiques qui ne sont que de vils flatteurs. Mais qui savent admirablement flatter. Leurs chefs comme leurs propres égos. Tellement raz le cul que ça me remonte à la glotte… mais bon, je vais pas continuer à solfier plus longtemps là-dessus que vous ne pouvez écouter la sonate.
A ciao bonsoir, ze show must go on....

24 avr. 2008

312.Tournons carré


Il y a deux jours sur Canal, ils passaient “Jesus Camp”. Un reportage sur les évangélistes américains. Hey, mais c'est qu'ils sont dangereux ces allumés, et en Afrique ils sont partout. Je pouvais pas laisser passer ces conneries sans sourciller du cul, donc je m’envoie On Air :


Musique d’intro nuagueuse
Votre Révérend préféré: Bonjour tout le monde et bienvenue dans l’émission de votre Révérend préféré vous savez qui. J’espère que vous êtes en forme pour une nouvelle journée d’évangile, de parole littéraire littérale, la parole de Dieu toute droit tirée de la Bible, telle qu’on vous la sert chaque jour dans ‘Paroles de Phocu, le seul et unique programme de radio purement chrétien en ce bas-monde. Mais avant de prendre vos appels, je vais commencer par les e-mails, celui-ci nous vient d’un jeune auditeur de Neuilly sur Seine, et il demande :
"Cher Révérend, devons nous réellement croire que Moïse a écarté les bords de la Mer Rouge ? Je veux dire êtes vous vraiment sûr d’être certain qu’il ne l’a pas traversée en empruntant une sorte de banc de sable, ou peut-être une route inconnue qu’on ne voit pas sur Google Earth ?"
Votre Révérend préféré : Voyons cher auditeur, Dieu nous a donné sa parole. Et si sa parole nous dit que c’est arrivé, alors ça s’est passé comme c'est écrit, alléluja ! Louons le Seigneur, amen ! On ne peut pas se permettre de choisir les versets qui nous plaisent ; ce sont les lois de Dieu, chacune doit être interprétée littéralement. Au pied de la lettre ! Pas d’exceptions pour les incultes de Neuilly ! Si le livre saint nous dit qu’il y eut un buisson ardent, alors il y en eut un et ça sentit le roussi! Mais voici notre premier appel et il nous arrive de Gwened dans le Morbihan. Allez-y monsieur, vous êtes le premier aujourd’hui et vous êtes en direct, comment vous appelez-vous ?
L’auditeur : Révérend Meltingpot, bonjour msieur, et que Dieu vous bénisse !
Votre révérend préféré : Alléluja ! Nous avons un confrère en ligne avec nous sur ‘Paroles de Phocu’. Posez votre question, mon frère !
L’auditeur : Mangez-vous du porc?
Votre Révérend préféré : Du porc ???
L’auditeur : Oui, vous savez, la viande qu’on extrait des cochons ?
Votre Révérend préféré : Hem, oui, tout le temps, tenez, pas exemple pas plus tard qu’hier soir, je me suis tapé deux saucisses de Morteau.
L’auditeur : Et jeûnez-vous pendant le Yom Kippour ?

Votre Révérend préféré : Jeûner ? Vous voulez dire ne pas manger ?
L’auditeur : C’est ce que jeûner veut dire. Le faites-vous ?
Votre Révérend préféré : Sûrement pas, je mange comme d’habitude.
L’auditeur : Il y a 6 autres jours dans l’ancien testament où l’on nous demande de jeûner. Ne respectez-vous pas le jeûne ces jours-là ?
Votre Révérend préféré : Non, assurément. Je mange à ma faim et tous les jours comme le font tous les bons chrétiens qui se respectent.
L’auditeur : Pouvez-vous me dire dans quel verset du Nouveau Testament le Christ nous a demandé d’ignorer les lois de l’Ancien ?
Votre Révérend préféré : Ah, non, je ne vois pas non.
L’auditeur : Isolez-vous votre femme et vos filles durant leurs menstruations ?
Votre Révérend préféré : Durant leurs quoi ???
L’Auditeur : Chassez-vous votre femme et vos filles hors de chez vous, ou les isolez-vous dans une pièce interdite aux hommes lorsque leurs règles anglaises débarquent ?
Votre Révérend préféré : Et pourquoi Diable est-ce que je ferais ça ?
L’auditeur : Parce que vous pourriez entrer en contact avec elles tandis qu’elles sont impures.
Votre révérend préféré : Impures ? Insinuez-vous que ma femme soit sale ? Où donc est-il écrit une telle pareille chose dans la Bible ?
L’auditeur : Essayez donc le Lévitique 15:19. Mais dîtes-moi, quand ses règles sont terminées, votre femme offre t’elle deux tortues et deux colombes à son pasteur ?
Votre révérend préféré : Absolument pas, je le saurais, je suis son pasteur. C’est totalement ridicule. Mais où donc avez-vous donc été pêché un truc pareil ?
L’auditeur : Toujours dans le Lévitique, du 15 :29 au 15 :30.
Votre révérend préféré : Le Lévitique ? Et qu’est-ce que c’est que c’te truc ?
L’auditeur : Un texte de l’Ancien Testament, juste avant le Deutéronome.
Votre révérend préféré : Soit. Mais c’est sûr qu’elle ne fait aucune de ces conneries.
L’auditeur : Ainsi, vous mangez du porc, vous n’isolez pas vos femelles quand leurs anglaises débarquent, et votre femme ne vous offre ni tortues ni colombes quand ces dernières rembarquent, correct ? Je suis vraiment curieux, car j’ai tout un tombereau de questions de ce genre à vous benner.
Votre révérend préféré : N’y pensez même pas, ce serait grotesque !

L’auditeur : Alors vous maintenez toujours qu’il faut vous interpréter la Bible littéralement ?
Très looooooongue pause....

L’auditeur : Allo, allo, révérend, vous êtes là ? Allo ? Allo, y'a quelqu'un...???

L’extrait d’humour noir et de philosophie satyrique que vous venez de lire vous a été offert par ‘Paroles de Phocu’ qui peut-être un jour reprendra ses émissions si Dieu ressent le besoin de se marrer.

22 avr. 2008

311. Bonnets de bain et blancs bonnets


Je doute sceptiquement d’être tout à fait sûr d’être certain qu’un grand nombre d’entre vous se soient suffisamment enfoncés dans la décrépitude et l’avachissement pour se souvenir de ces nénettes en complet attirail osant braver les interdits comme les éléments afin de venir mouiller le bas de leurs gambettes du côté de Deauville.

Aujourd’hui, puisque quelques ficelles de designers et autres lanières de créateurs branchés suffisent à l’élaboration de strings se faisant passer pour des maillots de bain, il me semble difficile d’imaginer – mais peut-être avez-vous vu Mort à Venise de Visconti ? - ces primates d’antan descendant les marches du casino en se trémoussant l’arrière train dans ce genre d’attirail.

Mais pour nombre d’entre elles à cette époque bénite dont je rêve encore - j’ai toujours eu une prédilection pour la dentelle et les z'années précédant celles qu'on dit folles - , les corsets faisaient partie de la routine vestimentaire quotidienne. Mais quelle galère ce devait être pour éviter les sacs de nœuds ! 
Et tout ça soulève fatalement tout un tas de questions existentiellement gyroscopiques comme universelles dans mon cerveau en ébullition : Pour qui donc se nippent donc ma louve d’amour et ses consœurs ? 
Choisissent-elle leurs atours pour que je les remarque ? Pour allécher par leurs divines rondeurs si sulfureusement voilées l'appétit insatiable de mon vilebrequin? Ou par pure compétition avec les rivales potentielles du voisinage ?

Ouais, ben je suppose que ça ne regarde qu’elles - et vos intentions les filles - à mon égard. Je vais sûrement pas tenter de répondre à ça dans l'espace ridicule que l’enfoiré qui gère ces pages consent à me prêter dans ce Blog merdique sans queue ni tête.
Trop compliqué, trop complexe, et franchement, ce putain de truc en dentelle qui s’effiloche me taraude les côtes et il serait plus que temps que je passe une taille au dessus.

21 avr. 2008

310.Pastorale


On raconte qu’enfant, Sébastien, Petit Jean pour ses intimes, adorait la nature. Qu’il se sentait attiré par les bois et collines. Qu’il adorait se balader et se perdre par monts et par vaux. Que cette attraction commença dès sa plus tendre enfance.
Un matin, dit-on, il s’éveilla sous un printemps resplendissant au travers des carreaux, arbres fruitiers en fleurs, libellules sur la vitre, campagne teintée de toutes couleurs, oiseaux voletant tout autour des jardins.

Petit Jean ne put résister. Il ouvrit la fenêtre et s’en fut courir au loin dans les prés, au milieu des papillons virevoltant en dansant au dessus des luzernes.

Ses parents l’appelèrent, mais Petit Jean continuait à courir.
Ses frères lui crièrent de revenir, mais Petit Jean courait et courait encore.

Les paysans aux champs, hurlant aux loups et le voyant s’éloigner en direction des bois sombres, l’appelèrent eux aussi, mais Petit Jean n’en avait que faire.

On raconte que ce fut la première fugue de Bach.

20 avr. 2008

309.Ni mat ni brillant


Je me suis récemment penché sur l’anonymat qui prévaut sur l’internet. Tellement en fait, que ce Blog que vous avez sous les yeux est né, en partie, du désir d’exprimer mes pensées avec plus de responsabilités liées à elles.
Je pourrais bien sûr vous dire que je suis fatigué du manque d’intimité inter-personelle qui nous est imposé au travers de pseudos et de comptes d’utilisateurs, d’adresses mail cachées et de profils vierges ou qui n’ont pas de sens quand ils ne sont pas tout simplement élaborés dans l’unique but de faire fantasmer l’assistance. 
Mais vous le savez probablement déjà, petits fûtés que vous êtes!

Nous nous délectons dans notre liberté de penser, mais souffrons d’une profonde anxiété au simple soupçon qu’une personne représentant un tant soit peu de responsabilité ou de pouvoir sur nous puisse être au courant. C’est mon cas. Parfois. De plus en plus, rrrontudjuuu.

Alors on crée des facsimilés élaborés de nos personnes, nos noms disparaissent, puis nos photos, on se crée des avatars – parfois destinés à éblouir les petites pisseuses. Nous exposons toujours nos vérités mais nous le faisons en tant que fantômes, costumés en cavaliers de la nuit. Comme le chantaient les Allman Brothers, (contemporains de Lynyrd Skynyrd et aussi rebelles que ces derniers), ‘we run to keep on runnin’, cuz we ain’t goin’ to let’em catch us’.
Y’en a même qui passent tellement de temps à protéger leur graisse ou leurs identités en ligne qu’ils perdent de vue la réalité essentielle de leur présence sur le net : communiquer. Certains d’entre vous s’écrieront que c’est hors de propos, comment la personne qui connaît votre identité peut-elle avoir une quelconque indication sur le sérieux ou non de mes propos ?

En étudiant cette question d’un point de vue métaphorique, imaginez que la matière première de notre communication soit représentée par un mémoire ou par une thèse. Qu’arriverait-il si nous soumettions aux comités universitaires la même thèse sans citations, sans références aux travaux d’autres auteurs et signées ‘auteur inconnu’ ?

Ah! Je vois bien que vous commencez à présent à comprendre où que je veux en venir. En choisissant de fuir nos responsabilités en nous cachant derrière un masque numérique, nous perdons toute substance que nous pourrions autrement être capable de dispenser. 
Nous nous rendons le pire service en refusant de valider nos propres mots.

Bien qu’il soit clair qu’il existe des millions de personnes fréquentant les adresses de messagerie et les forums, élaborant des Blogs et déversant leurs joies et leurs rancœurs sur des journaux en ligne ou des sites Web tels que MySpace…, il y a un décalage entre dire ce qu’on pense et l’appropriation de ces mêmes pensées. 
De multiples façons, avoir une opinion en ligne et revendiquer cette opinion, c’est comme voter pour cette opinion aux yeux de tous. Même si c’est une perspective terrifiante, n’est-ce pas là notre responsabilité ?

Pas seulement envers nous-mêmes mais envers tous ceux avec qui nous partageons cette planète ?
Qui sait, peut-être pouvons nous changer le monde, mais nous devons avoir le courage de lever les mains et de gueuler ‘Hey, regardez-moi, je vous pisse à la gueule ! »

Note de la Rédac: Pour sa tranquillité personnelle, notre collaborateur a préféré garder l'anonymat.

16 avr. 2008

308.Anonymat, quand tu nous tiens...


Pour changer de sujet – un tout petit peu comme d’habitude - , une radio FM culturelle nationale (dont je tairai le nom de France Culture pour l’instant) a, peu avant mon départ pour le Nigéria, diffusé une émission centrée sur l’impact des réseaux sociaux et sur l’impact de l’internet sur ces derniers. Au cœur des sujets discutés se trouvait la menace provenant des employeurs explorant des sites tels que My Space, Yahoo 360 et Google à seule fin de compiler des informations sur la vie privée de leurs employés ou de leurs hypothétiques postulants.

Pas seulement afin de savoir ce que nous postions ou publiions, mais sur la nature de nos aficionados, ce qu’ils ou elles sont, et quels genres de commentaires ils laissaient traîner sur nos carpettes. Le but du truc étant qu’en étudiant les interactions périphériques, une image plus claire puisse être dégagée de la nature d’une personne.
Pour compliquer les complications, vous pourriez vous-même être un ou une travailleuse social(e). Peut-être même une future thérapeute, qui pourrait le dire sans être sûr de pas se tromper ? 
Dans ce domaine, on peut rapidement se faire un()e ennemi(e) ou deux sous forme de client(e)s, ou patient(e)s mécontent(e)s, quel que soit le terme employé. Si chacune de ces personnes était capable d’accéder à des informations de nature privée vous concernant, elles pourraient faire de votre vie un véritable enfer.

En réponse à de telles attaques, il est bien sûr tout indiqué d’écrire sous un pseudo, de masquer sa photo et de n’autoriser les commentaires qu’aux seuls initiés de votre connaissance. On ne sait jamais quand une personne telle que… euh… moi par exemple va soudain passer par chez vous et lâcher une bombe sale issue des confins de la galaxie dans votre espace clients !
Aux premiers pas de ce blog, je me montrai assez critique envers cette stratégie défensive. Je me ressassais la rhétorique du « Faut que je soit honnête » et je mettais personnellement en garde mes futurs lecteurs au travers d’une constitution signée de mon véritable patronyme. 
J’étais tout émoustillé par mon besoin de représenter qui j’étais vraiment quelles que soient les circonstances. Je veux dire, si quelqu’un ne ressentait pour moi ni l’amour et la fascination de Cristalle B ni ne souhaitait s’associer à moi à cause des mes sensibilités sociales ou politiques, mieux valait les prévenir tout de suite immédiatement dès le départ avant que ça ne tourne au vinaigre plus loin ! 
Parce que dîtes-moi, jusqu’à quel degré pourrions nous être des éléments productifs heureux dans un scénar où nous nous autocensurerions à seule fin de nous faire accepter ?
A partir de là, notre réalité serait marquée par le besoin de conserver les apparences. Éventuellement pourtant, je commençai à comprendre le besoin de le faire quand j’appris que des armateurs et des directeurs de sociétés pétrolières employant les navires que je commande– certains d’entre vous connaissent mon domaine aquatique professionnel de prédilection - avaient exploré mon Blog. Ça devenait alors un problème de sécurité familiale et de survie plus qu’autre chose.

Alors peut-être devrions nous faire attention à ce que nous mettons en ligne. Que ce soit demain ou au prochain millénaire, il existe une probabilité distincte que ça s’y trouve encore, en archives, et cela pourrait même influer sur la vie des petits enfants de nos descendants, avec leurs recherches génétiques sur les antécédents familiaux et la future carte d’identité à mémoire ethernelle
On peut choisir de voir ça négativement… ou nous pouvons vivre avec de façon constructive ! Maintenant que j’y pense, ceci implique t’il que nous soyons des auteurs légitimes, ici, maintenant ? Quelle étonnante opportunité nous avons, en tant que blogueurs, de pouvoir faire bouger le monde, ici, à cet instant présent. Ne serait-ce qu’un tout petit peu.

Depuis que j’ai débuté ce blog en 2005, j’ai posté plein de trucs sur l’anonymat, la censure et mes peurs du monde tel que l’a décrit Orwell. Mais merci à cet outil, je repositionne petit à petit mes dispositions vers un dialogue plus candide. 
Quand je pense à cet étonnant outil mis à notre disposition, au travers lequel nous pouvons crier nos vérités, qu’elles soient bonnes o mauvaises à dire, et où nous pouvons partager de courts instants de ce qu’est la vraie vie, ici, maintenant…, ça me rend euphorique.
Aux chiottes les flics de la pensée !

15 avr. 2008

307: Je vous félicite pas


Je viens d’apprendre, grâce à my Space, qu’un mec que je connais même pas va bientôt se retrouver la bague au doigt. Pendant que je scrutais son mûr virtuel parsemé de mots de félicitations, je me dis en moi-même, merde, faut-il que j’en rajoute ? 
Ben non, finalement, je me suis dit ‘Merde alors, et pourquoi que je devrais le féliciter ? 
A-t’il grimpé l’himalaya ? Niqué la Rolex à Sarko ? Sauvé le monde? Soigné un chat souffrant? Hébergé un SDF? 
En fait non, rien de tout ça ni rien qui s’en approche, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Rien qui ne mérite mes félicitations en fait. Assurément, si ce même mec pouvait passer une journée entière sans utiliser un seul gros mot, là je dis pas, putain de bordel de merde, et vous, vous en pensez quoi, bande de moutons de merde issus de Panurge ?

Tout ça m’a fait cogité sur les félicitations de merde qu’on nous a appris à distribuer en société :

Félicitations pour votre nouvel emploi – C’est vrai, toutes mes félicitations pour votre nouveau travail dans lequel vous dilapiderez votre vie, où vous passerez votre temps avec des collègues que vous n’aurez pas choisis(ies), derrière une table dans un petit box où vous perdrez des cheveux et prendrez du poids, où vous allez haïr vos supérieurs et où vous attendrez la fin de journée afin de vous enfuir le plus vite possible rejoindre vos embouteillages, où… 
Non, non et non ! La prochaine fois que je féliciterai professionnellement un inconnu, que je le connaisse ou non, c’est quand il ou elle aura trouvé le courage d’accrocher son/sa pédégé cul nu à un lampadaire après l’avoir profondément sodomisé(e).

Félicitations pour la naissance de votre marmot – C’est vrai, félicitations pour avoir dé ou redécouvert le sex appeal de votre partenaire et y avoir trempé votre outil assez souvent pour qu’elle se retrouve en cloque. 
Félicitations, c’est ce que fait la race humaine depuis qu’Adam a tringlé Ève mais quelque part, votre morpion est vraiment différent et ça mérite des félicitations. Les seules félicitations que vous pourrez m’arracher pour la naissance d’un nouveau petit, c’est quand il sortira du ventre d’un homme, alors là oui, la, ça méritera toutes mes félicitafellations.

Félicitations pour votre nouvelle maison – C’est vrai, félicitations pour avoir eu le courage de passer par une agence et/ou vous être offert les services d’un architecte, avoir surfé pas mal de temps sur l’internet à la recherche de votre nouveau toit. Quelle réussite, quel putain d’accomplissement ! 
Merde, on en arriverait presque à croire que c’est difficile de se payer une baraque ou des trucs comme ça… Mais non, suffit de savoir lécher les bonnes fesses, c’est tout. Savez-vous au moins combien qu’il y a de maisons rien que dans l’hexagone ? Moi je le sais, et y en a tout plein, même si j’en ai sûrement oubliées quelques unes. 
Mes seules félicitations iront à ceux qui les auront de leurs mains eux-même construites avec de la boue et des rondins sur les cendres fumantes de l’Elysée ou de la Radio-Télévision.

Bon, je sais que tout ça ne fait que trois exemples, mais vous pouvez déjà renifler où je veux en venir avec cette merde. Pourquoi la société nous a-t’elle inculqués l’art de distribuer ces félicitations à tous les vents ? 
Est-ce une coïncidence que ces trois types de félicitations soient en relation directe avec le fait de vous sédentariser pour que vous n’alliez pas voir ailleurs, de reproduire d’autres vous-mêmes pour que cette folie continue, même si c’est pour peu de temps et de vous endetter pour mieux vous tenir ? 
Non et je vais vous dire pourquoi : Les trois trucs que je viens de décrire font de vous de meilleurs citoyens, de plus gentils membres de la société et vous mettent en mode passif jusqu’à la retraite. Trois points, c’est tout.

De toutes manières, les félicitations à deux balles, je m’en tape. Je vais rempocher les félicitations que je pensais envoyer à ce malheureux. Je les lui renverrai dans quarante ans s’il prend toujours soin de son autre lui tandis qu’il se la coltine en chaise roulante avec sa sonde urinaire scotchée à la jambe droite.

14 avr. 2008

306.Out of Africa


M56 is back in town. Retour du Nigéria, amigos. Et tout entier. 'Tain, incroyable, finis les plats épicés, le nyam et le gari. Du mal à retrouver mes marques tout d'même, mais bon, Marylou est aux fourneaux alors dîtes-moi, y a-t'il matière à m'inquiéter ?

Réminiscence des Traditions

Ève introduisit,
Apocaliptik'ment,
Une tranche de pomme
Dans la gorge d'Adam.

Belle mère inséra,
Criminellement,
Un quartier d'pomme d'api
Dans l'gosier de Blanch' Neige.

Ma louve me prépare,
Amoureusement,
Un boudin noir aux pommes.

Devrais-je m'inquiéter ...
Et sceller mon buffet ?
Et fermer mon clapet ?
Ou tailler au McDo ?