Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!
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20 avr. 2022

609. Trilogie Hold Up-On-Out: Décryptage d'un génocide



La Trilogie
HOLD-UP - HOLD ON - HOLD OUT 

HOLD UP (2h47m)
Hold-Up : Retour sur un chaos est un film documentaire indépendant conspirationniste français sorti le 11 novembre 2020 sur Vimeo. Il est produit par Pierre Barnérias, Nicolas Réoutsky et Christophe Cossé. Il met d'abord en avant des controverses autour de la pandémie de Covid-19 telles que l'utilité des masques, du confinement, des traitements comme l'hydroxychloroquine, pour développer dans une seconde partie la théorie d'un complot mondial qui aurait créé la maladie à coronavirus 2019 pour éliminer la moitié de l'humanité et asservir les survivants.
Malgré l'arrêt de la diffusion sur Vimeo, le film est partagé de manière virale sur les réseaux sociaux. Les médias et les universitaires critiquent quasi unanimement son "conspirationnisme", du fait des nombreuses "fausses" vérités vérifiables et vérifiées qu'il contient et de ses conclusions "complotistes". Il participe à ce titre à la réinformation sur la pandémie de Covid-19.

HOLD ON (2h30m)
La suite du film documentaire de Pierre Barnérias sur la crise COVID ( Full HD )
Après Hold up, voici le 2ème volet de la trilogie Hold Up, Hold On, Hold Out de Pierre Barnérias.

HOLD OUT (2h24m)
HOLD OUT 3ème et dernier volet de la série de Pierre Barnérias sur la "Plandémie" Covid 19
Censuré sur Youtube. Après le détonnant HOLD UP puis le révélateur HOLD ON, voici donc HOLD OUT, le dernier volet de la trilogie d’enquêtes réalisées par le collectif de journalistes indépendants CITIZEN LIGHT.
Ce 3ème et dernier volet de la trilogie est réalisé par CitizenLight, un collectif citoyen de journalistes indépendants.

Pierre Barnérias est journaliste, réalisateur et directeur de la photographie, connu pour ses documentaires courageux sur des sujets trop peu médiatisés ou trop peu débattus dont l'incontournable et l'historique documentaire Hold-Up, sorti en 2020 et qui sera à la une des médias pendant plusieurs semaines et qui aura même un écho international. D'origine bretonne et auvergnate, issu d'une famille nombreuse, Pierre passe tout d'abord une maîtrise de droit privé à l'université Panthéon-Assas et, après un grave accident, il intègre l'école européenne de journalisme de Bruxelles. Journaliste depuis 23 ans, Pierre BARNERIAS a travaillé aussi bien en presse écrite qu'en radio et télévision. Lors d'un travail sur le terrain, il a découvert quelques conflits, comme la guerre en ex-Yougoslavie, la guerre du Golfe et l'Irak. Il a aussi présenté les journaux d'information, notamment sur France-Info puis sur RTL2 (rédacteur en Chef). Ouest-france, France 3, TF1, LCI, France 2, France-info, Europe1, sont ses anciens employeurs. Il a produit et réalisé une cinquantaine de documentaires et magazines dont certains ont été primés dans des Festivals Internationaux. Il souhaite apporter une information positive qui donne envie d'agir, une information nouvelle qui nous donne des clés pour comprendre notre monde, et d'une façon générale l'histoire des religions.


À voir ou à revoir


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2 juil. 2021

513. Bienvenue à Gattaca


Qu'est-ce c'est quoi que l'ingénierie génétique après tout, sinon de la chirurgie plastique préventive ?
Balancez là-dedans une pincée de santé parfaite, un QI d'enfer et une durée de vie à rallonge et vous obtenez le "Brave New World", le "Meilleur des Mondes" de Huxley, dans lequel les nouveaux-nés OGMisés Alphas héritent de la planète tandis que les autres lettres de l'alphabet grec sont réduites à l'état de travailleurs de seconde zone, d'employés bas de gamme et de subalternes sous-baltringues.

Bienvenue à Gattaca est un des films de Sci-Fi les plus smarts et les plus provocatifs qui soient, un thriller avec des idées derrière la tête. Son héro est un mec qui lance un défi au système de son époque. Vincent (Ethan Hawke) a été conçu et est né à la bonne vieille franquette du 20ème siècle, et ses tests génétiques dévoilent qu'il est myope comme une taupe, qu'il aura des problèmes cardiaques et une espérance de vie au ras des pâquerettes. C'est donc un "invalide" et il travaille comme nettoyeur technicien de surface dans un centre spatial. 

Vincent, qu'a les boules, n'accepte pas son sort. Il ne l'a jamais fait. Étant gosse, il s'est confronté dans des compètes de natation sauvages à son petit frère Anton (Loren Dean) qui, lui, a réussi, a été conçu bio-génétiquement, a passé tous ses tests mais a pourtant besoin d'être sauvé de la noyade quand il veut faire son kek. Et pas qu'une fois mais le double de ce chiffre comme vous le verrez plus loin dans le film.
Maintenant Vincent a un rêve - un rêve merdique peut-être mais un rêve tout de même -, il rêve de devenir membre d'équipage d'une fusée partant pour une expédition vers Titan, la 14ème lune de Saturne.

S'étant acoquiné - probablement sur le Dark Web -  avec un trafiquant en ADN, il a fait un deal avec un certain Jérôme (Jude Law), qui possède tous les bons gènes modifiés mais qu'est paralysé suite à un accident. Jérôme rêve lui aussi d'aller dans l'espace et il va lui fournir les échantillons de son hémoglobine et de son urine ainsi que l'identité numérique dont il a besoin. Ainsi, d'une certaine manière, les deux pourront aller faire un petit tour dans le grand vide sidéral grâce à ce tour de passe-passe. Même si  ce sera que par procuration pour le bienfaiteur de Vincent.

Ce film est intelligent et palpitant - combinaison hasardeuse - ainsi que visuellement excitant. Le plateau de tournage principal est un vaste bureau où des programmateurs informatiques supérieurement OGMisés viennent bosser tous les jours, prenant place devant leurs rangées de bureaux PC comme dans La Foule de King Vidor ou dans le Procès d'Orson Welles. 
Pourquoi les sociétés humaines parfaites sont-elles si souvent dépeintes en rangées d'automates ? 
Serait-ce parce que la nature humaine se démarque par ses défauts ?

Vincent, sous le pseudo de Jérôme, se fait embaucher comme programmeur, fournissant ses faux échantillons génétiques et accède au rang des finalistes pour le saut dans l'espace.
La tension pointe son nez de deux manières. D'abord, il y a le risque que Vincent se fasse détecter; le bureau est minutieusement nettoyé tous les jours, et même un cil tombé par terre ou même entre deux touches de son clavier pourrait le trahir. 
Ensuite, y a le meurtre: Un des directeurs du centre spatial qui a émis des doutes sur le bien-fondé de l'expédition vers Saturne est retrouvé mort, et un détective (Alan Arkin) commence à éplucher tout le personnel pour dénicher des suspects.  
Est-ce qu'un croisement de données numériques arrivera tôt ou tard à dissocier Vincent le technicien de surface du pseudo-Jérôme, le nouveau programmeur fraîchement embauché ? 

Vincent se noue d'amitié avec Irène (Uma Thurman) qui travaille aussi au Centre mais qu'a pas réussi les tests pour l'espace à cause de quelques lacunes dans son muscle cardiaque. Ils sont attirés l'un par l'autre, mais la romance peut s'avérer dangereuse dans ce monde de brutes : Après avoir roulé une pelle à un homme, une femme peut tout à fait récolter un cheveu ou un échantillon de salive avec un PCR afin de tester les gènes de son compagnon d'un soir. 
Comme autres personnages significatifs, y a aussi le superviseur de la mission (Gore Vidal) et le négociant en ADN du début (Tony Shalhoub) "Tu pourras aller où que tu veux avec la double-hélice de ce mec sous le bras".
Double hélice qu'on retrouve d'ailleurs sous forme d'un escalier chez Jérôme.

Ethan Hawke est un bon choix pour le premier rôle, combinant les rêves agités d'un "enfant du bon Dieu" avec l'extérieur plausible d'une graine de laboratoire. Les meilleures scènes impliquent sa relation avec le véritable Jérôme, joué par Jude Law, amer mais aussi ravi de pouvoir foutre un doigt dans le cul du système qui l'a cloué au sol. Il est peut-être paralysé jusqu'à la ceinture, mais après tout, comme on le sait tous, on a pas besoin de jambes pour marcher dans l'espace. Mais faut pas avoir le vertige.
Son drame est en parallèle à celui de Vincent, parce que si l'un des deux se fait choper, il tomberont tous les deux.

La Sci-Fi dans l'industrie du cinéma s'est longtemps spécialisée dans les invasions extra-terrestres, mais le meilleur du genre réside dans les idées.  
À une époque on qu'on entend parler de brebis clonées, de croisement de tomates et de thon rouge et de chimères humano-simiesques, la science appliquée dans 'Gattaca" est théoriquement possible. Si des parents pouvaient commander, comme sur un catalogue Citroën, leurs bébés parfaits, le feraient-ils ? 
Tenteriez-vous votre chance avec les dés génétiques, ou commanderiez vous sa marque et son modèle chez Glurbloodz Genetics ? Combien de gens seraient-ils prêts à acheter les yeux fermés une bagnole tirée au sort dans tout le catalogue mondial des bagnoles disponibles ? Pas beaucoup, avouez-le ! Vous avez donc deviné la proportion infime et ridicule, je le suspecte grandement et tristement, de ceux qui opteraient pour les enfants naturels.

Tout le monde - les élus OGMisés je veux dire - vivra plus vieux, sera plus beau physiquement et sera en meilleure santé dans le monde de "Gattaca". Mais est-ce que ce sera aussi rigolo que dans l'ancien monde ? 
Y-aura-t'il des parents loufoques qui commanderont des gosses espiègles, rebelles, excentriques, créatifs ou, pourquoi pas, sodomites, transgenres ou pédophiles ? Allez savoir avec les fous qui traînent...
Ou des gosses beaucoup plus smarts qu'eux-mêmes ? Putain, dans Gattaca, y a un pianiste qu'a 12 doigts, essayez donc de le suivre sur une Rhapsodie Hongr Gattacoise... 
Vous avez pas l'impression d'être nés juste à temps ? Parce que à Gattaca, vous l'aurez compris si vous avez les gènes qu'y faut aux bons endroits, les critères d'embauche des corporations hi-tech et même moins tech passeront par le code génétique des postulants. 
Pour être dans les forces de l'ordre, faudra avoir les gènes de la soumission, de la violence et de l'obéissance, et ne pas posséder ceux de l'empathie, ce genre de trucs.
Ceux qui seront nés old-school - appelés dans ce film les "naturels", les "invalidés" ou les "dé-gèn- érés" se verront dirigés vers des tâches subalternes, vers la pauvreté, vers l'exclusion, la ségrégation, etc.
Quoi de plus normal pour un rêveur tel que Vincent de chercher à s'émanciper de ces lois terribles ?

Cette société hautement technologique que nous promet Laurent Alexandre, bien que très avancée culturellement, avec l'appel de ce que la science pourrait offrir de meilleur, des corps qui péteraient la forme et la santé, qui pourrait être en quelques sorte idyllique pour ceux dont les gènes et le corps seraient parfaits, serait un véritable cauchemar pour les "naturels". 
Et bien qu'à ce jour, ce genre de différentiation génétique soit encore officiellement illégal, rien n'empêcherait les recruteurs des employeurs de tester discrètement les postulants à un boulot (une poignée de main ou un gobelet de café offert pendant un entretien d'embauche). "Les naturels" seraient immédiatement écartés.

L'importance de l'ADN dans ce film est flagrante. Rien que le nom "Gattaca" englobe les quatre initiales des nucléotides de bases de l'ADN dans le génome humain: Guanine, Adénine, Thymine et Cytosine. Étant donné que ceux présentant des gènes parfaits sont préférés à d'autres, l'Agence, qui par là promeut la discrimination basée sur leur récent déterminisme génétique, met en fait en pratique l'eugénisme qui est un crime contre l'humanité. D'ailleurs, comme en parallèle au mot racisme, ce film utilise un nouveau mot crée de toutes pièce: le "génoïsme".

Ce film apparaît donc d'abord comme une dénonciation de l'"Eugénisme", ces pratiques qui voudraient améliorer les caractéristiques héréditaires de l'espèce humaine d'une manière délibérée et artificielle, puisque ça présuppose une intervention d'amélioration en même temps qu'une présélection de gènes considérés comme favorables, bénéfiques et une éradication de ceux pouvant s'avérer handicapants. Et c'est vrai que tout ça soulève un véritable problème éthique en regards de ceux nés de procréation traditionnelle à la fortune du pot, ces "invalides" dont les gènes ne seraient pas parfaits. Avec quelle légitimité pourrait-on barrer la porte des postes à responsabilité sous le prétexte que certaines vies ne sont pas à la hauteur simplement du fait qu'elles auraient certains défauts ?

En fait, ce film prouve que la perfection n'est pas synonyme de bonheur. Vincent met un point d'honneur à battre les chances qui lui étaient laissées et dénie tout ce qu'on lui a fait à la naissance, démontrant que la perfection, pour peu qu'on possède le choix et la détermination, n'a aucune valeur en soi, pas même dans la société qui a établi ces critères de valeur. En fait, Vincent, qui progresse - quoiqu'en enfreignant certaines règles -  a un frère génétiquement conçu qui ne progresse pas dans sa vie. Ce dernier a intégré la Police Criminelle mais il stagne professionnellement: il n'a rien à prouver, ni à lui-même, ni à la société. 
D'un autre côté, Vincent veut prouver que même en temps qu'"invalidé" ou "dé-gèn-éré", il peut atteindre au bonheur et peut rejoindre cette "Agence" qui pourtant ne lui aurait jamais donné sa chance. Le code génétique est un don en vérité. 

C'est pas le déterminisme qui nous mènera où nous souhaitons aller, c'est rien que la détermination.

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19 févr. 2021

472. MIB 5: La préquelle


... ouais, ben y avait ce film qui fit trembler d'effroi de nombreux palpitants vlà quelques années déjà. Peu importe ce que vous avez pu ou non en  penser. Vous devez le connaître. Sûrement. Des espèces de bestioles gélatineuses extra-terrestres qui s'accrochaient telles des sangsues entre vos omoplates et dont on ne pouvait se débarrasser, vous démarquant par une sale bosse tel un quasimodo de tout le reste de la chrétienté. J'aurais jamais cru en voir une vraie un jour. Ben j'avais tort. C'est cet enfoiré de Pierrot le Saligaud qui a déniché la première. 

Houla, un peu de patience. Je vais vous raconter.

Nous sommes des travailleurs SDF itinérants, vous pigez ? D'abord, vous devez comprendre que les travailleurs SDF itinérants sont pas exactement le type de personnes auxquelles vous pensez. 
Oh, je sais bien que la plupart des gens sont assez éduqués pour comprendre qu'un travailleur SDF itinérant travaille ici puis se déplace plus loin au fil des saisons pour trouver du  taf là où y en a, tandis qu'un vagabond traîne à rien faire de ses dix doigts sinon de se les croiser puis se déplace un peu pour se les croiser ailleurs, et qu'un clodo fait à peu prés la même chose mais reste sur place, mais vous trouverez toujours des gens assez ignorants pour nous traiter tout de même de clopinards.
Nous sommes des aristocrates. Oui, m'sieurs-dames. Si ça ne tenait pas qu'à nous, vous ne pourriez pas vous payer les petits luxes dont vous raffolez tant, les compotes à boire qui vous sustentent pendant vos exercices en salles de sport ou les bons millésimes qui égaient vos repas du dimanche. 
Oh, pas besoin de me croire sur parole - demandez aux experts du Forum Égocentrique Mondial, vous savez de qui je parle, là, ceux-là même qui se goinfrent une fois par an sur notre dos à Davos. Ils sont au courant: Sans les travailleurs SDF itinérants, la plupart des récoltes ne seraient jamais récoltées. 
Et si j'ai l'air d'utiliser un langage quelque peu prétentieux, ne m'en veuillez pas. Le fait d'avoir fait un bon bout de route avec Jacky le Savant améliorerait le langage de n'importe lequel de ses compagnons les plus ignares. Même malgré eux.
On est plus que tous les deux, mais nous étions quatre, voyez-vous ? On a fait la route ensemble depuis je me rappelle même plus quand, l'Europe, le Canada. Y avait donc le Savant, et aussi Pierrot le Saligaud, Sac de Jute et puis Johnny. 
Johnny, c'est moi. Rapport à ce que je connais et sais fredonner presque toutes les chansons de son répertoire. "Allumer le feu", "Quoi ma gueule ? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?" et beaucoup d'autres... Mais j'admets bien volontiers que vous puissiez ne pas le connaître dans le coin, même si ce mec a réussi à enregistrer à Nashville et à fourguer des tonnes de posters de  sa gueule en Harley sur votre Route 66.
Sinon, c'est marrant, les surnoms. Prenez Jacky, Jacky le Savant - il fut un vrai savant autrefois, professeur dans une université prestigieuse, renommée et tout, jusqu'à ce qu'il se mette à fricoter avec les bouteilles. Ouais, ben il a perdu son job, sa maison, sa famille, et sa réputation.
Un matin, il se réveille dans un fossé en bordure de périphérique à Paris, sans le moindre kopeck dans les fouilles et l'arrière grand-mère de toutes les gueules de bois entre les oreilles.
Alors il a pris une décision. Soit il conservait sa dignité humaine, soit il crevait. À ce moment là, la mort lui paraissait la chose la plus facile comme la plus douce à attraper, 
Mais ça prenait plus de tripes qu'il n'en avait pour se jeter dans la Seine avec une pierre ficelée autour du cou. Alors, il prit la route et tendit le pouce.
Une fois sa gueule de bois et sa tremblote réduites à peau de chagrin comme à un lointain souvenir, - et pour sûr qu'il avait tremblé au moins autant que les murs de Jéricho - il décida qu'il retoucherait plus jamais à une bouteille, que ce serait pour lui la meilleure des solutions. Alors il se mit à les ignorer. Il avait de la dignité. Sa dignité. Et il savait causer, alors quand je l'ai rencontré, lui et moi, on a décidé de faire équipe et un bout de route ensemble.
On a commencé par faire les foins en Auvergne. On a fait toutes les étapes en grimpant en altitude, de fermes en fermes, de plaines en puys
Puis on a taillé dans le sud où qu'on a rencontré Sac de Jute et Pierrot le Saligaud.
Sac de Jute tenait son surnom du fait qu'il portait jamais de godasses, qu'y pleuve ou qu'y vente. Il disait que des sacs de jute, enroulés puis bien ficelés autour des pieds et des mollets, protégeaient autant sinon mieux que des chaussettes et des chaussures, donnaient plus de liberté à ses mouvements et étaient plus confortables. Et cerise sur le gâteau, ils ne lui coûtaient pas un fifrelin: Suffisait de se baisser pour les ramasser sur les marchés après le remballage des maraîchers
En fait, vu que nous, on se servait en godasses et en chaussettes gratos à l'armée du salut, ou au secours catholique à 1 franc la paire, on aurait pu dire qu'il exagérait un peu. Mais bon, c'est un des codes de la route et des routards: T'évites de marcher sur les plates bandes de tes compagnons de route, ils piétineront pas les tiennes.

Et devinez pourquoi qu'on affublait Pierrot le Saligaud de ce sobriquet de merde ? Allez pas croire que c'est parce qu'il était vicelard ou un truc dans ces eaux là. Non, non, loin de là, il avait d'ailleurs horreur de la flotte. C'est parce que ce salopiot avait pas pris un bain depuis la fin de la guerre d'Algérie quand il avait été rapatrié du rif et rendu à la vie civile. Et il avait pas de plan pour en prendre un avant la fin du millénaire. 
Mais c'était un sacré bosseur, et personne n'aurait tenté quoi que ce soit de craignos en sa présence: Il faisait presque la taille d'un char Leclerc. Mais il était d'un calme Olympien.
Ah ouais, vous voulez aussi savoir pourquoi que je suis sur la route ? Ben, y se trouve que j'aime bien porter du poil sous le nez. Le problème, c'est que ça se faisait pas à l'époque, sauf si vous étiez une sorte d'artiste ou de magicien, genre Mandrake ou Raspoutine, ce que je suis pas. 
Vous savez, la désapprobation sociale et tout le tsoin-tsoin. J'ai jamais eu le courage de me la raser, alors j'ai pas taillé mes poils mais j'ai taillé la route. Tout le monde se fout de tout sur la route, alors ça me plut bien, et je me laissai pousser la barbe jusqu'au nombril. 
Comme les bikerz ou ZZ Top.

C'est pourtant agréable de porter la barbe. Ça fait des frissons lorsqu'on la caresse, ça fait tout chose de ressentir son soyeux lorsqu'on passe ses doigts entre les poils comme avec les dents d'un râteau dans la fleur de sel à la surface d'un bel œillet dans les marais de Guérande. 
En plus, la peigner, la brosser, en démêler les boules de poils et la lustrer vous tient tellement occupé pendant vos moments d'inactivité que le diable lui-même aurait bien du mal à trouver une ouverture pour vous faire faire autre chose de bien moins digne avec les doigts. 
Si vous me demandiez, j'irais presque jusqu'à dire que les rasoirs ont participé à la décadence de l'humanité. Et je suis prêt à parier que je suis pas le seul à penser ça. 
Montrez-moi donc un pèlerin qu'a pas laissé pousser ses poils une fois de temps en temps, même si c'était rien que pour quelques jours, et vous m'aurez montré un mec qui est plus concerné par la pression sociale que par son propre confort. 
Et montrez-moi z'en un autre qui dit qu'il adore se raser, et vous m'aurez montré soit un mec qui ment pire qu'un dentiste soit un maso qui attend avec anticipation ses rendez-vous chez ce genre de khmer rouge tentant de se faire passer pour une blouse blanche.

Mais assez parlé de nous autres. Maintenant, revenons à nos moutons. De retour sur Paris, on se mit artistes de rue. Saltimbanques si vous préférez. Je grimpais sur les épaules à Pierrot le Saligaud qu'était costaud comme un taureau, au pied de la fontaine des anges perdus de la Place Saint Michel, et je jonglais avec des balles - un couple d'italiens m'avait appris les techniques pendant la cueillette des melons à Cavaillon - pendant que le Savant et Sac de Jute faisaient tourner le chapeau. Ça rapportait bien, vous seriez surpris; ça nous permettait de payer l'auberge de jeunesse et même de mettre des sous dans notre pot commun sur un carnet de caisse d'épargne. On faisait aussi les terrasses du café de Flore et quelques autres. Des jours, on se faisait jusqu'à quatre mille francs ! 
Avec notre pactole, on décida de partir aux Amériques. On se fit faire des passeports, on acheta des sacs à dos et des duvets tous neufs, et quatre billets d'avion pour Montréal. Avec escale à Reikjavik parce que ça coûtait moins cher. Pour ça, on vida notre carnet de la caisse de l'écureuil et on transforma nos pépettes en travellers chèques de la First National City Bank au bureau de poste. 
Arrivés chez les cousins canadiens, l'immigration fut pas trop regardante vu que c'était la saison des touristes. On tailla tout de suite dans l'ouest parce qu'on voulait voir les Rocheuses et le Pacifique. 
On fit la traversée du continent d'est en ouest en sautant sur des trains de marchandises canadiens de la "National" et de la "Pacific" jusqu'à Calgary dans l'Alberta. Puis on continua en stop et en autobus jusqu'à la vallée de l'Okanagan en Colombie Britannique où, à ce qu'on nous avait dit, y cherchaient des cueilleurs de pommes. Des red Delicious. Miam. Super juteuses.
C'est là que se déroula le début de l'histoire, à Penticton, entre les chutes de l'Okanagan et Kelowna. 
Vous savez, si le Savant avait pas été là, y aurait probablement eu mort d'homme au sujet de cette "chose", au minimum on se serait séparés, car aucun des trois autres, moi inclus, n'aurait jamais eu assez de neurones pour démêler la pelote que je suis sur le point de vous dérouler.
Faut que je vous dise, Pierrot le Saligaud est un expert de la profite et de la ramasse. Ses yeux sont perçants, et il est sans cesse à la recherche du moindre objet vendable ou échangeable, même s'il en tirera pas plus qu'une poignée de cacahuètes. 
Une nuit, on est tous assis sous la véranda du bungalow dans lequel le patron - qui nous disait tout le temps de pas poquer ses pommes - nous logeait. Tranquilles devant un feu de bois, entrain de se demander si ensuite on allait partir plus nord du côté de Kelowna ou de Vernon pour cueillir d'autres pommes, ou plutôt plus sud vers Osoyoos et la frontière US pour cueillir encore d'autres pommes. Y a que des pommiers tout le long des deux à trois cents bornes que fait cette vallée. Et ça payait pas trop mal.
Le Saligaud, comme il en avait l'habitude, était parti à la recherche de trucs à dénicher, et à un moment, le voilà qui revient avec cette chose entre les pognes. Il la manipule comme si qu'elle lui brûlait les doigts, mais il semble tout content de l'avoir trouvée parce que, doit-il se dire, elle va bien se vendre ou se troquer. Alors il s'approche de moi et y'm'dit: "Hé, Johnny, combien que tu m'donnes pour ce truc ?"
- Dégages, tu pues !" je lui réponds, "Je te botte le cul si tu te barres pas."
Il a eu l'air franchement surpris que je lui réponde ça. Il me dit "Hein ? Je pensais vraiment que ça aurait pu te servir."
Je me lève. Et je lui dis, -  mais alors tout doucement, hein, et en faisant attention de pas  blesser ce géant à cœur d'artichaut, parce que je me dis que peut-être qu'il voulait juste blaguer - "Écoute, Pierrot - tu devrais le savoir depuis le temps, que je porterai toujours la barbe. Tu me fous la paix, maintenant ?"
Il s'éloigne, comme un chien battu en me jetant un regard en coin, puis il se dirige vers le Savant. Je me dis que ce dernier pourrait avoir un usage pour ce bidule, alors je tends l'oreille. Le savant réagit comme si on venait de lui présenter la gueule ouverte d'une murène devant les naseaux.
"Non merci, Pierrot, vraiment. Je me suis juré de plus jamais retoucher à ce genre de truc. J'espère que tu m'en voudras pas."
Ouais, ben pour une raison ou une autre, le Saligaud a pas l'air content, en fait il a vraiment l'air malheureux, mais bon, il peut pas s'en empêcher, alors il retente sa chance. "Hé, Sac de Jute, tu me donnes quoi pour ce -"
Il a pas le temps de terminer son offre que Sac de Jute lui cloue le bec. Comme un chat, j'écoutais juste d'une oreille discrète, mais je suis tellement surpris par la réponse de Sac de Jute que je ressens comme un truc se nouer dans mes tripes, comme si qu'une main quantique et ardente s'était téléportée dans le fond de mon fion pour me triturer les boyaux: " Et qu'est-ce tu veux que je foute d'une vieille godasse éventrée ? Tu sais bien que j'en porte jamais."
Pierrot le Saligaud regarde la chose entre ses mains, tandis que moi et le Savant, on s'est rapprochés, éberlués.
Le Savant regarde la chose attentivement et dit: "Dis-moi, Pierrot, jette donc encore un œil sur ce truc que tu tiens entre les mains et dis-nous qu'est-ce que tu vois."
- Ben quoi, c'est rien qu'un morceau de savonnette, ça se voit bien, non ? J'en ai aucune utilité, vous savez que je m'en sers jamais. Mais peut-être ben que l'un d'entre vous pourrait l'utiliser. Pourquoi que vous faites ces têtes d'abrutis ?"
- Du savon ?" je lui dis. "Putain, pauvre taré, je crois que t'as besoin de lunettes. Quand tu m'as présenté ce rasoir jetable tout ébréché, j'ai cru que tu te foutais de ma gueule. Maintenant je sais que c'est vrai."
Le Savant s'interpose, l'air excité. "Attend une petite minute, Johnny. À mes yeux, ce truc ressemble étrangement à une flasque de Jack Daniels. N°7. Celui que je préférais à une époque qui remonte à Mathusalem. Pour Pierrot, ça ressemble à du savon. Toi, tu dis que c'est un rasoir jetable, et Sac de Jute affirme que c'est rien qu'une vieille godasse. Tout ça ne vous intrigue pas ?"
- Je pense que c'est pas les bons champignons qu'on a dû mettre dans l'omelette," je marmonne.
-Exactement ! Dis-moi, Pierrot, qu'est-ce qu'il y avait d'autre là où tu as déniché ce ... bout de savon ?
- Rien d'autre qu'une vieille carcasse métallique toute rouillée. Trop lourde à emporter.
- Montre nous l'endroit !"
Alors, tous les quatre on a traversé le verger, et, aussi sûr que la Terre est plate, on tombe sur ce drôle d'objet par terre. À peu près aussi rond qu'une rondelle de saucisson, cinq ou six mètres de diamètre, pas loin d'un mètre d'épaisseur et recouvert d'une épaisse couche de rouille , et je dus vraiment me faire passer pour un taré à ce moment là, parce que j'ai hurlé quand j'ai vu six rasoirs jetables, des Bic en plastoc, en sortir par un orifice en se tortillant du bout du manche.
Le Savant hurla. "Attrapez-les, les gars, attrapez tous ces trucs !"
Ouais, ben Sac de Jute nous sacrifia celui qui emmitonnait  son pied gauche, et on y entassa une quinzaine de ces trucs. J'arrivai à choper quatre rasoirs jetables dont un coupe-choux pliant qu'essaya de se faire la malle en courant. Le Savant clama qu'il avait foutu deux flasques de Seagram et une canette de Molson dans le sac, Sac de Jute jura qu'il y fourgua trois godasses dont une vieille Santiag en peau de cochon et le Saligaud rien qu'une seule savonnette car l'autre lui glissa entre les doigts pour, nous expliqua-t'il ensuite, prendre la tangente en se faufilant dans un trou de taupe. On retraversa le verger en sens inverse, où le Savant tenta de nous expliquer son hypothèse sur ce mystère.
"Écoutez, les amis, imaginez que vous veniez d'une autre planète et que vous vouliez coloniser la Terre. Imaginez encore que vous soyez de petite taille et pratiquement sans défense face à des humains. Et pour finir, imaginez encore que vous soyez télépathes, avec non seulement la capacité de lire dans les pensées des êtres qui vous entourent, mais aussi d'y induire des hallucinations visuelles et tactiles. Comment vous défendriez-vous ?"
Une lueur commença à s'immiscer dans mon esprit mais j'osai pas la dire de peur de pas me tromper. 
Jacky le Savant continua sur sa lancée. "Si vous pouviez faire tout cela, vous vous donneriez l'apparence la plus dérisoire et inutile possible. Pour le Saligaud qui se lave jamais, vous vous donneriez l'apparence d'un morceau de savon. Pour Sac de Jute, celle d'une chaussure vu qu'il en porte jamais. D'un rasoir jetable à la lame émoussée, pour toi, Johnny, qui a juré de plus jamais te raser. Et finalement d'une belle flasque de Bourbon pour moi qui me suis juré de plus jamais toucher une goutte d'alcool. En d'autres termes, vous vous cacheriez sous l'apparence d'une imposture afin de vous assurer de ne jamais être ramassé par celui qui vous verrait, sauf par un quidam comme Pierrot le Saligaud qui, comme on le sait tous depuis des lustres, ramasse tout ce qu'y lui passe sous le museau pourvu que ça puisse se vendre ou s'échanger. Je pense, Pierrot, que grâce à toi, la planète va être sauvée d'une terrible invasion."
Le lendemain, on porta le sac de jute empli de ces trucs à la caserne de la Police Montée de Penticton. Le chef de station des Mounties ne vit dans notre sac que des choux de Bruxelles avariés, choux de Bruxelles qu'il avait en horreur depuis sa plus tendre enfance. Après moultes palabrages et quelques coups de fil qui s'éternisèrent, ils ne nous laissèrent pas repartir mais nous traitèrent avec les plus grands égards. Ils nous payèrent même des chambres dans le meilleur hôtel de la ville et la liberté de nous servir parmi les meilleurs menus. Deux jours plus tard, le ministre de la Défense canadien est venu nous voir, en personne et avec toute une délégation, et le surlendemain, des hauts-gradés de l'armée américaine nous ramenèrent avec eux dans leur pays. En hélicoptère.
Voilà toute l'histoire. On est toujours sur la route, tous les quatre, sauf que maintenant on travaille en paires itinérantes, toujours comme des SDF, chacune de son côté, pour le gouvernement de Washington. Moi et le Savant ici sur la côte ouest, Sac de Jute et le Saligaud sur la côte est. Et je sais qu'ils ont recruté d'autres paires pour les grands lacs, le sud et pour les plaines. 
Les "Men in Black", c'est comme ça que votre Président a nommé notre nouvelle unité, après avoir donné l'ordre de nous tailler des costards-cravates sur mesure. Là, y sont pas encore prêts mais on devrait pas tarder à les recevoir. C'est pour ça qu'on ressemble encore à des cloduques itinérantes.

Maintenant, monsieur le Gouverneur, je pense que vous comprenez mieux notre problème. Je ne vous poserai donc la question qu'une seule fois: Vous ou certains de vos administrés auraient-ils vu traîner sur le territoire de votre État des trucs vous semblant inutiles, qui ne servent à rien ou dont vous n'avez rien à secouer ? Si c'est bien le cas, nous aimerions bien y jeter un œil si c'est pas trop vous demander...

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3 janv. 2021

460. Inception

 

Inception ou comment planter une idée dans la tête des gens. Ce que je pense de ce film ? Plein de trucs.
Mais d'abord sur le film lui-même. Inception est vraiment un film impressionnant sur plus d'un aspect. Ce que je pense des points forts est probablement la même chose que la majorité de ceux d'entre vous qui l'ont vu en pensent aussi. L'histoire est prenante, l'intrigue bien faite, le script est méticuleusement écrit et le film est extrêmement bien réalisé.
Sur les jeux d'acteurs, il est intéressant de constater que Di Caprio a gagné en maturité comparé à ses rôles d'ado d' il y a vingt ans.
Sur la post-production, le rythme est bon pour un film de cette longueur, la qualité de la production est top et les effets spéciaux sont époustouflants. Dans la deuxième partie, je commençai à vraiment ressentir de l'affection pour les personnages et le désir de les voir sortir vivants du monde onirique dans lequel ils se sont plongés. 
 
Ceci dit, je ressens tout de même une espèce d'insatisfaction et de vide après son visionnage. Bien que le film soit impeccable en soi, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose. Au début j'arrivai pas à mettre le doigt sur quoi, mais ensuite j'ai  commencé à percevoir une réponse. J'ai pas de scrupules avec la logique du film lui-même. Ce qui me travaille, c'est plutôt la logique choisie par Nolan, son réalisateur. Par logique, vous pouvez aussi appelez ça prémisse ou hypothèse si ça vous fait plaisir, je fais simplement référence aux règles du rêve dans lequel on est plongés.
Si vous vous rappelez certain de vos rêves, vous avez dû noter que ces derniers peuvent échapper au lois du monde réel, du monde physique. Dans nos rêves, presque tout défie la logique, l'étrangeté y est souvent la norme (même si cette dernière possède sa propre symbolique), les choses sont fluides et les constructions se mêlent entre elles comme dans cet autre film "Eternal sunshine of the spotless mind", (2004).
Mes propres rêves ont aussi cette qualité vaporeuse, brumeuse. On dirait que Christopher Nolan, le réalisateur, a choisi une approche plus systématique, plus réaliste alors qu'il y a tellement plus de trucs avec lesquels il aurait pu jouer. 
À cause de ça, le monde onirique dans ce film parait beaucoup plus restrictif, ancré et structuré (aussi bien en ce qui concerne les règles qu'en ce qui concerne l'architecture et l'urbanisme) et de ce fait, il nous apparaît plus comme un monde réel greffé dans le monde des rêves. 
Sauf à part pour certains paradoxes structurels et autres défis aux lois de la physique telles que je crois les connaître, il y a pas grand-chose de différent entre les deux. En ne franchissant pas complètement les frontières du contexte onirique, il a quelque part démonté le but de la recherche d'un monde onirique contextuel.
Ceci dit, ce film est tout de même un chef d'œuvre. Prenez pas ce que je viens de dire plus haut comme une complainte. J'aime beaucoup Inception et j'ai dû le regarder six ou sept fois, je sais plus si c'est pas plus. Et je le materai sûrement encore pour tenter de comprendre ce que j'ai pas encore tout bien compris.

Voici toutefois, si ça vous intéresse, quelques points pouvant aider au développement personnel à tirer de ce film. Pas mal des situations que traverse Cobb (Di Caprio) et d'autres personnages sont le miroir de ce que nombre d'entre nous traversons dans notre développement personnel. Et bien évidemment, j'allais pas vous laisser moisir ici sans vous en faire part un tout petit peu.

1. Tout dans la vie débute par une idée (Au début était le verbe comme c'est écrit dans le saint bouquin !). Comme je l'ai mentionné plus tôt, l'hypothèse du film est la suivante: Saito, un homme d'affaire très puissant, veut que Fisher, le fils d'un rival en fin de vie, démantèle l'empire de son père afin que l'empire de Saito lui-même ne soit pas menacé. Il engage Cobb (Di Caprio) et son équipe afin d'effectuer une inception - planter l'idée dans l'esprit de Fisher junior.
Aussi bénin que  ça puisse paraître, c'est le fait de semer cette idée dans le cerveau de Fisher qui va mettre en route les rouages qui devraient éventuellement le conduire à démanteler la multinationale de son père dans le monde réel. 
Cobb lui-même dit qu'une fois que l'idée est plantée dans l'esprit de quelqu'un, ça affectera la personnalité de cette personne - pour toujours. Il n'y aura pas de marche arrière.
En quoi que tout ça a à voir avec le développement personnel, me demanderez-vous ? 
Ben, si on se penche sur nos buts et sur nos rêves, ils commencent tous par une idée dans nos esprits. Rien ne peut se produire dans le monde physique sans que ça n'ait d'abord été pensé mentalement. Regardez autour de vous dans le monde réel. Votre ordi. Votre cocotte-minute. Vos lunettes de soleil. Vos vêtements. Votre chambre. Votre appart. Tous ces objets ont vu le jour en tant que graines, en tant qu'idées, dans l'esprit de quelqu'un - que ce soit un architecte, un décorateur ou un informaticien, etc. (Je parle pas ici de Bill Gates qu'est qu'un voleur d'idées).
Ce que ça veut dire, c'est qu'on devrait moins payer d'attention à ce qui est possible et ce qui ne l'est pas dans la réalité physique, et se concentrer sur ce qu'on veut dans notre réalité mentale. Parce que, une fois découvert ce qui nous inspire, ce qui fait palpiter notre palpitant, vous prendrez les mesures qui s'imposent pour que ça se réalise. 
Comme Tesla ou Einstein, pour toucher du doigt le succès dans le monde physique, il faut d'abord être sûr de quoi ça aura l'air mentalement. Le truc du rêve lucide en quelques sortes...
Vous réfrénez-vous de rêver grand ? Vous retenez-vous d'avoir des idées et des buts gigantesques parce que vous avez peur de ne jamais être capables de les réaliser ? 
Ne faites pas ça parce que vous ne feriez que vous limiter. Aussi longtemps qu'on met son esprit et son cœur à ce que l'on fait, le succès sera au bout. Comme c'est écrit quelque part dans le saint bouquin, "demande et tu recevras", car si vous avez la capacité d'imaginer quelque chose, cet univers a la capacité et les ressources pour vous aider à le réaliser.
Le type de graines que vous plantez dans vos esprits est d'une importance primordiale. Laissez-vous pénétrer par les meilleurs matériaux, les meilleurs musiques, les meilleurs textes - comme les posts de ce blog par exemple - les personnalités justes et bonnes - telles le rédacteur de ce blog - parce que les choses avec lesquelles vous entrez en contact affecteront le type de graines qui seront plantées dans vos esprits. Si vous vous exposez à des divertissements de merde, à des politiciens ou autres pantins corrompus, vous n'obtiendrez que des graines merdiques qui se transformeront en mauvaises herbes dans vos vies. 
Si vous vous entourez du top du top, vous générerez des idées top.

2. Notre subconscient est doté de ressources illimitées. Apprenez à vous en servir. Dans Inception, on voit une fraction de ce pouvoir illimité. Le rêveur est capable de réaliser tout ce qu'il veut dans sa réalité, il peut faire exploser des cageots de légumes en pleine rue, faire se plier une ville entière sur elle-même en temps réel, une ville miroir, et beaucoup plus. Liez ça à ce qu'il y a au-dessus (tout commence par une idée), et ça signifie littéralement que rien n'est impossible dans ce monde, à partir du moment où on y met le cœur et l'esprit. Nous avons tous le pouvoir de réaliser ce que nous voulons parce que nous avons tous le même accès aux ressources illimitées de notre subconscient.

3. La fuite n'est pas une solution. On est pas des autruches. Ou, en d'autres termes, n'enterrez pas vos problèmes irrésolus. Dans le film, Cobb a tenté d'enterrer ses plus profonds regrets et culpabilités dans son subconscient. Il a en fait créé une prison pour les y enfermer, sans intention aucune de s'en occuper - ou du moins il essaie de les bloquer le plus longtemps possible. Toutefois, le plus il essaie de les repousser, le plus les problèmes les plus profonds reviennent pour se foutre de sa gueule. Pendant toute la durée du film, on peut voir refaire surfacer tous ces problèmes de multiples manières - au début sporadiquement, puis plus tard plus fréquemment, et dans les situations les plus inattendues. Ils sont aussi auto-destructeurs: Mal, la défunte femme de Cobb (Marion Cotillard) essaye de faire capoter ses missions; comme dans la scène où qu'un train surgit de nulle part dans le premier niveau d'inception; les illusions des gosses apparaissant et distrayant Cobb. C'est seulement lorsque Cobb prend ce problème en main à la fin qu'il reprend contrôle de la situation.
Qu'est ce que ça veut dire? Si vous avez des problèmes ou des malheurs, ne les enterrez pas. Ceci comprend également vos sentiments de frustration, de déception, de tristesse et de douleur, de peur, de négativité et tout le reste. Ça inclut aussi les désagréments avec vos associés, votre famille, vos amis, vos collègues et tout le reste aussi. 
Se cacher devant de tels problèmes ne les résoudra pas. Au début, on peut croire que si, mais au bout d'un certain temps, ils referont surface. Comme tout à l'heure, sporadiquement au début, puis de plus en plus fréquemment. 
Le plus on court pour leur échapper en prétendant qu'ils n'existent pas, le plus ces problèmes surgiront à travers notre subconscient pour nous stopper dans notre élan. En fait, ils réapparaissent le plus souvent au moment où on s'y attend le moins et nous transforment en statues de sel. 
Le déni ou l'évitement ne sont jamais une solution. 
On pourrait, par exemple, postuler que la pandémie de Covid19 et la peur qui va avec est la graine qu'on nous a inoculée à la télé. Tout ce qui a suivi découle de cette graine, de cette fausse idée. C'est pas en portant un masque, en respectant des gestes barrières ou autres qu'on fera disparaître cette idée. Elle vous rattrapera sans cesse. Le seul moyen d'y échapper, c'est de refouler l'idée première.
La meilleure façon de gérer nos problèmes est de les confronter en face. C'est ça que signifie de vivre sa vie comme une libération, confronter la racine du mal à ses effets. 

4. Tout ce que nous vivons a une cause première.
Les problèmes de Cobb n'ont pas été créés comme par magie. Ils proviennent de quelque part - le moment où il a planté dans la tête de Mal, sa femme, l'idée que le monde n'était qu'une illusion. Et plus tard quand elle mourut, il vécut dans le regret parce qu'il ne put jamais réaliser cette promesse qu'il lui avait faite qu'ils seraient ensemble pour l'éternité.
Sur le même schéma, tout problème auquel nous faisons face a sa propre cause première. Par exemple, si vous remettez au lendemain vos propres projets, il y a une raison pour laquelle vous le faites. Le problème n'est pas la remise à plus tard, ce que nombre d'entre nous croyons faussement. 
Le problème ne réside pas non plus dans un manque de discipline. Le problème est plus profond que ça; une cause première à déterrer et à confronter. C'est la même chose pour tous les aléas de la vie. Des émotions telles que le malheur, le manque de satisfaction, la résistance, la colère, la peur, l'appréhension, etc, ont toutes des causes premières. 
Des situations telles que le manque de résultat, une relation insatisfaisante, une mauvaise santé, une carrière inintéressante, etc, ont aussi leurs causes premières. Les ignorer ne vous aidera pas à les éliminer. Vous devez comprendre la cause première, l'origine du mal, si vous voulez aller de l'avant.

5. Pour Cobb, le fait d'ignorer ou d'éviter le problème n'a rien résolu. Combattre les manifestations de ses regrets non plus - ça n'a fait qu'empirer les choses tandis qu'il s'enfonce plus profondément dans le tourbillon de ces derniers. Son problème ou les manifestations de son problème reviennent à chaque fois, de diverses manières. 
C'est seulement lorsqu'il découvre et reconnait enfin la cause première - qu'il était indirectement responsable de la mort de Mal, et donc qu'il a brisé la promesse qu'il lui avait faite qu'il seraient ensemble pour toujours - qu'il commence à confronter sa culpabilité - ils sont ensemble pour toujours dans les limbes et il a donc tenu sa promesse. Il ne faisait que vivre dans le passé et il fallait qu'il avance et vivre avec ses gosses.
Vous forcer à continuer à bosser dans un boulot qui ne vous plait pas vous aidera à subvenir à vos besoins un jour, une semaine, un mois ou un an de plus, mais ça ne résoudra pas le problème de base qui est que vous avez un job pourri. 
Le problème - ou la manifestation du problème - reviendra à la charge encore et encore, sous différentes formes, jusqu'à ce que vous le regardiez en face et le preniez par les cornes. C'est la même chose qui arrive aux gens qui sont pris dans une boucle de comportements dans leurs vies et n'en sortent pas même quand ils le souhaitent - c'est parce qu'ils combattent les effets et pas la cause primaire. Une fois que vous aurez compris ce qu'est la cause primaire de votre problème, celui-ci s'évanouira automatiquement. 

6. Quand on résiste à quelqu'un, on lui cause une douleur sans le savoir. Ceci m'a paru apparent dès le 6ème visionnage, surtout dans la 2ème partie du film, dans le hangar, là où qu'on retrouve Fisher et Eames (le faussaire prétendant être son beau-père). Vu leur conversation et plus tard, à la fin de cette scène, on comprend que Fisher aimait beaucoup son père. Il a passé toute sa vie à marcher dans ses pas afin d'être accepté par lui, mais son père ne lui en a jamais été reconnaissant. Au lieu de ça, tout ce que son père a jamais fait a été de résister à son fils. Il ne lui a pratiquement jamais parlé, et quand il l'a fait, c'était toujours un reproche ou une remarque sarcastique. Ses derniers mots à son fils sur son lit de mort: "Tu m'a déçu". Pauvre gosse qu'avait tout juste onze ans...
Ceci a causé énormément de douleur dans le cœur de Fisher. Il n'en a jamais parlé à personne et gardé ça pour lui. Alors qu'en surface, il apparaît comme un homme d'affaire empli de succès, à l'intérieur, il recherche l'amour et l'acceptation.
Avez-vous été ou êtes vous en confrontation avec quelqu'un dans votre vie? Votre mère ? Votre Père ? Votre frère ou votre sœur ? Votre ex ? Un de vos enfants si vous en avez ? Votre supérieur hiérarchique ? D'autres personnes avec qui vous étiez proches mais qui ne le sont plus aujourd'hui ? 
Pourquoi leurs résistez vous ? 
Chaque fois qu'on résiste à quelqu'un, spécialement un proche, on lui cause une souffrance sans nous en rendre compte. Cette personne peut paraître okay en surface, mais elle est blessée en profondeur. Alors arrêtez de rejeter les gens autour de vous. Ayez de petits actes de gentillesse avec eux. Et vous verrez que ces petits gestes vous seront retournés.

7. Une motivation positive est plus forte qu'une motivation négative. Lorsque Cobb et son équipe discutent sur comment amener Fisher à démanteler l'empire paternel, ils explorent plusieurs scénarios. Pour amener Fisher à prendre une décision aussi drastique que celle-là, il leur fallait une grosse incitation pour le faire passer à l'action. 
Ils se décidèrent pour la motivation positive - Fisher devrait démanteler la multinationale de son père parce que son père lui-même souhaitait voir Fisher créer son propre empire de ses propres mains et à sa manière. Parce que cette motivation là était plus puissante que la négative (Fisher devrait démanteler l'empire de son père pour lui cracher à la gueule). Vous devez porter un masque pour protéger ceux que vous aimez. On vous prend par les sentiments, pas par égoïsme pour votre propre santé.
De la même manière, dans la vie, il existe deux types de motivateurs. L'un est la peur. L'autre est l'amour. La peur, le motivateur négatif, fait référence aux sensations d'inquiétude ou d'anxiété qui nous font réagir. Par exemple en nous faisant obéir par peur d'une punition, d'une perte de liberté ou de qualité. On nage en plein dedans là avec la Covid ou les deux, positifs comme négatifs sont utilisés contre vous. 
Bien que le type de motivation négative peut nous faire agir, ce n'est que du court terme. On n'agit que pendant la durée de cette peur. Dans le long terme, ça crée de l'usure et des larmes dans notre système. Et de la lassitude, puisque l'on se conduit que selon notre peur, notre fierté ou notre mépris.
Inversement, l'amour, l'inspiration, des motivateurs positifs, sont la véritable boussole qui nous guideront inlassablement, jour après jour, dans la joie et le bonheur. Concentrez-vous à faire ce que vous aimez et le bonheur suivra. Si vous poursuivez vraiment quelque chose que vous aimez, votre amour vous conduira vers des lieux que vous ne pouvez même pas imaginer.

8. Vous n'êtes pas seuls avec vos problèmes. Même si Cobb apparaît okay en surface, capable de communiquer avec n'importe qui et se montre super efficace niveau boulot, il se bat pourtant contre plein de démons intérieurs. Chaque nuit, il se branche sur la "machine à rêver" afin de passer du temps avec sa défunte Mal (en esprit). Personne n'est au courant de ça sauf Ariadne - l'architecte-, et ça parce qu'elle est aussi dans le rêve de Cobb et peut donc voir ce qu'il traverse à l'intérieur. Et plutôt que de fuir en courant, Ariadne reste tout le temps avec lui afin de l'aider à travers ses problèmes. 
Parfois, on peut avoir le sentiment d'être dépassé par ses problèmes et d'être la seule personne à devoir les affronter. Pourtant, c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe. Tout un chacun autour de nous a ses propres problèmes à régler. Alors ne vous croyez pas seuls dans ce que vous traversez. Ils sont des dizaines, des centaines de millions à expérimenter la même chose. Vous n'êtes pas seuls. Nous sommes tous là les uns pour les autres. 
Si vous êtes un endormi, terrorisé par ce qu'on vous fourre dans la tête à la télé, sachez que nous sommes un certain nombre d'éveillés et que nous serons là pour vous aider à franchir le miroir de la désillusion lorsque nous atteindrons le jour du grand réveil.

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19 oct. 2020

442.V pour Vendetta: Désobéissance Civile


Ça se passe dans un état, où, suite à une guerre bactériologique, une dictature est mise en place avec tous les outils du genre, une police à sa botte, des médias les doigts sur la couture du pantalon et le musellement comme le contrôle total de toute une population. 
Comme vous pouvez le voir, le tableau n'est pas des plus joizes mais il est malheureusement totalement d'actualité. C'est terrorisant au début, mais la terreur peut vite se dégonfler: Ce n'est pas aux peuples d'avoir peur du ou des gouvernements mais le contraire. Et c'est ce qui doit se passer, la terreur se dégonfle à mesure que le Peuple prend conscience de son pouvoir. 

Dans "V comme Vendetta", le masque devient le symbole de la résistance, mais sous Macron, ses sbires et ceux qui tiennent les fils de leurs marionnettes, il devient celui de la soumission. Il faut quelque chose d'oppressif pour entrer en résistance: Action/Réaction comme dirait Newton, le mangeur de pommes. 
Mais il faut savoir qu'on entre pas impunément en résistance, on n'y entre pas pour des cacahuètes ni pour une poignée de tacos, on y laisse forcément quelque chose, des plumes ou les cordons de nos bourses, on paye de sa personne, on paye de sa conscience et parfois même  de la justesse de sa morale. 
D'ailleurs je suis quasiment sûr d'être certain que je vais commencer à avoir des problèmes dès que j'aurai mis ce texte en ligne. 

Le droit de résistance est une nécessité - c'est  dans la déclaration des droits de l'homme - même si Kant nous dit qu'on doit obéir, même à un pouvoir autoritaire. Tout résistant y laissera des plumes. Il faut vraiment des menaces graves pesant sur une population, sur sa sécurité, son intégrité et sur sa liberté pour entrer en résistance. 
Je crois pas me tromper en disant que les trois sont aujourd'hui réunies. D'où, évidemment la guerre. Et c'est Macron lui-même qui nous a annoncé que nous étions qu'il était en guerre. Contre qui au juste ?
Il faut bien voir, au vu de tout ce que l'on entend venant du monde entier, - je ne vais pas ici entrer dans les détails que vous connaissez tous déjà - que notre gouvernement, et pas seulement le nôtre mais également pratiquement tous ceux du monde occidental et du commonwealth britannique - sont entrain de nous la jouer à l'envers. 
Bientôt, ils vont pouvoir défoncer vos portes pour constater que vous n'êtes pas plus de six, ils les défoncent aussi dans ce film, on ne peut plus vivre sa vie car les pouvoirs, sous un prétexte fallacieux - je suis quasiment sûr qu'ils en sont à l'origine -  nous en empêchent. 

Le terrorisme n'est pas l'apanage des groupes d'en bas, tels les islamistes ou la bande à Baader. Il y a aussi le terrorisme d'en haut, celui du pouvoir et des États, ou même de plus haut encore, celui de l'État Profond Globaliste, illégitime et usurpateur depuis 2008, dont plus personne ne nie aujourd'hui l'existence  à part ceux qui en font partie et les médias qui leurs sont asservis. 

Dans le film, "V" est le produit d'une terreur d'État. Comme dans V, l'État Profond a balancé des virus afin d'aboutir à un pouvoir dictatorial, non plus sur un simple quartier de Londres comme dans le film,  mais sur toute la planète afin d'établir dans un premier temps une dictature sanitaire mondiale. 
Du Machiavel au pied de la lettre.
V n'est pas seulement une Victime, comme Monte-Cristo, mais aussi un Vengeur, un tyranicide complotant contre les tyrans. 
Pour entrer en résistance, il faut aimer son prochain mais il faut aussi haïr ses ennemis. Il faut aussi mourir si nécessaire - demandez à Jean Moulin ou à Ben Hur - même si la résistance n'est pas du terrorisme parce que la pulsion qui nous pousse à la résistance est aussi une pulsion de destruction de ce qui nous opprime. 
Il y a une grande différence entre le terrorisme et la résistance. La même différence qui existe entre l'assassinat politique et le terrorisme. Terreur d'État - peu importe combien mourront dans les Ehpads ou ailleurs, pourvu que ce soit le plus grand nombre possible - l'effet de terreur recherché doit être au rendez-vous. 
La Terreur, la peur, sont devenues leurs armes politiques. Dans l'assassinat politique, la mort est ciblée, dans le Terrorisme d'État, elle est aveugle - même si, dans une certaine mesure comme dans le cas présent, elle ne touche majoritairement que nos anciens. 
La résistance, elle, ne cible que ceux qui sont à l'origine de cette terreur. Dans "V", la résistance ne frappe pas à l'aveugle, ce n'est pas dans la logique de la résistance. Dans la résistance, la mort a un sens, quand dans le terrorisme, celle-ci n'en a aucun.

Aujourd'hui, nous savons à qui et à quoi nous nous opposons. Nous connaissons leurs mensonges, leur ignominie et la fausseté de leurs sondages ? Qui peut croire que 70% des français soutiennent le couvre-feu quand nous savons tous très bien que 90% d'entre nous le dénoncent ? Mais comment faire de la résistance en "démocratie" puisque c'est comme ça que continue à se présenter l'Etat Profond usurpateur? 
Il n'existe qu'un seul moyen pour éviter les bains de sang, c'est la désobéissance civile. Et pour ce faire, rien ne peut nous épargner notre propre jugement. Il y a des moments où l'on est seuls. Devant un écran à regarder une vidéo de Silvano Trotta, de Radio Québec, d'Akina ou une autre. 
Mais ce n'est pas cela, la désobéissance civile. Ce n'est pas non plus de commenter ces vidéos et informations à longueur de journées sur les réseaux sociaux. La désobéissance civile se passe dans l'action de désobéir aux injonctions qui nous paraissent dangereuses, liberticides et illégales. 
Si votre propre analyse, honnête et profonde, vous conduit à penser qu'obéir, c'est se conduire en lâches, et que désobéir est noble, alors désobéissez ! 
Sans perdre de temps. Peu importe ce qu'il vous en coûtera. Virez vos masques! Baladez vous dehors 24h sur 24 et refusez de quitter les bars et restaurants à 21h. Envoyez vos gosses à l'école ou au collège sans masques. Ça se passe trés bien en Suède, pourquoi devrait-il en être autrement chez nous ?
Montez des souscriptions nationales genre crowd-funding pour payer les amendes de ceux qui se feront prendre comme ça avait été le cas pour un certain boxeur de CRS. Il existe des temps où, pour la liberté, il faut obéir; et d'autres où, pour la liberté, il devient impératif de désobéir.
Tous les hommes sont nés avec un attribut inné, acquis de naissance, qui se nomme le courage. Mais que nombre d'entre nous semblent avoir oublié en vieillissant. Soyez les premiers à réveiller le vôtre  et à montrer l'exemple. D'autres suivront, car le courage est communicatif.

Dans "V comme Vendetta", V s'attaque aussi à des symboles, à certains monuments. Loin de moi l'idée de prôner ici l'idée de s'en prendre à des monuments comme certains le firent - qui ? - à l'arc de triomphe en Janvier 2019. 
Les nouveaux symboles de la Dictature aujourd'hui sont les masques qu'on vous oblige à porter et les couvre-feux qu'on vous oblige à respecter en attendant la vaccination finale - mortifère comme liberticide - qu'ils veulent nous imposer à tous. Je le sais, nous le savons, vous le savez et ils le savent évidemment puisqu'il s'agit de leur projet.
Les nouveaux symboles de la liberté aujourd'hui, ce sont nos visages découverts et nos présences dans les rues à toute heure du jour et de la nuit. 
Nul besoin aujourd'hui, comme dans "V", de masques de George Fawkes, de symboles, de drapeaux ou de gilets jaunes. Seuls nos visages et nos présences suffisent, partout où vous jugez bon de vous rendre. Partout, à toute heure et en tous lieux. Bravez leurs interdits, il en va de l'avenir de vos libertés! 

Votre symbole doit vous ramener à votre passé, il a besoin d'une couleur locale, et le seul symbole qui nous réunit tous depuis des millénaires, ce sont nos visages découverts. Notre symbole doit être la symbiose entre une idée et un visuel. Une symbiose entre la liberté et la beauté de nos visages en plein air.
Nos visages découverts doivent renvoyer à l'idée de passé et de liberté. C'est bien connu, les régimes totalitaires ont pour obsession d'effacer le passé, aujourd'hui en effaçant nos visages et leurs présences dans les rues. Ils vous incitent à travers leurs médias à oublier le passé, à oublier vos visages et à oublier qui vous êtes. 

La résistance doit être vue comme un retour à la normalité, une restauration en quelques sortes. À ne pas confondre avec une quelconque forme de conservatisme, hein, soyons clairs là-dessus. Mais à un retour vers la vie d'avant qui a été supprimée par la terreur qu'ils sont entrain de nous imposer. Alors je le clame haut et fort comme De Gaule un certain jour de Juin 1940:

SOYEZ PATRIOTES & SOYEZ FIERS D'ÊTRE HUMAINS !
RÉSISTEZ & DÉSOBÉISSEZ  ! 

Et partagez le lien de la vidéo ci-dessous avec vos amis. Pas seulement sur Facebook qui censure beaucoup, mais, pour éviter leurs blocages, sur Whatsapp, par email, ou de vive voix, ou mieux encore :
Invitez-les à la regarder avec vous et à en discuter ensuite !
C'est là le seul moyen efficace d'éveiller votre entourage et les endormis  afin d'atteindre le nombre et  de rendre la Désobéissance effective. N'ayez plus peur !

Autre chose, ne vous leurrez-pas, tous ceux qui l'ont décriée comme interdite ont tous pris de l'Hydroxychloroquine: 

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