Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

20 sept. 2008

333.Sexe fondamental


Le sexe, comme nombre d'entre vous le savent bien, est fondamental dans la vie des êtres humains, qu'il soit glorifié en solitaire, en couple, en orgie et quel que soit l'age que vous ayez. Il faut le vivre, le sentir et en jouir un maximum... même si cela implique que ce soit avec la personne avec laquelle vous dormez tous les jours. 
Les meilleurs rapports en couple sont ceux qui se font en pensant à une personne autre que celle qui est entrain de jouir entre vos bras - ou entre vos cuisses, les filles.

Le fait de penser à une autre personne durant l'intercourse est - contrairement à ce que pourrait vous avoir laissé entendre le curé de ma paroisse - énormément bénéfique pour toutes les personnes impliquées dans l'intercourse entamé en haut de cette phrase.
Si votre partenaire - humain(e), animal(e) ou simple objet - se met à penser à une autre personne, animal ou objet pendant qu'il ou qu'elle fait l'amour avec vous, son excitation et sa jouissance en seront grandement augmentées. Vous imaginerez à tous les coups que les cris de plaisir de votre partenaire sont les mêmes que ceux que lancerait la personne, l'animal ou l'objet que vous êtes mentalement entrain de tirer, c'est pas peu dire. Donc par conséquent, votre propre excitation et votre jouissance s'en trouveront également hautement boostées. Et versi-versa.


Afin d'atteindre les sommets du plaisir à l'horizontale - Rollfucking high point en Anglais, Höchstevergnügungfickenpunkt en Teuton ou 全盛売春婦御存知性的な喜び en Nippon de velours - , il est instamment conseillé de s'exprimer durant l'acte, mais sans jamais mentionner aucun nom à quelque moment que ce soit qui ne soit celui ou ceux de la ou des personnes physiquement impliquées dans l'acte avec vous. Le fait de mentionner le nom de la ou les personnes, animaux ou objets avec le ou lesquels vous êtes mentalement connectés, même s'il s'agit d'un fait connu de chaque partie, conduirait irrémédiablement à un coïtus interruptus dans la plupart des cas.

Sans vouloir écarter radicalement aucun thème - chacun s'excite comme il le veut - parler pendant le coït ne signifie pas qu'il faille entamer une conversation sur les coûts élevés du sans plomb 95, le financement du RSA ou la sauvegarde mondiale des baleines à bosses. 
Les thèmes politiques toutefois, peuvent parfois être source d'excitantes excitations. Notre ministre de la justice dans les sept juridictions du Lotus pourrait par exemple s'avérer extrêmement émouvante.

Aussi, pour les novices récemment initiés, pour ceux manquant de pratique, pour les retardataires en général, les maladroits, les éjaculateurs précoces, les sexagénaires éjaculants, les frigides, les congelés, les timides et les ambigus, pour les conservateurs et les fonctionnaires, les 'pratiquants' cléricaux et bien entendu, pour tous les bloggonautes en général, j'ai tenu à partager ici quelques suggestions orientatives sexuelles. Celles-ci sont exclusivement basées sur des expériences transgéniques, qui, en plus d'être véritables, sont aussi infaillibles.

1. La masturbation, sous toutes ses variantes, est la plus grande source de plaisir que je connaisse. Pratiquez la tous les jours et chaque fois que vous en ressentirez l'envie. A la différence de l'amour en couple, l'excitation sexuelle liée à la masturbation est d'ordre purement mental et de ce fait est complètement libérée des limitations imaginatives qu'impose la visualisation routinière du ou de la partenaire habituel(le) ou de la léthargie apathique de ses attributs. Pour les mecs, faites toutefois gaffe de ne jamais dépasser les limites de décharge maximales, çe qui pourrait engendrer un collapsus phallo-vasculo-cardiaque par exténuation disséminatoire ou noyade dans votre propre foutre.

2. Le sexe buccal dans ses deux versions les plus populaires, cunnilingus et fellation - brouter le gazon et tailler la pipe pour les plus académiques d'entre vous - se devrait être une pratique inexcusable ( à l'exception du cunnilingus en cas d'incontinence menstruelle et de l'auto-fellation à cause des risques potentiels de dislocations rachidiennes encourus) dans toutes relations de couple ou orgiaques. Aussi bien en tant que préambule aux enculades et autres pénétrations sanglantes qu'en guise de conclusion orgasmique à tous vos fantasmes.

3. Évitez les mots tendres durant une partie de jambes en l'air. Les rimes de mauvais goût du genre 'Offre moi, cher amour, ta fleur la plus précieuse!', 'Fais moi tienne, Ô mon roi!', 'Je voudrais me sentir tout au fond de toi!' ou 'Fais le moi comme toi seul sais me le faire!' et tutti cuanti..., conduisent inévitablement à la mélancolie et à l'orgasme 'light'. Indépendamment du niveau culturel, de la position sociale, de la race ou nationalité, de la religion ou de la parenté des protagonistes, pour une plus grande excitation et un meilleur rendu, je vous conseille plutôt les phrases du type - 'Bouffe moi le Reich, Adolphe!'.

4. Si vous êtes utilisateur d'un quelconque élément orthopédique (œil de verre, jambe de bois, faux seins, anus artificiel), ôtez les avant de commencer. Il est vraiment très désagréable de contempler l'objet de vos désirs et autres érections se déprécier ainsi d'une grande partie de son pouvoir attractif en mutilant par la même occase vos envies de cavalcade. Il vaut mieux vous monter tels que vous êtes dès le début des présentations. Et pour terminer: Ne vous nettoyez jamais les restes du naufrage sur les rideaux, on sait jamais qui c'est qui habite en face surtout si ça se passe pas chez vous.

9 sept. 2008

332. Art subjectif





Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des "COUSCOUS GARBIT"

Ce que je ressens, lorsque je visite un musée ou une galerie d'art, pourrait être assimilé à une sensation d'inspiration jumelée à un sentiment de jalousie. Je m'émerveille à la créativité et à l'ingéniosité de certaines des pièces exposées, tellement que cet émerveillement soulève parfois en moi le désir de créer moi aussi mon oeuvre perso. Mais ça me fait aussi prendre conscience que quoi que je fasse, mon oeuvre ne sera jamais qu'une pâle tentative comparée aux travaux des plus grands maîtres. J'essaie pourtant quand même, tentant de mixer mes optimisme et pessimisme en une même soupe.


J'ai visité pas mal d'expos dans ma vie, en passant de Miro à Dali, de Max Ernst à je sais plus qui. Sans compter un certain nombre de visites virtuelles de musées via internet. Vous savez, le genre d'expos où il n'est pas rare d'entendre chuchoter "C'est de l'Art, ça ? Mon petit marmot pourrait en faire autant!". Et pour être tout à fait honnête, où je pourrais ajouter que "Moi aussi".
Mais évidemment c'est faux.

Par exemple, je suis allé visiter virtuellement le musée de Seattle car je me suis souvenu en avoir physiquement visité une partie il y a de nombreuses années du temps où je baroudais plus la terre ferme et le grand ouest américain que les océans. Et lors de ce surf empli de nostalgie, je suis tombé sur ce montage ou plutôt sur cette installation signée Eli Hansen et Oscar Tuazon et baptisée Kodiak. 
Comme cette île de l'Alaska, ses indiens et autres ours du même nom. Tous deux - les artistes je veux dire - inconnus de ma carte mémoire mais apparemment de renom pour se retrouver ainsi exposés dans un musée d'une telle réputation.
 
Dans une salle à la blancheur éclatante, un tronc d'arbre recouvert d'une grande partie de son épiderme est suspendu à mi-hauteur en travers de la pièce, comme une poutre dans l'oeil de votre voisin. Pas trop haute si bien qu'il faille sûrement se baisser un tout petit peu pour passer dessous sans se déchirer le cuir chevelu. Il y a un semblant de cage d'escalier inachevée et quelques autres petits objets comme une lucarne et une lampe tempête. Un ensemble de fragments architecturaux évoquant une cabane au fonds des bois ou un truc dans ces neiges là. 
Le carton explicatif vous balance tout un tas de baratin sur la manière dont l'ensemble de ces quelques pièces dans la salle vous transporte dans les bois alaskaïens tout en restant simultanément au coeur de la ville chère à Boeing, aux B52s et à Kurt Cobain.

Alors je me suis dit que j'avais moi aussi ma propre idée pour une future hypothétique exhibition. Ce serait dans une salle sensiblement moins grande, peut-être de la taille de la pièce où ma louve fait son repassage, peinte en blanc également et très brillamment éclairée. 
Il n'y aurait absolument rien dans la pièce à l'exception d'un petit carton blanc sur le mur du fond avec le titre de mon oeuvre. Les effluves d'un pet à l'étouffée après ingestion d'un repas de couscous Garbit protobionique seraient de temps à autres vaporisées à l'intérieur de l'écrin de mon oeuvre grâce à un système turbo-soufflant furtif de dernière génération. Le titre de mon chef d'oeuvre serait "Silencieux ... mais mortel!

L'idée m'en est venue lorsque j'en ai accidentellement lâché une dans la salle d'attente de mon dentiste la semaine dernière. J'avais bouffé un cassoulet - oui, vous pouvez porter plainte! - C'est une bonne chose que j'étais le seul à patienter pour ma séance de torture ce fameux jour. Je me suis alors dit en moi-même que qu'est ce qui pourrait être plus proche de la réalité que l'odeur d'un pet amère? 
Imaginez les gens visitant mon expo, reniflant ce pet, maugréant sur l'enfoiré qui a eu le courage, que dis-je, la témérité, de lourder si vilement dans ce lieu dédié à l'art et la méditation, puis s'approchant de mon petit carton pour en découvrir le titre.
Effet immédiat. Profond et viscéral. L'art n'est plus dans la salle mais sur le carton.Voyage spatio-temporel garanti. Vous vous retrouveriez immédiatement transportés dans la salle d'attente de mon dentiste nazi pas plus tard que la semaine dernière!
Je pourrais même faire des variations, comme par exemple "Pêcheur d'Islande" : Des effluves de poisson rance, de sueur et de sperme insufflées par intermittence...

8 sept. 2008

331. Rob Roy


Finalement ce matin, je me suis réveillé avec une idée. L'idée en tête. - Ce que je veux dire, c'est qu'elle était là, le lendemain du film - c'est à dire ce matin - nette et précise. Je me suis réveillé avec cette dernière, comme certains jours certains d'entre vous les mecs, tombent dessus en se réveillant: Palpitante, frétillante, assoiffée de sang, droite comme un I. (Comme Cristalle quand elle croise un mec comme moi...)


Rob Roy - sur NT1 -, son honneur, sa lourde épée toute droite face à Cunningham, le dépravé et son escrime frétillante. L'instinct face au calcul. L'honneur face à la loi.
Escrime, truc français, médailles, art hexagonal. Made in France - Vendu jusqu'à Pékin. Avec sa langue, avec ses termes. Ses quintes et puis ses sixtes. Ce sport dépravé fait pour tuer en dansant. Peut-être pas la tarentelle mais bien la tarentule.
Je vous fait ma plus basse révérence, môssieur. Et puis je vous pique!
Tout ce que vous avez. Je vous pique votre vie. Au propre comme au figuré. De dextre si ça vous chante. Allez hop, aboulez l'pognon.
Le Droit est avec moi!

Nouveaux bretteurs du néo-libéralisme, avocats, élus et autres membres de nos gouvernements sont les plus ambidextres qui soient pour jouer au travers des lois et règles dictées et votées par eux.
Régir un pays ou une grosse société implique des situations parfaitement ambigües, alors qu'à l'image de Kandinsky ou de Miro, - et ouais, j'suis retourné voir la Catalogne y a pas longtemps - je suis, et la plupart d'entre nous sommes, des inconditionnels des couleurs primaires et de l'approche directe. Je vous dis pas les ruses qu'il faut déployer pour monter sur le podium où sont arrivés les gens de là-haut...

Comme pour les cosmonautes, il faut savoir, si l'on bâtit de tels espoirs, calculer précisément le moindre faux pas, garder en tête que la moindre bévue peut vous envoyer bouler au fin-fond de la mouise stratosphérique d'où t'as peu de chance de revenir.
C'est pernicieux, l'escrime. C'est beau Rob Roy.

6 sept. 2008

330.Patriotisme: Piège à cons


En quoi consiste le pouvoir d'un état dont les citoyens en deviennent les esclaves? La liberté consiste à la fois en un état externe et interne; au sens le plus primaire, on peut montrer du doigt l'absence de chaînes ou la prédominance du choix en tant qu'indicateurs de liberté.

Les dimensions subtiles de la liberté incluent les libertés mentales comme spirituelles des citoyens - voici où l'on pourrait parler d'esclavage idéologique: Dans notre monde de promotion entrepreneuriale agressive, de campagnes électorales dirigées par des médias vendus et une malhonnêteté publique généralement acceptée, la télévision s'est muée en une prothèse de vérité.
En tant que telle, je prends la télé populaire très au sérieux. Certaines télés et hommes politiques peuvent bien clamer haut et fort que jamais elles ou ils n'accepteront de reconnaître le titre de "Combattants de la Liberté" à des terroristes ayant tué femmes ou enfants, elles clament pourtant à peu prés ça: "Nous croyons que notre pays, et plus particulièrement notre armée, accomplissent une noble tâche. Nos soldats et nos paras sont des héros."

L'armée française, et ses paras ou légionnaires - nombreux sont ceux qui voudraient nous le faire croire - se battent pour la cause de la liberté. On voudrait nous faire croire qu'ils sont les authentiques combattants de la liberté. 
On peut affirmer que dans toutes les guerres menées depuis 1945 par des armées occidentales, 80% des victimes 'ennemies' étaient civiles, parmi lesquelles environ 20% de femmes et d'enfants. La plupart victime de raids aériens ou d'exposition à des engins explosifs non explosés.

Un chef d'Etat-Major ou un chef d'Etat tout court désigne une cible, des femmes et des enfants meurent. Plus loin que la simple absolution du mal par l'État, les militaires sont élevés, et même promus, par nos dirigeants au rang de "Nobles". On leur refourgue même des Légions d'Honneur à titre posthume s'ils se font descendre dans le processus.
Ouais ben sans doute que leurs intentions étaient nobles. Ils se sont sacrifiés, ont tout donné à l'État en signant leur engagement. 
Mais de la même manière que parait-il Mitterand n'avait pas le monopole du cœur, l'État n'a pas le monopole de la moralité et encore moins celui du bien. Toute action par une personne ou un état résultant en la mort d'innocents doit, en bonne conscience, être sanctionnée.
C'est un principe naturel, universel. Ce n'est pas un article de loi sujet à exception; c'est un idéal. 
Pour ceux qui l'approuvent, il ne peut être ignoré par les décrets arbitraires des pouvoirs institutionnels. L'état transforme l'homme ordinaire, fréquemment celui issu des minorités ou des classes pauvres, en des Caïns en uniformes. Des tueurs à sa solde. Il transforme les outils de la science et de la haute technologie en armes de destruction massive. Il répand le sang d'innocents, de femmes et d'enfants à une échelle inconcevable. Les états considèrent héroïques les meurtres en masse, l'amour de la paix en tant que suspect, l'exercice des véritables droits démocratiques antipatriotiques - ils ont étendu une tyrannie sur l'esprit de millions de gens.

Le fait que ces actes soient commis par des gens portant un uniforme et marchant derrière un drapeau n'est pas suffisant pour une absolution morale; c'est au contraire une offense à la décence, à la démocratie et au bon sens. 
De la même manière, nos responsabilités ne se limitent pas à tirer dans un sens ou dans l'autre sur une espèce de levier électoral à la fin de chaque quinquennat. Les citoyens d'une société libre doivent exercer leur conscience aussi bien dans leurs vie privées que dans leurs vies publiques. Participer à leur société et à la civilisation dans son ensemble. Réformer ses instincts agressifs. Veiller sur elle comme sur un pitbull enragé et maltraité.

Notre génération a été trop rapide. Entraînés à espérer la satisfaction instantanée par les distorsions des publicistes et autres bêtes de scène du PAF, nous avons perdu de vue notre volonté de labeur.
Trop nombreux sont ceux d'entre nous qui s'engouffrent dans la violence et on se bouscule au portillon des bureaux de recrutement militaires. Par peur et par haine, on se rue pour euthanasier la république, on sprinte vers un futur sombre peuplé d'une foule de somnambules malfaisants.
C'est le destin de nos jeunes d'hériter d'un monstre aux mains de nos états. Je dirais ça aux jeunes de notre pays: vous êtes à l'essai! Quand vous aviez soif de jardins, de musique et de théâtres, vous avez cassé et vandalisé. 
Lorsque l'autorité en place a détruit l'amour et la liberté, vous avez présumé que la société était votre ennemie. Tandis que vous vous enragez, l'histoire vous regarde. Les enfants de vos enfants étudieront de près nos échecs et la distorsion de nos espoirs et de nos rêves en une terreur qui a consumé le monde de colère, d'apathie et d'avarice.

Au lieu de jouer le jeu des chaînes de plastique et de papier des faiseurs de profits qui ne font que nous bouffer sur le dos tels des sangsues, appliquons-nous plutôt à construire le monde de nos rêves. On ne peut faire moins pour défier une culture matérielle et brutale que de cultiver une véritable communauté.
Que les générations qui nous suivent soient amies de l'humanité avant que l'avenir ne s'assombrisse et ne se refroidisse un peu plus, sinon tous les moments de leurs vies ne seront qu'une suite d'encarts publicitaires et leurs impulsions nobles seront faussées et rendues bestiales par les vices des états vendus et de leurs télés.

Etat Nation = Euthanasie

5 sept. 2008

329. Pourquoi toutes ces larmes?


Les nénettes pleurent parce que...
1. Elles sont tristes...
2. Elles ont peur...
3. Elles sont nerveuses...
4. Elles sont frustrées...
5. Y a quelqu'un qui leur manque...
6. Elles se sentent seules...
7. Elles sont en cloque...
8. Elles ont fait une fausse couche...
9. Elles ont le coeur brisé...
10. Elles sont amoureuses...
11. Leur amour est impossible...
12. Leur âme est déchirée...
13. Ca leur fait tellement mal au cœur...
14. Elles sont en colère...
15. C'est dramatique...
16. Elles ont juste envie de pleurer...
17. Vous venez juste de la frapper brutalement dans les miches.


HEY, LES MECS: Si vous voyez une nana de votre connaissance entrain de pleurer, restez pas là à lui dire que vous êtes désolés. Prenez-là dans vos bras et dîtes lui que tout ira bien tout en lui caressant subrepticement un nibard, même si vous savez pas lequel des deux a morflé ni rien sur ce qui cloche entre ses deux tempes. Les filles veulent juste qu’on les prenne dans les bras et savoir que quelqu’un s’en fait pour elles.

Nous autres les mecs, on pleure quand...

1. On s'est fait largué par notre nana...
2. On a le cœur brisé...
3. On vient de se manger un coup de pied dans les couilles...
4. On est sur le point de mourir...
5. Parce que nous sommes des hommes..., des vrais...
6. Parce que personne s'intéresse à ce que nous avons à dire.


HEY HO LES FILLES: Si vous voyez un mec chialer, prenez le dans vos bras en vous collant subrepticement langoureusement contre son bas ventre et gardez le ainsi au chaud jusqu’à ce que sa douleur à c't'endroit là ait disparu. Complètement. 
Dîtes lui que non il ne va pas mourir, et s’il pleure à cause d’une nana…, prenez le de nouveau dans vos bras et embrassez-le et faites lui savoir que vous n’allez pas lui briser le cœur comme l’autre salope l’a fait t’t’à l’heure. 
Nous les mecs, on a juste besoin de savoir que vous, les nanas, êtes là pour nous remonter le moral quand le besoin s’en fait ressentir et pour nous aider à ne plus penser à la douleur d’un cœur brisé, d’un coup de pied dans les burnes ou de savoir qu’on va mourir. 
Et allez toutes lire son Blog tout de suite pour le consoler avec des mots tendres dans les commentaires en bas de ce post.

2 sept. 2008

328. Coucou me revoilou


60 jours depuis mon dernier post! Vous z’avez sûrement remarqué que depuis un certain nombre de semaines le Meltingblog fondant n’avait plus fouetté aucune crème ni glacé aucun cornet. 
Vous vous êtes peut-être aussi demandés pourquoi vous – oui Vous en particulier - , ne receviez plus d’alertes sur mes posts – hem – tant attendus. Alors ne désespérez pas, je n’en ai envoyée aucune. A personne. 
C’est juste que peut-être que je n’avais rien à dire. Et la prise de conscience d’avoir laissé mon Blog à l’abandon pendant tout ce temps est devenue si mentalement oppressive que j'ai dû me résoudre à sortir un album. Et d’une, j’avais pas d’internet sur mon rafiot en Angola, et de deux, j’avais besoin de vacances en rentrant de là-bas. Et peut-être aussi besoin de temps pour me clarifier l’esprit et explorer les raisons pour lesquelles je devrais me faire chier à continuer.

J
’adore partager mes pensées avec vous, ne me mécomprenez pas, mais je commence à douter que le fait de bloguer au travers d’un ridicule petit Blog perso soit la méthode pour y parvenir. 
C’est sûr qu’il existe des petits Blogs persos qui cartonnent, comme celui de Nicolas pour ne citer que cet empaffé qui me nique haut la main mes parts de marché, mais ce genre d’intru n’y parvient que grâce à des efforts quotidiens et un nombre de porte-plumes nègres incalculable auquel le bouche à oreilles de l’ensemble des jeunesses Sarkozistes est tout acquis. Mises à jour quotidiennes, contenu populiste, sujets vaporisants, langage accessible aux malentendants.

Avec le temps, j’ai réalisé que j’étais incapable de pourvoir clochettes, sirènes ou fifrelins à l’ensemble de mes lecteurs. Meltingblog 56 n’est pas un journal
quotidien en ligne empli de sucre d’orge, de mots d’encouragement ou d’inspiration. C’est un regard sur la réalité, et la documentation d’un esprit blessé comme blasé tentant de comprendre le ridicule de la nature humaine. 
Après 3 ans et demi de bloguage effréné, je n’ai réussi à rassembler qu’une poignée de lecteurs assidus et honnêtes. Esprits libres prenant le temps de revenir de temps en temps résultant en la sensation inébranlable que je ne prêche qu’aux convaincus.

J’ai tant à dire, et plus encore à faire, de combats à mener, de philos à développer et à partager. Je pense juste que la lutte pour le podium olympique de chez Google n’a rien à voir avec quoi que ce soit que je cherche à accomplir à travers ce que j’écris. 
L’art de bloguer n’est, comme ma Louve me le chante souvent, qu’une forme de narcissisme, et je commence à me demander si je vais pas laisser tout ça aux gentils drôles de la génération qui me suit.

Mais bon, vous m’entendrez encore de temps en temps, je peux pas vous dire quand. Peut-être demain, peut-être la semaine prochaine. En attendant, suivez votre chemin, pensez par vous-mêmes et que l’Amour soit votre guide.

4 juil. 2008

327.Entre Chien & Loup


Entre chien et loup

Cette manie de raconter des rêves
Auxquels on peut tout faire dire ;
Ce goût infernal d’éternité
Quand on ne voit pas plus loin que l’instant présent ;
Pragmatisme de la bête solitaire qui,
Mise en présence de sa victime
Et ayant chassé plus loin que ses pensées
N’a plus le droit de s’attendrir ;
Paradoxe entre amour de l’anarchie et terreur du chaos,
Façon de montrer qu’on n’est ni tout à fait en dehors du monde,
Ni tout à fait en osmose avec lui.
Fidélité, soumission, jappements pavloviens
Du canin qu’on cajole par pur narcissisme
Face aux hurlements du loup à la voix soprano
Qui clame sa solitude
De la plus aiguë des voix humaines…



24 juin 2008

326.Quelques questions sur les chiites en sirotant un truc du même nom...


Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des "FRÈRES MUSULMANS"


Saddam était musulman sunnite et il faisait chier de la discrimination envers les chiites. Musulmans aussi. Discrimination donc. Encore et toujours. 

D’aprés mes lectures et ce que j’ai pu – ou crû - comprendre, les sunnites sont moins profondamentalement chiants que les chiites. La frange sunnite observe un comportement religieux moins strict que celui que pratiquent les chiites. 
Par exemple, la femme sunnite a le droit de bosser et on l’oblige pas à se recouvrir entièrement le corps d’une couvrante blindée mais grillagée au niveau des yeux avant d’aller choisir sa semoule aux étals du souk local.

Maintenant que Saddam est parti au pays des Houris - ou a rejoint la Djenahyah, à vous de voir - , on aurait pu s'attendre a ce que ce soient les Sunnites - qui ont le plus perdu - qui se soient rebellés contre les troupes de Bush, mais on dirait bien que c'est les barbouzes Chiites qui ont pris le maquis. 

Peut-être que je comprends pas ou que j’ai pas tout bien entravé mais les chiites n’avaient-ils pas un sérieux manque de liberté religieuse sous le régime à Hussein ? Est-ce que Saddam et le parti Baas ne tenaient pas, d’une main de fer, en échec ce terrifiant Islam fondamental ; et maintenant qu’ils ont la libre pratique ils veulent infliger le même genre de persécutions qu’ils ont eux-mêmes endurées ? 
Ou est-ce que c’est juste le but de toute religion de s’attendre à ce que chacun suive ses rites et son rituel ? Si t’es pas de mon troupeau, j’ai le droit de t’envoyer en enfer parce que c’est là que t’appartiens ?

Ça craint. Putain, maintenant que je sais ça, je sais que je suis sûr que je vais faire des cauchemars.En tous cas et couac qu'il en soit, j’aimerais pas vivre et m’appeler Fatima – propre sœur à Mahomet 1er donc first Lady à avoir succombé sous le joug - dans ce genre de pays. 
Quoique je suis sûre que la majorité des Frères Musulmans et peut-être même certains d'entre vous me trouveraient pourtant attractive et même appétissante sans mon burka sur un matelas… 

Houla, y a des fois où les dents de mon imagination me libèrent vraiment de ma laisse...


4 juin 2008

325. C'est clean d'être cradingue!


Quelque part, la crasse me plait. Je veux dire par là qu’elle fait vraiment chauffer à blanc les pistons de la synopsis au cœur de mes cylindres. Quand j’étais môme, il était fréquent de me voir rentrer à la casbah couvert de merde. Les poches emplies de cailloux et autres insectes, je me tenais devant la porte d’entrée, plaidant devant ma mère pour qu’elle me laisse rentrer avec un orvet lové autour de l'avant-bras, me pissant presque dessus tandis que je me battais avec elle pour lui faire piger que ce dernier rêvait depuis toujours de vivre dans une boîte à godasses dans le fond de ma chambre. 

J’oublierai jamais les protestations hurlées, les batailles perdues avant de finir le cul dans une bassine, pataugeant dans une eau troublée par les restes de mes ébats aventureux de la journée. On souffrait beaucoup à cause de l’hygiène à cette époque, surtout pour ceux d’entre nous qui passions le plus clair de notre temps dehors, privés de télé comme des Play-Stations à venir. 
Quand j’y repense et que j’essaie de quantifier les coupures, égratignures, genoux et autres coudes écorchés sans compter les bosses et bleus innombrables, ça me stupéfait d’essayer d’esti-deviner combien d’entre nous sommes – ou serons - encore vivants au moment où vous lirez ça.

En tant que gamins, il était normal de nous inoculer de force la pensée qu’il était nécessaire de nous laver les pognes avant de passer à table. De nous laver les paluches en rentrant de l’école. De nous les laver à la moindre suspicion que quoi que ce soit de ‘sale’ puisse les avoir touchées car le monde était un endroit ‘sale’ et malveillant empli de germes, de pestes, de gales et de virus tous dédiés à notre destruction ! 
L’attitude même qui sans aucun doute se trouva au cœur de la recherche et du développement de nouvelles antibiotiques, de savons anti-bactériologiques et autres agents de stérilisation de destruction massive. 
Mais en dépits de ces efforts surhumains de la part de l’humanité, les gosses rentrent toujours couverts de crasse à la maison. Leurs pifs morveux continuent d’éjecter leurs mucosités à la face de leurs camarades dans l’abandon muco-nasal le plus total, et quelque part au moment où vous lirez ça, un gamin de sept ans et demi aura oublié qu’il y a à peine une heure, il ôtait de la merde de clebs de sa Reebok gauche avant de gratter quelques secondes plus tard une autre mucosité dans le coin de son œil droit avec son index du milieu.

Contrairement à la notion conventionnelle, le monde est en fait un endroit étonnamment propre, sain et bienveillant. Tout ça me rappelle ce dicton immémorial : « Et Dieu créa la marie-jeanne poussière donc elle peut pas faire de mal » Exact. 
Ce que plein de monde ne réalise pas, c’est que la Terre est conçue pour prendre soin d’elle-même. Pour chaque abominable bactérie renégate qu’on a pu identifier, il en existe le centuple qui font gratuitement des heures sup’ pour nous conserver, vous et moi, en bonne santé, et ce, même lorsqu’on est couverts de boue. 
Alors qui c’est qu’on essaie de tromper là ? Nous sommes tous faits de boue. Une boue hyper raffinée, version über-organique pour être sûr, mais nous ne sommes tous, néanmoins, que de gros sacs de boue ambulants. 

On dirait qu’il existe cette notion, vieille de quelques millénaires, impliquant que si nous pouvions en quelques sortes nous éloigner du monde naturel, nous commencerions à grappiller quelques centimètres en direction de l’immortalité. 
Ce qui débuta en tant que clôtures pour tenir à l’écart les hyènes et autres saloperies de ce genre de nos lieux de fornication a évolué en pare-feux incluant des unités centrales d’air conditionné, impénétrables même pour les bestioles les plus minuscules que l’Autre a mises sur Terre. Nous tremblons de peur à la vue d’une araignée, nous recroquevillons en présence d’un surmulot et nous grimaçons à l’idée d’aller faire du camping comme si c’était une punition.
Dans le même temps, nous bombardons nos entrailles de médicaments ‘idiots’ tels la pénicilline, qui sont incapables de faire la différence entre le bien et le mal, et qui, en conséquence, tuent toutes les bactéries, saintes ou damnées.

Et tout ça au nom de quoi ? La sécurité ? Le confort ? La durée de vie ? Et combien, s’il y en a, de ces objectifs avons-nous atteints avec notre mode de vie urbain ? 
Nous crevons à vitesse grand V tandis que nous pompons à nous en arracher les poumons sur nos clopes, avalons à pleins seaux des produits bitumés de fructose et aspirons à plein poumons les gaz d’échappements de nos concitoyens chaque fois que nous nous déplaçons de la pharmacie du coin à celle de l'esthéticienne. 
Nous nous séparons de notre pognon pour des injections de Botox comme si l’on pouvait se louer un peu d’éternité même quand on a déjà reçu notre pré-avis d’éviction. Viagra, Rogaïne, Cryogéniques, Muta-géniques, clonage, silicone, jusqu’où allons nous aller ? 
La crasse n’est pas l’ennemie. Les germes ne sont pas l’ennemi. Les petites bêtes rampantes ne sont pas nos ennemies.

Essayez donc quelque chose de différent pour une fois. Allez planter quelque chose, mais n’utilisez pas de pelle, juste vos doigts. La prochaine fois que vous verrez un cancrelat chez vous, laissez le vous grimper sur le bras et vérifiez qu’il ne vous veut pas de mal, puis portez le délicatement dehors au lieu de le massacrer. 
Essayez de passer une semaine entière à ne boire que de l’eau plate. La prochaine fois que vous aurez besoin de vous rendre à l’épicerie du coin, allez-y à pinces. Si vous devez absolument prendre votre bagnole et qu’il fait chaud, baissez les vitres et coupez l’air conditionné. La prochaine fois que vous choperez un coup de froid, n’allez pas voir le toubib, extirpez-le à coups de tisanes et de frictions . Embrassez-vous plus souvent, tout le monde se salue, mais il n’y a rien de plus sincère qu’une embrassade à bras le corps. 
Et puis relax max et maxettes, les germes sont essentiellement bons. Croyez le ou non, les bactéries sont nos plus vieilles cousines dans l’arbre d’Eden.


30 mai 2008

324.Migrations


Les hyènes, les loups, et même les caribous ou les rattus norvegicus de Bernard Werber ,sont connus pour avoir des chefs bien identifiés qui dominent le groupe. Les mâles les plus forts dirigent la meute, se servent des plus faibles comme de punching balls et se montent la majorité des femelles en les cloquant au passage. 
Tout mâle plus faible qui a la témérité de contester la domination du plus fort est immédiatement éliminé ainsi que sa progéniture, ou exilé en zone aride, parfois dangereuse. Le plus fort est le chef incontesté et ses gènes se multiplient, dominant tous les autres qui auraient souhaité en faire de même. Ce sont les mâles de type Alpha.

Juste derrière ces puissants Alphas se trouvent les Bêtas. Ceux là sont jaloux et vindicatifs, machinateurs et manipulateurs. Ils se prétendent alliés des Alphas dont ils montent même parfois les femelles – quand les Alphas sont pas dans le coin je veux dire.
Ils cherchent rarement des noises aux Alphas sauf si un groupe de Bêtas décide d’y aller en force contre un Alpha comme au temps de la Bastille. Souvent, leurs petits bâtards seront élevés par les Alphas qui se sont même pas rendus compte qu’il leur avait poussé des cornes.
Viennent ensuite les Gammas agités. 
Ce sont évidemment des êtres inférieurs qui ramassent ce qu’on veut bien leur laisser. Ils restent à l’écart de toute interaction sociale, sachant très bien qu’ils ne seront jamais à la hauteur dans une baston. Ils ramassent les restes après que les Alphas et les Bêtas se sont bien goinfrés. Ils se reproduisent seulement à l’occasion s'ils se trouvent une femelle isolée ou négligée.
Enfin, tout en bas du Totem se trouvent les Omegas qui sont des tarés congénitaux faibles et difformes qui n’ont aucune chance de survie.


La race humaine possède certainement ses propres Alphas dirigeants dominateurs, ses Bêtas sournois, ses Gammas perdants et ses résidus d’Omégas tels que votre serviteur. Nombre d’entre nous pourtant, et peut-être même la majorité d’entre nous, disons , « Basta ! » et quittons cet alphabet débile en lui recommandant d’aller se faire lire chez les Grecs. Réalisant qu’on peut prospérer sous d’autres hospices auspices, nous migrons voir ailleurs.

À la différence des loups et autres rats d’égoûts, le sommet du totem humain est plutôt subjectif. Dans le schéma stéréotypé de notre culture, les Alphas fréquentent les clubs de fitness et intègrent l’ENA, HEC ou les grandes écoles de Droit. Ils se choisissent des femelles vaporeuses et attractives genre la Bruni. 
Les Bêtas essaient d’en faire de même mais n’arrivent qu’à des postes de sous-direction avec des femelles un peu moins attractives mais du même moule. 
Les Gammas se satisfont de ce ou de celles qu’ils arrivent à décrocher.
Mais ne désespérons pas, il y a des gens qui réalisent qu’ils n’ont aucune chance dans cette foire d’empoigne et changent de manège. 
Comme ce marin excentrique qui adore les japonaises, ou cette fille tranquille et studieuse qui taille en Somalie avec les Médecins Sans Frontière et qui en pince tellement pour Aboubakar qu’elle se passe un tchador sur la tête. Et pourquoi me direz-vous ?

Objectivement, le métier de papillon de mer est tout aussi profitable que celui de banquier, si c’est pas plus, et la gonzesse de MSF est tout autant épanouie que la femme au foyer. 
La japonaise - hem, même si elle n'est que virtuelle - et Aboubakar sont aussi attractifs que Shwartzie ou que la bombe italienne. On peut dire que ces gens qui ont quitté le système Grec ont réussi.
Les migrants (qui, j'ose témérairement l'espérer, représentent la majorité d’entre vous) sont assez créatifs et aventureux pour ne pas finir comme ces pauvres nazes pathétiques que sont les Alphas et les Bêtas.

29 mai 2008

323. ABC de Classe Dirigeante


Nous vivons tous dans un monde de déguisé(e)s incertain(e)s nous traitant différemment selon que nous agissons bien, mal, avec ou sans tact. 
Alors comment faut-il agir afin de plaire à tout le monde ? Comment faire pour que les gens vous aiment autant, sinon plus, qu'une sainte poupée?
La réponse ? Les gens bons occasionnellement sont les grands gagnants. Euh, d’abord et avant d'aller plus loin, ne confondez pas ce que je viens d’écrire avec : les gens bons, occasionnellement, sont les grands gagnants. 
Non, les gens bons sont toujours les perdants et ce pour de bonnes raisons – houla ! -, mais les gens qui sont tout le temps méchants échouent également. Le truc, c’est d’être occasionnellement bons de temps en temps et un(e) enculé(e) de première le reste du temps.

Et pourquoi donc ? me direz-vous.

- L’insécurité
Les gens, pour la plupart, sont fragiles, anxieux, et manquent d’assurance. Ils cherchent le regard affirmatif des autres pour se valoriser. 
Si quelqu’un se conduit méchamment – pour de vrai ou pour déconner – avec eux, ils se demandent « qu’ai-je fait de mal, où c’est que c’est que j’ai foiré ? » et ils essaieront de s’améliorer afin de compenser. 
Maintenant, en ce qui concerne une partie des gens, on peut continuer à la traiter comme de la merde et elle continuera à encaisser. Mais pour la plupart d’entre nous, il existe un point de rupture qui nous fera dire « Et merde, c’est qu’une sale bite »
C’est là qu’il faut freiner avant d'atteindre ce point de rupture et se mettre à agir avec bonté et compassion. Ça donnera à votre victime une impression d’accomplissement et prolongera son engagement envers vous.
Mais pourquoi ne pas agir ainsi tout le temps, demanderez-vous ? Parce que ça pourrirait les gens, ça les gâterait. Si les gens n’avaient pas à mériter vos bontés, ils s’en foutraient comme de l’an quarante. Pourquoi payer pour ce qui est gratos ?

- L’empathie
Les gens, pour la plupart, ne sont que des bites égoïstes. Je sais, je me répète, mais c'est parce que j'insiste. 
Habituellement, lorsqu’ils choisissent des amis, ils ne veulent pas des gens qui soient bons avec eux. Non, en fait, ils veulent des relations avec qui se lier et à qui se confier ; ils cherchent des pairs dotés des mêmes perspectives qu'eux et pouvant leurs prodiguer de véritables conseils sur la manière de naviguer dans la vie. 
Les gens bons sont nuls dans ce genre de choses et n’ont aucun sens de l’humour parce qu’ils n’ont pas de véritable compréhension des relations humaines.
Pourquoi, dans ce cas, ne pas agir comme de sales bites en permanence ? Eh bien parce que vous attirerez d’autres sales bites et elles font chier. Tout le temps.
Les gens, pour la plupart, se construisent une façade. Nombreux sont ceux ou celles qui essaient d’être bons tout le temps. 

Malgré cela, il leur arrivera parfois d’échouer et de se conduire comme des sales bites. Une attention disproportionnée sera alors donnée à ces moments d’égarement et les gens supposeront que vous avez baissé votre garde et exposé votre « vrai vous ». Effrayés, ces gens vous fuiront. Maintenant, si vous faites l’inverse, vous conduisant comme une sale bite la plupart du temps, éventuellement, vous vous planterez aussi à un moment donné en laissant parler votre cœur au travers d'une faille dans la pierre dont il est fait. Encore une fois, une attention disproportionnée sera donnée à ce petit moment d’inattention où vous aurez baissé votre garde et exposé votre véritable moi.

Et plutôt que d’en être effrayés, ils en seront séduits et même envoûtés.

Merci d’avoir suivi.

25 mai 2008

322. Après la teuf des mères, on peut rêver à celle des pères!


Marylou a toujours eu de supers réflexes. Y a qu’à observer ses réactions hystériques si j'ai le culot de pas lui présenter ses cadeaux Prisunic le matin de la fête des mères. Parlons de la mienne à venir pour illustrer le propos, même si je serai en bas de l'Angola à ce moment là :

Pour la fête des pères, Marylou aura probablement décidé de m’inviter, moi et les petits, au restaurant. L’endroit choisi ressemblera à une vieille longère retapée mais elle en aura entendu dire le plus grand bien, nourriture appétissante et atmosphère chaleureuse, ce que je ruinerai complètement dès que nous aurons pénétré dans l'établissement.

- L’hôtesse : (Jupe crème plissée, yeux de Sharon Stone, blouse saumonée, lache et translucide, corps de Bellucci et escarpins aux talons aussi hauts que la Tour d’Argent) "Bonjour madame, bonjour monsieur ! Soyez les bienvenus. Combien de couverts, je vous prie?"
- Moi : (Battleshort, tee-shirt noir, baskets) : "Euh… quatre, mais si vous êtes libre, je peux renvoyer les trois autres..."
- Paf !
- Moi : "Aïeuh !"

Même ce jour là, Marylou aura toujours des réflexes de chatte siamoise.

20 mai 2008

321. La pyramide humaine





















C’est une pyramide de corps, chacun d’entre eux grimpant, s’accrochant et s’essoufflant à s’escrimer afin d’atteindre le sommet. L’ayant atteint, le vainqueur s’étire longuement quelques instants, content de lui, avant de se faire balourder dans le vide, remplacé par le nouvel arrivant. Et ça recommence.
Je parle évidemment pas de la pyramide où c'est le plus petit, le plus innocent qui sera porté au sommet comme sur la photo catalane en haut de ce post.
Mais ç'a toujours été comme ça, ça a de tous temps été la nature des structures qu’on dit sociales, mais que je définirais – faut toujours que je redéfinisse – en tant que groupes supérieurs à 2 personnes. Deux personnes peuvent coexister en tant que couple se renforçant mutuellement, symbiotiquement en accord avec les fluctuations du ou de la partenaire, que ces dernières soient platoniques ou érotico-porciniennes.
Mais dès qu’une tierce personne fait son entrée, une pyramide naine prend naissance, et la grimpette, l’accrochage et les essoufflements font inévitablement leur apparition. Le degré de frénésie de la course dépend bien entendu de la qualité des protagonistes impliqués, mais les chances sont démultipliées avec leur quantité. Plus grand sera le groupe, plus grande sera la récompense potentielle au sommet du monticule, donc le plus salace le processus et les méthodes pour y arriver. Même si l’on sait que la rétribution potentielle sera éphémère, et que la plus grande partie du temps passé au sommet le sera à contenir les sous-fifres aspirateurs conspirateurs aspirants successeurs trop zélés grimpant trop vite.

C’est pourquoi je n’aime pas particulièrement les rôles de grand timonier – même si je suis seul maître à bord sur mon rafiot, y a quand même des limites. Au niveau individuel, la plupart des gens sont cools et même agréables, mais dès qu’une troisième personne s’immisce s’installe la lutte de pouvoir pour ne pas être le laissé pour compte qui va toucher le fond pourri de la gamelle.

Je réalise bien la nécessité – pratique – de certaines pyramides sociales, mais je préfère que ce genre d’association soit relax et passager, se formant et se reformant avant que les tensions de leadership ne commencent à frémir dans la casserole comme au PS ou l'UMP. L’alcool servi dans les cocktails élyséens peut s’avérer un bon lubrifiant pour relâcher les tensions inhérentes, mais il peut peut-être aussi conduire à l’ébullition qui fera fondre la pyramide. Cette marge d’incertitude s’inscrit dans l’attirance pour les cocktails et le Champagne et est la raison pour laquelle les sommets des grands groupes en ont fait leur activité favorite. On a tous besoin d’un élément de danger même s’il est domestiqué (pinard et pastis) et relégué en fins de semaines. Je le perçois bien quand je picole et que j’aime ça sur le plan ludique, mais sinon j’estime nécessaire des relations en face à face pour mon équilibre mental. J’aime pas les jeux sociaux quand je suis à jeun (ce qui m’arrive souvent, ne me mé-comprenez pas), c’est juste que j’aime ni les artifices, ni les stars d’un soir ni les marquages de territoires à la mode canine.

Comme je suis sûr que c’est le cas chez nombre d’entre vous, le temps du lycée fut pour moi un processus d’apprentissage assez horripilant à cet égard. Je suis toujours suspicieux envers ceux qui disent avoir adoré leur expérience estudiantine. Le collège, le lycée et la fac, particulièrement le premier, sont les endroits où les pyramides sociales se construisent avec un tant soit peu de sérieux en premier lieu, mais sans les couches d’étiquette rituelle pour amortir les coups qui vous pleuvent sur la gueule. Rester en dehors de la pyramide, c’est, pour étendre la métaphore, se retrouver perdu dans le désert. Le concept d’une vie monastique spirituellement pacifique dans ce désert n’y a pas encore pénétré nos esprits.
Au lieu de ça, c’est la ruée folle pour le sommet de la pyramide, ou du moins éviter de rester cloué au sol. J’ai jamais eu ‘de groupe d’amis’ depuis le collège et je m’en porte pas plus mal. J’ai des potes individuels en divers lieux et contrées éxotiques et je connais assez de gens dans mon entourage proche pour prendre mon pied autour d'une pinte dans la dimension ludique de la pyramide pendant mon temps libre.

Il existe aussi, soit dit en passant, une raison au standard de la monogamie dans la plupart des sociétés. Le polyamour est une pyramide de corps avec l’ajout combustible de sexe et des lubrifiants associés. La marge d’incertitude associée au sexe a certainement un appel viscéral mais rend l’effondrement de la structure quasi certain. La monogamie est préférable, pour le meilleur ou pour le pire. Ce genre de solitude avec ma louve en dessous affriolants, soit dit de nouveau en passant, est ce que je préfère en ce moment...

18 mai 2008

320: Temps modernes


La technologie est traîtresse. Les mecs de Radiohead avaient raison quand ils chantaient que le monde devenait une Planète Télex, où rien ne fonctionne jamais. 

Tout jeu vidéo plus récent que la super Nintendo est un trou noir superflu de complication abusive bouffeuse de temps et d’efforts.

L’iPod est une farce destinée à tomber en panne afin de vous obliger à acheter le dernier modèle, vous empêchant d’empocher le ricochet de pognon que vous auriez dû économiser en n’achetant plus de CDs, réduisant les artistes à ne plus recevoir aucune royalties au lieu d’en recevoir royalement, même si c'est juste rien qu'une toute petite part.

Les imprimantes ne savent jamais comment se tenir à table et sont des bouffeuses de papier en dépit du fait qu’on n’arrête pas de les alimenter et de les suralimenter du festin de nos frustrations.

Toutes les données du monde ne rachèteront pas l’âme dont vous avez toujours été dépourvus. Il n’y a pas d’esprit dans la machine, pas de médecin chef au cœur du réseau ; juste une indestructible stérilité de térabits pour les siècles des siècles.

Le retour aux sources n’est pas une théorie viable ou cohérente mais ce serait catharsis primitive que d’envoyer des marteaux passer le bonjour aux CPUs de nos PC. Les machines tombent en panne et sont mises au rebut comme des bébés spartiates difformes. Les taux d’obsolescence dépassent nos taux d’absorption soucieuse.

Même les bouquins de poche qui se déforment pourtant rapidement et s’écornent encore plus vite durent plus longtemps. Et même prennent de la valeur quand le nombre de leurs exemplaires s’amenuise avec le temps sur le marché.

Les formats changent si vite que nos médias dernier cri seront illisibles pour les archéologues de l’ère post-numérique d’un futur de plus en plus proche. Il y aura même plus de gramophones pour lire les archives publiques qu’abrite l’Internet d’aujourd’hui.

En tentant de précéder le futur, nous nous court-circuitons du temps. Ozymandias nous a au moins laissé une statue, nos steppes de 1 et de 0 ne laisseront même pas un simulacre de vie pour inspirer la poésie. Si une forme de poésie traîne encore dans le coin je veux dire.

Les cocons de la haute définition Surround-Sound et de la HD bientôt 3D s’inspirent toutes du même slogan : ‘Voyagez sans jamais quitter votre salon !’ 
Ouais, ben moi, je veux quitter mon salon ! Je veux pouvoir aller à Rio si je veux palper de la fesse Cariocaise, je suis pas une bouche amorphe tétant à la perf' et reliée à un estomac déféquant un méta-contenu afin d’être nourrie à nouveau, je suis un grand singe avec tous les appendices adéquats attachés aux bons endroits, et des fois j’aime m’accrocher et me balancer aux branches.

En dépit de ce que les trois-cinquièmes hyper-top modernes, 'in' et à la page de ma personne ont à dire, j’ai besoin de sexe, pas de sites pornos, de contacts humains, pas de relations virtuelles, d’exploits physiques, pas de pantomines genre Lara croft, de chants d’oiseaux, pas de sons Windows, d’expériences, pas de télévision, de musique live, pas de Memorex ou d’MP3.

Je vis peut-être pas à la hauteur de mes idéaux mais je les ai, et bien que je vous les communique via une machine, je rêve de les graver dans ma chair…

17 mai 2008

319.Danse moderne


Fut un temps où la vie de couple ressemblait à une danse. Je veux dire à ces danses d’antan où un contact constant et des mouvements coordonnés étaient la règle. Deux personnes sur la piste, ça demandait de la coordination et un certain montant de coopération pour bouger ensemble sur la musique. 
Sûr que ça demandait de la pratique et un certaine dose de patience. Il s’agissait d’une coordination spontanée. On pouvait connaître les pas mais le tempo et la finesse étaient partagés. La coordination demandait un abandon vers de nouvelles possibilités.

On ne danse plus comme ça aujourd’hui. On a tendance à pénétrer sur la piste de danse en temps qu’individus solitaires. Plus rien à voir avec l’union chorégraphiée de deux êtres se déplaçant comme une seule entité. 
Il n’y a plus de contact ou très peu à part quelques poussées sexuellement suggestives. Les seuls mouvements apparemment coordonnés sont basés sur un des deux danseurs imitant les mouvements de l’autre, l’un des deux étant le meneur comme Travolta face à Thurman dans le film à Tarantino, l’autre choisissant de suivre pour un temps jusqu’à ce qu’éventuellement, les rôles s’inversent ou que chaque protagoniste s’en retourne dans sa bulle intérieure, dans l’oubli total de son partenaire.

C’est un monde triste où tous semblent orbiter en s’éloignant un peu plus chaque jour les uns des autres. La notion capitaliste de l’individualisme a déteint sur nous, nous changeant en amants solitaires, nouvelles âmes vaquant sans but dans nos foyers mais vivant sur des orbites différentes. Et la plupart du temps, ces orbites sont distantes et inconsistantes. Des paires tout ce qu'y a de plus solitaires…

16 mai 2008

318. Indiana Jones et les sourires soupirs de Cannes


Cette critique de cinéma ne vous est pas gracieusement offerte grace au soutien financier de "LUCAS PRODUCTIONS"

La plupart des gens sont autant attirés par le glamour et le prestige que les mouches à merde par un ministère. Je parle pas pour vous évidemment. Chercheurs de vérité devant l’éternel, vous ne tomberiez jamais sous le charme d’un champagne bon marché ou sous celui des flash des paparazzi, encore moins sous le charlatanisme et la tricherie de l’industrie du cinéma, mais j’ai pas de scénars dans mes tiroirs et nos aspirations ne sont pas de capturer Paris Hilton à l’écran.
Sauf bien sûr si elle est à poil.

La mission est sérieuse, l’environnement dangereux, les films douteux, vous saurez tout après la pub.
Rien n’est fastoche lorsqu’iI s’agit de Cannes. Foire des vanités pour moghols du cinoche, stars du porno et auteurs maisons viennent étaler leurs production sur scène. Begbeider me saoule, pire, il me fait gerber.
Aucune grosse production hollywoodienne n’a foulé le tapis rouge du Martinez depuis que la critique a massacré le Da Vinci code. Indiana Jones survivra-t’il contre cette critique malfaisante ?
On s’en branle.


Je veux dire, sérieusement, même si ce film est nul à chier (le répétez à personne mais j’ai la raie du cul qui frétille comme celle d’une collégienne rien qu’à l’idée de le voir à l’affiche dans ma vieille rue Bichon…), il fera quand même plus de fric le weekend de sa sortie que le PNB du Bengladesh.
Steven Spielberg et son pote Lucas tentent de protéger leur petit dernier – Indiana Jones et le crâne de crystal – de la critique lâchée contre le Da Vinci code voici deux ans durant le même festival. 
Le film va faire sa première dimanche, et il parait que la paire a décidé de ne pas offrir de super fête pour sa sortie comme ç’avait été le cas pour le Code da Vinci qui avait attiré toute l’attention et même plus. 
Que cette attention s’avéra contraire aux attentes des producteurs, riant quand elle était supposée mourir d’effroi, vilipendant quand elle était supposée applaudir. L’expérience, mes frères, l’expérience !

De plus, l’approche de Spielberg sera strictement contrôlée. Le filtrage lui-même ne laissera passer que 250 producteurs, pas un de plus. Et pas un seul journaleux. On ne sait même pas encore si un public payant sera autorisé à voir le film lors de sa sortie officielle jeudi prochaîn. Ça semble fort improbable.
Mais considérant que le Da Vinci a tout de même rapporté 758 millions de dollars depuis sa sortie, la raison pour laquelle ils se font tant de soucis sur ce qu’on pensera de leur film dans les bistrots de Cannes demeure un mystère. Lucas, après avoir pondu ses trois récentes séquelles de Star Wars, devrait être immunisé contre les coups de la critique si celle-ci traite son petit dernier de navet. 
Quant à Spielberg, c’est le p….. de Spielberg tout de même, si vous lui dîtes que son film est nul à chier, c’est sûr qu’il va vous pondre un film pour raconter combien VOUS êtes nuls à chier. Et ça lui rapportera un autre milliard de dollars en plus de ça. Il l’a fait avec les nazis, il peut le faire pour vous, no problem.

Mais bon, s’agissant d’un film si pleinement empli de plein de nostalgie, la critique ne compte guère. On va tous aller le voir. Saouls comme des polonais ou moquette fumée comme des rastaquouères si nécessaire, on le verra tout de même. 
Restez en ligne sur ce Blog pour apprendre quand le filtrage de Cannes se sera déplacé vers le domicile à Lucas, puis dans sa cave, puis peut-être même dans un silo secret où il pourra le regarder seul. Pour l’éternité. Et vous ne saurez jamais combien outrageusement raciste est ce film de chez Lucas Productions.