31 mai 2007
252. Cinétique de l'amour en milieu liquide
26 mai 2007
251.Quand je me réincarnerai... au 24ème siècle.
Je préparerai mon Curriculum Vitae (c'est-à-dire ma carte génétique) sous forme d’unité Ethernelle, plus globalement spécialement spatialement - et commercialement - connue sous le sobriquet d’ «Ethinfo », et je serai soulagé de ne pas avoir à utiliser de portefeuilles, serviettes, de CD ou DVD utilisés à l’aube des temps où l’on perdait avec tant de facilité des données vitales.
Dans ma carte à mémoire éthernelle, je déposerai une série de photos numériques qui illustreront le cours de ma vie, on y verra l’instant de ma naîssance, (ce qui ne me conviendra pas forcément – le fait d’avoir été conçu à la mode sexuelle antique sera alors sûrement perçu comme un handicap et un problème social ), on y verra aussi mon développement dans mes relations et en société pour voir si j’ai des chances dans les relations publiques, ce qui est le poste que je convoite secrètement (mais ne l’ébruitez pas siouplait). Dans le répertoire de mon génome, on pourra voir si je suis « pur » ou « modifié », des fois que ça poserait problèmes, ils feront des recherches pour voir si on ne m’a pas prédiagnostiqué un cancer du colon ou la maladie d’Alzheimer en plus du pronostic déployé par mon génome pour le futur. Ce qui sera bien, penserai-je quand je serai arrivé jusque là, c’est que ce ne sera pas si décourageant que ça puisque ça ne pourra que montrer certaines de mes inclinaisons pour la pensée et l’écriture et que je pense pas que cela pose problème... industriellement parlant…
J’espère avoir de la chance, car en ce temps là, j’aurai besoin de bosser…
La guilde des recruteurs transgéniques sera réputée pour sa minutie lors des entretiens d’embauche qui ne seront conçus qu’à seule fin de sélectionner les personnes et activités en relation avec la classification et le catalogage des humains, mais je m’en sortirai bien car je me trouverai un pote, si possible un antisocial doué en informatique qui m’obtiendra le génome souhaité, et s’ils sont très libidineux, je leur laisserai entrevoir l’érotisme de ma compagne-secrétaire virtuelle - modèle B36.version 69 de 13ème génération - dans le répertoire secret de mon Ethinfo, s’ils en veulent une copie, je leur en laisserai, j’en aurai plein…
Maintenant, si vous me demandez comment diable je vais arriver en 2315, je vous répondrai que j’ai reçu aucune info sur la planète viable où ça pourra se passer donc j’en ai pas la moindre idée, même pas la plus brumeuse… mais en tous cas, c’est ça que j’y ferai.
10 mai 2007
250. Si j'ai tort, j'en mourrai pas. Et vous non plus!
J’ai choisi le chemin que je suis non pas pour ce qu’il est, mais pour le manque de conséquence que ça aura sur les autres si je me suis planté au dernier carrefour.
Les dégâts potentiels que je pourrais faire subir à mon entourage si mes croyances sont fausses doivent autant guider mes choix que la croyance même que je choisis de défendre.
À l’extrême, on pourrait considérer Hitler ou Staline. On peut argumenter sur le fait qu’ils étaient la personnification du Mal et ne choisirent pas leurs voies pour le bien-être de l’humanité, mais je doute qu’ils eussent été d’accord avec moi. Ils avaient la vision d’un monde, aussi horrible et discrédité que nous puissions le juger aujourd’hui.
Il y a quelqu’un qui a tort là, ça c’est sûr. Peuvent pas être deux à avoir raison. Les deux ont sûrement tort. L’histoire humaine suggère que la réponse la plus probable est que toutes ont tort.
Alors je suis mon bonhomme de chemin, espérant rencontrer de
8 mai 2007
249. Marylou et moi avons J’ai repeint la chambre d’amis ce week-end.
Marylou avions décidé qu’on allait repeindre le garage ainsi que la chambre d’amis…. Enfin surtout la chambre et surtout Marylou:
Moi : Bon, ma louve, on va commencer par préparer le terrain…
Marylou : Et ça veut dire quoi ?
Moi : Ben on va rassembler les meubles au milieu de la pièce, ôter toutes les cochonneries qui sont fixées aux murs et tout ce qu’on veut pas peindre. Puis on va tout bien passer au papier de verre puis épousseter tout ça pour virer toute la poussière, puis on scotchera tous les trucs qu’on veut pas peindre.
Marylou : Dame, ça me parait beaucoup de boulot. On peut pas faire juste la peinture comme à la télé ?
Moi : Nan.
(10 minutes + tard)
Marylou : Houlà, c’est dur la préparation. Je crois que je vais m’asseoir un tout petit peu.
Moi : (marmonnant) Putain, je crois que la journée va être longue.
(Environ 1 heure + tard)
Marylou : Bon. On a fini la préparation. On fait quoi maintenant ?
Moi : Maintenant on peut poser la première couche d’apprêt…
Marylou : On va commencer à peindre alors ?
Moi : Oui. Mais d’abord on va commencer par tracer les bordures.
Marylou : Quoi ? Faut tracer des bordures ? Avec quoi ? Le double décimètre à Kaëlig ?
Moi : Hein ? Non, tu comprends pas. Quand je dis ‘tracer’, je veux dire on va passer de la peinture là où on peut pas le faire au rouleau. Comme dans les coins…
Marylou : Ah d’accord. C’est de la peinture quand même alors…, hein ouais?
Moi : Euh… techniquement, oui. Mais le vrai terme pour peindre les coins, c’est ‘tracer les bordures.
Marylou : C’est débile. Si on va commencer à peindre, t’as qu’à dire qu’on va commencer à peindre et arrêter de dire des trucs que je comprends pas.
Moi : Mais bébé, on dit tracer des…
Marylou : Oh, arrête, hein ? A partir de maintenant, on dira peindre les coins alors arrête de faire celui qui sait tout mieux que tout le monde, d’accord ?
Moi : Bon, on commence à peindre les bordures et les coins, tu veux bien ?
Marylou : Mououi. Mais je te préviens, si tu me regardes encore de travers, je te peins la tête, d’accord ?
(5 minutes + tard)
Marylou : Hou ben dis donc, ça fait mal aux bras de peindre les coins. Je fais une pause, moi…
Moi: (grommelant) Et mon cou alors, hein?
(À peu près 1 demi-heure + tard)
Marylou : Et tu fais quoi maintenant ?
Moi : Ben, faut que je passe une couche d’apprêt sur les murs avant que les bordures qu’on a tracées… je veux dire peindues, soient sèches ; sinon elles se marieront pas bien et ça se verra au séchage.
Marylou : Alors, quand c’est qu’on va commencer la vraie peinture?
Moi : Ben vu que les gens qui nous ont vendu la maison avaient peint ces murs en vert olive, je pense qu’il va falloir passer deux couches d’apprêt avant de poser la première couche de peinture…
Marylou : J’en ai marre d’attendre pour faire de la peinture. Je crois que je vais aller faire des Sudokus. T’auras qu’à m’appeler quand tout sera prêt à peindre.
Moi : (tout seul dans la pièce) La tuer serait de l’autodéfense. Aucun jury pourrait me condamner. Je serais un héros.
(3 heures + tard et beaucoup de sudoku suée du cul à force de monter et de descendre de l’échelle que j’en arrive à me prendre pour un yoyo)
Marylou: Bon, maintenant qu’on a fini ton truc d’apprêt et que c’est sec, on peut ENFIN commencer la vraie peinture ?
Moi : Oui, mon Impatiente, on peut commencer la vraie peinture maintenant. Et comme tout à l’heure pour l’apprêt, on va d’abord tracer, ou peindre, les bordures et les coins d’abord.
Marylou : Tu sais quoi ? C’est la galère ton truc. C’est pas du tout comme je croyais. Je déteste faire de la peinture avec toi.
Moi : Comment tu sais que tu détestes faire de la peinture avec moi ? T’as rien peindu de la journée !
Marylou : …
Moi : AAaaailleeuuuh !!! Meeerrddeeee !!!!
Note : Au cas où vous vous poseriez des questions, un manche de pinceau dans le cul, ça fait mal.
Houlà, hyper mal.
Voilà, et qu’ils viennent pas se plaindre en cours de quinquennat.
19 avr. 2007
248.Rêverie
Qe signifie un rêve où vous vous retrouvez englués chez vous par un représentant de commerce vendant des rubans scotch ?
Question toute rhétorique, je l’admets. Les rêves ne veulent rien dire. Ils sont insensés, des scénars débilitants créés par vos neurones afin de tenter de donner un sens à vos activités quotidiennes.
Mais je suis quasiment sûr d’être certain qu’un ou qu’une d'entre vous interprêtera ma rencontre nocturne avec le représentant d’adhésif à l’aide d’une théorie toute freudienne m’expliquant que je suis peut-être pas en très bons termes avec le quincailler de la rue Bichon. Ce qui est peut-être exact, d’ailleurs, vu que ce connard va pas voter pour mon copain José.
Ou alors que je veux réellement me barricader et m’isoler chez moi pour échapper aux ex-gars de l’intérieur de chez le pin’s qui patrouillent quotidiennement mes plates bandes sur un rythme outrepassant le quotidien. (Oauis, j’avoue que là, votre interprêtation ne serait pas dénuée de sens).
J’ai jamais été capable de saisir le concept de l’interprêtation des rêves. Sans doute que les rêves de chacuns sont uniques, par conséquent ne peuvent être connectés en aucune manière aux rêves des copains du voisinage ?
Et ce cauchemar récurrent que je me paie souvent, celui où que la Jennifer Beaunichon,
Ouais, je pense que je suis capable de me passer du psycho comme de votre aide pour interprêter çui-là à ma manière…
18 avr. 2007
247.Des courbes et des triangles
J’ai tendance à jouer les snobinards, ce qui me rend fortement dogmatique. Je suis sec et bravache - en plus d’être tape à l’œil -, ce qui me rend froidement direct. Je suis inconsidérément impulsif, ce qui implique qu’on me traite facilement d’égoïste.
Je sais aussi rester très vague dans mes propos, ce qui m’évite de ne pas vous décevoir. J’ai du mal à me détacher du passé, ce qui complique le fait que je devrais cesser d’être rancunier. Je suis dominateur, ce qui me permet d’envoyer balader tous ceux qui ne boivent pas de ma soupe.
Ces quelques qualités, parmi tant d’autres, sont celles que je préfère dévoiler les premières. Je porte ma médiocrité - ainsi que ma méchanceté - sur la poitrine, comme une médaille honorifique avec laquelle vous devez compter. Je sais que je suis, comme beaucoup d’autres, une marchandise avariée.
Cassé brisé en quelques sortes, mais encore capable de mener une vie fonctionnelle.
Depuis quelques mois pourtant, mon auto-dénigrement a commencé à se délaver. J’ai cessé de m’arracher les croûtes, et désormais la cicatrisation peut débuter.
Quand je parle de mes défauts, c'est pas pour rechercher la confirmation de mes qualités. Généralement, quand on le fait, ceux qui vous aiment ne perdent pas de temps à vous protéger et à vous remonter le moral. Ils vous soulignent vos bons côtés. Ils vous flattent de compliments. Ils vous aiment.
Mais en ce qui me concerne, quand je dis du mal de moi, la plupart du temps c’est parce que c’est la vérité. Je ne ments pas sur les pires traits de ma personne. Tout ce que je demande quand je le fais, c’est que mon interlocuteur admette que c’est vrai. À partir de là, on peut avancer ensemble munis de cette certitude. De ce savoir.
Ce post pourra vous paraître étrangement aléatoire. Je me suis laissé dire hier soir que personne ne pouvait savoir la façon de fonctionner de mon cerveau. Que le processus de la pensée n’a aucun sens quand on s’en trouve à l’extérieur. J’ai répondu à ce spéléo psychologue que c’était intentionnel. Que je ne pouvais autoriser quiconque à me déchiffrer. Mais, dans mes vagabondages, il existe un sentier chaotique que l’on peut reconnaître avec le temps.
Ce qui m’a amené à ce post m’est arrivé il y a quelques instants.
Je venais de raccrocher le téléphone dans lequel je conversais avec une personne que j’admire et que je respecte. Je me tenais dans l’encadrement de la porte de ma cuisine, une tasse de café et une clope à la main, ma louve tentant d’échapper à ma ligne de vision. Soudain je me dis, qu’est ce qu’elle voit quand elle me regarde ? Voit elle la déchéance, ou seulement le bon côté ? A t’elle une vue équilibrée ? Est elle objective ou emplie de préjugés ?
En fait, je m’en fous. C’est juste ce qui me traversa l’esprit à ce moment là.
C’est peut-être la raison pour laquelle je l’aime et la respecte tant. Elle me permet de tout questionner…
Et réellement, s’il existe une personne qui peut voir la lumière au travers de toute cette merde, il importe peu que vous soyez bons ou mauvais. Même si ce qu’elle voit n’est pas de toute blancheur, le simple fait que cette personne existe rend sa texture à tout le reste.
16 avr. 2007
246. Contredisantes contradictions
J’ai droit à toutes les contradictions. Keats nomma ça la « capacité négative » dans une épître célèbre. Un autre a appelé ça « l’hétérogénéité essentielle de l’être » et, c’est sûr, appelez ça la « hache » de l’existence si ça vous chante. H, dîtes H pour voir… Beckett disait que c’était « Rien ». J’ai droit à toutes les haches: Moi, tous les hasch me font rêver...
Et pour finir dans un climat - ou un temps - plus propice, je voudrais dire à l'intention de monsieur Sarko que l’homme n’est pas une marchandise. L’homme n’est pas une marchandise. Ô non, il n’en est pas une.
14 avr. 2007
245. Public Relations Unlimited
Bonjour, amis lecteurs et bloggonautes, me voici une nouvelle fois devant vos yeux émerveillés à vous coucher quelques lignes pour vous divertir – ou vous faire chier, à vous de voir – un tout petit peu.
Aujourd’hui, j’aurais souhaité vous parler des relations mais quand j’ai commencé à pianoter sur mon clavier, je ne savais plus par où commencer et les bouts de mes doigts fertiles n’arrêtaient pas de patiner sur les touches (Ma louve avait une migraine mais je vous jure pourtant que je me suis lavé les mains après les avoir rincées au savon de Marseille suite à ma caresse matinale nocturne de ce matin).
Et il est clair qu’il existe un nombre incalculables de relations, telles celle qui existe entre un maître et son clébard, entre un Sarko et un Pénis, ou celle entre un glandu et une clitoridienne, ou encore entre deux clitoridiennes et / ou deux glandus, entre membres d’une même famille ou d’une même secte, entre une paire de voisins qui se haïssent tant qu’ils ont pris l’habitude de chier sur leurs pas de porte respectifs, ou bien qui s’aiment d’amour tendre et se rencontrent en secret la nuit dans la cage à ordure de leur HLM, ou entre deux inconnus qui se rencontrent dans un train et qu’y en a toujours un des deux pour raconter sa vie, ou entre un vendeur et un client qui baratinent toujours le même baratin, ou entre un capitaine et son matelot, etsétera et tutti couanti.
Aussi à vos claviers pour vos opinions sur le thème et me contiez une sorte de relation – qui peut être non seulement humaine, j’ai l’esprit large, mais aussi algébrique si ça vous fait bander les neurones, ou pourquoi pas, zoophile si c’est ce qui excite vos testicules ou vos mamelons.
Bisous.
12 avr. 2007
244.Hey Niko, et ça, c'est génétique?
Ce qui me rappelle qu’il faudrait que je m’achète de la crème solaire…
Alors, après m’être fait injecter environ 10cc dans le bras droit sans verser la moindre larme, qu’est ce que j’obtiens quand je demande ma sucette et mon ballon de baudruche à l'infirmière ? Un regard soucieux et une sérieuse recommandation pour consulter un psychiatre, voilà ce que j’ai eu. Et un rendez-vous pour une autre injection dans six mois.
Mon bras me fait mal.
5 avr. 2007
243.Papotage sans complexes.
Je voudrais pas me mettre à causer au nom de tous les français comme certains voudraient nous le faire croire mais je suis quand même capable de dévoiler ce qui se cache - selon moi - derrière le terme de « Droite décomplexée »
Mais tout cela, c’est aujourd’hui du passé. Désormais, ils se débrident, se lâchent et dévoilent au grand jour leurs vrais visages, leurs véritables égoïsmes. Le führer de l’UMP a su trouver les mots pour décomplexer ses troupes. Une société blanche et judéo-chrétienne, où le plus fort l’emportera sur le plus faible, comme dans la jungle, permettant aux plus « animaux » d’entre eux de donner libre cours à leurs instincts les plus primaires.
La droite décomplexée couche, dans le noir - pour l’instant-, avec le FN, dont on sait qu’il n’accédera jamais au sommet. Seuls les cons ont la naïveté de croire que l’électorat du Pen pouvait porter le racisme au delà des frontières du pouvoir. Cette fois, un Pin's, avec les idées du Pen, a toutes les chances d’accéder à la présidence. Il ne vise pas l’électorat de Jean Marie, il l’a déjà.
Sarkozy aime la thune, le blé, le pognon et ceux qui en sont pleins. Ses amis sont riches, très riches. Dur avec les faibles, accommodant avec les nantis, Sarkozy fréquente le gratin: Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Bernard Arnaud, Serge Dassault, Georges Bush et son bras droit Dick Cheney, etc. Ces gens là, mon bon monsieur, sont si importants que personne, dans les médias de masse (télé, journaux et radios) n’ose en dire du mal. Personne n'ose dire que ce sont des fumiers, des salopards de marchands d’armes, des réacs et des psychotiques.
Chez les gens qui ne sont pas renseignés – et pour qui tout va bien – le capitalisme est indépassable. Les décomplexés de droite croient véritablement que « jungle » et « chaos » sont des valeurs nouvelles. Les nouveaux émules à Sarko ignorent, dans leur touchante connerie, que le monde, avant d’être régulé, était déjà ce magma infâme auquel ils aspirent.
Et merde…j’arrête là, car ça va me prendre 66 plombes pour tracer le portrait de cette bande de connards décomplexés.
Alors, en attendant, je vais attendre tranquillement les CRS en fumant un tarpé. Prenez soin de ma famille si jamais vous n'aviez plus de mes nouvelles...
2 avr. 2007
242.Le Sarkoolisme, ça se soigne, mais ça demande une prise de conscience personnelle.
N’importe comment, ils m’écoutent jamais. Peuvent pas s’en passer. Ils s’éclatent les neurones sur ces flux d’épouvante qui sortent de l’écran juste avant la pause publicitaire. « Les huîtres d’Arcachon seront-elles comestibles lundi prochaîn ? Les terroristes iraniens vont-ils utiliser l’armes nucléaire ? Des gens pensent que oui – vous saurez tout après la pub ! »
C’est en les écoutant que je sais de quoi on parle dans ces émissions sans même jamais les regarder. <<< Ouah, le menteur!!! . Ecoutez leurs réactions sur toute discussion politique.
La condition des laissés pour compte, celle d’être pauvres, ignorés et sans travail est dépeinte comme un trait de caractère. Si vous êtes pauvres et sans travail – c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez vous.
C’est le représentant et le porte parole de cette bande d’enculés.
31 mars 2007
241.Requiem for a dream
Certains films vous emplissent d’espoir, d’autres vous laissent rêveurs, d’autres vous dépriment totalement. Celui ci s’est démerdé pour me faire les trois à la fois. Dingue! Noir! Je suis tombé sur ce film sur mon rafiot avant de rentrer à la casbah. Merci à mes scaphandriers qui me l’ont refilé en DivX. La manière dont Darren Aronofsky ( Pi, The Fountain) a cousu ce film abat de nouvelles frontières. Il vous captive et en même temps il vous garde à distance.
D’une part, ce film nous dépeint un portrait des drogués et de la dépendance. D'un autre côté, il vous laisse toute liberté d’interpréter ce qui se cache derrière.
On parle beaucoup des drogués. On a pitié d’eux, on les hait parfois, on remarque souvent leur bassesse. C’est drôle, je pense à mon petit frère là. On ne comprend pas leurs besoins, on les prends pour des trouillards. Pourquoi ?
Ne sommes nous pas tous dépendants d’une chose ou d’une autre ? Certains de leurs boulots, d’autres de l’idée de ce que peut être le luxe, d’autres ont besoin de reconnaissance ? Dîtes moi comment les narco-drogués sont différents. Bien sûr, ils s’adonnent à des produits qui les transforment, mais il en est de même de tous nos désirs. Ça finira peut-être par les tuer ou les ruiner, mais n’est-ce pas là leur choix ?
Comme la mère dans le film – sa dépendance, c’était la popularité et l’apparence. Comment en est elle arrivée à se reposer sur ses cachetons ? Tout a commencé quand elle a voulu remettre la robe rouge de ses vingt ans pour passer à la télé.
Bien sûr, tous ceux qui se droguent finissent pas à l’hosto ou en taule. Pourtant, chacun de nous tolère le pot occasionnel ou le pétard de circonstance. Pourquoi ? Quelle différence dans ce genre d’habitude ? Quelle différence entre un pot et un joint occasionnel ? Et qu’en est il de nos envies de luxe ? Ou de notre prédilection pour le chocolat suisse ? Ou de mes efforts constants pour me faire remarquer par les yeux éblouis de Cristalle B36 ? C’est ce genre de questions que m’a laissé ce film.
30 mars 2007
240.Quel age a le moyen age?
De toutes façons, il y a quand même une partie de l’émission que j’ai comprise. Ça disait à peu prés ça :
‘En l’an 2000, la moyenne d’age des allemands était de 39,9 ans et ils pouvaient espérer en vivre encore 39,2.’
Super. Tout compris jusque là. Vous avez 39 ans. Il vous en reste 39 à vivre. Vous avez atteint le moyen-âge. Jusque là , mathématiquement, c’est de mon niveau. Mais maintenant, voici la suite. Celle qui m’a causé un raidissement au niveau de la nuque et le tressaillement de mon sphincter :
‘Mais vers 2050, la moyenne d’age des allemands sera de 51,9 ans et ils auront encore une espérance de vie résiduelle de 37,1 ans. Ce qui voudrait effectivement dire que le moyen age n’atteindrait les teutons que vers l’age de 52 ans, plutôt que vers les 40 ans comme c’était le cas en l’an 2000.’
Une petite minute. Trente neuf et trente neuf, ça marche. Mais 52 et 37???
Je veux dire, je sais que je suis pas Einstein – je le reconnais, je suis même pas Pythagore – mais même là, ça devrait être fastoche, alors comment ça se fait que j’arrive pas à faire coïncider les dominos ?
29 mars 2007
239.Humeur: Pensive...

C’est l’écriture pourtant, parce qu’elle pourrait me forcer à penser à des trucs qui d’habitude s’évanouissent dans l’ombre, se cachent et se perdent dans le temps. Vous avez donc pas fini de me lire, vous avez tous de jolis yeux, mais il serait peut-être temps de vous payer des lunettes...
28 mars 2007
238.Morts-vivants
« Que penses-tu de la mort ? » Bon, ben je dirais que c’est la prise de conscience constante de la mort qui donne du piment à la vie. À partir du moment où on perd le sens de sa propre moralité, on succombe à une différente sorte de mort, une mort dans la vie, ce qui est une mort beaucoup plus dangereuse que celle qu’on redoute en général.
J’ai le choix, le même choix auquel tout homme est confronté. Je pourrais vivre une vie frivole, comme sous les draps du lit de Cristalle B36 pour ne citer qu’elle, je pourrais essayer de vous impressionner avec la baraque dans laquelle je vis, les fringues que je porte, la caisse que je conduis.
Je pourrais m’efforcer d’obtenir le succés, l’admiration de mon entourage. Révéler au grand jour leurs jalousies. Je pourrais rechercher à dominer ma propre famille, ou l’équipage de mon rafiot, dans la vaine tentative de masquer mes propres déficiences.
Je pourrais rechercher la gloire - comme je le fais couramment à travers ce putain de blog -, ce qui est, comme je m’en aperçois chaque matin, la plus insaisissable de toutes les poursuites, car la gloire n’a pas de substance et a tôt fait de s’évaporer.
Je pourrais aussi m’adonner à un papotage sans fin sur la façon dont je perçois mes relations et mes voisins, dissipant l’énergie de ma vie morceaux par morceaux. Je pourrais me vautrer dans l’apitoiement, refusant d’accepter toute responsabilité pour mes propres turpitudes. Je pourrais manipuler mon entourage pour qu’il prenne soin de moi, ce qui est la façon de faire de nos dirigeants comme de ceux qui voudraient prendre leurs places.
Je pourrais me plaindre de la monotonie, comme si c’était à mon entourage qu’il revenait d’injecter un peu de piment dans mon existence.
Mais tout ça n'est, somme toute, que la logique des morts-vivants, des gens qui ont abandonné la vie, qui sont partants pour dilapider leur don le plus précieux, parce qu’ils refusent de confronter la réalité de la mort. S’ils voulaient vivre, vraiment vivre, ils se relèveraient en une résurrection de leur fabrication et s’engageraient dans la vie qui est la leur.
27 mars 2007
237. Merci pour tout rien
Merci la Droite, merci la Gauche et merci le Centre de nous montrer qu’il y a encore de l’espoir. Que l’amour peut atteindre chacun d’entre nous le long de la route.
Que chacun de nous a l’opportunité de rencontrer quelqu’un soulevant les mêmes questions, recherchant la même vie et se battant dans la quête de la signification du même merdier.
Tellement de mécontents posant les bonnes questions mais s’éloignant la queue entre les jambes à la poursuite de leurs vieux rêves appétits.
Ça ressemble à ces blagues archi-connues auxquelles nous sourions tous mais sur lesquelles nous refusons d’agir. Le flot est grand, l’opposition trop forte, personne ne croit réellement qu’on puisse renverser la vapeur.
J’entends tout le monde gueuler, mais je vois personne bouger. Se remplissant la panse de bouffe et d’alcool pour évacuer le stress, remplir le vide, calmer la douleur, repousser l’attente, puis avalant des cachetons pour se masquer le résultat. Vivant plus longtemps en se demandant pourquoi. Pour posséder quoi ? Une caisse de plus, ou une bécane ? Une plus grande baraque ou une retraite dorée ?
Mais le travail ne tarit jamais. Le labeur offre du travail à une économie qui a besoin de consommateurs autant qu’elle a besoin de travailleurs aux dépends d’un globe en perdition qui supporte ça. Nos greniers et nos caves n’y suffisent plus. On a créé des entrepôts pour conserver le reste de nos acquisitions passées ayant trop de valeur pour atterrir à la décharge. Le nombre d’objets s’agglutinant sur nos épaules, nous écrasant, nous maintenant là où nous avons toujours été, et où nous demeurerons tant que la barque flottera.
Je crie. Et je jure que j’en entends crier bien d’autres. Mais j’arrive pas à les atteindre.Et si j’arrêtais ? Si j’arrêtais de bouger. Si je refusais. Si je refusais de me noyer. Si j’arrêtais de respirer pour reprendre mon souffle, pour laisser parler mon esprit. Vous m’écouteriez ? M’entendriez vous ? Que penseriez vous de moi ? Qu’en auriez vous à foutre ?
Je vois la plupart des morceaux d’une vie comblée éparpillés autour de moi mais je me sens incapable de les organiser en une marche consistante vers l’avant. Ça suffit pas de savoir, de voir, de sentir tout ça. Ça demande de l’équilibre. La force invisible qui rend tout compatible. Qui crée la symphonie qui devient l’amour, la paix et la signification de la vie. Voyager en solitaire demande le plus considérable des efforts.
Alors j’apprécie notre rencontre virtuelle et l’espoir d’un partenariat spirituel. Quelqu’un dans la même quête et le même voyage. Se posant la plupart des mêmes questions, s’interrogeant sur la même société. Demandant tellement plus de la vie que ce que nous proposent 91,6666667 pour cents de vos faces de merde.
24 mars 2007
236. Appel d'offres pour Accroche-cœur
Donc, des libellés pour vous aider à atteindre au moindre clin d'oeil de votre coquine de souris perverse le genre de posts que vous souhaitez mater, vous mes fidèles lecteurs - pervers aussi? -, sans aller vous perdre dans le labyrinthe de mes neurones, ce qui pourrait s'avérer dangereux pour une frange non négligeable - si j'en crois les sondages sarkozistes - de notre bonne vieille population.
Quand j'aurai le temps que j'ai pas aujourd'hui - ou plutôt quand j'aurai enfin trouvé où se cache cet enfoiré - , je mettrai dans la colonne de droite un index de ces derniers pour vous aider à vous diriger à l'intérieur de ce blog aussi vite et rapidement que dans le mode d'emploi de Windows Vista.
Pour l'instant, j'ai donc établi 12 labels pour catégorier mes posts. Pourquoi 12 me direz-vous? Bon, disons que je me suis dit que 11 était un chiffre merdique et que 13, si j'en crois les dires de l'église Cathodique, ça portait vraiment trop la poisse. Je me suis donc dit qu'entre la merde et la poisse, fallait savoir trancher. Donc acte.
Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire sur ce nouveau système de libellés et je vais donc enfin pouvoir ramener ma fraise prose là où que je voulais l'emmener au début de ce post.
Normalement, je devrais être une star.
Je suis dans le vent. Je suis IN. Je suis drôle. Voilà bientôt 5 ans que je squatte le net et 24 mois et des poussières que je blogue à tous vents. Je devrais être dans les têtes de liste de la Blogosphère franchouillarde au lieu du blogophile pathétique et ignoré que je suis. Après m’être penché une petite demi-heure ce matin sur la raison pour laquelle je ne suis pas encore une ‘huile’ dans cet univers bariolé de pixels sublimes, je pense avoir découvert la cause maîtresse de mon anonymat.
Mais aussi la solution.
Voyez vous, et je crois en avoir déjà parlé dans le passé , j’ai besoin d’un accroche-cœur.
Tous les autres dans l’univers du Blog en ont un. Certains en ont même deux, c’est vous dire ! Je pensais que ce serait fastoche, mais le processus pour trouver le bon accroche-cœur vient de me faire perdre presque trois bons quarts d’heure et le lait que j’avais mis à chauffer dans ma cuisine a débordé sur la gazinière et le fond de la casserole est maintenant tellement cramé que je pense pas qu’elle soit récupérable et je vais être obligé de faire je sais pas combien de quincailleries pour trouver la casserole de rêve qui fera oublier à ma louve celle que je viens de bousiller avant que que celle ci rentre du boulot.
Mais où que j'en étais déjà ? Ah oui, donc aussi ai-je pensé faire appel à vous, lecteurs fidèles, pour m’y aider. Donc, trêve de verbiages inutiles : je vais vous demander de me trouver un petit accroche-cœur accrocheur, spirituel, marrant, hautement divertissant et dominateur pour mon Blog qui me propulsera comme une missile vers les sommets de la gloire de ce monceau d’excréments vénéneux qu’on appelle la Blogosphère. Voici toutefois quelques règles :
Pas de jurons.
Voilà, je crois que c’est bon pour les règles. Normalement, ça devrait pas être trop compliqué. Laissez vos suggestions dans les commentaires en bas de ce post afin que le monde entier puisse se moquer de votre créativité. Les meilleurs accroche-cœurs postés avant la saint Eustache seront sélectionnés – par moi – et jugés – par moi également – et condamnés à dix ans avec sursis pour stupidité publique.
A vos claviers, prêts ? Cliquez!
23 mars 2007
235. Z'avez du Zolpidem?
15 mars 2007
234.Parlez moi d'un trip...
Et pourtant, il est impossible de prouver scientifiquement l’existence d’un voyage. Il n’en reste en général que de vagues saveurs, des visions indistinctes et une mémoire chargée de souvenirs qui pourraient s’avérer incertains.
Je me méfie de mes voyages comme de ma mémoire.
Si les tremblements de mes mains étaient des signaux sûrs de l’existence de mes voyages, ça pourrait signifier que je voyage fréquemment. Si c’était plutôt un creux dans l’estomac, alors ça pourrait démontrer que je rentre de voyage tous les matins en sortant de ma torpeur. Si le signe relève plutôt d’une peau hâlée comme celle de Cristalle B, alors ma naissance n'eut certainement rien à voir avec un retour des Galapagos.
Quoi que ce pourrait être le contraire.
Et l’espace depuis lequel je tape mes embrouilles, celui dans lequel je me brosse quotidiennement les dents pour faire plaisir à mon enfoiré de dentiste nazi, cet espace là pourrait bien être en réalité l’espace de mes voyages.
Peut-être bien que tous ces ports et
Et peut-être aussi que la mémoire, cet endroit vilipendé victime de maintes critiques, serait un lieu plus réel que celui que dévoile nos sens.
Et chaque voyage une trajectoire vers ce même lieu.
Et en chaque lieu, les mêmes personnes, les mêmes attentes, les mêmes euphories, les mêmes douleurs.
Mais peut-être encore faisons nous tous partie intégrante de cet espace…, que c’est lui-même que nous habitons...