Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

23 déc. 2007

295.Disjonction

L’atmosphère sonore et enfumée de ce lieu de rencontre irlandais exporté en Bretagne vous dit que vous devrez rester debout. Prés du bar si possible. Si vous arrivez à y introduire mes flûtes. 
Christie Moore chante sur l’écran et la Guinness réchauffe les cœurs les plus endurcis. Entre les bribes de conversations, le bodhran à J.R., les rires et les balades du Kerry, j’entends un couple derrière mon dos.

Je les vois pas bien, le nez dans la mousse, trois doigts sur mon whistle et eux derrière ma nuque mais ils causent de séparation. Elle est pour qu’ils se séparent,
"Le mieux", dit-elle,  "c’est que chacun suive son chemin".
Lui est pas de’t’á fait d’accord avec elle, "Mais, pourquoi?" – qu’il dit -
"On va si bien ensemble..."
- "Non" - insiste la fille – "nous sommes trop différents, on n’aime pas les mêmes trucs, nous recherchons des choses différentes dans la vie."
- "Qu’est-ce que tu racontes ? On va tout le temps ensemble, on va partout ensemble, on partage tout, non?"
- "Nous sommes différents" – insiste-t’elle – "Nous rêvons d’une autre vie, nous n’aimons pas les mêmes trucs".
- "Comment ca, différents ?" – qu’il se rebiffe – "Est-ce qu’on va pas ensemble aux concerts? Au théâtre? Est-ce que je t’accompagne pas chaque fois que tu vas voir une expo? Et dans les galeries d’art? Est-ce que je t’ai pas accompagnée c’t’été au festival d’Avignon?... Ose dire que je te suis pas partout comme un p’tit
chien dans toutes ces merdes !!!"

21 déc. 2007

294.La raison de nos déraisons...

Voici de nouveau l’hiver, ouane more time… nos affaires courantes se mettent en veilleuse tandis que nous nous emmêlons les pinceaux de papier cadeau et de guirlandes et que nous nous préparons à passer un peu de bon temps en famille ou entre amis. 
Virtuellement, chacun de nous va célébrer cette époque de l’année, soit en communiant avec ceux cités plus haut, soit en participant à des orgies religieuses telles que Noël, Hannukah, Saturnalia ou Karachun pour n’en citer que quelques unes. Pourquoi donc est-ce donc que tant d’entre nous – et de ces traditions ancestrales – célébrons tous en cette période de fin décembre? 
Si on y regarde de plus prés, je veux dire, si vous me creusez un peu les neurones, vous découvrirez que la vraie raison de cette saison de fêtes se trouve dans le solstice d’hiver.

Avant même Jésus, Mohamed, Zoroastre, Bouddha, Mythra, avant le paganisme et avant même que les religions elles-mêmes ne soient inventées de toutes pièces, avant même que nous autres humains eussions atteint la forme que nous revêtons aujourd’hui, nous étions complètement connectés avec la nature et nous marquions le passage du temps à l’aide du Soleil, de la Lune et des saisons. 
Nous observions que le temps voyageait en cycles se répétant tous les 365 jours, enfin plus ou moins. 
Au travers de ce cycle, le Soleil passait de moins en moins de temps dans le ciel visible de l’hémisphère Nord – dont sont issues la plupart des parodies citées tout à l’heure – jusqu’à ce que, à un certain moment de temps particulier, ce dernier s’arrêta de passer moins en moins de temps à nous mater et à nous réchauffer pour ensuite se mettre à rester visible un petit peu plus avec chaque jour qui passe.

Ce moment très spécial – que nous appelons aujourd’hui le Solstice d’hiver - est certainement un moment joyeux qu’on anticipait alors, parce que de plus en plus de lumière et d’énergie s’abattaient sur les épaules de nos ancêtres de l’hémisphère nord chaque jour, le climat se réchauffait, et les cultures vivrières et nourricières reprenaient racines. 
C’était la promesse annuelle que le printemps – et puis l’été – allaient revenir. En voilà un événement qu'était digne d'être célébré !

Et tandis que nous autres humains nous multipliions et créions diverses cultures et religions, il devint tout à fait pratique pour les grosses pontes des proto-religions de l’époque d’assimiler et de fusionner la conscience et la célébration existante du solstice d’hiver et de placer leurs propres mythologie séminales autour de ce jour.
Voici pourquoi le solstice d'hiver se trouve être la raison de cette saison de fêtes.
Alors, à l’occasion de ce solstice que nous fêtons aujourd’hui, qui se trouve être le jour le plus court comme la nuit la plus longue de cette année encore plus catastrophique que la précédente, et qui se trouve aussi correspondre au 1er jour de l’hiver dans notre hémisphère, joignez-vous à moi pour tenter d’imaginer comment nos ancêtres observaient le temps. 
Imaginez la fascination et le respect qu’ils avaient pour la Terre et le Soleil, et imaginez la conscience qu’ils avaient de l’interconnexion et de l’interdépendance du monde vivant et du cosmos.
Notre grande famille humaine a traversé de longues épreuves et de rudes époques, mais le solstice d’hiver sera toujours lié à nos existences. C’est là une célébration qui nous lie au cycle même de la vie.
Joyeux Solstice à tous.

19 déc. 2007

293. Télé Réalité


Il fut un temps où la Science Fiction était un médium qui permettait aux écrivains d’explorer les questions les plus difficiles auxquelles était confrontée l’humanité. 
Les auteurs pouvaient y développer indirectement les dilemmes éthiques et moraux sans crainte de récriminations, parce que techniquement parlant, ils ne faisaient pas référence à notre monde, ou à quoi que ce soit de réel – ou plutôt de connu – sur notre planète. 
Pour la plupart d’entre eux, des auteurs, tels qu’Asimov, Bradbury, LeGuin, Van Vogt, Orwell, Heinlein, Rand, Vonnegut et beaucoup d’autres de cette période, tissèrent des contes fascinants sur ce que pourrait devenir notre monde si nous ne prêtions pas garde aux décisions que nous prenions, et bien que le futur était souvent d’un sombre aspect, il y avait toujours de l’espoir.

Tandis que je suis assis ici à taper ça à vous dire que nombre de ces histoires furent échafaudées en tant que mises en garde humanitaires, le plus que j’y pense, le plus que je me rends compte que ce qui fut à l’origine pondu pour encourager la précaution se révèle en tant que prophéties. 
Okay, on ne se ballade pas encore en voitures volantes comme dans le 5ème élément, la main de l’homme n’a pas encore posé le pied sur Mars, mais ôtez le clinquant et le séduisant, ôtez la "Science" de ces romans et ce qu’il nous reste ne sont que les descriptions effrayantes du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, et pourtant, en dépit de ces prédictions, nous avons permis aux choses de se développer en ce qu’elles sont aujourd’hui. 
Comment est-ce possible ?

Je pourrais comprendre si les signes annonciateurs s’étaient limités aux œuvres de Fiction, parce que la nature même des œuvres de fiction est que les histoires elles-mêmes sont fictives. 
Toutefois, les livres d’histoire regorgent de longues litanies de mises en gardes cachées, et nos systèmes d’éducation présentent celles-ci en tant que faits, pas en tant que fictions. 
Nos gosses sont élevés à coups de négativité historique globale: Assassinats, peines capitales, peuples conquis, dictateurs, exodes, génocides, putshs, épuration ethnique, racisme, esclavage, tyrannie, guerre, etc… 
Pas une seule fois, mais à plusieurs reprises répétitives, cette représentation négative de l’histoire humaine se voit renforcée à chaque niveau.

Ce serait pas si mal en fait, si l’empilement de ces informations tragiques sur la psyché de nos gosses se traduisait au final en quelque chose de positif : apprendre des erreurs passées et ne pas les reproduire, mais c’est pas tout à fait ce qu’y se passe, je me trompe ? 
Le climat du monde actuel, ce sont les affaires comme d’habitude, comme il en a toujours été.
Un monde de chiens bouffant d’autres chiens, reposant sur la consommation de masse atteinte à travers la mise en esclavage économique subtile de plus grande partie de la meute.

À la limite, je me demande même quel est le but de nos gouvernants et de leurs systèmes d’éducation actuels quand ils enseignent à nos enfants que ces genres de concepts sont négatifs lorsque ils sont mis en application. 
Le système capitaliste libéral fleurit sous ce genre et grâce à ce genre de pratiques, de façon immorale, se développant avec vigueur comme on pouvait s’y attendre.
Alors pourquoi je m’en ferais, hein ? 

Pourquoi les grands auteurs se sont-ils toujours exprimés à l’encontre du chemin que nous suivons? 
Pourquoi est-ce que les livres d’histoire regorgent d’exemples exposant les déviances et les défauts de notre comportement ? 
Pourquoi que les philosophes perdent-ils la vue au fil du temps, gribouillant à la chandelle – ou en se brûlant les yeux en bloggant sur des écrans d’ordinateurs – l’éthique de l’être humain ?
Quelle motivation y a-t-il à tenter de conduire l’humanité vers une obscure et sombre mare de vérité, lorsque tout le monde refuse de s’y abreuver ? 

Ouais, ben la réponse me semble assez évidente, et bien moins hautaine que les idéaux que nous devrions poursuivre. 
La raison, c’est l’espoir.
L’espoir qu’éventuellement, les gens écouteront et discuteront entre eux des idées mêmes que tant d’auteurs ont élaborées au fil des siècles pour encourager leurs semblables. 
Espoir de nous voir avancer de manière plus constructive, de nous voir nous éloigner du matériel, de nous en tenir au spirituel. 
Espoir qu’un jour l’amour prendra le pas sur le pognon ; la création sur l’accumulation. 
L’espoir que nos enfants feront ce voyage, éclipsant nos petites priorités futiles et brisant les chaînes qui nous lient à toutes ces conneries.

17 déc. 2007

292. Repentez-vous tant qu'il est tant...


“Désolé” un est mot qui me fait marrer. Enfin, façon de parler... 
Non mais sans déc’, que signifie-t’il ? On dirait qu’il a été cultivé jusqu’à le rendre insignifiant. Les gens disent qu’ils sont désolés à tellement de carrefours de la vie qu’il est devenu difficile de savoir ce qu’ils veulent dire.

Si vous aviez la témérité de poser la question au petit cynique qui se cache en moi – hem, okay, pas si petit que ça -, je dirais que la plupart du temps où les gens disent “désolé”, ils veulent seulement dire je suis désolé de vous avoir affecté et je me sens un peu coupable” ou pire encore, “Je suis désolé que le fait de vous avoir dépassé de trois têtes dans la vie vous ait affecté si profondément, mais je m’en branle et je m’excuse seulement pour vous faire croire que je suis pas si pourri que ça”.

Pensez-y, même rien qu’un tout petit peu – la plupart du temps où quelqu’un s’excuse auprès de vous pour quelque chose d’un tant soit peu grave ou sérieux – comprenez : émotionnellement, pas comme quand ils ont piétiné accidentellement vos plates-bandes, comprenons-nous bien -, c’est comme s’ils disaient: “Oups, je suis un gros con trop égocentrique pour avoir considéré vos sentiments avant de faire quoi que ce soit que je devais faire pour me rendre heureux. Dans l’espoir que vous ne me prendrez pas pour une salope, je vous fais mes plus plates excuses afin de m’assurer que je pourrai continuer à le faire demain ainsi que les jours qui suivront.”

En essence, je pense que si vous êtes vraiment désolés, alors c’est ce que vous auriez dû être en premier lieu. Les actes signifient plus que les mots dans ce cas de figure et ça devient alors un engagement plus que ardu. 
Si les gens étaient réellement capables de changer, ils n’auraient pas attendu d’atteindre la masse critique avant d’agir en conséquence et de cesser d’être des trous de balle.

Alors parfois, dire qu’on est désolé ne suffit pas. Etre désolé ne suffit pas. Certaines attitudes sont tellement dégueulasses qu’être désolé ne vaut plus le prix d’un pet de lapin. 
Certaines personnes pensent que le fait de le dire remettra leurs compteurs à zéro. Ou que du moins se retrouveront-ils pour un certain temps dans une espèce de zone grise, de purgatoire ou en conditionnelle. 
Imaginez si la justice fonctionnait comme ça. Montrer du remord pourrait vous apporter un petit pourcentage d’indulgence du Tribunal, mais pas une remise de peine ou un non-lieu. 
Pas si vous avez violé la petite nièce de votre voisin. Pour vous, ce sera la taule pour de longues années. 
Et si votre voisin a de la chance, c’est vous qui vous en prendrez plein le fion sous la douche dans les jours qui suivront.

Si vous avez pour habitude d’enculer vous-mêmes votre entourage, alors attendez vous à entendre plein de “désolés” autour de vous - car on ne reçoit que ce qu’on donne - et à vous les voir balancer en pleine gueule. 
Si au contraire vous vous situez à l’autre extrémité, ouais, ben attendez-vous à vous voir balancer des “Je vous pardonne” à la face comme autant de gravier métaphorique.

Je veux pas dire que les excuses devraient être abolies. Je demande juste qu’on arrête de se foutre de ma gueule. 
Nous ne sommes pas tous des bons samaritains, je pense plutôt qu’on est tous pourris autant qu’on est, mais la plupart d’entre nous essaient quand même de se bonifier. 
Les autres – ce qui inclut nos politiciens - n’en ont strictement rien à secouer. 
À vous de voir sur quel plateau vous vous trouvez.

16 déc. 2007

291.Posez votre cul, je vous en prie!

Les rôles sont prêts, ainsi que les pancartes: Depuis le petit popot de votre petite enfance jusqu’au fauteuil roulant de votre décrépitude, tous les sièges sont prêts et attendent leur tour. 
Vous ne vendrez pas votre âme au Diable, vous n’irez pas, chaussés de sandales, vous jeter dans la gueule du Stromboli, vous n’irez pas détruire la septième merveille du monde. 
Les pleureuses qui suivront votre cercueil ont déjà été désignées.

Mais vous préférez être la pièce manquante du puzzle. 
Vous vous barrez tant que tout va bien. 
Vous n’entassez pas les chances en votre défaveur ou n’entassez les œufs dans un panier. 
Vous mettez la charrue avant les bœufs, vous comptez vos poulets avant qu’ils aient éclos, vous bouffez le veau dans le ventre de la vache, vous buvez vos biens liquides, vous filez à l’anglaise sans regarder en arrière. 
Vous suivrez votre propre chemin, vous regarderez les arbres, les eaux, le ciel, votre visage, les nuages, le plafond, le vide. 
Vous observez l’arbre et vous ne demandez même pas un oracle à la risée de vent dans ses branches.

14 déc. 2007

290.Peut-on être Kiskoolien et spirituel à la fois?


J’ai beaucoup réfléchi à cette question ces derniers temps. Parce que - j’ai du mal à l’avouer - je voudrais m’enrichir spirituellement. 
Mais le hic, c’est que je crois ni aux esprits, ni aux dieux et encore moins aux fantômes ; et je peux quand même pas me forcer à croire en des trucs qu’existent même pas. Ce serait comme de me forcer à croire en l’existence des licornes.

J’ai pas choisi d’être Kiskoolien. C’est pas une décision que j’ai prise sur un coup de tête. En fait, elle est venue avec le temps. Le plus je me posais de questions, le plus je pensais avoir raison. 
Je commençai donc à percevoir la vie avec plus de clarté et de réalisme, et en soi, ceci devint une révélation. En moi-même, j’avais découvert la vérité.


La plupart des croyants considèrent les kiskooliens comme des hédonistes n’ayant aucune obligation morale. Mais moi, je pense que d’une certaine manière nous en avons plus qu’eux. 
Si je me plante lourdement, je peux pas demander le pardon divin ni l’effaçage de mon ardoise. Je dois assumer la responsabilité personnelle de mes actes. 
Qui n’étaient ni volontés divines ni engendrées par un démon. Ce sont mes actes et je dois vivre avec. Aussi étonnant que cela puisse paraître, prendre ses responsabilités personnelles est libératoire et gratifiant.

Compliqué à expliquer mais véridique.
Je choisis ainsi mes propres morales, mes propres valeurs. Lorsqu’il n’y a plus de règles religieuses à suivre, ça vous force à réellement cogiter sur les notions de bien et de mal.
Soudain, la morale et l’éthique deviennent limpides.

Nota bene: Je n’essaie pas de convertir les croyants. Je tente juste d’expliquer ce que c’est que d’être un athée. Que d’être kiskoolien si vous préférez. 
Le seul problème chez les gens de peu de foi qui me ressemblent, c’est qu’il existe un vide à l’intérieur, comme quand on se retourne vers quelque chose ou vers quelqu’un pour un conseil ou un avis et qu’il n’y a personne au bout du fil… parce que cet être n’existe pas.

Dernièrement, j’ai eu grandement besoin d’aide et de conseils. J’aurais bien aimé qu’il existe quelque chose ou quelqu’un au-dessus de moi au ou à laquelle me connecter, mais je trouve pas de prise et ne reçois pas de signal. 
J’ai les boules de l’admettre mais je me sens à moitié ridicule et même un peu idiot à essayer de chercher cette connexion. Je veux dire, à qui ou à quoi donc est-ce que je tente de me connecter de toutes manières ?

En tous cas, si j'ai tort, Dieu, qui voit tout, ne manquera pas de vous prévenir.

13 déc. 2007

289. Y a pas de réchauffement planétaire. Et la Terre est plate.


La preuve ? Je me tiens là devant mon PC emmitouflé dans un cuir fourré de fourrure. Hem, même si c’est parce que Marylou a coupé le chauffage avant d’aller lécher les vitrines de la rue Bichon avant Noël pour mes étrennes.
Mais comme nous le démontrent sans arrêt nos représentants et nos syndicats, nous n’avons aucune preuve d’un réchauffement planétaire. Nous n’avons aucune preuve non plus que la Terre est ronde, ajouterai-je.

Bien sûr, nous possédons des photos, plein de photos, mais comment nous assurer que ces photos vues de l’espace sont authentiques ? Et non une propagande du monde anti-libéral, exactement comme pour le réchauffement planétaire ?
Si la Terre était ronde, ça se saurait: on aurait besoin de planches, de poutres et de madriers courbées pour construire nos maisons et bâtiments. 
Sans ça, ces derniers pourraient pas tenir debout sur une surface courbe. Essayez donc de construire une cathédrale avec des allumettes sur un ballon de basket !
Nos leaders libéraux devraient former une commission qui construirait un super gratte-ciel géant s’élevant jusqu’à la troposphère – et même plus haut – afin de prendre une véritable photo de la Terre.

Enseigner à nos marmots que la Terre est ronde est inadmissible et on devrait leurs faire comprendre qu’en tant que partie intégrante des plans divins, elle est plate comme une galette de Pont Aven…
L’assomption que la Terre est une boule se déplaçant dans l’espace à je sais plus quelle vitesse prodigieuse est connue sous le nom d ' « erreur orbitale ». 
Celle-ci est amplement démontrée à chaque fois qu’ils balourdent une navette spatiale dans l’espace. N’avez-vous jamais remarqué que chaque fois que celle-ci revient, la Terre se trouve toujours là ? 
Si la Terre se déplaçait dans l’espace, ça ferait longtemps que la Terre se trouverait à des années lumières de sa position lors du retour de la navette qui l’aurait même plus en visuel tellement qu’elle serait loin.
Notez aussi que lorsque les navettes atterrissent et qu’elles se posent, elles roulent sur le tarmac jusqu’à l’arrêt complet et se tiennent immobiles ensuite. 
Essayez donc de faire atterrir un petit pois sur un ballon de basket. Il se cassera la gueule du ballon à tous les coups.

Les photos prises depuis l’espace dans l’intention de démontrer que la Terre est une sphère suspendue - à quoi? à un fil? - dans l’espace peuvent facilement s’expliquer par la courbure relative des rayons lumineux en présence de grands champs gravitationnels.
En bref : Arrêtons de prendre des décisions basées sur de fausses assomptions et acceptons la vérité, de la même manière qu’il n’y a pas de réchauffement planétaire, la Terre est plate.

PS: Si vous croisez Marylou en ville, dîtes lui de m'acheter la nouvelle Video cam Sony à DD 60Gb, deux iphones, Le CD de la Star'Ac, un ULM et de m'appeler pour m'dire comment qu'on met le chauffage dans ce frigo où qu'j'habite!

12 déc. 2007

288.Realpolitik


Le soap-opéra qui vient de tenir tout notre pays et la plupart du reste du monde dans une espèce de fascination maladive - je veux parler de la présidence Sarkozy -
vient juste, tandis que je croyais avoir tout entendu, d’atteindre un niveau inégalé.
Sa mère a parlé!
L’expérience de sa matouze lors des deux précédents mariages de son rejeton a durci son attitude envers l’institution sacrée de la béatitude conjugale. 
Certains craignaient en effet que les tendances romantiques de son fils puissent amener celui-ci à rentrer en conflit avec les vues qu’elle exprime, ceci même s’il ne tombe pas amoureux ni ne succombe aux ruses d’une tentatrice ambitieuse, la logique interne de la charge dont les français l’ont élu gardien pourrait requérir d’une première dame qu’elle remplisse ses obligations organiques.

À première vue, ça n’a pas l’air de sentir la rose dans les relations entre Andrée la vieille et son petit Nicolas. Mais ce serait sous estimer son génie pour l’inattendu, pour ses grands gestes, ses actions décisives sorties de nulle part et déconcertant tous les pronostiqueurs.

Lors du développement choquant qui vient de prendre le monde complètement par surprise, Nicolas a demandé la main du généralissimo Khadafi devant un parterre de journalistes convoqués sous la tente de bédouin traditionnelle du généralissime dictateur plantée sur les pelouses de l’Elysée. Le printemps prochain, il va peut-être aussi nous faire la Gay Pride!

Et le Führer Lybien l’a accepté.

Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait du désaveu vigoureux de certains membres de son propre gouvernement, Sarko a répondu, « Ils ne savent rien de sa véritable personnalité. Sous son extérieur cruel et mégalo se cache un adorable petit chaton. Et de toutes manières, ma mère pense qu’il est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. ! » Le nouveau couple de l’année s’unira à St Tropez et passera sa lune de miel à Dubaï.

Khadafi est un dictateur. Ceci est un fait banalisé par nos médias depuis les années 80. Ce qui est plus intéressant, c’est que ce prédécesseur de Saddam en tant personnification du mal à l’état pur dans l’esprit de nos industriels soit désormais le bienvenu dans mon pays. Actuellement, avec ses milliards de revenus du pétrole, il vient de se voir dérouler le tapis rouge.

S’il n’existait qu’un exemple de la collusion entre les intérêts du complexe militaro-industriel et la politique étrangère de notre gouvernement, c’est bien celui-ci. 
La France n’est rien qu’un paillasson, ou pire, du papier cul quand son économie est mal en point et que ce genre d’investissements issus de dictateurs sanguinaires peuvent se traduire en maintiens d’emplois pour les travailleurs de cette industrie faisant du fric à l'opposé du pacifique. 
Airbus et Dassault peuvent bien en être les bénéficiaires directs, mais face à des bénéfices à long terme, les socialos fermeront leurs gueules comme ils savent si bien le faire par peur d'excéder les syndicats de travailleurs comme les propriétaires du CAC 40. 
Ils vendaient déjà eux-aussi des Super Étendards et des Exocets à Saddam et à Videla, le ‘démocrate’ argentin quand ils étaient au pouvoir. Alors 34 milliards de ventes à 5 pays ne respectant pas les droits de l’homme, ça devrait forcer  leur respect , n’est-ce pas ?

Realpolitik : Syndicats, travailleurs, marchands d’armes, CAC 40, tous pourris.

11 déc. 2007

287.Réfléxion profanisante


Dans une contrée aux lèvres coincées comme l’est la nôtre, l’anus en dit pas mal sur la culture française. Avec un éventail de surnoms allant des motifs floraux – bouton de rose – aux trucs les plus dégueulasses – pompe à merde -, la rondelle est emplie de complexités et de contradictions. 
Pour certains, elle représente force et contrôle. Ultime vulnérabilité pour d’autres. Elle est délicate et élastique en même temps que résistante, incarne certains de nos besoins les plus profonds – des trucs comme l’intimité, la confiance, et le pouvoir. 
Et même la chance lorsqu'elle est bordée de nouilles. Certains en ont peur, d’autres la fétichisent, et chacun se doit d’y penser un tant soit peu régulièrement.

En tant que sujet de discussion, elle peut provoquer des sentiments allant du stress à la stupéfaction, d’ailleurs je suis quasiment sûr d’être certain que vous l’êtes en ce moment même. 
Quel autre trou pourrait se vanter de se voir associer à la pathologie Freudienne, à la répression catholique ainsi qu’à l’homophobie ? Il s’agit vraiment d’un orifice multi-fonction.

Et bien qu’il symbolise certaines de nos fixations les plus fondamentales, il transcende une autre de nos obsessions collectives : le genre. 
À notre époque et dans cet océan de fluidité sexuelle et de mouvance transexuelle, le cul surnage comme une sorte de territoire charnel neutre. 
Tandis que les obsédés du sexe tentent de ré-imaginer, de s’approprier et même de renommer ces lieux de plaisir que sont les tétons, les chattes, les braques, les clitos ou les cougnettes, tous lieux clairement identifiés comme appartenant soit aux mâles, soit aux femelles, le trou de balle n’est le sexe de personne et le trou de tout le monde – une source de plaisir intarissable ne s’encombrant pas des attentes de la société.

La popularité croissante de ce trou plissé et ce vers quoi elle conduit est indéniable. La sodomie représente la collision fondamentale entre le public et le privé, entre le sacré et le profane : Vous pénétrez l’endroit le plus profond, le plus sombre, le plus sale comme le plus malodorant de votre partenaire pour le ressentir avec votre organe sensoriel le plus développé afin d’apprendre à le ou la connaître à travers un acte érotique vilipendé et enrobé de tabous sexuels. 
Au cinéma, la sodomie est la plupart du temps dégradante ; dans certaines vidéos gays, le fist-fucking est décrit comme une expérience transformationnelle. 
Dans les films pornos, on dirait que c’est un peu des deux, reflétant la capacité des rapports anaux à être représentés en tant qu’intenses violations, révélations frappantes ou comme n’importe quoi d’autre qui fera éclater mes fantasmes comme bander vos neurones.

10 déc. 2007

286.Léthargie

Au cœur de mes nuits aventureuses,
A Hong Kong ou au Caire , dans d’humides capitales pétrolières

De républiques Arabes, A new York ou Lagos,
A Londres ou à Paris, à Accra ou Capetown,
Des gens disent non, les philosophes recherchent de nouveaux absolus,
Les bêtes de somme se nourrissent de leurs psychés négatives,
Les bédouins brûlent les feux pour franchir les dunes de sable,
Des piquets de grève tournent autour des usines brandissant des bannières,
Des pierres brisent des vitres et la mort décolore les caniveaux,
Des bataillons d’étudiants s’essoufflent dans leurs slogans
Et les siècles continuent de s’égrainer comme des cercueils en série
Pour conduire le monde où il l’a décidé.

A Delphes, l’Oracle parie sur les issues d’une guerre
Et Léonidas tourne le dos au détroit de Thermopyle
Pour se retourner contre les Amériques,
Hannibal conduit ses éléphants sur Berlin,
Cléopâtre et Antoine ont signé une charte avec César
Pour brûler Helsinki et détruire les studios d’Hollywood,
Alexandre s’éloigne des portes du Gange,
Conduisant ses généraux et phalanges à l’assaut du Kremlin
Tandis que des prêtres Eunuques conspirent en Assyrie
Pour défolier des rizières à bananes en pays annamite,
Et dans un faible et lointain murmure venu de la préhistoire,
Nos ancêtres humains conversent avec les pierres et les esprits des bois
Afin que les fils de leurs fils survivent et perpétuent leurs ombres.


Ce n’est qu’à l’aube des siècles qu’on ressent le silence,
Avant que les icebergs ne se soient transformés en glaçons,
Avant l’apparition de l’homme, celle de jeunes penseurs se posant l’éternelle question
Du bien et du mal ou cherchant à s’assurer que la vie vaut toujours bien le coup.
Mais aussi futile que soit mon sommeil,
Tandis que les vitres explosent autour de moi,
Le glouton roule une pierre à l’entrée de son terrier,
Le pinson répare son nid d’un bout de crépuscule,
Le renard remise ses dents dans un verre pour la nuit,
L’écureuil trouve refuge dans un arbre mort, et miracle, celui-ci refleurit !
Des échardes dans l’œil unique d’un lac ont éteint les planètes,
J’ai débouclé mon épée et me suis allongé avec eux,
Le soleil s’est couché sur mon visage…



8 déc. 2007

285.Téléthon: Piège à cons


Souhaitant m’éloigner un peu du dénigrement de toutes les religions confondues comme j’ai pris l’habitude de le faire sur ce blog, je voulais prendre un peu de recul pour cracher ma haine en ligne envers tous ceux qui croient à ce genre de rédemption. Téléthon, non merci, et je baisserai pas les yeux. Non, vraiment. 
Il se pourrait que vous me haïssiez pour ça. Mais peut-être est-ce que vous êtes léthargiques, et peut-être est-ce pour ça que je peux pas vous saquer.

Bon, je réalise que le mot ‘haine’ est peut-être un peu fort. Dans une société continuellement entrain d’être politiquement correcte, inoffensive et se conformant totalement aux caprices de ses gentils membres, je conçois que ce post puisse être le malvenu. 
Mais devinez-quoi ? Je m’en tape.
La plus grande partie de cette haine est dirigée vers les plus civilisés d’entre nous. Ouais, parce que nous nous prenons pour le monde civilisé. Mais moi, ça m’étonnerait que Platon, Spinoza et autres confrères chamanes de Papouasie soient de cet avis.


L’apathie. Elle est entrain de nous bouffer, aussi bien au sens propre qu’au sens figuré. Vous me croyez pas ? Avec toute la merde qui se passe dans le monde de nos jours ?
C’est vous qui avez fait de la Star Ac’ le programme le plus regardé de nos jours. Cette merde ? Non mais, vous êtes sérieux là ? 
Vous n’avez vraiment rien d’autre à foutre que de poser vos grosses fesses et regarder ce genre d’inepties soir après soir ?
Et vous. Oui, vous! Le gros tas de graisse qui s’envoie ce Big Mac de merde dans la chaudière, accompagné de ces frites bien grasses en matant le téléthon. 
Avant d’avaler tout ça à grands renforts de Coca Cola, posez-vous la question. Quel poids souhaitez vous atteindre avant de vous mater dans votre armoire à glace et de vous dire, “Putain, je me dégoûte!” ?

Vous n’y arriverez jamais.
Et vous savez pourquoi ? Parce que vous vous êtes endormis, vous avez succombé à l’apathie. Ça et le fait que vous êtes trop lamentablement fainéants pour y remédier. (Bon, d’accord, y en a aussi parmi vous qui ont des carences physiques, qui font du diabète ou qui ont des problèmes hormonaux, mais ça, c’est pas le cas de la plupart d’entre vous).

Et vous, les femmes qui lisaient ceci et à qui l’on essaie de faire croire que les grosses sont belles aussi, qui n’arrêtaient pas de vous plaindre de l’état de la politique de notre gouvernement de nos jours. 
Au lieu de regarder ces Reality Shows à la con, avez-vous jamais réfléchi sur le fait que vous êtiez complètement impliquées dans le processus ? UMPistes, socialistes, modemeuses,…, on s’en tape de toutes manières. 
Essayez juste de faire quelque chose pour y remédier. Posez un instant votre télécommande et allez coller des baffes à vos élus. Mieux encore, embrochez les, ces tas de cons. À la lanterne, comme beuglaient ceux qui prirent la Bastoche. Ou même, ne les élisez pas. Sinon, écrasez vos putain de gueules pleines de ketchup.
Ouais, y a tout un tas de gens que je méprise.
L’apathie est pire que la leucémie. Elle est contagieuse.

C’est pour ça que je participe pas au téléthon, à cette grand-messe de merde – eh merde, j’avais pourtant dit que je parlerais pas de religion - qui voudrait vous donner tous une forme de rédemption, un exutoire annuel qui est dans ce cas, tout à fait subsidiaire même si je peux concevoir que les maladies rares sont comme un furoncle sur la face à Barbie .

L’apathie des 100 et quelques millions d’euros qui seront récoltés, tout juste suffisants à payer le budget pub des médocs anti-ballonnements que vous vous enfilerez demain matin, elle nous tue tous en plus de tuer l’autre monde, le tiers et le quart ‘non’ civilisés.
N’est-il pas temps de faire quelque chose de plus intelligent que de regarder passer les trains et tomber les promesses, d’écouter ces connards genre David Halliday qu’en ont rien à cirer de la myopathie à Gudule et qui viennent faire les thuriféraires dans l’unique but de faire la promo de leurs derniers disques?

284.Suis-je Normal, doc?


J’ai découvert il y a peu de temps sur le Café Philo qu’on me considérait normal. Du moins qu’on remettait en cause mon a-normalité. Qu’est-ce que la normalité m’a-t-on demandé?

Bon, ben disons qu’en ce qui me concerne, j’avoue que je suis normal dans mon expérience concernant l’absence des doux bras de ma louve et de la trogne de mes marmots quand je suis en mer par exemple.
En fait, c’est peut-être un des seuls cas où l’on peut me considérer normal au sens propre du terme en ce moment.

C’est en quelque sorte une sensation de soulagement qui me remplit quand je réalise que j’ai finalement et par inadvertance obtenu une certaine normalité au sein de toute cette merde et de cette folie qui m’entoure et affecte ma vie de tous les jours.

Comment que sais-je que je suis normal? C’est le côté éclairé de ma cervelle qui me le dit. Il lit ce Blog de temps en temps et me dit souvent que j’écris souvent à peu près le même genre de trucs qu’il ressent aussi. Pour lui, tout cela est très étrange et presque synergétique
Mais pour moi, c’est la validation de ce que je ne fais qu’expérimenter une progression cliniquement reconnue dans le cycle de l’abattement. 
Bien sûr, savoir ceci ne rend pas le voyage plus confortable sur mon rafiot quand y a de la houle.

Mais je m’interroge. Comment pourrait-il être ‘normal’ de souffrir d’un détachement émotionnel extrême, d’exhaustion mentale, d’anémie physique presque débilitante, de culpabilité indéniable, de peurs irréelles et incertaines, d’un sens d’abandon et de trahison, d’inaptitude à me concentrer, de colères mal dirigées, de perceptions altérées mais surtout, de la conscience accablante de ma propre mortalité ?

Mais peut-être que c’est pas la bonne question.

Un état normal signifie-t’il ‘être normal’? Je crois pas. Ça signifie seulement que c’est un état que la plupart des gens traverse dans cette situation et que l’expérience elle-même est l’état normal dans lequel je voudrais pas être en ce moment même. 
Pour une fois, j’aimerais bien ne pas être considéré normal. J’aimerais bien que quelqu’un me dise que rien de tout cela n’est normal et je serais délivré de cet état comme par magie. 
Peut-être que je devrais aller voir un marabout hypnotiseur congolais lors de mon prochain voyage. Ou un psy qui effacera ma conscience afin que je puisse repartir sur l’autre pied demain matin comme si rien ne s’était passé.
Mais ça n’arrivera pas.

Aussi bien que mon vieux a dû vivre ses épreuves jusqu'à sa fin inévitable, le côté sinistre de ma cervelle et moi devons jouer notre part et souffrir avec compassion avec ceux qui le suivront. 
Ainsi, balance et normalité maintiennent l’univers en équilibre, et l’une des choses qui nous démarquent des animaux est révélée. Je me trompe ?
Alors voila ce que c’est d’être normal ? 
Pas étonnant que j’ai passé le plus clair de ma vie à tenter d’échapper à cette normalité. 
Être normal me fout totalement les boules.

7 déc. 2007

283.Le Labyrinthe de Pan

Ce film qui passait hier soir sur Canal est une œuvre absorbante, captivante et j’en passe, qui m’a saisi dès les premières images. Magnifiquement réalisée et interprétée, avec une mise en scène de derrière les fagots et des prises de vue à la fois chaudes et ténébreuses, c’est une démonstration profonde des obsessions cinématographiques de Guillermo del Toro, à ne pas confondre avec le Benicio du même nom, et de son style si personnel et si reconnaissable et qui ne cesse de s’améliorer avec le temps.
La fascination de ce cinéaste méxicain pour tout ce qui touche au monstrueux – Mimic, Blade 2 ou Hellboy, atteint ici un point culminant en ce qui concerne la richesse et la complexité. En effet, le monstrueux se présente dans le labyrinthe de Pan avec au moins deux points essentiels, différents et complémentaires en même temps. Complémentaires parce qu’il me parait assez clair au vu de l’histoire qu’on nous raconte dans ce film, que le désir irrésistible d’Ophélia, sa protagoniste, d’échapper au monde réel pour intégrer un monde fantastique, présumé plus vertueux – quoique aussi peuplé de monstruosités – a beaucoup à voir avec les profils sordides et violents de la réalité qu’elle est entrain de vivre, celle des années de la fin de la guerre d’Espagne dans les Pyrénées, où les troupes fascistes de Franco combattent les maquisards avec une cruauté qui par moments, parait insupportable.
Il fallait une histoire de ce genre, emplie d’actes pervers et sinistres, pour rendre acceptable ce conte de fées mêlé à un personnage représentant la répression franquiste : celui du capitaine Vidal interprété par Sergi Lopez, un homme méthodique jusqu’à la nausée, incarnation du militaire de carrière ordonné et fanatique, pour qui les seules valeurs admissibles sont la discipline, l’honneur et l’orgueil de sa caste. On retrouve donc dans ce personnage touts les défauts moraux propres au monstrueux : la cruauté, le mépris du prochaîn, la violence sadique, le machisme et un total manque d’humanité.
Ce film nous montre une lutte pour le pouvoir qui se livre devant nos yeux atterrés dans presque chaque aspect de la vie aussi bien, désolé de devoir le signaler ici, que dans le café Philo.
Nous sommes constament à la recherche de plus de pouvoir, et la plupart du temps, notre seule motivation, ce sont les autres. Pourquoi ?
L’être humain se déshumanise dans la barbarie, la tyrannie, la soif de pouvoir, d’argent, de haine, d’intolérance et l’extermination de sa propre espèce.
L’être humain est ambitieux et me fout les boules.

5 déc. 2007

282.Démistyphions!


Je voulais vous parler de mythe et de réalité

– Y’avait un chirurgien ?
–Non, juste un chasseur. Un chasseur avec un Laguiole. Et un moissonneur avec une serpe.
–Pourquoi ? Les chirurgiens tranchent pas dans les tripes ?
–Non, en général, non.
–Et ils ont ouvert le ventre du loup et les ont retrouvées vivantes, la vieille et sa p’tite nièce ?
–Ouais.
–Et comment qu’ils ont fait pour ouvrir l’estomac du loup?
–Ils ont simplement taillé dedans.
–Et ils les ont retrouvées entières ?
–Toute entières. En un seul deux seuls morceaux.
–Et de quelle taille était ce loup ?
–De la taille d’un loup normal.
–Comme un gros chien ?
–Ouais.
–Tu crois qu’on peut mettre deux nénettes dans le ventre d’un loup?
–Non, petit. C’est juste un élément du conte.
–Comme le réalisme magique ?
–Oui, on pourrait dire comme "le réalisme magique"
–Comme le petit Jésus qui sort de sa tombe pour faire peur à tout le monde ?
–Oui, on pourrait dire " comme le petit Jésus qui sort de sa tombe pour nous foutre la foi les foies ".
–Le même réalisme magique qu’éventrer le loup, secourir les deux femelles, remplir la panse du loup de caillasses avant de lui recoudre tout ça ?
–Exactement.
–Tout ça sans que le loup s’en rende compte. Parce qu’il s’est même pas réveillé, c’est bien ça ?
–Oui. Et une fois qu’il s’est réveillé, il s’est dirigé vers la mare, s’est incliné et zou, petit plongeon et à la baille bye bye !
–Réalisme...
–Exact.

4 déc. 2007

281.Orgasmes féminins et couacs de l’évolution


Petite introduction toute courte qui ne s'éternisera donc pas longuement. C’est plus ou moins comme ça: les mâles humains (en bonne santé et normaux comme moi) atteignent l’orgasme durant leurs rapports sexuels au cours de pratiquement 100% de leurs sessions – que cette session se passe en couple ou avec ma main droite moîte.
La femelle humaine non. Elle est plus compliquée – scoop archi sérieux! Chez elle, l’orgasme se présente de manière bien différente: certaines femmes atteignent l’orgasme presque à chaque fois, d’autres de temps en temps seulement, d’autres rarement et certaines jamais (avec tous les gris intermédiaires du spectre pour les daltoniens). Pour infos in situ, rendez-vous au harem d'Archimède.
Je me réserve ma louve, et ouais, je suis pas partageur.
En plus, il existe des différences individuelles, selon les époques et les situations plus ou moins propices, de sorte qu’une femme peut appartenir à n’importe lequel de ces groupes selon les époques de sa vie, et même au cours d’une même année ou même, demandez à la louve, d’une même journée.

Cette différence de traitement entre l’homme et la femme apporte une lueur nouvelle sur le dossier de l’orgasme du point de vue de l’évolution évolutive – Pourquoi donc est-ce donc qu’au cours de l’évolution, l’orgasme a été sélectionné de manière si positive chez l’homme, et si aléatoire chez la femme?
En fait, les différents groupes de femmes
(les nymphes organiques et orgasmiques, celles qui viennent de temps en temps, celles qui l’atteignent rarement et les victoriennes frigides qui n’y arrivent jamais) s
C’est pour ça qu’il y a de fortes discussions (entre scientifiques mais aussi entre moi et Marylou) qu’on peut lire dans divers ouvrages sur le thème ou en écoutant nos discutions privées quand je me retourne sur le cul des demoiselles en descendant la rue Bichon. Et les conclusions divergent totalement.
Tim Spector , dans une étude faite sur un échantillon – sacré veinard – de 4000 femmes, nous dit que “l’orgasme féminin est sous pression sélective positive – ce qui voudrait dire (selon lui) que ce dernier serait le mécanisme qui permettrait à la femelle humaine de sélectionner le mâle adéquat”.

Couac! Illico prestement surgirent les antagonistes à l’explication du Spectre. Elisabeth Lloyd , dans son livre intitulé Le cas de l’orgasme féminin, un don du ciel " écrivit exactement le contraire. Et je serais plutôt d’accord avec elle. Parce que, dit-elle, la même étude de Spector démontre que l’orgasme a chez la femme une héritabilité de 30% de sexe copulatif et de 43% de caresse intime et solitaire.
“Ceci" – dit Spector - "démontre que la difficulté qu’éprouve la femme à atteindre l’orgasme agit comme un filtre évolutif avec lequel celle ci sélectionnera les mâles adéquats.”

Deuxième couac! Rien à voir. Ces fréquences ne prouvent rien – parfois il est vrai que la masturbation a plus de sexe à pile sex appeal que l’acte partagé. Ce qui veut dire et selon lui, que les femmes pourraient choisir un sexe à pile comme compagnon de route ( le seul couac étant qu’un vibromasseur peut pas descendre les poubelles ni cracher la sauce, quoiqu’il parait – et hop, vous avez vu, un couac de plus! – qu’ils en fabriquent désormais des modèles dotés d’un réservoir thermique et d’une petite électro-pompe qui vous éjectent tout ça.)

Il existe une autre possibilité évolutive intéressante – que l’orgasme féminin soit tout simplement un sous-produit de la toute puissante sélection positive reçue de l’orgasme masculin. C’est à dire, la potentialité biologique de l’orgasme existerait dans tous les embryons, même ceux qui finissent en fausse couche – s’il s’agit d’un mâle, elle se développera, s’il s’agit d’une femelle, elle ne le fera pas ou presque pas.
Aaah, je commence à venir là…, ouiii.

Il existe de nombreux cas où les caractéristiques se maintiennent en tant que “sous-produits” d’une variante différente et plus puissante. Les tétons par exemple, ou le clitoris. 
Les tétons du mâle humain, petits certes, inertes et bons à rien, sont un “sous-produit” de la puissante sélection positive qu’a reçu le sein de Britney Spears au cours de l’évolution. 
Pareil pour le clitoris qui n’est que le “sous-produit” d’un lointain puissant ancêtre nommé Pénis. Les trois sont toujours là, - les tétons, Britney Spears et le clitoris – parce qu’il faudrait dépenser colossalement plus d’énergie pour les effacer que pour les maintenir latents. 
En plus, ce sont des caractéristiques gouvernées simultanément par divers gènes en même temps, donc à régulation archi-compliquée.

Alors, demanderez-vous, se pourrait-il que l’orgasme féminin soit un indicateur “de plus ou moins grande fertilité”? Non. Il n’existe aucune évidence suggérant que l’orgasme féminin soit associé d’une manière ou d’une autre à la fertilité.
Un point social à prendre en compte toutefois – nous autres humains sommes d’origine simiesque et en tant que tels, nous avons conservé jusqu’à un passé très récent les structures familiales héritées de la tribu, typique des grands singes si je puis me permettre. 
Chez ces derniers, la polygamie de série, la concomitance et la polyandrie sont choses communes.

Le couple monogame est un phénomène tout à fait moderne, trop neuf en fait. Et aussi vrai que chez la femelle humaine l’orgasme féminin pourrait tenir une importance vitale, l’évolution n’a pas encore eu le temps de se mettre au diapason pour le sélectionner positivement. 
Le fera t’elle dans le futur? Oui je le pense, à condition toutefois que le statut quo social régnant entre l’homme et la femme moderne se maintienne stable durant le temps nécessaire et qu’on fasse pas étouffer la planète en remplissant plus souvent nos envies et nos caddies que nos petites amies.

3 déc. 2007

280.Le Crépuscule des Dieux


"Les premières attaques visèrent les anciens. On retrouva des vieillards et des retraités morts par dizaines de milliers dans les parcs, les hôpitaux, les lieux de culte et les bas-fonds des grandes villes. Le 03 Décembre 2007 - jour où la population terrienne atteignit les 6 666 millions de terriens - marqua le début de la fin. 
Dans les écoles et les collèges : des millions d’instituteurs, de professeurs, d’administrateurs, de pions et de surveillants furent lynchés, noyés, asphyxiés, empoisonnés, défenestrés, égorgés, lapidés, brûlés vifs ou tabassés à mort de par le monde entre dix heures et onze heures trente du matin.
Ce fut la déclaration de guerre officielle. Les établissements scolaires et d’enseignement secondaires furent calcinés jusqu’aux fondations.

Les adultes tardèrent un peu trop à réagir et à s’organiser, et quand ils le firent, les gosses avaient déjà conquis la majeure partie des continents. Sans faire de prisonniers. Une semaine après la ‘matinée de Crystal’ des écoles, la population adulte de la planète ne se chiffrait plus qu’au cinquième de ce qu’elle avait représenté huit jours plus tôt.
Ils avançaient, incontrôlables, en Afrique et en Asie. L’Inde et la Chine furent les premières à tomber. Il y eut de rudes combats dans la forêt amazonienne et dans les steppes au nord D’Oulan Bator. L’Australie bascula deux jours plus tard ainsi que l’Afrique du Sud et les deux Corées.

Le chef d’État iranien fut émasculé dès le premier jour des hostilités puis sodomisé à l’aide d’un saucisson pur porc par la classe de 3ème année de la Madrasa Al Khomeiny qu’il visitait en compagnie d’une délégation du Hamas.

Le même jour, Le président français Nicolas Sarkozy fut empalé vif sur un candélabre ‘Restauration’ dans la cour de l’Élysée par une bande de jeunes élèves de bonnes familles de Neuilly sur Seine invités à un brunch médiatique.

En Cisjordanie, de jeunes enfants de colons illégaux conduisirent, sous la menace, les plus férus de leurs parents de ligne ultra sioniste et les remirent entre les mains vengeresses de jeunes palestiniens en furie déchirés à l’alcool et au chanvre. 
Le président congolais Sasou N’Guesso fut pour sa part noyé, ainsi que tous ses sbires, dans des barils d’Nkossa Blend, le fin du fin du pétrole de son pays.

Les adultes fuyant les villes ou se barricadant dans leurs maisons, luttèrent jusqu'à la mort.
Les gosses étaient complètement désorganisés, n’obéissant à aucun plan, aucune tactique ou stratégie.
Ce qui les rendait invulnérables – leurs mouvements étaient désordonnés et complètement imprévisibles. 
Ils attaquaient d’une manière et en des lieux qui ne seraient jamais venus à l’idée du plus inexpérimenté des deuxièmes pompes comme au plus médaillé des quatre-étoiles d’Etat Major, ni même au nouveau champion du monde indou de jeu d’échecs qui mourut, la panse éclatée comme dans ‘Seven’, après que ces propres enfants lui aient fait ingurgiter de force les deux cuisses arrière d’une vache sacrée. 
Les enfants attaquèrent même les prisons et y massacrèrent les détenus après leur avoir jeté leurs mères et leurs tantes en pâture.

Les insectes nous confirment que ce fut là la fin de la race humaine. La guerre dura six mois seulement – les adultes ayant été exterminés.
Puis arrivèrent les gelées septentrionales et plus au sud, les sécheresses et canicules qui en finirent à leur tour avec les gosses. 
Les derniers erraient dans Paris, Valparaiso, Copenhague, Vancouver et Pyong Yang, hagards, affamés et malades moins de trois mois après l’arrêt des combats. Les hyènes, coyotes et autres charognes finirent de régler leur compte à ceux du sud."

Je déconnectai les électrodes du scarabée et je le laissai filer entre les broussailles. Un de plus qui me corroborait ce qui s’était passé. Nos messages subliminaux lancés depuis notre système dans leurs mobiles, leurs chaînes de télé, leurs clips et leurs jeux vidéo avaient fait leur effet. C’est une belle planète et nous pourrions la recoloniser sans problème. Je me dirigeai vers mon vaisseau pour en informer ma hiérarchie.

1 déc. 2007

279.Déclaration anti-horde

Suite aux événements récents qui ont engorgé nombre d'avenues et de places de France, je voudrais apposer ici mon point de vue. 
Fallait pas voter en masse pour cette bande de fumiers. Je suis anti-masse. Totalement et définitivement anti-masse.
Il m’est arrivé plus d’une fois de regarder aux infos une manif’ du 1er mai ou une Gay-Pride filmée de l’intérieur. Spontanéité Zéro. Cent pour cent dirigées.
Les manifs en elles-mêmes ne sont pas le problème, chacun a le droit de protester contre qui ou quoi il veut.

Mon problème, c’est les trois mecs équipés de mégaphones indiquant à la foule le parcours à suivre, quand s’arrêter, que crier, y compris – je vous le jure – que penser. (J’en ai même entendu un qui expliquait pourquoi qu’ils étaient là. 
Comme si les manifestants étaient tellement nazes qu’ils ne savaient pas pourquoi ils étaient venus). Quelle désillusion !

Toute ma vie, j’ai été anti-masse.
C’est pour ça que je fréquente ni les églises, ni les partis politiques, ni les synagogues, ni les clubs de supporters, ni les mosquées. « Et maintenant mes frères, élevons nos prières au Seigneur… » - Hey, "frangin", j’élèverai mes prières où ça me chante et quand ça me fera bander. J’ai pas besoin de guides touristiques ou spirituels.
Un coup, sur la chaîne Histoire qui causait du Chili post-Allende et de Pinochet, il avait été demandé pourquoi les chiliens étaient, peut-être, le seul groupe incapable de s’organiser de manière un tant soit-peu productive. Un des représentants chiliens avait répondu : « C’est parce que les masses ne répondent pas ».

Les masses ! – terminologie qui en fait beaucoup, en dit beaucoup, mais bon, c’est déjà trop…
Les gens, les personnes, les individus ! – Des masses ?

Pour les cocos, nous sommes les masses, le peuple.
Pour les fachos, nous sommes la Patrie ou ses enfants.
Pour les religieux, nous sommes le troupeau, les brebis.
Pour TF1, nous sommes le public, l’audimat. – « Le public veut voir ça… », disent-ils. Et ils n’ont pas le moindre soupçon d’idée de ce que veulent vraiment les gens !
Tout ça n’est qu’un ridicule euphémisme pour dire « Nous faisons ce que nos clients – ceux qui paient pour ce programme – veulent afin que le public nous ramène du pognon plein les poches ».

Je refuse d’être catalogué en tant que "masse" ou étiqueté en tant que "troupeau".
Je fais pas partie d’un élevage.
J’irai nulle part ou trois pauvres types munis de mégaphones me diront quand cramer tel ou tel drapeau, qui haïr ou qui vénérer.
Je suis moi. Moi, moi, moi. Je pense, j’agis et je pense ce qu’il me plait, quand je veux, et j’essaie de le faire au travers de mes propres expériences et de ma propre méditation.
Z’êtes pas prêts de me voir suivre un troupeau.
Ou si peut-être, mais ce serait un troupeau de folles en string et j’aurais mon appareil photo et un bon zoom optique.