Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

26 mai 2007

251.Quand je me réincarnerai... au 24ème siècle.


Je préparerai mon Curriculum Vitae (c'est-à-dire ma carte génétique) sous forme d’unité Ethernelle, plus globalement spécialement spatialement - et commercialement - connue sous le sobriquet d’ «Ethinfo », et je serai soulagé de ne pas avoir à utiliser de portefeuilles, serviettes, de CD ou DVD utilisés à l’aube des temps où l’on perdait avec tant de facilité des données vitales. 

Dans ma carte à mémoire éthernelle, je déposerai une série de photos numériques qui illustreront le cours de ma vie, on y verra l’instant de ma naîssance, (ce qui ne me conviendra pas forcément – le fait d’avoir été conçu à la mode sexuelle antique sera alors sûrement perçu comme un handicap et un problème social ), on y verra aussi mon développement dans mes relations et en société pour voir si j’ai des chances dans les relations publiques, ce qui est le poste que je convoite secrètement (mais ne l’ébruitez pas siouplait). Dans le répertoire de mon génome, on pourra voir si je suis « pur » ou « modifié », des fois que ça poserait problèmes, ils feront des recherches pour voir si on ne m’a pas prédiagnostiqué un cancer du colon ou la maladie d’Alzheimer en plus du pronostic déployé par mon génome pour le futur. Ce qui sera bien, penserai-je quand je serai arrivé jusque là, c’est que ce ne sera pas si décourageant que ça puisque ça ne pourra que montrer certaines de mes inclinaisons pour la pensée et l’écriture et que je pense pas que cela pose problème... industriellement parlant…

J’espère avoir de la chance, car en ce temps là, j’aurai besoin de bosser…

La guilde des recruteurs transgéniques sera réputée pour sa minutie lors des entretiens d’embauche qui ne seront conçus qu’à seule fin de sélectionner les personnes et activités en relation avec la classification et le catalogage des humains, mais je m’en sortirai bien car je me trouverai un pote, si possible un antisocial doué en informatique qui m’obtiendra le génome souhaité, et s’ils sont très libidineux, je leur laisserai entrevoir l’érotisme de ma compagne-secrétaire virtuelle - modèle B36.version 69 de 13ème génération - dans le répertoire secret de mon Ethinfo, s’ils en veulent une copie, je leur en laisserai, j’en aurai plein…

Maintenant, si vous me demandez comment diable je vais arriver en 2315, je vous répondrai que j’ai reçu aucune info sur la planète viable où ça pourra se passer donc j’en ai pas la moindre idée, même pas la plus brumeuse… mais en tous cas, c’est ça que j’y ferai.


10 mai 2007

250. Si j'ai tort, j'en mourrai pas. Et vous non plus!


J’ai choisi le chemin que je suis non pas pour ce qu’il est, mais pour le manque de conséquence que ça aura sur les autres si je me suis planté au dernier carrefour. 
L’homme se plante tellement souvent qu’il m’apparaît moins dangereux de placer un poids égal sur le choix d’un système de croyances dans lequel placer mon engagement fervent en me basant sur les conséquences qu’elles pourraient avoir si j’avais tort.

Je sais, c'est un tout petit peu long à me suivre mais je m'explique:
Les dégâts potentiels que je pourrais faire subir à mon entourage si mes croyances sont fausses doivent autant guider mes choix que la croyance même que je choisis de défendre.
Aucun d’entre nous ne devrait souscrire à un groupe ou une croyance et permettre à ses représentants d’agir sans notre plus complète indifférence.

À l’extrême, on pourrait considérer Hitler ou Staline. On peut argumenter sur le fait qu’ils étaient la personnification du Mal et ne choisirent pas leurs voies pour le bien-être de l’humanité, mais je doute qu’ils eussent été d’accord avec moi. Ils avaient la vision d’un monde, aussi horrible et discrédité que nous puissions le juger aujourd’hui.
Considérez les temps présents et les conflits actuels: le conflit entre Sarkozistes et Socialos, ou entre Chrétiens et musulmans par exemple. Chacune de ces deux quatre religions engeances possède sa propre vision d’un monde la reflétant. 

Chacune d’entre elles possède une vue globale sur une hypothétique et spectaculaire après-vie. Chacune d’entre elles proclame que ceux qui ne la suivent pas n’atteindront pas le paradis. 
Chacune d’entre elles prône que les infidèles obstruent le chemin des fidèles et que par conséquent ils devraient être éliminés et que de toute façon, ils seront condamnés à une éternité de peines et de souffrances.

Alors que l’on parte en guerre pour soumettre nos prochains ou pour convertir les non-initiés avec des armées de missionnaires ou de colleurs d'affiches et de porte-paroles, tout ce que font ces religions ou ces partis, c’est de tenter d’imposer leurs vues sur les autres par la persuasion, l’intimidation, la canonnade ou la damnation ad vitam æternam.

Il y a quelqu’un qui a tort là, ça c’est sûr. Peuvent pas être deux à avoir raison. Les deux ont sûrement tort. L’histoire humaine suggère que la réponse la plus probable est que toutes ont tort. 
Aussi ai-je choisi ma voie afin que celle-ci ait le moindre impact possible sur mon entourage. Je crois que l’on peut tirer un code d’éthique et de comportement logique et rationnel basé sur l’auto-conservation ainsi que l’entretien des meilleurs intérêts pour la survie et l’épanouissement. 
Le besoin de convaincre notre entourage de la justesse de nos choix démontre la foutaise de nos choix.

Alors je suis mon bonhomme de chemin, espérant rencontrer de nombreux voyageurs nombreuses bonnes femmes en route, mais sachant que je causerai le moins de dommage collatéraux possible si je m’aperçois que je me suis planté.

8 mai 2007

249. Marylou et moi avons J’ai repeint la chambre d’amis ce week-end.


Je voulais juste écrire une parabole sur les jeunes cons qu’ont voté Sarko. Quelque part, j’ai du m’emmêler les pinceaux…

Marylou avions décidé qu’on allait repeindre le garage ainsi que la chambre d’amis…. Enfin surtout la chambre et surtout Marylou:


Moi : Bon, ma louve, on va commencer par préparer le terrain…
Marylou : Et ça veut dire quoi ?
Moi : Ben on va rassembler les meubles au milieu de la pièce, ôter toutes les cochonneries qui sont fixées aux murs et tout ce qu’on veut pas peindre. Puis on va tout bien passer au papier de verre puis épousseter tout ça pour virer toute la poussière, puis on scotchera tous les trucs qu’on veut pas peindre.
Marylou : Dame, ça me parait beaucoup de boulot. On peut pas faire juste la peinture comme à la télé ?
Moi : Nan.

(10 minutes + tard)
Marylou : Houlà, c’est dur la préparation. Je crois que je vais m’asseoir un tout petit peu.
Moi : (marmonnant) Putain, je crois que la journée va être longue.
(Environ 1 heure + tard)
Marylou : Bon. On a fini la préparation. On fait quoi maintenant ?
Moi : Maintenant on peut poser la première couche d’apprêt…
Marylou : On va commencer à peindre alors ?
Moi : Oui. Mais d’abord on va commencer par tracer les bordures.
Marylou : Quoi ? Faut tracer des bordures ? Avec quoi ? Le double décimètre à Kaëlig ?
Moi : Hein ? Non, tu comprends pas. Quand je dis ‘tracer’, je veux dire on va passer de la peinture là où on peut pas le faire au rouleau. Comme dans les coins…
Marylou : Ah d’accord. C’est de la peinture quand même alors…, hein ouais?
Moi : Euh… techniquement, oui. Mais le vrai terme pour peindre les coins, c’est ‘tracer les bordures.
Marylou : C’est débile. Si on va commencer à peindre, t’as qu’à dire qu’on va commencer à peindre et arrêter de dire des trucs que je comprends pas.
Moi : Mais bébé, on dit tracer des…
Marylou : Oh, arrête, hein ? A partir de maintenant, on dira peindre les coins alors arrête de faire celui qui sait tout mieux que tout le monde, d’accord ?
Moi : Bon, on commence à peindre les bordures et les coins, tu veux bien ?
Marylou : Mououi. Mais je te préviens, si tu me regardes encore de travers, je te peins la tête, d’accord ?

(5 minutes + tard)
Marylou : Hou ben dis donc, ça fait mal aux bras de peindre les coins. Je fais une pause, moi…
Moi: (grommelant) Et mon cou alors, hein?
(À peu près 1 demi-heure + tard)
Marylou : Et tu fais quoi maintenant ?
Moi : Ben, faut que je passe une couche d’apprêt sur les murs avant que les bordures qu’on a tracées… je veux dire peindues, soient sèches ; sinon elles se marieront pas bien et ça se verra au séchage.
Marylou : Alors, quand c’est qu’on va commencer la vraie peinture?
Moi : Ben vu que les gens qui nous ont vendu la maison avaient peint ces murs en vert olive, je pense qu’il va falloir passer deux couches d’apprêt avant de poser la première couche de peinture…
Marylou : J’en ai marre d’attendre pour faire de la peinture. Je crois que je vais aller faire des Sudokus. T’auras qu’à m’appeler quand tout sera prêt à peindre.
Moi : (tout seul dans la pièce) La tuer serait de l’autodéfense. Aucun jury pourrait me condamner. Je serais un héros.

(3 heures + tard et beaucoup de sudoku suée du cul à force de monter et de descendre de l’échelle que j’en arrive à me prendre pour un yoyo)
Marylou: Bon, maintenant qu’on a fini ton truc d’apprêt et que c’est sec, on peut ENFIN commencer la vraie peinture ?
Moi : Oui, mon Impatiente, on peut commencer la vraie peinture maintenant. Et comme tout à l’heure pour l’apprêt, on va d’abord tracer, ou peindre, les bordures et les coins d’abord.
Marylou : Tu sais quoi ? C’est la galère ton truc. C’est pas du tout comme je croyais. Je déteste faire de la peinture avec toi.
Moi : Comment tu sais que tu détestes faire de la peinture avec moi ? T’as rien peindu de la journée !
Marylou : …
Moi : AAaaailleeuuuh !!! Meeerrddeeee !!!!

Note : Au cas où vous vous poseriez des questions, un manche de pinceau dans le cul, ça fait mal.
Houlà, hyper mal.

Voilà, et qu’ils viennent pas se plaindre en cours de quinquennat.


19 avr. 2007

248.Rêverie










Avertissement. Venez pas me conter que je vous avais pas prévenus(es). Bouffer du chocolat peut vraiment induire des rêves insensés.
Qe signifie un rêve où vous vous retrouvez englués chez vous par un représentant de commerce vendant des rubans scotch ?
Question toute rhétorique, je l’admets. Les rêves ne veulent rien dire. Ils sont insensés, des scénars débilitants créés par vos neurones afin de tenter de donner un sens à vos activités quotidiennes.
Mais je suis quasiment sûr d’être certain qu’un ou qu’une d'entre vous interprêtera ma rencontre nocturne avec le représentant d’adhésif à l’aide d’une théorie toute freudienne m’expliquant que je suis peut-être pas en très bons termes avec le quincailler de la rue Bichon. Ce qui est peut-être exact, d’ailleurs, vu que ce connard va pas voter pour mon copain José.
Ou alors que je veux réellement me barricader et m’isoler chez moi pour échapper aux ex-gars de l’intérieur de chez le pin’s qui patrouillent quotidiennement mes plates bandes sur un rythme outrepassant le quotidien. (Oauis, j’avoue que là, votre interprêtation ne serait pas dénuée de sens).
J’ai jamais été capable de saisir le concept de l’interprêtation des rêves. Sans doute que les rêves de chacuns sont uniques, par conséquent ne peuvent être connectés en aucune manière aux rêves des copains du voisinage ?
Et ce cauchemar récurrent que je me paie souvent, celui où que la Jennifer Beaunichon, ma Louve Cristalle B36, l’Évangélina Barbie et la Fanny ardente me capturent et me retiennent en ôtage dans une chambre de la Hilton pour faire de moi leur esclave sexuel particulier ?
Ouais, je pense que je suis capable de me passer du psycho comme de votre aide pour interprêter çui-là à ma manière…

18 avr. 2007

247.Des courbes et des triangles


Les gens qui me connaissent bien - ou qui le croient - voient mes défauts plus que toute autre chose. La plupart du temps d’ailleurs, c’est tout à fait intentionnel.

J’ai tendance à jouer les snobinards, ce qui me rend fortement dogmatique. Je suis sec et bravache - en plus d’être tape à l’œil -, ce qui me rend froidement direct. Je suis inconsidérément impulsif, ce qui implique qu’on me traite facilement d’égoïste.
Je sais aussi rester très vague dans mes propos, ce qui m’évite de ne pas vous décevoir. J’ai du mal à me détacher du passé, ce qui complique le fait que je devrais cesser d’être rancunier. Je suis dominateur, ce qui me permet d’envoyer balader tous ceux qui ne boivent pas de ma soupe.

Ces quelques qualités, parmi tant d’autres, sont celles que je préfère dévoiler les premières. Je porte ma médiocrité - ainsi que ma méchanceté - sur la poitrine, comme une médaille honorifique avec laquelle vous devez compter. Je sais que je suis, comme beaucoup d’autres, une marchandise avariée.

Cassé brisé en quelques sortes, mais encore capable de mener une vie fonctionnelle.

Depuis quelques mois pourtant, mon auto-dénigrement a commencé à se délaver. J’ai cessé de m’arracher les croûtes, et désormais la cicatrisation peut débuter.
Quand je parle de mes défauts, c'est pas pour rechercher la confirmation de mes qualités. Généralement, quand on le fait, ceux qui vous aiment ne perdent pas de temps à vous protéger et à vous remonter le moral. Ils vous soulignent vos bons côtés. Ils vous flattent de compliments. Ils vous aiment.

Mais en ce qui me concerne, quand je dis du mal de moi, la plupart du temps c’est parce que c’est la vérité. Je ne ments pas sur les pires traits de ma personne. Tout ce que je demande quand je le fais, c’est que mon interlocuteur admette que c’est vrai. À partir de là, on peut avancer ensemble munis de cette certitude. De ce savoir.

Ce post pourra vous paraître étrangement aléatoire. Je me suis laissé dire hier soir que personne ne pouvait savoir la façon de fonctionner de mon cerveau. Que le processus de la pensée n’a aucun sens quand on s’en trouve à l’extérieur. J’ai répondu à ce spéléo psychologue que c’était intentionnel. Que je ne pouvais autoriser quiconque à me déchiffrer. Mais, dans mes vagabondages, il existe un sentier chaotique que l’on peut reconnaître avec le temps.

Ce qui m’a amené à ce post m’est arrivé il y a quelques instants.
Je venais de raccrocher le téléphone dans lequel je conversais avec une personne que j’admire et que je respecte. Je me tenais dans l’encadrement de la porte de ma cuisine, une tasse de café et une clope à la main, ma louve tentant d’échapper à ma ligne de vision. Soudain je me dis, qu’est ce qu’elle voit quand elle me regarde ? Voit elle la déchéance, ou seulement le bon côté ? A t’elle une vue équilibrée ? Est elle objective ou emplie de préjugés ?
En fait, je m’en fous. C’est juste ce qui me traversa l’esprit à ce moment là.
C’est peut-être la raison pour laquelle je l’aime et la respecte tant. Elle me permet de tout questionner…
Et réellement, s’il existe une personne qui peut voir la lumière au travers de toute cette merde, il importe peu que vous soyez bons ou mauvais. Même si ce qu’elle voit n’est pas de toute blancheur, le simple fait que cette personne existe rend sa texture à tout le reste.

16 avr. 2007

246. Contredisantes contradictions


J’ai droit à toutes les contradictions. Keats nomma ça la « capacité négative » dans une épître célèbre. Un autre a appelé ça « l’hétérogénéité essentielle de l’être » et, c’est sûr, appelez ça la « hache » de l’existence si ça vous chante. H, dîtes H pour voir… Beckett disait que c’était « Rien ». J’ai droit à toutes les haches: Moi, tous les hasch me font rêver...

Il se peut que le temps soit irréel. C’est un peu mon sentiment. Non, en fait, j’en suis convaincu. Le temps n’est qu’une partie de quelque chose de passager. Mais nous sommes incrustés dans ce passage, dans cette évanescence. 
Par conséquent, nous voyageons avec le temps. Il y a quelques temps, je causais avec des mecs, des coureurs de jupons de mer comme moi, et je me rendis compte de ceci, chacun d’entre nous sommes trop conscients de ce que tout est entrain de disparaître, secondes après secondes, nous sommes conscients du plus évident. Ça urge, ça presse. 
Mais si l’urgence est la nature même du temps, il y a pas le feu au lac, ce n’est que le temps. Nous ne sommes pas conscients, nous sommes le temps.


Alors, je vais pas disparaître. Je vais juste accepter que ma disparition comme mon apparition sont, en essence, identiques.
Il y a un objet céleste, un voyageur énergique, qui me fonce directement dessus. Et ça me rend euphorique, c’est le bonheur, y a un missile que l’univers a conçu juste pour ma gueule, il a mis la ouache et il me fonce dessus à fond les gamelles. 
Ce qui est triste, ou ce qui me rend mélancolique, c’est que, lorsque ce missile cosmique atterrira dans mes plates bandes, je serai déjà plus de ce monde…

Et pour finir dans un climat - ou un temps - plus propice, je voudrais dire à l'intention de monsieur Sarko que l’homme n’est pas une marchandise. L’homme n’est pas une marchandise. Ô non, il n’en est pas une. 
Car si je l’écoute bien, lui qui veux représenter le gratin, la fleur de sel, le nec plus ultra, et pourquoi pas, la symbiose de ce pays, l’homme est beaucoup moins qu’une marchandise. 
Les marchandises, elles, ont désormais le droit de passer toutes les frontières, mais ce ne sera plus le cas des hommes si l'on adopte son discours. Ou peut-être que si, mais tous les hommes n’auront pas la liberté d’une marchandise quelconque. À part lui peut-être, ce vilain Roquet qui sait si bien se vendre à un tas de demeurés.

14 avr. 2007

245. Public Relations Unlimited


Bonjour, amis lecteurs et bloggonautes, me voici une nouvelle fois devant vos yeux émerveillés à vous coucher quelques lignes pour vous divertir – ou vous faire chier, à vous de voir – un tout petit peu.
Aujourd’hui, j’aurais souhaité vous parler des relations mais quand j’ai commencé à pianoter sur mon clavier, je ne savais plus par où commencer et les bouts de mes doigts fertiles n’arrêtaient pas de patiner sur les touches (Ma louve avait une migraine mais je vous jure pourtant que je me suis lavé les mains après les avoir rincées au savon de Marseille suite à ma caresse matinale nocturne de ce matin).


Je ne savais donc pas par où commencer, ni à fortiori sur quoi continuer ni même sur quoi centrer mes propos. Aussi demanderai-je à ceux d’entre vous qui ont rarement l’amabilité de laisser ici parfois des commentaires de vous bouger le cul fissa pour me donner votre opinion personnelle sur le thème.
Et il est clair qu’il existe un nombre incalculables de relations, telles celle qui existe entre un maître et son clébard, entre un Sarko et un Pénis, ou celle entre un glandu et une clitoridienne, ou encore entre deux clitoridiennes et / ou deux glandus, entre membres d’une même famille ou d’une même secte, entre une paire de voisins qui se haïssent tant qu’ils ont pris l’habitude de chier sur leurs pas de porte respectifs, ou bien qui s’aiment d’amour tendre et se rencontrent en secret la nuit dans la cage à ordure de leur HLM, ou entre deux inconnus qui se rencontrent dans un train et qu’y en a toujours un des deux pour raconter sa vie, ou entre un vendeur et un client qui baratinent toujours le même baratin, ou entre un capitaine et son matelot, etsétera et tutti couanti.


Aussi à vos claviers pour vos opinions sur le thème et me contiez une sorte de relation – qui peut être non seulement humaine, j’ai l’esprit large, mais aussi algébrique si ça vous fait bander les neurones, ou pourquoi pas, zoophile si c’est ce qui excite vos testicules ou vos mamelons.
Bisous.

12 avr. 2007

244.Hey Niko, et ça, c'est génétique?


Pâques est passée. Sans trop de problèmes apparemment. Sauf que j'comprends toujours pas comment les lapins que Marylou avait planqués dans le jardin ont pu pondre des œufs en chocolat. Emballés dans du papier aluminium en plus. Du Doré, le papier, en plus de d'ça, excusez du peu.
Bien, mais comme tout ça fait aujourd'hui partie d'un lointain passé , je crois que je vais pas traîner plus longtemps à m'éterniser là-dessus.

Mais oubliez pas d'me faire penser à penser à demander des explications à ma louve quand même.

Non, là où je voulais en venir en fait, c'est que je rentre juste de chez l'hôpital de la marine. Non, non. Ne vous inquiétez pas. Vous n’avez absolument pas à vous en faire, j’ai pas de virus je vous rassure. C’était juste pour une piqûre de routine pour les voyages que j’entreprends lors de mes aventureuses expéditions maritimes. Voyez vous, il est des pays où vous ne pouvez vous rendre sans une pléthore de vaccins pour vous/les protéger de maladies, infections et autres soucis de ce genre relatifs à l’alimentation.
Ce qui me rappelle qu’il faudrait que je m’achète de la crème solaire…
Alors, après m’être fait injecter environ 10cc dans le bras droit sans verser la moindre larme, qu’est ce que j’obtiens quand je demande ma sucette et mon ballon de baudruche à l'infirmière ? Un regard soucieux et une sérieuse recommandation pour consulter un psychiatre, voilà ce que j’ai eu. Et un rendez-vous pour une autre injection dans six mois.


Mon bras me fait mal.

… Je veux une chuppa, merde.

5 avr. 2007

243.Papotage sans complexes.


Je voudrais pas me mettre à causer au nom de tous les français comme certains voudraient nous le faire croire mais je suis quand même capable de dévoiler ce qui se cache - selon moi - derrière le terme de « Droite décomplexée »
Parce que dîtes vous bien que pendant longtemps, elle le fut - complexée, je veux dire. C’est d'ailleurs pourquoi les possédants et les nantis de tous poils se faisaient membres d’associations ou se rencontraient dans des galas afin, entre autres, de réunir des fonds pour venir en aide aux plus démunis - mais surtout pour se donner bonne conscience.

Mais tout cela, c’est aujourd’hui du passé. Désormais, ils se débrident, se lâchent et dévoilent au grand jour leurs vrais visages, leurs véritables égoïsmes. Le führer de l’UMP a su trouver les mots pour décomplexer ses troupes. Une société blanche et judéo-chrétienne, où le plus fort l’emportera sur le plus faible, comme dans la jungle, permettant aux plus « animaux » d’entre eux de donner libre cours à leurs instincts les plus primaires.
La droite décomplexée couche, dans le noir - pour l’instant-, avec le FN, dont on sait qu’il n’accédera jamais au sommet. Seuls les cons ont la naïveté de croire que l’électorat du Pen pouvait porter le racisme au delà des frontières du pouvoir. Cette fois, un Pin's, avec les idées du Pen, a toutes les chances d’accéder à la présidence. Il ne vise pas l’électorat de Jean Marie, il l’a déjà.
Sarkozy n’est pas républicain – signifiant qui relève de la chose publique - puisque, en chantre du libéralisme à tout-va, il veut tout privatiser. Sarkozy est communautariste, point barre. Il flatte les différences, les particularités, les parvenus et les Sionistes, en conchiant l’intérêt général - les chômeurs, les pauvres, les musulmans, les kiskooliens et les races écrues ou mal blanchies.

Son rêve ? Une juxtaposition des communautés au détriment de l’égalité républicaine (la fraternité… faut même pas y penser).
Sarkozy aime la thune, le blé, le pognon et ceux qui en sont pleins. Ses amis sont riches, très riches. Dur avec les faibles, accommodant avec les nantis, Sarkozy fréquente le gratin: Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Bernard Arnaud, Serge Dassault, Georges Bush et son bras droit Dick Cheney, etc. Ces gens là, mon bon monsieur, sont si importants que personne, dans les médias de masse (télé, journaux et radios) n’ose en dire du mal. Personne n'ose dire que ce sont des fumiers, des salopards de marchands d’armes, des réacs et des psychotiques.

La Droite décomplexée affirme, à travers les mots de la Présidente de son syndicat (le Médef ) - dont le frère à Sarko n'est que le vice président, excusez du peu - que "L'amour et la santé étant précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?".
La populace de droite, (« la France qui pue), n’a aucun intérêt à soutenir le libéralisme, qui ne vise qu’à la faire demeurer, le plus longtemps possible, dans les positions sociales qu’elle occupe déjà. Les seuls qui aient intérêt à défendre le néolibéralisme, c’est les possédants, les très riches, les grands patrons, les parvenus. Eux oui, puisqu’il est dans leur intérêt que personne ne touche à leurs positions dominantes, à leur domination.

Mais regardez-les, ces ouvriers qui votent UMP, ces clodos qui redemandent de la souffrance physique, ces jeunes qui vomissent la jeunesse et œuvrent de tout leur cœur pathétique à leur propre écrasement, qui adhèrent plutôt dix fois qu’une à la gérontocratie qui leur chie à la gueule. Ils ont l’air malin, mais ils glapissent, ils hurlent, ils revendiquent, comme des chiennes de garde en chaleur « Oui je suis de droite, ça te dérange ? ».

Être de droite à vingt ans ou en n’étant pas millionnaire, c’est comme être Juif et voter Hitler. C’est comme être un Pitbull et revendiquer la castration ou le génocide de sa propre race. Et juste avant de recevoir l’injection mortelle, entre les deux couilles pendantes, aboyer rageusement « Oui à mon euthanasie, c’est mon droit ». Cependant, au moment de l’agonie, juste avant la suffocation pulmonaire, le Pitbull (le jeune de droite) prend, pendant une fraction de seconde, un regard où se lit une détresse totale et l’ultime bouffée d’angoisse face à la Grande Faucheuse. Il vient de comprendre qu’il a soutenu de toutes ses forces et jusqu’à la démence sa propre torture. Il meurt donc comme un con.

Il y avait déjà une verticalité Nord/Sud, la différence de niveau de vie entre un monde occidental - vivant sur le dos du reste du monde - et le reste de ce monde. Maintenant, la droite décomplexée veut affermir ce principe au sein même de ses frontières. Aiguiser la pyramide des classes, affuter sa domination. Plus de richesses pour les plus riches. Ce qu'il adviendra des autres n'est pas leur problème. Une France de battants et une autre de losers. Et mondialisationellement parlant, un microcosme de battants et un méga-monde de losers.

Chez les gens qui ne sont pas renseignés – et pour qui tout va bien – le capitalisme est indépassable. Les décomplexés de droite croient véritablement que « jungle » et « chaos » sont des valeurs nouvelles. Les nouveaux émules à Sarko ignorent, dans leur touchante connerie, que le monde, avant d’être régulé, était déjà ce magma infâme auquel ils aspirent.
Oui, les néo-libéraux sont tous des gros et des sales cons. Je n’éprouve pour eux ni mansuétude ni tolérance, ni indulgence ni compréhension, je ne leur donne aucune autre excuse que la connerie monumentale et l’inculture infecte dans laquelle ils croupissent, l’inanité de leur expérience du monde et leur ignorance obscène des fonctionnements de l’économie, la grossièreté de leurs raisonnements et la vulgarité immonde de leurs préjugés - souvent engraissés par des parents parvenus, il est vrai.

Leurs bourrelets compensent les amputations diverses qu’ils ont subies : privés d’amour, privés de culture, privés d’orgasmes.
Et merde…j’arrête là, car ça va me prendre 66 plombes pour tracer le portrait de cette bande de connards décomplexés.

Alors, en attendant, je vais attendre tranquillement les CRS en fumant un tarpé. Prenez soin de ma famille si jamais vous n'aviez plus de mes nouvelles...

2 avr. 2007

242.Le Sarkoolisme, ça se soigne, mais ça demande une prise de conscience personnelle.



Le taux de sarkoolémie grimpe chez les ex-soixante huitards. Les médecins devraient leurs conseiller de changer de régime politique. Moi, je leurs conseillerais plutôt d’arrêter de regarder le J.T. de TF1 ou encore d'arrêter de fumer de la sarkozienne.
« S’il vous plait, les mecs, ne voulez vous donc pas vivre assez vieux pour aller dans cette maison de retraite dont vous rêvez tant ? Pensez à vos enfants, siouplait ! »
N’importe comment, ils m’écoutent jamais. Peuvent pas s’en passer. Ils s’éclatent les neurones sur ces flux d’épouvante qui sortent de l’écran juste avant la pause publicitaire. « Les huîtres d’Arcachon seront-elles comestibles lundi prochaîn ? Les terroristes iraniens vont-ils utiliser l’armes nucléaire ? Des gens pensent que oui – vous saurez tout après la pub ! »

Ensemble, tout devient possible clâme Sarkomerde dont le propre frère a dû renoncé au trône du Medef pour tenter de ré-humaniser le nom des Sarkozy en vue des prochaînes élections.
C’est en les écoutant que je sais de quoi on parle dans ces émissions sans même jamais les regarder. <<< Ouah, le menteur!!! . Ecoutez leurs réactions sur toute discussion politique. 
Et apparemment, chez TF1, chez Sarkozy, comme chez toutes ces têtes pensantes conservatrices et comme chez une majorité de bobos, on est obsédé par la moralisation des images époustouflantes de voitures incendiées et de jeunes masqués ou casqués dans les rues ou dans le métro une fois la nuit tombée. « Ce ne sont que des racailles n’ayant aucun respect pour l’ordre républicain. La France, ça se mérite », lol. 
En secouant un doigt impétueux en direction de la dépravation de leurs conditions. On parle là des 10 pour cent du gratin auxquels on rajoutera les 20 pour cent du haut de la société qui ne veulent rien comprendre parce qu’ils font partie des bénéficiaires d’un soit-disant libre échange. 
Fausse conscience de bobos qui se refusent à voir parce qu’ils sont placés à un endroit privilégié de la structure économique – pour combien de temps ? La vérité, c’est qu’on comprend beaucoup plus vite les choses quand on en souffre.
La condition des laissés pour compte, celle d’être pauvres, ignorés et sans travail est dépeinte comme un trait de caractère. Si vous êtes pauvres et sans travail – c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez vous. 
Peu importe que plusieurs millions de français vivent sous le seuil de la pauvreté et/ou dans le hall de l’ANPE. Il faut rejeter la pauvreté, faire culpabiliser les pauvres sur leur situation. 
Comme si le fait d’être pauvre et sans travail ne suffisait pas…

Dîtes le que c’est vrai, cousins de la cité. Avouez que si vous êtes pauvres et sans emploi, c’est parce que vous manquez de caractère moral. Parce que vous êtes trop fainéants pour suivre des études et trouver des boulots qui paient bien. Et que c’est une question de responsabilité personnelle que de vous tirer de ce mauvais pas. Que si vous ne le faites pas, c’est que vous n’êtes que des pauvres taches.

En raisonnant comme ça, devinez qui veut faire croire qu’il est mille fois plus intelligent que ces millions de pauvres et de chômeurs ?
C’est le représentant et le porte parole de cette bande d’enculés. 
Hem, je voulais dire c’est Nicolas Sarkozy.


31 mars 2007

241.Requiem for a dream


Certains films vous emplissent d’espoir, d’autres vous laissent rêveurs, d’autres vous dépriment totalement. Celui ci s’est démerdé pour me faire les trois à la fois. Dingue! Noir! Je suis tombé sur ce film sur mon rafiot avant de rentrer à la casbah. Merci à mes scaphandriers qui me l’ont refilé en DivX. La manière dont Darren Aronofsky ( Pi, The Fountain) a cousu ce film abat de nouvelles frontières. Il vous captive et en même temps il vous garde à distance. 
Certaines images vous dépassent parfois plus que le nécessaire. D'autres sont un peu trop répétitives comme ces pupilles qui se dilatent tout le long du scénario. Mais dans l’ensemble, ces imperfections ajoutent un rien de magie à ce film.

La cinématographie se révèle relève. De l’art, pas du cochon.
D’une part, ce film nous dépeint un portrait des drogués et de la dépendance. D'un autre côté, il vous laisse toute liberté d’interpréter ce qui se cache derrière.
On parle beaucoup des drogués. On a pitié d’eux, on les hait parfois, on remarque souvent leur bassesse. C’est drôle, je pense à mon petit frère là. On ne comprend pas leurs besoins, on les prends pour des trouillards. Pourquoi ?
Ne sommes nous pas tous dépendants d’une chose ou d’une autre ? Certains de leurs boulots, d’autres de l’idée de ce que peut être le luxe, d’autres ont besoin de reconnaissance ? Dîtes moi comment les narco-drogués sont différents. Bien sûr, ils s’adonnent à des produits qui les transforment, mais il en est de même de tous nos désirs. Ça finira peut-être par les tuer ou les ruiner, mais n’est-ce pas là leur choix ?
Comme la mère dans le film – sa dépendance, c’était la popularité et l’apparence. Comment en est elle arrivée à se reposer sur ses cachetons ? Tout a commencé quand elle a voulu remettre la robe rouge de ses vingt ans pour passer à la télé.

On pourrait dire que c’est un film sur la dépendance, des gens accrocs aux stupéfiants, à des médicaments, mais plus important, à l’espoir. Chacun des protagonistes de ce film est accroc à la certitude que le bonheur se trouve à deux pâtés de maisons et est prêt à traverser l’enfer pour y arriver.
Bien sûr, tous ceux qui se droguent finissent pas à l’hosto ou en taule. Pourtant, chacun de nous tolère le pot occasionnel ou le pétard de circonstance. Pourquoi ? Quelle différence dans ce genre d’habitude ? Quelle différence entre un pot et un joint occasionnel ? Et qu’en est il de nos envies de luxe ? Ou de notre prédilection pour le chocolat suisse ? Ou de mes efforts constants pour me faire remarquer par les yeux éblouis de Cristalle B36 ? C’est ce genre de questions que m’a laissé ce film. 
Mais j’ai pas encore de réponses à ces dernières , c’est pourquoi je voulais vous consulter…

30 mars 2007

240.Quel age a le moyen age?


Question à la con, me direz vous. D’accord, j’admets que ça peut vous paraître bizarre. Mais je suis encore capable de décrypter l’information quand je regarde Planète TV. Certains détails peuvent m’échapper, certains mots compliqués le peuvent également, mais j’arrive tout de même en général à passer la ligne d’arrivée en un seul morceau. Mais j’ai vu un coup cette émission qui m’a stoppé net dans mon calbute.
Hein? Quoi ?
Non non, vous me méprenez. Ce n’est qu’une figure de style, vous inquiétez pas. En plus, je ne suis tombé sur cette expression qu’en me levant ce matin, sur RMC je crois bien, donc ça n’a pas pu m’arriver le jour de l’émission.

En tous cas, le truc parlait du vieillissement de la population humaine. Apparemment, une étude a été faite – à New York et en Allemagne – pour examiner de plus prés vers quel age on atteignait le moyen age. Et apparemment, ça nous prend de plus en plus de temps. Je savais déjà qu’on était rien de plus qu’un tas de fainéants, mais de là à se lamenter de vivre plus longtemps, merde, ça fait pitié.
De toutes façons, il y a quand même une partie de l’émission que j’ai comprise. Ça disait à peu prés ça :
‘En l’an 2000, la moyenne d’age des allemands était de 39,9 ans et ils pouvaient espérer en vivre encore 39,2.’
Super. Tout compris jusque là. Vous avez 39 ans. Il vous en reste 39 à vivre. Vous avez atteint le moyen-âge. Jusque là , mathématiquement, c’est de mon niveau. Mais maintenant, voici la suite. Celle qui m’a causé un raidissement au niveau de la nuque et le tressaillement de mon sphincter :
‘Mais vers 2050, la moyenne d’age des allemands sera de 51,9 ans et ils auront encore une espérance de vie résiduelle de 37,1 ans. Ce qui voudrait effectivement dire que le moyen age n’atteindrait les teutons que vers l’age de 52 ans, plutôt que vers les 40 ans comme c’était le cas en l’an 2000.’
Une petite minute. Trente neuf et trente neuf, ça marche. Mais 52 et 37???

Ainsi le moyen age sera atteint à 52 ans? Quoi ? Quelqu’un dans le coin possède t’il le décodeur secret qui va faire retomber sur ses deux pattes ce genre d’arithmétique ? 
Même si - pour une raison à la mords moi le nœud – le ‘nombre magique’ d’années restantes après le moyen age se situe entre 37 et 39 ans… alors en 2050, ça devrait arriver vers 44 / 45 ans, pas à 52 ans. Ils fument quoi en Rhénanie ?
Je veux dire, je sais que je suis pas Einstein – je le reconnais, je suis même pas Pythagore – mais même là, ça devrait être fastoche, alors comment ça se fait que j’arrive pas à faire coïncider les dominos ?
Je dis pas que ça collerait pas en utilisant une équation nébuleuse ou un algorithme dont je n’ai pas le secret, mais qu’on me le dise, bordel. Je suis stupide, d’accord, mais pas SI stupide que ça. Faudrait que quelqu’un me montre les calculs là.
Remarquez, c’est pas que je trouve ça vraiment important, mais voyez vous… je crois avoir atteint mon altitude de croisière là, fonçant vitesse grand V vers le moyen age décrit plus haut – où qu’il se trouve. Alors je voudrais juste savoir quand je vais l’atteindre ou si je l’ai déjà passé. Parce que faut se préparer pour ce genre d’événement, vous comprenez ? 
Personne ne souhaite entrer dans le moyen age sans préparation préalable – ou à jeun, pour ce qui me concerne. Alors, que quelqu’un me dise quand ça va se passer et on se file rencard au PMU!

29 mars 2007

239.Humeur: Pensive...

Si je savais ce que je voulais, rien ne devrait pouvoir m'arrêter, du moins au niveau personnel, mais j’ai bien peur de pas être personnellement à la hauteur. Tout ça me tuerait, d’ailleurs je suffoque déjà.Alors, c’est quoi mon problème ?
Je pense que j’ai fréquenté un peu trop de gens critiques, que j’ai toujours eu du mal à me faire accepter, ce qui m’a longtemps empêché d’exprimer mon opinion dans un contexte social en face à face.

Ça fit d'ailleurs de moi et aussi loin que je m'en souvienne un fainéant, surtout quand il me faut analyser des trucs, parce que je vais pas en discuter de toutes manières. Mais parfois c’est inévitable – y a toujours quelqu’un qui recherche la conversation, cette chienne amicale et infidèle – et bien qu’ayant de tout temps évité toute situation où j'aurais dû considérablement intervenir, j’ai toujours eu dans ma poche quelque chose à commenter sur n’importe quoi.

Il y a pas de back-up, pas de plan Orsec quand les choses n’abondent pas dans mon sens.
Aussi, bien que je connaisse bien mes besoins, j’ai souvent négligé les fondamentaux ; toujours eu tendance à écrémer ce que les gens voient de leurs yeux « normaux », sauf quand j’écris ou agis comme quelqu’un d’extérieur à moi-même, comme quand je me transforme en une mixture de génie mêlé de stupidité. Et peut-être aussi - et même sans doute - que je ne suis pas le seul dans ce schéma.

Comment le savoir, hein ? Alors des fois, ça me laisse pensif. Je me pose des questions, du genre qui suis-je pour vous dire ce qu’est ou n’est pas le monde ou que penser? Tout ça me laisse dubitatif, me fout les chocottes; mais dans ma tête, il n’y a qu’une chose pour y remédier. Et c’est l’écriture. Comme on dit, les paroles s’envolent, les écrits restent. Pour combien de temps, je le sais pas encore.
C’est l’écriture pourtant, parce qu’elle pourrait me forcer à penser à des trucs qui d’habitude s’évanouissent dans l’ombre, se cachent et se perdent dans le temps. Vous avez donc pas fini de me lire, vous avez tous de jolis yeux, mais il serait peut-être temps de vous payer des lunettes...

28 mars 2007

238.Morts-vivants


« Que penses-tu de la mort ? » Bon, ben je dirais que c’est la prise de conscience constante de la mort qui donne du piment à la vie. À partir du moment où on perd le sens de sa propre moralité, on succombe à une différente sorte de mort, une mort dans la vie, ce qui est une mort beaucoup plus dangereuse que celle qu’on redoute en général.

J’ai le choix, le même choix auquel tout homme est confronté. Je pourrais vivre une vie frivole, comme sous les draps du lit de Cristalle B36 pour ne citer qu’elle, je pourrais essayer de vous impressionner avec la baraque dans laquelle je vis, les fringues que je porte, la caisse que je conduis.

Je pourrais m’efforcer d’obtenir le succés, l’admiration de mon entourage. Révéler au grand jour leurs jalousies. Je pourrais rechercher à dominer ma propre famille, ou l’équipage de mon rafiot, dans la vaine tentative de masquer mes propres déficiences.

Je pourrais rechercher la gloire - comme je le fais couramment à travers ce putain de blog -, ce qui est, comme je m’en aperçois chaque matin, la plus insaisissable de toutes les poursuites, car la gloire n’a pas de substance et a tôt fait de s’évaporer.

Je pourrais aussi m’adonner à un papotage sans fin sur la façon dont je perçois mes relations et mes voisins, dissipant l’énergie de ma vie morceaux par morceaux. Je pourrais me vautrer dans l’apitoiement, refusant d’accepter toute responsabilité pour mes propres turpitudes. Je pourrais manipuler mon entourage pour qu’il prenne soin de moi, ce qui est la façon de faire de nos dirigeants comme de ceux qui voudraient prendre leurs places.

Je pourrais me plaindre de la monotonie, comme si c’était à mon entourage qu’il revenait d’injecter un peu de piment dans mon existence.

Mais tout ça n'est, somme toute, que la logique des morts-vivants, des gens qui ont abandonné la vie, qui sont partants pour dilapider leur don le plus précieux, parce qu’ils refusent de confronter la réalité de la mort. S’ils voulaient vivre, vraiment vivre, ils se relèveraient en une résurrection de leur fabrication et s’engageraient dans la vie qui est la leur.

27 mars 2007

237. Merci pour tout rien


Merci la Droite, merci la Gauche et merci le Centre de nous montrer qu’il y a encore de l’espoir. Que l’amour peut atteindre chacun d’entre nous le long de la route.

Que chacun de nous a l’opportunité de rencontrer quelqu’un soulevant les mêmes questions, recherchant la même vie et se battant dans la quête de la signification du même merdier.

Tellement de mécontents posant les bonnes questions mais s’éloignant la queue entre les jambes à la poursuite de leurs vieux rêves appétits.
Ça ressemble à ces blagues archi-connues auxquelles nous sourions tous mais sur lesquelles nous refusons d’agir. Le flot est grand, l’opposition trop forte, personne ne croit réellement qu’on puisse renverser la vapeur.

J’entends tout le monde gueuler, mais je vois personne bouger. Se remplissant la panse de bouffe et d’alcool pour évacuer le stress, remplir le vide, calmer la douleur, repousser l’attente, puis avalant des cachetons pour se masquer le résultat. Vivant plus longtemps en se demandant pourquoi. Pour posséder quoi ? Une caisse de plus, ou une bécane ? Une plus grande baraque ou une retraite dorée ?

Mais le travail ne tarit jamais. Le labeur offre du travail à une économie qui a besoin de consommateurs autant qu’elle a besoin de travailleurs aux dépends d’un globe en perdition qui supporte ça. Nos greniers et nos caves n’y suffisent plus. On a créé des entrepôts pour conserver le reste de nos acquisitions passées ayant trop de valeur pour atterrir à la décharge. Le nombre d’objets s’agglutinant sur nos épaules, nous écrasant, nous maintenant là où nous avons toujours été, et où nous demeurerons tant que la barque flottera.

Je crie. Et je jure que j’en entends crier bien d’autres. Mais j’arrive pas à les atteindre.Et si j’arrêtais ? Si j’arrêtais de bouger. Si je refusais. Si je refusais de me noyer. Si j’arrêtais de respirer pour reprendre mon souffle, pour laisser parler mon esprit. Vous m’écouteriez ? M’entendriez vous ? Que penseriez vous de moi ? Qu’en auriez vous à foutre ?

Je vois la plupart des morceaux d’une vie comblée éparpillés autour de moi mais je me sens incapable de les organiser en une marche consistante vers l’avant. Ça suffit pas de savoir, de voir, de sentir tout ça. Ça demande de l’équilibre. La force invisible qui rend tout compatible. Qui crée la symphonie qui devient l’amour, la paix et la signification de la vie. Voyager en solitaire demande le plus considérable des efforts.

Alors j’apprécie notre rencontre virtuelle et l’espoir d’un partenariat spirituel. Quelqu’un dans la même quête et le même voyage. Se posant la plupart des mêmes questions, s’interrogeant sur la même société. Demandant tellement plus de la vie que ce que nous proposent 91,6666667 pour cents de vos faces de merde.

24 mars 2007

236. Appel d'offres pour Accroche-cœur


Vous z'avez dû remarqué que depuis hier, il y a des labels en bas de chacuns de mes posts; en français, ça s'appelle des "Libellés", et ils sont là pour donner le ton et aider les plus impatients d'entre vous à s'y retrouver dans l'enfer de ce monceau d'excréments que vous avez sous les yeux. Estimez vous heureux que je vous en balance pas aussi les odeurs puanteurs fragrances effluves.


Donc, des libellés pour vous aider à atteindre au moindre clin d'oeil de votre coquine de souris perverse le genre de posts que vous souhaitez mater, vous mes fidèles lecteurs - pervers aussi? -, sans aller vous perdre dans le labyrinthe de mes neurones, ce qui pourrait s'avérer dangereux pour une frange non négligeable - si j'en crois les sondages sarkozistes - de notre bonne vieille population.


Quand j'aurai le temps que j'ai pas aujourd'hui - ou plutôt quand j'aurai enfin trouvé où se cache cet enfoiré - , je mettrai dans la colonne de droite un index de ces derniers pour vous aider à vous diriger à l'intérieur de ce blog aussi vite et rapidement que dans le mode d'emploi de Windows Vista.

Pour l'instant, j'ai donc établi 12 labels pour catégorier mes posts. Pourquoi 12 me direz-vous? Bon, disons que je me suis dit que 11 était un chiffre merdique et que 13, si j'en crois les dires de l'église Cathodique, ça portait vraiment trop la poisse. Je me suis donc dit qu'entre la merde et la poisse, fallait savoir trancher. Donc acte.

Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire sur ce nouveau système de libellés et je vais donc enfin pouvoir ramener ma fraise prose là où que je voulais l'emmener au début de ce post.


Normalement, je devrais être une star.

Je suis dans le vent. Je suis IN. Je suis drôle. Voilà bientôt 5 ans que je squatte le net et 24 mois et des poussières que je blogue à tous vents. Je devrais être dans les têtes de liste de la Blogosphère franchouillarde au lieu du blogophile pathétique et ignoré que je suis. Après m’être penché une petite demi-heure ce matin sur la raison pour laquelle je ne suis pas encore une ‘huile’ dans cet univers bariolé de pixels sublimes, je pense avoir découvert la cause maîtresse de mon anonymat.

Mais aussi la solution.


Voyez vous, et je crois en avoir déjà parlé dans le passé , j’ai besoin d’un accroche-cœur.

Tous les autres dans l’univers du Blog en ont un. Certains en ont même deux, c’est vous dire ! Je pensais que ce serait fastoche, mais le processus pour trouver le bon accroche-cœur vient de me faire perdre presque trois bons quarts d’heure et le lait que j’avais mis à chauffer dans ma cuisine a débordé sur la gazinière et le fond de la casserole est maintenant tellement cramé que je pense pas qu’elle soit récupérable et je vais être obligé de faire je sais pas combien de quincailleries pour trouver la casserole de rêve qui fera oublier à ma louve celle que je viens de bousiller avant que que celle ci rentre du boulot. 
Même qu’il faut que je trouve fissa une excuse impliquant notre chatte éborgnée qui réclamait son petit déj’ pendant que je m’occupais de descendre ses petites culottes - celles de Marylou - à la machine à laver sinon elle va se rembourser le prix de cette gamelle sur mon budget apéro et ça, c’est pas possible parce que sinon j’aurais plus de sous pour nourrir mon nègre et que…

Mais où que j'en étais déjà ? Ah oui, donc aussi ai-je pensé faire appel à vous, lecteurs fidèles, pour m’y aider. Donc, trêve de verbiages inutiles : je vais vous demander de me trouver un petit accroche-cœur accrocheur, spirituel, marrant, hautement divertissant et dominateur pour mon Blog qui me propulsera comme une missile vers les sommets de la gloire de ce monceau d’excréments vénéneux qu’on appelle la Blogosphère. Voici toutefois quelques règles :

Pas de jurons.

Voilà, je crois que c’est bon pour les règles. Normalement, ça devrait pas être trop compliqué. Laissez vos suggestions dans les commentaires en bas de ce post afin que le monde entier puisse se moquer de votre créativité. Les meilleurs accroche-cœurs postés avant la saint Eustache seront sélectionnés – par moi – et jugés – par moi également – et condamnés à dix ans avec sursis pour stupidité publique.

A vos claviers, prêts ? Cliquez!

23 mars 2007

235. Z'avez du Zolpidem?


Je suis sûr que vous comprendrez pourquoi je vous demande ce genre de pilule quand je vous aurai vous aurez lu la suite.

Je peux pas dire que j’ai jamais été le meilleur en quoi que ce soit. Si je reviens à l’époque de mes études, je pourrais même dire que j’étais moyen partout. En français, en maths, en aquarelle, en histoire de la musique profane, etc. Pour ce qui est de l’éducation civique, m’en parlez même pas…

En sports, c’était pareil, le saut en hauteur, j’étais au ras des pâquerettes. Il y avait pourtant un domaine où je gazais bien, et c’était le grimpé à la corde. Sans déconner, il vous aurez fallu des réflexes de chats siamois pour me suivre le long de ma progression jusqu’en haut du portique.

Comme vous le voyez, un million de pensées me traversent l’esprit – ou ce qu’il en reste – chaques jours tandis que j’essaie de me démêler les neurones afin de trouver le sommeil. Mais ce dernier ne vient pas tandis que mon esprit feuillette page après pages les tomes de ma mémoire, de mes espoirs, de mes aspirations, de mes désillusions, de mes échecs et de mes rêves.

Ma vie semble s’être arrêtée et la perspective de la voir renoncer et de se laisser entraîner par le courant boueux devient de plus en plus une réalité tandis que l’espoir d’une vie différente s’efface avec le temps. La médiocrité m’appelle à plein poumons de telle manière que tout ce que je peux imaginer, c’est une vie – à l’image d’un certain roman de Stephen King - emplie de grisaille.

Ce ne fut pas toujours le cas car l’espoir était bien là tandis que je grimpais la corde de la vie, m’écorchant parfois les phalanges mais la plupart du temps grimpant sans effort comme si j’avais des ailes et que la corde n’était qu’un simple guide vers quoi que ce fut que je me dirigeais.

Mais aujourd’hui, il semblerait que je me sois mis en pause pour reprendre mon souffle tandis que mon corps suinte de sueur à la pensée de ne jamais arriver plus haut que là où il se trouve, s’accrochant à ses acquis pour le reste de sa vie et n’atteignant jamais les sommets qu’il s’était fixés de façon si ambitieuse.

La partie de la corde que j’ai déjà crapahutée semble s’être enroulée autour de moi telle un serpent, entravant ma progression vers le piédestal où mes espoirs et mes rêves tapent du pied en m’attendant depuis mon plus jeune age..

Faut que je me démêle de cette corde et de ce passé et que je reprenne mon escalade jusqu’à ce que cette dernière ait assouvi son but et que mes espoirs et mes rêves me tombent dans les bras comme une dulcinée jaillissant de la brume au milieu des moulins.

Tandis que ma vie stagne dans le marais putride de la peur du futur, je veux surtout pas passer le restant de mes jours à me demander ce qu’il en serait si j’éveillais de nouveau le désir qui me donna un jour l’énergie de mille étalons.

Je pense que je devrais retourner au gymnase jusqu’à la fin de cette grimpette parce que quand j’atteindrai le bout de ma vie, je veux être capable de dire que j’ai tout donné tout du long et je veux aussi être capable de trouver enfin le sommeil en sachant que je n’aurai jamais dit « Et si... ? » mais aurai continué d’avancer vers l’inconnu et trouvé ce que je cherchais.

15 mars 2007

234.Parlez moi d'un trip...


Le voyage est un mythe. Quel que soit son motif ou son but. Les voyages ne font qu’ouvrir un espace dans la réalité quotidienne, - duquel on doit peu à peu s’extirper afin de retourner dans l’engrenage du quotidien.
Les voyages ne sont que des mini-fictions.
Et pourtant, il est impossible de prouver scientifiquement l’existence d’un voyage. Il n’en reste en général que de vagues saveurs, des visions indistinctes et une mémoire chargée de souvenirs qui pourraient s’avérer incertains.


Je me méfie de mes voyages comme de ma mémoire.


Si les tremblements de mes mains étaient des signaux sûrs de l’existence de mes voyages, ça pourrait signifier que je voyage fréquemment. Si c’était plutôt un creux dans l’estomac, alors ça pourrait démontrer que je rentre de voyage tous les matins en sortant de ma torpeur. Si le signe relève plutôt d’une peau hâlée comme celle de Cristalle B, alors ma naissance n'eut certainement rien à voir avec un retour des Galapagos.


Quoi que ce pourrait être le contraire.


Et l’espace depuis lequel je tape mes embrouilles, celui dans lequel je me brosse quotidiennement les dents pour faire plaisir à mon enfoiré de dentiste nazi, cet espace là pourrait bien être en réalité l’espace de mes voyages.
Peut-être bien que tous ces ports et toutes tous ces rades dont se souvient mon esprit, ces personnes et ces feuillages, ne sont en réalité que l’endroit où je me prélasse. Peut-être même que la ville dans laquelle je crois vivre n’est qu’une étape intermédiaire, ou du moins une escale avant le prochain voyage.

Et peut-être aussi que la mémoire, cet endroit vilipendé victime de maintes critiques, serait un lieu plus réel que celui que dévoile nos sens.
Et chaque voyage une trajectoire vers ce même lieu.
Et en chaque lieu, les mêmes personnes, les mêmes attentes, les mêmes euphories, les mêmes douleurs.
Mais peut-être encore faisons nous tous partie intégrante de cet espace…, que c’est lui-même que nous habitons...