Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

13 août 2022

649. Babel Oued


Babel Oued 

J'ai essayé d'écrire dans une langue qu'est pas la mienne. Z'avez-vous déjà fait le test ? C'est horrible. Rien ne fonctionne. L'effet est similaire à l'incapacité d'articuler qui accompagne la cuite absolue au chouchen, ou pire, au Jack Daniel, à la différence près qu'il y a une parfaite conscience de la situation de laquelle l'éthylomètre dans le rouge peut facilement vous libèrer. Ce qui sera pas le cas si comme moi, vous buvez du thé à la menthe en tapant sur votre clavier.

Peut-être que ça va vous sembler exagéré si je vous dis que rien, vraiment rien, n'est pareil quand on veut construire un monde avec des mots d'emprunt venus de pétaouschnock ou même d'ailleurs, même s'ils le sont avec des intérêts négatifs comme ceux de la BCE. 

C'est comme si que votre cerveau était délogé de sa cuve et monté sur le corps d'une araignée, puis invité à marcher en ligne droite. Ou comme vouloir jouer au hockey sur glace avec des pompes italiennes aux semelles en cuir de vachette polie. Le vertige que ça me fait me rappelle cet après-midi où, ignorant les recommandations, j'ai dévalé les escaliers d'un quatrième étage, bousculé les voisins, essayant de sortir de l'immeuble avant que le séisme qu'on nous avait promis ne le détruise complètement, comme si je m'en sortirais mieux dehors. 

En sortant dans la rue, étourdi par les cris et les hurlements, je me rends compte que le spectacle dehors est encore plus pire qu'à l'intérieur, même si la menace d'être écrasé semble plus éloignée. La verticale et l'horizontale, qui dans la cage d'escalier maintiennent leur immobilité grinçante, ont cédé. Les bâtiments et les poteaux électriques s'élèvent dans des directions capricieuses en dépit du bon sens. 
L'horizon est comme le baton de guimauve du temps de l'école primaire. Il se tord de douleur au loin, muet et impuissant. J'ai jamais été aussi perdu. Je reste au centre de la rue, allongé ou debout, à chercher les visages qui ne trouvent pas leur place dans ce chaos. 

Cette fois, le vertige et la frayeur ont mis du temps à disparaître. J'espère que ce coup-ci, ils dégageront plus tôt. Pour l'instant, cette petite bêtise à laquelle je viens de m'accrocher me redonne petit à petit le soulagement de me retrouver dans ce lieu inexistant loin de Babel Oued.

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11 août 2022

648. Rien qu'un simulacre


 
Brigitte se tenait au milieu du salon, clignant des yeux en battant les paupières avec son air de guenon confuse. "Qu'est-ce que tu veux dire, où que j'étais hier ? Je comprends pas ta question."
Emmanuel, dix ans, fit retomber ses baskets du bord du fauteuil où il avait posé les pieds. Un de ses lacets était défait et l'autre était cradingue. Il lui fit un sourire en coin. " Ben, on est samedi aujourd'hui." dit-il.
Brigitte pencha la tête de côté. "Oui. Je le sais.
- Alors, quel jour on était, hier ?"
Brigitte sourit. "Facile, on était vendredi.
- Et où que t'étais, vendredi ?
Le front de Brigitte se plissa de rides soucieuses. "C'est pas marrant. Pourquoi me poses-tu ce genre de question à la mords-moi le nœud ?"
- Ah ! Comme si que t'en avais un, peut-être ?" Emmanuel se redressa, assez soudainement pour que Brigitte fasse un pas en arrière. " Et pourquoi que t'y réponds pas ?" siffla-t-il.
" Tu n'es pas gentil."
Emmanuel se leva et se dirigea vers Brigitte qui le dépassait d'une tête, il lui passa un bras autour des reins. "Tu as raison," dit-il. "Je suis pas sympa. Désolé. Dis-donc, c'est quoi ce truc là, par terre ?"
Brigitte suivit son regard. "Une boîte. Une boîte d'emballage en carton.
- Ouais," fit Emmanuel. "Tu peux m'aider à lire ce qui est marqué sur le côté ?
- Sûr," répondit Brigitte en s'accroupissant auprès du carton éventré. " C'est marqué Endymion. Générateur de simulacre de 6ème génération. Modèle "Intime". Made in Taiwan.
- Tout à fait," confirma Emmanuel. "C'est là que t'étais hi-
- Manu, ça suffit !"
Emmanuel sauta de surprise tandis que son père faisait irruption dans le salon. " Je t'ai déjà expliqué que ce truc n'est pas fait pour les gosses.
- Désolé, p'pa.
- Maintenant, sors d'ici et monte dans ta chambre.
- Oui, p'pa.

Et tandis que ses baskets escaladaient les marches, il entendit la voix de son père, désormais radoucie, se mettre à consoler et cajoler sa pouffiasse.

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9 août 2022

647. Humains et au-delà


Humains et au-delà


L'humanité ne pourra jamais vraiment comprendre l'infini. L'homme voit l'océan et clâme que l'horizon est l'infini même si nous possédons un catalogue complet des cartes nautiques de sa finalité. Ils peuvent certainement situer l'infini en termes de concept mathématique et ils ont étiqueté des choses comme l'univers lui-même comme étant infinies. Pourtant, si vous deviez leur demander de garder cet infini dans leur esprit, d'imaginer ce que cela pourrait être de se déplacer dans une direction dépassant la vitesse de la lumière et de ne jamais manquer d'espace pour voler, leur cerveau de macaque échouerait et ils retourneraient à leur outils et concepts confortables et finis. C'est pourquoi l'homme est intimidé face à l'infini. C'est pourquoi, pense Joseph, l'homme est intimidé face à un dieu.

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Joseph et Rémi furent obligés de suivre les semelles sous leurs pieds nus dans la poussière jusqu'au service du soir. Malgré tous leurs efforts, leurs pieds ne trouvaient pas d'autre chemin à cette heure de la journée. De part et d'autre de la foule, les éperons osseux des vieilles constructions de ciment surgissaient de la chair rouillée du sol, technologie détritivore des dieux épanouie des ressources minérales restantes. Huileux et noir et arc-en-ciel irisé, les fils du dieu s'épaissirent et convergèrent avec la foule sur leur chemin vers l'église de la plantation qui trônait au centre de la ville desséchée où vivait Joseph.
"Je prie pour que ce soit moi", déclara ce dernier à Rémi.
"J'espère que ce ne sera personne", répondit Rémi sans même jeter un œil à son pote.

Les sourcils épais de Joseph se froncèrent tandis qu'il fixait les boucles couvertes de suie à l'arrière de la tête de son ami, se déplaçant en file indienne à travers la masse croissante de corps bronzés pour rester ensemble.
"Il faut que ce soit quelqu'un", souffla Joseph à l'arrière du crâne de Rémi. "Les dieux exigent une offrande chaque jour."
"Peut-être, peut-être pas," répondit ce dernier. "Je pense qu'ils nous utilisent plus qu'ils ne veuillent bien qu'on le sache."

Les deux hommes s'arrêtèrent. À l'unisson parfait, chaque frère et sœur constituant la foule se figea sur place. Un souffle passa parmi eux tous, puis un autre, et encore un autre, tous dans une parfaite unité. Le silence tomba alors qu'ils sentaient les dieux vibrer à travers les cordes de la réalité. 
Leurs yeux étaient attirés vers l'autel vide, le marbre blanc contre lequel la coque lisse du vaisseau de la plantation qui récoltait lentement les restes de la technologie humaine s'appuyait. Pourtant, aussi vide que fût l'autel, pas un seul visage ne pouvait s'en détourner. Là où un prêtre aurait dû se tenir comme tous les jours saints, se tenait une coalescence d'air, un chatoiement de chaleur ressenti dans chaque cœur plus qu'il n'était vu dans leurs yeux. , Oh my god ! Un Dieu.

Leur respiration unifiée continua, augmentant en rythme et en tonalité. Alors que Joseph regardait, il vit les épaules devant lui se relâcher, les postures rigides s'assouplir, et dans sa vision périphérique, il pouvait dire que chaque visage arborait le même sourire qu'il pouvait sentir ramper sur le sien. "Tu es humain", semblait dire le Dieu. Pas une déclaration, un commandement. Il ne s'adressait pas à Joseph ou à Rémi ou à tout autre individu, mais à eux tous. "Vous êtes un peuple, une tribu, un organisme avec beaucoup de mains et autant de pieds." 
Le soleil sur leur peau nue avait effacé de nombreuses différences de race, mais les dieux avaient aussi effacé le reste. Pas un visage parmi eux n'était atteint de la maladie. Aucun ne semblait avoir plus de vingt-cinq ans. Chaque membre perdu, chaque cicatrice et chaque infirmité avaient disparu avec la venue des dieux.

Nous sommes humains, pensa Joseph, et vous êtes divin. Comment Rémi peut penser à critiquer votre but me dépasse. S'il vous plaît, élisez-moi comme offrande aujourd'hui. Je suis prêt. 
Il laissa le sentiment d'appartenance l'envahir et le traverser, le laissa lui titiller les nerfs jusqu'à ce que les doigts de ses mains s'emballent d'un tremblement extatique. Le halètement unifié de la foule menaça de partir en hyperventilation quand finalement, ils sentirent l'énergie derrière l'autel changer. 
Il tira sur un fil de son moi énergétique et la cascade de pouvoir attira magnétiquement les yeux sur lui. Comme un seul homme, la foule tourna son regard pour suivre le fil vibrant jusqu'à sa destination.

La convergence de leurs yeux semblait suivre une goutte de rosée dans l'air, une goutte d'eau bénite en route pour oindre l'élu du jour. Joseph regarda comme les milliers de personne qui l'entouraient tandis que l'énergie se dirigeait vers lui, son cœur menaçant d'éclater hors de sa cage thoracique pour l'accueillir.

Mais alors, à quelques mètres de sa destination, la bénédiction changea d'avis, plongea comme si elle avait perdu sa cible et ne tomba pas sur Joseph, mais sur le front de Rémi, grésillant là, illuminant son regard choqué aux yeux de tous. 
Les acclamations de la foule déchirèrent le silence tandis que le dieu revenait dans son vaisseau. Le claquement de chair nue retentit alors que les corps se rapprochaient pour se saisir de Rémi, l'offrande ointe et désignée, et le hisser sur leurs épaules. Ils lui crièrent leurs félicitations, les visages ravis de la même joie qui traversait Joseph et lui demandaient de les suivre. Serrant les ongles dans ses paumes, Joseph suivit la foule.

Il voulait ressentir l'exaltation pour son ami choisi dans sa propre âme, mais le grincement des dents de Joseph était trop fort. Tandis qu'ils portaient Rémi devant les fontaines d'alimentation, leurs auges poreuses suintant de nutriment rose, Joseph aspirait à la joie désintéressée qu'il voyait dans les sourires en plastique sur tous les visages. Il pouvait la sentir chatouiller les poils de son corps, mise là par les dieux si seulement il pouvait la laisser entrer. 
Joseph regarda Rémi tourner frénétiquement la tête. Lorsque Rémi repéra enfin son ami dans la foule, Joseph avait presque remonté les commissures de ses lèvres jusqu'à ses oreilles, mais il sentit que le plissement de sa peau bronzée n'atteignait pas ses yeux. 
Peut-être que Rémi avait vu ça ou peut-être que la poussière écœurante soulevée par tant de pieds avait simplement embrumé les yeux de ce dernier, car Joseph crut voir une larme couler sur le visage de son ami dans l'enchevêtrement de sa barbe.

Dans une synchronicité implacable, les pas de la foule transportèrent Rémi d'un site de purification à l'autre. Près des fosses orgiaques, il fut baigné dans les douches extérieures par de nombreuses mains, savonné puis lavé et savonné de nouveau jusqu'à ce qu'aucun grain de poussière rouge ne subsiste. 
Joseph se pressa dans la foule, tendant la main gauche pour participer au lavage de son ami, mais au dernier moment, il trouva sa main réticente à se joindre à la tâche. Il s'empara simplement d'un peu de mousse sur l'épaule de Rémi et se la colla sur son propre front.

La foule déplaça méticuleusement Rémi vers les bivouacs et le ravitaillement. Sans le laisser toucher terre, les frères et les sœurs le recouvrirent du seul vêtement qui leur était le plus familier, le scaphandre de l'offrande. 
Un casque transparent fit apparaitre des halos scintillants autour des boucles dégoulinantes de Rémi, le maillage rouge rouille du scaphandre étouffant engloutit chaque membre avant que la fermeture éclair hermétique ne se referme derrière son dos. Le scaphandre masquait complètement sa forme, les manches et les jambes pendant bien au-delà de l'extrémité de ses membres. 
La hâte de la foule était désormais évidente, des "ouah!" spontanés d'excitation déchirant l'air tandis que Rémi était précipité de la lumière du soleil dans l'ombre de la Miaya.

Joseph pressa ses pieds nus dans une précipitation prudente, évitant de justesse de trébucher parmi le tapis de fils charnus menant à l'estrade. Déjà la Miaya avait ouvert son ombilical, mettant en lumière le nœud de fils noirs où Rémi allait devoir remplir ses fonctions. Joseph devait y arriver en premier. Il devait parler avec son ami. 
Il pouvait voir les yeux de ce dernier fixés, non pas sur l'estrade qui était leur destination, mais sur la vie de l'offrande précédente à l'abri de la Miaya flottante, sa coque d'encre rendant leur peau d'un blanc qui semblait les sanctifier dans l'obscurité. Beaucoup de leurs membres avaient déjà repoussé grâce à un régime régulier de thérapie génique et de boue nutritive dense fournie par les fils de soutien tout autour. Ils hochèrent la tête en reconnaissance de leur nouveau membre. Rémi se contenta de les fixer.

Luisant de sueur et malade, avec une corde cardiaque relâchée quelque part sous l'euphorie de la foule, Joseph patienta à l'estrade à la place d'honneur. Rémi fut doucement allongé face au ciel, l'éclat de l'ouverture ombilicale de la Miaya cachant son expression à Joseph tandis qu'il se tenait au-dessus de l'épaule droite de Rémi. 
Sept autres frères et sœurs les rejoignirent sur l'estrade, un à chaque épaule, un à chaque hanche et un à chaque main et pied. Les suppliants faisaient face à l'estrade comme des fleurs attendant la pluie, les visages illuminés par le faisceau de lumière constant du vaisseau au-dessus de leurs têtes.

" Rémi ", chantonna Joseph au-dessus du pincement du fil détendu dans sa poitrine, " tu es béni et béni soit ce jour." Il essaya de penser les mots comme il les prononçait mais leur texture était du sable quand ils roulaient sur sa langue.
"Joseph, sors-moi de là." Le chuchotement de Rémi traversa à peine le casque par-dessus le murmure de la foule.
Joseph fixa résolument la demeure des dieux en répondant : "Rémi", dit-il fermement, "Tu devrais être honoré d'être offrande pour les dieux."
- Joseph, s'il te plaît. Ce n'est pas vrai ! Ils ne nous disent pas tout."

Joseph baissa brusquement les yeux : " Tu traites les dieux de menteurs ?
- Ils nous ont tout pris, Joseph ! Toute notre technologie, toute notre histoire...
- Distractions et tentations, divisions de l'humanité. Pense à ce que nous avons reçu en retour ! Santé et bonheur et un but.
- Nous sommes du bétail, Joseph ! On mange, on baise et on s'allonge au soleil. Toi et moi, nous n'aurons aucun héritage. Personne ne se souviendra de nous.
- Tu es ingrat. Blasphématoire." Les chuchotements de Joseph commençaient à attirer le regard des frères et sœurs à proximité. Il baissa encore plus la voix mais le battement venimeux de son cœur ne pouvait plus être caché. "C'EST notre héritage. Ce que nous pouvons faire pour les dieux. Tu n'as pas besoin qu'on se souvienne de toi en tant que Rémi lorsque tu les rejoindras enfin en tant qu'être d'énergie immortelle."

" Plaide la contamination, Joseph, je t'en supplie." Les mots de Rémi se brouillèrent tandis que l'oxygène dans le scaphandre de l' offrande s'épuisait.
" La seule chose contaminée," dit Joseph, "c'est ta façon de penser. Ne crains rien. Tu auras beaucoup de temps pour réfléchir. Les offrandes d'hier et de demain pourront t'apprendre."

L'énergie chantait depuis le vaisseau. Les dieux étaient parmi eux, répandant la joie et l'appartenance, mais ils ne semblaient pas adoucir la posture droite de Joseph ou desserrer la plante de ses poings. Quatre tubes cristallins glissèrent de l'ouverture ombilicale de la Miaya avec un sifflement sensuel. 
Arrivés à l'estrade, Joseph et les sept frères se mirent au travail. Alors que les tubes étaient montés hermétiquement sur une série de mécanismes de verrouillage près des mains et des pieds de Rémi, Joseph alla travailler avec trois des frères en treuillant des lanières de cuir épaisses sous les épaules et entre les deux aines de Rémi. Un clic plus serré. Un de plus. Il ne suffisait pas de bloquer l'air, le flux sanguin lui-même devait être complètement coupé.

À l'unisson, Joseph et les trois serrèrent, resserrèrent et resserrèrent à mort les sangles, la main gauche de Joseph brûlant sous l'effort. Il jeta un coup d'œil à ses frères sur l'estrade. L'extase et la sueur coulaient à parts égales. Ses yeux tombèrent sur Rémi. Haletant dans l'oxygène décroissant, son visage ne montrait plus que de la peur. Peur blasphématoire. 
Le point culminant de la cérémonie était arrivé. Le pompage des treuils devint plus dur et plus lent, les grognements d'effort plus vigoureux. Avec un grand cri, les tubes furent attachés. Avec un dernier gémissement rauque, les treuils émirent leur dernier déclic.
Sauf celui de Joseph. Au moment de l'effort maximal, il trouva à nouveau sa main gauche réticente, le chant dans son cœur dissonant avec l'énergie des dieux.

La lumière de la Miaya s'abattit avec une chaleur aveuglante. Joseph et les frères dégagèrent de l'estrade mais pas une âme ne leur protégea les yeux. Peu importe combien de jours, combien d'offrandes, la naissance d'un dieu était une chose spectaculaire à voir.

Un épais brouillard plein de lumière fractale et de mirage changeant rampa le long des tubes de cristal jusqu'à l'endroit où Rémi haletait, essayant désespérément d'extraire l'oxygène de l'air vicié à l'intérieur de son scaphandre. Le brouillard s'arrêta au joint entre le tube et le scaphandre, hésitant, timide. Puis, il poussa de l'avant, pénétrant les évents. Chaque frère et sœur cambra le dos, le bassin poussé vers l'avant par le courant lui tranchant les nerfs, les yeux fermés pour mieux ressentir la délicieuse douleur.

Sauf Joseph.

Il regarda, fasciné, les bras de Rémi se convulser derrière le tissu rouillé, se pliant d'une manière impossible pour des articulations humaines. Insonorisé par le casque de verre et les gémissements de la foule, Joseph fut le seul à voir crier Rémi. La tête rejetée en arrière, les yeux de Rémi dansaient tandis que sa mâchoire se décrochait, les artères et les tendons palpitant. De la condensation se forma sur le verre à cause de la chaleur de son cri tandis que des taches rouges fleurissaient contre la rouille des manches du scaphandre.

Les torsions cessèrent. Dans les tubes de cristal s'élevèrent quatre masses ovoïdes d'énergie. Nouveaux dieux. Invisibles à la foule, ils furent tendrement emballés dans leurs propres vaisseaux de plantation. L'énergie jaillit de la coque côté espace de la Miaya cette nuit-là comme toutes les autres. Quatre vaisseaux se glissèrent entre les cordes de la réalité sur leur chemin vers l'infini. En route pour trouver quatre autres mondes à récolter.

Les frères et sœurs s'effondrèrent autour de Joseph. Les os ramollis par l'expérience, ils tombèrent à genoux, la tête baissée et les paumes levées. Beaucoup étaient déjà presque endormis mais un grincement sur l'estrade leur fit lever les yeux une fois de plus.

Quelque chose arrivait à Rémi. Le casque de verre, conçu pour se libérer dès que les dieux quittaient la chair de l'offrande, n'avait pas été libéré. L'épaule droite de Rémi tremblait. Il semblait s'être évanoui à cause de l'expérience, mais dans son repos, un brouillard s'échappait de son nez et de sa bouche. Un brouillard plein de fractales.
Cette brume tourbillonnait et dansait dans le courant du souffle de Rémi. Puis, aiguisant ses gouttelettes en aiguilles, elle pénétra dans les pores de sa chair. La lumière sembla se tortiller et danser sous sa peau. Partout où la lumière allait, il y avait des creux et des poches, les traînées creuses d'os mangés et de tendons avalés. Là où la peau était tombée, le sang jaillissait, pulvérisant l'intérieur du casque. Bientôt, il n'y eut plus de matière organique. Juste la lumière de Dieu où l'ami de Joseph s'était trouvé, brillant à travers un casque sanglant.

L'œuf le plus récent glissa sur le bras droit du scaphandre de l'offrande, maintenant magnifiquement rouge de la tête aux pieds. L'œuf trouva son chemin dans le tube jusqu'à la Miaya, pulsant plus fort que ses frères et sœurs, nourri d'un endomètre plus nutritif.

Une acclamation éclata de la foule prostrée, frères et sœurs pleurant leur joie à la naissance d'un cinquième dieu ce jour-là.

"Béni soit frère Rémi !" crièrent-ils : " Le premier d'entre nous à rejoindre les dieux !"

Tranquillement, Joseph se dirigea vers l'estrade. Seul au milieu des pleurs, il détacha les vêtements et ramassa le casque d'où il était tombé, une mare de sang coulant autour du bas. Il traversa la foule agenouillée, nombre d'entre eux plongeant leurs doigts dans le casque pour s'oindre dans l'espoir de devenir un jour des dieux.

Mais Joseph connaissait la vérité.
Le sang devait être lavé le soir même. Il n'était pas bon de tacher le scaphandre d'offrande sacrificielle.

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7 août 2022

646. Faux départ

 


Naissances et Médecine: Main mise sur l'Humanité
Retrouvez toutes les vidéos d'Ema Krusi ici 

Découvrez dans cette émission à quel point la médicalisation des accouchements a pris le dessus sur le bon sens et la nature. Sous prétexte que “parfois ça se passe mal”, alors on considère dès lors chaque maman en passe de donner la vie comme une personne malade, que l’on doit absolument hospitaliser pour que la venue au monde de son bébé se passe bien… Sauf qu’à trop vouloir en faire, au fil des décennies, l’immense majorité des gynécologues, obstétriciens ou personnel de maternité, s’est perdu dans un univers de protocoles, qui, lorsque l’on regarde avec un peu de recul, crée lui-même ces problèmes qu’il est censé éviter.
Et ces mamans ne le comprenant pas, malgré des épisodes parfois catastrophiques dans les hôpitaux, finissent pas sortir en pensant naïvement : “heureusement que j’étais à l’hôpital, sinon ça se serait sûrement mal passé…”
Il est grand temps de redonner un peu de force, de courage et de connaissance aux mamans, et aux papas.


Épisode #5 - Partie 1 : Ocytocine de synthèse... Attention, danger ! (0h57m)

Épisode #6 - Partie 2 : Ocytocine de synthèse... Attention, danger ! (1h02m)

Épisode #7 : Raisons d'optimisme (1h10m)

Épisode #8 - Partie 1 : La péridurale: bonne ou mauvaise idée ? (1h00m)

Épisode #9 - Partie 2 : La péridurale: bonne ou mauvaise idée ? (1h01m)


Épisode #11 - Partie 2 : La Césarienne: AVAC (0h59m)

Épisode #12 : Le Rôle des chouchous ! (0h48m)

Épisode #14 :En finir avec les tabous (0h52m)

Épisode #18 : Nina Narre: "Faut pas pousser", le doc.  (1h01m)

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4 août 2022

645. Pas de banane pour les gorilles


Pas de banane pour les gorilles

Ma tendre moitié me dit que mon blog, c'est rien que de la masturbation cérébrale. Sartre disait que la littérature n'existe que comme acte social. Elle ne prend forme que lorsque le cercle de création et de communication se referme sur la lecture. Un blogueur assis devant son ordinateur portable ou son PC n'est pas de la littérature. Ni l'un ni l'autre n'est une excellente édition d'un texte de Cortazar ou de Kawabata, disposé à une place d'honneur dans une bibliothèque. 
Un lecteur impatient qui vole des heures de travail pour lire Kundera n'est pas non plus de la littérature, mais avec ce seul acte il lui permet enfin de déployer sa magie et sa puissance. L'écriture, le texte et l'acte de lire sont également nécessaires pour que ce cycle appelé littérature puisse exister, avec son double caractère d'éphémère par sa manifestation, et d'éternel par son influence.

La littérature se reconstruit ainsi chaque fois qu'un lecteur referme le cycle. Et cela peut être dit non seulement de la littérature, mais de tout processus de communication. On dit que nous vivons dans une société de l'information. Tout ce qui nous entoure est constitué de messages, de signes que nous recevons et interprétons consciemment ou inconsciemment. L'homme contemporain fait face à des millions de messages par jour, et cela, selon certains, l'a rendu, face au pouvoir de la communication, moins innocent que l'homme de tout autre époque.

Il est curieux que je me souvienne de tout ça en observant, devant moi, ce cadeau que j'ai reçu il y a des années déjà. C'est un gorille empaillé brun, assis avec ses jambes et ses bras, dodus et rembourrés, étendus vers l'avant. Une énorme banane sort d'entre ses cuisses, à moitié pelées, qui atteint son menton et qu'il enlace de ses deux bras, comme pour l'embrasser. Ses yeux sont grands ouverts et ses pupilles sont tournées discrètement vers la droite, comme si qu'il veillait à ce que personne ne s'approche et ne le découvre avec une banane aussi pelée entre les pognes.

J'ai pas pu m'empêcher de ressentir de la joie quand je l'ai reçu. Je pense pas qu'on m'ait jamais offert un singe en peluche aussi spécial. Mais ensuite j'ai pensé à notre époque, aux signes et à l'innocence perdus dans la communication, et en silence je me suis demandé ce que cela signifiait. Cela ne signifie certainement pas la même chose quand ce type de peluche vous est offert à la fleur de l'äge que s'il l'avait été pendant mon enfance ou - et heureusement ce ne fut pas le cas - durant ma puberté, ni la même chose que si, au lieu de ma fille insouciante, c'eut été une vieille "tante" à la réputation douteuse et sulfureuse qui me l'avait offert.

Je laisserai pour une autre fois le commentaire des options d'interprétation qui m'ont traversé l'esprit, et je me limiterai à partager le nom que j'ai donné au sympathique gorille : Branleur. Bien qu'il faille peut-être préciser que branler est interprêté comme l'expression vulgaire de "provoquer le plaisir sexuel en excitant les parties génitales à l'aide d'une main laborieuse". 
La gauche pour ceux qu'ont le cerveau à l'envers, les deux pour les peine-à-jouir devant un clavier.


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2 août 2022

644. Blame it on Rio


 
Blame it on Rio !

Ne me méprenez-pas sur le titre. J'ai rien contre les Cariocas et encore moins contre les Cariocaises !

Attention : la maladie TSLV (Tout Sauf Les Vaccins) fait que les gens tombent raides morts dans leur sommeil, sous la douche, sur les stades de foot ou le cul sur un vélo, dans la rue, partout et même chez vous ou chez vos voisins.
Il y a une nouvelle maladie horrible qui tue des gens aux quatre coins de la planète. Elle s'appelle TSLV (Tout Sauf Les Vaccins), et vous verrez - mais je suis quasiment sûr d'être certain que nombre d'entre vous l'ont déja noté - les grands médias l'invoquer lorsqu'ils essaient - et essaieront encore et encore - de couvrir les décès dûs aux "vaccins" Covid et bientôt Monkeypox avec toutes sortes d'autres explications nouvelles et saugrenues.

Les douches froides sont désormais accusées d'homicides par crises cardiaques qui sont en fait causées par les vaccins Covid (et les caillots mortels qui en découlent). Le Times of India rapporte que les douches froides peuvent soudainement vous tuer par infarctus.
Pendant ce temps, l'Allemagne dit à ses citoyens de ne plus prendre que des douches froides en raison de l'effondrement des approvisionnements de gaz en provenance de Russie. Le Guardian rapporte maintenant que « les villes allemandes imposent des douches froides et éteignent les lumières au milieu de la crise du gaz russe ».
Ainsi, les mêmes douches froides qui, selon le Times of India, pourraient vous assassiner par crise cardiaques sont maintenant prescrites par le gouvernement mondialiste Allemand - qui lui, apparemment et vraisemblablement, tient à réduire drastiquement sa population comme le conseille le Forum Economique Mondial à tous les gouvernements des nations qui supportent leur agenda 2030.

Pour ajouter à cette folie, Wales Online (Pays de Galles) rapporte que les crises cardiaques soudaines et la mort peuvent également être causées lors du décachettage des factures de services publics et la hausse des prix de l'énergie que vous devez payer à vos fournisseurs de gaz et d'électricité.
Et tous ces prix de l'énergie plus élevés sont, bien entendu, imputés à la Russie de Vladi Poutine qui pourtant n'a jamais augmenté le prix de son gaz à l'export.
Donc, si vous économisez de l'énergie et prenez des douches froides du fait que Poutine a coupé le gaz parce que vos gouvernements refusent de payer ce gaz en bonnes vieilles roubles adossées à l'or mais veulent continuer à payer ce dernier en monnaies de singe (euros ou dollars) basée sur de la dette, vous pourriez mourir des douches froides. Mais si vous acceptez de dépenser l'énergie nécessaire pour prendre des douches chaudes parce que la chair de poule en 3D vous fout vraiment la chair de poule en 5D, vous risquez de mourir en ouvrant votre facture de gaz ou d'électricité, ce qui sera également imputé à Poutine.
Quoi qu'il en soit, les médias nous disent maintenant que Poutine provoque des crises cardiaques, mais pas les vaccins.

Les "experts" affirment que l'augmentation des factures d'énergie peut également causer des infections pulmonaires et des problèmes de santé mentale chez les enfants
Mais ce ne sont pas seulement les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. Wales Online affirme également qu'« il pourrait également y avoir une augmentation des infections pulmonaires, des problèmes de santé mentale et des problèmes de santé chez les enfants» en raison de l'ouverture des factures d'énergie.

C'est la première fois qu'on observe un journal en ligne affirmer que des factures de services publics plus élevées pourraient provoquer des «infections pulmonaires». Apparemment, nous ne suivons pas la dernière «science» ou un truc dans ces eaux là.
Il semble que toute l'Europe occidentale pourrait mourir cet hiver, étant donné que Gazprom a coupé 80 % du gaz via le gazoduc North Stream 1.

Tout le blâme du monde vient d'être transféré au changement climatique» et à cette putain de TSLV (Tout Sauf Les Vaccins).
Nombre de décès dus à la chaleur en Espagne selon leurs médias de masse :
2016 =7
2017 =7
2019 =9
2022 =714 en juin et 360 en 6 jours de juillet ! Les décès dus à la chaleur ont-ils augmenté de 13 250 % (fois 135) en seulement 3 ans ?
2019 étant l'une des plus chaudes depuis 1965

Le journal télévisé du Nouveau Brunswick au Canada annonce que les températures locales moyennes sont 15% plus élevées cette années que sur le reste de la planète. Les journaux islandais annoncent que chez eux, ces mêmes températures sont 20% plus élevées que sur le reste de la Planète, mais les médias californiens annoncent que les leurs sont 25% plus élevées que sur le reste de la planète. 
La France, pas en reste, ajoute que les notres sont 17% plus élevées que sur le reste de la planète alors que la Belgique ramène ce taux à 16%. L'Australie annonce que les températures australiennes sont 23% plus élevées que sur le reste de la planète alors que le Chili dénonce des températures locales 21% plus élevées que sur le reste de la planète. Le Japon pas en reste dénonce des températures locale 19% plus élevées que sur le reste de la planète, suivi de prés par la Corée du Sud et la Thailande annonçant des températures locales 18% plus élevées que sur le reste de la planète. 
En résumé, l'ensemble des températures locales moyennes tout autour de la planète sont entre 15 et 25% plus élevées que la température moyenne locale partout sur la planète ! 
Vas-y, Greta, cherche-nous l'erreur !. 

L'augmentation de 1470% sur le terrain, en match ou à l'entrainement, du nombre de décés de footballeurs professionnels depuis le début des vaccinations par rapport aux trentes années précédentes serait due aux kiaïs (le cri qui tue) mortels des coups de sifflets des arbitres ou des entraîneurs, et ceux des cyclistes aux cris des fans. Cette augmentation pourrait atteindre les 4300% ( fois 43) en 2023.

Avant que les "vaccins" Covid ne soient largement distribués aux masses crédules, terrorisées et obéissantes, la plupart des problèmes mondiaux étaient imputés au «changement climatique» – un terme qui n'a pas de sens puisque le climat a toujours changé depuis la création même de la planète Terre. 
Mais maintenant, avec les "vaccins" Covid tuant des millions de personnes dans le monde à cause de crises cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux et de caillots, les médias cherchent désespérément de nouvelles excuses pour toutes ces morts subites qui pourraient éventuellement être liées à des symptômes cardiovasculaires post-vaccinaux. D'où la recherche de «douches froides», de «factures de services publics plus élevées» ou de «coups de sifflets arbitraux intempestifs»  comme excuses possibles.

Peu importe ce qui est blâmé, c'est la TSLV (Tout Sauf Les Vaccins) qu'est responsable. Parce que les "vaccins" ne sont jamais autorisés à être mentionnés comme causes de décès, de blessures ou d'effets secondaires. Selon les médias d'entreprise menteurs qui se prostituent à promouvoir des injections de dépopulation d'ARNm pour Big Pharma, tous les "vaccins" Covid sont sûrs et efficaces à 100 % et ne peuvent ni ne pourront jamais nuire à personne en aucune circonstance… et ils fonctionnent toujours aussi, et ont déja sauvé des millions de vie de la Covid, (et oui, ces millions de vies effectivement non tuées par la Covid mais bien par le "vaccin").

Pas plus tard que ce week-end, le faux président frauduleux Joe Biden aurait contracté un deuxième COVID, même s'il a été vacciné et boosté plusieurs fois avec la même concoction qu'il a lui-même déclaré publiquement empêcherait tout le monde de contracter le COVID en premier lieu. Ainsi, non seulement le vieux Joe sénile est infecté à plusieurs reprises par le COVID, mais ses interventions revendiquées (vaccins) ne fonctionnent même pas. Et si ces "vaccins" ne peuvent même pas protéger le soi-disant président des États-Unis d'Amérique, comment pouraient-ils protéger les pèquenots de base que nous sommes ?

Pour en revenir à toutes les excuses pour les crises cardiaques soudaines et la mort, The-Sun.com affirme que les retards de vol des compagnies aériennes peuvent occasionner des crises cardiaques soudaines, et le Toronto Sun ajoute que vous pourriez également mourir à cause des changements d'heure d'été.

La météo spatiale peut aussi vous tuer, mais jamais les "vaccins".  D'ailleurs le meilleur exemple de TSLV (Tout Sauf Les Vaccins) de tous vient du New Scientist qui affirme que la météo spatiale tue 5 500 Américains par an à cause des «tempêtes solaires». Je parie que vous saviez même pas que la météo spatiale était si mortelle, n'est-ce pas ? Selon le New Scientist, les perturbations du « champ magnétique terrestre » causées par le soleil tuent maintenant beaucoup plus de gens que les années antérieures. Mais d'une manière ou d'une autre, un monde rempli de tours de diffusion 5G est parfaitement sûr, nous dit « la science ».

N'oubliez pas que si vous entendez parler d'une personne "vaccinée" qui meurt subitement, il s'agira probablement de la maladie TSLV (Tout Sauf Les Vaccins), qui semble être la plus pertinente et la plus meurtrière de toutes.

Dommage qu'ils n'aient pas encore de vaccin contre la maladie TSLV (Tout Sauf Les Vaccins)… mais donnez-leur du temps et je suis sûr que Bill Gates et ses amis vont nous en sortir un en 3 coups de cuillère à pot.



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Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
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