RESCAPÉ...
Miroir d'un linge blanc, léger, propre et bouffant
Qu’on aurait laissé choir en fluide nauséeux,
Qu’on aurait balancé en océan visqueux
Imbibé d’illusions, il s'en allait errant.
Dans ce sombre univers, contagieux, pestilent,
Se laissait imprégner de phantasmes douteux,
Esclave en sa psyché d'un sceptre rigoureux,
Il voguait à l’instinct, se gorgeait de néant.
Tandis que lui sombrait, tu surgis, Ô sirène,
L’esprit qui le toucha de tes lèvres sereines
Lui fit comprendre enfin la couleur de ses vœux.
Lors il revint à lui, s’extirpa de la fange,
Mieux que le purifier mille fois dans le Gange,
Tu le laissais renaître en l’azur de tes yeux…