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LE SANG DES INNOCENTS
Mille Ans de Témoignages Visuels Ignorés
La date d’aujourd’hui est le 9 février 2026, mais soyons honnêtes : on pourrait être en 1244, en 1475 ou en 1989, ça ne changerait strictement rien au script. Il existe une pratique si ancienne, si profondément ancrée, qu’elle pourrait même précéder l’invention des mots « oui » ou « non ». Une tradition si bien camouflée sous le plâtre de la civilisation qu’elle fait presque partie du décor. Le sacrifice rituel d’enfants. Et non, il n’a jamais cessé. Pas une seconde. Il a juste changé de costume, de justification et surtout de service de communication.
Ce qui suit sera-t-il une lecture pénible ? Non, voyons, ça sera juste un petit rappel poli que l’histoire de l’art occidental est truffée de scènes de snuff movies pour enfants, peintes avec amour par les plus grands ateliers de l’époque. Mais chut, je dis rien, je suis pas un spoiliateur.
La question toute bête que personne ne pose jamais (parce que c’est mal élevé) : pourquoi le grand canon de l’art européen regorge-t-il, siècle après siècle, de représentations hyper-détaillées, anatomiquement précises, presque pédagogiques, de l’assassinat rituel, de la saignée méthodique, de l’écorchement et de la crucifixion d’enfants chrétiens ? Pas des allégories mignonnes avec des petits angelots et des nuages pastel. Non. Des bébés vidés comme des poulets de batterie, du sang soigneusement recueilli dans des bols ou des calices, des groupes d’adultes encapuchonnés très organisés qui ont l’air de suivre une check-list ou un scénar liturgique.
Et ces œuvres ne sont pas cachées dans une cave de musée poussiéreuse. Elles étaient commandées par des évêques, financées par des princes, accrochées dans des cathédrales, gravées par milliers, vendues comme des images de piété. Charmant "business model".
Imaginez un peu le temps qu’il fallait, au moyen-âge, pour peindre ou graver une scène pareille : des mois, des années parfois, courbé sur une planche de bois ou un panneau, à réfléchir à l’angle parfait pour montrer la lame entrant dans la peau d’un nourrisson. Ce n’est pas un « oups, j’ai raté mon esquisse de paysage ». C’est un choix. Un choix répété. Par des générations entières d’artistes très compétents. Donc non, ce n’est pas « une mode ». C’est un message. Un message qu’on jugeait assez important pour y consacrer le meilleur talent disponible pendant mille ans.
Guillaume de Norwich, 1144. Premier épisode officiel, avec enquête, moine enquêteur et pogrom en bonus. Déjà la crucifixion parodique, déjà le sang, déjà le « c’est eux ».
Puis Gloucester 1168. Hugues de Lincoln 1255. Simon de Trente 1475 devient la star incontestée du genre : gravures couleurs, huiles sur toile, vitraux, fresques murales dans des cathédrales en activité. On parle de programmes décoratifs entiers dans des églises encore debout aujourd’hui, où les fidèles purent, pendant des siècles, admirer en levant les yeux comment qu'on saignait rituellement des petits garçons. Ambiance spirituelle garantie.
Et toujours les mêmes éléments visuels : l’enfant, le groupe organisé, les outils, la collecte méthodique du sang. Toujours le sang des très jeunes. Toujours destiné à… quelque chose d’important, visiblement. On ne précise jamais quoi, mais le soin apporté à la représentation dit tout.
Bref, pendant un millénaire, les plus grands artistes d’Europe ont hurlé la même chose sur les murs des églises et dans les livres d’heures :
« Ça existe. Ça se passe sous vos fenêtres. Ils le font ensemble, avec des livres de comptes et des lieux discrets. Et ils aiment ça. »
Et puis, en 1989, un monsieur passe chez Oprah Winfrey à la télé US (ABC/CBS) et dit tranquillement : « Oui, on tuait des bébés pendant des rituels. Pour le pouvoir. ». Le public applaudit poliment, les gens rentrent chez eux, et l’enregistrement dort dans les archives. Circulez, y’a rien à voir.
Ensuite arrive l’affaire Franklin, Nebraska, fin 80. Un type qui gagne 16 000 $ par an et qui claque des millions en jets privés, costumes sur mesure et appartements de luxe. Rien de suspect, voyons.
On découvre 40 millions volatilisés. On cherche des malversations financières. On tombe sur un réseau de trafic et d’abus rituels d’enfants impliquant des notables locaux, des politiciens, des flics, des prête-noms à Washington.
Témoignages d’enfants. Noms. Lieux. Dates. Vols. Photos. Tout y est.
Un enquêteur privé sérieux, Gary Caradori, rassemble tout. Il dit au téléphone : « J’ai les preuves. »
Le lendemain, son avion explose en vol. Son fils de 8 ans avec lui. La mallette de preuves ? Volatilisée.
Coïncidence cosmique.
Ensuite : rétractations sous pression, grand jury qui conclut à un « canular satanique », une victime condamnée à 15 ans de prison pour avoir refusé de mentir, et une impressionnante série de morts subites parmi les témoins et les personnes trop proches du dossier. Balles dans la tête, pendaisons, overdoses miraculeuses, chutes de fenêtres, noyades en canoë solo… le grand classique. Et tout le monde a continué sa vie. Parfaitement normal.
1998. Dans un fameux discours resté dans les annales prononcé cette année là, Roger Holeindre, homme politique, a déclaré (selon les retranscriptions et vidéos relayées depuis) :« Monsieur Jack Lang, qui prétendait être candidat à la présidence de la République – qu’on m’arrête à la sortie si ce que je dis n’est pas vrai – a été compromis dans un lieu de vie tenu par des socialistes qui s’appelait “Le Coral”. Là, des enfants étaient prostitués à des gens comme Jack Lang. Un gosse a été retrouvé mort, sodomisé, la tête dans un seau de merde. Que l’on m’arrête à la sortie si ce n’est pas vrai. »
Le 27 mars 2000 (et non 1998, comme certaines rumeurs ou posts sur les réseaux sociaux le prétendent à tort), lors d'un débat diffusé sur France 3 à la suite du documentaire Viols d'enfants : la fin du silence (présenté par Élise Lucet). L'émission s'intitulait approximativement « Paroles d'enfants » ou faisait suite au reportage sur la pédocriminalité. Sur le plateau, face à des témoignages d'enfants victimes et à des questions sur des rumeurs de réseaux pédophiles, elle déclara (selon les retranscriptions des articles de l'époque, comme dans Le Monde, Le Parisien et La Croix) des phrases du type :« En région parisienne, j’ai effectivement eu connaissance de charnier(s) d’enfants. [...] Il existe un charnier d'enfants en région parisienne et d'ailleurs une instruction est en cours. Je n'en dirai pas plus. »
Elle a précisé peser ses mots et refusé d'en dire davantage en invoquant une enquête en cours. Face au tollé et à l'émotion provoqués par cette déclaration, elle se verra forcée par sa hiérarchie au ministère de la justice de revenir sur sa déclaration, invoquant un état émotionnel intense lié au sujet de la pédocriminalité durant l'émission...
Puis Epstein arrive, 2019.
Soudain, miracle : tout le monde découvre qu’il existe des îles, des listes de vols, des caméras, des puissants qui aiment les très jeunes.
Choc national.
Mais Epstein n’était que le gérant d’une seule franchise.
Il y en a d’autres. Il y en a toujours eu d’autres.
Et le système n’a pas « dysfonctionné ». Il a choisi de sacrifier une vitrine pour garder l’arrière-boutique intacte. Et maintenant, en 2026, on continue de pas voir disparaître plus de mille enfants par jour dans les seules bases de données officielles des pays riches.
Mais chut, surtout ne reliez pas les points. Ce serait complotiste.
02 Février 2026: Nicki Minaj, rappeuse, parolière, compositrice, mannequin et actrice aux dizaine de millions de followers a fait cette déclaration choc le 2 février 2026, sur son compte X (anciennement Twitter), pendant ou juste après la cérémonie des Grammy Awards 2026 (qui s'est tenue le 1er ou 2 février selon les fuseaux horaires). Le post principal (le plus viral et cité partout) date du 2 février 2026 à environ 02h21 GMT :
« Your favorite artist has been practicing rituals in a satanic cult where they take babies from other countries & mutilate & kill them as a form of a blood sacrifice to their God. You see, when your master is Satan, you must constantly shed blood. However, the JIG IS UP. »
(Traduction : « Votre artiste préférée a pratiqué des rituels dans une secte satanique où ils enlèvent des bébés d'autres pays, les mutilent et les tuent en sacrifice de sang à leur dieu. Quand votre maître est Satan, vous devez constamment faire couler le sang. Mais le MANÈGE EST TERMINÉ. »)
Pendant ce temps, les algorithmes censurent les discussions, les lois anti-désinformation se multiplient, la surveillance de masse s’étend, LCI et BFM parlent d'autres chose mais jamais de ça, et toute personne qui pose des questions un peu trop précises se retrouve étiquetée « extrémiste et complotiste » plus vite que l'ombre à Lucky Luke.
Bref. Les artistes du Moyen Âge et de la Renaissance n’étaient pas en train de décorer joyeusement des cathédrales.
Ils criaient. Sans la technologie d'Eyes Wide Shut et avec les seuls outils qu’ils avaient à l'époque : pigments, burins, prières muettes.
Ils criaient : « Regardez ! C’est réel ! Ça continue ! »
Et nous, en 2026, on fait quoi ?
On scrolle, on zappe, on se dit que c’est triste mais que c’est compliqué, on attend que les gentils chevaliers blancs en toges noires ou rouges ou en costard ministériels viennent régler le problème. Sauf qu’ils ne viendront pas. Parce qu’ils sont au banquet. Alors oui, protégez vos gosses.
Vérifiez où qu'ils vont. Avec qui. Qui finance quoi.
Arrêtez de croire que l’incrédulité est une vertu.
Elle ne l’est pas.
C’est juste de la lâcheté habillée en maturité. Le sang des enfants est le loyer que nous payons tous pour pouvoir continuer à faire semblant que tout va bien. Et le bail arrive bientôt à échéance.
Que Dieu nous pardonne.
Ou pas.
À ce stade, c’est presque secondaire.

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