Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

6 févr. 2026

1151. DÉSOBÉISSEZ !

 


DÉSOBÉISSEZ !
C’est en réclamant la liberté que l’on devient esclave 
(ou comment se prendre pour un rebelle en beuglant des "No pasarán" et suppliant qu’on vous rende ce que vous avez déjà)

Au fil des siècles, des tas de gens se sont entretués avec des drapeaux, des slogans et des prières pour « instaurer la liberté ».

Et bien sûr, à chaque fois, on a sorti la carte « Dieu est avec nous » pour faire avaler la pilule.
Classique. Intemporel. Pathétique.
Invoquer la providence pour avoir la liberté, c’est déjà signer son contrat d’esclavage en trois exemplaires.

La liberté est là dès le départ, dans chaque cellule, dans chaque respiration.
Mais la plupart des gens préfèrent regarder ailleurs et attendre qu’un sauveur vienne leur ouvrir la cage qu’ils ont eux-mêmes verrouillée.
On est tous des lâches professionnels au quotidien, avouons-le sans tortiller du cul.
Alors arrêtez de faire semblant d’être choqués quand on vous le dit.

Un peu de honte ferait même du bien, histoire de changer de disque.
On naît déjà esclaves, on est élevés pour le rester, et là, miracle, certains commencent tout juste à se demander pourquoi qu'ils ont toujours mal aux genoux.
Chapeau pour la vitesse de réaction, vraiment.

Allez, petit exercice de salon, si vous avez deux minutes entre deux stories Instagram :
Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Et comparez honnêtement :
– ce que vous devez faire chaque putain de jour
– et ce que vous voudriez vraiment faire.  
La distance entre les deux ? C’est exactement la taille de la chaîne que vous vous êtes passée vous-même autour du cou depuis que vous êtes sorti du ventre de votre mère. Félicitations, c’est du sur-mesure.

« Le devoir de désobéissance »
« Si l’injustice fait partie des frictions inévitables du fonctionnement de l’État, laissez-la faire, laissez-la faire : elle finira peut-être par s’user – la machine finira certainement par s’user… mais si elle est de nature à vous contraindre à être l’instrument de l’injustice envers autrui, enfreignez la loi. Que votre vie soit une résistance pour arrêter la machine. Ce qu'on doit faire, c’est veiller, en tout cas, à ne pas se prêter au mal que l'on condamne. »
Henry David Thoreau


Pendant que vous, vous likez des posts genre « élevez vos vibrations » en attendant que l’État vous rende votre dignité sur un plateau, l’obéissance, c’est la colle qui tient tout le château de cartes de l’oppression debout.

Sans moutons dociles, pas de berger qui tienne.
Même le dictateur le plus mégalo peut pas tuer 70 millions de personnes tout seul avec une petite cuillère.
Il a besoin d’une armée de gens « qui suivent les ordres », « qui font leur travail », « qui ont une famille à nourrir ».
Vous savez, les excuses préférées depuis 5000 ans.

Le désir de pouvoir, c’est un virus assez con : il ne se transmet que par la soumission volontaire des autres.
Et comme il y a toujours plus de gens terrifiés que de gens lucides, eh ben… bingo, jackpot oppression.

Et venez pas me chanter que ça concerne « seulement les grands méchants systèmes ».
Non, non, ça marche aussi très bien dans nos couples toxiques, dans vos bureaux open space, dans vos groupes d’amis qui vous jugent en silence, dans votre famille qui vous fait culpabiliser, dans cette petite voix qui vous dit « faut pas faire de vagues ».
Partout. Tout le temps. Même dosage.

Les lois ? Du papier cul signé par des gens qui ont aussi peur que vous.
Elles n’existent que parce qu’assez de personnes acceptent de jouer le jeu.
Si demain 30 % des flics, des juges, des huissiers, des profs, des employés de banque disaient « non, celle-là j'y obéirai pas », le château s’effondrerait en moins de 72 heures.
Mais bon… Netflix est plus confortable.

« La liberté ne se donne pas. Elle se conquiert. »
Max Stirner
(essayez de demander poliment à votre patron de vous rendre votre dignité, pour voir ce que ça donne)
Demander la liberté = admettre qu’on ne l’a pas.
Et si on ne l’a pas, c’est qu’on l’a déjà donnée.
Logique implacable. Déprimante. Vraie.

La seule chose à faire : décider que nos corps et nos esprits ne sont plus à louer. Point.
C’est ridiculement simple sur le papier, et monstrueusement difficile dans les faits.
Parce qu’on préfère mille fois accuser le système, le gouvernement, le patron, le voisin, le climat, les reptiliens… plutôt que de regarder dans le miroir et de se dire :
« Ah merde, c’est moi qu'a dit  oui à toute cette merde depuis 35 ans. »

On nous a programmés dès la maternelle à :
– montrer patte blanche
– lever la main pour parler
– faire plaisir à la maîtresse
– se méfier de nos propres désirs
– croire qu’on est cassés et qu’il faut un diplôme / un médecin / un gourou / un politique pour nous réparer  Recette officielle du totalitarisme soft.
Fonctionne à merveille depuis des générations.
5 étoiles sur Trustpilot.


Programmation basée sur la peur
« Les pionniers d’un monde sans guerre sont les jeunes qui refusent le service militaire. »
Albert Einstein
(pendant que 99 % des autres font la queue pour aller se faire trouer la peau « par devoir »)

La peur, carburant n°1 de tout système qui veut durer.
Amygdale* en PLS, néocortex en veille prolongée = population idéale pour se faire manipuler en boucle.
Les médias ne font même plus semblant : chaque saison a son nouvel épouvantail.
Virus, guerre, climat, migrants, IA, pédocriminalité de masse, pénurie, astéroïde…
Peu importe le nom, pourvu que ça fasse monter l’adrénaline et baisser le QI collectif.
Irak 2003 : « Armes de destruction massive ? » Zéro. Nada.
Mais la peur post-11/09 était tellement forte que des millions de gens ont hoché la tête devant le mensonge le plus éhonté du siècle.
Et on en est encore à payer les pots cassés.

L’Holocauste, s'il a bien eu lieu je veux dire ? Pas besoin d’une nation de monstres.
Juste une nation de gens qui ont eu très peur de perdre leur place, leur salaire, leur respectabilité.
« J’obéis, c’est tout. »
La phrase la plus assassine de l’histoire. La peur est une drogue puissante, discrète, et gratuite.
Elle nous fait prendre le mal pour la sécurité, la soumission pour la vertu, la lâcheté pour de la prudence. Et pourtant…

Quand on arrête de trembler, la peur se transforme en autre chose.
En force.
En amour qui ne négocie pas. L’amour plutôt que la peur
Il n’y a que deux boutons : peur ou amour.
Peur → contraction, repli, mensonge, violence passive-agressive.
Amour → expansion, vérité, créativité, vulnérabilité assumée. John Lennon l’avait compris.

La plupart des gens préfèrent scroller.


Choisir l’amour à chaque fois où la peur hurle « mais faut pas faire de vagues » est la chose la plus subversive qui existe aujourd’hui.
Et la plus rare. 
Le changement que tout le monde attend désespérément ?
Il viendra pas d’un vote, d’une manif, d’un gourou et encore plus moins d’une appli de méditation à 14,99 €/mois.
Il viendra quand assez de gens arrêteront de se mentir à eux-mêmes.

Tout commence dans nos têtes.
Puis dans nos choix de tous les jours.
Puis dans un "non catégorique" au prochain ordre imbécile.

La liberté n’est pas un cadeau.
C’est une décision répétée.
Souvent douloureuse.
Presque toujours solitaire au début.

« Le courage est un mot du cœur. »
Brené Brown
(la majorité préfère avoir raison que d’avoir du cœur, c’est plus confortable)
Se soumettre à la connerie ambiante, à la violence légale, à la haine banalisée, à la destruction lente de tout ce qui vit…, c’est de la lâcheté certifiée.  Désobéir, aimer malgré tout, dire non quand tout le monde dit oui…, ça c’est du courage.

Et au fond, vous le savez tous très bien. Alors choisissez. Peur ou amour.
Esclave poli ou être libre qui dérange. Y’a pas de version tiède.
Y’a pas de « un peu les deux ».  Soyez le changement.
Ou continuez de liker les posts qui parlent de changement.  À vous de voir.
Mais venez pas pleurer après.