Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

11 nov. 2007

274.La marque de la Bête

Y en a toujours qui se démerdent pour trouver des formules pour faire tenir en équilibre les équations qui n’tiennent pas debout afin de nous entraîner avec eux dans les obscurantismes les plus primaires.
Celle là, c’est Ozren, mon chief-mate croate (du mot cravata qui vient lui-même du mot Hrvat qui se prononce heur’vatt mais faut dire très vite la 1ère syllabe, très très vite sans quoi c’est plus du croate -, et qui signifie croate en croate, parce que Napoléon a pour la première fois de sa vie vue une cravate autour d’un cou croate en costume traditionel), qui me l’a montrée sur son laptop. Tenez-vous bien : Vous savez tous ce que signifie le mot COMPUTER puisque vous êtes penchés sur un de ces trucs sataniques en ce moment même - un ordi pour ceux qui ont la tête ailleurs. Ben y en a qui ont réussi à l’associer au ‘signe’ de la Bête.

Si si. Regardez :

Vous connaissez tous aussi bien que moi cette sorcellerie nommée numérologie. À chaque lettre de l’alphabet est assigné un nombre correspondant à son classement alphabétique. Bon, ce que je vais vous raconter n’est peut-être pas un scoop pour la majorité d’entre vous mais moi je viens de l’apprendre…
Mais d’abord, et pour les plus innocents d’entre vous, rappelons que 1=A, 2=B, 3=C et ainsi de suite – pour l’alphabet français - jusqu’á 26 qui correspond à la griffe de Zorro que vous connaissez toutes, les filles. Et tous aussi, les mecs, vous y avez tous joué quand vous êtiez minots.

Hem, enfin ça dépend de votre âge mental. D’autres parmi vous, fofolles, préféraient les poupées mais préfèrent aujourd’hui les poupons. D’autres encore jouaient à Zorro dans leur jeunesse mais préfèrent aujourd’hui les nénettes. Ce qui est mon cas, je dis ça pour vous les filles. Hem.

Mais où qu’j en étais déjà? Ah ouais, super, donc alors voici ce que m’a montré Ozren sur son laptop : prenez le mot COMPUTER, multipliez par 6 la valeur de chacune de ses lettres comme c’est marqué là-haut puis faites la somme – ou pour vous économiser les neurones (y a des fois où qu’ils sont plus compliqués que leurs nœuds, ces Hrvata), faites la somme des 8 lettres et multipliez-la par 6. Je sais que vous me faites confiance alors je vais vous faire gagner du temps : 666.
C’est pas banal, encore fallait-il penser à multiplier la somme par 6. Vous l’auriez fait par 7 et vous seriez tombés sur un des derniers modèles de chez Boeing, qui, si vous le multipliez par 6/7ème, ce qui représente, tenez-vous bien, 6 fois l’inverse de 7, vous ramènerait de nouveau au chiffre de la Bête. Rrrogntudjuuu !

Alors, après de multiples recherches approfondies, j’ai souhaité apporter ma propre pierre à l’édifice grâce à un mélange subtil de formules aussi tordues qu’un cep de vigne de mon propre cru. Comme je sais que vous êtes tous aussi intelligents que Jetla Jelta, donc loin d’être des neuneus, toutes sont vérifiables avec une calculette, une table d’équivalence des différents systèmes : métrique, américain, nautique, impérial, uranien, chinois, juif ou arabe, etc…, et une table des distances marines entre les ports du monde comme on en trouve sur tous les navires marchands dignes de ce nom, sous forme papier tel le Brown’s Nautical Almanach ou sous forme de progiciel professionnel, hey ho, ça va de soi, ça fait tout de même au moins un bail qu’on est plus au moyen-âge…
Vous êtes prêts ? Okay. C’est parti.


Bueno, moi-même - vous me connaissez en tant que navigateur devant l’Eternel -, je me tâte toujours trois fois pour entreprendre des traversées de 1 736.21 miles nautiques. Pas seulement parce c’est la distance exacte séparant Djibouti de Djeddah qu’emprunta à maintes reprises un certain de Monfreid malfaisant lors de ses trafiquantes pérégrinations mais surtout parce que cette distance convertie en kilomètres en représente tout de même 3215kms et 469 mètres plus 312 millimètres.
Je sémaphore en passant qu’un mile nautique vaut exactement 1852 mètres soit une minute d’angle de longitude si vous vous trouvez sur l’équateur et pas deux mètres plus haut et encore moins plus bas.
Ça vous dit peut-être pas grand-chose mais si vous divisez cette distance kilométrique par la longueur métrique d’un mile impérial, soit 1609.09344 mètres, vous obtiendrez exactement le chiffre 1998 qui est l’année de naissance de l’Antéchrist si j’ai bonne mémoire, qui devrait donc en ce moment avoir 9 ans donc trois fois trois (333).
Mais le plus époustouflant, c’est que la différence entre ce chiffre et l’an 2000 est de 2 années toutes rondes. Prenez ce chiffre 2 et multipliez le par 3, ou prenez ce 333 et multipliez le par 2 et vous viendrez d’obtenir, au choix, le premier chiffre de la marque de la bête qui je le rappelle pour les dormeurs, serait 666 donc 3 chiffres 6 à la queue leuleu ou ce même chiffre de cette même putain de bête qu’est 666 encore et toujours. Divisez maintenant le chiffre 1998 calculé plus haut par ce même 3, qu’est-ce que vous obtenez ?
Et ouais, je vous le fais pas dire et je vous le donne en mille, 666 lieues sous les mers, la distance exacte à parcourir en felouque pour aller de Djeddah à Djibouti et qui fut aussi la route maritime empruntée par les hordes arabes pour aller islamiser la Corne d’Afrique. Tout cela ne fut-il pas diaboliquement calculé par El Sheitan ?
La Lieue marine, qui je vous le rappelle est décrite dans les manuels d’officiers de Marine Marchande de la vieille époque et mesurées du temps de Jules Vernes à l’aide de lochs, de corde à nœuds et vérifiées par points astronomiques à l’aide de sextants et de chronomètres de précision indexés sur l’heure du méridien de Greenwich, équivalait à 4.828 032 kms soit 3 miles impériaux.
Ah ! ¿  Qué raro, qué sumamente extraño, no ? J’suis sûr d’être certain qu’ El Capitán vient de vous en boucher un coin là ! ¿ Me acuerden ?

Mais encore plus sidérant que ce que j’viens de vous dire, écoutez donc :
Saviez-vous que le début de la guerre d’indépendance américaine débuta à Boston, Massachussetts, lorsque des bostoniens en colère refusèrent de débarquer des balles de thé en provenance de Batavia – plus connue aujourd’hui sous le nom du crû de Djakarta -, thé que les bostoniens importaient alors dans leurs colonies d’Amérique afin de rafraichir leurs propres palais comme ceux de leurs dames de compagnie ; sous prétexte que sa très gracieuse majesté se gênait pas pour taxer au taux maximum permissible (T.M.P.) ces importations, ce qui évidemment faisait grimper le prix de la tasse de thé mouillée d’un nuage de lait ?
Ces mêmes bostoniens, un jour de raz le bol, décidèrent donc de balourder ces balles de thé dans les eaux du port plutôt que de travailler un jour de plus pour l’anglais maudit qui fit alors parler la poudre. Bang. Bang. Bang bang.


Savez-vous quelle est la distance exacte entre la bouée de Tanjung signalant l’entrée sous douane du port de Djakarta – anciennement connue sous le nom de Batavia - et la bouée d’atterrissage de Cape Cod au nord de Nantucket marquant l’entrée en zone de pilotage du port de Boston via le canal de Panama ? Elle est exactement de 10417.3 miles nautiques. Ouais.
Et alors me direz-vous ? Et alors ? Et bien calculez vous-même en vous servant des petits cailloux que je vous ai semés tout à l’heure entre Djeddah et Djibouti : Ce nombre de miles nautiques représente exactement 3996 lieues sous les airs soit 6 enfoirées de fois 666 lieues sous les mers !.
Et le canal de Panama n’existait même pas à l’époque de la révolte de Boston ! Si c’est pas une belzébuthienne coïncidence, je veux bien me faire éjecter sur une île déserte - mais bien achalandée - en compagnie d’Amarielaure et de Cristalle B jusqu'à la pétrification en sel de ces deux déesses.


Mais moi, j’ai ma petite idée sur ce qui a dû se passer. Le vilain Griffu pas beau, voulant sans doute faire la nique à cette bigote de reine Victoria, a alors dû planté l’idée dans la tronche à Lesseps de creuser ce canal et mettre ainsi à sa distance vibratoire favorite les champs de thé indonésiens des filles de joie de la plus vieille cité de Nouvelle Angleterre - où il devait prendre forme humaine en 1998 comme chacun le sait si vous n’avez pas raté les 3 premiers épisodes de la trilogie d’‘Omen’ qu’aucuns de vous autres ne devriez ignorer si l’ensemble de vous tous connaissait ses classiques.

Encore sceptiques ? Ah, bloggonautes de peu de Foi, venez donc pour voir faire un tour dans le monde sidéral qu’est mon point faible de prédilection !
Saviez- vous quel était le débit maximal du moins influent du plus petit des affluents aujourd’hui asséchés se jetant dans le réseau de vallées fluviales aux courants tumultueux – de nos jours également asséchées – au cœur de la période Hespérienne, il y a de cela 1 milliards d’années, et calculé par des experts planéto-géologues américains suite à la découverte de ce réseau par le géologue planétaire français Nicolas Mangold après étude des photos provenant du système d’imagerie spectrale Thémis, système lui-même embarqué dans la sonde spatiale Oddysee en orbite autour de la planète Mars depuis 2001 ?
Ce débit maximal était - tenez-vous bien -, compte tenu de la surface de la tranche du canyon, de sa dénivellation et de la gravité spécifique en vigueur sur la planète rouge, de 10 555 gallons US par minute très exactement, parole de planétologues.
¡ Maldito sea ! Voila qui représente un débit de
666 litres/seconde. Sainte Auberge et que Dieu me vampe, qui parmi nous aurait eu le cran d’aller taquiner une martienne dans ce río là sans gilet pare-balles d’eau bénite?

Et si vous voulez vous faire dorer la pilule - je m’adresse à vous, les blondes -, ne vous postez surtout pas, même et j’insiste, même avec la plus chère des plus efficaces des crèmes écran solaire, à
555 mètres de distance dans la trajectoire d’un laser vous arrosant de 176 081 460 photons/minute au pouce carré ! Un des trucs que je préfère chez vous risquerait de pas survivre aux 666 Watts/seconde au cm2 qui vous calcineraient sataniquement comme irrémédiablement le divin téton que vous y auriez mis à bronzer.
Démoniaque, non ?
Hem. Mais bref. Le chiffre de la Bête, donc.

Et bang ! Voila que je lis dans un vieux canard amerloque qui trainait sur mon rafiot que dans le Wisconsin, Mr.Hasenmueller – où ce brave meunier a t’il été pêché un lièvre pareil ? -, Ken de son prénom, s’est vu aléatoirement assigner par le service des cartes grises de cet état, la plaque 666-KEN pour le véhicule qu’il utilise tous les dimanches pour aller beugler ses alléluias en levant les bras au ciel avec les gens de bonne blancheur de son voisinage.
Alors ce père très chrétien de trois gosses, devant le refus de cette administration de changer ses plaques, a immédiatement réagi et engagé un avocat pour obtenir par décision de justice leur remplacement, par crainte surement que certaines de ses très pieuses voisines se fassent de fausses idées à son sujet, prétextant que sur cette plaque, son prénom soit associé à la ‘marque reconnue comme étant celle du Démon'.
Vous rendez compte ? Le mec, il va payer un avocat et tout… Non mais non mais dis donc , quel trouduc !* Et quelles idées tu crois qu’elles vont se faire sur ta pomme, Ken? Que TU pourrais de fait être le véritable Antéchrist et que tu vas donc rediriger l’humanité avec toute la méchanceté dont t’es capable depuis ton gros quatre-quatre à Poduk, Wisconsin ?


Ouais…, ben tu fais surtout passer la Chrétienté – qui en avait pas vraiment besoin, la rédaction de ce blog y veille déjà, m’a-t-on fait remarquer - pour une bande d’allumés si tu veux mon avis. Retourne dans ta crèche téter Marie rejoindre ta Barbie, Ken!

*sur la rengaine de cette chanson que j’adore, la voix, la musique, la chanteuse, -yum-, son visage, -yum yum- et un peu les paroles, j’ai pas eu bien le temps de bien tout lire avec mes oreilles qui sonnibourdonnent à cause des trompettes de l’apocalypse
**International Ships & Ports Security System

3 nov. 2007

273.En méditant Gogol Popol


Tandis que j’inspectais, comme je le fais chaque semaine, les cabines de mon équipage afin d’en mesurer l’état d’hygiène mentale, des pensées me traversaient et elles avaient la forme approximative - c’est dire si j’y mets du cœur - des reins de ma loubine.

C’est alors que je tombai, couchée à même la couchette défaite d’un de mes matelots, sur un vieux bouquin usé ouvert sur une page aux lignes recouvertes de Stabylo, certaines en rose, d’autres en vert, et le reste en jaune, - donc une primaire, une secondaire et une tertiaire, je suis pas Miró miraud comme vous pouvez le constater -.

Il s’agissait de l’apôtre Paul et il disait à peu près ceci dans cette épître imbibée de fluorine : « Concernant les nantis d’aujourd’hui, conseillez leur de pas se la jouer hautaine, et de ne pas placer leurs espoirs sur l’incertitude de la richesse, mais plutôt sur Dieu qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin en ce bas monde pour nous éclater la panse comme les neurones .» ; ce qui n’est pas si stupide que ça quand on y regarde de plus près, considérant l’Euro qui grimpe aussi vite que le Dollar se casse la gueule, le prix du baril qui déborde, les ventes de bagnoles qui touchent le fond, les marchés immobiliers qui frissonnent - et soudain, personne n’a plus d’exacte notion sur la valeur de sa baraque ou de son appart’ -, et le désastre qui s’enlise en Irak, et la calotte polaire qu’a perdu plus de 5 fois et demi la surface crânienne de l’hexagone, alors on ferait peut-être bien d’apprendre à apprécier de nouveau une ballade en forêt, à recroquer dans la pomme et à savourer toutes les Cristalles et les Amarilaures de la planète. Tous ces plaisirs naturels qu’on a tendance à oublier.

Nous sommes confrontés à des temps incertains.

Pour ceux d’entre vous richards qui ont été élevés à coup d’évangiles derrière les oreilles, souvenez-vous de la parabole de l’homme riche en enfer et de Lazare la cloduque au paradis.

Mais malgré cela, vous persistez à n’accepter de dîner qu’à la Tour d’Argent ou ce genre de tables, n’acceptez de conduire que des Ferrari ou de grosses limos, ne dormiraient qu’au Georges V ou bien au Ritz, à la rigueur au Sheraton, ne vous vêtiraient qu’en Armani et ne demanderez l’heure qu’à votre Rolex ou votre Cartier.

Même si vous agitez les bras au dessus de votre tête tous les dimanches à l’église évangéliste car vous avez reçu le Seigneur J.C. dans votre cœur. Même s’il ne vous reste peut-être que très peu de temps avant que des flammes purificatrices s’en viennent lécher les fenêtres de vos usines, de vos labos ou de vos bureaux d’affaires – parce que ça prend la plus démunie des éducations pour vraiment apprécier la chaleur et la beauté d’un foyer, la fraîcheur d’une salade de pissenlits, le fumet d’un pot au feu, le parfum d’un pain à l’ail, la douceur d’un pain perdu ou l’arôme ensoleillé d’une tomate farcie de chipolata, d’ail et de persil.

Pour apprécier le nectar, il faut en avoir le plus grand des besoins.

Mais plus que les montres, hôtels et restaurants, costards et grosses bagnoles de luxe pour faire valoir votre statut, la porno que vous préférez le plus, c’est les demeures de Paris Match en fin de magazines chaque semaine, l’immobilier de prestige du Point ou les Propriétés & Châteaux du Nouvel Obs. – les grosses villas surplombant le Cap d’Antibes, le penthouse dans le 16éme, le parc du château de Bel-Abri à Deauville avec vue imprenable sur la mer et l’hippodrome.

Je regarde les photos et je m’imagine le bonheur que ce serait si je pouvais seulement vous voir sauter là-dedans à pieds joints et disparaître de la face du temps jusqu'à la fin du monde.


J’ai grandi au rez-de-chaussée d’un parallélépipède blanc, un HLM de 4 étages. T3, famille de six. Avec une grande vitre donnant sur les pentes dominant la ville en contrebas. Mon regard, perçant les brumes industrielles, tentait d’imaginer virtuellement ma mère virtuelle, Grace la Monacale, avant son accident mortel qui fit que le Sérénissime amnésiaque, ayant sous le choc oublié qui j’étais, me confia en adoption à un couple hispano-breton.
Elle était princièrement riche, vous devez vous en douter, et m’aurait conduit à la Sorbonne, à Oxford ou même à Harvard si ce n’avait été pour la putain de tenue de route merdique de sa décapotable de sport, et j’aurais pas eu à me farcir deux fois par jour la montée en vélo de cette grimpante avenue volcanique pour rentrer de Godefroy de Bouillon et puis, plus tard, de Blaise Pascal. Et j’aurais pas eu à souffrir les remontrances du sieur Klaver qui ne savait me corriger autrement qu’en Latin ou en me tapant sur les doigts avec sa règle en bois, et j’aurais pas eu non plus ce con de prof de gym avec son crâne dégarni et son catogan qui nous obligeait à courir et à sauter par-dessus le cheval d’arçon et à faire des galipettes sur le tapis de sol malgré le fait que j’étais timide et que je portais des lunettes ‘semi-précieuses’ à l’époque.

Mais bon, c’est la vie, c’était comme ça, on accepte.
On vivait pas une vie de luxe dans ce T3. On trouvait parfois des épluchures d’orange tombées et oubliées aux pieds du canapé du salon, et de temps à autres une paire de chaussettes sales sous le lavabo de la salle de bain. 
Et quand on avait la visite surprise de madame Pagès, Valentine pour son Maurice et ses amis, la bigote du troisième dont le frère était Père Blanc en Ouganda, on se dépêchait, obéissant aux grands coups de sémaphores de la matouze, de camoufler ce genre de preuves à charge le plus vite et le plus loin possible au fond du tiroir le plus proche ou dans la poche d’un anorak pendu avec d’autres vêtements dans notre mini-vestibule d’entrée, ouvrions la porte et ma mère prétendait être agréablement surprise. 
Elle s’excusait pour le désordre et lui proposait une tasse de thé ou de café qu’elle lui servait dans le service de porcelaine chinoise hérité de son grand père adoptif qu’avait été ingénieur Ponts et Chaussée en pays Amanite et à Diego, accompagné des petits fours qu’elle sortait pour les grandes occases. « Oh, mais ne vous en faites donc pas pour ça ! » lui répondait sœur dame blanche immaculée.

Si les gens avaient su la vérité – s’ils avaient vu ces épluchures sur le sol du salon – nous auraient ils encore appréciés ? J’ai encore jamais su répondre à cette terrible et angoissante question. Ça rend tout homme nerveux, toujours entrain d’essayer d’éviter ceux qui le connaissent trop bien et à la recherche d’amicaux inconnus.

Mais les riches peuvent se permettre de voyager, eux, et ils sont tellement plus attractifs, vous trouvez pas ? Oui, c’est sûr. 
Ils vivent entourés de marbres, et un peu de cette marbritude leur déteint au visage et les élève au dessus du combat quotidien que nous , plébéiens, devons livrer soit pour le fric, soit pour la renommée. En plus, ils ont des valets pour ramasser leurs chaussettes sales et leurs ’pluches d’oranges.

Mais je me suis rendu compte en me recomptant en mémoire les couleurs de cette épître que ça fait un bout de temps en fait que je regarde de temps en temps les annonces immobilières de ces hebdomadaires ou du magazine d’Air France dont les pubs n’ont de tous temps été destinées qu’aux premières classes. La mansion aux Seychelles avec court de Tennis, piscine eau de mer et bâtiment de servitude pour la valetaille (13,7 millions d’euros) est superbe, mais elle ne soulève pas mon palpitant.

Je vis dans une maison où l’on me manque quand je suis en mer, même si tous ceux qui y vivent me connaissent mieux que bien. Mon mobile sonne et les cordes vocales de ma fillotte me demandent d’une voix plaintive comme orpheline « Dis papa, c’est quand que tu rentres ? ».
Un plaisir plus que divin, donné aux riches comme aux pauvres. Sans ce genre de plaisirs, y’aurait plus d’ici, y’aurait plus de là, vous seriez toujours en déplacement, vous seriez jamais à votre place, ce qui dans mon cas se trouve en général dans les bras de ma Louve, ou sous la couette, lové comme une amarre contre les fesses à Marylou.

De retour dans tes bras dans deux semaines, chérie !

31 oct. 2007

272. Marlboro vs Gauloises. Prods


Ce post n'a pas été gracieusement subventionné grâce au soutien financier des "STUDIOS D'HOLLYWOOD"

Avez-vous maté celui-là ‘où ce que Christopher Walken y joue le rôle d’un Loup Garou ?’
J’ai décidé pour un temps d’arrêter d’utiliser les titres quand je veux parler de films avec quelqu’un. C’est peut-être pas votre cas, mais moi, je trouve en ce moment les titres assez confus – soit je connais le titre, et c’est vous qui le connaissez pas, ou versi-versa. 
Ou aucun de nous deux ne le connaît. Ou peut-être qu’on le connaît tous les deux, mais le titre n’a rien à voir avec le scénario. Ou il rime avec un autre titre, ou il est dur à épeler, ou euh… hey, on s’en fout des raisons de toutes manières. C’était juste pour chauffer ce post...
Donc, plus de titres. Ce qui est bonnard, parce qu’en général, je décris souvent l’ensemble du film – ou on me le raconte – avant que vous ou moi nous rendions compte que nous sommes sur la même longueur d’onde. 

Est-ce que j’ai vu Starship Trooper ? Peut-être. Qui sait? Mais j’ai vu: ‘Ce film avec des insectes géants genre gros crabes extra-terrestres et Doogie Howser, et la grosse limace cérébrale à la fin, et y a la scène de la douche. Mais nom d’une pipe, et Denise Richards était dans cette scène'.
Et comment c’est possible de faire un film avec Denise Richards et une scène de douche, et qu’ils nous montrent même pas ses nichons ???’
Ah ouais, comme je viens de vous le dire, j’ai vu c’te film. Trois fois au moins. Et même certaines scènes au ralenti. Rhaaa Lovely…

Okay, et que pensez vous du Cinquième Élément? Ça vous rappelle quelque chose ? Non ? Un film de Luc Besson ? Peut-être. Qui sait ce qui est de lui ou ce qui ne l’est pas avec c’t’enfoiré... Science Fiction? Sauver le monde? Hey, tout ça se mélange dans vos caboches. Mais si je vous dit: ‘Le film où Bruce Willis conduit un taxi volant et où la Milla Jovovitch se ballade un peu partout avec des pelures d’orange à la place des cheveux et dans un costard taillé dans des bandelettes de Louksor pendant presque toute la durée du film ?’
Aaah, okaaayyyy, ouais. Vous avez même les commentaires du ‘réalisateur’ sur ce film là, cool. Bon film, époustouflants, hem, *re-hem*, effets spéciaux . Yo.

Maintenant, demandez moi si j’ai vu Independence Day. Houla… 'C’est celui où qu’les martiens font péter la Maison Blanche et désintègrent en peau de fumée l'ensemble de tous les sénateurs’. Pitain, le rêve. Oui oui, je l’ai vu çuila. 

Le Fugitif? Je pourrais pas vous dire sans être sûr de pas m'tromper. Sauf si… c’est celui où ‘y a un mec manchot et Tommy Lee Jones et y’z’en ont rien à cirer si vous avez rectifié votre femme’ ? Alors ouais, je l’ai vu aussi, çui-là aussi.

Évidemment, si vous adoptez ce système, vous devez rester flexibles. Vous basant sur de nouvelles infos, vos descriptions peuvent changer avec le temps. Par exemple, sur Blame it on Rio, on pouvait dire que c’était ‘le film où on entrepercevait presque les nibards de Demi Moore’. Mais ça, c’était avant la sortie de Striptease, évidemment – qui devint immédiatement ‘celui où que vous voyez réellement de très près les gros paquets de silicone là où que se trouvaient auparavant les roberts de Demi Moore’.
Ce qui remplace l’ancienne description, vous trouvez pas ?
(Et juste pour marquer le coup, au cas où vous collectionneriez les critiques cinématographiques dans votre appart’…
Blame it on Rio est désormais officiellement le film
‘où qu’y a Michael Caine et une grosse nénette aux seins tout bouffis et boursoufflés, et je crois qu’y a Demi Moore dedans aussi, je crois’. Prenez note du changement, si de telles choses vous intéressent.)

Mais il est facile de se montrer confus, si vous faites pas gaffe à vos descriptions. ‘Le film avec R2D2’ n’aiguillera pas grand monde si vous voulez mon avis, vu le nombre d’épisodes. Pas plus que ‘celui où Steven Segall joue le rôle d’un abruti colérique et psychopathe qui fait qu’à casser du Niaquoué, de l’arabe ou du négro à mains nues comme à coups de flingue’, ou celui ‘où que Angelina Jolie se met à poil’.
Maintenant que j’y repense, il vous serait plus facile de me faire me souvenir d’un film ‘où Angelina Jolie se met pas à poil’ – au moins vous réduiriez le champ d’investigation à la série des Tomb Raiders. Dans tous les autres, ses nibards sont libérés dès la troisième scène. Pas que je m’en plaigne, ne me mécomprenez pas. C’est juste pour dire, c’est tout. Elle adore montrer ses lolos, apparemment. Tant mieux pour elle.

De toutes manières, c’étaient mes pensées cinématographiques du jour. Rien d’extravagant, je vous l’accorde, mais je pense que ça permettrait de s’y retrouver plus facilement dans toutes les merdes hollywoodiennes qu’on reçoit sur le câble depuis qu’il existe. 
Je peux pas me laisser emmerder avec des titres ou des noms et tout ce non-sens ; non, dîtes moi seulement qui s’est mis à oilpé, combien y a eu de morts et qu’est ce qui a explosé. 
Et si y avait pas ce genre de trucs dans le film… ouais ben oubliez ça. Y a de fortes chances que ça vienne pas d’Hollywood dans ce cas.

Mais tout ça ne s’arrête pas qu’à la production hollywoodienne. Le cinoche hexagonal gaulois, c’est du kif-kif au même. Si je vous dit, c’est celui ‘où qu’y a deux comiques UMPistes qui remontent le temps depuis le moyen age pour prêter main forte à leur ami de l’UMP puis qui y retournent à la fin du film en laissant à chaque fois une grosse merde fumante à l’endroit où qu’ils se trouvaient quand ils s’en vont – comme pour lui rendre hommage et montrer l’exemple.’, vous pensez à quoi ? Les Visiteurs ? Bingo ! Et celui ‘où que Louis de Funès arrête pas de péter avec son pote déguisé en, on sait pas trop si c’est en concombre ou en gros Schtroumf ballonnant ?’ Raymond Barre ? Nan. Rabbi Jacob ? Presque. La soupe aux choux ? Gagné.

24 oct. 2007

271.J'suis contre les médailles, les décorations et les béatifications


Georges W Bush vient de remettre la plus haute distinction cotée en bourse du côté de Wall Street au Dalaï Lama des sommets du Tibet. C'était le y a 8 jours et c'était au grand dam des autorités de Pékin qui ont vu là une intrusion d’apaches, une montagneuse ingérence amère indienne dans les affaires himalayesques de ce qu’elles considèrent, à tort probablement, et même sûrement, leur pré carré.


Quel beau geste, deubeulyou ! How fuckin’ charming !!!

Mais n’est-il pas sidérant de voir un enculé tel que Bush remettre une médaille à un mec tel que le Dalaï Lama. Et peut-être plus sidérant encore de voir la réincarnation du Bouddha l’accepter sans sourciller du cul ?

L’art de la mise en scène, chers lecteurs et bloggonautes !

N’est-ce pas ce qui, parmi une avalanche de détails, différencie l’homme de la Bête stupide?

Mais moi, je reconnais pas à des enculés de l’espèce au gros con du Texas le droit de les distribuer. On peut donner une légion d’honneur ou une médaille du Congrès quand son propre honneur est sans tâche ou que son Congrès lave plus blanc que ma lessiveuse.

Je connais pas un homme ni un état qui puisse s’en targuer sans mentir effrontément, quant aux béatifications de sainte Nitouche ou de saint Conclave, je vois mal comment une église aussi pourrie que celle qui siège au Vatican pourrait s’arroger le droit de décider de ce qui est saint ou de ce qui ne l’est pas.

Arroger ce genre de récompenses, c’est en quelques sortes s’approprier la gloire, l’honneur ou la sainteté de celui qui la reçoit. Et ça, j’appelle ça du vol pur et simple et c’est puni par le Très-Haut.

Ceux qui ont adopté Mahomet, ceux qui se réclament de la Torah comme les agnostiques et autres Kiskooliens ont au moins le mérite de pas faire dans cette Maffia.

Comme vous pouvez le constater, j’essaie vainement de classer les idées qui me torturent comme une bande d’inquisiteurs mais cette déplaisante sensation que le châtiment va s’abattre quand les présomptions s’achèvent me traverse régulièrement.

Je suis désolé si j’utilise un langage abstrait ou presque allégorique mais je veux seulement tenter d’expliquer que par moments, je suis pathologiquement sensible à la pression qui m’entoure, au monde dans lequel je vis, à notre triste sort – et je dis ça juste pour rester poli.

Mais vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes ni des chérubins ni des flocons de neige immaculés, merveilleux et uniques. Alors, pour arrêter de biaiser et pour faire court, disons qu’il y a des fois où je supporte plus ni cette putain de planète ni vos gueules d’allumés immoraux* - ce qui inclut la mienne, je vous le fais pas dire évidemment - qui ont oublié le plus important des devoirs, celui qu’on a envers soi-même. Putain de race qu’a perdu tout courage, qui n’en a peut-être même jamais eu. Oui vous pouvez pleurer, vous épancher, amis lecteurs, pas de problèmes. Nous sommes dans la merde jusqu’au cou et c’est pas vos larmes qui feront monter le niveau**…

*Immoraux pour la plus grande partie.
Immoralité : Viol délibéré des principes admis du bien et du mal.
Base : Non-adhésion aux principes moraux ou éthiques.


(Ainsi, selon mes estimations, 11 des 12 derniers candidats aux présidentielles 2007 étaient immoraux dès le départ, ainsi que ceux qui ont voté pour eux.) Pour les élections précédentes, je ramènerai ce chiffre à 100 pour cent pour n'en citer oublier aucun.)

En voilà donc un autre cas d’hérésie politique qui me rend fou comme un furax dans cet hexagone planétaire de merde. Un système de croyance hypocrite où tous s’enterrent la tête dans le sable.

En attendant qu’elle germe, peut-être… ?

** Ce qu’il faut craindre, ce n’est pas tant l’immoralité des grands (gouvernants) que celle de l’immoralité menant à la grandeur.
Alexis de Tocqueville.

12 oct. 2007

270. Questa e la mia moglie lupa …


Cette retranscription ne vous est pas gracieusement offerte avec le soutien financier de "SOS RACISME"

- “S'pèce d'enfoiré de sale menteur !”

C’est pas seulement la remarque qui fut si surprenante; c’est la véhémence utilisée qui me fit physiquement et mentalement reculer d’un bon bond en arrière. Et c’est tout à fait regrettable en ce qui me concerne vu que je me tenais au coin d’un trottoir de Pointe Noire bordé d’un profond caniveau et qu’en reculant de ce petit mètre, je fis une chute malencontreuse, mais heureusement sans gravité, dans le fond cimenté de ce ravin artificiel où stagnait une eau si fétide et si noirâtre que je doute vous hésitassiez plus de trois secondes avant d’en mouiller le Ricard de votre président fraîchement élu. Après avoir pris le temps de laisser redescendre la vitesse de palpitation de mon muscle cardiaque des 340 coups par minute (expérience proche de la mort subite) à la vitesse subsonique plus raisonnable et naturelle chez moi de 200 piaillements, je me retournais en direction de mon aggresseuse tout en m’escrimant à éjecter la flotte qui imbibait désormais mes baskets comme mes chaussettes, à l’image de votre clébard secouant son arrière train un jour de pluie.

- “Excuse moi, mais pourquoi exactement est-ce que je serais un enfoiré de sale menteur si c’est pas trop te demander?”
- “Ce coup ci, tu veux dire?”
- “Euh…, oui , ce coup ci. Alors, dis moi, pourquoi est-ce que je suis un enfoiré de sale menteur CE coup CI?”
- “Oh, fais pas semblant de pas le savoir.”
- “Non mais attends là… sérieusement, j’en sais rien du tout.”
- “Menteur.”
- “Je suis pas un menteur.”
- “Arrête de mentir, sale menteur!”

Parlez moi d’exaspération…. Alors on se tenait là, debout sur ce bout de trottoir congolais, moi en T-shirt et battle-shorts, elle dans l’écouteur de mon mobile via Skype.com, moi en retard pour le match France-Nouvelle Zélande, ma louve en furie me contraignant malgré moi à entamer avec elle une nouvelle partie de jeu de vilains. Ma vie est d’un pathétique!

- “Je pensais pas que ce serait possible mais t’as l’air encore plus minable avec ton chiffon pirate sur la tête.”

Il est tout à fait possible que Dieu m’ait pris en grippe à ce moment là...

- “Qu’est ce qui te rend de si mauvaise humeur?”
- “Tu m’avais promis de me faire signe plus souvent et ça fait des mois déja! Qu’est ce qui te prend tout ce temps, hein?”
- “Mais de quoi tu causes, ma divine?”
- “De ton Blog, sale menteur.”
- “Oh! Pour l’amour du ciel!”
- “Essaye pas de te défiler avec les puissances célestes, hein? Ton Blog est le seul endroit de la planète où quelqu’un pourrait parler un peu de moi de temps en temps pour que je puisse faire bicher mes copines. Comment tu veux que je les rende jalouses quand tu fais que de parler de la Cristalle B36 ou de l’Amarilaure, hein dis?”
- “Écoute, ma louve torride, je t’ai dit que je parlerai de toi quand j’aurai vraiment un scoop, un truc sublime pour te mettre en valeur, okay?”
- “Ouais ben c’est bientôt la Toussaint, alors t’as intérêt à commencer à écrire!”
- “C’est pas encore la Toussaint, mon bébé. C’est le Mondial de Rugby au cas où que tu ferais semblant de pas le savoir. Alors arrête de me les gonfler, tu veux bien?”
- “Tu devrais pas faire des promesses que tu vas pas tenir.”
- …
- …
- “J’essaie de trouver une idée, okay? Je suis très très occupé entre mon rafiot et le Rugby.”
- “Bouhouhou! Arrête tes pleurnicheries, on dirait un marmot.”
- “Je pleurniche pas! J’essaie seulement de te dire qu’en ce moment, je suis un peu lent du ciboulot en ce qui concerne ma production. Ca peut arriver à tout le monde, non?”
- “Ben dans ce cas, t’as qu’à te prendre un nègre. C’est pas ça qui doit manquer sur ton rafiot d’après ce que tu m’en racontes?”

Au secours! À l’aide!

- “Bon, d’abord écoute, ma louve. Mes matelots peuvent pas écrire pour moi. D’ailleurs c’est à peine s’ils savent épeler ton nom. Et deuzio, je voulais trouver une belle tof de toi pour illustrer le post sublime qui rendra vertes de jalousie toutes tes copines. Mais bon, puisque t’y tiens tellement, je vais faire un effort pour te faire un post cette nuit, aprés le match. Okay, t’es contente là?”
- “Mouais, mais de toute facon, ton Blog, c’est vraiment de la merde, c’est tout et n’importe quoi, tiens, y a qu’à voir le nombre ridicule de tes visiteurs. Tu t’en rends compte, j’espère.”
- “Je le sais, okay? Je le sais! Et ça me fout vraiment les boules encore plus qu’à toi, mais y a rien que je puisse y faire tant que j’aurai pas réussi à le faire fonctionner avec Wordpress, alors arrête de me les secouer avec ça, okay d’ac ?”
- “Calme toi, mon chat, je voulais juste que tu saches combien il est important pour tes lecteurs que tu tiennes tes promesses.”

Là, je me demandai si mes yeux auraient suffisamment de force pour arriver à pleurer.

- “Hey ho, j’ai jamais promis à mes lecteurs que j’allais écrire sur toi, d’abord…”
- …
- “Okay, j’ai compris. Tu voudrais que je t’écrive quelque chose même si j’ai pas encore réglé tous mes probèmes avec Wordpress, c’est ça?”
- “Seulement si tu penses vraiment que tu devrais tenir tes promesses.”
- “[Sniff!] Assurément, je pense vraiment que je devrais tenir toutes mes promesses. Même si je t’ai jamais fait une telle promesse en particulier.”
- “Oh, arrête les trucs techniques, hein? J’essaie juste de t’aider, c’est tout.”
- “Je sais bien, ma louve, et sache que j’apprécie et tout. Vraiment.”
- “Bon, je te crois. Maintenant, dis moi que tu m’aimes.”
- “Je t’Aime, ma louve d’amour.”
- “Et je t’aime aussi, mon chéri. Même si t’es rien de moins qu’un infect enfoiré de sale menteur.”
- …
- “Maintenant raccroche, mon chat, et file voir ton match sinon tu vas rater le Haïku des nouveaux zélandais.”
- “Ça, c’est déja fait, Marylou, merci à ta prestation.”
- “Désolée. Mais je pense vraiment que tu devrais te trouver un nègre bien black pour écrire dans ton Blog, parce que tout le monde dit que c’est eux les meilleurs des champions et que les bleus de ton espèce leur écrivent pas jusqu’aux chevilles.”

Quelqu’un, n’importe qui, achevez moi s’il vous plaît!

1 oct. 2007

269. Cap'taine Fracasse, Hey !!!


Juste une tentative d'essayage de peaufinement du vague essai que je voulais tenter de vous justifier tandis que justement j'essayais de peaufiner cette idée transformer cet essai...


Cap’taine Fracasse, Hey !!!

Un pied sur la coupée, l’autre accroché à terre,
Il se prend à lutter pour conserver entière
La quête irraisonnée d’un distant horizon
Qu’il tente en vain d’atteindre en quittant sa maison.

Enjambé le bordé, dans son dos les phalènes,
Quittée réalité pour l’antre des sirènes,
Bercement de carène engendré sous son poids
Ébranle volonté, fait vaciller sa foi.

Attentif et la main sur la barre posée,
Il doit guider sa nef au travers des rochers
Qui parsèment son cœur de pièges hasardeux,
Gagner la haute mer, fuir au loin, oublieux.

Il affronte Neptune et toutes ses tourmentes,
Il veut toucher le ciel du haut des déferlantes,
Son corps est détendu, dans sa tête le vide,
Il s’abandonne ainsi en cette thébaïde.

Et puis c’est l’accalmie, les grands plats de Léthé,
Dans cette douce mort il ne fait que baigner,
Ses amours en dérive et fi des sentiments,
Il est Dieu de ce monde, il est omniprésent.

Glissant à la surface d’océane psyché,
Survolant des abysses qu’il aime à ignorer,
Son esprit se libère, il a rompu les liens
Mais en trouvant la paix il a perdu les siens.

Les gouttes de rosée posées sur son beaupré
Qui tout en scintillant l’ont un peu aveuglé
N’ont fait que refléter ces intimes pensées,
Ces liens qu’il cherche en vain d’un regard embué...

16 sept. 2007

268.¿ Qué hora es, mi corazon ?

Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des montres "ROLEX"

J'aime pas beaucoup cet emmerdeur faut que vous le sachiez. Je rentre juste de Londres, voyez vous, et je repars pour le Congo Lundi matin . Il s'en passera avant mon retour alors je vais faire fissa, excusez moi. On mesure le temps avec des horloges paraît-il - par gravité avec des sabliers, mécaniquement en jouant avec la détente de différents ressorts, électroniquement en utilisant la décharge de capacitors de Faraday en conjonction avec les capacités vibratoires de certains cristaux, et maintenant atomiquement en mesurant la putréfaction d’atomes de Césium qu'on a jamais vus ni d'Ève ni d'Adam… -

Bien, on peut, paraît-il aussi, se baser sur des horloges de plus en plus perfectionnées. Cool.

Mais, qu’est ce que c’est que le temps ? Qu’est ce que c’est donc qu’on mesure en fait ?

Le temps, est-ce que ça existe quelque part ? Quelqu’un sait-il d’où qu'il vient ? Où qu'il va ?
Voyage-t’il dans une direction unique, vers le futur ? Peut-il tourner casaque et partir dans l’autre sens ?
Fut-il créé à un instant précis ou a-t-il toujours traîné dans le coin à se branler comme vous et moi ?

Déjà du temps de Newton, ils se prenaient la tête entre philosophes et physiciens. Descartes et Leibniz pensaient que le temps n’était pas « unique », qu’il n’était en quelques sortes qu’une relation entre les choses.


Newton fut le grand Unificateur Temporel. Pour que les lois de Newton se vérifient, il fallait un monde doté d’un temps unique et mesurable. Quantifiable si vous préférez. Sans ça, les lois pour mesurer la rapidité , la vitesse, l’accélération ou le mouvement n’avaient pas plus de sens qu’une girouette dans un maëlstrom.

Incapables de démontrer la nature aléatoire du temps, les philosophes durent s’écraser devant l’avalanche logique à Newton.

Einstein vint le détrôner – même si ce même Einstein lui rendit hommage pour sa « vaillance et sa capacité de jugement » et pour avoir poussé de l’avant en dépit de ses doutes psycho-philosophiques.

Mais Einstein nous apporte un Temps bien différent. Il n’est pas unique, dit-il, il peut débuter quelque part, et peut même s’arrêter.
(Par exemple, à la vitesse de la lumière, le temps est nul. Autre exemple, durant l’effondrement d’une étoile massive, celle-ci atteint une telle densité et un tel champ gravitationnel que, parait-il, rien ne peut plus s’en échapper, pas même la lumière. Donc le temps s’y est donc arrêté.)
Avec Einstein, le temps devint relatif à la vitesse et à l’espace. De plus, démontra-t’il, le Temps pouvait s’incurver et se mordre la bite queue ! Rendant possible des films comme Les Visiteurs ou Retour vers le futur et nombre d’hypothèses sur les couloirs du Temps.

La notion du temps avait changé mais les questions demeurent. Nous percevons de plus en plus de caractéristiques du « Temps », mais nous ignorons l’essentiel. QU’EST-CE QUE C’EST ?

Les choses se compliquent encore. La Théorie de la Relativité explique 50% de l’univers. L’autre moitié est expliquée par la Théorie Quantique. Les deux diffèrent sous certains aspects.
De nombreux chercheurs travaillent depuis de nombreuses années à essayer de les unifier – entre autres, Stephen Hawking, ce qui s’avère assez compliqué.

L’assomption veut que la théorie Quantique nous apporte une nouvelle notion du Temps. En fait, la théorie entière repose sur plusieurs temps parallèles et sur le fait que ces derniers peuvent cheminer sur des voies différentes. La probabilité potentielle que quelque chose existe dans un temps et un espace déterminé est exactement égale à la probabilité qu’elle existe sous une autre forme dans ce même espace mais pas dans le même temps. Le Temps est multiple. 

Donc, moi j'aimerais bien que Rolex et compagnie arrêtent de nous prendre pour des tocards avec leurs tocantes à 25 plaques qui savent même plus te donner l'heure dès que tu changes de voie, mettant par là-même en danger la vie de tous les pilotes de Formule 1.

Une chose - du moins - reste claire. Lorsque nous nous arrêtons pour observer les étoiles dans le ciel nocturne, si on est pas trop bourrés, nous voyons le passé. Cet océan de petits points scintillants, cette majesté nocturne, n’est plus là aujourd’hui. Elle était là voici des millions d’années… si éloignées dans l’espace (et le temps) que sa lumière ne nous arrive que maintenant.


Comment est le ciel ce soir au dessus de chez vous ? Vos yeux exorbités devront attendre le regard de vos descendants pour le savoir…

5 sept. 2007

267. Un peu de pub


À tous ceux qui aiment zieuter ce côté sombre de l’internet – Bienvenus ! Je suis pas vraiment en position pour vous offrir des doses régulières à chaque coups, mais je me suis dit que je pourrais le faire de temps en temps. Juste pour vous faire plaisir un tout petit peu...


Mais surtout, je voulais espliquer à ceux d’entre vous qui sont des voyeurs, que je suis pas resté à me branler dans ma baignoire, à sucer des carambars ou à me chatouiller divers appendices.
Non messieurs-dames.
D’abord, et d’une, sachez que je n' aime pas les carambars. Non, je les aime pas ces saloperies.
Je les adoooore. Mais si je devais quand même faire du stop, je me ferais une transexuelle brésilienne. Elles sont si belles. Les Trans sont vraiment les nec mecs plus ultra qui font raidir le sexe masculin même si trop peu nombreux sont ceux qui admettent de l’admettre en leurs mois profonds.  Non, je déconne.
Les lapins blancs aussi d’ailleurs.

J’ai bien peur d’y avoir beaucoup réfléchi. Et ceci m’affole autant que vous, les mecs filles. Mais bon, passons...
Mais le truc, c’est que j’ai été assez occupé dernièrement, et une partie de cette occupation a été consacrée à l’écriture. Écriture que je pointe avec défiance vers vos yeux exorbités quand l’envie m’en prend de vous titiller les neurones.
Alors comment je fais ça à votre avis ? Vous matez ma main droite – et illico prestement – vlà que se pointe le lapin dans ma main gauche ! Ou bien je l’extrais de votre oreille, ou d’un Gibus, ou d’un moule à gaufre ou d’autre chose.
Il n’y a que peu d’endroits où je consentirais à me bourrer un lapin, même si ce n’était que pour un tour de magie hypothétique
Mais revenons à l’écriture et mettons de côté le sevrage des lapins pour l’instant, vous voulez bien ?
Bien.


D’abord, dans un passé récent mais pas tant que ça, j’avais écrit un
pavé qui pèse toujours lourd côté larfeuille. Bref, résultat, il ne se vend pas. Même si on m’en a dit pas beaucoup de bien pas que du mal. 

Beaucoup de mots dans ce rumsteak parlent de mon environnement, le maritime, je veux dire, et l’africain accéssoirement. Trop de digressions, peut-être…
Bah ouais, je peux pas m’en empêcher, surtout quand je prends mon temps. Alors j’ai décidé de changer d’éditeur pour faire baisser le prix de vente, grimper les ventes et augmenter la taille de mes bas de laine. 
Pasque pour rien au monde ne devez vous rester à l’écart de ce truc fantastique pondu dans l’unique but d’améliorer votre vision. Si la réflexion est votre truc, courez vite chez votre boucher acheter ce pavé, sinon retournez vous sur les épinards au marché du coin.
Mais pas pendant vos heures de boulot, okay ? C’est une partie de ma vie, pas l’intégrale notez bien, et si vous dîtes le contraire à mon armateur, je vous ferai convoquer au conseil d’administration et vous botterai le cul devant tout le monde.
Cul nu.
Ah, mon bouquin est aussi disponible ici sur Amazon et ici à la Fnac

Vous pourrez dire ce que vous voudrez mais c’est d’amour sidéral et de meurtres en masse que je cause dans ce bouquin. Et ouais, je sais pas me tenir.
Pour finir, je vous demanderai de pas faire l’école buissonnière, de pas fréquenter les lapins de Garenne et d’aller fissa lire le blog d’amarilaure que j’adore plus qu’aucune autre au monde sauf à part bien sûr, ma Marylou.

4 sept. 2007

266. Pour le repos de vos neurones, poussez une beuglante !


Ce cri du coeur ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier de la "CGT"

Alors y'a une Kounasse du Medef qui veut rallonger la longévité du temps de travail ? Y'a un Sarko d'merde qu'est d'ak avec elle ???
D’après des études extrêmement sérieuses faites par la rédaction d'M56, le travailleur français ayant atteint l’âge de soixante cinq ans en 2007 aura passé en moyenne et en termes de temps réel : 21,6 ans dans son lit dont 4 à rêver. 
Il aura en outre passé 8,2 ans sur son lieu de travail (en tenant compte des congés, ponts et jours fériés, mais sans compter les jours grevés), 1 an et demi pour se rendre ou rentrer de son lieu de travail, 2 ans dans diverses écoles pour parfaire son éducation auxquels on ajoutera 6 mois de temps de trajet. 
Chez 30 pour cent de ces travailleurs – 75 pour cent dans la fonction publique -, il lui serait arrivé de temps en temps – fréquemment dans l’administration - de somnoler pendant les périodes de travail précitées (ainsi que parfois pendant le temps de transport). Ben dîtes donc !

Récapitulons dans le détail :

- 8,2 ans sur son lieu de travail soit 8 heures fois 5 jours fois 48 semaines fois 37,5 ans.
- 1,5 an en transports domicile travail soit 1,5 heure fois 5 jours fois 48 semaines fois 37, 5 ans.
- 2 ans à l’école soit 7 heures fois 40 semaines fois 12 ans.
- O,5 ans en transports domicile – école/collège.
- 5,4 ans à prendre ses repas soit 65 ans fois 365 jours fois 2 heures.
- 3,9 ans à les préparer soit 47 ans fois 365 jours fois 2 heures. (En considérant que ce travailleur commence à préparer ses repas vers l’age de dix-huit ans, qu’il ne mange jamais à la cantine et que c’est pas sa femme qui lui fait la popotte.)
- 1,5 an à dormir quand il est en bas age soit 3 ans fois 365 jours fois 12 heures.
- 20,7 ans à dormir quand il a passé l’age normal de sucer son pouce soit 62 ans fois 365 jours fois 8 heures.
- O,7 ans à copuler soit en moyenne 4 heures par semaines pendant 52 semaines pendant 30 ans.
Le reste, soit environ 20,6 ans à vaquer à des affaires qui ne regardent que lui ou sa biche.
Notez je vous prie qu’il n’a pas tout à fait travaillé 1/8ème de sa vie (S’il n’a pas somnoler durant ses heures de travail et qu’il n’a jamais fait grève ou été en congés maladie.)


Mais je suis le roi des cons, moi qui vient juste d’atteindre 50 ans et qui ai déjà physiquement passé 16,7 ans sur des rafiots de pêche industrielle (20 ans à raison de 10 mois de navigation effective par an) dont 12,5 à marner et à me faire branler sur des ponts balayés d’eau de mer suivies de 7 ans sur des rafiots de commerce ( 11 ans à raison de 6 à 8 mois de navigation effective par an) dont 3,5 ans de quart mais je compte pas les heures supplémentaires dues aux emmerdes qui arrivent tout le temps, comme chacun le sait, sur un rafiot.

Quand je pense que j’ai encore 12 ans à tirer soit à peu prés 6 ans de navigation dont 3 ans de quart (mais 3 seulement si tout va bien et qu’il y a pas de problèmes en cours de traversées). 
Et je compte pas les temps de transports pour rejoindre mes navires. Si je compte bien, quand j’atteindrais mes 60 balais, je devrais atteindre au mini minimum les 29,7 ans de bord dont 19 de travail effectif mais plus prés de 22 avec les aléas de la navigation. 
Putain, plus du double que ces enfoirés de la CGT qui se plaignent tout le temps !

Et je trouve encore le moyen de trouver assez de temps libre pour vous calculer tout ça…

Je suis vraiment bien le roi des cons, merde ! Et vous plaignez, en plus de'd'ça ????


31 août 2007

265.Ils ne fabriquent plus le bon vieux temps comme d’antan


Oyez, oyez, gentes dames et pucelles, et vous aussi, sales gentils gueux et damoiseaux. Ce qui suit et vrai, je me languis pour une vie de simplicité. La vie à notre époque qu’on dit moderne peut s’avérer frustrante. Et effrayante même, avec le réchauffement planétaire, les taux de cholestérol et les rediffusions des Feux de l’amour en HD.

Je me languis pour une existence plus paisible, exempte des complications du système de vie du 21ème siècle. Je me sens même prêt à ré-adopter certaines de nos vieilles traditions enfouies dans nos mémoires. Recapturer les vents d’Halcyon du temps jadis. Et je me moque pas de vous là…

Et pour commencer, j’aimeroyes bien qu’on puisse réutiliser les patronymes pour décrire les occupations de chacun. Quand je rencontrerais un Sabatier, je saurais que je pourrai lui confier mes tongs à re-semeler sans le voir sourciller des sourcils en les relevant effrontément. 
Si je croisais un Boulanger, je pourrais lui demander un pain aux raisins sans qu’il s’en offusquasse. Brasseur me servirait de la bière, Lecouvreur serait le bienvenu pour remplacer céant les ardoises tombées de mon toit à la dernière bourrasque, Letanneur arrêterait de me tanner le fion et me fabriquerait un tipi. 
Ah, j'allais oublier, Patator serait le tireur de coups francs officiel des Bleus de France et Lecornu me laisserait monter sa gente femme dès qu'il aurait le dos tourné. Tout ça serait très cool, vous trouvez pas ?

Et pendant qu’on y est, pourquoi qu’on ne reviendrait pas à la locomotion à cheval ? Le sans plomb 95 coûte la peau du derche, la pollution est à couper à la serpe puis j’en ai ras le cul d’embrayer-débrayer à plus savoir qu’en faire dans les ralentissements et les mises en bouteille. 
On ferait mieux de revenir à la méthode naturelle, sur le dos de quadripèdes poilus, domestiques et sentant bon le crottin. On pourrait cavaler à douze, ou même à quinze, de front sur une autoroute, trotter en sifflotant en descendant la rue Bichon pour se rendre au bureau de poste. 
Bon d’accord, on aurait besoin d’écuries et d’étables (pour les chars à bœufs de Norbert Dentressangle), de pains de sel et de meules de foin sur les aires d’autoroutes et les hypermarchés Leclerc. 
Et la qualité quantité de cacas d’animaux dans les rues augmenterait sensiblement – mais avouez que ce serait un petit prix à payer pour nous débarrasser enfin de nos monstres d’acier, de résine et de caoutchouc qu'on vole aux vietnamiens. Et pensez à toute la glu et tous les big macs qu’on pourrait fabriquer avec les restants de nos montures.

Et ce n’est pas tout, partez pas déjà! Je pense aussi qu’on devrait aussi se mettre à régler nos comptes à la bonne vieille manière du temps de Rocambole. Au pistolet à mèche. En duels. Si c’était bon pour les contemporains des trois premières républiques, ça doit être bon pour la présente, non ? Foin des Glocks, des Uzi et des Brownings – ces gadgets vous aideront pas beaucoup de toutes manières, une fois que vous serez à essayer de pas tomber du dos de votre canasson. 
Z’imaginez une fusillade à cheval entre les mecs de Medellin et une bande de narcoflics ? Moi non plus. On abaisserait le niveau de la criminalité de quelques atmosphères si les candidats aux échanges de concentré de galène désulfuré – plomb ou Hg pour les incultes – étaient forcés de faire leurs sales besognes avec des pistolets à pierre à briquets. 
Ces trucs avaient plus de chance de vous exploser entre les pognes que d’éliminer votre adversaire de toutes manières. Même moi, j’y regarderais à deux fois avant de proposer de nous écarter de dix pas au mec qu’aurait mater d’un peu trop près dans le décolleté à Marylou même si elle a de beaux nichons. Même si elle me traîte souvent de cornichon, soit dit en passant.

Je ferais aussi disparaître l’Internet – si y’a un truc pour décrire la ‘technologie moderne’, c’est bien l’Internet. Alors faudra qu’on apprenne à chercher notre porno ailleurs. Je supprimerais même le Minitel. Aux chiottes aussi nos communications – les e.mails par la fenêtre. On pourrait redévelopper la Pony Express du vieux Farwest, s’envoyer des parchemins, ou même, on peut rêver, s’envoyer des bons vieux signaux de fumée comme les compatriotes à mon amour de Cerise Blackhawk. 

Bien sûr, y en aura toujours qui s’amuseront à trouver rigolo d'envoyer des Spams, ça risque d’obscurcir un peu le ciel, un peu comme dans le Péloponèse en ce moment, à essayer de nous revendre leurs huiles de serpent ou leur mélange beurrés pour développer vos pénis - le mien, ça va, l'en a pas besoin, vous avez bien noté les filles? 
Et vous pensiez que les Pop-Ups étaient graves ? Au moins on risquait pas le cancer du poumon ou la suffocation avec cette merde.

Finalement, faudrait qu’on recommence à causer comme nos aïeux. Tout les nouveaux jargons huppés, philos comme celui de Jelta, des ghettos ou techniques : du balais ! 
Remplaçons tout cela avec le langage des ménestrels et autres troubadours. Bien sûr, plus personne n’y entrave queutchi dans ce vieil idiome de nos jours, mais est-il véridiquement si différent du parler technocratique nous gonflant de mots tels ‘emoticon’ ou ‘spyware’ ? 
Si nous voulons redevenir intelligibles, au moins pouvons nous tenter de le faire en rabelaisien. C’est mon point de vue.

Certaines de ces mesures nous faciliteraient elles la vie ? Peut-être. Peut-être qu’on devrait demander ça aux romanichelles. Pas ceux qui roulent en Mercédès, non, les autres, ou aux Amish là bas, en Amérique, avant de faire quoi que ce soit. 
C’est vrai qu’ils ont l’air heureux, mine de rien, à vivre dans des granges, à rouler en charrette, sans boire ni fumer ni b…. houlà ! 
Si on doit vraiment être sérieux en allant rétro, je suppose qu’on devra aussi se mettre à observer tous les vieux préceptes religieux de nos ancêtres aussi. 
Merde, j’avais pas pensé à ça. Je refuse de me lever avant midi le Dimanche alors c’est mal barré. Bon, ben tant pis alors. Peut-être que la vie moderne n’est pas si horrible que ça, tous comptes faits.
Hem ...assurément.