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MAMAN, DOIS-JE FAIRE CONFIANCE AUX MONNAIES FIAT ?
Il existe un certain type de conversation britannique qui se déroule dans une pièce tranquille, avec deux tasses de thé qui refroidissent sur la table. C’est le moment où que le premier mec avoue à l'autre que son pays est en train de se faire bouffer de l’intérieur, que les élections sont une vaste blague, et que sa future pension servira juste à rembourser une dette que personne n’a jamais eu l’intention de rembourser. L’autre, qui y croyait encore à moitié, reste assis là et sent ses derniers espoirs de citoyen respectable et flegmatique s’évaporer en même temps que la vapeur de sa tasse de thé le fait depuis tout à l'heure.
Ces conversations se multiplient ces derniers temps. On les entend dans les pubs de Bedford, les cafés de Manchester, et chez les quinquas insomniaques qui se sont mis à lire des bouquins que leurs pères auraient qualifiés de complotistes. Et elles ont lieu parce que les explications officielles ne collent plus du tout à la réalité.
Le constat est brutal : l’État britannique, encore plus pire que le nôtre, est incapable de construire un hôpital dans les temps et dans le budget. Incapable de contrôler ses frontières. Incapable d’avoir de l’électricité sans supplier des gens qui le détestent. Incapable de punir les gangs qui s’en prennent ouvertement aux gamins et aux gamines dans les villes du Nord. Incapable de loger ses propres citoyens, qui claquent plus de la moitié de leur salaire pour un appart qu’ils ne posséderont jamais. Et incapable d’arrêter l’arrivée de centaines de milliers de nouveaux immigrants demandeurs d’aides sociales pour ces mêmes logements.
Pourtant, pendant ce temps, le FTSE à la bourse de Londres bat des records, les responsables de ce merdier se retirent dans de belles baraques et des cabinets de conseil bien juteux, et la BBC s’excite sur les pronoms des dérangés dégenrés non-genrés. Deux choses ne peuvent pas être vraies en même temps. Et c'est pareil chez nous les gaulois. Soit nos dirigeants sont la classe dirigeante la plus incompétente de l’histoire moderne de l’Europe… soit l’échec est exactement le but recherché. Et dès qu'on acceptes la seconde option, tout s’éclaire d’un coup. Et notre sommeil en prend un coup.
Ce qui suit est l’argument en faveur de cette seconde possibilité. Il vient de gens qu'ont passé vingt-cinq ans au cœur du système et qui en sont sortis persuadés qu’il fonctionne exactement comme prévu. Attention, c’est pas une lecture réconfortante.
L’opinion publique, bien formatée, veut que les coupables soient les Juifs, les Musulmans, les Asiatiques ou n’importe quel groupe que notre colère nous a appris à détester. La réalité est plus froide : il s’agit d’argent, d'un tout petit nombre d’institutions qui ont le pouvoir de le créer à partir de rien, et de ce qu’elles font avec trois siècles d’avantages accumulés.
Le péché originel
La livre sterling, cette monnaie si respectable dans l’imaginaire européen, est née d’un prêt privé. En 1694, un Écossais nommé William Paterson prête 1,2 million de livres au roi d’Angleterre contre un intérêt perpétuel plutôt que contre le remboursement du capital emprunté. En échange, il obtient le monopole de la création de la nouvelle monnaie nationale. Depuis, chaque livre en circulation commence sa vie comme une dette.
Les maths du truc sont vicieuses. Le capital est créé avec le prêt, mais pas les intérêts. Il faut donc un nouveau prêt pour payer les intérêts du premier, puis un autre pour le deuxième, et ainsi de suite. C’est un Ponzi monumental inscrit dans l’ADN de la finance britannique, et exporté ensuite à toutes les banques centrales du monde. Bravo les British, vous avez inventé le virus et tout le monde l’a chopé. Merci.
Les conséquences ? Un système qu'a besoin d’endettement perpétuel exige une population qui emprunte sans arrêt. Le consommateur devient un actif à traire : 30 % sur la carte bleue, 400 % sur les crédits rapides. La petite entreprise crève parce qu’elle paie les mêmes taux que le smicard. La grande entreprise, elle, emprunte presque à taux zéro, achète ce que le peuple peut plus se payer et le lui loue. L’État prend le reste de la dette et l’envoie à la génération suivante, qui n’est même pas encore née et ne peut donc pas voter. Classique.
C’est pas du capitalisme. C’est du socialisme pour les copains de la banque centrale et du combat de rue hobbesien pour tous les autres. La banque qui plante mille milliards se fait renflouer un dimanche soir par le ministre des Finances qui y bossait avant. Le plombier dont la camionnette tombe en panne fait faillite en mars. Et le même politicien te vend ça comme « le marché libre ».
Résultat : une économie en forme de K. Ceux qui possèdent les actifs montent comme le bras qui montre la Lune. Ceux qui les paient (loyers, inflation, salaires qui fondent) descendent comme l'autre bras qui pointe la crotte d'un clébs. Il y a pas de milieu. La forme de la lettre elle-même l’interdit. Le système Paterson a été repris par les Rothschild en Grande Bretagne à partir de la bataille de Waterloo puis à un niveau quasi-mondial par la suite..
La Grande-Bretagne a inventé ce système. Et ce dernier l’a dévorée.
La suite de l’histoire, c’est la Royal Navy et la Compagnie des Indes orientales : canonnières + opium + pillage organisé = profits pour les actionnaires. Ils ont rendu la Chine accro, ruiné l’Inde, créé la HSBC et fait converger les richesses du monde vers Londres. Magnifique pour les actionnaires. Moins pour le peuple britannique qui a fini par devenir accro à son propre empire.
À la fin de la Première Guerre, l’Angleterre était ruinée. La classe dirigeante, elle, n’a pas coulé avec le navire. Elle a pris ses valises, son capital et ses contacts direction… l’Amérique. Pile au moment où que les États-Unis se dotaient d’un impôt sur le revenu et d’une banque centrale privée. Coïncidence, bien sûr.
Le siècle américain a copié le modèle rothschildo-britannique en mieux. Deux guerres mondiales où ils se pointent presqu'à la fin des hostilités pour prêter l’argent et ramasser les morceaux. Bretton Woods, le dollar roi, le FMI, la Banque mondiale : « Acceptez une banque centrale et privatisez tout, sinon… » Le classique.
En 1971, Nixon ferme la fenêtre or. Vu que notre pays via De Gaulle, mais aussi l'Allemagne et l'Angleterre, commencent à rapatrier tout leur or des USA, le Président Nixon s'est pointé à la téloche le 15 août 1971 avec un ton contrit pour annoncer qu'à partir de ce jour les USA arrêtaient la convertibilité du dollar en or. Cettte mesure "temporaire" est toujours active 55 ans plus tard. Toutes les monnaies du monde sont désormais des monnaies FIAT, ce qui est la locution latine pour dire que ces monnaies valent ce que leurs créateurs disent qu'elles valent, et pas un kopek de plus. Promesse temporaire, toujours valable 50 ans plus tard comme l'impôt sur le revenu créé temporairement pour soutenir l'effort de guerre de la 1ère guerre mondiale. Depuis, toutes les monnaies sont du vent. Fiduciaires, qu’ils disent. On appelle ça du Monopoly maintenant.
Qui dirige réellement ça ?
Il y a pas de grand méchant balafré. Il y a une structure. Et depuis les années 2000, trois boîtes — BlackRock, Vanguard et State Street — contrôlent une montagne de fric inimaginable. Elles choisissent pas les actions, elles les achètent toutes. Et surtout, elles votent avec.
Résultat : elles sont actionnaires majoritaires de presque tout ce qu'on utilises. Nos téléphones, nos plateformes, nos banques, nos cafés, nos futurs cercueils. Rien de caché, rien d’illégal. Juste une convergence d’intérêts totale. La Gouvernance Socio-environnementale ? C' était rien que la démonstration publique de qui tient vraiment le volant.
Les politiciens ne sont pas aux commandes
Ils sont sélectionnés, financés et compromis. Ceux qui refusent l’argent n’avancent pas. Ceux qui l’acceptent et ne jouent pas le jeu ont soudain un « passé compliqué » qui ressort. Epstein n’était qu’un rouage. Le système existait avant et continuera après. Le compromis mutuel, c’est la vraie monnaie d’échange au sommet.
Quand Keir Starmer, l'enfoiré de 1er sinistre britannique, rencontre Larry Fink, le PDG de BlackRock, personne se demande qui qui mène la danse.
À quoi ça ressemble en temps de guerre ?
C’est très simple : on dépense des milliers de milliards, on enrichit Lockheed, Raytheon et BlackRock, on restaure les champs de pavot en Afghanistan, et on fait semblant d’être déçu du résultat. Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Ukraine : même schéma, mêmes gagnants. Les morts paient l’addition, les actionnaires ramassent les dividendes.
Le projet européen a toujours été un vassalage
Paix et amour sur le papier. En vrai : dépendance énergétique, OTAN, dette, et BlackRock en arrière-plan. L’Allemagne a tué son industrie toute seule en suivant les ordres. La Grande-Bretagne décline depuis un siècle et fait semblant que tout va bien parce que la Bourse monte (dans une monnaie qui fond). Notre pays ? Je vous raconte même pas tellement on est dans la mouise.
La migration fabriquée
Personne n’en voulait. Tout le monde l’a subie. Elle fait baisser les salaires, monter les loyers, atomise la société, renforce l’État et crée des tensions permanentes. C’est fait exprès. Toutes les « explications » contradictoires le prouvent.
L’État de surveillance
Ils savent tout sur nous. Et ils en veulent encore plus. Identité numérique, CBDC/MNBC, score de conformité : la marque de la Bête version 2026. Pas besoin d’être eschatologue pour trouver ça glauque.
Le pillage des actifs commence à la maison
On imprime, on dévalue, on fait monter les actifs, on appauvrit le peuple par l’inflation, et on propose de la dépendance sociale en échange et toutes les pillules bleues votent pour le plus offrant, que ce soit la gauche, le centre ou la droite y-compris les soi-disants extrêmes. Classique des pays qu’on pille. Sauf que cette fois, ils le font aux pays occidentaux eux-mêmes.
Le bien qui ne peut être confisqué
L’espoir ne viendra pas des urnes, des manifs ou d’un sauveur charismatique. Bardella comme Retailleau sont de gauche. Il arrive des gens qui commencent à reprendre le contrôle : or et/ou argent physique, Bitcoin ou Monero en self-custody (ledger USB ou Cake Wallet), comptes bancaires en Russie, économies locales, familles solides, éducation/instruction hors éducation nationale, foi retrouvée, et parfois même déménagements vers des endroits moins suicidaires.
Le système est puissant. Il est aussi fragile. Il a besoin qu'on continue à jouer le jeu et il y a encore beaucoup trop de cons qui le jouent. Mais de plus en plus de gens arrêtent. C’est la seule chose que craint vraiment ce système.
Pendant ce temps, les indices boursiers continuent de monter, les ministres des finances font leurs discours, et la dévaluation se poursuit. Ceux qui tirent les ficelles n’ont pas peur de nous. Ils devraient.

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