Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

6 févr. 2026

1151. DÉSOBÉISSEZ !

 


DÉSOBÉISSEZ !
C’est en réclamant la liberté que l’on devient esclave 
(ou comment se prendre pour un rebelle en beuglant des "No pasarán" et suppliant qu’on vous rende ce que vous avez déjà)

Au fil des siècles, des tas de gens se sont entretués avec des drapeaux, des slogans et des prières pour « instaurer la liberté ».

Et bien sûr, à chaque fois, on a sorti la carte « Dieu est avec nous » pour faire avaler la pilule.
Classique. Intemporel. Pathétique.
Invoquer la providence pour avoir la liberté, c’est déjà signer son contrat d’esclavage en trois exemplaires.

La liberté est là dès le départ, dans chaque cellule, dans chaque respiration.
Mais la plupart des gens préfèrent regarder ailleurs et attendre qu’un sauveur vienne leur ouvrir la cage qu’ils ont eux-mêmes verrouillée.
On est tous des lâches professionnels au quotidien, avouons-le sans tortiller du cul.
Alors arrêtez de faire semblant d’être choqués quand on vous le dit.

Un peu de honte ferait même du bien, histoire de changer de disque.
On naît déjà esclaves, on est élevés pour le rester, et là, miracle, certains commencent tout juste à se demander pourquoi qu'ils ont toujours mal aux genoux.
Chapeau pour la vitesse de réaction, vraiment.

Allez, petit exercice de salon, si vous avez deux minutes entre deux stories Instagram :
Asseyez-vous. Fermez les yeux.
Et comparez honnêtement :
– ce que vous devez faire chaque putain de jour
– et ce que vous voudriez vraiment faire.  
La distance entre les deux ? C’est exactement la taille de la chaîne que vous vous êtes passée vous-même autour du cou depuis que vous êtes sorti du ventre de votre mère. Félicitations, c’est du sur-mesure.

« Le devoir de désobéissance »
« Si l’injustice fait partie des frictions inévitables du fonctionnement de l’État, laissez-la faire, laissez-la faire : elle finira peut-être par s’user – la machine finira certainement par s’user… mais si elle est de nature à vous contraindre à être l’instrument de l’injustice envers autrui, enfreignez la loi. Que votre vie soit une résistance pour arrêter la machine. Ce qu'on doit faire, c’est veiller, en tout cas, à ne pas se prêter au mal que l'on condamne. »
Henry David Thoreau


Pendant que vous, vous likez des posts genre « élevez vos vibrations » en attendant que l’État vous rende votre dignité sur un plateau, l’obéissance, c’est la colle qui tient tout le château de cartes de l’oppression debout.

Sans moutons dociles, pas de berger qui tienne.
Même le dictateur le plus mégalo peut pas tuer 70 millions de personnes tout seul avec une petite cuillère.
Il a besoin d’une armée de gens « qui suivent les ordres », « qui font leur travail », « qui ont une famille à nourrir ».
Vous savez, les excuses préférées depuis 5000 ans.

Le désir de pouvoir, c’est un virus assez con : il ne se transmet que par la soumission volontaire des autres.
Et comme il y a toujours plus de gens terrifiés que de gens lucides, eh ben… bingo, jackpot oppression.

Et venez pas me chanter que ça concerne « seulement les grands méchants systèmes ».
Non, non, ça marche aussi très bien dans nos couples toxiques, dans vos bureaux open space, dans vos groupes d’amis qui vous jugent en silence, dans votre famille qui vous fait culpabiliser, dans cette petite voix qui vous dit « faut pas faire de vagues ».
Partout. Tout le temps. Même dosage.

Les lois ? Du papier cul signé par des gens qui ont aussi peur que vous.
Elles n’existent que parce qu’assez de personnes acceptent de jouer le jeu.
Si demain 30 % des flics, des juges, des huissiers, des profs, des employés de banque disaient « non, celle-là j'y obéirai pas », le château s’effondrerait en moins de 72 heures.
Mais bon… Netflix est plus confortable.

« La liberté ne se donne pas. Elle se conquiert. »
Max Stirner
(essayez de demander poliment à votre patron de vous rendre votre dignité, pour voir ce que ça donne)
Demander la liberté = admettre qu’on ne l’a pas.
Et si on ne l’a pas, c’est qu’on l’a déjà donnée.
Logique implacable. Déprimante. Vraie.

La seule chose à faire : décider que nos corps et nos esprits ne sont plus à louer. Point.
C’est ridiculement simple sur le papier, et monstrueusement difficile dans les faits.
Parce qu’on préfère mille fois accuser le système, le gouvernement, le patron, le voisin, le climat, les reptiliens… plutôt que de regarder dans le miroir et de se dire :
« Ah merde, c’est moi qu'a dit  oui à toute cette merde depuis 35 ans. »

On nous a programmés dès la maternelle à :
– montrer patte blanche
– lever la main pour parler
– faire plaisir à la maîtresse
– se méfier de nos propres désirs
– croire qu’on est cassés et qu’il faut un diplôme / un médecin / un gourou / un politique pour nous réparer  Recette officielle du totalitarisme soft.
Fonctionne à merveille depuis des générations.
5 étoiles sur Trustpilot.


Programmation basée sur la peur
« Les pionniers d’un monde sans guerre sont les jeunes qui refusent le service militaire. »
Albert Einstein
(pendant que 99 % des autres font la queue pour aller se faire trouer la peau « par devoir »)

La peur, carburant n°1 de tout système qui veut durer.
Amygdale* en PLS, néocortex en veille prolongée = population idéale pour se faire manipuler en boucle.
Les médias ne font même plus semblant : chaque saison a son nouvel épouvantail.
Virus, guerre, climat, migrants, IA, pédocriminalité de masse, pénurie, astéroïde…
Peu importe le nom, pourvu que ça fasse monter l’adrénaline et baisser le QI collectif.
Irak 2003 : « Armes de destruction massive ? » Zéro. Nada.
Mais la peur post-11/09 était tellement forte que des millions de gens ont hoché la tête devant le mensonge le plus éhonté du siècle.
Et on en est encore à payer les pots cassés.

L’Holocauste, s'il a bien eu lieu je veux dire ? Pas besoin d’une nation de monstres.
Juste une nation de gens qui ont eu très peur de perdre leur place, leur salaire, leur respectabilité.
« J’obéis, c’est tout. »
La phrase la plus assassine de l’histoire. La peur est une drogue puissante, discrète, et gratuite.
Elle nous fait prendre le mal pour la sécurité, la soumission pour la vertu, la lâcheté pour de la prudence. Et pourtant…

Quand on arrête de trembler, la peur se transforme en autre chose.
En force.
En amour qui ne négocie pas. L’amour plutôt que la peur
Il n’y a que deux boutons : peur ou amour.
Peur → contraction, repli, mensonge, violence passive-agressive.
Amour → expansion, vérité, créativité, vulnérabilité assumée. John Lennon l’avait compris.

La plupart des gens préfèrent scroller.


Choisir l’amour à chaque fois où la peur hurle « mais faut pas faire de vagues » est la chose la plus subversive qui existe aujourd’hui.
Et la plus rare. 
Le changement que tout le monde attend désespérément ?
Il viendra pas d’un vote, d’une manif, d’un gourou et encore plus moins d’une appli de méditation à 14,99 €/mois.
Il viendra quand assez de gens arrêteront de se mentir à eux-mêmes.

Tout commence dans nos têtes.
Puis dans nos choix de tous les jours.
Puis dans un "non catégorique" au prochain ordre imbécile.

La liberté n’est pas un cadeau.
C’est une décision répétée.
Souvent douloureuse.
Presque toujours solitaire au début.

« Le courage est un mot du cœur. »
Brené Brown
(la majorité préfère avoir raison que d’avoir du cœur, c’est plus confortable)
Se soumettre à la connerie ambiante, à la violence légale, à la haine banalisée, à la destruction lente de tout ce qui vit…, c’est de la lâcheté certifiée.  Désobéir, aimer malgré tout, dire non quand tout le monde dit oui…, ça c’est du courage.

Et au fond, vous le savez tous très bien. Alors choisissez. Peur ou amour.
Esclave poli ou être libre qui dérange. Y’a pas de version tiède.
Y’a pas de « un peu les deux ».  Soyez le changement.
Ou continuez de liker les posts qui parlent de changement.  À vous de voir.
Mais venez pas pleurer après.

30 janv. 2026

1150. Comité de Planification Future

 

COMITÉ DE PLANIFICATION FUTURE

De retour dans la voiture, Gavin Newsom, le président fraîchduleusement élu, poussa un soupir de soulagement. Pas un cheveu ne dépassait, malgré l'alerte météo extrême. Son discours d'investiture s'était déroulé à merveille, comme il le savait. Il s'y était entraîné depuis l'âge de dix ans devant la psyché de ses deux papas. Tout en contemplant le paysage avec satisfaction par la vitre, il perçut vaguement une voix à côté de lui.
   
" Discours fantastique comme toujours, Monsieur le Président ", ces mots résonnèrent comme une extase. " Vous avez évidemment reçu le programme de votre première journée, mais l'équipe de préparation souhaiterait savoir s'il y a un point particulier sur lequel vous aimeriez vous concentrer ?
- Le peuple américain ?" Il adressa à son assistante un sourire charmeur. Elle lui rendit son sourire, un peu forcé toutefois.

" Tout à fait, Monsieur le Président." Elle marqua une pause. " Bien que j'ai dans l'idée qu’ils pensaient à des domaines plus politiques.
- Je vois." Gavin jeta un coup d'œil au discours posé sur ses genoux. " Dans ce cas, je suppose que mes priorités seront l'espoir, le progrès woke, un futur inclusif, une Amérique pour tous les genres, tous les pronoms, tous les smoothies végans, et du Fentanyl pour toutes les bourses" Sa mâchoire se crispa tandis qu'il fixait pensivement le vague.
" Formidable, je vais le noter", murmura Dana sans trop s'y attarder. " Comme vous pouvez le constater sur l'itinéraire, votre premier rendez-vous est avec le Comité de Planification Future. Nous y avons consacré trois heures." 

Gavin cligna des yeux.
- Le qui de quoi ?
- Aucune idée, Monsieur.
- Vous pouvez pas demander à l’équipe de transition ?
- Eux non plus n'en savent rien. Mais ils ont dit que c’était super hyper important.
- Comment ils savent que c’est important s’ils savent même pas ce que c’est ?
- Parce que le nom est chiant à mourir", expliqua Dana avec la sagesse des gens qui ont survécu à trop de PowerPoints. " Monsieur le Président, vous êtes resté trop longtemps en Californie. À Washington, plus le nom d’un comité est soporifique, plus il est dangereux. C’est comme les médicaments : si ça s’appelle « Joyeuse Pilule du Bonheur », c’est du sucre. Si ça s’appelle « Comité inter-agences de supervision des flux entropiques multidimensionnels », c’est qu’ils préparent l’apocalypse en silence."  

Gavin renifla avec l’élégance d’un roi qui vient de sentir une chaussette oubliée depuis trois jours.
" Donc ma réunion de cet après-midi avec le « Comité de gestion des risques existentiels top secrets ultra-confidentiels »… c’est du pipi de chat ?
- Exactement, Monsieur. Une banale formalité protocolaire. Café, baise-mains, lèche-culs et gaufrettes." 

La Maison-Blanche était désormais en vue. Le moment dont Gavin avait toujours rêvé était sur le point d'arriver, et pourtant il semblait ailleurs. Dana observa le dirigeant du monde libre répéter sans cesse « Comité de planification future » jusqu'à ce que le cortège s'arrête.
Dès son entrée, le président fut assailli de félicitations et de poignées de main de la part de ses collaborateurs de campagne et de ses alliés politiques. Il saluait chaque caméra d'un sourire familier et d'une salutation expéditive, se frayant un chemin à travers la foule en liesse.
Mais bientôt, il se retrouva avec son équipe rassemblée dans un long couloir. Ses aides s'écartèrent tandis qu'un fonctionnaire anonyme, doté d'une habilitation de sécurité que Gavin n'avait jamais vue auparavant, le conduisait dans une petite pièce qui était en fait un ascenseur.
Aucun bouton ne fut actionné. Il n'y avait aucun bouton. Pourtant, l'ascenseur descendit. Après avoir devalé ce qui lui sembla représenter quelques trente étages, la porte s'ouvrit, l'employé s'écarta et fit signe à Gavin qu'il pouvait sortir.
Alors que les portes se refermaient, un froid inhabituel le saisit. Qu'était-ce ? De la peur ? De l'angoisse ? De la solitude ? C'était la première fois que Gavin se retrouvait seul depuis son accession au poste de gouverneur de Californie, plus de onze ans auparavant. Il s'avança prudemment dans le couloir vers une porte en bois sans prétention portant l'inscription « Comité de planification future ». Après avoir pris son élan, il frappa trois fois, et la porte s'ouvrit.
 
" Bonjour Monsieur le Président ! Je suis le général Glücksman. Veuillez entrer, je vous en prie !"

Le général Glücksman était un homme imposant, au visage en forme de pelle et au nez crochu. Il serra chaleureusement la main de Gavin et l'accompagna jusqu'à une petite table  où deux autres personnes, un homme et un monsieur-madame, étaient déjà installées.
 
" Voici le général Myers et l'amirale Levine", dit-il en hochant la tête. Aucun des deux ne se leva. " Ensemble, nous formons le Comité de planification future." Le général prit place en face du président et le regarda avec un sourire confiant.
" Très bien, vous devez me dire ce que -
- Oh là là, quelle impolitesse de ma part ! " Le général se leva d’un bond avec l’aisance d’un homme bien plus léger. " Désirez-vous boire quelque chose ? De l’eau, un café, ou quelque chose d’un peu plus kitsch comme du lait d'amande ?"
- Non. Je voudrais juste savoir-
- Excusez-moi pour le manque de snacks, vous devez mourir de faim ! Je crains que nous ne recevions pas beaucoup et, eh bien, il est difficile d'obtenir des financements du Trésor quand on ne peut pas leur dire exactement ce qu'on fait", gloussa-t-il.

Après trois tentatives ratées pour tenter de placer un mot, Gavin finit par aboyer : " Général Glücksman, asseyez-vous et dites-moi ce que vous foutez ici à cent mètres sous terre !"  

Silence. Regards entendus entre les trois militaires. Glücksman soupira, retourna à la table et s'affala sur la chaise qui avait déjà bien souffert. " Que fait le Comité de planification future ?" Un silence gêné s'installa tandis que le trio échangeait des regards entendus.

L’amirale Levine prit la parole d’une voix de robot sexuellement frustré :  " Nous surveillons de prés la plus grande menace jamais rencontrée par les États-Unis."  
Gavin bomba le torse. " La Chine ? Pas de souci, j’ai la carotte et le bâton. La carotte c’est le marché, le bâton c’est la Navy. On va les caresser dans le sens du poil jusqu’à ce qu’ils nous échangent des Tesla contre du Fentanyl en gros."  

Silence de mort. Le deuxième général, le moins étoilé des deux, toussota.
" Non Monsieur… pas la Chine.
- Ne me dites pas… la Russie alors ! Vous avez raison, Levine, le Kremlin représente une menace plus immédiate", proclama Gavin, retrouvant son assurance sans effort. " Encore une fois, il faudra employer la carotte et le bâton. Mais cette fois, on va leur enfoncer la carotte dans le cul, pas comme ce molasson de Zelenski, une carotte encore plus grosse, plus longue, plus dure… et plus rapeuse et ensuite on leur enfoncera aussi le baton pour bien bourrer tout ça."  

La « monsieur-madame » le regarda avec incrédulité ; son regard sombre laissait transparaître une perplexité à peine dissimulée – une émotion qui semblait étrangère à ses yeux bruns comme de la mélasse. Les paroles fleuries s'éteignirent comme par magie, tandis que le sourire charmeur de Gavin disparaissait presque aussi vite qu'il était apparu.
Nouveau silence encore plus gêné. Glücksman finit par lâcher, avec la tête de quelqu’un qui annonce à sa grand-mère que son chat est mort :  " Monsieur le Président !" Le sourire jovial du général Glücksman demeurait, mais son regard était fatigué. " Je vous en prie, monsieur le président, n'abordons pas le sujet de cette conversation par élimination. 
- En fait, Monsieur le Président," intervint le général Myers, " l'amirale Levine ne faisait référence ni à la Chine ni à la Russie. Elle faisait référence à… 
- Allez-y, dites-moi tout." Gavin n'avait quasiment jamais été interrompu de sa vie, mais, une fois de plus, la curiosité l'emporta. " Quelle est donc cette grande menace pour la sécurité ?
- Eh bien… ce sont les envahisseurs étrangers."  

Gavin serra les mâchoires et fixa le lointain. " Écoutez, Glücksman, je sais que l'administration précédente avait des positions intransigeantes, mais je ne qualifierai jamais les migrants en situation irrégulière d'« envahisseurs étrangers ». Ce sont des êtres humains en quête d'une vie meilleure et de très bons électeurs, même si nous devons maintenir des frontières fortes, notre grande nation a été fondée sur -
- Excusez-moi, Monsieur le Président, vous avez mal compris. Nous ne parlons pas d'étrangers venus de la frontière sud. Nous parlons d'extraterrestres… d'étrangers venus… de l'espace !" Glücksman eut au moins la décence d'afficher une mine gênée en prononçant le dernier mot. 

Gavin explosa de rire pendant huit secondes pleines, puis s’arrêta net quand il vit que personne ne se marrait avec lui.  " Attendez… vous êtes sérieux ?
- Tout ce qu'il y a de plus sérieux, monsieur le président". 

S'ensuivit un échange prévisible et répétitif, Glücksman tentant d'expliquer la situation tandis que Gavin rejetait systématiquement ses explications, les qualifiant de plaisanterie, peut-être d'initiation ou de pari de bureau. L'impasse fut débloquée lorsque Glücksman fit remarquer que l'ascenseur ne serait pas remis en service avant plus de deux heures. Le Président ferait donc bien de l'écouter.
  
" Très bien, disons que je morde à l'hameçon. Pourquoi représentent-ils une telle menace ?
- Eh bien, c'est très compliqué, Monsieur le Président, mais je dirais que ça se résume à deux choses. Premièrement, c'est une race intergalactique expansionniste et sanguinaire, un peu comme celle de mes ancêtres soit-dit en passant, uniquement obsédée par le dépouillement, l'asservissement et la mise en esclavage des autres espèces." Gavin frissonna. C'était une drôle de plaisanterie. " Deuxièmement… nous avons fait une très mauvaise première impression.
- Une mauvaise première impression ?
- Il y a près d'un siècle, l'un de leurs explorateurs s'est écrasé à Roswell, au Nouveau-Mexique", poursuivit Glücksman en se penchant en avant. Cela lui semblait familier. " À cette époque, le Comité avait déjà été créé. Nous avions une stratégie", soupira-t-il. " Mais la CIA a retrouvé l'explorateur avant nous…
- Et qu’ont-ils fait ?
- Ils l’ont capturé, euthanasié et ont pratiqué une autopsie secrète sans raison apparente. Les relations sont très tendues depuis." 

Gavin croisa le regard de Glücksman. Un bleu électrique rencontra un brun impassible tandis qu’ils s’observaient de part et d’autre de la table. Gavin cligna des yeux. " Très bien, je vais supposer que ce que vous me dites est vrai. Quelle est notre relation avec ces… étrangers ? " Il jouait le jeu, mais il refusait d'utiliser le mot « extraterrestres ».
" Comme je le disais, la situation est instable. Ils ont menacé d'envahir le pays à plusieurs reprises, mais -
- Attendez. Que voulez-vous dire par « ils ont menacé d'envahir » ? Comment le savez-vous ?" 
Glücksman fronça les sourcils. " Eh bien, ils nous l’ont dit.
- Comment ? Ils vous ont contactés ?
- Pardonnez-moi, Monsieur le Président, j'aurais dû le préciser. Ils communiquent par des signaux lumineux envoyés vers notre planète. Vous les connaissez peut-être sous le nom d'aurores boréales. Bref… 
- Bien essayé. Il existe une explication scientifique aux aurores boréales." 
Bauer soupira. " Et de quoi s’agit-il, Monsieur le Président ?
- Eh bien, le soleil émet de l'énergie qui frappe l'atmosphère et se transforme en électricité, enfin… pas de l'électricité à proprement parler, mais une sorte d'électricité spatiale ionisée… une ionisation verte qui se réfracte sur… vous savez… la haute atmosphère pour donner au ciel sa couleur… verte.
- C’est ce qu’on raconte aux écolos et aux influenceurs Instagram, Monsieur. En réalité c’est une espèce de Morse cosmique".  

Gavin commence à transpirer sous son brushing indestructible.  " Et… ils veulent quoi ?
- Nous envahir, monsieur.
- Bon, Glücksman, les extraterrestres vous ont fait part de leurs intentions grâce aux aurores boréales", soupira Gavin, partagé entre une angoisse existentielle et une irritation extrême, selon que tout cela soit vrai ou non. " Qu'est-ce qu'on fait ? On les atomise ? " 

Glücksman esquissa un sourire ironique. " Pardonnez-moi, Monsieur le Président, mais menacer les extraterrestres avec des armes nucléaires, c'est comme une fourmi-
- D’accord, je comprends.
- Laissez-moi terminer. C’est comme une fourmi qui menacerait un éléphant avec une feuille de pissenlit particulièrement pointue. Nous disposons de peu d’informations sur leurs capacités militaires, mais s’ils envahissaient notre territoire, nous ne survivrions pas trente secondes.
- Trente secondes ?
- Oui, le temps approximatif qu'il leur faudrait pour garer leurs vaisseaux." 

Gavin se laissa retomber sur sa chaise, abasourdi. Muet pour la première fois de sa vie. L'amirale et l'autre général, qui attendaient leur tour en silence, levèrent les yeux, perplexes, jusqu'à ce que Glücksman intervienne. " Heureusement, nous avons une arme secrète. Une arme dont ils ne peuvent même pas imaginer l'existence"

Gavin se pencha en avant, captivé par les paroles du général. En réalité, il soupçonnait Glücksman de savourer le suspense. " Et quelle est-elle, Glücksman, nos F35, nos THAAD ?
- Des histoires, Monsieur le Président", répondit-il doucement. " Nous pouvons raconter des histoires.
- Putain Glücksman ! Je m’attendais à une Étoile de la Mort ou un truc dans ces eaux-là." Gavin passa ses mains dans ses cheveux. Étrangement, toujours impeccables. " Des histoires ? C’est quoi ce délire Disney ? " Le regard de Glücksman ne faiblit pas. Le type affable qui avait offert un verre à Gavin près d’une heure plus tôt avait disparu depuis longtemps.
 
" Monsieur le Président, comment savez-vous qu’il n’y a pas d’Étoile de la Mort dans l’espace ?
- Je suppose que c'est une question toute rhétorique ?
- Pas du tout, monsieur le président. Répondez à la question." 

Gavin fixa une fois de plus les yeux imperturbables. " Eh bien, je suppose que je sais que ça n'existe pas parce que c'est de la fiction de chez Lucas. Je l'ai vue dans un dans un des ses films.
- En effet !" Les yeux de Glücksman s’illuminèrent. " Les êtres humains peuvent concevoir des choses qui n’existent pas. Les extraterrestres, eux, en sont incapables." 
Gavin resta de marbre. " Glücksman, j'ai encore l'impression que vous me faites patienter jusqu'à une conclusion. Pourriez-vous, juste cette fois, aller droit au but ?
- Bien sûr, Monsieur le Président", répondit Glücksman avec un sourire radieux, imperturbable. " Nous savons, d'après leurs communications, qu'ils ont recueilli à distance une quantité considérable de données sur notre mode de vie, mais ils sont incapables de distinguer le vrai du faux. Ils ne comprennent même pas le concept de fiction ! Prenez votre exemple précédent. Ils ont analysé les films Star Wars comme s'ils se déroulaient dans la réalité. Nous pensons donc qu'ils nous craignent.
- Ils nous craignent parce qu’ils pensent que nous avons construit une Étoile de la Mort ?
- Essentiellement, oui. Et pour mille autres raisons également." Un éclair de folie brilla dans les yeux de Glücksman. " Monsieur le Président, toutes les œuvres de fiction que nous avons jamais créées sont considérées par eux comme des faits réels. 

Gavin prit une profonde inspiration tandis que les rouages ​​de sa pensée tournaient à plein régime.

" Donc, votre solution consiste à faire plus de films du genre Star Wars ? Donc… notre arme secrète… c’est Hollywood ?
- Eh bien, oui, en partie. À votre avis, pourquoi ces suites lamentables ont-elles été réalisées ? Nous avons aussi produit des franchises de super-héros à la chaîne pour ne rater aucune occasion. Ce que vous devez comprendre, c'est que ces extraterrestres ont été tenus à distance uniquement par notre imagination, par les histoires que nous créons ! Et TikTok. Et les mèmes. Et les fanfics wattpad de 800 pages sur des loups-garous polyamoureux. Ils sont persuadés qu’on a une armée de super-soldats volants, une Étoile de la Mort dans le garage de la Zone 51, et qu’on peut invoquer Godzilla en chantant l’hymne national à l’envers."  

Gavin se prit la tête dans les mains.  " Attendez… donc les suites pourries de Star Wars… c’était pour faire peur aux aliens ?    
Gavin avait du mal à s'enthousiasmer outre mesure à l'idée qu'une race extraterrestre sanguinaire (dont il ignorait l'existence) soit dissuadée d'une invasion par de simples films de science-fiction de qualité moyenne. Il tenta néanmoins le coup. " C’est une excellente nouvelle, Glücksman. Eh bien, il va me falloir du temps pour digérer tout ça… peut-être toute ma vie. En attendant, je voudrais que ce soit clair. Nous nous rencontrerons toutes les deux semaines jusqu’à la fin de mon mandat. Ça vous va ?
- Très bien, Monsieur le Président, je vois que vous serez bien plus impliqué que votre prédécesseur.
- Je parie que vous dites ça à tous les nouveaux présidents", sourit Gavin, son sourire gagnant faisant timidement son retour. " Et… qu'en est-il du mur dans l’espace que Trump voulait construire ?
- On l’a fait passer pour un délire. En réalité on l’a construit. En Lego. Mais ils ne savent pas que c’est du Lego. Ils pensent que c’est en adamantium vibranium pur."
- Bon, et bien si c'est tout ce que vous aviez pour moi, je devrais vraiment remonter en surface.
- Mais Monsieur le Président, il nous reste encore deux heures et il y a encore tellement de choses à discuter.
- Encore ?" Gavin eut l’impression que son esprit avait été découpé en morceaux, frit et servi avec une généreuse portion de mayonnaise.
" Oui ! Je passe maintenant la parole au général Myers pour le deuxième point à l'ordre du jour."

Le second homme leva les yeux de ses paluches qu'il malaxait depuis une bonne demi-heure et Gavin le remarqua enfin. Mais avant même qu'il ait pu dire un mot, ses lèvres charnues se mirent à cracher des syllabes courtes et saccadées comme une mitrailleuse. Et le ballet recommença.
 
" Monsieur le Président, il est grand temps que nous discutions également des sept menaces persistentielles que représentent le réchauffement climatique, le Covid, le Yeti, le Bigfoot, le Kraken, le Dahu et le monstre du Loch Ness…

-----o-----

Merci pour votre inconditionnel soutien qui me va droit au cœur
... ainsi qu'au porte-monnaie
ou
et à très bientôt ! 

24 janv. 2026

1149. Y-Files 85 à 91

  

Les Y-FILES 85 à 91

Épisode 85
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

Le Temple de Salomon n’est pas ce qu’on a essayé de nous dire. Ce n’est pas un Temple de Dieu, au contraire, c’est un temple d’un monde où l’humain cherche à remplacer Dieu. Certains récits disent que Salomon a fait construire le Temple par des démons. Toutes ses choses sont la raison pour laquelle le Temple de Salomon a été détruit avec un jugement divin. La même chose s’est produit lors du deuxième, et nous sommes en pleine finalisation du troisième. L’humain essaye de construire ce temple, Dieu le détruit dans un jugement divin, et cela s’est produit plus d’une fois…
1.David, un roi déchu, père d’un roi déchu
2.Le roi Salomon et son Temple, selon la Bible
2.1.Le Roi Salomon
2.2.Chute de Salomon
2.3.Le Temple de Salomon
3.Testament de Salomon
3.1.Démons rencontrés par Salomon
3.2.Les 36 esprits zodiacaux en détail
4.Conclusion

Épisode 86
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

As-tu déjà remarqué ce tiraillement en toi ? D’un côté, l’envie d’avancer, de réussir, de devenir quelqu’un. De l’autre, cette lourdeur qu’on appelle paresse et qui te fait culpabiliser. Et si cette « paresse » n’était pas un défaut, mais un signal ?


Épisode 87

(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

L’effet Cobra illustre comment une incitation mal conçue peut transformer une bonne intention en désastre. Qu’il s’agisse des cobras en Inde, des rats à Hanoï ou des clous soviétiques, chaque tentative de résoudre un problème par des primes ou des quotas a fini par l’aggraver. Les gens n’optimisent pas pour l’objectif réel (moins de serpents, moins de rats, des clous utiles), mais pour la récompense fixée par le système. Ce décalage entre intention et résultat rappelle que dès qu’une mesure devient un but en soi, elle cesse d’être efficace.


Épisode 88
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

Un phénomène inquiétant pour l’avenir de l’information sur Internet apparaît lorsqu’on compare les réponses de deux intelligences artificielles, Grok et GPT, à propos d’un supposé programme nommé « Snow White and the Seven Patches », présenté comme un projet interne d’IBM destiné à moderniser le système MVS à travers sept correctifs inspirés des sept nains. Tandis que l’une confirme cette version, l’autre la contredit, révélant les incohérences profondes entre modèles d’IA et posant la question de la fiabilité des connaissances générées automatiquement. Cette dissonance met en évidence le risque croissant d’une désinformation involontaire ou non, amplifiée par la confiance que l’on accorde à ces technologies.


Épisode 89


(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

L’histoire de deux anges déchus
C’est une légende très intéressante, à priori anodine et peu connue, mais qui est très importante, car elle permet de faire des liens avec d’autres récits, qui viennent d’autres cultures ou religions. Dans cette émission, on parle de Harout et Marout, deux anges qui ont chuté par arrogance. L’histoire elle-même est très courte, mais les enseignements qu’elle contient sont très riches.
1.L’histoire de deux anges déchus
2.Version du Coran
3.Version des apocryphes
3.1. Version d’al-Ṭabarî (Tafsîr, sur 2:102)
3.2. Version d’al-Thaʿlabî (Qiṣaṣ al-Anbiyāʾ)
3.3. Version rapportée par al-Qurṭubî
4.Interprétation spirituelle (chez les soufis)
5.Similitudes dans d’autres traditions
5.1. Livre d’Hénoch (1 Hénoch 6–16)
5.2. Livre des Jubilés (chap. 4, v. 15–22)
5.3. Talmud de Babylone (Sanhédrin 106a / Yoma 67b)
6.Conclusion


Épisode 90
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

Il est temps de parler d’une des lois fondamentales de l’existence, celle qui gouverne toutes les autres. Cette Loi apporte une compréhension plus approfondie et plus réaliste des textes anciens, textes qui ont fini par stagner dans le conscient collectif et se sont remplis avec des superstitions et des légendes. Redonnons vie à cette Loi, qui à elle seule, peut apporter la Paix si nécessaire pour l’Homme sur la Terre.
1.Les mathématiques, langue de l’Univers
2.La Loi de toutes les lois
2.1.Le Zéro
2.2L’équilibre
3.La thermodynamique
4.Même chose dans la chimie
5.Conservation de la masse-énergie
6.Conclusion intuitive de ces principes
7.Univers à somme d’énergie nulle
8.Entropie ET Vie
8.1L’entropie donne une direction au temps.
8.2La flèche du temps
8.3L’entropie manque d’équilibre
9.Nouveau paradigme « du temps »
10.L’Équilibre Naturel
11.Melchisédech, Roi de l’Équilibre
12.Le Principe du sacrifice
13.Conclusion

Épisode 91
(Note: La vidéo sur Youtube ne comporte ni liens, ni sources ni vidéos annexes)

Plus on avance dans le temps, plus certaines prophéties deviennent claires. Ces derniers temps, l'actualité a ouvert des nouvelles portes au niveau de la compréhension des textes anciens. Il est temps de plonger dans ces textes, en espérant qu'un jour, on sera capables de "marcher sur l'eau"...
1. Introduction nécessaire
2. La bête aux 7 têtes et 10 cornes
3. Interprétation approfondie
3.1. 1260 jours
3.2. 42 mois
3.3 “un temps, des temps et la moitié d’un temps”
4. La Prostituée – Babylone
5. Conclusion
-----o-----

Un super grand merci à Leo, Rudy et Nico
du site des DéQodeurs et ADNM pour leur énorme travail de réinformation et d'éveil.



22 janv. 2026

1148. L'Agonie de la Pieuvre

 

(On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)

L'AGONIE DE LA PIEUVRE
« …les manifestations du Minnesota ressemblent moins à une éruption locale qu’aux derniers soubresauts d'une machine infernale » 

Trump, Trump, Trump, Crunch, Crunch, Crunch… Oh là là, quel festin pour les neurones de la gauche ! Une invasion de charançons affamés qui rongent les derniers ligaments d’une société qui se croyait civilisée. Mais chut, ne gâchons pas la magie : tout ce cirque insurrectionnel, ce chaos anomique tout droit sorti d’un manuel de psychiatrie du Cluster B, cette joyeuse bande de psychopathes asociaux en costard ou en hoodie, qui n’est qu’une production Netflix low-cost financée par une poignée de milliardaires mégalomanes qui se croient au-dessus des lois et des impôts. 

George Soros et son fiston Alex (Open Society Foundations, la franchise officielle du chaos philanthropique), Neville Roy Singham planqué à Shanghai avec Codepink et ses potes pro-Chine, Reid Hoffman qui jette des billets sur les avocats anti-Trump comme on jette des cacahuètes aux singes, Lauren Powell Jobs qui joue à la veuve noire du journalisme woke avec The Atlantic, Hansjörg Wyss et son fonds d’action berger (oui, berger, parce qu’il faut bien un nom pastoral pour un loup), et bien sûr Bill Gates, le roi incontesté du « je sauve le monde en vous faisant la morale pendant que je rachète des terres agricoles ». Le dream team du mal cosmopolite.

Leur client star, leur vache à lait éternelle ? Le Parti démocrate, évidemment. Et depuis dix ans sa seule et unique mission sur Terre : planquer ses crimes en série, ses rackets institutionnalisés, ses petites combines bien grasses. Le pot aux roses a fini par exploser dans le Minnesota, où l’escroquerie a atteint des sommets tellement indécents qu’elle a été visible à l’œil nu depuis la Lune. Chapeau bas, les artistes de l’arnaque sociale.

Le mode d’emploi est d’une simplicité biblique, presque touchante : 
- On importe des populations en masse (merci les frontières poreuses).
- On les installe confortablement dans un système d’aides sociales conçu comme un self-service géant.
- On les organise en machine à votes zombies et en usine à fraudes électorales.
- On reverse des valises de cash aux politiciens démocrates.
- Et si un blanc hétéro ose ouvrir sa gueule ? On crie au RACISME ! On sort le kit de crise Soros : 1 000 figurants payés à l’heure, pancartes toutes faites, banderoles arc-en-ciel, tenues black-bloc pour faire sérieux, costumes de Pikachu pour faire jeune, parapluies anti-larmes de gaz, nuggets vegan, palettes de briques « gratuites » posées pile là où qu'y faut, et on croise les doigts pour qu’un ou deux se fassent un bobo filmable sur un smartphone. Nouveau martyr en stock, au suivant !

Minneapolis, cette magnifique plaie ouverte qui pue la défaite civilisationnelle, savoure cette semaine un miracle climatique : une vague de froid polaire. Merci Seigneur (ou le réchauffement climatique asymptomatique, au choix). Les anti-ICE, avec leurs piercings gelés et leurs dreadlocks sous le bonnet, se recroquevillent dans leurs piaules de motels payées par Soros, jouant du League of Legends pour continuer à se bastonner en ligne tout en se goinfrant de nuggets Chick-fil-A (oui, les mêmes qu’ils boycottaient la semaine dernière) livrés par DoorDash, et rechargeant leurs batteries pour la prochaine performance artistique révolutionnaire. Même l’ICE se dit « bon, on va pas sortir chasser du violeur multirécidiviste par -25 °C, on est pas des barbares ». Pause méritée pour tout le monde.

Pendant ce temps, à Davos, le grand carnaval des ultra-riches qui nous expliquent pourquoi on doit tous se serrer la ceinture se poursuit. Klaus Schwab a enfin dégagé – dans une odeur de vieux scandales financiers et de fêtes perverses un peu trop privées. Il est remplacé par Larry Fink, le vampire en chef de BlackRock, ce fonds qui possède à peu près tout sauf votre dignité (et encore, patience). Larry Fink : l’homme qu'a failli faire sauter la planète en 2008 avec ses subprimes emballés cadeau, puis qu'a racheté les maisons saisies par quartiers entiers pour les relouer à prix d’or aux millennials fauchés. Résultat ? Plus personne de moins de 50 balais ne peut acheter une baraque aux États-Unis… mais tout le monde peut devenir locataire à vie de BlackRock. Progrès !

Fink embrasse le « capitalisme des parties prenantes » de Schwab : traduction, les multinationales se la jouent gentilles mamies écolos et inclusives pendant qu’elles vous saignent à blanc. Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), accords verts, diversité obligatoire, tout le package qui permet de désindustrialiser l’Europe, de fermer des usines, de foutre des milliers de personnes au chômage… et de se donner bonne conscience en sponsorisant des conférences sur les troubles envahissants du développement. Magnifique escroquerie morale.

Et qui qui vient jouer les trouble-fêtes cette année ? Donald J. Trump lui-même. Il débarque, balance des compliments façon Trump (« Vous êtes les plus grands, les plus beaux, j'adore tes lunettes Manu, t'es le plus intelligent que la Terre ait porté, un leader légendaire comme l'univers en a jamais pondu  ») et leur plante un uppercut au foie direct en live. Le FEM est en soins palliatifs, ils ne s’en rendront compte que dans trois semaines quand les actions commenceront à tousser. Trump leur a annoncé la fin de l’ère globaliste avec le sourire carnassier du mec qui sait qu’il a déjà gagné.

Deux uppercuts concrets :
Le Groenland. Les États-Unis vont se le payer, le louer, le troquer, le prendre en 99 ans renouvelable, peu importe. Le Danemark va pleurer dans son Danette, l’UE va hurler au colonialisme, mais personne n’avait remarqué que la Chine lorgnait dessus depuis des années. Trump négocie comme un squatteur : il emménage avant même que le proprio ait eu le temps de l'ouvrir. Les Davosiens vont s’étouffer avec leur champagne bio.
L’arrestation de Maduro. Le gars vend son logiciel de triche informatique Smartmatic comme des Tupperware sur Leboncoin à plus de 50 pays y compris aux 27 de l'UE. Le Kraken refait surface, et cette fois il a des preuves papier. Les négociations de plaider-coupable battent leur plein à Brooklyn. Résultat : la fraude électorale 2020 sort du placard avec la bénédiction du dictateur vénézuélien himself. Ironie level 9000. Cette saga de fraude électorale pèse des tonnes. Elle expose la criminalité flagrante du Parti démocrate, qui a eu l'audace de frauduleusement propulser un pantin délabré, « Joe Biden », à la Maison-Blanche, laissant une clique de traîtres et de nihilistes presque couler le pays. Les preuves accablantes de ce forfait ont été cachées maladroitement par cette cabale et ses potes médiatiques. Pathétique !

Et maintenant, les grands jurys de Floride qui auditionnent tout le monde : Raffensperger, Katie Hobbs, Jocelyn Benson, Jena Griswold, et toute la clique des secrétaires d’État qui ont « géré » 2020 comme des apprentis sorciers sous acide. Quand les menottes vont cliqueter, les sénateurs mous du genou n’auront plus le choix : ils voteront la loi SAVE (ou équivalente) – pièce d’identité obligatoire, une seule journée de vote, dépouillement manuel par des humains qui savent compter au-delà de 10. Fini les machines enchantées.

Alors, le Parti démocrate mondialiste va-t-il imploser parce qu’il est bourré de criminels démasqués, ou simplement parce qu’il sait plus gagner une élection sans bourrer les urnes comme un ado bourre un joint ? Spoiler : les deux à la fois. Et franchement, c’est presque triste… presque.