(On Web version, use BlogTranslator dropdown menu on top-right of this post to read it in your language)
2026 : NOTRE AVENIR MANIACO-DÉPRESSIF
En quête de miel pour cette nouvelle année orageuse qui s'annonce pimentesque.
L'optimiste dit au pessimiste : "C'est quoi ton problème ?! On vit dans le meilleur des mondes possibles !"
Le pessimiste répond : "Ouais, je le sais que trop bien..."
Après tous les billets larmoyants et apocalyptiques que vous avez pu ingurgiter en traînant vos babouches usées dans ce blog, vous devez vous dire que le mec aux manettes de sa rédaction est un vieux ronchon aigri qui voit tout en noir. Eh ben non, mes agneaux : je suis un optimiste chevronné, un vrai de vrai. La preuve : je cohabite quotidiennement avec une pessimiste patentée qui se dit « réaliste ». Impossible de la contredire, bien sûr. On se comprend parfaitement, on échange des arguments brillants, mais ça change rien à la teneur de ces derniers qu'ont plus d'une corde à leur harpe. Nos convictions flottent quelque part entre la raison pure et les émotions capricieuses, un peu comme un cocktail mal secoué.
Alors nous y voilà, année de merde bouclée, tous tournés vers la suivante…
Ou plutôt, disons que « tournés vers » est déjà un euphémisme généreux. Mon optimisme, disons-le, est du genre frileux : il porte un gilet pare-balles en plus du cache-nez traditionnel. Nous vivons cette fameuse « époque intéressante » dont parle la (soi-disant) malédiction chinoise – vous savez, celle qui vous souhaite plein de surprises bien corsées. L’avenir est un paquet-cadeau rempli à la fois de bonbons et de clous rouillés.
Par nature, on flippe plus devant l’inconnu que devant les faits accomplis. Moi, je trouve notre présent bien plus croustillant que tous mes souvenirs réunis.
Je suis pessimiste à court terme et optimiste à long terme – le combo gagnant du masochiste éclairé. Le monde va d’abord bien se prendre un mur en pleine poire, puis, éventuellement, rebondir. Les promesses de l’avenir sont carrément mirifiques, mais avant, il va falloir passer à la casserole. Le Yi King et le taoïsme nous serinent que le déclin précède toujours la renaissance. Même Franco, le caudillo d'Espagne, dans un rare moment de poésie, balança : « No hay mal que por bien no venga ! » (Traduction : tout merdier finit par servir à quelque chose.)
Bref, je nous prédis une année pourrie, mais avec, au fond, une petite lumière au bout du tunnel. Et quand je dis « pourrie », c'est pas pour faire dans la dentelle : ruine, déclin, crises en pagaille, effondrements économiques et politiques à la chaîne. Tout ça pour nous rappeler que c’est juste une étape « nécessaire » vers le paradis. Vous avez dit catharsis ?
Le monde unipolaire rend l’âme avec un dernier râle théâtral. L’hypocrisie de l’« ordre international fondé sur des règles » (celles qu’on applique uniquement aux autres) est enfin démasquée. Le pillage en règle du « tiers-monde » prend fin. À terme, youpi, ça profitera à tout le monde ! Le nouvel ordre multipolaire made in BRICS va libérer le potentiel économique des pays qu’on traitait jusqu’ici comme des bouses de vache à lait. Champagne !
Le dollar, cette vieille diva surcotée, va perdre de sa superbe en même temps que son statut de monnaie de réserve.
Réveil brutal pour les États-Unis, et possible gueule de bois pour l’Europe et ses Euros. Effondrement économique XXL en vue.
Mais au final, youpi encore : ça forcera les Américains à redécouvrir leur Constitution, à faire le ménage dans la corruption socialiste-mondialiste-woke qui leur a pourri la vie pendant plus de deux décades. Un grand ménage de printemps, quoi.
Les social-démocraties libérales occidentales s’écroulent doucement mais sûrement. Toutes reposent sur la promesse magique de la gratuité éternelle – des pyramides de Ponzi géantes qui ont besoin d’un flux incessant de nouveaux gogos pour payer les retraites des anciens. Margaret Thatcher l’avait résumé avec son élégance habituelle : « Le problème du socialisme, c’est qu’à un moment, l’argent des autres finit par s’épuiser. » La plupart des démocraties libérales approchent du mur à pleine vitesse et tentent de pitoyables contorsions pour faire semblant que tout va bien. Certaines vont exploser, d’autres feront demi-tour en couinant, mais aucune ne survivra sans une lobotomie collective de son électorat. À la fin, ça sera super, parce qu’on apprendra enfin à vivre selon nos moyens. Promis juré.
L’Union Européenne est condamnée – et franchement, elle l'a bien cherché.
La moitié des états membres ne respectent plus les critères de Maastricht qu’ils ont eux-mêmes inventés (déficit < 3 %, dette < 60 % du PIB). L’UE agonise parce qu’elle a triché à ses propres examens. Tout n’est plus qu’une vaste opération de com’ pour faire croire qu’elle tient encore debout. Une bureaucratie monstrueuse, un océan de règlements qui noie l’économie, productivité en berne, désindustrialisation galopante. Les électeurs soutiennent encore majoritairement les belles promesses bruxelloises, mais une opposition conservatrice gonfle dangereusement.
En tout début de ce mois de Janvier 2026, les tout-derniers sondages indiquent que l’AfD raflera la mise en Allemagne et portera Alice Weidel – anti-mondialiste, anti-Otanienne, pas russophobe du tout, anti-UE, climato-vaccino-sceptique – au poste de chancelière en remplacement de cette pourriture de Friedrich Merz. Et je crois savoir qu'il en est de même au Royaume Uni avec le parti UKIP de Nick Farage face à l'enculé mondialo-communiste du nom de Keir Starmer.
À terme, ce sera génial : les États-nations retrouveront leur liberté de mouvement et s’adapteront bien mieux que dans ce 4ème Reich, ce vieux machin central, autoritaire et obtus qu'est devenue l'UE.
La guerre en Ukraine va se terminer…
…probablement par une capitulation sans condition des Ukronazis.
Un magnifique camouflet pour l’Occident collectif qui les soutenait et s'en servait de proxy contre la Sainte Russie. Trump essaiera de vendre ça comme une « victoire pour la paix » et peut-être même de racketter le comité Nobel, mais personne n’y croira. Les contribuables européens et américains paieront l’addition – comme d’habitude.
Mais au fond, c’est une bonne nouvelle ! La paix, c’est bien. Un nouvel accord de sécurité mondiale, c’est bien. Forcer des réformes chez nous, c’est bien. Ça va faire mal, mais ça vaut le coup. Bonus : ce sera probablement le coup de grâce pour l’UE. Double jackpot pour les anti-mondialistes.
Tout ça peut arriver – du moins en partie – dès l’année prochaine. Je vous l’ai servi avec la sauce optimiste/pessimiste : douleur immédiate, bonheur différé.
Il y a bien sûr d’autres joyeusetés en cours, moins prévisibles.
La bulle IA va exploser… ou du moins, on prie pour qu’elle se dégonfle gentiment.
Il faut que l’hystérie autour de l’IA « générale » se calme pour que l’IA utile (robotique, voitures autonomes, diagnostics médicaux, recherche) puisse enfin respirer. (Là, je suis plutôt confiant.)
Le risque que l’IA serve à nous fliquer, manipuler, censurer, arnaquer et embobiner est quant à lui énorme. (Là, je suis franchement flippé.)
La politique va se radicaliser, et la gauche va pas se laisser botter le cul sans hurler.
(Je reste prudemment plutôt optimiste, mais je cache pas que ça risque de sentir le roussi ici et là.)
La guerre culturelle va s’envenimer dans tout l’Occident et risque de tourner au bain de sang. On voit déjà renaître un « nouveau » mouvement républicain irlandais qui déclare la guerre aux migrants et aux wokes dans la dirty old town dublinoise et sa banlieue insulaire.
(Là, je suis carrément pessimiste et inquiet.)
Aucun véritable changement politique n’arrivera cette année ni même dans les cinq ans à travers des élections. Trop de cons chez les électeurs et trop de fraudes électorales.
Seul un effondrement total ou une révolution pourra débloquer les choses. Pour un effondrement économico-financier, je suis plutôt confiant à court ou moyen terme.
Tout ça n’a pas l’air follement joyeux, je vous l’accorde. Ce qui me fait tenir, c’est l’incroyable feu d’artifice scientifique et technologique en cours. Nous vivons une révolution qui fait passer la révolution industrielle pour un pétard mouillé. Les possibilités sont proprement hallucinantes.
Les Chinois construisent des TGV qui font passer les nôtres pour des tortues, poussent la Belt and Road, les Russes ouvrent la route maritime du Nord, l’Égypte crée une mer au milieu du désert, on modernise Suez et Panama, on va enfin aller sur la Lune et on finira sûrement par atteindre Mars. Révolution énergétique en marche : batteries, géothermie profonde, petits réacteurs nucléaires modulaires, éolien offshore géant, propulsion nucléaire pour avions et sous-marins, dessalement massif… Nos problèmes politiques font pâle figure face à tout ce potentiel. Si seulement on arrivait à ne pas tout foutre en l’air…
On a les moyens, les cerveaux, les idées. Il suffirait de pas tout saboter bêtement. Vous pensez qu’on en est capables ?
Pour notre avenir immédiat, une seule certitude : Donald Trump restera, comme prévu, totalement imprévisible.
Oh pardon, j’en ai une deuxième : L’électeur moyen sera toujours aussi bête et con l’an prochain qu’il l’a été dans le passé.
Pas besoin de malédiction chinoise. On vit déjà une époque passionnante – et franchement, on l’a bien cherché !








.jpg)