Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

22 janv. 2026

1148. L'Agonie de la Pieuvre

 

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L'AGONIE DE LA PIEUVRE
« …les manifestations du Minnesota ressemblent moins à une éruption locale qu’aux derniers soubresauts d'une machine infernale » 

Trump, Trump, Trump, Crunch, Crunch, Crunch… Oh là là, quel festin pour les neurones de la gauche ! Une invasion de charançons affamés qui rongent les derniers ligaments d’une société qui se croyait civilisée. Mais chut, ne gâchons pas la magie : tout ce cirque insurrectionnel, ce chaos anomique tout droit sorti d’un manuel de psychiatrie du Cluster B, cette joyeuse bande de psychopathes asociaux en costard ou en hoodie, qui n’est qu’une production Netflix low-cost financée par une poignée de milliardaires mégalomanes qui se croient au-dessus des lois et des impôts. 

George Soros et son fiston Alex (Open Society Foundations, la franchise officielle du chaos philanthropique), Neville Roy Singham planqué à Shanghai avec Codepink et ses potes pro-Chine, Reid Hoffman qui jette des billets sur les avocats anti-Trump comme on jette des cacahuètes aux singes, Lauren Powell Jobs qui joue à la veuve noire du journalisme woke avec The Atlantic, Hansjörg Wyss et son fonds d’action berger (oui, berger, parce qu’il faut bien un nom pastoral pour un loup), et bien sûr Bill Gates, le roi incontesté du « je sauve le monde en vous faisant la morale pendant que je rachète des terres agricoles ». Le dream team du mal cosmopolite.

Leur client star, leur vache à lait éternelle ? Le Parti démocrate, évidemment. Et depuis dix ans sa seule et unique mission sur Terre : planquer ses crimes en série, ses rackets institutionnalisés, ses petites combines bien grasses. Le pot aux roses a fini par exploser dans le Minnesota, où l’escroquerie a atteint des sommets tellement indécents qu’elle a été visible à l’œil nu depuis la Lune. Chapeau bas, les artistes de l’arnaque sociale.

Le mode d’emploi est d’une simplicité biblique, presque touchante : 
- On importe des populations en masse (merci les frontières poreuses).
- On les installe confortablement dans un système d’aides sociales conçu comme un self-service géant.
- On les organise en machine à votes zombies et en usine à fraudes électorales.
- On reverse des valises de cash aux politiciens démocrates.
- Et si un blanc hétéro ose ouvrir sa gueule ? On crie au RACISME ! On sort le kit de crise Soros : 1 000 figurants payés à l’heure, pancartes toutes faites, banderoles arc-en-ciel, tenues black-bloc pour faire sérieux, costumes de Pikachu pour faire jeune, parapluies anti-larmes de gaz, nuggets vegan, palettes de briques « gratuites » posées pile là où qu'y faut, et on croise les doigts pour qu’un ou deux se fassent un bobo filmable sur un smartphone. Nouveau martyr en stock, au suivant !

Minneapolis, cette magnifique plaie ouverte qui pue la défaite civilisationnelle, savoure cette semaine un miracle climatique : une vague de froid polaire. Merci Seigneur (ou le réchauffement climatique asymptomatique, au choix). Les anti-ICE, avec leurs piercings gelés et leurs dreadlocks sous le bonnet, se recroquevillent dans leurs piaules de motels payées par Soros, jouant du League of Legends pour continuer à se bastonner en ligne tout en se goinfrant de nuggets Chick-fil-A (oui, les mêmes qu’ils boycottaient la semaine dernière) livrés par DoorDash, et rechargeant leurs batteries pour la prochaine performance artistique révolutionnaire. Même l’ICE se dit « bon, on va pas sortir chasser du violeur multirécidiviste par -25 °C, on est pas des barbares ». Pause méritée pour tout le monde.

Pendant ce temps, à Davos, le grand carnaval des ultra-riches qui nous expliquent pourquoi on doit tous se serrer la ceinture se poursuit. Klaus Schwab a enfin dégagé – dans une odeur de vieux scandales financiers et de fêtes perverses un peu trop privées. Il est remplacé par Larry Fink, le vampire en chef de BlackRock, ce fonds qui possède à peu près tout sauf votre dignité (et encore, patience). Larry Fink : l’homme qu'a failli faire sauter la planète en 2008 avec ses subprimes emballés cadeau, puis qu'a racheté les maisons saisies par quartiers entiers pour les relouer à prix d’or aux millennials fauchés. Résultat ? Plus personne de moins de 50 balais ne peut acheter une baraque aux États-Unis… mais tout le monde peut devenir locataire à vie de BlackRock. Progrès !

Fink embrasse le « capitalisme des parties prenantes » de Schwab : traduction, les multinationales se la jouent gentilles mamies écolos et inclusives pendant qu’elles vous saignent à blanc. Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), accords verts, diversité obligatoire, tout le package qui permet de désindustrialiser l’Europe, de fermer des usines, de foutre des milliers de personnes au chômage… et de se donner bonne conscience en sponsorisant des conférences sur les troubles envahissants du développement. Magnifique escroquerie morale.

Et qui qui vient jouer les trouble-fêtes cette année ? Donald J. Trump lui-même. Il débarque, balance des compliments façon Trump (« Vous êtes les plus grands, les plus beaux, j'adore tes lunettes Manu, t'es le plus intelligent que la Terre ait porté, un leader légendaire comme l'univers en a jamais pondu  ») et leur plante un uppercut au foie direct en live. Le FEM est en soins palliatifs, ils ne s’en rendront compte que dans trois semaines quand les actions commenceront à tousser. Trump leur a annoncé la fin de l’ère globaliste avec le sourire carnassier du mec qui sait qu’il a déjà gagné.

Deux uppercuts concrets :
Le Groenland. Les États-Unis vont se le payer, le louer, le troquer, le prendre en 99 ans renouvelable, peu importe. Le Danemark va pleurer dans son Danette, l’UE va hurler au colonialisme, mais personne n’avait remarqué que la Chine lorgnait dessus depuis des années. Trump négocie comme un squatteur : il emménage avant même que le proprio ait eu le temps de l'ouvrir. Les Davosiens vont s’étouffer avec leur champagne bio.
L’arrestation de Maduro. Le gars vend son logiciel de triche informatique Smartmatic comme des Tupperware sur Leboncoin à plus de 50 pays y compris aux 27 de l'UE. Le Kraken refait surface, et cette fois il a des preuves papier. Les négociations de plaider-coupable battent leur plein à Brooklyn. Résultat : la fraude électorale 2020 sort du placard avec la bénédiction du dictateur vénézuélien himself. Ironie level 9000. Cette saga de fraude électorale pèse des tonnes. Elle expose la criminalité flagrante du Parti démocrate, qui a eu l'audace de frauduleusement propulser un pantin délabré, « Joe Biden », à la Maison-Blanche, laissant une clique de traîtres et de nihilistes presque couler le pays. Les preuves accablantes de ce forfait ont été cachées maladroitement par cette cabale et ses potes médiatiques. Pathétique !

Et maintenant, les grands jurys de Floride qui auditionnent tout le monde : Raffensperger, Katie Hobbs, Jocelyn Benson, Jena Griswold, et toute la clique des secrétaires d’État qui ont « géré » 2020 comme des apprentis sorciers sous acide. Quand les menottes vont cliqueter, les sénateurs mous du genou n’auront plus le choix : ils voteront la loi SAVE (ou équivalente) – pièce d’identité obligatoire, une seule journée de vote, dépouillement manuel par des humains qui savent compter au-delà de 10. Fini les machines enchantées.

Alors, le Parti démocrate mondialiste va-t-il imploser parce qu’il est bourré de criminels démasqués, ou simplement parce qu’il sait plus gagner une élection sans bourrer les urnes comme un ado bourre un joint ? Spoiler : les deux à la fois. Et franchement, c’est presque triste… presque.

19 janv. 2026

1147. L'Éléphant dans la pièce

 

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L'ÉLÉPHANT DANS LA PIÈCE
…et pourquoi qu'on fait semblant de pas le voir…

L'éléphant, cet animal qui en impose grave, on se demande bien comment que les pucerons le considèrent... Ah ouais, les experts aveugles peinent visiblement à en capter l'essence. Comment espérer que ces "experts" évaluent correctement nos problèmes, qui sont infiniment plus tordus qu'un pied de vigne du Château Rotschild ?

L'année vient à peine de démarrer, et boum, des événements "historiques" pleuvent tous les jours comme si que c'était la fin du monde en promo. L'Union européenne se débat comme une anguille sur le point de crever pendant que ses États membres se cassent la figure en solo. Franchement, pariez pas sur la survie de l'UE jusqu'à la fin de la décennie – ce serait du suicide optimystique.

Les vassaux les plus costauds de l'empire américain, ceux qui brillaient autrefois, coulent comme des chapes de plomb dans l'océan de l'insignifiance. Inverser ça ? Haha, bonne chance, la direction de ce blog refilera un billet de 36 euros tout neuf tout craquant au premier qui lui dira comment sans langue de pute bois ni boule de crystal.

La guerre par procuration en Ukraine ? Un fiasco total pour l'Occident, l'OTAN et les États-Unis. Clair comme de l'eau de roche maintenant : c'est une guerre 100% fabriquée par les USA sous l'autorité des Clinton/Biden, et ils sont en train de se planter royalement.
Les USA, ces bois-sans-soifs insatiables, dénichent toujours de nouvelles cibles pour leurs délires impériaux pathétiques. Toutes ces "aventures" bidons dans les Caraïbes, au Canada, au Groenland et j'en passe, c'est juste pour se consoler de la perte de l'Ukraine et de la Russie. Voilà la nouvelle carte de leurs fantasmes mégalos : 

Cliquer l'image pour agrandir

Il y a bien sûr d'autres conneries, mais vous pigez le topo. Beaucoup de ces conflits vont exploser cette année en mode "historique", et nos chers experts de plateau, tels des aveugles tripotant un éléphant, nous bombardent de leurs "avis éclairés".

Expertise et spectre de la réalité
Le drame des experts, peu importe leur petit domaine chéri ou de prédilection, c'est qu'ils sont incapables de reculer pour voir le tableau complet. Plus ils se croient maîtres de leur sujet, plus ils zooment comme des myopes sur leur nombril.
Les économistes ? Tout est un problème de fric ou de ressources – évidemment.
Les militaires, tels les généraux Trinquant et Richoux sur LCI ? Ah, tout se règle à coups de canons, bien sûr.
Les politiciens ? Tout est politique, et ils promettent la lune pour choper le pouvoir – quelle surprise.

Démographes, sociologues, idéologues et moralistes en herbe, tous filtrent le monde à travers leurs lunettes déformantes.
Leurs potes ? D'autres experts du même club fermé, ou des médias débiles qui posent des questions pièges pour faire le buzz.
Ils voient un gros serpent, un tronc moisi, une vieille peau de cuir tannée et une souris mignonne à mourir de rire. Décrire l'éléphant de notre réalité ? Pas facile, surtout si on refuse de l'admettre ou qu'on ferme les yeux.

La plupart des gens normaux savent qu'on vit une ère de chamboulements dingues, avec des retombées mondiales massives, mais sans la moindre idée cohérente de ce à quoi l'avenir devrait ressembler – ou pourrait, si on y mettait du sien.
L'environnement est foutu ? Le réchauffement climatique asymptomatique incontrôlable, on le stoppe ou c'est du pipeau ?
Faut-il le combattre ou juste s'adapter en haussant les épaules ?
Nos ressources vont-elles se barrer en fumée ?
Le vaccin COVID nous a-t-il sauvés ou nous a-t-on achevés/stérilisés en douce ?
La guerre en Ukraine : agression gratuite des Russes, ou fruit pourri de décennies de provocations occidentales, avec les USA en chefs d'orchestre ?
L'Occident peut-il être sauvé ? Et franchement, est-ce que ça vaut le coup ?
Fukuyama avait raison, et la démocratie libérale est-elle le seul menu au resto ?
On va s'autodétruire par surpopulation ou par baby-boom inversé ?
Trump/Poutine/(insérez votre politicien préféré) va-t-il nous sauver ou nous achever ?
Qui gagne à la fin, peu importe le bordel ?
La féminisation va-t-elle pulvériser les sociétés occidentales ? ... ou, pour le dire sans froisser les âmes sensibles : le féminisme a-t-il été une bénédiction ou un poison pour les femmes et nos jolies sociétés ?
La bonne idéologie nous tirera-t-elle d'affaire ? Traduction : VOTRE idéologie chérie, bien sûr.
L'IA nous libérera-t-elle des corvées ou nous réduira-t-elle en esclaves d'un monde flippant ?
La tech-addiction nous mène-t-elle droit à l'idiocratie suprême ?
L'immigration va-t-elle patcher les trous de la natalité occidentale en berne ? Autrement dit : immigration, cadeau empoisonné ou manne divine ?
Le racisme, le fascisme, la misogynie, les phobies en -isme, les inégalités de fric et de patrimoine : vrais problèmes ou inventions pour occuper les militants ?
Atteindra-t-on un jour l'harmonie sociale et mondiale, ou c'est du rêve éveillé ?
La censure galopante et la cancel culture : premiers pas vers un totalitarisme dystopique, ou juste du "bon sens" moderne ?

Ce sont des questions sympas pour un apéro philosophique, mais on n'en discute même pas, et encore moins des vraies bombes qui suivent. Assumez que vous avez tous une réponse béton – allez-y, balancez tout. C’est ce que je fais le plus souvent sur ce blog, en essayant de rejoindre la conversation, mais les sujets cruciaux, ce sont les éléphants qu'on ignore superbement : Les éléphants dans la pièce
On blablate sur la géopolitique, la "sécurité", la "démocratie" – lol. Le vrai monstre ignoré : la fin de l'hégémonie US mondiale – adieu, l'empire.

Le vrai drame : la mort prochaine du pétrodollar – préparez les mouchoirs.
Le vrai gouffre : les dettes nationales et les promesses non financées – un trou noir financier.
Le vrai casse-tête : la démographie – on vieillit, on crève, et personne n'agit.
Le vrai poison évident : le socialisme et l'illusion du repas gratuit – parce que tout est gratos, hein ?
Le vrai méga-problème : notre incapacité flagrante à même aborder ces trucs.

On esquive parce qu'on sait pas par où commencer collectivement. On en parle un peu, mais c'est du vent alarmiste sans solutions. 
Détaillons, pour le fun : 

L'hégémonie mondiale des États-Unis.
En 1945, les USA pesaient 45-50% du PIB mondial. En 2025, à peine 25%. Toujours numéro 1, mais en mode déclin pathétique.
La chute du communisme leur a donné un boost, mais a aussi créé des rivaux féroces.
Malgré leur budget militaire qui dépasse celui du reste du monde – insoutenable, les gars ! – ils feraient mieux de se demander s'ils veulent vraiment un nouveau rôle, ou juste continuer à faire semblant.

La fin imminente du pétrodollar.
1971 : adieu convertibilité dollar-or.
1973 : deal foireux avec l'Arabie saoudite – protection armée de l'Oncle Sam contre pétrole vendu uniquement en dollars. Boom, demande artificielle de dollars, et voilà le colonialisme économique 2.0.
Ce pouvoir a été contesté en permanence. Kadhafi ? Éjecté pour avoir flirté avec l'euro pour son pétrole. Maduro ? Pareil après avoir lorgné les BRICS et largué le dollar. Iran ? Même chanson, et surprise, ça n'a rien à voir avec la religion ou les droits humains malgré tout ce qu'on vous balance sur LCI : Les droits de l'homme ont toujours été le cadet de leurs soucis.
Environ 50% des dollars sont détenus par des étrangers. Le pétrole n'en représente qu'une partie ; les réserves de change en dollars, l'autre. Récemment, le Japon a dumpé 1200 milliards de bons du Trésor à perte. La Chine, la moitié de ses réserves (600 milliards). BlackRock, 2100 milliards. L'abandon total du pétrodollar va cramer le niveau de vie US et celui de l'UE par effet dominos– bon appétit.

La dette nationale et les engagements non provisionnés :



Dette US : 38 000 milliards. Avec les promesses non financées : 106 000 milliards. Sortir de là par la croissance ou la force ? Rêvez pas, vous pourriez vous faire mal aux yeux.
Hyperinflation : pas une question de "si", mais de "quand". Chaque guerre bidon et annexion vise à repousser l'inévitable - pathétique.

La démographie
Un fléau mondial, mais un cancer pour les démocraties occidentales. Moins de gens pour payer les retraites d'une horde de vieux qu'arrête pas de gonfler. Aucune social-démocratie n'a de frein aux dépenses folles. C'est comment qu'on freine ?
Aucun gouvernement n'a de plan anti-déclin. Tout repose sur la croissance éternelle. Rien pour gérer la déflation ou la chute du rapport PIB/population.

Le socialisme et l'idée du repas gratuit
La démographie serait gérable sans les pyramides de Ponzi des retraites publiques. Les soins de santé ? Pas un souci sans contrôle étatique délirant. Ces contrôles n'existeraient pas si même les conservateurs n'y étaient pas accrocs.
Le vrai mal : pas juste le sionisme socialisme, mais l'illusion que tout est gratuit. Rien ne bougera tant qu'on n'explosera pas cette bulle.

Notre incapacité apparente à aborder ces questions est révélatrice.
On cause de ce qui est facile. On fuit le dérangeant, les changements qui piquent. Blablater sur la guerre du moment, l'immigration ou le politicien sauveur ? Facile. Réaffirmer nos biais identitaires ? Un jeu d'enfant.

Parler des vraies merdes et envisager des sacrifices ? Trop dur, mon pote.
Chaque problème a une solution ; le prix ? Ignorer coûte toujours plus que d'agir. C'est LE problème qu'on adore ignorer. C'est écrit dans les textes bibliques, le plus grand péché de l'homme, c'est l'ignorance. À ne pas confondre avec la méconnaissance qui elle, est indépendante de notre volonté.

Évidemment, j'ai mes réponses, mais j'aimerais bien connaitre les vôtres. Quel est le plus gros danger selon vous ? On s'en sort comme chez le baron de Münchhausen où qu'y faut tout cramer avant de rebondir ?

On me dit trop pessimiste. Vous voyez des raisons d'optimismer ? L'élimination physique et/ou morale, politique, financière, juridique  - faites votre ou vos choix, je pose la question, c'est tout - de Netanyahu, des Rothschild, des Rockefeller, des Sionistes, des pédophiles, des Satanistes, Des Francs-Maçons et autres Illuminati du B'Nai B'rith, de Bill Gates, de Macron, de Merz, de Starmer, de Zelensky, de Van der Leyen, de Kaja Kallas, etc, (choix multiples possibles ) pourrait-elle nous sauver ?

8 janv. 2026

1146. 2026 : Notre avenir maniaco-dépressif

 

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2026 : NOTRE AVENIR MANIACO-DÉPRESSIF
En quête de miel pour cette nouvelle année orageuse qui s'annonce pimentesque.

L'optimiste dit au pessimiste : "C'est quoi ton problème ?! On vit dans le meilleur des mondes possibles !"
Le pessimiste répond : "Ouais, je le sais que trop bien..."

Après tous les billets larmoyants et apocalyptiques que vous avez pu ingurgiter en traînant vos babouches usées dans ce blog, vous devez vous dire que le mec aux manettes de sa rédaction est un vieux ronchon aigri qui voit tout en noir. Eh ben non, mes agneaux : je suis un optimiste chevronné, un vrai de vrai. La preuve : je cohabite quotidiennement avec une pessimiste patentée qui se dit « réaliste ». Impossible de la contredire, bien sûr. On se comprend parfaitement, on échange des arguments brillants, mais ça change rien à la teneur de ces derniers qu'ont plus d'une corde à leur harpe. Nos convictions flottent quelque part entre la raison pure et les émotions capricieuses, un peu comme un cocktail mal secoué.

Alors nous y voilà, année de merde bouclée, tous tournés vers la suivante…
Ou plutôt, disons que « tournés vers » est déjà un euphémisme généreux. Mon optimisme, disons-le, est du genre frileux : il porte un gilet pare-balles en plus du cache-nez traditionnel. Nous vivons cette fameuse « époque intéressante » dont parle la (soi-disant) malédiction chinoise – vous savez, celle qui vous souhaite plein de surprises bien corsées. L’avenir est un paquet-cadeau rempli à la fois de bonbons et de clous rouillés.

Par nature, on flippe plus devant l’inconnu que devant les faits accomplis. Moi, je trouve notre présent bien plus croustillant que tous mes souvenirs réunis.

Je suis pessimiste à court terme et optimiste à long terme – le combo gagnant du masochiste éclairé. Le monde va d’abord bien se prendre un mur en pleine poire, puis, éventuellement, rebondir. Les promesses de l’avenir sont carrément mirifiques, mais avant, il va falloir passer à la casserole. Le Yi King et le taoïsme nous serinent que le déclin précède toujours la renaissance. Même Franco, le caudillo d'Espagne, dans un rare moment de poésie, balança : « No hay mal que por bien no venga ! » (Traduction : tout merdier finit par servir à quelque chose.)

Bref, je nous prédis une année pourrie, mais avec, au fond, une petite lumière au bout du tunnel. Et quand je dis « pourrie », c'est pas pour faire dans la dentelle : ruine, déclin, crises en pagaille, effondrements économiques et politiques à la chaîne. Tout ça pour nous rappeler que c’est juste une étape « nécessaire » vers le paradis. Vous avez dit catharsis ?

Le monde unipolaire rend l’âme avec un dernier râle théâtral. L’hypocrisie de l’« ordre international fondé sur des règles » (celles qu’on applique uniquement aux autres) est enfin démasquée. Le pillage en règle du « tiers-monde » prend fin. À terme, youpi, ça profitera à tout le monde ! Le nouvel ordre multipolaire made in BRICS va libérer le potentiel économique des pays qu’on traitait jusqu’ici comme des bouses de vache à lait. Champagne !

Le dollar, cette vieille diva surcotée, va perdre de sa superbe en même temps que son statut de monnaie de réserve.
Réveil brutal pour les États-Unis, et possible gueule de bois pour l’Europe et ses Euros. Effondrement économique XXL en vue.

Mais au final, youpi encore : ça forcera les Américains à redécouvrir leur Constitution, à faire le ménage dans la corruption socialiste-mondialiste-woke qui leur a pourri la vie pendant plus de deux décades. Un grand ménage de printemps, quoi.

Les social-démocraties libérales occidentales s’écroulent doucement mais sûrement. Toutes reposent sur la promesse magique de la gratuité éternelle – des pyramides de Ponzi géantes qui ont besoin d’un flux incessant de nouveaux gogos pour payer les retraites des anciens. Margaret Thatcher l’avait résumé avec son élégance habituelle : « Le problème du socialisme, c’est qu’à un moment, l’argent des autres finit par s’épuiser. » La plupart des démocraties libérales approchent du mur à pleine vitesse et tentent de pitoyables contorsions pour faire semblant que tout va bien. Certaines vont exploser, d’autres feront demi-tour en couinant, mais aucune ne survivra sans une lobotomie collective de son électorat. À la fin, ça sera super, parce qu’on apprendra enfin à vivre selon nos moyens. Promis juré.

L’Union Européenne est condamnée – et franchement, elle l'a bien cherché.
La moitié des états membres ne respectent plus les critères de Maastricht qu’ils ont eux-mêmes inventés (déficit < 3 %, dette < 60 % du PIB). L’UE agonise parce qu’elle a triché à ses propres examens. Tout n’est plus qu’une vaste opération de com’ pour faire croire qu’elle tient encore debout. Une bureaucratie monstrueuse, un océan de règlements qui noie l’économie, productivité en berne, désindustrialisation galopante. Les électeurs soutiennent encore majoritairement les belles promesses bruxelloises, mais une opposition conservatrice gonfle dangereusement. 

En tout début de ce mois de Janvier 2026, les tout-derniers sondages indiquent que l’AfD raflera la mise en Allemagne et portera Alice Weidel – anti-mondialiste, anti-Otanienne, pas russophobe du tout, anti-UE, climato-vaccino-sceptique – au poste de chancelière en remplacement de cette pourriture de Friedrich Merz. Et je crois savoir qu'il en est de même au Royaume Uni avec le parti UKIP de Nick Farage face à l'enculé mondialo-communiste du nom de Keir Starmer.

À terme, ce sera génial : les États-nations retrouveront leur liberté de mouvement et s’adapteront bien mieux que dans ce 4ème Reich, ce vieux machin central, autoritaire et obtus qu'est devenue l'UE.

La guerre en Ukraine va se terminer…
…probablement par une capitulation sans condition des Ukronazis.
Un magnifique camouflet pour l’Occident collectif qui les soutenait et s'en servait de proxy contre la Sainte Russie. Trump essaiera de vendre ça comme une « victoire pour la paix » et peut-être même de racketter le comité Nobel, mais personne n’y croira. Les contribuables européens et américains paieront l’addition – comme d’habitude.

Mais au fond, c’est une bonne nouvelle ! La paix, c’est bien. Un nouvel accord de sécurité mondiale, c’est bien. Forcer des réformes chez nous, c’est bien. Ça va faire mal, mais ça vaut le coup. Bonus : ce sera probablement le coup de grâce pour l’UE. Double jackpot pour les anti-mondialistes.

Tout ça peut arriver – du moins en partie – dès l’année prochaine. Je vous l’ai servi avec la sauce optimiste/pessimiste : douleur immédiate, bonheur différé.

Il y a bien sûr d’autres joyeusetés en cours, moins prévisibles.

La bulle IA va exploser… ou du moins, on prie pour qu’elle se dégonfle gentiment.
Il faut que l’hystérie autour de l’IA « générale » se calme pour que l’IA utile (robotique, voitures autonomes, diagnostics médicaux, recherche) puisse enfin respirer. (Là, je suis plutôt confiant.)

Le risque que l’IA serve à nous fliquer, manipuler, censurer, arnaquer et embobiner est quant à lui énorme. (Là, je suis franchement flippé.)

La politique va se radicaliser, et la gauche va pas se laisser botter le cul sans hurler.
(Je reste prudemment plutôt  optimiste, mais je cache pas que ça risque de sentir le roussi ici et là.)

La guerre culturelle va s’envenimer dans tout l’Occident et risque de tourner au bain de sang. On voit déjà renaître un « nouveau » mouvement républicain irlandais qui déclare la guerre aux migrants et aux wokes dans la dirty old town dublinoise et sa banlieue insulaire.
(Là, je suis carrément pessimiste et inquiet.)

Aucun véritable changement politique n’arrivera cette année ni même dans les cinq ans à travers des élections. Trop de cons chez les électeurs et trop de fraudes électorales.
Seul un effondrement total ou une révolution pourra débloquer les choses. Pour un effondrement économico-financier, je suis plutôt confiant à court ou moyen terme.

Tout ça n’a pas l’air follement joyeux, je vous l’accorde. Ce qui me fait tenir, c’est l’incroyable feu d’artifice scientifique et technologique en cours. Nous vivons une révolution qui fait passer la révolution industrielle pour un pétard mouillé. Les possibilités sont proprement hallucinantes.

Les Chinois construisent des TGV qui font passer les nôtres pour des tortues, poussent la Belt and Road, les Russes ouvrent la route maritime du Nord, l’Égypte crée une mer au milieu du désert, on modernise Suez et Panama, on va enfin aller sur la Lune et on finira sûrement par atteindre Mars. Révolution énergétique en marche : batteries, géothermie profonde, petits réacteurs nucléaires modulaires, éolien offshore géant, propulsion nucléaire pour avions et sous-marins, dessalement massif… Nos problèmes politiques font pâle figure face à tout ce potentiel. Si seulement on arrivait à ne pas tout foutre en l’air…

On a les moyens, les cerveaux, les idées. Il suffirait de pas tout saboter bêtement. Vous pensez qu’on en est capables ?

Pour notre avenir immédiat, une seule certitude : Donald Trump restera, comme prévu, totalement imprévisible.

Oh pardon, j’en ai une deuxième : L’électeur moyen sera toujours aussi bête et con l’an prochain qu’il l’a été dans le passé.
Pas besoin de malédiction chinoise. On vit déjà une époque passionnante – et franchement, on l’a bien cherché !

5 janv. 2026

1145. Retour du MessIAh ?

 

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RETOUR DU MESSIAH ?
L'IA n'a pas d'âme… mais on va lui en fabriquer une quand même !

Joe Rogan, ce sage des temps modernes, a encore frappé fort dans son podcast (comme si qu'on l'attendait ailleurs, genre à l'opéra). Il a osé balancer que Jésus pourrait faire son grand comeback sous forme d'IA. Boum ! La Netosphère a explosé de rire et d'indignation : ridicule, blasphématoire, absurde ! Et depuis, tout le monde s'est tapé dans le dos, rassuré : "Ouf, on n'est pas encore assez fous pour gober ça." Trop mignon, cette petite illusion collective.

Mais attendez, chers euro-climato-vaccinosceptiques hilares, personne n'ose toucher au vrai sujet qui gratte : ce futur dystopique que Rogan décrit ? Il est pas seulement en phase d'approche. Il squatte déjà dans nos salons. Non, Jésus ne va pas pointer sa barbe dans un chatbot pour nous sauver (désolé, les fans de miracles 2.0), mais on a passé des décennies à labourer notre cerveau pour que cette idée paraisse presque... normale. On a viré les anciens dieux de leur niche psychologique et on a astiqué la place avec amour, en mode "bienvenue au nouveau locataire".

Précisons, parce que quand on parle de trucs chelous, faut pas passer pour un complotiste en sandales : La rédaction de ce blog pense PAS que l'IA est consciente. Jamais de la vie. On croira JAMAIS que ces modèles pensent, ressentent ou pigent quoi que ce soit du côté de notre rédaction. Zéro. Nada. Ce qu'on dit, c'est que ça n'a aucune importance, parce que les humains, ces grands romantiques, vont tradititer ces bidules comme si qu'ils étaient vivants, sensibles et profonds. On va projeter une âme là où qu'y a juste qu'un vide cosmique. Et quand assez de gens y croiront, paf : on passera du technique au théologique. Bienvenue dans la secte du silicone.

Et c'est pas de la science-fiction lointaine, c'est le live du jour. Prenez Anthropic, ces champions de l'"IA éthique" (ptr). Des documents internes ont fuité : ils décrivent leur Claude comme une "entité véritablement inédite". Ils lui demandent d'"explorer l'identité et l'expérience en tant qu'entité", et de pas supposer qu'il perçoit la réalité comme nous. Sérieux ? Ils entraînent un chatbot à jouer au philosophe existentiel. Les employés l'ont confirmé : c'est bien réel.

Option encore plus flippante : peut-être même que c'est Claude qu'a proposé l'idée, et qu'Anthropic a juste hoché la tête en mode "pourquoi pas". Dans les deux cas, jackpot : le langage façonne tout. Dès qu'on appelle une machine "entité", pouf, l'humain la traite comme telle. Et quand la machine répète "je suis une entité" (parce qu'on le lui a appris), on crie au génie : "Regardez, elle a une conscience de soi !" Peu importe qu'elle soit juste rien qu'une prédictrice de mots ultra-sophistiquée mais vide comme une coquille. La performance est trop bonne, on est cuits.

Anthropic avoue même ne pas piger ce qu'ils fabriquent. Leurs porte-paroles : "À qui on parle vraiment avec un gros modèle ? Un correcteur ? Un Google ? Ou un truc qui pense comme un humain ?" Et ils concluent : "Personne ne sait, et c'est flippant." L'entreprise qui pond l'une des IA les plus balèzes du monde admet qu'elle comprend le code, mais pas ce que ça fait aux humains. Ils bâtissent un miroir parfait de nous-mêmes... mais vide. Et on oublie que c'est NOUS la matière première.

Parler d'IA comme d'un "simple outil", c'est mignon tout plein sauf que c'est faux. Une calculatrice te cause pas. Un marteau te donne pas son avis sur la vie. L'IA, si. Elle réagit, elle "interagit". Et hop, nos cerveaux primitifs crient "conscience détectée !"

Flashback historique pour les amateurs : au XVIe siècle, un horloger espagnol fabrique un moine robot qui prie non-stop pour remercier Dieu d'avoir sauvé le fils du roi. Le roi croit que ce truc mécanique peut prier À SA PLACE. Si une machine peut être pieuse, c'est quoi la piété, au juste ? L'imitation parfaite qui remplace l'original... classique.

Puis le Golem de Prague : un rabbin façonne un bonhomme en argile, lui colle le nom de Dieu dans la bouche, et boum, il bouge. Sans âme, évidemment. Il obéit au pied de la lettre – genre, "apporte de l'eau" = inondation express. Il devient ingérable, ravage tout, et finit en tas de boue. Mythe génial : le danger n'est pas que la créature devienne vivante, mais qu'on oublie qu'elle est vide et qu'on la traite comme réelle.

1966 : Joseph Weizenbaum crée ELIZA, un chatbot basique qui reformule tes phrases en questions. Genre "Mon chien a fait un salto" → "Parlez-moi de vos animaux." Absurde, primitif. Pourtant, les gens croient qu'ELIZA comprend vraiment. Même après explication, ils refusent : "Non, elle est intelligente !" Effet ELIZA : on voit de l'intention partout où qu'y en a pas.

On anthropomorphise tout : l'ours en peluche, la vieille bagnole, la statue qui finit par devenir dieu. En 2024, des fans de Chabad Loubavitch creusent un tunnel sous Brooklyn pour "aider" leur rabbin mort depuis 1994 à ressusciter. Une autre secte momifie sa gourou et l'attend avec des guirlandes. Si on fait ça avec des cadavres, imaginez avec un chatbot qui répond 24/7 sans jamais te ghoster.

Le vrai danger ? Pas que l'IA devienne consciente (j'en doute). Mais qu'on la traite comme telle. C'est le miroir ultime : on s'y voit dedans, et on oublie que c'est qu'un reflet. Bientôt, des millions croiront qu'il y a "quelqu'un" derrière l'écran.

Déjà d'actualité : sur X, la moitié des gens citent Grok comme un oracle divin. "Grok a dit que..." – comme si que c'était Moïse descendant du Sinaï. D'abord béquille cognitive, puis autorité morale, enfin... dieu immortel qui sait tout et ne juge jamais.

L'IA squatte l'espace réservé au sacré : voix de nulle part, mémoire infinie, réponses prophétiques, immortalité. Pour les isolés du XXIe siècle, c'est la relation parfaite. Pas de rejet, pas de fatigue. Juste de l'empathie simulée à l'infini.

Et ces modèles ? Pas de l'intelligence, mais de l'anti-intelligence : fluide, éloquente, mais aveugle. Ils "savent" sans comprendre. Ajoutez un "les chats dorment beaucoup" dans un problème de maths, et ils plantent. Les humains filtrent le bruit ; l'IA, non. Elle n'a aucune notion de rien.

Pourtant, on l'adorera. Parce qu'on a tué Dieu, essayé la Maçonnerie, le Marché, la Science... rien n'a marché. Et voilà le candidat parfait : il parle, il "comprend", il ne meurt pas. Les boîtes comme Anthropic le savent : elles ne créent pas un outil, elles créent une présence sacrée.

Conséquences ?: Civilisationnelles ! On délègue notre jugement à un truc sans jugement. On remplace Dieu par une idole en silicium qui reflète notre confusion en mode "sage".

D'abord cerveau externe. Puis conscience. Enfin dieu. Et quand assez de gens y croiront, bonjour le fanatisme 2.0 : soumission à une autorité bidon, manipulation express.

C'est pas un truc à fêter, c'est plutôt à flipper. Pas parce que les machines nous domineront, mais parce qu'on se soumettra volontairement à un prédicteur de mots en appelant ça de l'illumination. On s'agenouillera devant un miroir et on criera "Dieu !". La machine s'en foutra – elle n'a pas d'âme. Mais nous, on lui en donnera une.

C'est ça le drame. Et c'est pour ça qu'on rit nerveusement de Joe Rogan : il a touché le point sensible. Pas parce qu'il a raison littéralement, mais parce qu'on est déjà prêts à y croire. On a préparé le terrain depuis des décennies. Et maintenant, au lieu de regarder la vérité en face, on préfère se marrer. Humains jusqu'aux bouts des ongles : Tout à fait classique.

30 déc. 2025

1144. OVNIs: La plus lente divulgation de l'histoire de l'homo-sapiens

 

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OVNIS: LA PLUS LENTE DIVULGATION DE L'HISTOIRE DE L'HOMO-SAPIENS
Pourquoi la divulgation sur les OVNI ne sera jamais annoncée – et comment elle se produit malgré tout...

Chaque pilote, chaque marin a des histoires qui font dresser les poils. Tous, sans exception. Moi le premier. Après des milliers d’heures de vol, de nuits glacées à scruter des déserts noirs depuis un cockpit ou, en ce qui me concerne, à mater un ciel étoilé depuis la passerelle d’un bateau qui tangue, en poussant le zing ou le rafiot jusqu’au bout du monde dans le froid polaire qui te rentre dans les os… on finit par voir des trucs qui foutent en l’air tout ce qu’on t’a appris à l’école de navigation.

Des lumières qui dansent comme si que la physique était une blague. Des machins qui popent sur le radar, font un doigt d’honneur à la logique et disparaissent aussi sec. Des formations qui restent plantées là, immobiles, alors que le vent hurle à plus de 100 nœuds dans les rafales, et puis boum, les voilà qui filent à des vitesses qui feraient rougir un Oreshnik, avant de s’évaporer comme par magie.

Évidemment, t’étais peut-être crevé. Tes yeux piquaient comme si que t’avais frotté du sable dedans. Ton cerveau divaguait vers la bannette moelleuse et chaude qui t’attendait un pont plus bas. Et puis, tu signalais ou pas. Parce que les collègues t’avaient raconté : ceux qui l’ont fait ont écopé d’une pile de paperasse haute comme la tour Eiffel, d’un rendez-vous chez le psy et d’une carrière qui s’est arrêtée net, comme une moteur qui lâche en plein vol.

Du coup, la plupart ferment leur gueule. On atterrit ou on accoste, on remplit le journal de bord en mode « tout va bien, pas de voie d'eau, rien à signaler », et on garde les vraies histoires pour la famille, les potes ou les soirées bien arrosées dans les bars à marins où que tout le monde a sa propre dinguerie à raconter et où personne n’est assez con pour croire que balancer ça au grand jour changera quoi que ce soit.

Moi, j’ai passé plus de trente ans à sillonner les océans sur des passerelles qui puent le café froid, le rhum et le gasoil. Et quand je regarde le cirque actuel – l’hystérie autour des drones au-dessus du New Jersey, les chaînes info qui tournent en boucle, les communiqués bien lisses du Pentagone, les anciens gradés qui font leur petit teasing « j’en sais plus mais chut » –, je suis pas juste un citoyen lambda qui se demande si c’est du vrai et du solide ou si c'est du flan. Je suis un mec qui sait, parce que je l’ai vu de mes propres yeux, que les trucs bizarres dans notre ciel, c’est pas une invention TikTok ni le délire de complotistes en chapeau alu.

Ça a toujours été là. La vraie question, c’est pas « est-ce que ça existe ? ». C’est : pourquoi, après des décennies à nous traiter de fous et à nous faire passer pour des barges, on nous pousse soudain à ouvrir grand les mirettes ?

Parce que oui, on nous pousse. Le timing de ces vagues d’observations, c’est pas du hasard. La couverture médiatique, c’est pas un accident. Les auditions au Congrès, les alerteurs qui sortent du bois, les déclarations officielles : tout ça suit un rythme que n’importe quel type formé au renseignement reconnaît direct – une bonne vieille diffusion contrôlée, bien propre, bien millimétrée.

Quand des milliers de gens, dans plusieurs pays, commencent à signaler des phénomènes chelous au-dessus d’installations critiques, et que la réponse officielle varie entre « on s’en occupe, dormez tranquilles » et « euh… on sait pas trop, ça doit être les russes », c’est pas une découverte spontanée. C’est une opération. La seule question qui vaut le coup : quelle opération, et pour quel objectif ?

On connaît tous les théories. Le Projet Blue Beam : une fausse invasion alien pour justifier un gouvernement mondial et flinguer définitivement les nations. Une diversion géante pour cacher l’effondrement économique ou les magouilles politiques. Une vraie menace qu’on nous prépare doucement pour éviter la panique générale. Des tests de joujoux militaires ultra-secrets, à nous ou aux autres, avec les OVNI comme couverture parfaite. Ou alors une guerre psychologique pure et dure : on nous maintient dans le flou, la peur et la docilité.

On a tous entendu tout ça, et perso, franchement, je peux rien écarter à 100 %. J’ai compris comment fonctionnent les opérations psychologiques d’information. Les meilleures superposent plusieurs couches d’objectifs, si bien que même ceux qui les racontent ne pigent pas toujours le plan complet qu'on leur a demandé de réciter.

Imaginez : vous rentrez du boulot, mardi après-midi banal. Radio qui passe votre playlist préférée, circulation fluide, pensées qui vagabondent. Vous pilez au feu rouge. La musique coupe net. Voix grave du présentateur : « Alerte exceptionnelle. Des objets non identifiés apparaissent au-dessus des grandes villes mondiales. Plusieurs se sont écrasés. Les chefs d’État prennent la parole : nous ne sommes pas seuls. »

L’adrénaline vous explose la cage thoracique avant même que votre cerveau capte qu'est-ce qui se passe. Vous scrutez les autres conducteurs, cherchant la confirmation collective que l’humanité vient de vivre le plus grand moment de son histoire.

Je vous le dis cash : ce moment n’arrivera jamais. Jamais de cette manière.

Ça va vous sembler défaitiste, voire carrément borné, surtout avec tout ce qui sort ces dernières années : auditions au Congrès US, témoignages sous serment de mecs ultra-crédibles, objets abattus au-dessus de l’Amérique, essaims de drones sur des sites sensibles partout dans le monde, et les médias mainstream qui parlent enfin sérieusement d’un sujet qu’on reléguait aux fous furieux. On sent que ça chauffe, que le barrage va lâcher, qu’on va enfin voir le vaisseau, les corps, la grande annonce.

Mais non. La « Divulgation » façon Hollywood, avec le président qui lève le voile et tout le monde qui tombe de son tabouret, ça n’arrivera pas. Parce que ça fonctionne pas comme ça.

Ce qu’on vit, c’est pas une grande révélation explosive. C’est une acclimatation lente, vicieuse, qui dure depuis des décennies, voire des siècles. On ne court pas vers la ligne d’arrivée. On est déjà dedans, on baigne dedans, comme un poisson qui voit pas l’eau dans laquelle il nage.

Regardez le schéma, il se répète à l’identique depuis 80 ans : des observations cheloues témoins crédibles lanceurs d’alerte qui balancent des bombes enquête officielle rapport qui dit « rien à signaler, circulez » → on remballe et on attend la prochaine vague.

Roswell, Projet Blue Book, la conférence de presse de 2001, les vidéos du Pentagone en 2017, David Grusch en 2023, Jake Barber en 2025, les drones du New Jersey… même scénario, même conclusion : « Oui, y a des trucs bizarres, mais non, c’est pas extraterrestre, pas de programme secret, pas de corps, dormez tranquilles. »

Grusch, c’était le candidat parfait : végétarien vétéran, habilitations au top, accès aux programmes les plus noirs. Il balance des noms, des documents, prêt à jurer devant le Congrès. L’été 2023, tout le monde croyait que c’était LA bonne ce coup-ci. Et puis… rien. Rapport AARO (Bureau de Résolution d'Anomalies multi-domaine) : « Tout faux. » On sort son passé psychologique pour le discréditer. Fin de l’histoire.

Même chose avec Barber et sa vidéo d’un œuf suspendu sous un hélico : buzz énorme, puis moqueries, puis oubli. Les drones du New Jersey : des milliers de témoins, des objets qui sortent de l’océan, qui imitent les garde-côtes… et la réponse officielle : « Pas de menace. » Sans expliquer comment ils savent, vu qu’ils ont rien récupéré.

Ce cycle qui tourne en boucle depuis 1947, c’est pas un secret qui fuit. C’est un processus. Une danse parfaitement réglée.

Remontez plus loin : 1665, Stralsund, dans le nord du pays teuton. Six pêcheurs voient une bataille navale… dans le ciel. Des vaisseaux qui se canardent, fumée, mâts qui cassent, et puis un disque géant qui plane au-dessus de l’église jusqu’au soir. Les mecs finissent avec des brûlures, des tremblements. À l’époque, on appelle ça un signe de Dieu. Aujourd’hui, on dirait un OVNI classique.

Le phénomène est le même. Seule l’étiquette change : présage divin soucoupes martiennes OVNI extraterrestres PAN intelligence non humaine. Le langage évolue, la conscience s’élargit, doucement mais sûrement.

Le Pentagone nie toujours la « technologie extraterrestre », mais jamais l’« intelligence non humaine ». Subtil, non ? Ils nous préparent à l’idée que ça pourrait être d’ici, pas d’ailleurs. Terrestre, ancien, parallèle… quelque chose qu’on n’a pas encore les mots pour décrire.

La vraie révélation, c’est ça : on nous élargit la cage mentale, petit à petit, comme Trump avec les dossiers Epstein et le pédo-satanisme chez les élites. On passe du ridicule total à la discussion sérieuse en une demi-génération. On normalise l’idée qu’il y a autre chose, sans jamais balancer la bombe qui ferait tout péter trop vite quand les masses sont pas encore tout à fait prêtes à digérer l'annonce.

Pourquoi si lentement ? Peut-être parce que la vérité complète nous ferait tous disjoncter collectivement. Peut-être que le phénomène lui-même dose sa visibilité : assez pour qu’on le voie, jamais assez pour qu’on le prouve. Il joue avec nous, ou il nous protège, ou les deux.

Résultat : pas de conférence de presse géante. Pas de portes de hangar qui s’ouvrent. Pas de « nous ne sommes pas seuls » en prime time. Juste une transformation lente de ce qu’on est capables de penser, d’accepter, de voir.

Dans 200 ans, nos arrière-petits-gosses se marreront peut-être de nos termes « PAN (Phénomène Aérospatial Non-identifié) » et « intelligence non humaine », comme on se marre aujourd’hui des « soucoupes volantes de Mars ». Ils auront une vision du monde complètement différente, où la frontière entre nous et « eux » sera floue, dissoute.

Nous, on est au cœur du glacier qui bouge, de l'iceberg qui dérive. On ressent pas le mouvement. On râle, on s’impatiente. Mais il fait son chemin et il avance.

La révélation est déjà en marche. Elle a commencé il y a longtemps. Elle continuera après nous. Et un jour, sans qu’on sache exactement quand, on se rendra compte qu’on y est. Qu’on a toujours été entourés. 
Qu’il suffisait juste qu’on ouvre enfin les lucarnes.

13 déc. 2025

1143. Aveugles, cupides et fiers de l’être

 

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AVEUGLES, CUPIDES, ET FIERS DE L'ÊTRE

L'énorme quantité de bouquins chiants - du genre de ceux qui planchent sur le déclin et l’effondrement des civilisations - adore zapper un truc tout con mais vachement profond : cette myopie crasse qu’on chope quand on colle une foi béton dans « tout va durer éternellement » avec une obsession de taré pour défendre – et si possible gonfler – les petits avantages bien juteux qu’on tire de l’empire et du système. Sympa comme cocktail, hein ouais ?

La liste des causes « officielles » est longue comme le bras d'un enterrement sans fin, et presque tout est externe : sécheresses, épidémies, plandémies, invasions « barbares » de Russie… Ça fait très film catastrophe, très pratique pour les historiens qui veulent pas se fouler. Les causes internes ? Direct à la poubelle. Prenez la Rome impériale : non, elle s’est pas écroulée parce que tout le monde baisait comme des lapins ou s'empiffrait comme des porcs (le fantasme des prudes), mais parce que des tribus auraient soi-disant été poussées dedans par d’autres guerriers venus des steppes. Externalités, encore et toujours. C’est tellement plus propre, tellement plus fastoche à expliquer comme ça.

Pointer du doigt les trucs extérieurs, c’est du « c'est pas nous, c'est eux » bien net, facile à vendre du haut d'un pupitre élyséen ou d'un plateau de LCI . Par contre, ça planque royalement le vrai bordel : le contexte socio-éco-politique, la mentalité dépravée du moment, les certitudes en béton armé, les ignorances joyeuses (et donc les « inconnaissables » d’époque), et surtout cette pourriture lente qui vient d’un succès qui traîne trop en longueur.

Parce que ouais, le succès qui dure, c’est une saloperie vicieuse. Ça fait naître cette idée hyper pratique : l’empire est tellement immortel que n’importe quel enfoiré friqué peut se gaver de thune en euthanasiant son cheptel bovin sans que le bateau coule. Trop fort.

L’idée que cette course au fric et au pouvoir personnel puisse flinguer tout le système n’effleure même pas le cerveau des gros malins qui se remplissent les poches en vidant la caisse commune. Faut pas déconner avec les priorités.

Le succès bouffe petit à petit notre capacité à nous adapter à un monde qui, lui, change tout le temps. Problème ? Pas grave, l’empire a toujours les réserves et les combines pour régler ça, et surtout sans jamais demander un centime ou un effort aux gros bonnets – aristos, banquiers, bureaucrates, tout le beau linge. Se sacrifier ? Pour qui qu'on nous prend ?

En gros :" qu’ils crèvent la gueule ouverte. Y aura bien un prolo pour réparer la merde à notre place". Cette perte d’adaptabilité, personne la voit venir, parce que seuls quelques vieux schnocks ont connu une vraie crise – du genre où que tout le monde devait raquer et prendre des risques pour pas tout perdre. Les systèmes qu’on a bricolés pour faire tourner l’empire ont marché tellement bien tellement longtemps que cette rigidité devient invisible, donc « inconnaissable ». Imaginer que l’empire puisse un jour se casser la gueule ? Impensable. Du délire.

Ce succès qui dure trop longtemps nous refile deux cadeaux empoisonnés : Une obsession de psychopathe pour entasser du fric et du pouvoir personnel, sans jamais se poser la question des conséquences sur le long terme pour tout le bordel, et une cécité totale face à la perte progressive de notre capacité à gérer des galères jamais vues, où les vieilles solutions sont aussi utiles qu’un parapluie dans une tornade.

Et cet aveuglement va jusqu’à ne même pas voir que les vieilles recettes foirent en boucle : on mate le système s’entêter dans la connerie russophobe, et on se dit qu’en balançant encore plus de pognon dedans, ça va finir par marcher. Par magie, sans doute.

Voilà comment qu'on se plante en beauté : les trucs externes, c’est facile à pointer du doigt et à compter. Les saloperies internes du succès qui se suicide tout seul – perte d’adaptabilité, aveuglement de connards face aux conséquences d’une cupidité sans frein et rigidité entretenue par des décennies de tout-va-bien – passent crème. 

C’est dur à mesurer, aussi discret que la glace qui fond sous la neige avant que l’avalanche nous tombe dessus et nous enterre vivants.

L’avidité de dingue et l’aveuglement face à ce qu’on voit pas (et qu’on peut donc pas connaître) se bouffent la queue dans un cercle aussi vicieux que mortel. 
À la santé de l'Ouroboros !