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10 nov. 2022

688. L'acceptation

 

L'Acceptation

Il y a 30 ans, il avait commis un vol, une broutille. C'était un vieux vélo auquel il manquait la roue avant et les temps étaient difficiles ; sa famille ne pouvait pas se permettre de lui en payer un et c'était arrivé. À l'instigation d'un copain de jeunesse d'un camp de manouches local, il l'avait volé sur le parking à vélos d'un club de foot. 
Peut-être, si nous cherchons des causes, pourrions-nous attribuer son comportement à un problème d'éducation ou d'ignorance. Mais depuis, Roland Servière a toujours regretté de l'avoir fait, surtout depuis qu'il ressentit à travers sa propre chair les conséquences que cela entraînait quand la même chose lui arriva. À vrai dire et pour rien vous cacher, disons qu'il a plus que payé sa culpabilité. Mais détaillons ça un tout petit peu...

Le neuvième retour de manivelle survint lorsque son appart fut vidé alors qu'il voyageait pour le mariage d'un ami gay à Strasbourg. Le dixième vol eut lieu pendant ses vacances ; sa bagnole fut volée tandis qu'il draguait une drag-queen sur la plage du Lavandou. La onzième fois, sa montre, une Givenchy sertie de strass, fut arrachée de son poignet dans un restaurant. Les voleurs étaient entrés et avaient enfermé tout les clients à l'intérieur des locaux. Les menaçant de leurs armes, ils avaient vidé les poches et mis la main sur tous les objets de valeur de chacun des convives.

Depuis son vol de bicyclette, il avait subi trente déplumages, un par an. C'était la punition que le destin avait gravé sur la tête à Roland.

Avec beaucoup d'efforts et de travail, petit à petit, il avait racheté et remplacé toutes ses affaires volées. Cependant, le malheur produit par les dépouillages successifs avait commencé à saper son moral comme son désir de tout renouveler. Il sentait qu'il n'avançait pas et avait peur de remplacer ce qui lui manquait encore. Il en était venu au point que - une fois les objets dérobés - il les considérait comme perdus à jamais, il assumait le vol comme quelque chose de naturel. En conséquence, ses propriétés s'épuisaient.

Le trentième et unième vol fut un vol qui s'en prit à son compte en banque. Cette fois, une escroquerie bancaire mise en place par la BCE , une saloperie de Ponzi sophistiquée d'ampleur continentale fut à l'origine de la confiscation ses économies. Puis ce fut la dégringolade, il finit même par se faire racketter par ses fournisseurs d'énergie et rapiner par son supermarché local.

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Roland descendait l'avenue principale de la ville. La journée était froide, les feuilles des arbres étaient tombées en ce milieu d'automne peu de temps avant l'hiver. C'est alors qu'une femme marchant derrière lui le héla et posa timidement une main sur son épaule. Roland, surpris, se retourna :
"Monsieur, vous êtes complètement nu-
- Mmmff, qu'est-ce qui peut bien vous faire penser que je suis un homme et pas une femme ?" demanda-t-il en se passant une main sur les couilles pour les protéger de la bise glacée. " Ça n'a plus aucun sens de s'habiller, mmmmff, on peut se faire dépouiller à chaque coin de rue" poursuivit-il à travers son masque chirurgical rempli de glaires et autres mucosités nasales du même nom.

On dit que, dans cette ville que je vous citerai pas, en ces jours du milieu des années vingt, aux confins de l'Europe de l'Ouest où se sont déroulés ces événements, il y a depuis cinq ans une épidémie de grippe saisonnière requinquée et rebaptisée en plandémie d'un nom merdico-savant par les autorités. 
Il semble que de nombreuses personnes, crédules, fébriles, wokes, enrhumées, transies de froid, sans défense et fatiguées, se sont résignées à se laisser injecter une merde sans nom pour avoir le droit de vivre même si une grande majorité en sont mortes, et à déambuler à poil dans les rues à cause d'un réchauffement climatique catastrophique imminent qui doit leur tomber sur le coin de la gueule d'une minute à l'autre depuis maintenant trois ans et la dernière COP27.

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