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Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

24 oct. 2007

271.J'suis contre les médailles, les décorations et les béatifications

Georges W Bush vient de remettre la plus haute distinction cotée en bourse du côté de Wall Street au Dalaï Lama des sommets du Tibet. C'était le y a 8 jours et c'était au grand dam des autorités de Pékin qui ont vu là une intrusion d’apaches, une montagneuse ingérence amère indienne dans les affaires himalayesques de ce qu’elles considèrent, à tort probablement, et même sûrement, leur pré carré.
Quel beau geste, deubeulyou ! How fuckin’ charming !!!
Mais n’est-il pas sidérant de voir un enculé tel que Bush remettre une médaille à un mec tel que le Dalaï Lama. Et peut-être plus sidérant encore de voir la réincarnation du Bouddha l’accepter sans sourciller du cul ?
L’art de la mise en scène, chers lecteurs et bloggonautes !
N’est-ce pas ce qui, parmi une avalanche de détails, différencie l’homme de la Bête bête?
Mais moi, je reconnais pas à des enculés de l’espèce au gros con du Texas le droit de les distribuer. On peut donner une légion d’honneur ou une médaille du Congrès quand son propre honneur est sans tâche ou que son Congrès lave plus blanc que ma lessiveuse.
Je connais pas un homme ni un état qui puisse s’en targuer sans mentir effrontément, quant aux béatifications de sainte Nitouche ou de saint Conclave, je vois mal comment une église aussi pourrie que celle qui siège au Vatican pourrait s’arroger le droit de décider de ce qui est saint ou de ce qui ne l’est pas.
Arroger ce genre de récompenses, c’est en quelques sortes s’approprier la gloire, l’honneur ou la sainteté de celui qui la reçoit. Et ça, j’appelle ça du vol pur et simple et c’est puni par le Très-Haut.
Ceux qui ont adopté Mahomet, ceux qui se réclament de la Torah comme les agnostiques et autres Kiskooliens ont au moins le mérite de pas faire dans cette Maffia.
Comme vous pouvez le constater, j’essaie vainement de classer les idées qui me torturent comme une bande d’inquisiteurs mais cette déplaisante sensation que le châtiment va s’abattre quand les présomptions s’achèvent me traverse régulièrement.
Je suis désolé si j’utilise un langage abstrait ou presque allégorique mais je veux seulement tenter d’expliquer que par moments, je suis pathologiquement sensible à la pression qui m’entoure, au monde dans lequel je vis, à notre triste sort – et je dis ça pour rester poli.
Mais vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes ni des chérubins ni des flocons de neige immaculés, merveilleux et uniques. Alors, pour arrêter de biaiser et pour faire court, disons qu’il y a des fois où je supporte plus ni cette putain de planète ni vos gueules d’allumés immoraux* - ce qui inclut la mienne, je vous le fais pas dire évidemment - qui ont oublié le plus important des devoirs, celui qu’on a envers soi-même. Putain de race qu’a perdu tout courage, qui n’en a peut-être même jamais eu. Oui vous pouvez pleurer, vous épancher, amis lecteurs, pas de problèmes. Nous sommes dans la merde jusqu’au cou et c’est pas vos larmes qui feront monter le niveau**
*Immoraux pour la plus grande partie.
Immoralité : Viol délibéré des principes admis du bien et du mal.Base : Non-adhésion aux principes moraux ou éthiques.

(Ainsi, selon mes estimations, 11 des 12 derniers candidats aux présidentielles 2007 étaient immoraux dès le départ, ainsi que ceux qui ont voté pour eux.) Pour les élections précédentes, je ramènerai ce chiffre à 100 pour cent pour n'en citer oublier aucun.)
En voilà donc un autre cas d’hérésie politique qui me rend fou furax dans cet hexagone planétaire de merde. Un système de croyance hypocrite où tous s’enterrent la tête dans le sable.
En attendant qu’elle germe, peut-être… ?

** Ce qu’il faut craindre, ce n’est pas tant l’immoralité des grands (gouvernants) que celle de l’immoralité menant à la grandeur.
Alexis de Tocqueville.

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