31 déc. 2008

337. Que la lumière soit avec vous !



Tonnerre de Dieu, vous êtes vernis de chez le vernisseur: God must have shone a light on you ! Mais je vais vous rendre tout ça plus clair : Et d’un, le Dieu de ma Louve m’a autorisé à me payer le DVD à mon retour de mer :
Shine a Light, il s'appelle. Caméra tournante sur les Stones, titre tiré d’
Exile on Main Street (1972).
Rajeunissement total: Je me revois, non, je me ressens ado, frange rasant les sourcils, en gros ou quasi modo, je me revois à l’age de pierre. Ma grande sœur tripait sur le torse à Daltrey, moi sur les
rides riffs à Keith Richard.
Sauf qu’au lieu d’une Strat’, j’avais qu’un pipo mais on y reviendra…
Ce film est d’enfer,
les minettes devant la scène arrêtent pas de se tortiller le fondement, en osmose avec Mickie et ses 64 balais.
C’est filmé sous tous les angles imaginables. Caméras toujours en mouvement, vitesse adaptée au tempo du moment. Les ombres sur la gueule à Jagger, les rides cernant les yeux de Keith, les gros plans sur les frettes des Strat’ ou des Gibson et les doigts magiques qui glissent dessus, tout ça férocement découpé pour vous en mettre plein la vue.


Et les oreilles aussi, faut pas oublier le but du truc, car ce génie de Scorcese s’est arrangé pour mettre en exerbe le son de l’instrument ou du vocaliste mis en mire par ses lentilles. Epoustouflant. Surtout quand on voit le nombre de participants sur les planches.C’est sûr que mater le DVD n’équivaudra jamais à un concert de Manu Chao à la maison du peuple de la ville citée plus bas, mais le son est si bon - je vous conseille le casque - .
En plus, vous noterez tous ces petits trucs qui vous passent par-dessus la tête au Zénith ou au Palais des Sports de Clermont-Ferrand, les mouvements, les expressions, les petits signaux discrets entre musicos quand ils souhaitent redoubler un riff: vous êtes sur scène!
 
À un moment, j’ai sauté en l’air et me suis retrouvé tout con tout seul en équilibre instable dans mon salon sans personne pour m’imiter. "Hey Did’, qu’est ce tu fous au Labrador?" , "Et toi, ma Louve, pourquoi tu pionces ???"
(….parait qu'à
la Poste, c’est plus le Petit Travail Tranquille, mais bref).

Bon, c’est vrai que Marylou préfère les chants grégoriens et les bourdonnements tibétains, mais quand même !!!
Anna, la petite, avec sa BC Rich et sa mini Strat’ se cramponne à feu Kurt Cobain et son Nirvana. (d’ailleurs elle cherche un chanteur, un batteur et un bassiste si vous en connaissez dans le coin...) 
Quant à Mr K, il ne frissonne que sur le Rap et le R’n’B. Quand il est pas entrain de se trémousser sous un panneau de basket. Mais, et c’est là que vient le truc qui succède au « et d’un » de la première ligne, ils se sont tous - dans leur immense amour pour ma pomme et le Rock'n'Roll - cotisés pour me payer une Strat’ et son Marshall à lampe ! D’occase la Strat’, entendons nous bien, mais un son tel que je me prends aujourd’hui pour Keith. 
Depuis noël, vous n’entendrez plus chez moi que des répettes de Brown Sugar ou de Wild Horses. (Pas que je me dope mais j’ai toujours aimé le rodéo). D’où mon métier qui secoue bien le cul.

Sinon, ben rien sinon hier soir, la redif’ du Zapping 2008, quatre heures pour nous enseigner que ce monde n’est plus qu’une jungle peuplée de tigres et de moutons de Panurge, que cette planète n’en a plus pour longtemps, que je fais, tout comme vous, moi-même partie de ces moutons de merde consommateurs de fientes. 
Mais une bonne nouvelle toutefois pour terminer l'année, Mr K m’a dit qu’il fera jamais d'agneaux à une brebis, même la plus aguichante, sachant ce qui les attend sur cette Planète.
Sage décision...
Bonne année, et surtout,...bonne bourrée!

Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir la playlist video



18 déc. 2008

336. Tout au bout du sillon


Tout au bout du sillon

Tant de peine endurée à te croire si fort
Et d'énergies brûlées que ton ombre délaisse,
Images estompées au détour d'un vieux môle,
Jeunesse évaporée aux chaleurs des envies…

Lîle était abordable,
Ses rêves infinis
Lorsque tu concevais ce que d'autres trop mous
Pour l’accomplir disaient inconcevable.
Rien qu'un dernier shantee, garçon de l’air,
Sur violes du souvenir !
Oui, toi! L'enfant terrible,
Large, ouvert aux grands vents enragés,
À toutes ces furies qu'on ne saurait combattre
Sans l’aide de la vie…

Fuis-tu donc son sillage ?
Fais tu cap sur le port ?
Sens-tu l’heure venue
De sombrer corps et bien
Aux confins de l’oubli
Comme bête de somme
L’odeur de sa litière
Sous l'aile d'un grand froid
En abordant le bout
De son dernier sillon ?

17 nov. 2008

335. Pensées trop piquantes...


J’ai jamais pu m’habituer à comprendre les couples qui se complaisent à vie dans une relation sans amour, co-habitant longtemps après que les mélanges de fluides se soient taris, mais c’était avant d’avoir rencontré ma louve et appris la triste vérité.

Le fait que les gens restent ensemble des lustres après que l’amour se soit évaporé par le conduit de cheminée réside dans le fait que c’est la solution la plus facile. 
Sûr, l’un ou l’une des deux pourrait mettre les voiles – comme je le fais trois fois par an sur mon rafiot -, mais ça impliquerait le désembobinage des assurances vie, le démêlage des prêts bonifiés, la construction minutieuse d’un nouveau nid et de rudes batailles sur les droits de garde de Dina qui est le nom de baptême de notre chatte siamoise éborgnée.

Il est beaucoup plus simple de cohabiter par défaut jusqu’à ce qu’enfin, les différences irréparables – c'est-à-dire les penchants de votre mari à porter des couches-culotte ou à organiser des soirées sado-maso dans mon garage – ne finissent par vriller le parachute. Vivre ensemble sans amour peut ne pas sembler l’idéal, mais l’autre alternative – la séparation – est un cauchemar logistique.

Je crains le jour où ma louve m’éjectera de la maison pour de bon, me laissant grelotter sans même une pampers pour me réchauffer les c… sur le pas de porte de notre maison. 
Je peux très bien n’avoir aucun emprunt à rembourser, ni aucune collection de CD digne de ce nom à vénérer mais j’ai une super télé plasma satellite avec graveur à emballer et je me suis il y a longtemps juré sur la tête de l’autre là-haut que jamais plus je ne m’amuserais à en retripatouiller le câblage pour le restant de ce qui me reste à vivre. 
Dieu merci, ma relation n’a pas encore atteint le point de non-retour. Je n’en suis même pas encore rendu à l’étape sans amour, encore moins au stade irréparable cité plus haut.

Aussi, bien que je ne puisse me targuer de porter des couches-culotte comme votre taré de mari là-haut, ni de me déguiser en maître dominant ou en esclave soumis devant le pare-choc de votre 4/4, je peux tout de même comprendre par où il passe. 
Après tout, vous devez pas être de la tarte non plus ; si vous ne vous étiez pas transformée en une telle chienne frigide, il n’aurait sûrement pas été conduit à rechercher l’illumination de façon si insalubre.
Jusqu’à ce que ses changements d’humeur à vous ou que ses changements de personnalité à lui ne fassent déborder le vase, une paix instable a perduré. Sûr, il peut très bien avoir haï votre vieille peau de vache, mais pour les quelques minutes quotidiennes qu’il vous côtoyait, il était plus simple de maintenir le statu quo. 
Quelques instants de bavardage anodin au petit dej’ et pendant les repas qui suivent sont un petit prix à payer pour éviter un coûteux divorce.

En fait, je vois à peu près aussi souvent ma louve que je vois le docteur. (Bien que je sois sûr qu’elle voit ce dernier beaucoup plus souvent que moi. En fait, des fois, je crois qu’elle ne voit que par lui.) 
Je ne m’intéresse pas particulièrement ni méchamment à ce Don Juan – pas parce qu’il ausculte un peu trop souvent à mon goût les parties intimes nobles de ma louve mais parce que c’est un putain de docteur tout de même et qu’aussi longtemps qu’il continuera à traîter mon palud quand je rentre de mer, je devrai supporter ce charmeur mondain.

Pareil pour Marylou, parfois elle buggue complet, mais la friction reste au minimum supportable parce qu’on ne se voit pas souvent. 
Et on se démerde quand même pour grappiller du bon temps par ci par là sous la couette ; généralement même, nous sommes plus enclins à nous générer des caresses intimes et réciproques du genre le plus insoutenable. Si si les filles, vous pouvez venir vérifier. Quand vous voulez.

Notre relation n’est pas une relation sans amour – du moins je ne le pense pas – mais nous nous voyons si peu que c’est dur à dire. (par exemple, je tape ce blog, l’horloge sur mon PC me dit qu’il est 23:37, ça roule comme c'est pas permis entre Malacca et l'île Maurice, je suis debout depuis plus de 17 heures et je n’ai pas encore posé mes yeux sur sa croupe qui se trouve à plus de 6000 nautiques dans le nord-ouest de là où je me trouve. Avec 6 heures de décalage à rebours. 
Le temps qu’elle se réveille, j’aurai encore rajouté quelques encablures entre elle et mon rafiot. Le temps que je rejoigne l'atlantique et ma destination finale, elle sera à tous les coups retournée au guichet aguicher le chaland du côté de son bureau de poste.
Bien que le fait de vivre des vies séparées sous un même toit ne soit pas l’idéal en soi, on peut quand même apprécier les moments grappillés sous la couette pendant les escales. Tard la nuit, quand l’étable est endormie, que la poste a fermé ses portes et que les Desperate Housewives ont cessé de vous exaspérer, nous nous trouvons en mesure de nous pelotonner l’un contre l’autre dans notre couche, et, après l’amour, de nous enlacer les doigts et de discuter de nos petits secrets. 
Et c’est dans de tels moments que je me souviens combien précisément j’aime ma louve : à cause de sa blonditude.

Hem, Marylou n’est pas blonde comme vous le sauriez si vous veniez traîner dans le coin un peu plus souvent. Mais ça ne veut pas dire qu’elle n’agit pas comme si elle en était une de temps en autres. Et moi, je suis vraiment un sacré veinard parce que j’ai le meilleur de ces deux univers opposés en ce bas monde – une jolie brune bandante avec tous les vertiges d’une blonde, mais sans les racines visibles ni l’armoire de toilette remplie d’eau oxygénée. ( Le péroxyde ne me dérangerait pas si ce n’était pour le fait qu’étant taggé électroniquement, je suis un peu anxieux de ne pas laisser la porte ouverte aux sarkoflics et autres fouille-merdes, du moins en amassant chez moi des produits pouvant servir à commettre des actes terroristes du côté de Neuilly sur Seine)
Comme toutes les véritables – et les fausses – blondes, Marylou a parfois tendance à balancer un tas d’inanités. (Exemple : Un coup, elle m’informa que nos toilettes débordaient. "Je viens juste de poser mes divins petons dans une mare merdique s’étalant sur le carrelage en faisant pipi. " " Putain, lui répondis-je, c’est la chasse d’eau qu’à dû être choquée "

Son crime le plus impardonnable, toutefois, est celui de ne jamais rien comprendre à mon humour. Demandez à n’importe quelle femme ce qu’elle préfère chez les hommes et une écrasante majorité de ces gazelles vous répondra que c’est leur capacité à les faire rire. 
Et bien devinez quoi ! Marylou est tombée sur le mec le plus marrant de toute la marine marchande et qu’est-ce que j’obtiens en retour : des soucis plein la cale sourcils froncés et un regard dubitatif. Même pas un sourire en coin ou un pétillement des lucarnes pour reconnaître mes talents de comédien. 
Autant j’aimerais croire que c’est parce que mon humour est d’une subtilité à faire pâlir lady Chaterley, le fait est que mes blagues sont puériles et au raz des pâquerettes. Mais même les petits rigolos minables méritent un peu de soutien, non ?

Ma femme ne rit pratiquement de rien, ma fille pratiquement de tout mais c'est parce qu’elle est trop jeune pour tout comprendre, mais vous, mes chers lecteurs – j’adore vous faire marrer parce que je sais que vous ne riez qu’avec le plus grand discernement, des rires à la mesure de l’humour qui les engendre. 
Marylou, donnons lui un peu de crédit, a parfois l’esprit caustique, même si je dois souvent repasser derrière pour les retouches finales "Quand je t’ai rencontré, je pensais que tu aurais un tout petit zizi qui frôlerait même pas les parois de mes muqueuses," me confessa-t’elle après quelques années de notre relation. " Dieu merci, je m’étais trompée ! " 
" Ouais je sais – notez ça dans vos calepins les filles – il se trouve que je possède un énorme pénis, " lui répondis-je modestement " et pourtant je suis toujours pas arriver à t'en raser les ni les bords ni les parois…"

3 oct. 2008

334. Tiens! v'là le plombier...


Ce post ne vous est pas gracieusement offert avec le soutien financier du groupe "LEROY MERLIN"

Dans l’échelle des choses chiantes et abrutissantes – à l’exception des séances chez mon enfoiré de dentiste nazi je veux dire – viennent en premier lieu tout ce qui peut être mis en relation avec la maintenance de la casbah. 
Travaux, pannes, tuyauterie, peinture, ménage, rangement, électroménager, connexions internet qui se barrent en couilles toutes les six semaines, carrelages qui se fissurent, planchers qui se déforment, radiateurs qui gèlent en hiver, fours qui s’encrassent, cheminées qui s’ensuifent, éviers bouchés, volets qui se déboîtent, portes qui grincent: une corne d’abondance de vicissitudes à vous donner l’envie de retourner vivre dans les cavernes comme la famille Pierrafeu de chez Flintstone.

Quand quelque chose va mal à la maison – sauf si vous êtes de ceux qui se régalent à arpenter pendant trois plombes les allées et venues du Roy Merlin – le premier réflexe sera toujours d’occulter le problème. 
Comme les autruches, on déploie une stratégie auto-suggestive qui demeurera effective jusqu’au jour où votre merveilleux patron que vous aurez invité à dîner vous fera savoir qu’il vient de ruiner ses pompes en croco ainsi que les bas de son pantalon en faisant un tour dans vos toilettes. Et qu’en plus de d’ça, étant allergique à l’eau merdeuse imbibée de m...., il ajoutera qu’il apprécierait l’appel urgent d’une ambulance pour aller se faire traiter ses lésions en un lieu plus romantique hygiénique.

Voici arrivé le moment tant redouté par toute personne saine d’esprit : celui d’appeler votre assureur. Les assurances sont peut-être une des plus grandes inventions du 20ème siècle (même si certaines formes d’assurance existaient en Sicile depuis l'empire romain).
Un paiement mensuel contre la possibilité apocalyptique qu’un ouragan, une horde de sangliers incontrôlable, une tornade de grêle, ou une bande d’apaches déboulant des steppes de l’Oural ne s’en vienne détruire toutes vos possessions.

Une invention purement calviniste, un délice prémonitoire parfaitement adapté aux plans millénaristes. Le fait est qu’il faille appeler un numéro de plateforme et se retrouver confronté à une machine froide comme un lac alpin qui vous propose plusieurs options.
Toutes catastrophiques. Dans mon cas, j’appuyais sur le 2 et, après une musique digne de Jarre, je me vis balourder vers une autre machine. Mais plus aimable que la première. Ce coup ci, ce fut le 3 qui me correspondit. Après quelques secondes interminables, un homme à la voix terne me prêta toute son attention.

Lorsqu’on appelle un de ces trucs, on a toujours tendance à penser que cette attention est parfaitement personnalisée, comme si votre appel était attendu depuis des lustres dans un cubicule de deux mètres carrés. 
Votre problème est toujours plus important que celui des autres et de ce fait devra être réglé en priorité absolue sur le reste des mecs autour.

Après avoir relaté mon problème, le quidam ne parait pas se troubler le moins du monde, ce qui pourrait constituer un motif offensant pour le gentil assuré que je suis, la route directe vers les raisins de ma colère. 
Il promet que demain, dès la première heure, un spécialiste sera chez moi pour voir ce qui se passe. La matinée se transforme en après midi et, logiquement, en début de soirée. Mais finalement, il arrive. Juste pour l’apéro. À ce moment là, une vague de chaleur maternelle me parcourt l’échine : Enfin quelqu’un qui va me dire ce qui se passe avec mes chiottes, mais il y a encore un écueil. 
La terminologie des équipements du foyer est cryptée pour l’assuré. Le mec se coltine une caisse à outils assez rudimentaire chargée d’un bric à brac empilé en un désordre incompréhensible pour le profane mais logique pour ce professionnel. Après plus de deux heures à genoux devant l’avarie, il sort des chiottes et me dit « Faut que je descende à mon bahut, j’ai besoin d’un autre outil »

Un autre outil ? Putain, il en a d’autres ??? Bon, le mieux, c’est de pas rechigner, parce qu’après deux heures d’attente en vain, on commence à ressentir le syndrome de Stockholm : On en arrive à tomber follement amoureux de son plombier, car quoi enfin, entre ses mains réside la fin de votre problème. 
Après trois tentatives, il arrive à colmater la fuite, non sans avoir préalablement sollicité de ma part un peu de mie de pain afin de boucher un tuyau. De la mie de pain de mie ? Ingénierie de pointe ça fait pas de doute, mais j’ai pas osé lui demander son secret professionnel. 
Ceci dit, j’ai quand même prévu une bassine au cas où que la mie de pain tiendrait pas le prochain Tsunami après mon couscous de demain ou mon couscous d'après demain. Puis, l’envie d’une bonne douche réparatrice me traversa. Je la pris sans même arriver à m' mouiller les pieds.
Sacré plombier...

20 sept. 2008

333.Sexe fondamental


Le sexe, comme nombre d'entre vous le savent bien, est fondamental dans la vie des êtres humains, qu'il soit glorifié en solitaire, en couple, en orgie et quel que soit l'age que vous ayez. Il faut le vivre, le sentir et en jouir un maximum... même si cela implique que ce soit avec la personne avec laquelle vous dormez tous les jours. 
Les meilleurs rapports en couple sont ceux qui se font en pensant à une personne autre que celle qui est entrain de jouir entre vos bras - ou entre vos cuisses, les filles.

Le fait de penser à une autre personne durant l'intercourse est - contrairement à ce que pourrait vous avoir laissé entendre le curé de ma paroisse - énormément bénéfique pour toutes les personnes impliquées dans l'intercourse entamé en haut de cette phrase.
Si votre partenaire - humain(e), animal(e) ou simple objet - se met à penser à une autre personne, animal ou objet pendant qu'il ou qu'elle fait l'amour avec vous, son excitation et sa jouissance en seront grandement augmentées. Vous imaginerez à tous les coups que les cris de plaisir de votre partenaire sont les mêmes que ceux que lancerait la personne, l'animal ou l'objet que vous êtes mentalement entrain de tirer, c'est pas peu dire. Donc par conséquent, votre propre excitation et votre jouissance s'en trouveront également hautement boostées. Et versi-versa.


Afin d'atteindre les sommets du plaisir à l'horizontale - Rollfucking high point en Anglais, Höchstevergnügungfickenpunkt en Teuton ou 全盛売春婦御存知性的な喜び en Nippon de velours - , il est instamment conseillé de s'exprimer durant l'acte, mais sans jamais mentionner aucun nom à quelque moment que ce soit qui ne soit celui ou ceux de la ou des personnes physiquement impliquées dans l'acte avec vous. Le fait de mentionner le nom de la ou les personnes, animaux ou objets avec le ou lesquels vous êtes mentalement connectés, même s'il s'agit d'un fait connu de chaque partie, conduirait irrémédiablement à un coïtus interruptus dans la plupart des cas.

Sans vouloir écarter radicalement aucun thème - chacun s'excite comme il le veut - parler pendant le coït ne signifie pas qu'il faille entamer une conversation sur les coûts élevés du sans plomb 95, le financement du RSA ou la sauvegarde mondiale des baleines à bosses. 
Les thèmes politiques toutefois, peuvent parfois être source d'excitantes excitations. Notre ministre de la justice dans les sept juridictions du Lotus pourrait par exemple s'avérer extrêmement émouvante.

Aussi, pour les novices récemment initiés, pour ceux manquant de pratique, pour les retardataires en général, les maladroits, les éjaculateurs précoces, les sexagénaires éjaculants, les frigides, les congelés, les timides et les ambigus, pour les conservateurs et les fonctionnaires, les 'pratiquants' cléricaux et bien entendu, pour tous les bloggonautes en général, j'ai tenu à partager ici quelques suggestions orientatives sexuelles. Celles-ci sont exclusivement basées sur des expériences transgéniques, qui, en plus d'être véritables, sont aussi infaillibles.

1. La masturbation, sous toutes ses variantes, est la plus grande source de plaisir que je connaisse. Pratiquez la tous les jours et chaque fois que vous en ressentirez l'envie. A la différence de l'amour en couple, l'excitation sexuelle liée à la masturbation est d'ordre purement mental et de ce fait est complètement libérée des limitations imaginatives qu'impose la visualisation routinière du ou de la partenaire habituel(le) ou de la léthargie apathique de ses attributs. Pour les mecs, faites toutefois gaffe de ne jamais dépasser les limites de décharge maximales, çe qui pourrait engendrer un collapsus phallo-vasculo-cardiaque par exténuation disséminatoire ou noyade dans votre propre foutre.

2. Le sexe buccal dans ses deux versions les plus populaires, cunnilingus et fellation - brouter le gazon et tailler la pipe pour les plus académiques d'entre vous - se devrait être une pratique inexcusable ( à l'exception du cunnilingus en cas d'incontinence menstruelle et de l'auto-fellation à cause des risques potentiels de dislocations rachidiennes encourus) dans toutes relations de couple ou orgiaques. Aussi bien en tant que préambule aux enculades et autres pénétrations sanglantes qu'en guise de conclusion orgasmique à tous vos fantasmes.

3. Évitez les mots tendres durant une partie de jambes en l'air. Les rimes de mauvais goût du genre 'Offre moi, cher amour, ta fleur la plus précieuse!', 'Fais moi tienne, Ô mon roi!', 'Je voudrais me sentir tout au fond de toi!' ou 'Fais le moi comme toi seul sais me le faire!' et tutti cuanti..., conduisent inévitablement à la mélancolie et à l'orgasme 'light'. Indépendamment du niveau culturel, de la position sociale, de la race ou nationalité, de la religion ou de la parenté des protagonistes, pour une plus grande excitation et un meilleur rendu, je vous conseille plutôt les phrases du type - 'Bouffe moi le Reich, Adolphe!'.

4. Si vous êtes utilisateur d'un quelconque élément orthopédique (œil de verre, jambe de bois, faux seins, anus artificiel), ôtez les avant de commencer. Il est vraiment très désagréable de contempler l'objet de vos désirs et autres érections se déprécier ainsi d'une grande partie de son pouvoir attractif en mutilant par la même occase vos envies de cavalcade. Il vaut mieux vous monter tels que vous êtes dès le début des présentations. Et pour terminer: Ne vous nettoyez jamais les restes du naufrage sur les rideaux, on sait jamais qui c'est qui habite en face surtout si ça se passe pas chez vous.

9 sept. 2008

332. Art subjectif





Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des "COUSCOUS GARBIT"

Ce que je ressens, lorsque je visite un musée ou une galerie d'art, pourrait être assimilé à une sensation d'inspiration jumelée à un sentiment de jalousie. Je m'émerveille à la créativité et à l'ingéniosité de certaines des pièces exposées, tellement que cet émerveillement soulève parfois en moi le désir de créer moi aussi mon oeuvre perso. Mais ça me fait aussi prendre conscience que quoi que je fasse, mon oeuvre ne sera jamais qu'une pâle tentative comparée aux travaux des plus grands maîtres. J'essaie pourtant quand même, tentant de mixer mes optimisme et pessimisme en une même soupe.


J'ai visité pas mal d'expos dans ma vie, en passant de Miro à Dali, de Max Ernst à je sais plus qui. Sans compter un certain nombre de visites virtuelles de musées via internet. Vous savez, le genre d'expos où il n'est pas rare d'entendre chuchoter "C'est de l'Art, ça ? Mon petit marmot pourrait en faire autant!". Et pour être tout à fait honnête, où je pourrais ajouter que "Moi aussi".
Mais évidemment c'est faux.

Par exemple, je suis allé visiter virtuellement le musée de Seattle car je me suis souvenu en avoir physiquement visité une partie il y a de nombreuses années du temps où je baroudais plus la terre ferme et le grand ouest américain que les océans. Et lors de ce surf empli de nostalgie, je suis tombé sur ce montage ou plutôt sur cette installation signée Eli Hansen et Oscar Tuazon et baptisée Kodiak. 
Comme cette île de l'Alaska, ses indiens et autres ours du même nom. Tous deux - les artistes je veux dire - inconnus de ma carte mémoire mais apparemment de renom pour se retrouver ainsi exposés dans un musée d'une telle réputation.
 
Dans une salle à la blancheur éclatante, un tronc d'arbre recouvert d'une grande partie de son épiderme est suspendu à mi-hauteur en travers de la pièce, comme une poutre dans l'oeil de votre voisin. Pas trop haute si bien qu'il faille sûrement se baisser un tout petit peu pour passer dessous sans se déchirer le cuir chevelu. Il y a un semblant de cage d'escalier inachevée et quelques autres petits objets comme une lucarne et une lampe tempête. Un ensemble de fragments architecturaux évoquant une cabane au fonds des bois ou un truc dans ces neiges là. 
Le carton explicatif vous balance tout un tas de baratin sur la manière dont l'ensemble de ces quelques pièces dans la salle vous transporte dans les bois alaskaïens tout en restant simultanément au coeur de la ville chère à Boeing, aux B52s et à Kurt Cobain.

Alors je me suis dit que j'avais moi aussi ma propre idée pour une future hypothétique exhibition. Ce serait dans une salle sensiblement moins grande, peut-être de la taille de la pièce où ma louve fait son repassage, peinte en blanc également et très brillamment éclairée. 
Il n'y aurait absolument rien dans la pièce à l'exception d'un petit carton blanc sur le mur du fond avec le titre de mon oeuvre. Les effluves d'un pet à l'étouffée après ingestion d'un repas de couscous Garbit protobionique seraient de temps à autres vaporisées à l'intérieur de l'écrin de mon oeuvre grâce à un système turbo-soufflant furtif de dernière génération. Le titre de mon chef d'oeuvre serait "Silencieux ... mais mortel!

L'idée m'en est venue lorsque j'en ai accidentellement lâché une dans la salle d'attente de mon dentiste la semaine dernière. J'avais bouffé un cassoulet - oui, vous pouvez porter plainte! - C'est une bonne chose que j'étais le seul à patienter pour ma séance de torture ce fameux jour. Je me suis alors dit en moi-même que qu'est ce qui pourrait être plus proche de la réalité que l'odeur d'un pet amère? 
Imaginez les gens visitant mon expo, reniflant ce pet, maugréant sur l'enfoiré qui a eu le courage, que dis-je, la témérité, de lourder si vilement dans ce lieu dédié à l'art et la méditation, puis s'approchant de mon petit carton pour en découvrir le titre.
Effet immédiat. Profond et viscéral. L'art n'est plus dans la salle mais sur le carton.Voyage spatio-temporel garanti. Vous vous retrouveriez immédiatement transportés dans la salle d'attente de mon dentiste nazi pas plus tard que la semaine dernière!
Je pourrais même faire des variations, comme par exemple "Pêcheur d'Islande" : Des effluves de poisson rance, de sueur et de sperme insufflées par intermittence...

8 sept. 2008

331. Rob Roy


Finalement ce matin, je me suis réveillé avec une idée. L'idée en tête. - Ce que je veux dire, c'est qu'elle était là, le lendemain du film - c'est à dire ce matin - nette et précise. Je me suis réveillé avec cette dernière, comme certains jours certains d'entre vous les mecs, tombent dessus en se réveillant: Palpitante, frétillante, assoiffée de sang, droite comme un I. (Comme Cristalle quand elle croise un mec comme moi...)


Rob Roy - sur NT1 -, son honneur, sa lourde épée toute droite face à Cunningham, le dépravé et son escrime frétillante. L'instinct face au calcul. L'honneur face à la loi.
Escrime, truc français, médailles, art hexagonal. Made in France - Vendu jusqu'à Pékin. Avec sa langue, avec ses termes. Ses quintes et puis ses sixtes. Ce sport dépravé fait pour tuer en dansant. Peut-être pas la tarentelle mais bien la tarentule.
Je vous fait ma plus basse révérence, môssieur. Et puis je vous pique!
Tout ce que vous avez. Je vous pique votre vie. Au propre comme au figuré. De dextre si ça vous chante. Allez hop, aboulez l'pognon.
Le Droit est avec moi!

Nouveaux bretteurs du néo-libéralisme, avocats, élus et autres membres de nos gouvernements sont les plus ambidextres qui soient pour jouer au travers des lois et règles dictées et votées par eux.
Régir un pays ou une grosse société implique des situations parfaitement ambigües, alors qu'à l'image de Kandinsky ou de Miro, - et ouais, j'suis retourné voir la Catalogne y a pas longtemps - je suis, et la plupart d'entre nous sommes, des inconditionnels des couleurs primaires et de l'approche directe. Je vous dis pas les ruses qu'il faut déployer pour monter sur le podium où sont arrivés les gens de là-haut...

Comme pour les cosmonautes, il faut savoir, si l'on bâtit de tels espoirs, calculer précisément le moindre faux pas, garder en tête que la moindre bévue peut vous envoyer bouler au fin-fond de la mouise stratosphérique d'où t'as peu de chance de revenir.
C'est pernicieux, l'escrime. C'est beau Rob Roy.

6 sept. 2008

330.Patriotisme: Piège à cons


En quoi consiste le pouvoir d'un état dont les citoyens en deviennent les esclaves? La liberté consiste à la fois en un état externe et interne; au sens le plus primaire, on peut montrer du doigt l'absence de chaînes ou la prédominance du choix en tant qu'indicateurs de liberté.

Les dimensions subtiles de la liberté incluent les libertés mentales comme spirituelles des citoyens - voici où l'on pourrait parler d'esclavage idéologique: Dans notre monde de promotion entrepreneuriale agressive, de campagnes électorales dirigées par des médias vendus et une malhonnêteté publique généralement acceptée, la télévision s'est muée en une prothèse de vérité.
En tant que telle, je prends la télé populaire très au sérieux. Certaines télés et hommes politiques peuvent bien clamer haut et fort que jamais elles ou ils n'accepteront de reconnaître le titre de "Combattants de la Liberté" à des terroristes ayant tué femmes ou enfants, elles clament pourtant à peu prés ça: "Nous croyons que notre pays, et plus particulièrement notre armée, accomplissent une noble tâche. Nos soldats et nos paras sont des héros."

L'armée française, et ses paras ou légionnaires - nombreux sont ceux qui voudraient nous le faire croire - se battent pour la cause de la liberté. On voudrait nous faire croire qu'ils sont les authentiques combattants de la liberté. 
On peut affirmer que dans toutes les guerres menées depuis 1945 par des armées occidentales, 80% des victimes 'ennemies' étaient civiles, parmi lesquelles environ 20% de femmes et d'enfants. La plupart victime de raids aériens ou d'exposition à des engins explosifs non explosés.

Un chef d'Etat-Major ou un chef d'Etat tout court désigne une cible, des femmes et des enfants meurent. Plus loin que la simple absolution du mal par l'État, les militaires sont élevés, et même promus, par nos dirigeants au rang de "Nobles". On leur refourgue même des Légions d'Honneur à titre posthume s'ils se font descendre dans le processus.
Ouais ben sans doute que leurs intentions étaient nobles. Ils se sont sacrifiés, ont tout donné à l'État en signant leur engagement. 
Mais de la même manière que parait-il Mitterand n'avait pas le monopole du cœur, l'État n'a pas le monopole de la moralité et encore moins celui du bien. Toute action par une personne ou un état résultant en la mort d'innocents doit, en bonne conscience, être sanctionnée.
C'est un principe naturel, universel. Ce n'est pas un article de loi sujet à exception; c'est un idéal. 
Pour ceux qui l'approuvent, il ne peut être ignoré par les décrets arbitraires des pouvoirs institutionnels. L'état transforme l'homme ordinaire, fréquemment celui issu des minorités ou des classes pauvres, en des Caïns en uniformes. Des tueurs à sa solde. Il transforme les outils de la science et de la haute technologie en armes de destruction massive. Il répand le sang d'innocents, de femmes et d'enfants à une échelle inconcevable. Les états considèrent héroïques les meurtres en masse, l'amour de la paix en tant que suspect, l'exercice des véritables droits démocratiques antipatriotiques - ils ont étendu une tyrannie sur l'esprit de millions de gens.

Le fait que ces actes soient commis par des gens portant un uniforme et marchant derrière un drapeau n'est pas suffisant pour une absolution morale; c'est au contraire une offense à la décence, à la démocratie et au bon sens. 
De la même manière, nos responsabilités ne se limitent pas à tirer dans un sens ou dans l'autre sur une espèce de levier électoral à la fin de chaque quinquennat. Les citoyens d'une société libre doivent exercer leur conscience aussi bien dans leurs vie privées que dans leurs vies publiques. Participer à leur société et à la civilisation dans son ensemble. Réformer ses instincts agressifs. Veiller sur elle comme sur un pitbull enragé et maltraité.

Notre génération a été trop rapide. Entraînés à espérer la satisfaction instantanée par les distorsions des publicistes et autres bêtes de scène du PAF, nous avons perdu de vue notre volonté de labeur.
Trop nombreux sont ceux d'entre nous qui s'engouffrent dans la violence et on se bouscule au portillon des bureaux de recrutement militaires. Par peur et par haine, on se rue pour euthanasier la république, on sprinte vers un futur sombre peuplé d'une foule de somnambules malfaisants.
C'est le destin de nos jeunes d'hériter d'un monstre aux mains de nos états. Je dirais ça aux jeunes de notre pays: vous êtes à l'essai! Quand vous aviez soif de jardins, de musique et de théâtres, vous avez cassé et vandalisé. 
Lorsque l'autorité en place a détruit l'amour et la liberté, vous avez présumé que la société était votre ennemie. Tandis que vous vous enragez, l'histoire vous regarde. Les enfants de vos enfants étudieront de près nos échecs et la distorsion de nos espoirs et de nos rêves en une terreur qui a consumé le monde de colère, d'apathie et d'avarice.

Au lieu de jouer le jeu des chaînes de plastique et de papier des faiseurs de profits qui ne font que nous bouffer sur le dos tels des sangsues, appliquons-nous plutôt à construire le monde de nos rêves. On ne peut faire moins pour défier une culture matérielle et brutale que de cultiver une véritable communauté.
Que les générations qui nous suivent soient amies de l'humanité avant que l'avenir ne s'assombrisse et ne se refroidisse un peu plus, sinon tous les moments de leurs vies ne seront qu'une suite d'encarts publicitaires et leurs impulsions nobles seront faussées et rendues bestiales par les vices des états vendus et de leurs télés.

Etat Nation = Euthanasie

5 sept. 2008

329. Pourquoi toutes ces larmes?


Les nénettes pleurent parce que...
1. Elles sont tristes...
2. Elles ont peur...
3. Elles sont nerveuses...
4. Elles sont frustrées...
5. Y a quelqu'un qui leur manque...
6. Elles se sentent seules...
7. Elles sont en cloque...
8. Elles ont fait une fausse couche...
9. Elles ont le coeur brisé...
10. Elles sont amoureuses...
11. Leur amour est impossible...
12. Leur âme est déchirée...
13. Ca leur fait tellement mal au cœur...
14. Elles sont en colère...
15. C'est dramatique...
16. Elles ont juste envie de pleurer...
17. Vous venez juste de la frapper brutalement dans les miches.


HEY, LES MECS: Si vous voyez une nana de votre connaissance entrain de pleurer, restez pas là à lui dire que vous êtes désolés. Prenez-là dans vos bras et dîtes lui que tout ira bien tout en lui caressant subrepticement un nibard, même si vous savez pas lequel des deux a morflé ni rien sur ce qui cloche entre ses deux tempes. Les filles veulent juste qu’on les prenne dans les bras et savoir que quelqu’un s’en fait pour elles.

Nous autres les mecs, on pleure quand...

1. On s'est fait largué par notre nana...
2. On a le cœur brisé...
3. On vient de se manger un coup de pied dans les couilles...
4. On est sur le point de mourir...
5. Parce que nous sommes des hommes..., des vrais...
6. Parce que personne s'intéresse à ce que nous avons à dire.


HEY HO LES FILLES: Si vous voyez un mec chialer, prenez le dans vos bras en vous collant subrepticement langoureusement contre son bas ventre et gardez le ainsi au chaud jusqu’à ce que sa douleur à c't'endroit là ait disparu. Complètement. 
Dîtes lui que non il ne va pas mourir, et s’il pleure à cause d’une nana…, prenez le de nouveau dans vos bras et embrassez-le et faites lui savoir que vous n’allez pas lui briser le cœur comme l’autre salope l’a fait t’t’à l’heure. 
Nous les mecs, on a juste besoin de savoir que vous, les nanas, êtes là pour nous remonter le moral quand le besoin s’en fait ressentir et pour nous aider à ne plus penser à la douleur d’un cœur brisé, d’un coup de pied dans les burnes ou de savoir qu’on va mourir. 
Et allez toutes lire son Blog tout de suite pour le consoler avec des mots tendres dans les commentaires en bas de ce post.

2 sept. 2008

328. Coucou me revoilou


60 jours depuis mon dernier post! Vous z’avez sûrement remarqué que depuis un certain nombre de semaines le Meltingblog fondant n’avait plus fouetté aucune crème ni glacé aucun cornet. 
Vous vous êtes peut-être aussi demandés pourquoi vous – oui Vous en particulier - , ne receviez plus d’alertes sur mes posts – hem – tant attendus. Alors ne désespérez pas, je n’en ai envoyée aucune. A personne. 
C’est juste que peut-être que je n’avais rien à dire. Et la prise de conscience d’avoir laissé mon Blog à l’abandon pendant tout ce temps est devenue si mentalement oppressive que j'ai dû me résoudre à sortir un album. Et d’une, j’avais pas d’internet sur mon rafiot en Angola, et de deux, j’avais besoin de vacances en rentrant de là-bas. Et peut-être aussi besoin de temps pour me clarifier l’esprit et explorer les raisons pour lesquelles je devrais me faire chier à continuer.

J
’adore partager mes pensées avec vous, ne me mécomprenez pas, mais je commence à douter que le fait de bloguer au travers d’un ridicule petit Blog perso soit la méthode pour y parvenir. 
C’est sûr qu’il existe des petits Blogs persos qui cartonnent, comme celui de Nicolas pour ne citer que cet empaffé qui me nique haut la main mes parts de marché, mais ce genre d’intru n’y parvient que grâce à des efforts quotidiens et un nombre de porte-plumes nègres incalculable auquel le bouche à oreilles de l’ensemble des jeunesses Sarkozistes est tout acquis. Mises à jour quotidiennes, contenu populiste, sujets vaporisants, langage accessible aux malentendants.

Avec le temps, j’ai réalisé que j’étais incapable de pourvoir clochettes, sirènes ou fifrelins à l’ensemble de mes lecteurs. Meltingblog 56 n’est pas un journal
quotidien en ligne empli de sucre d’orge, de mots d’encouragement ou d’inspiration. C’est un regard sur la réalité, et la documentation d’un esprit blessé comme blasé tentant de comprendre le ridicule de la nature humaine. 
Après 3 ans et demi de bloguage effréné, je n’ai réussi à rassembler qu’une poignée de lecteurs assidus et honnêtes. Esprits libres prenant le temps de revenir de temps en temps résultant en la sensation inébranlable que je ne prêche qu’aux convaincus.

J’ai tant à dire, et plus encore à faire, de combats à mener, de philos à développer et à partager. Je pense juste que la lutte pour le podium olympique de chez Google n’a rien à voir avec quoi que ce soit que je cherche à accomplir à travers ce que j’écris. 
L’art de bloguer n’est, comme ma Louve me le chante souvent, qu’une forme de narcissisme, et je commence à me demander si je vais pas laisser tout ça aux gentils drôles de la génération qui me suit.

Mais bon, vous m’entendrez encore de temps en temps, je peux pas vous dire quand. Peut-être demain, peut-être la semaine prochaine. En attendant, suivez votre chemin, pensez par vous-mêmes et que l’Amour soit votre guide.

4 juil. 2008

327.Entre Chien & Loup


Entre chien et loup

Cette manie de raconter des rêves
Auxquels on peut tout faire dire ;
Ce goût infernal d’éternité
Quand on ne voit pas plus loin que l’instant présent ;
Pragmatisme de la bête solitaire qui,
Mise en présence de sa victime
Et ayant chassé plus loin que ses pensées
N’a plus le droit de s’attendrir ;
Paradoxe entre amour de l’anarchie et terreur du chaos,
Façon de montrer qu’on n’est ni tout à fait en dehors du monde,
Ni tout à fait en osmose avec lui.
Fidélité, soumission, jappements pavloviens
Du canin qu’on cajole par pur narcissisme
Face aux hurlements du loup à la voix soprano
Qui clame sa solitude
De la plus aiguë des voix humaines…



24 juin 2008

326.Quelques questions sur les chiites en sirotant un truc du même nom...


Ce post ne vous est pas gracieusement offert grâce au soutien financier des "FRÈRES MUSULMANS"


Saddam était musulman sunnite et il faisait chier de la discrimination envers les chiites. Musulmans aussi. Discrimination donc. Encore et toujours. 

D’aprés mes lectures et ce que j’ai pu – ou crû - comprendre, les sunnites sont moins profondamentalement chiants que les chiites. La frange sunnite observe un comportement religieux moins strict que celui que pratiquent les chiites. 
Par exemple, la femme sunnite a le droit de bosser et on l’oblige pas à se recouvrir entièrement le corps d’une couvrante blindée mais grillagée au niveau des yeux avant d’aller choisir sa semoule aux étals du souk local.

Maintenant que Saddam est parti au pays des Houris - ou a rejoint la Djenahyah, à vous de voir - , on aurait pu s'attendre a ce que ce soient les Sunnites - qui ont le plus perdu - qui se soient rebellés contre les troupes de Bush, mais on dirait bien que c'est les barbouzes Chiites qui ont pris le maquis. 

Peut-être que je comprends pas ou que j’ai pas tout bien entravé mais les chiites n’avaient-ils pas un sérieux manque de liberté religieuse sous le régime à Hussein ? Est-ce que Saddam et le parti Baas ne tenaient pas, d’une main de fer, en échec ce terrifiant Islam fondamental ; et maintenant qu’ils ont la libre pratique ils veulent infliger le même genre de persécutions qu’ils ont eux-mêmes endurées ? 
Ou est-ce que c’est juste le but de toute religion de s’attendre à ce que chacun suive ses rites et son rituel ? Si t’es pas de mon troupeau, j’ai le droit de t’envoyer en enfer parce que c’est là que t’appartiens ?

Ça craint. Putain, maintenant que je sais ça, je sais que je suis sûr que je vais faire des cauchemars.En tous cas et couac qu'il en soit, j’aimerais pas vivre et m’appeler Fatima – propre sœur à Mahomet 1er donc first Lady à avoir succombé sous le joug - dans ce genre de pays. 
Quoique je suis sûre que la majorité des Frères Musulmans et peut-être même certains d'entre vous me trouveraient pourtant attractive et même appétissante sans mon burka sur un matelas… 

Houla, y a des fois où les dents de mon imagination me libèrent vraiment de ma laisse...


4 juin 2008

325. C'est clean d'être cradingue!


Quelque part, la crasse me plait. Je veux dire par là qu’elle fait vraiment chauffer à blanc les pistons de la synopsis au cœur de mes cylindres. Quand j’étais môme, il était fréquent de me voir rentrer à la casbah couvert de merde. Les poches emplies de cailloux et autres insectes, je me tenais devant la porte d’entrée, plaidant devant ma mère pour qu’elle me laisse rentrer avec un orvet lové autour de l'avant-bras, me pissant presque dessus tandis que je me battais avec elle pour lui faire piger que ce dernier rêvait depuis toujours de vivre dans une boîte à godasses dans le fond de ma chambre. 

J’oublierai jamais les protestations hurlées, les batailles perdues avant de finir le cul dans une bassine, pataugeant dans une eau troublée par les restes de mes ébats aventureux de la journée. On souffrait beaucoup à cause de l’hygiène à cette époque, surtout pour ceux d’entre nous qui passions le plus clair de notre temps dehors, privés de télé comme des Play-Stations à venir. 
Quand j’y repense et que j’essaie de quantifier les coupures, égratignures, genoux et autres coudes écorchés sans compter les bosses et bleus innombrables, ça me stupéfait d’essayer d’esti-deviner combien d’entre nous sommes – ou serons - encore vivants au moment où vous lirez ça.

En tant que gamins, il était normal de nous inoculer de force la pensée qu’il était nécessaire de nous laver les pognes avant de passer à table. De nous laver les paluches en rentrant de l’école. De nous les laver à la moindre suspicion que quoi que ce soit de ‘sale’ puisse les avoir touchées car le monde était un endroit ‘sale’ et malveillant empli de germes, de pestes, de gales et de virus tous dédiés à notre destruction ! 
L’attitude même qui sans aucun doute se trouva au cœur de la recherche et du développement de nouvelles antibiotiques, de savons anti-bactériologiques et autres agents de stérilisation de destruction massive. 
Mais en dépits de ces efforts surhumains de la part de l’humanité, les gosses rentrent toujours couverts de crasse à la maison. Leurs pifs morveux continuent d’éjecter leurs mucosités à la face de leurs camarades dans l’abandon muco-nasal le plus total, et quelque part au moment où vous lirez ça, un gamin de sept ans et demi aura oublié qu’il y a à peine une heure, il ôtait de la merde de clebs de sa Reebok gauche avant de gratter quelques secondes plus tard une autre mucosité dans le coin de son œil droit avec son index du milieu.

Contrairement à la notion conventionnelle, le monde est en fait un endroit étonnamment propre, sain et bienveillant. Tout ça me rappelle ce dicton immémorial : « Et Dieu créa la marie-jeanne poussière donc elle peut pas faire de mal » Exact. 
Ce que plein de monde ne réalise pas, c’est que la Terre est conçue pour prendre soin d’elle-même. Pour chaque abominable bactérie renégate qu’on a pu identifier, il en existe le centuple qui font gratuitement des heures sup’ pour nous conserver, vous et moi, en bonne santé, et ce, même lorsqu’on est couverts de boue. 
Alors qui c’est qu’on essaie de tromper là ? Nous sommes tous faits de boue. Une boue hyper raffinée, version über-organique pour être sûr, mais nous ne sommes tous, néanmoins, que de gros sacs de boue ambulants. 

On dirait qu’il existe cette notion, vieille de quelques millénaires, impliquant que si nous pouvions en quelques sortes nous éloigner du monde naturel, nous commencerions à grappiller quelques centimètres en direction de l’immortalité. 
Ce qui débuta en tant que clôtures pour tenir à l’écart les hyènes et autres saloperies de ce genre de nos lieux de fornication a évolué en pare-feux incluant des unités centrales d’air conditionné, impénétrables même pour les bestioles les plus minuscules que l’Autre a mises sur Terre. Nous tremblons de peur à la vue d’une araignée, nous recroquevillons en présence d’un surmulot et nous grimaçons à l’idée d’aller faire du camping comme si c’était une punition.
Dans le même temps, nous bombardons nos entrailles de médicaments ‘idiots’ tels la pénicilline, qui sont incapables de faire la différence entre le bien et le mal, et qui, en conséquence, tuent toutes les bactéries, saintes ou damnées.

Et tout ça au nom de quoi ? La sécurité ? Le confort ? La durée de vie ? Et combien, s’il y en a, de ces objectifs avons-nous atteints avec notre mode de vie urbain ? 
Nous crevons à vitesse grand V tandis que nous pompons à nous en arracher les poumons sur nos clopes, avalons à pleins seaux des produits bitumés de fructose et aspirons à plein poumons les gaz d’échappements de nos concitoyens chaque fois que nous nous déplaçons de la pharmacie du coin à celle de l'esthéticienne. 
Nous nous séparons de notre pognon pour des injections de Botox comme si l’on pouvait se louer un peu d’éternité même quand on a déjà reçu notre pré-avis d’éviction. Viagra, Rogaïne, Cryogéniques, Muta-géniques, clonage, silicone, jusqu’où allons nous aller ? 
La crasse n’est pas l’ennemie. Les germes ne sont pas l’ennemi. Les petites bêtes rampantes ne sont pas nos ennemies.

Essayez donc quelque chose de différent pour une fois. Allez planter quelque chose, mais n’utilisez pas de pelle, juste vos doigts. La prochaine fois que vous verrez un cancrelat chez vous, laissez le vous grimper sur le bras et vérifiez qu’il ne vous veut pas de mal, puis portez le délicatement dehors au lieu de le massacrer. 
Essayez de passer une semaine entière à ne boire que de l’eau plate. La prochaine fois que vous aurez besoin de vous rendre à l’épicerie du coin, allez-y à pinces. Si vous devez absolument prendre votre bagnole et qu’il fait chaud, baissez les vitres et coupez l’air conditionné. La prochaine fois que vous choperez un coup de froid, n’allez pas voir le toubib, extirpez-le à coups de tisanes et de frictions . Embrassez-vous plus souvent, tout le monde se salue, mais il n’y a rien de plus sincère qu’une embrassade à bras le corps. 
Et puis relax max et maxettes, les germes sont essentiellement bons. Croyez le ou non, les bactéries sont nos plus vieilles cousines dans l’arbre d’Eden.


30 mai 2008

324.Migrations


Les hyènes, les loups, et même les caribous ou les rattus norvegicus de Bernard Werber ,sont connus pour avoir des chefs bien identifiés qui dominent le groupe. Les mâles les plus forts dirigent la meute, se servent des plus faibles comme de punching balls et se montent la majorité des femelles en les cloquant au passage. 
Tout mâle plus faible qui a la témérité de contester la domination du plus fort est immédiatement éliminé ainsi que sa progéniture, ou exilé en zone aride, parfois dangereuse. Le plus fort est le chef incontesté et ses gènes se multiplient, dominant tous les autres qui auraient souhaité en faire de même. Ce sont les mâles de type Alpha.

Juste derrière ces puissants Alphas se trouvent les Bêtas. Ceux là sont jaloux et vindicatifs, machinateurs et manipulateurs. Ils se prétendent alliés des Alphas dont ils montent même parfois les femelles – quand les Alphas sont pas dans le coin je veux dire.
Ils cherchent rarement des noises aux Alphas sauf si un groupe de Bêtas décide d’y aller en force contre un Alpha comme au temps de la Bastille. Souvent, leurs petits bâtards seront élevés par les Alphas qui se sont même pas rendus compte qu’il leur avait poussé des cornes.
Viennent ensuite les Gammas agités. 
Ce sont évidemment des êtres inférieurs qui ramassent ce qu’on veut bien leur laisser. Ils restent à l’écart de toute interaction sociale, sachant très bien qu’ils ne seront jamais à la hauteur dans une baston. Ils ramassent les restes après que les Alphas et les Bêtas se sont bien goinfrés. Ils se reproduisent seulement à l’occasion s'ils se trouvent une femelle isolée ou négligée.
Enfin, tout en bas du Totem se trouvent les Omegas qui sont des tarés congénitaux faibles et difformes qui n’ont aucune chance de survie.


La race humaine possède certainement ses propres Alphas dirigeants dominateurs, ses Bêtas sournois, ses Gammas perdants et ses résidus d’Omégas tels que votre serviteur. Nombre d’entre nous pourtant, et peut-être même la majorité d’entre nous, disons , « Basta ! » et quittons cet alphabet débile en lui recommandant d’aller se faire lire chez les Grecs. Réalisant qu’on peut prospérer sous d’autres hospices auspices, nous migrons voir ailleurs.

À la différence des loups et autres rats d’égoûts, le sommet du totem humain est plutôt subjectif. Dans le schéma stéréotypé de notre culture, les Alphas fréquentent les clubs de fitness et intègrent l’ENA, HEC ou les grandes écoles de Droit. Ils se choisissent des femelles vaporeuses et attractives genre la Bruni. 
Les Bêtas essaient d’en faire de même mais n’arrivent qu’à des postes de sous-direction avec des femelles un peu moins attractives mais du même moule. 
Les Gammas se satisfont de ce ou de celles qu’ils arrivent à décrocher.
Mais ne désespérons pas, il y a des gens qui réalisent qu’ils n’ont aucune chance dans cette foire d’empoigne et changent de manège. 
Comme ce marin excentrique qui adore les japonaises, ou cette fille tranquille et studieuse qui taille en Somalie avec les Médecins Sans Frontière et qui en pince tellement pour Aboubakar qu’elle se passe un tchador sur la tête. Et pourquoi me direz-vous ?

Objectivement, le métier de papillon de mer est tout aussi profitable que celui de banquier, si c’est pas plus, et la gonzesse de MSF est tout autant épanouie que la femme au foyer. 
La japonaise - hem, même si elle n'est que virtuelle - et Aboubakar sont aussi attractifs que Shwartzie ou que la bombe italienne. On peut dire que ces gens qui ont quitté le système Grec ont réussi.
Les migrants (qui, j'ose témérairement l'espérer, représentent la majorité d’entre vous) sont assez créatifs et aventureux pour ne pas finir comme ces pauvres nazes pathétiques que sont les Alphas et les Bêtas.