4 mars 2025

1022. Masses, délires et marionnettes


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MASSES, DÉLIRES ET MARIONNETTES
Comment la boucle infernale du pétage de plombs collectif continue de niquer notre planète

Alors voilà, en 1784, notre pote Emmanuel Kant, ce grand génie autoproclamé, balançait fièrement son baratin sur la raison libérée et l’humanité soi-disant réveillée, comme si que c’était le Saint Graal de sa petite tradition chérie. Sauf que, boum, un siècle et demi plus tard, on se mange une claque ironique en pleine poire : sa vision de rêve s’est transformée en un bordel cauchemardesque qui ferait fuir même le philosophe le plus blindé du ciboulot.

Les Lumières, ce truc qu’on nous a vendu comme le top du top de la rationalité, ben en fait, ça nous a pas libérés, non, non, ça nous a juste largués en pleine foire aux illusions, un vrai carnaval de conneries où la « science » joue les masques en carton pour des fables débiles que la foule, bien vénère et sans cervelle, gobe comme des shots de vodka frelatée. La réflexion critique ? Poubelle, direction le vide-ordures, pendant que l’humanité se pavanait gaiement vers son propre crash.

Prenez l’Allemagne, par exemple : une théorie raciale bien crade, servie par un taré hurlant qui kiffait jouer les stars de théâtre, a foutu toute une nation en mode transe hystéro-délirante. La loyauté au « peuple allemand » et à son Führer infaillible, c’était pas juste un truc demandé, nan, c’était un pacte de sang, un serment bien hardcore. Les voisins se sont mis à se trahir entre eux, les frangins et frangines se sont dénoncés, et les collègues se sont jetés sous la botte avec un sourire de débile, juste pour prouver qu’ils avaient bien adhéré à la secte tordue. Regardez-donc, même Soros il vendait des juifs aux nazis.

Et puis, de l’autre côté, en Russie, un autre conte à dormir debout estampillé « scientifique » prenait racine, drapé dans les grands airs moralisateurs du matérialisme historique. La propriété privée, c’était Satan en personne, et le prolétariat allait soi-disant se lever pour régner sur un paradis de bisounours. Évidemment, ça demandait un petit ménage : quelques millions de goulags par-ci, quelques millions de dissidents par-là, tout ça balayé au nom du « progrès », vous voyez l’genre.

Au début, les purges, ça avait presque un sens tordu : fallait buter les ennemis de classe, logique, non ? Mais en deux secondes, la machine a pété un câble et s’est mise à bouffer tout le monde, sans distinction. Des dizaines de millions de pauvres types ont fini dans des goulags, ces trous à rats gelés où la mort était le seul ticket de sortie, pendant que la moitié du Parti communiste se faisait liquider sur des prétextes plus minces que la patience d’un dictateur en manque de café. Et les accusés ? Ils se défendaient même pas, ces cons ! Ils avouaient des crimes inventés de toutes pièces et sautaient presque en sifflotant vers la corde. La raison triomphe, ouais, bien sûr !

La grande théorie éco-marxiste, qui jurait qu’on aurait du rab pour tout le monde, a juste pondu famine et esclavage, prouvant encore une fois que centraliser le pouvoir, ça libère que dalle, ça étouffe, point barre. Imaginez le paysan qui refile sa dernière vache à l’État avec un sourire niais, pour ensuite regarder sa famille crever la dalle : voilà le goût dégueu de l’évangile socialiste.

Alors, on va arrêter les délires en rose bonbon, hein ? Les Lumières, c’était pas l’âge d’or de la sagesse, mais un défilé de tarés armés de calculettes et de manifestes, prêts à flinguer l’humanité sur l’autel de leurs vérités à deux balles.
L’Allemagne et la Russie, c’est les exemples qui tapent dans l’œil, là où le « progrès » a rempli des fosses communes et où la « raison » a servi d’alibi aux pires saloperies. Matez un peu la première moitié du XXe siècle : nazisme et stalinisme ont débarqué sur scène, pas comme des bugs random, mais comme les gros warnings bien moches d’une nouvelle saleté : le totalitarisme.

Oubliez les démocraties bancales avec leurs chamailleries à la con et leurs petits droits chéris – genre la liberté de gueuler ou de décider pour soi – le totalitarisme, lui, s’est pointé avec la main lourde d’un parti unique, en se foutant bien de ce que vous aviez dans le bide.
Mais attention, confondez pas ça avec une dictature basique, hein. Ces petits tyrans à la mords-moi-le-nœud, ils misent sur la peur toute simple : vous cassez quelques têtes, et la masse signe le contrat en tremblant. 
Le totalitarisme, c’est autre chose, une bête bien huilée et bien glauque, comme Hannah Arendt l’a décortiqué dans Les origines du totalitarisme. Elle a pigé le truc : c’est pas juste la force brute, mais une alchimie psychologique bien flippante – la formation de masse, une folie collective qui transforme des mecs censés avoir un cerveau en drones bien dociles.

Pour capter ça, faut voir une population totalitaire dans toute sa splendeur tordue. Imaginez : des gus qui crament leurs propres rêves sur le bûcher du collectif, comme si vouloir réussir perso c’était une honte. Les dissidents ? Pas juste réduits au silence, non, traqués avec une haine qui ferait pâlir un inquisiteur du genre Torquemada.

Et la vibe parano des balances, où chaque clampin devient un mouchard de l’État, à fouiner dans vos chiottes et vos petits secrets – votre voisin, c’est plus juste un curieux, c’est un pion dans la machine panoptique. La propagande ? Des conneries pseudo-scientifiques tellement grosses qu’un môme les verrait venir, mais la foule les avale comme du petit lait, suivant une logique étroite et impitoyable qui piétine toutes les lignes rouges.

Religion, art, culture ? Oubliez ça, le totalitarisme aplatit tout ça en un désert gris et chiant. Ces systèmes sont tellement pourris de l’intérieur qu’ils finissent par s’écrouler sous leur propre poids : le Reich « millénaire » a tenu douze piges, et l’utopie de Staline a laissé un charnier de millions. Un vrai cancer mental.

Alors, rangez vos petits sourires de malins qui pensent « ça arrivera pas chez nous », parce que le XXIe siècle nous envoie des signaux rouges plus flashy qu’un néon du red light district à Amsterdam. Un nouveau totalitarisme – technocrate, stérile, et putainement efficace – pointe son nez, et c’est pas des fous furieux comme Hitler ou Staline qui tiennent la barre, mais des bureaucrates relous et sans âme.

Les agences de sécurité pullulent comme des cafards : elles ouvrent votre courrier, hackent vos messageries, posent des micros, écoutent vos appels, tout ça au nom de la « sécurité ». La société de surveillance, elle traîne pas, elle galope, avec des caméras partout et des algos qui traquent vos clics comme des chiens affamés se font les dents sur vos claques.

La vie privée ? Ce vieux machin mignon est en PLS depuis le 11 septembre. C’est un remake des pires pages de l’histoire, mais avec du matos high-tech et des excuses encore plus foireuses. Si vous croyez que ces technocrates veulent nous sauver, vous vous gourez. Ils bâtissent pas un monde meilleur, ils montent une cage, un QR code après l’autre.

Liberté éco, liberté politique ? Dites bye-bye pendant que l’État serre la vis, en te baratinant sur « l’efficacité » et la « sécurité ». Regardez les confinements Covid : des boîtes coulées, des gagne-pain explosés, tout ça pour un plan centralisé qui a filé plus de contrôle que de solutions. Du totalitarisme avec un tableur Excel, et ils parient que vous êtes trop flemmards ou trop flippés pour broncher. Prouvez-leur qu’ils ont tort – ou pas, et kiffez vos nouvelles chaînes toutes neuves.

Une foule, c’est pas juste un groupe, c’est une bestiole avec un pouls oppressant. Son truc ? Aplatir l’individualité (la courbe) en une bouillie bien uniforme où tout le monde est égal, ouais, mais seulement parce qu’ils ont tous vendu leur cerveau à la même ruche qui cogne. Les gens pensent pas juste pareil, ils fusionnent dans une parodie bien glauque d’unité, braillant les mêmes slogans comme des robots sur une chaîne.

Gustave Le Bon, ce malin, avait capté ça dès 1895 dans 'Psychologie des foules' : l’« âme individuelle » se fait pas juste éclipser, elle se fait bouffer toute crue par l’« âme collective ». La raison, la pensée critique ? Aux chiottes, même pour les plus malins. Vous croyez que les intellos résistent ? Que dalle : mettez-les dans une foule, et ils sont aussi cons qu’un sac de gravats, troquant la logique pour le délire collectif comme des junkies en manque. Et l’éthique ? Elle fond plus vite qu’un esquimau au soleil, remplacée par des pulsions dégueu qui feraient gerber un saint – mais dans la foule, ils se sentent des héros.

La formation de masse, c’est pas un gadget tout neuf, c’est vieux comme l’humanité, se faufilant dans l’histoire sous toutes les formes tordues possibles. Remontez le fil : la boucherie éclair de la Saint-Barthélemy, la lente descente aux enfers de la Révolution française, les danses fofolles de la peste à Strasbourg, les croisades bien pieuses, les délires en blouse blanche des XXe et XXIe siècles. Le nazisme et le stalinisme, ces mastodontes qui ont avalé des nations, face aux petites hystéries des jurys de procès. Même merde, masques différents.

Le déclencheur change – religion, « science », justice – mais le final, c’est toujours une ruée de lemmings humains vers la falaise, guidés par le plus gros des gueulards. L’histoire, c’est une expo de ces conneries, et si vous pensez qu’on a grandi, vous êtes complètement à côté de la plaque.
Prenez les jurys, ces petites boîtes à microbes parfaites pour la folie collective. Assez petits pour être analysés, mais ils puent la même merde que les gros trucs. Les études le montrent : ces clampins se foutent de la qualité d’un argument. Un avocat peut débarquer avec un speech nickel, des faits en béton et une logique au cordeau, ça change rien. Pourquoi ? Parce que les jurys cogitent pas, ils kiffent les coups dans le bide.

Balancez-leur des histoires simples, des images qui tapent, et ils vous boufferont dans la main. Les bons avocats savent ce secret crade : c’est pas la vérité qui compte, c’est le show. Une plaidoirie carrée les endort, mais une rime qui cogne ou une photo qui chiale, ça colle comme de la superglue.

Alors, épargnez-moi le baratin sur les humains nobles et rationnels qui ont juste besoin de faits pour voir clair. Dans une foule, on est du bétail – cons, mous et dangereux – cavalant après le mensonge qui brille le plus.

Le Bon l’a pigé y’a plus d’un siècle, et ça tient toujours : la formation de masse nous élève pas, elle nous dépouille, laissant une coquille qui aime ses chaînes. Vous vous croyez immunisés ? Matez les jurys, les croisades, les croix gammées, les goulags, et redites-moi ça sans trembler. Les faits disent l’inverse, et c’est pas jojo.

Les masses, c’est pas une plaie récente : elles pourrissent depuis qu’on a quitté la boue. Mais ça mue : ces troupeaux bordéliques sont plus juste des pétages de plombs qu’un roi ou un curé peut mater. Non, après les Lumières noires des Francs-Macs, elles ont pris du muscle, s’incrustant dans les politiques avec une teigne qui ferait flipper n’importe quel monarque.

En 1895, Le Bon sonnait l’alarme : les foules, c’était plus du bruit de fond, elles pouvaient chopper les rênes et accoucher d’un monstre. Visionnaire ? Grave. Trente ans plus tard, le XXe siècle déroulait le tapis rouge pour les États totalitaires, prouvant qu’il blaguait pas. Les masses ont pas juste pesé sur l’histoire, elles l’ont déviée, et on s’étouffe encore dans leurs gaz.

Alors, qui qu'a allumé ce bordel ? Les chouchous des Lumières : rationalisation et mécanisation. Pendant que le monde se découpait en cases bien propres – usines qui ronflent, villes qui gonflent, traditions qui s’effritent – les gens se sont pas unis dans une grande lumière. Non, ils se sont éclatés en atomes paumés, coupés des attaches qui les tenaient.

Et quand vous avez assez de ces âmes à la dérive, bam, ça bascule : la formation de masse éclate comme un orage qui couvait. Pensez à de l’eau qui chauffe : au début, ça frémit doucement, puis des petits tourbillons se forment, et enfin tout s’emballe dans une danse qui entraîne chaque goutte. Voilà la formation de masse : elle te choppe, te recâble le cerveau et te fout sur une orbite de taré.

Avant, ces secousses restaient petites : chasses aux sorcières ou délires de village, moches mais courts. La Révolution française a mis la barre plus haut, puis le stalinisme et le nazisme ont fait péter le game, énormes et increvables. Avec le Covid, jackpot : la planète entière a chopé la fièvre, synchro pendant des années.

C’est une machine froide qui broie la raison et crache du conformisme. Les Lumières nous vendaient des libres penseurs, mais on a quoi ? Une foule mondiale, collée par la peur et la propagande, marchant au pas des technocrates qui préfèrent nous coder l’âme que nous laisser poser des questions.

Les paysans du Moyen Âge avaient l’excuse de l’ignorance ; nous, on a des smartphones et on suit le troupeau quand même. Le Bon a vu l’étincelle, mais nous, on a foutu le feu – et si vous croyez que c’est du progrès, vous avez pas les yeux en face des trous. L’eau bout, et on est tous dans la casserole.

Pour qu’une société plonge dans le gouffre de la formation de masse, faut quatre saloperies bien dégueu qui pourrissent en dessous. Ces plaies étaient pas juste là avant le nazisme et le stalinisme : elles suintent encore aujourd’hui, bien vivantes dans la même merde mécaniste qui nous étouffe depuis ces putains de Lumières.

D’abord, un désert géant de solitude, d’isolement social et de liens humains pétés. Les Lumières ont pas juste semé ça, elles ont labouré le terrain. Aujourd’hui, c’est une « épidémie de solitude », comme l’appelle le toubib en chef des States, Vivek Murthy – assez moche pour que Theresa May en Angleterre colle un ministère de la Solitude, comme si qu'un gratte-papier allait te recoller une âme. Trop drôle : plus on se noie dans les réseaux sociaux, plus on s’isole.
Les études lient ça aux shoots de dopamine numérique. C’est pire dans les zones industrielles bien brillantes de l’Occident, là où la pensée mécanique fait la loi. 30 % des gens dans ces coins avouent être seuls à en crever, et ça grimpe chaque année comme une courbe bien flippante. L’« homme de masse », c’est pas un sauvage ou un débile, c’est un fantôme qui flotte, sans ancrage. Sans ça, pas d’étincelle, pas de feu.

De ce tas de ruines sort la deuxième merde : un vide énorme où y’avait du sens avant. Les humains, on est pas faits pour zoner solo, mais pour être ensemble. Coupez ces liens, et la vie devient une coquille vide, que vous en ayez conscience ou pas.
L’industrialisation a pas juste piqué la dignité du taf, elle a aussi niqué le lien entre celui qui bosse et celui qui consomme, nous forçant à pondre des gadgets pour des inconnus sans visage. Mais la vision mécaniste va plus loin : l’univers, c’est qu’une grosse machine sans âme, des particules qui se cognent sans but. On n'est plus que des pions dans l’horloge, à tourner pour rien. Résultat ? Une vie qui fait « bof » dans le cosmos.
Prenez les « bullshit jobs » : la moitié des mecs dans les années 2010 disaient que leur taf de huit heures par jour, c’était du vent, une blague déguisée en mission. Un sondage Gallup de 2013 a tout déballé : 13 % kiffaient leur boulot, 63 % traînaient des pieds, et 24 % étaient tellement rincés qu’ils pourrissaient la vibe de tous. C’est pas un taf, c’est un film de zombies au bureau.

Ces chiffres, c’est pas juste triste, c’est la rampe vers l’enfer de la formation de masse. La solitude vous désespère, et une vie sans sens vous laisse affamés, prêts à choper n’importe quoi qui passe. Les Lumières promettaient la liberté par la raison, mais on a quoi ? Des drones paumés, mûrs pour le premier démago avec un micro.
Les pays industriels, c’est pas des exemples de progrès, mais des labos d’aliénation. Coupez les fils, et vous avez une foule qui demande qu’à se faire embarquer. Les chiffres le hurlent, et si vous croyez que la tech ou la paperasse vont régler ça, vous achetez le même baratin qui nous a foutus là. La machine tourne, mais elle chante pas une berceuse, elle grogne un requiem, et on est tous sur la liste.

La troisième saloperie, c’est un brouillard d’angoisse qui flotte et d’emmerdes psy qui étouffent tout. Pas une peur nette, genre un orage ou un serpent, non, une terreur floue qui vous ronge sans qu'on puisse mettre le doigt dessus. Un parasite dans la tête, prêt à nous faire vriller.
Forcément, quand on est noyé là-dedans, on cherche à coller ça sur quelque chose, n’importe quoi, pour que ça passe. Remontez aux deux premières : virez les liens humains, videz la vie de son sens, et vous avez une âme crevée qui tremble.
Le XXIe siècle, c’est le champion de cette merde. L’OMS dit qu’un gus sur cinq chope un truc anxieux, et encore, ça compte pas ceux qui serrent les dents en silence. La preuve ? La Belgique, onze millions d’habitants, bouffe 300 millions de doses d’antidépresseurs par an. C’est pas gérer, c’est lâcher l’affaire chimiquement.

Et la quatrième, qui sort du bourbier des trois autres : une marmite de frustration et d’agressivité qui bout sans cible. Facile à capter : enfermez les gens, privez-les de but, noyez-les dans la peur, et ils deviennent des cocottes-minute. La science suit : solitude et rage, c’est main dans la main.
En dix ans, les réseaux sociaux sont devenus un cloaque à venin : racisme et menaces ont triplé entre 2015 et 2020, un néon clignotant d’une société qui veut péter les plombs. Mais le vrai carburant, c’est pas la colère déjà crachée, c’est celle qui mijote, qui cherche une tête à cogner. Une foule crispée, poings serrés, qui attend qu’on lui dise : « C’est lui. » Ça sent la poudre, et ça va exploser.
C’est pas des bugs humains, mais les fruits pourris d’un monde qui bave sur la logique froide depuis des siècles. On a troqué la communauté pour la solitude, le sens pour le vide, et maintenant, on récolte des nerfs qui lâchent et une rage qui bout.

Les stats de l’OMS et les pilules belges, c’est pas des anomalies, c’est les symptômes d’une civilisation qui part en sucette, prête à gober le prochain baratin qui nommera sa misère. Vous croyez qu’on va s’en sortir ? Les chiffres disent qu’on s’enfonce, pas qu’on remonte.
Alors, comment ces quatre merdes – solitude, vide, angoisse et rage – foutent le feu à la formation de masse ? Tout part d’une étincelle : une idée balancée en public, une allumette sur un tas d’herbes sèches.

Quand l’air est lourd de malaise et d’isolement, et que les médias balancent une histoire qui désigne un truc à flipper – les aristos pour Staline, les Juifs pour les nazis et les sionistes, le virus ou les antivax pour le Covid, et maintenant les « fachos » – avec un plan pour l’écraser, le piège claque. Toute cette angoisse sans but trouve un os à ronger, et la foule se jette dessus comme des chiens affamés.
C’est du crack mental. D’abord, cette peur floue qui vous suit partout prend un nom et une gueule. Collez-lui « l’ennemi » dessus, et boum, c’est plus un spectre, c’est un truc à défoncer avec le mode d’emploi fourni.
Ensuite, une société en miettes choppe un shoot d’unité – rien ne rapproche plus les gens qu’un salaud commun à tabasser.
Enfin, toute cette rage rentrée, qui gratte les tripes des paumés, trouve un punching-ball. Mieux, les coups les plus violents tapent les hérétiques qui osent poser des questions. Ce défouloir, c’est un kiff collectif, une décharge que les masses chopent comme des junkies.

Passer de la solitude qui vous broie à la vibe électrique de la foule, c’est une ivresse pure. C’est ça qui fait gober l’histoire à fond. Dans la montée crade des États totalitaires, ce buzz traînait parfois doucement, mais des fois, il explosait fort.
Imaginez une foule dans un stade qui hurle un chant – que ce soit « Ici, c'est Paris » dans la tribune d'Auteuil  ou l’hymne d’un taré, votre voix se noie dans le tsunami du groupe ; vous êtes pas juste dedans, vous êtes portés, shootés par sa puissance brute.
Dans leur tête, pareil : ce que vous pensez compte pas, faut juste penser en rythme. C’est comme ça que les masses avalent des conneries énormes, soit en les prenant pour la Bible, soit en jouant le jeu comme au théâtre.

Les médias, c’est le haut-parleur, l’histoire, l’appât, et les masses, les poissons – ferrés, remontés et frits avant de capter quoi que ce soit. Appelez ça unité si vous voulez, mais c’est une laisse, et ceux qui la tiennent savent bien la tirer.
Les nazis avaient leurs boucs émissaires, Staline ses purges, et les technocrates d’aujourd’hui ont leurs virus, leurs QR codes et leurs cons à abrutir – même jeu, nouveaux costumes. Si vous croyez que c’est l’humanité qui grandit, c'est que vous avez pas vu les ficelles. La foule est bourrée d’elle-même, et la gueule de bois va être rude.

Chaque formation de masse agite son drapeau « solidarité » comme un cri de guerre. Vous y croyez pas ? Vous êtes un traître, un égoïste qui chie sur le devoir. C’est pour ça que les trous béants dans l’histoire – ces conneries risibles – gênent pas la foule. Ils s’en foutent de la vérité, ils veulent l’appartenance. Le récit, c’est juste un ticket pour le club, pas un plan qui tient la route.

La « stratégie » contre le méchant désigné – Juifs, aristos, virus – c’est un rituel à l’ancienne. Les rituels, c’est pas pratique, c’est pour souder le groupe en une masse qui vibre. Plus c’est inutile et chiant, mieux c’est – pensez aux tribus qui cramaient de la bouffe ou saignaient leurs gosses pour calmer un dieu vénère.

Pareil avec le Covid : plus les mesures étaient débiles, plus les fidèles kiffaient. Un masque pour conduire solo ? Nickel. Des confinements qui sauvent que dalle ? Banco. Rester assis au bistro pour passer sous le virus ? L’absurde, c’est le but – un test de loyauté, un fuck à la raison qui hurle : « J’suis in ! »
Cherchez pas la logique là-dedans – y’en a pas. Les « experts » avec leurs diplômes qui brillent et leurs plateaux télé vendent le truc comme la parole divine, et ça suffit aux masses. « C’est des pros, c'est des experts, ils savent mieux que nous ! » « Tout le monde suit, donc c’est vrai ! » « Ils mentiraient pas à la télé ! »

Un défilé de sophismes moisis – ad populum, ad auctoritatem – déguisés en bon sens, et la foule les bouffe tout crus. Peu importe que les philosophes s’en moquent depuis toujours ; ça marche quand on a soif d’appartenir. Le vrai kif, c’est pas la vérité, c’est la gravité du troupeau, la douce pression de pas être le relou. La solidarité, c’est la came, et les faits, un bonus. Les masses courent pas après la précision, elles courent après les autres.

L’expérience de Solomon Asch démonte la formation de masse et nous montre ses boyaux bien tordus. Montée dans l’ombre de la Seconde Guerre, Asch cherchait pas juste à jouer : il voulait savoir comment les délires nazis et staliniens avaient chopé des nations entières. Il a eu sa réponse, et ça fait froid dans le dos.



Le plan : un test simple. Une ligne – ligne 1 – et trois autres : A, B, C. Laquelle de ces 3 dernières correspond à la ligne 1 ? Un gamin verrait que c’est C, clair comme de l’eau roche. Mais Asch a truandé : sur huit gus, sept étaient des potes de connivence, prêts à affirmer que c'était la « ligne B » sans sourciller du cul. Le huitième, le pigeon, savait rien de la magouille. Et là, 75 % ont craqué, répétant « ligne B » comme des moutons. Seuls 25 % ont tenu bon et affirmé « C ». Après, certains ont avoué qu’ils savaient que B, c’était du pipeau, mais ils voulaient pas faire tache face au groupe. D’autres ont flippé encore plus : la pression leur avait tordu les yeux, ils voyaient B pour de vrai, malgré l’évidence. L’esprit qui se plie pour rentrer dans le moule. Un peu comme ceux qui votent Macron quand toutes les télés leur disent de le faire.

Ce trio – believers, suiveurs mous, rebelles – squatte chaque formation de masse comme un spectre. Vous avez les vrais croyants, hypnotisés, genre vieux boomers macronistes, qui marchent droit vers l’abîme. Les mous, qui y croient pas mais ferment leurs gueules, suivant pour pas avoir d’embrouilles – ou la lame. Et les rebelles, qui voient le bullshit et le braillent, même si ça cogne. L’histoire est pleine de ça : chemises brunes, oui-oui soviétiques, et le dissident qui esquive les balles.

Avance-rapide au Covid, et le même cirque a défilé à fond la caisse. Des tribus ont émergé en une nuit, explosant les vieilles loyautés. Gauche, droite, riche, pauvre, noir, blanc, prolo, prof, zéro importance. Le virus était la ligne : t’es pour ou contre le récit. Les camps d’avant ? Dissous. Un test de fidélité, votre avis sur le virus, votre passeport.

Asch a pas juste prouvé qu’on est sociaux, il a montré qu’on troque nos yeux pour ceux de la foule en deux secondes. Les croyants s’en battent les couilles que l’histoire tienne pas, ils sont shootés à l’unité. Les mous misent sur la tranquillité. Les rebelles ? Dernier râle de raison dans un monde pété. Le Covid, c’était pas spécial, juste un replay d’un vieux film. Si vous croyez que c’est les faits qui comptent, vous avez rien capté : c’est le troupeau, toujours.
Le Bon l’a dit en 1895 : la formation de masse, c’est de l’hypnose en miroir tordu. Les deux marchent avec une voix – pas une idée, mais un son brut qui vous rentre dans le crâne et qui vous tient.

Les boss totalitaires ont pigé ça, par flair ou par calcul. Leurs régimes grimpent pas par hasard – ils sont dopés à l’endoctrinement et à la propagande, balancés dans les médias comme une perfusion H24. Sans ce mégaphone, vous auriez pas eu les marathons de masse qui ont accouché du stalinisme ou du nazisme – ces monstres ont besoin de bouffe constante pour tenir le troupeau en laisse.

Le plan est crade mais clair : inonder les ondes avec la gueule du dictateur et cramer tout le reste. Les tyrans old school bâillonnaient les opposants sur la place, mais les totalitaires veulent tout : votre chambre, votre cuisine, vos chuchotements, vos gémissements sous la couette.

Les voix contraires ? Pas juste étouffées, traquées. Y’a du « spontané » là-dedans – la parano des balances qui pousse en formation de masse, où votre voisin devient un flic et la dissidence, un arrêt de mort. Mais c’est pas que ça : les systèmes totalitaires brisent tout lien social. Rassemblements ? Fini. Famille ? Déchirée. 
Les Soviets en ont fait un art, pissant sur chaque fil humain jusqu’à ce que l’État soit votre seul pote. Les nazis ont joué pareil, mais en plus brouillon ; les Soviets, c’était chirurgical, leur totalitarisme colle encore comme une merde aux semelles.

Revenons à l’hypnose : que ce soit le souffle d’un hypnotiseur ou le beuglement d’un dictateur, le truc est le même : une histoire qui vous fixe sur un bout de réalité, un spot qui éclaire un cercle pendant que le reste disparaît. Hors du faisceau ? Évaporé. C’est pas juste taper la poitrine qui soude les masses, c’est ce tunnel visuel, ce focus laser qui laisse la logique courir jusqu’à l’absurde. Vous raisonnez pas, vous êtes captivés, et la voix vous tient, fredonnant jusqu’à ce que vous entendiez plus rien d’autre. Le piège est là, et une fois dedans, bonne chance pour sortir.

Dans le Covid, ce rétrécissement hypnotique a joué comme une pièce glauque. Les spots ont tapé sur les victimes du virus – cas, morts, respirateurs – pendant que les dégâts des mesures restaient dans le noir.
Pensez aux vieux qui pourrissaient seuls dans les maisons de retraite, crevant de faim ou de désespoir ; aux malades hors Covid virés des hostos, leurs opérations repoussées jusqu’à ce que les tumeurs explosent ; aux violences chez soi, aux bleus qui poussaient derrière les portes ; aux victimes des vaccins, balayées comme des miettes. Ces gens ? À peine un bip – mentionnés, mais jamais assez pour peser.
Les médias donnaient pas de chiffres ou de graphiques là-dessus. Pour le Covid, vous aviez des courbes tous les jours, des visuels que Salomon vous rentrait dans le crâne. Mais les morts du confinement ? Une note, un murmure, rien qui accroche. La machine sait faire : amplifier ce qui arrange, enterrer le Rivotril et le reste.

Ce tunnel a pas juste niqué les données, il a tué l’émotion. Les victimes des mesures ont eu zéro larme. Pas de bandeau télé, pas d’interviews qui chialent, pas d’histoires qui touchent.
Un virologue a même ricané en direct qu’un gosse mort dans une « fête confinée » méritait « zéro pitié » – glacial, et la foule a pas bougé. Ces gens étaient hors du spot, effacés du cœur et de la tête. C’est pas juste de la froideur, c’est plus tordu.

Le Bon l’a capté : la formation de masse, comme l’hypnose, peut éteindre un truc en nous – notre douleur, nos pertes – et tout disparaît. L’histoire nous tient si fort que même nos plaies s’effacent. Les hypnotiseurs endorment avant une opération ; dans le Covid, des foules ont zappé leurs vies explosées comme si que de rien n'était. Les mesures ? Pas un poids, un badge.

C’est ça qui a scotché les gens du XXe siècle : cette capacité des masses à bouffer leur propre ruine sous des drapeaux totalitaires. En Allemagne nazie, les fanas remerciaient Hitler pas juste pour la croisade, mais pour le plan B : une mort « classe » dans les chambres à gaz pour tous. Pas de flip, mais du kiff pour crever.

Le récit hypnotique – croix gammées ou masques – zoome tellement sur son bout de réalité que le reste, même vos propres blessures, existe plus. La foule Covid a pas juste supporté les décombres, elle les a kiffés, marchant au pas pendant que tout brûlait. Une transe, et flippant de voir comment ils ont dansé.

La formation de masse vous tord pas juste la tête et le cœur, elle peut vous niquer les sens, vous faire halluciner des trucs qui défoncent les théories psy bien proprettes.
Une haine de ouf pour la dissidence et une envie de tout contrôler. Pour les masses en transe, ceux qui applaudissent pas sont une menace quadruple. Un, des antisociaux qui crachent sur la solidarité sacrée. Deux, leurs objections, c’est du vent face au focus de la foule. Trois, des casseurs de vibe qui risquent de ramener tout le monde dans la merde solitaire d’avant. Quatre, ils bloquent la rage qu’on doit lâcher. Résultat ? La dissidence, c’est pas juste chiant, c’est le mal incarné, une trahison du collectif.

Les balances deviennent des héros, la foule, sa propre Gestapo, avec des yeux partout. Et avec cette rage qui cherche une cible, vous avez un cadeau pourri : des horreurs maquillées en vertu. Les croisés tuaient avec « Dieu le veut » ; les nazis avec « Dieu avec nous » ; les bolcheviks ont buté les Romanov pour le peuple ; un boucher français a égorgé un directeur de la Bastille et réclamé une médaille ; les vieux mateurs faisaient des exécutions un spectacle civique. Un devoir béni par la foule.

Cette intolérance, ce délire autoritaire, c’est le pouls de la formation de masse. Et il cogne fort aujourd’hui. Plus la crise traîne, plus le discours dominant passe du petit coup de coude au marteau, écrasant les voix qui dérangent.
Le lien des masses, c’est pas l’amour, c’est un pacte qui bouffe des boucs émissaires, sans finesse. L’histoire est pleine de corps qui le prouvent, et on en rajoute au tas.

Au 3 mars 2025, le bordel de la formation de masse qu’on a déroulé – des foules hypnotiques de Le Bon en 1895 aux fièvres totalitaires du nazisme, stalinisme et Covid – se reflète bien crade dans le cirque géopolitique actuel.
La solitude, le vide, l’angoisse flottante et la rage rentrée, qui ont pavé la route aux horreurs d’avant, s’entrelacent maintenant en Ukraine sous Zelensky, dans la guerre de l’UE contre la parole libre, et dans le clash avec les States, surtout sous l’ombre de Trump. Ces terrains modernes, c’est pas juste des échos, c’est des labos vivants où la même machine psy tourne, rétrécit la vue, étouffe les opposants et cache l’autoritarisme sous une couche de vertu collective.

En Ukraine, Zelensky, depuis l’invasion russe de 2022, est passé du chef de guerre à un cas d’école de transe de masse. La loi martiale a niqué les élections jusqu’à nouvel ordre, la démocratie, un mirage – un peu comme les Soviets qui ont effacé toute opposition sous Staline, où la mission passait avant les gueules.
Les médias ? Un seul canal, contrôlé par l’État, comme la propagande nazie qui faisait taire tout le reste. Les partis opposés, taxés de prorusses, sont bannis, leurs chefs muets ou en taule, même les églises se prennent des purges – ça rappelle les bolcheviks qui butaient les « ennemis » du peuple, tout ça sanctifié.
Zelensky, c’est pas juste un mec en temps de guerre, c’est le maestro d’une transe où la dissidence, c’est la trahison, et la foule chante en chœur, aveugle aux chaînes qui se resserrent.

L’UE joue sa propre partition dans cette symphonie glauque, avec sa guerre contre la liberté de parole. La loi sur les services numériques et les règles tentaculaires sur le discours – visant les trucs « nuisibles », la désinfo ou ce qui dérange l’harmonie – c’est du nazi revisité, qui purge pas juste en public mais dans nos salons.

Les réseaux virent les voix contraires, des études solides aux posts qui chatouillent le dogme de l’UE, comme le Covid a zappé les dégâts collatéraux pour garder le récit propre. Le soutien à Zelensky, en flinguant les critiques de Trump, c’est un rituel de soumission. Pas de vérité, juste un test de loyauté au groupe, où les conneries passent crème.

Les States foutent le bordel dans cette unité transatlantique, montrant que le récit de masse est fragile. Trump qui balance que Zelensky joue avec la « Troisième Guerre mondiale » en bouffant des milliards ricains clashe le héros de l’UE, coupant la foule occidentale en croyants et sceptiques, comme dans le test d’Asch.

La défense vite fait de Zelensky par l’UE, c’est l’intolérance des masses : les mots de Trump, une menace au collectif. Mais le buzz sur les réseaux – certains kiffent Zelensky, d’autres le traitent de « dictateur en carton » – montre une fissure, un tiers qui résiste à la transe, comme les 25 % qui voyaient la ligne C.

Le parallèle avec l’histoire tape fort : comme les régimes totalitaires ont étouffé les opposants, l’Occident d’aujourd’hui se bat pour les projecteurs, le scepticisme de Trump menaçant de tout dévoiler.
Les liens sont clairs. Les quatre merdes – solitude de la guerre et de la tech, vide des libertés qui s’effritent, angoisse du conflit et du contrôle, rage sur « l’autre » (Russes, antivax, grandes gueules, et maintenant Trump) – sont là, attisant une foule mondiale qui kiffe sa douleur, comme les Allemands pour Hitler ou les masses Covid pour leurs vies pétées. 
Le clash Trump-Zelensky, c’est le cri des dissidents, une lueur contre l’ivresse, mais l’UE l’écrase, prouvant que Le Bon avait raison : les masses veulent leur transe, et gare à ceux qui la menacent.

La formation de masse est pas morte, elle cartonne, habillée en "démocratie". Ukraine et UE, c’est pas des exceptions, c’est des preuves que l’unité de la foule, c’est une cage dorée, de Jérusalem à Moscou. L’ivresse nous tient, les horreurs pointent, et la question claque : on se réveille, ou on chante l’hymne pendant que les murs nous écrasent ?