17 janv. 2011

350 ...à Marylou


Sous l’ombre de tes draps


Je pense à cette gare aux murs un rien blafards,
Un bel après-midi qui semble si lointain,
Sur le tissu fleuri dessinant ton bassin
Se poseront mes yeux peints d’un luisant regard…


Tant de nuits sont passées à gémir dans le noir,
À rêver de tes seins de minuits aux matins,
À ces aigues marines dans tes yeux mutins
Que viennent souligner tes dentelles d’ivoire.


Et toutes les pudeurs que je sais tu auras
Pour masquer aux badauds les émois de ton cœur
Ne pourront empêcher ton fol adorateur,
De libérer les siens sans fard ou mascara.


C’est au cosy-corner que tu m’entraîneras,
Moi, le fuyant mari, ton amant, le skipper
Que tu vis s’en aller sur le pont d'un clipper.
Là que tu m’aimeras sous l’ombre de tes draps.