20 juin 2007

254. Le chant des sirènes...


Souvenez-vous du temps jadis lorsque les mots « chanteuse » et « bombe sexuelle » n’étaient pas synonymes !
Ben ce n’est plus le cas. Tandis que notre monde se consume immodérément dans les flammes glorificatrices de la beauté physique, nous semblons nous enliser irrémédiablement dans les vasières abyssales de la médiocrité.

Ceci n’est pas un jugement sur Shakira ou autres Madonas et je n’oserais pas comparer leurs talents de cantatrices à ceux de ma tendre louve feulant ses cris d’amour pantelants durant nos étreintes multi-hebdomadaires entre chacune de mes odyssées aquatiques. Mais il semblerait que celles dotées de lolos généreux – et exposés – et vêtues de jeans rasipubiens avec si possible le string affriolant pointant son nez au dessus de la ceinture soient celles qui obtiennent le plus de reconnaissance de l’industrie. 
Le genre de barapipeuses qui, quand elles en ont fini avec vous, vous laissent l’impression d’avoir dégusté du miel de myrtille plutôt que d’avoir avalé de force de l’huile de foie de morue.

Voilà, c’était juste pour dire que j’aime bien les feulements rauques, hagards et éperdus de ma louve sous et même parfois au dessus de la couette, dans les champs de maïs, le bon vieux Talgo de Grenoble à Barcelone et même, plus d’une femme mariée grande marée s’en souviendra avec émotion en recouvrant l’estran, sur la Grande Côte jonchée de varech de la presqu’île de Rhuys qu'est par chez moi.

8 juin 2007

253.N'avez vous jamais rêvé de marcher sur la tête?


Je veux dire, on traverse tous ce genre d’enfer un jour ou l’autre, non? Quand on se retrouve gavé ras la glotte des petits détails monotones de l’existence et qu’on a plus qu’un désir, celui de tout chambouler d'un coup de baguette. 
Disparaître dans un nuage de fumée par exemple, comme quand votre patron exige votre présence à une réunion de la direction des ressources humaines; ou transformer ce dernier en lama enrhumé ; ou mieux encore, de vous trouver en mesure de vous tenir sur la tête pendant toute la durée de cette réunion en pétant la Marseillaise à l’envers et à rebours.

Mais je vais quand même rester franc en ce qui concerne mes compétences durables à m’apitoyer sur moi-même ( z’avez rien qu’à demander à n’importe quelle âme charitable – Marylou par exemple – qu’a eu la malchance de devoir s’occuper de ma pomme quand j'étais malade). 
Et je pense pas être le seul à ressentir que parfois ( et parfois seulement, merci Saigneur) le monde semble n’être rien de plus qu’une suite illogique d’événements aléatoires destinés à vous irriter les couilles et à vous faire grincer les gencives.

Mon unique système de défense en de tels jours est de rechercher la personne qui me rappellera que l’inverse est vrai aussi. 
Qu’au sein des bruits monotones se planque une explosion de couleurs, une perspective surprenante ou un comique qui m’aidera à surmonter la névrose de vos peurs existentielles.