Bienvenue, curieux voyageur

Avant que vous ne commenciez à rentrer dans les arcanes de mes neurones et sauf si vous êtes blindés de verre sécurit, je pense qu'il serait souhaitable de faire un petit détour préalable par le traité établissant la constitution de ce Blog. Pour ce faire, veuillez cliquer là, oui là!

21 avr. 2008

310.Pastorale

On raconte qu’enfant, Sébastien, Petit Jean pour ses intimes, adorait la nature. Qu’il se sentait attiré par les bois et collines. Qu’il adorait se balader et se perdre par monts et par vaux. Que cette attraction commença dès sa plus tendre enfance.
Un matin, dit-on, il s’éveilla sous un printemps resplendissant au travers des carreaux, arbres fruitiers en fleurs, libellules sur la vitre, campagne teintée de toutes couleurs, oiseaux voletant tout autour des jardins.

Petit Jean ne put résister. Il ouvrit la fenêtre et s’en fut courir au loin dans les prés, au milieu des papillons dansants au dessus des luzernes.

Ses parents l’appelèrent, mais Petit Jean continuait à courir.
Ses frères lui crièrent de revenir, mais Petit Jean courait et courait encore.

Les paysans aux champs, hurlant aux loups et le voyant s’éloigner en direction des bois sombres, l’appelèrent eux aussi, mais Petit Jean n’en avait que faire.

On raconte que ce fut la première fugue de Bach.

6 commentaires:

Laure a dit…

Sympa le petit conte...
Tu sais quoi? Gould a représenté pour moi ma conversion définitive et casi religieuse à la misique classique en général et au 'Bachisme' en particulier.
Bisoux, doux bachiste!!!

Denys a dit…

Salut M, salut Laure
Moi j'ai eu mon époque Mozartienne, mon époque Bachisante, c'était debut 90. Tellement que je m'en intoxiquais.
J'avais les sonates pour piano réglées pour le violoncelle et je me les jouais tous les jours ainsi que les brandebourgeoises et les concerts pour violon... Je me faisais des orgies de Mozart et de Bach. Avant eux, c'était Vivaldi.
Puis arriva quelqu'un qui me fit découvrir Prokofiev et je m'amourachais de lui pour toujours.
Le concerto no 2 pour violon me faisait dresser les poils du cul.
Aujourd'hui, c'est plutôt Stravinsky, Shostakovitch, Prokofiev, quoique Barber, Satie, Preisner, Gorecki et surtout Belà Bartok commencent sérieusement à me faire baver...

Water are closed a dit…

t'es écrivain ou tu recopie des textes sur des livres ?

je lis pas toujours tes trucs, mais j'aime bien

ciao

Renée a dit…

Salutations à Stravinsky, Gorecky, Penderecki et tous les autres qui.
Merci de ne pas avoir omis Bartok... grandissime!!!
Bisous cosmopolites.

magueule77@aol.com a dit…

Et le son du cor le soir au fond des bois !
et d'aventures en aventures!
part, part ,et ne te retourne pas !
le printemps donne des ailes pour une ritournelle!
:)

Anonyme a dit…

Le paragraphe " bonnets " ne m'inspirant guère , que ceux-ci soient bleus, verts , pur coton ou 100% soie...quoique, mahler, évidemment, car comment citer " mort à Venise " sans passer par lui...
Donc , bref, me suis dit : " la pastorale " çà c'est pour toi !
j'avais ben raison ;o)
Délicieux ce petit conte là , et pourquoi ne serait-il pas de vous ? il y a des douteurs par ici ? Mais où allons , Capitaine !
La passante, alias en attendantlerer ...( brave fille, hein? sourire )